- il y a 2 jours
CNEWS vous propose un rendez-vous 100% politique présenté par Olivier de Keranflec’h du vendredi au dimanche.
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00:00Je m'appelle Olivier de Caronfleck, je suis très heureux de vous retrouver dans 100% Politique Week-end.
00:04Alors oui, vous le savez, la violence politique du moment, elle est effrayante.
00:07On va en parler dans un instant, mais avant 22h, un point sur les dernières actualités,
00:12le Flash Info avec Isabelle Piboulot. Ma chère Isabelle, bonsoir.
00:18Bonsoir Olivier, bonsoir à tous.
00:20À la une, le ministre de l'Intérieur appelle à renforcer les mesures de vigilance en France
00:24après l'attentat déjoué contre le siège de la Bank of America à Paris.
00:29Un incident lié à la guerre au Moyen-Orient, affirme Laurent Nunez.
00:33De nouvelles personnes ont été interpellées la nuit dernière.
00:36La garde à vue du mineur arrêté la veille a été prolongée.
00:40Accident de bus mortel en Savoie.
00:42Le chauffeur a été placé sous le statut de témoin assisté à l'issue de sa garde à vue.
00:47Dans la nuit de vendredi à samedi, au Belleville, une touriste israélienne de 12 ans a été tuée, éjectée du
00:54bus.
00:5415 personnes se trouvaient à bord pour se rendre à l'aéroport de Lyon, Saint-Exupéry.
00:59Ne parvenant pas à le faire démarrer, le chauffeur était descendu.
01:03Le car a alors dévalé une pente en marche arrière avant de se renverser.
01:08Image impressionnante dans le sud-ouest de l'Allemagne.
01:11Une boîte de nuit s'est embrasée la nuit dernière.
01:13Plusieurs centaines de personnes ont rapidement été évacuées.
01:16L'établissement, se situant près de Strasbourg, est fréquenté par de nombreux Français.
01:21Environ 750 personnes se trouvaient à l'intérieur.
01:25Trois d'entre elles ont été prises en charge par les secours.
01:28Une enquête a été ouverte pour identifier la cause de l'incendie.
01:31Série d'explosions dans le nord de Téhéran ce soir.
01:34Plus tôt dans la journée, les gardiens de la révolution ont atteint un complexe industriel
01:39dans le sud de l'état hébreu, au nord de Bercheva.
01:42Une frappe à l'aide de missiles balistiques en réponse aux attaques ayant ciblé les centres industriels iraniens.
01:49Et puis un pétrolier russe sous sanction attendu demain à Cuba.
01:53Une arrivée contraire au blocus imposé par les Etats-Unis sur l'approvisionnement en carburant de l'île.
01:59Cuba est confrontée à de sévères pénuries d'énergie puisque du pétrole n'y a pas été importé depuis le
02:059 janvier dernier.
02:07Merci beaucoup Isabelle.
02:08On vous retrouve tout à l'heure pour un nouveau point complet sur l'actualité.
02:11Lara Chekhov du JDD est avec nous ce soir.
02:14Bonsoir Lara.
02:15On va revenir sur la une aujourd'hui du JDD.
02:18Enquête sur la France.
02:18La France, elle est fille dans un instant.
02:21Maître Pardot, Olivier Pardot.
02:22Bonsoir.
02:23Bonsoir Olivier.
02:23Ravie de vous retrouver ce soir tout comme vous.
02:25Bernard Cohen à date.
02:26Bonsoir.
02:27Bonsoir cher Olivier.
02:27On le rappelle, président du cercle de réflexion, Étienne Marcel.
02:30Alors je le disais, c'est du jamais vu en France.
02:32Cette violence politique est effrayante.
02:34Depuis une semaine, pas une journée sans menaces, insultes et violences.
02:38Des scènes tout bonnement hallucinantes.
02:40On les a beaucoup décryptées.
02:41Il y a eu ces maires sortants qui ont été victimes d'intimidation.
02:45Et aujourd'hui, nous avons appris qu'un maire réélu a choisi de démissionner.
02:49Alors la raison, ce sont des dégradations visant son domicile et sa voiture sur fond de tensions autour d'une
02:56subvention à une école privée.
02:58Il s'appelle Olivier Pellan.
03:00Il était maire de Montcontour.
03:01C'est dans les Côtes d'Armor.
03:02Écoutez-le.
03:04Oui, bon, voilà, c'est la démocratie.
03:05Chacun peut s'exprimer.
03:07Chacun est libre de penser et d'avoir ses opinions.
03:10Mais de là de s'attaquer à des biens personnels, je trouve que ça impacte énormément la famille.
03:16Après, on travaille tous.
03:17On travaille pour gagner notre croûte, pour investir dans une maison, pour investir dans...
03:23Donc voilà, dégrader, je trouve que c'est aberrant.
03:25Déjà, j'ai toujours été engagé dans la commune, puisque je suis aussi sapeur-pompier depuis 34 ans, donc au
03:34service des autres.
03:35Donc je sais que je donne de mon temps, j'ai envie de donner de mon temps.
03:38Mais voilà, on ne veut pas recevoir en échange des menaces pareilles.
03:44Mais je ne me vois pas aujourd'hui, déjà, commencer le mandat en ayant ce genre d'incivilité, décider des
03:51choses et d'avoir la boule au ventre et d'avoir...
03:54Enfin, de me détruire à la santé parce que je vais être dans la crainte.
03:57Dès qu'on va décider quelque chose, dès qu'on va appliquer quelque chose, on va se faire...
04:01Ou je vais me faire plutôt, parce que c'est quand même moi qui faisais et qui prend les coups,
04:07ce qui est normal.
04:08Alors Olivier Pelland, un homme au service des autres, sapeur-pompier, il a choisi d'être maire, d'être élu.
04:13Il est élu d'ailleurs le 15 mars avec 53% des voix, un peu plus de 53% des
04:18voix.
04:18Mais qu'est-ce qui se passe ? Le premier épisode, c'est dans la nuit du 21 au 22
04:22mars.
04:22Quelques heures après le conseil municipal d'installation, il découvre que son domicile a été tagué.
04:28L'affaire ne s'arrête pas là, puisque jeudi, alors qu'il se trouve à la mairie,
04:32c'est son véhicule personnel qui est garé pendant qu'il travaille, qui est à son tour pris pour cible.
04:37Lorsqu'il le récupère, il constate qu'il a été rayé.
04:40Qu'est-ce qu'il fait ?
04:41Lara Chekhov, il décide de protéger sa famille et de démissionner.
04:46On est dans une petite commune de 700 habitants.
04:49C'est quand même malheureux ce qu'est devenue la France.
04:51Et surtout, lorsqu'on entend cet élu, vraiment, on sent qu'il a le sens du service, voyez-vous.
04:56Oui, on est en Bretagne, dans une petite commune, vous l'avez dit.
05:00Et ce qu'on voit aujourd'hui, c'est qu'aucune commune en France n'est épargnée.
05:04Je pense qu'il faut leur rendre hommage à ces maires pour tout le travail qu'ils font quasiment bénévolement,
05:09car ils sont très mal payés.
05:11Ce sont des gens qui se dévouent corps et âme et qui œuvrent pour le bien des habitants
05:18et qui ne comptent pas leurs heures.
05:20Et ça, je pense qu'il faut vraiment le rappeler.
05:23Ce maire, Olivier Pelland, a eu des attaques à l'encontre de son domicile et de son véhicule personnel.
05:29En tout cas, j'espère que la réponse sera répressive et exemplaire par rapport aux dommages et aux dégâts qu
05:38'il a subis.
05:39Il y a un maire sur quatre en 2025 qui a été attaqué, ce qui est quand même colossal.
05:46Et puis, on est dans un contexte quand même de témoignages en série.
05:50Si vous lisez le JDD aujourd'hui, vous verrez qu'il n'y a pas que les maires sortants qui
05:55ont été agressés.
05:56Mais bien sûr, c'est un contexte, c'est un climat épouvantable.
06:00Cette émission, elle résonne particulièrement dans ce climat délétère aujourd'hui.
