00:01Lightspeed, la caisse enregistreuse pour les restaurateurs présente
00:04Salut l'ancien, Michel Lavigne
00:08Eh bien bonjour, bonjour, la rubrique que vous connaissez, la rubrique qui salue les anciens, la radio du rugby, c
00:15'est Sud Radio.
00:16Il est né à Tucumán, voilà, je m'applique pour le dire, il est né en 1971, il vit dans
00:22une famille d'épiciennes argentines, il s'essayait au football, il joue, il s'essayait au judo,
00:28mais c'est quand même le rugby et c'est le rugby qui fait qu'il est remarqué.
00:34Un passage en Nouvelle-Zélande, à Wellington, un passage en Australie et une tournée en France avec les Pumas où
00:40il se fait repérer par un certain Jacques Fawkes.
00:44Il se retrouve à Hoche dans le Gers.
00:47Il s'agit d'un ancien qui a marqué les mêlées et qui se raconte d'ailleurs dans un livre
00:52signé avec Cathy Robin où il raconte un peu sa vie.
00:56Et il s'agit, vous l'avez deviné, d'un énorme, grand, talentueux technicien, un grand pilier, Omar Hassan.
01:05Salut Omar !
01:07Bonjour Michel, comment tu vas ?
01:08Eh ben écoute, ça va.
01:10Je te salue parce que quand même 64 sélections au sein de l'équipe nationale d'Argentine,
01:16les fameux Pumas pour ceux qui ne connaissent pas trop bien.
01:20Et j'aurais voulu juste, puisque j'ai parlé de Jacques Fawkes, j'aurais voulu que tu nous racontes quand
01:27tu débarques donc avec l'équipe des Pumas.
01:31Tu te fais repérer par Jacques Fawkes.
01:34Et quel a été le premier contact avec Jacques Fawkes, un ancien du 15 de France, un grand patron du
01:4115 de France ?
01:42Oui, oui, oui, Jacques Fawkes. L'histoire, c'est qu'on joue avec l'équipe d'Argentine, le Pumas, à
01:50Nantes, contre la France.
01:52Et à la réception de l'hôtel, je vois qu'on était avec le joueur, entouré quelqu'un.
02:01Et je m'approche et je vois Jacques Fawkes, l'immense Jacques Fawkes, qui était connu, évidemment, en Argentine.
02:09Et il recrutait, il cherchait un pilier.
02:14Et donc il parlait avec un de mes coéquipiers et tout.
02:17Et donc le gars, il disait, non, non, j'ai fini mes études de droit et tout.
02:21Mais regardez, vous avez Omar Hassan en face.
02:25Et Jacques, qui savait tout, il me dit, non, il joue en Nouvelle-Sélande.
02:29Et à l'époque, c'est vrai qu'on n'avait pas d'argent, rien.
02:32Et moi, je lui dis, ah non, non, non, je ne joue plus.
02:35Ah, il me regarde, il me dit, est-ce que tu aimerais venir jouer en France ?
02:40Et moi, je lui dis, pourquoi pas ?
02:42Et voilà. Et donc tout, ça a commencé là.
02:47Et donc tu as fait une saison entière, je crois, au football club au CITA.
02:53J'ai joué six mois, en fait.
02:54J'étais comme joker médical jusqu'à la fin de la saison.
02:57Très vite, très vite, le voisin de l'hôtel Garonnet qui est au Sommum à cette époque-là
03:03te remarque qu'il s'agit du SUA à Jeun.
03:06Et là aussi, tu as un contact.
03:07Alors, je n'ai jamais trop su avec qui tu avais eu ce contact avec à Jeun
03:11puisque tu passes par à Jeun avant d'aller dans un des plus grands clubs européens.
03:18Il s'agit du St-Toulousain.
03:20Mais juste pour que tu nous racontes, comment tu as été contacté par le SUA à Jeun ?
03:24Le SUA, bon, je parle toujours, c'était mon premier contact, c'était Bernard Viviès.
03:31Je me rappelle Bernard Viviès qui était à l'époque le manager d'Agen.
03:35Moi, je venais d'arriver à Hoche.
03:38En fait, je le suis après qu'il m'avait déjà repéré depuis un moment, Christian Lanta et tout.
03:43Alors, à la fois, il faudrait que tu nous racontes parce qu'à la fois, tu as joué pilier droit.
03:49Alors, les gens confondent quelquefois pilier droit, pilier gauche.
03:53Je crois que tu as joué les deux postes.
03:55Tu peux nous raconter un peu ça ?
03:57À 18 ans, je jouais pilier gauche.
03:59Mais comme dans mon club en Argentine, en Natation et Gymnasia, ils voyaient déjà que j'avais un profil de
04:06pilier droit.
