00:00Vous avez cité le nouveau maire, la France Insoumise de Saint-Denis, Bali-Bakayoko,
00:04qui a donc prévu de désarmer sa police nationale et qui a semé le trouble en laissant entendre
00:07que les policiers qui n'étaient pas d'accord avec ce désarmement devraient partir.
00:11Absolument pas dit ça.
00:12Alors, je reprends ces propos.
00:13Les fonctionnaires qui ne sont pas en phase avec le projet politique, forcément, ils partiront.
00:17Alors, je vais vous dire, j'étais à côté de lui.
00:19Ça veut dire quoi ?
00:20J'étais à côté de lui où ça s'est passé.
00:21Vous avez des confrères à vous qui l'interrogent, c'était à la sortie de la mairie,
00:25sur qu'est-ce qu'il attendait par rapport à des fonctionnaires pour appliquer ce politique.
00:29D'ailleurs, entre parenthèses, c'est un désarmement progressif.
00:32Il va commencer par les LBD.
00:34Il va commencer par les LBD.
00:36Sur le fond, sur ce qu'il a dit.
00:36Et une transformation en police de la proximité.
00:38Sa réaction, ça a été de dire que, bien évidemment, il attendait des fonctionnaires de la ville
00:42qu'ils appliquent cette politique.
00:43Et sinon, ils partiront.
00:45Vous avez déjà vu, des fonctionnaires qui n'appliquent pas une politique décidée,
00:49issus du suffrage universel, ça n'existe pas.
00:51Donc, l'étonnement, ça serait plutôt qu'à un moment donné,
00:54des gens puissent lui poser la question,
00:56qu'est-ce qui se passe si ces fonctionnaires ne les appliquent pas ?
00:58C'est ça qui est anormal.
00:59– Mais ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi vous désarmez à Saint-Denis,
01:02et pas à Roubaix, où David Guéraud, qui vient d'être élu lui aussi,
01:06dit « je vais garder l'armement de ma police municipale ».
01:09Il y a moins d'insécurité dans une ville que dans l'autre.
01:12– Mais est-ce que vous avez remarqué qu'Emmanuel Grégoire
01:13ne veut pas armer la police parisienne ?
01:15– Oui, il n'est pas insoumis.
01:17C'est pour ça que je vous interroge plutôt sur Vomers que sur Emmanuel Grégoire.
01:19– Bien évidemment, la question ne se pose pas.
01:21Donc nous, à Saint-Denis, ou ailleurs, vous poserez la question à David Guéraud,
01:25mais ou ailleurs, nous estimons effectivement que la police municipale,
01:29pour assurer la sécurité, ne devait pas au bout d'un moment
01:32remplacer dans son rôle la police nationale.
01:34Pourquoi ? Parce que je vais vous dire ce qui se passe concrètement.
01:36C'est que la police nationale, du coup, éventuellement,
01:39enlève soit des effectifs, soit estime que certaines des tâches
01:41qui étaient d'abord les siennes auparavant de répression,
01:44tout d'un coup sont prises par d'autres.
01:46Donc vous avez des effets d'inégalité selon les villes
01:48en ce qu'elles peuvent ou pas mettre de l'argent par rapport à cette police.
01:52Et donc nous, ce que nous souhaitons, c'est que la police nationale
01:55accomplisse son rôle, c'est son rôle, le rôle de répression.
01:57La police nationale, elle est formée pour ça.
01:59Elle a des EPJ qui permettent de ça se fasse dans le cadre légal.
02:02Et la police municipale, son rôle, c'est celui de police de proximité,
02:06de prévention. Et quand il y a un problème, elle appelle la police nationale.
02:09– Mais du coup, David Guéraud, il n'a pas compris ça à Roubaix.
02:11– Je vais vous dire, vous m'avez posé la question
02:13par rapport à M. Bagayoko.
02:15Et comme tout ça se passe, doit se faire en lien avec l'État,
02:19parce qu'il y a un continuum de la sécurité,
02:21tant que l'État n'aura pas remplacé ses policiers,
02:24notamment pour agir quand il y a justement des événements violents,
02:27pour l'instant, les policiers de Saint-Denis
02:29restent armés pour cette raison-là.
02:31Donc ça sera un désarmement progressif.
02:32Et contrairement à ce qui a été dit, pour l'instant,
02:34il y a un policier qui est parti.
02:35Je vous le dis aussi, parce qu'on a eu des rumeurs.
02:39– Et là, vous démentez des choses
02:40dont on n'a pas parlé sur cette antenne.
02:41– D'accord, mais oui.
02:43– Vous avez raison, vous faites une sorte de revue de presse globale.
02:45– Oui, mais la même manière, vous me parlez des déclarations de M. Attal.
02:47– Éric Coquerel.
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