06:03Voilà, et notamment dans cette petite commune de Billy Montigny, dans les Hauts-de-France,
06:09où le maire Yanis Gaudillat, le soir du deuxième tour des élections, a vécu une soirée chaotique
06:19où il y a eu des heurts, il y a eu des bagarres, il y a eu un policier qui
06:24a été agressé et la situation a dégénéré.
06:27Il a été placé sous protection policière pendant trois jours et quand je lui ai parlé,
06:33il était encore traumatisé de ce qui s'était passé ce soir-là.
06:38Donc voilà, aujourd'hui, c'est un phénomène qui touche vraiment toute la France.
06:42Et on nous expliquera, pardonnez-moi, que cette violence, elle monte partout.
06:46Maître Pardot, revenons au contexte en ce qui concerne la démission de ce maire à Montcontour.
06:52C'est au sujet d'une subvention à une école privée.
06:55C'est cela qui semble être à l'origine de ces violences.
06:57On peut facilement émettre une hypothèse sur l'idéologie des auteurs présumés.
07:02S'ils ne sont pas contents qu'une subvention de la mairie aille à une école privée,
07:05on connaît un petit peu, on voit à peu près à qui on a affaire.
07:09Voilà, donc il faut aussi montrer que cette violence, aujourd'hui, elle vient d'un certain camp politique.
07:15Vous avez tout à fait raison, Olivier, parce qu'il ne faut pas mettre tout le monde dans le même
07:19sac.
07:20C'est-à-dire qu'il y a un parti qui a décidé de conflictualiser l'ensemble de la vie
07:25politique.
07:25On le voit au fur et à mesure.
07:27Qui, en réalité, cherche à faire sécession avec les règles de la République.
07:31Parce que qu'est-ce que c'est, au fond, les règles de la République ?
07:34Les règles de la République, elles sont simples.
07:36On respecte l'autorité démocratique.
07:38On respecte l'autorité républicaine.
07:41Et dès lors que l'on a ce type d'action, ça veut dire que l'on crache sur cette
07:46autorité.
07:47Et c'est cela qui est insupportable.
07:49Alors, c'est insupportable pour tous les maires, mais particulièrement pour ces maires qui sont des maires, parfois ruraux, ou
07:55en tous les cas, de toutes petites villes, qui donnent de leur temps.
07:58Ou c'est un véritable sacerdoce.
08:00Vous savez que l'une des difficultés, c'est de trouver les maires.
08:02Et ce sont des gens qui sont vraiment à l'écoute de leurs citoyens.
08:07Ils ne gagnent rien à être maires.
08:09Ils ne gagnent que la volonté d'aider leurs concitoyens.
08:13Et quand ils donnent une subvention, c'est un choix qu'ils font.
08:17C'est un choix qu'ils font au Conseil municipal.
08:19J'imagine que cette subvention a dû être débattue dans le cadre de la campagne pour les municipales.
08:24Et donc, venir l'agresser physiquement, agresser sa maison, agresser sa voiture, mettre en danger sa famille, évidemment que c
08:32'est insupportable.
08:33Ces méthodes d'intimidation, vous allez le voir, on va beaucoup en parler ce soir.
08:37Et c'est du jamais vu, d'ailleurs.
08:38On va peut-être voir ces illustrations, ces maires sortants qui ont été victimes d'intimidation.
08:42Je pense à Thierry Meignan au Blanc-Ménil, Hélène Geoffroy à Bois-en-Velin, Jean-Claude Villemin à Creil, Raphaël
08:47Cognet à Mante-la-Jolie.
08:49Même Lafiette, d'ailleurs, de 14 ans, a été la cible de propos ordurier.
08:53Bref, interrogé sur notre antenne, le ministre de la Ville et du Logement, Vincent Jambrun, a réagi.
08:58Lui aussi, d'ailleurs, il avait traversé une épreuve similaire après l'attaque de son domicile en juillet 2023.
09:03On va l'écouter et je vous donne la parole, Bernard Cohen-Haddad.
09:07Il y a une brutalisation de la vie politique qui est sidérante, qui est effrayante et qui va nécessiter une
09:12réponse extrêmement forte de la part,
09:14non pas juste de l'État, mais de 100% de notre société.
09:16On ne peut plus tolérer cette violence qui devient une violence naturelle.
09:19C'est-à-dire qu'on a l'impression que c'est concomitant à la vie politique.
09:23Vous savez, ça me rappelle ce qui s'est passé à l'époque dans le foot avec un sport qui
09:27réunissait et qui rassemblait.
09:29Et puis petit à petit, qui est devenu parfois un lieu de conflit avec des hooligans.
09:32Et on ne pouvait plus avoir un match de foot de grands clubs sans que derrière, il y ait des
09:35violences inouïes.
09:36Et bien, on a l'impression que c'est en train de toucher la vie politique.
09:39Il faisait aussi référence à Freyne et ça, on va y revenir.
09:43Bernard Cohen-Haddad, votre regard sur cette séquence, cette semaine qui s'est passée, avec des intimidations, avec des méthodes
09:50qu'on ne connaissait pas finalement ?
09:51Non. Olivier Caranfleck, il y a toujours eu une menace sur les mers.
09:56Rappelons-le.
09:56Et d'ailleurs, on a vu Vincent Jambrin qui a été la victime, y compris son épouse et ses enfants,
10:01puisque sa maison a été la cible d'attaques, y compris de feu.
10:05Donc nous ne l'avons pas, il y a un ou deux ans, beaucoup de nos mers ont toujours été
10:09dans la difficulté,
10:10soit dans l'incendie malheureusement de leur véhicule ou de leur dégradation.
10:14J'ai écrit en tribune en novembre 2025 dans la nouvelle rébu politique et parlementaire,
10:19ça s'appelait soutenons nos mers pour que vivent nos communes.
10:22Et c'est pour cela, et Maître Pardot l'a bien rappelé tout à l'heure,
10:25certains ont décidé de rendre leur écharpe avant l'élection.
10:28Ce qui est nouveau aujourd'hui, c'est comme ça que j'ai analysé la question,
10:31c'est que ce qui pouvait être avant une simple revendication de communauté ou tout simplement associative,
10:38aujourd'hui c'est l'affirmation d'une politique qui refuse la démocratie.
10:42C'est ce qu'a dit tout à l'heure notre maire.
10:45Est-ce que c'est ça la démocratie ? C'est l'expression de notre maire tout à l'heure.
10:48Bien entendu que ce n'est pas ça la démocratie.
10:50La démocratie, c'est qu'une fois qu'on a perdu une élection, on accepte le verdict.
10:54Or aujourd'hui, on est dans une phase d'hystérisation de la vie politique,
11:01de wokisme démocratique, c'est-à-dire qu'on considère que si les urnes ont parlé,
11:07on doit continuer un effort politique qui est un effort militant,
11:11qui vise à effacer tout débat public, y compris celui de l'expression de son opposition.
11:17C'est extrêmement grave, on est dans une négation du débat public,
11:21et c'est là aujourd'hui, on est dans une pente extrêmement antidémocratique.
11:25Ça a été dit à l'instant, c'est l'objet d'un seul parti qui est antidémocratique, antirepublicain,
11:31islamo-gauchiste, et il faut le reconnaître, malheureusement on en est là,
11:34et ça fait partie aussi, me semble-t-il, d'une orientation de la société
11:39vers un monde qui n'accepte plus le débat public et l'opposition citoyenne.
11:44Et la cap a été franchie cette semaine, puisque la mairie de Fresnes a été attaquée en pleine nuit,
11:49des faits à la veille du conseil municipal d'installation du nouveau maire Les Républicains,
11:54il s'appelle Christophe Carlier, et il succède à la gauche, dans cette ville du Val-de-Marne.
11:58Alors nos équipes se sont rendues sur place au lendemain de ce saccage, de ce pillage,
12:03on va essayer de décrypter tout cela, puisque là, nous sommes encore dans un autre contexte finalement
12:08que celui de Montcontour, néanmoins, cela reste dans le contexte post-municipal
12:14de ces très hautes tensions. Regardez ce reportage de Manon Varaldaro et Antoine Durand.
12:19Le récit, Chloé Tarkin.