04:07Donc, ils m'ont mis à 19 ans, à pilier droit.
04:11Et donc, c'était mon poste de préférence.
04:14De temps en temps, on m'a fait jouer.
04:15Mais bon, ce n'était pas ma préférence de jouer pilier gauche.
04:18D'accord.
04:19Alors, en 2005, tu es champion d'Europe avec le stade toulousain contre le stade français.
04:24Après prolongation, c'était à Muriefield.
04:27Et en 2008, tu es champion de France contre Clermont.
04:31Et tu gagnes, je ne sais pas si tu t'en souviens, mais je te le rappelle, vous gagnez 26
04:36à 20.
04:37Mais j'aimerais aussi que tu nous parles des piliers parce que c'est Salut l'Ancien.
04:44Et tu as dû peut-être rencontrer des piliers qui t'ont impressionné par leur qualité physique, par leur qualité
04:52technique.
04:53Est-ce que tu peux nous dire, tiens, celui-là, il était dur, il a fait mal.
05:00Est-ce que tu peux nous en parler ?
05:02Oui, j'en ai trouvé des piliers durs, différents.
05:07C'est vrai que quand j'ai rencontré les piliers néo-zélandais, ils avaient un certain type de technique.
05:16Mais des fois, c'était plus facile à les jouer techniquement.
05:23Après, il y avait les Sud-Africains.
05:24Les Sud-Africains, par exemple, quand on rentrait contre Osdurand, c'était un roc.
05:31Mais c'est des piliers que, heureusement, à l'époque, ils n'avaient pas beaucoup de technique.
05:37Et donc, nous, on est arrivés avec nos gabarits à se débrouiller très bien et même à les faire reculer.
05:55Après ta carrière de rugbyman, tu deviens un bariton, un bariton renommé,
06:02un bariton qui est passé chez un jeune professeur de chant lyrique à Agen.
06:07Il s'appelle Jean-François Gardel.
06:09Et il paraît que tu chantais en troisième mi-temps plutôt du Verdi que La Pichouli.
06:17Et donc, effectivement, tu travailles le chant à Toulouse.
06:25Ça fait de toi aujourd'hui un chanteur exceptionnel.
06:30Et tu prends plus de plaisir à avoir un public de stade ou un public d'opéra ?
06:38En fait, moi, je suis un public de tout le monde.
06:41Et c'est ça qui vient.
06:43Moi, je suis né avec la musique populaire argentine, donc le folklore, le tango.
06:51Et l'opéra est venu après avec la rencontre de mon premier professeur,
06:57comme tu l'as dit, Jean-François Gardel.
06:59Et puis, mon entrée au conservatoire des champs de Toulouse et travailler avec différentes professeurs.
07:05Ma professeure aussi, Jean-Berrier.
07:08Et donc, ça a été super.
07:11Donc, je prends toujours plaisir de rencontrer les gens dans des stades, mais aussi les salles.
07:18Et c'est pour ça que, quand on fait mes spectacles, soit mes spectacles tango,
07:23ou soit mon autre spectacle, Bel Cantor, que je raconte un peu ma vie,
07:28où il y a un peu un mix de tout ce type de musique qui font ma personnalité.
07:33Donc, c'est toujours un plaisir de faire ça, de mon métier.
07:39Et ça a été un plaisir aussi de chanter la Marseillaise dans des stades de rugby.
07:43Tu pourrais donner aux auditeurs qui nous écoutent sur la radio du rugby,
07:50eh bien, ton actualité, voilà, ton actualité.
07:54Alors, je vais continuer à faire mes deux spectacles.
07:58Donc, mon spectacle tango, café tango.
08:01Et puis, je prépare un nouveau spectacle autour du musical.
08:04Et je m'aimais vraiment avec tout un répertoire en français.
08:10Et que ça sera, je pense, très bon, parce qu'il y aura ma touche argentine.
08:15D'accord, il y aura la touche argentine, mais tu es quand même l'argentin le plus français que l
08:19'on connaisse.
08:20Que tous les joueurs de rugby français connaissent, Omar Hassan.
08:24Je te remercie, l'ancien, d'avoir participé à cette émission, la radio du rugby.
08:29Franchement, merci beaucoup, Omar.
08:30Et puis, qu'est-ce qu'on peut te souhaiter ?
08:33La voix de son maître, comme ton livre.
08:35Mais continue à chanter, continue à nous régaler.
08:39Et merci à toi.
08:40À bientôt.
08:41À bientôt.
08:42FFRC Paris, organisateur du Trophée des restaurateurs de rugby à 5, vous a présenté
08:48Salut l'Ancien.
08:49Salut l'Ancien.
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