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  • il y a 13 heures
Benoît Perrin, directeur général Contribuables Associés : «La France, qui vit à découvert depuis 50 ans, ne se comporte pas comme un ménage responsable».

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Transcription
00:00En fait, effectivement, il n'y a pas beaucoup de solutions envisageables, pour une simple et bonne raison qu'il
00:05n'y a pas un euro en caisse.
00:06Ce qu'il faut dire, c'est que très concrètement, comme la France vit à découvert depuis 50 ans, ne
00:10se comporte pas comme un ménage responsable.
00:12Un ménage responsable, qu'est-ce qu'il fait ? Il met un peu d'argent de côté tous les
00:15mois ou tous les ans.
00:17Dans le cadre où sa chaudière explose, au moins, il a un peu de moyens justement pour la payer.
00:22Là, la difficulté, c'est que comme la France, vit à découvert, n'a pas un euro d'épargne, elle
00:26n'est pas en mesure de faire face à des chocs comme ceux-là.
00:29Donc de toute façon, les solutions, il y en a quatre, c'est assez simple.
00:31Vous avez un, baisse de la fiscalité.
00:33Ça, je pense qu'on peut oublier parce que justement, la France a trop besoin de recettes, précisément parce qu
00:37'elle est incapable de baisser ses dépenses.
00:39Deuxième solution, c'est d'augmenter la production.
00:42Et là, pour le coup, ça a été fait, il y a sept raffineries en France.
00:47Le gouvernement a demandé à ces raffineries d'augmenter la production pour qu'il y ait davantage d'essence en
00:53circulation.
00:53Mais le problème, c'est qu'elles sont déjà quasiment au maximum de leur production.
00:56Donc ça va être compliqué de trouver des marges de manœuvre de ce côté-là.
00:59Vous avez évidemment la solution LFI qui est la pire des solutions, c'est-à-dire les prix bloqués.
01:03Les prix bloqués, qu'est-ce qui se passe ?
01:04Les raffineries vendent leur pétrole.
01:06Ça, c'est le 3.
01:06Exactement, vendent leur pétrole dans les pays qui justement n'ont pas de prix bloqués pour ne pas abîmer leurs
01:11marges.
01:12Et la troisième possibilité, et on va...
01:14La quatrième, pardon, possibilité, on va se tourner vers ça.
01:17Ce sont des mesurettes.
01:18Les mesurettes, c'est quoi ?
01:19Ce sont des aides qui sont ciblées et temporaires.
01:21Ça va être des aides, un peu d'argent probablement à certaines professions.
01:25Et puis, des dispositifs d'aménagement de trésorerie.
01:29C'est-à-dire qu'on va permettre aux entreprises, non pas de baisser leurs charges,
01:32mais de payer leurs impôts de manière un peu plus étalée,
01:35de payer leurs charges sociales de manière un peu plus étalée aussi.
01:39Ou encore d'obtenir des prêts, des prêts bonifiés auprès de la Banque publique d'investissement.
01:44Donc en fait, quatre solutions, mais en s'orientant très probablement vers la quatrième,
01:47c'est-à-dire des mesurettes, parce qu'en fait, encore une fois, on n'a plus les moyens.
01:50J'ai bien fait de vous faire venir, ce n'est pas très encourageant, Benoît Perrin.
01:53Non, mais voyez la difficulté quand on a un pays qui n'est pas capable de maîtriser correctement sa dépense
01:59publique,
01:59eh bien, on est dans cette situation.
02:01Pourquoi je vous dis ça ? Parce qu'il faut regarder ce que font nos voisins.
02:04Nos voisins, vous avez l'Espagne, vous avez l'Italie, vous avez la Pologne.
02:06Qu'est-ce qu'ils ont fait ?
02:07Ils ont baissé la TVA, ils ont baissé la taxe sur l'essence, ou alors ils ont fait les deux.
02:12Parce qu'ils ont des marges de manœuvre budgétaires.
02:13Nous, comme on n'en a aucune, eh bien, on doit se contenter de petites mesurettes.
02:18Et je pense notamment à tous ces Français qui habitent à la campagne,
02:20ou qui ont besoin de leur voiture pour aller travailler,
02:22c'est eux qui vont trinquer, parce que justement, l'argent des Français est mal géré.
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