12:22Devant la mairie de Fresnes, les forces de l'ordre sont toujours présentes ce samedi.
12:28Il est un peu plus de 21h30, vendredi soir, lorsque les dégradations sont commises.
12:33Le hall d'accueil de la mairie est vandalisé en plein centre-ville.
12:37A quelques mètres de là, les dégâts sont encore visibles.
12:41Cette auto-école a eu ses vitrines brisées.
12:43La banque voisine a, elle aussi, été prise pour cible.
12:47C'est vraiment choquant de savoir qu'il y a des personnes qui osent avoir un rapport de violence envers
12:55la commune.
12:56Malgré ces dégradations, le conseil municipal a bien été maintenu.
13:00Le nouveau maire Les Républicains, Christophe Carlier, élu face à la sortante socialiste Marie Chavanon,
13:06assure vouloir éviter toute récupération politique.
13:09Je déplore évidemment les incidents qui ont eu lieu hier en mairie.
13:13Il ne faut pas les chercher. Je veux simplement rassembler, rassurer.
13:17L'émotion est également vive pour le ministre de la Ville et du Logement, ex-maire d'une commune limitrophe.
13:23Ça nous a glacé le sang.
13:24Vous imaginez pour moi et mes équipes qui ont connu les émeutes de 2023,
13:29qui ont été jusqu'à attaquer mon propre domicile, ça a donné une terrible impression de déjà-vu.
13:35De son côté, le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez a dénoncé une atteinte à la République,
13:41assurant que tout était mis en œuvre pour identifier et interpeller les auteurs.
13:45On va voir peut-être les vidéos de ce saccage à la mairie de Fresnes.
13:51Peut-être un mot suite aux propos de Vincent Jambrun,
13:56qui a vécu, après les émeutes qui ont suivi la mort de Naël,
14:01des dégradations aussi dans sa commune, avec une violence inouïe.
14:04Et on se souvient, c'est vrai, à la Rachecov, des promesses de Gabriel Attal.
14:08Tu casses, tu répars et tu payes.
14:10Tu payes et tu répares.
14:12Voilà, et on voit que rien n'a changé finalement.
14:14Les contextes sont différents.
14:16On ne peut pas dire ça.
14:16Tu casses, c'est toujours là.
14:18Tu casses, c'est toujours là, c'est vrai.
14:21Mais déjà, dans le contexte, c'est différent.
14:23Mais en tout cas, ce sont les mêmes individus, vraisemblablement,
14:26qui, là, s'en sont donnés à cœur joie dans la mairie, là, à Tchécov.
14:30Oui, c'est terrible parce que Vincent Jambrun parle d'angoisse permanente des élus.
14:38Un jour, en fait, il n'y aura plus de maire.
14:41Enfin, le maire sera un métier qui ne donnera plus envie.
14:45Et il n'y aura plus de candidats.
14:47Et déjà, dans des petites communes, c'est difficile de trouver des nouveaux candidats
14:54pour accéder aux mairies.
14:56Et moi, je discutais avec plusieurs maires sortants cette semaine,
15:00dont celui de Mante-la-Jolie, Raphaël Cogné,
15:04qui est encore choqué de ce qui s'est passé le week-end dernier.
15:08Je rappelle que sa famille avait été agressée.
15:10Et tous envisagent de quitter la ville.
15:14En tout cas, ils y réfléchissent.
15:16C'est le cas également de Patrick Haddad,
15:17qui a subi une campagne violente sur les réseaux sociaux
15:22et d'antisémitisme très virulente sur TikTok également.
15:28Donc, Vincent Jean-Brun l'a rappelé.
15:29Lui, il en a fait les frais après les émeutes de Naël,
15:34lorsque sa maison avait été incendiée, etc.
15:36Il y avait eu aussi Yannick Moraise en 2023 à Saint-Brévin-les-Pins.
15:41Sa maison avait été incendiée.
15:43Et puis également, l'été dernier, à Villeneuve de Marc,
15:47où Gilles Dussault avait été poignardé par un habitant,
15:50souvenez-vous, et sauvé par son fils.
15:54Donc, voilà, ce sont des situations qui se répètent tout le temps.
15:58Mais là, on est quand même dans un contexte, Olivier Pardo, très particulier,
16:02puisque ce saccage, il intervient, je le disais, à la veille de l'installation du nouveau maire.
16:07Donc, l'enquête va être déterminante, puisqu'il va falloir comprendre l'intention de ces individus.
16:13N'y a-t-il pas, effectivement, cette hypothèse,
16:16à savoir un message très clair envoyé, peut-être par les narcotrafiquants du quartier,
16:21en disant, attention, on est chez nous, on vient tout casser, laissez-nous tranquille.
16:26Il y a véritablement cette hypothèse, aujourd'hui.
16:28Bon, il y a certainement des liens, parce que le narcotrafic,
16:32c'est un ensemble qui organise la délinquance dans toute la société française,
16:38et particulièrement dans les communes où les relations sont très proches,
16:43pas forcément avec les mairies, mais avec les administrations en général.
16:47Et que les narcotrafiquants sont des gens qui ont des moyens financiers.
16:51Ils peuvent financer de la violence, ils peuvent financer de l'intimidation.
16:55Ils sont hors les lois de la République, ils sont hors du champ de la légalité.
16:59Et que donc, leur technique de dissuasion, de créer la terreur et la peur,
17:07s'organise dans toute la société.
17:10Et que là, on le retrouve au moment des mairies.
17:13Enfin, moi, je relève quand même un élément, vous me contredirez peut-être,
17:17mais c'est toujours le même schéma.
17:19C'est-à-dire que je n'ai pas vu des candidats de la droite républicaine
17:23ou du Rassemblement national créer des incidents de cette dimension.
17:29Alors, vous me tendez une perche.
17:31Puisque vous avez peut-être lu dans les colonnes du Parisien,
17:34Gérald Darmanin, parler d'un contexte, on n'est pas loin,
17:41pré-révolutionnaire électoral, pardonnez-moi.
17:43Maude Bréjon, elle est revenue sur cette déclaration du ministre de la Justice.
17:48On va l'écouter, justement.
17:52En tout cas, il y a de toute évidence une radicalité qui s'est exacerbée
17:59à l'extrême gauche comme à l'extrême droite, qui se traduit dans les urnes.
18:03Mais pour autant, on a vu certaines vidéos d'installations dans les conseils municipaux,
18:08de maires sortants qui, battus certes, mais enfin ont été honteusement prises à partie.
18:15On voit ce qui s'est passé à Freignière sans en tirer de conclusion définitive.
18:19Et donc, je suis comme lui inquiète.
18:21C'est aussi pour ça que moi, j'essaie de m'engager pour mobiliser les uns et les autres
18:27chez nous à s'entendre et à porter une réponse face à ces colères
18:32et face à ce qu'on peut observer dans la société.
18:34Je vous ai coupé, Maître Pardot.
18:36Mais effectivement, elle renvoie dos à dos, extrême gauche et extrême droite.
18:40On voit très bien que la réalité, une semaine après second tour des municipales,
18:45elle n'est pas celle-là.
18:47Je veux dire, à Toulon, il n'y a pas eu de débordement.
18:49À Nice, il n'y a pas eu de débordement.
18:51C'est ça, la réalité.
18:52Mais voyez-vous, c'est le sujet du « en même temps ».
18:55Le « en même temps », ça ne permet pas de comprendre la réalité.
18:59Évidemment que ça serait merveilleux pour des centristes de dire
19:02« l'extrême droite égale, l'extrême gauche », mais ce n'est pas la réalité.
19:06Ceux qui sortent du cadre républicain, ce sont les maires d'extrême gauche.
19:11Ça, c'est la réalité.
19:13Celui qui met la violence, l'antisémitisme au cœur de son discours,
19:18c'est Jean-Luc Mélenchon, ce n'est pas Marine Le Pen.
19:21Trop tard, il fallait qu'ils interviennent quand c'était Jean-Marie Le Pen.
19:24Mais aujourd'hui, le nouveau Jean-Marie Le Pen, c'est Jean-Luc Mélenchon.
19:27C'est ainsi, c'est comme cela.
19:29Et ne pas le voir, c'est trahir la réalité et trahir la vérité.
19:33C'est ça la faiblesse du macronisme.
19:36C'est toujours de vouloir mettre un système égal pour être en quelque sorte en surplomb.
19:40Non, ils ne sont pas en surplomb.
19:41Ils sont dans la mêlée et ils se trompent quand ils disent qu'il y a un signe égal entre
19:46les deux.
19:46Et pardonnez-moi, mais il y a une différence entre le Rassemblement National et la France Insoumise.
19:50Bernard Cohen-Hadat, c'est que la France Insoumise se réclame de la Révolution.
19:54On sait bien comment la Révolution s'est terminée, avec des pics sur les têtes.
19:57Alors peut-être d'ailleurs que ça a commencé comme ça.
19:59Ils se réclament de Robespierre. Ils vont plus loin.
20:01Oui, mais c'est justement la raison pour laquelle Darmanin parle de pré-révolution.
20:07Et c'est même pré-insurrectionnel.
20:09Pour moi, je vais beaucoup plus loin.
20:10On est dans une situation politique qui est à l'aube d'une révolution qui conteste l'organisation de nos
20:19institutions.
20:20C'est le rôle d'un parti extrémiste.
20:22Et aujourd'hui, c'est un parti extrémiste de gauche qui est là, un parti totalitaire.
20:26C'est-à-dire qu'il n'accepte pas qu'il y ait autre chose que lui dans l'espace
20:29politique.
20:30Et la stratégie de LFI, c'est d'éradiquer d'une part le parti socialiste, bien entendu l'opposition libérale.
20:39Mais surtout, à gauche, d'occuper l'espace et surtout de faire en sorte de gérer l'ensemble de la
20:46vie.
20:47Qu'elle soit séculière ou, comment dirais-je, religieuse, entre guillemets, puisqu'ils font alliance avec un certain nombre d
20:53'associations.
20:54C'est extrêmement grave.
20:54On est en réalité, Olivier, dans l'affirmation d'une nouvelle souveraineté,
21:00qui est une souveraineté que j'appellerais mafieuse, politique, qui combat la démocratie.
21:05Et c'est en combattant la démocratie qu'on impose un nouveau système, ce système insurrectionnel, pré-révolutionnaire,
21:12qui vise à créer cette fameuse nouvelle république, qui sera, bien entendu, organisée avec ceux qui sont les militants de
21:20ce mouvement-là.
21:21C'est extrêmement grave. Et ce que l'on peut juste regretter, c'est que si on est dans cette
21:26situation, c'est parce que l'État a disparu.
21:28Et c'est que les moyens qu'on a donnés à l'État pour affirmer sa souveraineté a été complètement
21:32effacés vis-à-vis des groupes.
21:36Cette période-là, on l'a un peu connue, mais c'était vis-à-vis de l'extrême droite en
21:39l'entre-deux-guerres.
21:40Les groupes, les factions, tout cela, les cohortes, tout ça, c'était à l'extrême droite.
21:46Aujourd'hui, ça a complètement basculé de l'autre côté, c'est-à-dire que c'est l'extrême gauche
21:49qui est insurrectionnelle, déstabilisatrice et dangereuse pour la République.
21:53Un sentiment pré-révolutionnaire électoral, nous dit donc Gérald Darmanin.
21:56Et nous parlions de ce saccage de la mairie à Freyne.
22:00Il y a eu d'autres émeutes, là encore, qui nous rappellent les émeutes qui ont fait suite à la
22:05mort de Naël.
22:06On va voir ces images, c'est à Rieux-la-Pape, des images glaçantes d'ailleurs, mortier d'artifice, dégradation,
22:12pillage.
22:14Le contexte, a priori, il est différent.
22:16Vous voyez, on voit ces images, puisque à l'origine, ce serait un chien policier qui aurait mordu un individu.
22:23Sauf que les clés de lecture peuvent différer.
22:26Je pense notamment à Vincent Jean-Brun, le ministre de la Ville et du Logement.
22:29Pour lui, il a une autre clé de lecture.
22:31Tchèkov, il dit, ils ne veulent pas qu'on améliore les quartiers.
22:34Une position également défendue par le maire Alexandre Vincendez-Horizon,
22:40qui, d'après le ministre, porte un énorme projet de réhabilitation.
22:44Et donc, ces jeunes-là, en fait, ce n'est qu'un prétexte, ce face-à-face avec la police,
22:50et que depuis qu'il y a des engins de chantier qui sont sur place, ils sont visés.
22:57Voilà les tensions. C'est-à-dire qu'on ne veut pas, on ne veut pas que l'État arrive
23:01dans certains territoires.
23:03Un peu comme à Freyne, finalement. On peut faire ce parallèle, me semble-t-il.
23:07Oui, puis il y a la question des sanctions également, parce que je ne sais pas quel est le profil
23:11de ces jeunes,
23:12mais il y a clairement une faillite au niveau de la justice.
23:15Est-ce que ces gens seront condamnés ? Parce que si on appliquait la loi, en tout cas,
23:19ceux qui menacent les maires réfléchiraient certainement à deux fois,
23:24parce que de toute façon, on tourne en rond, il n'y a plus de place dans les prisons,
23:28il n'y a plus de construction, il y a 25% d'étrangers, les juges sont laxistes,
23:34et le juge des applications des peines revoit tout le temps les jugements.
23:38Donc là, je ne sais pas quel est le profil de ces individus,
23:41mais il est clair que rien n'est fait aujourd'hui pour les dissuader,
23:46et que l'année prochaine, ce sont les élections présidentielles.
23:49Et imaginez, si le résultat de ces élections ne les convainc pas, que va-t-il se passer ?
23:54Donc il faut agir très vite, il faut changer, il faut changer de logiciel.
23:57Mais vous faites quoi ? Vous faites comme dans le Salvador,
23:59c'est-à-dire que tous les délinquants, vous construisez des grandes prisons
24:01et vous les enfermez, et tant pis, vous protégez comme cela la société.
24:06Alors on sait que l'exemple, effectivement, est peut-être excessif,
24:10néanmoins, ça marche très concrètement.
24:12Je ne sais pas si c'est la solution, mais il va bien falloir un moment
24:14qu'un homme politique tape du poing sur la table et agisse.
24:18Oui, agisse avec le Conseil constitutionnel, agisse avec la Cour européenne des droits de l'homme.
24:23Sa marge d'action me paraît assez limitée.
24:28En réalité, c'est d'abord un système policier,
24:31parce que quand on commence à désarmer la police
24:33et qu'on voit exactement ce qui est en train de se passer,
24:36on rompt l'égalité républicaine.
24:38Ça veut dire que si vous habitez dans certains quartiers où la police est désarmée,
24:43bonjour pour sortir le soir, bonjour pour aller dans une synagogue,
24:47bonjour pour faire tranquillement vos courses, vous allez voir ce que c'est.
24:54à Saint-Denis, on me dit, la police municipale me dit,
24:59les gens de la police municipale, les représentants de la police municipale
25:02me disent que la délinquance a déjà augmenté,
25:04c'est-à-dire que les rodéos repartent de plus belle.
25:08Il ne faut pas prendre les délinquants pour des imbéciles,
25:11c'est-à-dire que, évidemment, là où il n'y a pas de police,
25:14c'est plus confortable que là où il y a une police.
25:16Là où il n'y a pas de police municipale,
25:18ça veut dire que la police nationale est débordée,
25:20donc ça veut dire que ce sont des zones de non-droit.
25:23Voyez-vous, ça c'est une rupture républicaine,
25:26parce qu'il y a une inégalité entre les citoyens.
25:29Et c'est cette nouvelle France voulue par Jean-Luc Mélenchon,
25:33on va en parler justement dans un instant,
25:36celle de Jean-Luc Mélenchon voulue dans plusieurs villes de France
25:39après une stratégie longuement pensée,
25:42c'est tout de suite sur CNews.
25:48Et la nouvelle France prend ses quartiers,
25:49celle de Jean-Luc Mélenchon, bien sûr,
25:51dans plusieurs villes de la France.
25:53On va l'augment en parler.
25:54Mais avant, cette précision pour vous,
25:56chers amis téléspectateurs,
25:57pour vous également autour du plateau,
26:00il faut savoir que toute critique
26:02à l'idéologie de l'extrême-gauche
26:04n'est pas sans conséquence.
26:06Très vite, vous pouvez être qualifié
26:08de délinquant raciste.
26:09J'en ai fait les frais d'ailleurs vendredi soir.
26:12Un invité régulier, psychologue,
26:14expliquait le fonctionnement d'une société
26:16à la lumière de la théorie de Darwin.
26:19Alors, immédiatement,
26:20ces propos ont été totalement déformés
26:22sur les réseaux sociaux.
26:23Et cela s'est terminé avec
26:25le maire de Saint-Denis
26:26comparé à un singe sur CNews.
26:28Michel Onfray, également dans le viseur,
26:30qui lui aussi a fait simplement référence
26:33à cette théorie.
26:34Et tout le monde peut retrouver d'ailleurs
26:36ces extraits.
26:37Jamais de tels propos ignobles
26:39ont été tenus.
26:40Une manipulation donc insupportable,
26:42relayée par des mathils panneaux,
26:44Thomas Porte, Olivier Faure,
26:46Ségolène Royal, etc.
26:49Ségolène Royal,
26:50qui n'a sans aucun doute d'ailleurs
26:51pas écouté les propos tenus,
26:54a qualifié de délinquant raciste
26:56les personnes présentes autour de ce plateau.
26:59C'était vendredi soir.
27:01Et cela, pardonnez-moi,
27:02mais je ne peux pas laisser passer.
27:04Il n'y a qu'eux qui parlent
27:05de couleur de peau.
27:07Il n'y a qu'eux qui sont obsédés
27:08par la couleur de peau.
27:10Et croyez-moi,
27:11c'est bel et bien la dernière fois
27:12que mes invités et moi-même
27:13sommes qualifiés de la sorte.
27:15Et j'invite d'ailleurs
27:16Ségolène Royal à venir
27:17autour de ce plateau.
27:18Elle comprendra rapidement
27:19qu'elle s'est trompée.
27:21Voilà, c'est dit.
27:22Toujours est-il que cela ne va pas
27:24nous empêcher de parler
27:26de la réalité du terrain désormais.
27:27Car l'idéologie de la France insoumise,
27:30c'est d'empêcher un élu
27:31de l'opposition de s'exprimer.
27:33C'est de censurer,
27:34tout en l'intimidant,
27:35avec la pression du nombre.
27:37On va voir ce qui s'est passé
27:38à la Courneuve
27:39lors du premier conseil municipal.
27:41Je vous dis le contexte.
27:42Mohamed Awishi,
27:44tout juste élu municipal
27:45de la France insoumise,
27:46empêche M. Doucouré,
27:47qui a perdu l'élection,
27:49de s'exprimer.
27:50Regardez,
27:51c'est très intéressant.
27:53Je le dis ici,
27:55avec gravité,
27:56sans aigreur,
27:58sans esprit
27:59de règlement de compte,
28:00mais parce qu'il faut
28:01parfois nommer les choses
28:02pour être fidèle à la vérité.
28:04Oui,
28:05beaucoup a été fait
28:05pour détourner cette élection
28:07de ce qu'elle aurait dû être.
28:08Un choix serein.
28:10Un choix lisible.
28:13Un choix...
28:16Monsieur,
28:17Monsieur Oumarou Doucouré,
28:18si je peux me permettre,
28:19aujourd'hui,
28:20c'est un jour exceptionnel,
28:21c'est un jour à part.
28:22On n'est pas là
28:23pour faire le débat.
28:26On n'est pas là
28:26pour faire le débat.
28:29C'est ma...
28:36Je vous demande...
28:40Je vous demande
28:41un petit peu de silence.
28:42Aujourd'hui,
28:43sans vous manquer,
28:44Monsieur Oumarou,
28:45s'il vous plaît.
28:46Non, non, non.
28:47Mais sans vous manquer de respect,
28:48on n'est pas là
28:48pour faire le débat
28:49de la campagne municipale.
28:51On est là pour des résultats,
28:52on est là pour une nouvelle élection.
28:54Non, mais...
28:54Je vais être obligé
28:55de continuer le vote.
28:56Non, mais...
28:57Attendez, Monsieur Oumarou,
28:58excusez-moi.
28:59Je ne remets pas...
29:00En aucun cas,
29:00je remets en cause l'élection.
29:03On n'est pas là
29:04pour faire...
29:13On n'est pas là
29:16pour faire la comptabilité
29:17de l'élection municipale.
29:18Je suis sincèrement désolé,
29:19mais je suis obligé
29:20de continuer le vote
29:22contrairement à la réglementation
29:23qui a été appliquée.
29:24Vous n'avez pas le droit,
29:24c'est interdit.
29:26Madame...
29:27Non, mais...
29:27Excusez-moi, désolé,
29:28mais...
29:28Non, non, non.
29:29Nous sommes l'opposition,
29:30nous sommes élus,
29:30nous avons le droit
29:31de nous exprimer.
29:33Monsieur Oumarou,
29:34je ne peux pas...
29:36Je ne...
29:38Je vais me répéter
29:40sans être...
29:40Sans être...
29:41Sans vous manquer de respect,
29:43je dis bien,
29:43sans vous manquer de respect,
29:44on est là pour une élection municipale.
29:46On n'est pas là
29:47pour faire le débat
29:47de l'élection municipale.
29:52On fait taire l'opposant politique,
29:55on l'intimide,
29:56on le met en position d'infériorité,
29:58de crainte physique.
29:59Il y a du monde autour.
30:01On annihile ses réflexes,
30:03sa réaction.
30:04Voilà, il tombe dans une forme de soumission.
30:08C'est insupportable.
30:09C'est ça, c'est ça.
30:10Voilà.
30:10Mais c'est...
30:11Pardon de faire des liens
30:12entre ce qui s'est passé
30:14par rapport à certaines réactions
30:16à propos de l'émission d'hier.
30:18Au fond, c'est exactement la même chose.
30:20C'est-à-dire qu'on va caricaturer,
30:22on va prendre un élément
30:23et on va faire des liens
30:24qui sont leurs problèmes,
30:26qui ne sont pas le vogue.
30:27Moi, je viens ici depuis très longtemps.
30:29Il n'y a pas une once de racisme
30:30qui s'exprime autour de ce plateau.
30:33Et je sais que si tel avait été le cas
30:35une seule fois,
30:36vous y veilleriez immédiatement.
30:39Rachel Kahn, moi-même,
30:40des tas d'amis qui soient musulmans,
30:43verts, jeunes, blancs,
30:44s'expriment librement
30:45et on ne pense pas
30:46à travers ceux qui sont,
30:48mais à travers de ce qu'ils disent
30:50et de ce qu'ils font.
30:52C'est ça, le pur respect démocratique.
30:55C'est-à-dire, c'est de ne pas prendre...
30:56de ne pas attaquer une personne
30:58pour ce qu'elle est,
30:59mais pour ce qu'elle dit,
30:59pour ce qu'elle fait.
31:00Un homme politique,
31:01encore plus qu'un autre.
31:03On ne l'attaque jamais
31:05parce qu'il serait noir
31:06ou de quelle origine.
31:08On l'attaque parce qu'il dit
31:10qu'il est un opposant,
31:11qu'il a des positions.
31:13Et au fond,
31:14la démocratie et la République,
31:16ça s'apprend.
31:17Et là, ce maire ne sait pas
31:19que même s'il a été élu
31:21comme maire
31:22par le Conseil municipal,
31:24à ce moment-là,
31:25il doit respecter son opposition.
31:28C'est ça, la République.
31:29C'est ça, la démocratie.
31:30C'est pas, j'ai la majorité,
31:32je peux faire ce que je veux.
31:33Ça n'existe pas.
31:34Et notre travail de journaliste,
31:36Bernard Cohen Haddad,
31:36elle est de montrer cette réalité.
31:38Et en face,
31:39on vous empêche de la montrer.
31:41C'est-à-dire que ce qui s'est passé vendredi,
31:42c'était tout simplement
31:44pour empêcher,
31:45nous empêcher
31:46de raconter cette réalité,
31:48l'inquiétude de certains habitants
31:49de Saint-Denis
31:50puisque nous parlions de Saint-Denis.
31:51Et voilà, tout de suite,
31:52vous avez une stratégie
31:53qui est mise en place.
31:54Et là, cette stratégie,
31:55elle est très claire,
31:56notamment à la Courneuve.
31:57On fait taire l'opposant.
31:58Là, ils font taire l'opposant
31:59et des pressions autour
32:00avec du monde.
32:01C'est du jamais vu.
32:03Ça a déjà été vu
32:04dans l'histoire politique.
32:05Dans l'histoire.
32:06Malheureusement,
32:07ça n'a pas été vu
32:07depuis un certain temps
32:08dans notre vie politique
32:09et sous la Ve République,
32:11y compris dans une période
32:12un peu difficile.
32:14On est dans une stratégie
32:15d'un parti politique
32:16de diabolisation
32:17de tout ce qui n'est pas lui.
32:19On est dans une opposition frontale,
32:21dans l'opposition,
32:22dans la mise en place
32:23d'un régime
32:23qui vise à submerger le régime.
32:26Un autre,
32:27c'est tout simplement
32:30un travestissement
32:31de tout ce qui est politique,
32:33égalitaire et démocratique.
32:34Et puis,
32:35ça a été dit à l'instant
32:35tout à l'heure,
32:36une nouvelle façon
32:38de montrer
32:39que tout ce qui n'est pas soi
32:40n'a pas la capacité
32:41d'exister.
32:42On coupe le micro
32:44à un élu de l'opposition
32:45alors qu'il est tout simplement
32:46là pour parler
32:47et pour exprimer.
32:48On diabolise une chaîne.
32:50Bien entendu,
32:50ça a été rappelé
32:51par Maître Pardot,
32:52s'il y avait
32:52le moindre
32:54orne de racisme
32:55et d'antisémitisme
32:56sur cette chaîne.
32:57Nous ne serions pas là
32:58et personne ne serait sur la chaîne.
32:59Et Rachel Kahn
33:00ne serait pas là
33:01et d'autres ne seraient pas là.
33:02On est dans une tout simplement
33:04réécriture de l'histoire,
33:05un wokisme politique,
33:06économique.
33:06Et ce qui est extrêmement grave,
33:08mon cher Olivier,
33:09c'est qu'on n'a plus affaire
33:10à d'un militant
33:11mais on a affaire
33:12à des illuminés,
33:14c'est-à-dire
33:14à des personnes
33:15qui n'acceptent pas
33:17une autre façon
33:17de penser
33:18et de la réflexion.
33:19Le règne de la raison
33:20a disparu.
33:20On évoquait tout à l'heure
33:21la Révolution française
33:23mais c'est
33:24la terreur
33:25pendant la Révolution française,
33:27c'est-à-dire
33:27le règne des Saints Justes,
33:29des Robespierre
33:31et de la guillotine
33:32pour tout ce qui n'est pas soi
33:33et cette guillotine
33:34elle est médiatique
33:35quant à la Nouvelle France
33:36puisque vous l'avez évoqué
33:37tout à l'heure.
33:38Ce n'est pas la Nouvelle France
33:39que nous voulons
33:40et que nous espérons,
33:41c'est une France
33:42qui va au rebours d'elle-même,
33:43une France fermée
33:44sur elle-même
33:45et surtout une France
33:46des communautés
33:47et non pas une France
33:48de l'ouverture
33:49vers l'autre.
33:50Et on va continuer
33:51de parler
33:51et on restera
33:52à la couenade
33:52mais avant la Rachecov,
33:53vous qui observez
33:54la vie politique française,
33:56on voit aussi totalement
33:56la disparition
33:57de la courtoisie
33:58à la française
33:59et ça a commencé
34:00à l'Assemblée nationale
34:01et Dieu sait si
34:02les journalistes politiques
34:03ont raconté,
34:04ont alerté
34:05en disant ce qui se passait
34:06depuis que des députés
34:06de la France insoumise
34:07sont arrivés.
34:09J'ai le souvenir d'ailleurs
34:09d'un ancien garde des Sceaux,
34:10Dominique Perben
34:12qui parlait affolé
34:14et racontait
34:15que lui,
34:16il a connu finalement
34:17des débats houleux
34:18au sein de l'Assemblée
34:19mais après
34:19qui se terminait
34:21autour d'un café,
34:22autour d'un verre
34:22et chacun serrait la main
34:24et il y avait une entente,
34:25une réelle confraternité
34:26entre députés.
34:28Ils retrouvaient finalement
34:29une unité
34:31autour du...
34:32sous le drapeau français
34:33finalement
34:34et ça c'est terminé
34:35et ça c'est inquiétant.
34:36Oui là c'est vrai
34:37que les images qu'on voit
34:38font penser à la ferveur
34:39que l'on peut voir
34:40dans un stade de foot
34:42et effectivement
34:43ces comportements
34:45sont loin
34:46d'être appropriés
34:47et font mal
34:48je pense
34:48à notre politique française.
34:52Après,
34:52il faut voir aussi
34:53que les profils
34:54de ces individus
34:55ce ne sont pas des gens
34:56qui ont évolué
34:57dans la politique
34:57ce sont des gens
34:59qui,
34:59en tout cas
35:00ces nouveaux élus
35:01étaient pour la plupart
35:03dans le milieu associatif,
35:06viennent,
35:07enfin n'ont pas connu
35:08l'univers politique
35:10tel qu'ont pu connaître
35:12les élus
35:13qu'on connaît.
35:14Donc ce sont
35:15des personnes
35:16qui ont évolué
35:17qui ont grandi
35:18déjà dans la ville
35:18qu'ils représentent,
35:19qui ont évolué
35:21dans un univers
35:23sportif,
35:24associatif
35:24dans leur ville
35:25et qui ont finalement
35:26un profil
35:27de grands frères.
35:28Donc ce sont des figures
35:29qui sont issues
35:30des parties
35:31des quartiers populaires
35:33qui étaient peut-être
35:34avant
35:35des sortes
35:36de médiateurs
35:37et qui aujourd'hui
35:40s'intègrent
35:41dans les institutions
35:42et donc on passe
35:43d'une autorité informelle
35:45à une autorité officielle.
35:47Mais finalement
35:47dans ce qu'on voit
35:48il n'y a pas de surprise
35:49étant donné que
35:50ce sont des gens
35:51qui sont représentés
35:52par la France insoumise
35:53et vous avez vu
35:54cet extrait
35:56de Mathilde Panot
35:57aujourd'hui
35:57qui soutient
35:59que ce n'est pas grave
36:00si des maires
36:00sont hués
36:02et qui poursuit
36:03finalement
36:03cette stratégie
36:05d'appeler
36:06au chaos
36:07d'appeler
36:08à la désobéissance
36:10civile
36:10et lorsque
36:11Bruno Retailleau
36:12lui répond
36:12en disant
36:13que LFI
36:14est le meilleur ennemi
36:14de la France
36:15je suis parfaitement
36:17d'accord avec lui.
36:17Je voulais vous montrer
36:18cette autre séquence
36:19à la Courneuve
36:20que j'ai trouvé
36:20totalement surréaliste
36:22c'est le maire
36:23LFI
36:23Ali Diara
36:24alors je vous invite
36:25à l'écouter
36:26et à regarder
36:27l'entourage
36:27regardez
36:29J'ai même envie
36:30de dire
36:30on sera même
36:31plus présent
36:31pour toutes les personnes
36:32qui ont moins de droits
36:33qui sont violentées
36:35par les administrations
36:36par l'état
36:37par les médias
36:38par un certain nombre
36:39de partis politiques
36:40on sera là
36:41à vos côtés
36:41vous pouvez compter sur nous
36:42vous pouvez compter sur moi
36:43vous pouvez compter sur chacun
36:45et chacune des élus
36:46qui portent une écharpe
36:47ou même celles
36:48et ceux qui n'ont pas d'écharpe
36:49tout le monde sera
36:51au service
36:52de la ville
36:52des Courneviennes
36:53et des Courneviens
36:55Le maire
36:56parle de personnes
36:56qui ont moins de droits
36:57à côté d'une femme
36:59quasi voilée
37:00puisqu'elle a un masque
37:02chirurgical
37:02et il dit
37:03on sera là
37:04pour les personnes
37:04qui ont moins de droits
37:05qui sont violentées
37:06par l'administration
37:07l'état
37:07les médias
37:08par un certain nombre
37:09de partis politiques
37:12ce n'est pas anodin
37:13là encore
37:13que cette personne
37:14derrière monsieur le maire
37:16soit présente
37:17totalement masquée
37:18avec un voile
37:19il y a un message
37:19mais vous voyez
37:20c'est la négation
37:21de la République
37:21c'est à dire
37:22si vous vous demandez
37:23si LFI
37:24est dans l'arc républicain
37:26ce type d'image
37:27vous démontre que non
37:28qu'est-ce que la République ?
37:29La République c'est l'égalité
37:30entre les citoyens
37:31c'est à dire
37:32qu'il n'y a pas
37:33de citoyens
37:34qui soient privilégiés
37:35par rapport aux autres
37:36la République
37:37c'est que
37:38on ne conteste pas
37:41les opinions politiques
37:42des agents municipaux
37:43c'est à dire
37:44que le cabinet du maire
37:45puisse changer très bien
37:46mais les agents municipaux
37:48ont une neutralité
37:49ils respectent
37:50le maire
37:50parce qu'il a été élu
37:52de manière démocratique
37:53et le maire
37:54les respecte
37:55parce que
37:57ce sont des fonctionnaires
37:58qui sont ceux-là
37:59la République
38:00c'est que
38:01vous devez
38:02à un moment donné
38:02sur tout le territoire
38:04avoir
38:04les mêmes forces
38:06la même sécurité
38:07il rompe tout
38:08tout ce qui est républicain
38:10et quand vous voyez
38:12au fond
38:12qu'est-ce qu'il dit ?
38:13Il dit
38:14je vais être plus sympa
38:16avec ceux qui portent le voile
38:17ceux qui ont une autre couleur de peau
38:19qu'avec les autres
38:20et bien ça
38:20c'est une rupture républicaine
38:22parce que l'égalité
38:24face au service public
38:25c'est un des fondements
38:26de l'état de droit
38:28et plus encore
38:29que de l'état de droit
38:30de la société de droit
38:31et de l'état républicain
38:32Et vous savez
38:32la responsabilité
38:33c'est pas tant
38:34d'ailleurs
38:34monsieur le maire
38:35allié du Haras
38:36c'est pas tant non plus
38:36monsieur le maire de Saint-Denis
38:38ils jouent leur partie
38:39puisqu'on leur a permis
38:40de jouer cette partie
38:41finalement
38:42ce qui est plus agaçant
38:43c'est au fond
38:44la responsabilité des politiques
38:45qui sont dans le paysage
38:46depuis des années
38:47je pense notamment
38:48à Jean-Luc Mélenchon
38:49bien évidemment
38:49qui a effectué
38:50un virage à 180 degrés
38:52sur les questions
38:53de laïcité
38:54et de communautarisme
38:56Laïcard
38:56issu du parti socialiste
38:58pour fendeur
38:59des intégrismes religieux
39:01on s'en souvient
39:01et bien Jean-Luc Mélenchon
39:03est aujourd'hui
39:03le gourou
39:04des identitarismes
39:05jusqu'à fonder
39:06le concept phare
39:07de ses municipales
39:08la Nouvelle-France
39:09on continue d'en parler
39:10patchwork
39:11rassemblant
39:11les minorités religieuses
39:13sociales, sexuelles
39:14et issues de l'immigration
39:14voilà comment il l'a défini
39:16lui-même
39:17il n'hésite pas
39:17à exclure
39:18avec virulence
39:19aujourd'hui
39:20ceux qui n'en feraient pas partie
39:21comme on le voit
39:23dans certaines mairies
39:24depuis des semaines
39:25on va voir ce récapitulatif
39:27avec Alexis Prince
39:28et on continue
39:29d'en parler ensuite
39:29alors il y a
39:31un petit problème technique
39:32donc
39:34on verra
39:35ce sujet
39:35concernant
39:36Jean-Luc Mélenchon
39:37sur cette stratégie
39:38parce que
39:39vous qui l'avez connu
39:41Jean-Luc Mélenchon
39:42il a véritablement
39:43fait un virage
39:44à 180 degrés
39:45on a le sujet
39:46on a le sujet
39:47on vous entendra après
39:49moi je considère
39:50que c'est un traitement
39:51dégradant
39:52primo
39:52secondo
39:53je considère
39:53que c'est une provocation
39:54d'un certain nombre
39:55de milieux intégristes
39:56contre la république
39:58une autre époque
39:59voilà d'où semblent provenir
40:01ces propos de Jean-Luc Mélenchon
40:02sur le voile intégral
40:03et sur le simple foulard
40:04comme soumission au patriarcat
40:06à l'heure où des élus
40:07de listes LFI
40:08siègent en conseil municipal
40:09voilé
40:10comme à Meaux
40:10ou à la Courneuve
40:12bien avant la Nouvelle France
40:13celui qui est devenu
40:14entre temps
40:15leader des insoumis
40:16a acté de longue date
40:17son changement radical
40:18sur les questions communautaires
40:19imposant dès 2020
40:21l'idée de créolisation
40:22jusqu'à forger
40:23le concept phare
40:24de ces municipales
40:25le concept de Nouvelle France
40:27embrase tout ça
40:28et fait de la souffrance
40:30de ne pas être
40:31de la bonne société
40:32de la bonne catégorie sociale
40:34de ne pas avoir la famille
40:36qui a fait les grandes études
40:37etc
40:37la fierté de dire
40:38je m'y mets
40:39et qui dit Nouvelle France
40:41dit aussi qu'il en existe
40:42une ancienne
40:43aux presseuses des minorités
40:44et l'on n'hésite pas
40:45à la chasser
40:46une fois battue dans les urnes
40:47ici un maire
40:48exfiltré à Mantes-la-Jolie
40:49là
40:50l'édile sortant de Saint-Denis
40:51hué et sifflé
40:52au conseil municipal
40:55ou encore à Creil
40:56l'ex-maire socialiste
40:57insultée
40:58et humiliée
40:59le fait que je sois une femme
41:00évidemment
41:01le fait que je ne sois
41:03pas musulmane
41:03qui s'est traduit
41:04par des insultes
41:07on va traiter de mécréantes
41:09place désormais
41:10à la pratique
41:10dans ces villes
41:11dites laboratoires
41:12pour la France insoumise
41:13qui malgré une réelle percée
41:14a largement perdu
41:15les deux seules mairies
41:16qu'elles détenaient
41:17à l'issue de ces municipales
41:19alors c'est vrai
41:20qu'on voit certains
41:20idiots utiles aujourd'hui
41:21jouer les vierges effarouchées
41:23finalement
41:24les mêmes qui se sont alliées
41:25à la France insoumise
41:26il y a quelques années
41:27c'est à dire que
41:28au fond c'était prévisible
41:29pour les observateurs
41:31pour ceux qui suivaient
41:31ça de très près
41:33notamment je pense
41:33aux journalistes politiques
41:34de CNU
41:35je pense à vous aussi
41:35Lara Tchékov
41:36c'était quelque chose
41:37que vous avez vu venir
41:39que vous avez senti
41:40oui
41:40puis Eric Coquerel
41:42en parlait aussi
41:43je crois déjà
41:43il y a quelques années
41:45mais en fait
41:45je pense que tout a commencé
41:47en 89
41:48avec l'affaire du voile
41:50de Creil
41:52où on est arrivé
41:55dans une société
41:56où quelque sorte
41:57ils nous ont fait comprendre
41:59qu'ils voulaient
41:59occuper l'espace
42:01on est dans une conquête
42:03de l'espace
42:04une conquête politique
42:06et pour en arriver
42:08finalement
42:09à cette nouvelle France
42:10parce qu'aujourd'hui
42:12à travers ce concept
42:13ils nous testent
42:14ces images
42:15qu'on a vu tout à l'heure
42:16avec l'élu
42:18complètement voilé
42:19où on ne voyait même pas
42:19enfin on voyait uniquement
42:20ses yeux
42:21c'est pour moi
42:24de la provocation
42:24elle n'avait même pas
42:26son écharpe
42:27d'élu
42:28tricolore
42:29sur elle
42:31donc
42:31c'est quand même
42:33étonnant
42:34de voir
42:34ces images
42:35et quand vous mettez
42:36ces images
42:37en parallèle
42:37avec ce que disait
42:38Jean-Luc Mélenchon
42:38il y a quelques années
42:39Olivier Pardot
42:40là aussi
42:41on voit bien
42:41ce virage
42:42que l'on comprend
42:44qui est purement électoral
42:45c'est à dire
42:46il a laissé tomber
42:47totalement
42:48la France ouvrière
42:49cette extrême gauche
42:50elle a laissé tomber
42:51mais il faut réfléchir
42:52à qui sont les maîtres
42:53de Jean-Luc Mélenchon
42:54il le dit lui-même
42:55François Mitterrand
42:56a été un de ses grands maîtres
42:58or François Mitterrand
42:59a été
43:00un maître
43:01lui aussi
43:02dans la capacité
43:03d'aller chercher
43:03en dehors de ses convictions
43:05des vents porteurs
43:07pour lui
43:07ça a été le cas
43:08François Mitterrand
43:09tout le monde le sait
43:10était à l'origine
43:11un homme de droite
43:12et petit à petit
43:13il s'est rapproché
43:14de la gauche
43:16pour prendre le vent
43:17et devenir cela
43:18il rentre dans cette logique là
43:20mais regardez jusqu'où ça va
43:22parce que quand il parle
43:23de Nouvelle France
43:24il dit oui je suis
43:25pour le grand remplacement
43:26c'est à dire
43:27le thème
43:28qui est considéré
43:29comme le marqueur
43:30de l'extrême droite
43:30forgé par Renaud Camus
43:32devient une revendication
43:34pour lui
43:34en disant
43:35ben oui
43:35le grand remplacement
43:36ben oui
43:36et je vais m'appuyer dessus
43:37ça va être la Nouvelle France
43:39vous vous rendez compte
43:40de ce que cela veut dire
43:41cela veut dire
43:42qu'il donne du poids
43:46aux intégrismes
43:47parce que
43:48quelles sont les premières victimes
43:49bien sûr que ce sont
43:50des habitants traditionnels
43:52de ces banlieues
43:53qui sont victimes de cela
43:56mais ce sont
43:56les musulmans modérés
43:57les jeunes femmes
43:59dans les familles musulmanes
44:00qui ne veulent pas porter le voile
44:02ou qui veulent s'émanciper
44:04d'un patriarcat
44:05archaïque
44:06qu'elles subissent
44:08eux
44:08ils ont maintenant
44:10des gens
44:11qui à la mairie
44:11sont ceux qui portent le voile
44:13et ceux qui reprennent
44:14politiquement
44:15à gauche
44:16c'est-à-dire dans le camp du bien
44:17tout cet intégrisme-là
44:19donc vous faites des victimes
44:21vous faites des gens
44:22qui sont en souffrance
44:23je ne parle pas des juifs
44:25qui ont quitté
44:26depuis longtemps
44:27ces banlieues-là
44:28mais même
44:28la population
44:31de familles
44:32musulmanes modérées
44:33et c'est la grande majorité
44:34se disent
44:35ben regarde
44:36regarde
44:37celle qui est à la mairie
44:38elle a le voile
44:39alors toi tu ne vas pas porter le voile
44:40c'est ça la réalité
44:42vous savez ce qui a opéré
44:44à ce basculement aussi
44:46au-delà
44:47bien sûr
44:47de la question
44:49du taux de pauvreté
44:50dans ces quartiers
44:51populaires
44:52et de la question
44:53du logement
44:54qui est un vrai sujet
44:55hyper préoccupant
44:57dans ces communes
44:58c'est aussi
44:59la guerre à Gaza
45:00qui a été
45:00un accélérateur
45:02parce que
45:03ce sont des élus
45:04qui est de nouveaux élus
45:05aujourd'hui
45:05qui défendent cette cause
45:07nous sommes tous
45:08des enfants de Gaza
45:09à l'entendu
45:10voilà exactement
45:10et ça a été
45:11selon plusieurs élus
45:13avec qui j'ai pu m'entretenir
45:14un accélérateur
45:15extraordinaire
45:16pour
45:16pour qu'ils aient
45:18leur vote
45:20finalement
45:20parce qu'ils sont réunis
45:21par une cause
45:22commune
45:23une cause
45:24à laquelle
45:24ils adhèrent
45:27qui n'existent pas
45:29qui n'existent
45:29que dans l'esprit
45:31il faut savoir quand même
45:31que Hélérat Tchèkov
45:32le sait parfaitement
45:33le terme de juif
45:34est la principale insulte
45:36dans les banlieues
45:36c'est vrai
45:37la nouvelle France
45:38le mouvement
45:40le mouvement politique
45:41qui passe de la nation
45:42à la communauté
45:43et au clientélisme
45:44c'est l'affaire de Creil
45:45nous l'oublions pas
45:46est-ce que la nouvelle France
45:47c'est la fin de la France
45:48je prends ces mots
45:49parce que c'est Bruno Retaille
45:50oui mais bien entendu
45:51c'est la fin de la France
45:52c'est l'affirmation
45:53des communautés
45:54on parlait du mouvement associatif
45:56qui est refermé
45:57sur lui-même
45:57et qui n'est pas ouvert
45:58à d'autres
45:58c'est-à-dire du mouvement
45:59associatif communautaire
46:01c'est bien ça
46:02donc c'est 89
46:04où l'État
46:04invente
46:05une nouvelle laïcité
46:06qui s'appelle
46:07la laïcité plurielle
46:08comme si la laïcité
46:09ne suffisait pas elle-même
46:10c'est-à-dire que chacun
46:12peut voir la laïcité
46:13à l'aune de sa religion
46:14ce qui est extrêmement grave
46:15et ça c'est le gouvernement
46:17Jospin
46:17qui ne soutenant pas
46:18le proviseur de Creil
46:20a créé ce mouvement
46:21de réaffirmation
46:23des identités
46:24de réaffirmation
46:25de la communauté
46:25de clientélisme politique
46:27et bien entendu
46:28vous l'avez dit
46:29ces militants
46:30pour pouvoir exister
46:32et peser dans la vie publique
46:33et de son plan
46:34faire une sorte de lobbying
46:35sont allés vers un parti
46:37qui leur a ouvert les mains
46:38qui recherchait
46:39bien entendu
46:39des bras
46:41pour pouvoir
46:42tracter
46:42etc
46:43et donc les valoriser
46:44ça s'appelle
46:44la France insoumise
46:45et ce parti-là
46:46vive une déconstruction
46:48de la nation
46:49un rejet
46:50de tout ce qui fait
46:51nos valeurs
46:52notre histoire
46:52y compris judéo-chrétienne
46:54tout simplement
46:55pour afficher
46:55une nouvelle religion
46:57qui est une religion
46:58communautaire
46:59et qui est bien entendu
47:00fermée sur elle-même
47:01la nouvelle France
47:03est-ce la fin de la France
47:05Olivier Benkemoun
47:06va en parler
47:07fort certainement
47:08dans un instant
47:09dans le meilleur de l'info
47:10c'est tout de suite
47:11un grand merci
47:11à tous les trois
47:12d'avoir décrypté
47:13analysé l'actualité
47:14merci à Coralie
47:14de la place
47:15de m'avoir aidé
47:15à préparer cette émission
47:16le meilleur de l'info
47:18Olivier Benkemoun
47:19c'est tout de suite
47:20sur CNews
47:21Sous-titres par Juanfrance
47:22Sous-titres par Juanfrance
47:23Sous-titres par Juanfrance
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