- il y a 6 heures
Regardez Le journal RTL avec Amandine Bégot du 27 mars 2026.
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00:01Bonjour à tous et bienvenue dans RTL Midi, les auditeurs ont la parole, nous sommes ensemble jusqu'à 14h, 1h30
00:08d'info, de décryptage et de témoignage car cette émission, vous le savez, c'est d'abord la vôtre, c
00:13'est vous qui la faites, comme chaque jour vous avez la parole, vous réagissez, on vous attend dès à présent
00:19par téléphone au 3210 mais aussi par SMS, vous envoyez votre message au 74900 avec le code MIDI et puis
00:26bien sûr l'application RTL, vous cliquez sur l'onglet
00:29laisser un message. A la une aujourd'hui le gouvernement qui s'apprête à annoncer une série de mesures pour
00:34faire face à la flambée des prix des carburants, alors qui pourrait être concerné, comment, on vous explique tout dans
00:40un instant. Dans ce journal également l'hypothèse d'un débarquement américain en Iran, est-ce crédible ou pas, les
00:47déboires du BHV et puis la colère des supporters l'en soit très remontée après le report d'un match
00:52contre le PSG. La météo avec vous Anthony Kazmarek, bonjour Anthony. Bonjour Amandine, bonjour à tous.
00:58Bon, les nuages sont de retour par le nord-ouest. Exactement, ils vont progresser jusqu'à l'île de France,
01:03le centre et Pays de la Loire cet après-midi avec quelques gouttes près des côtes de la Manche, mais
01:07ailleurs, belle amélioration, profitez-en avec souvent un beau soleil, beaucoup de vent dans le sud-est et des températures
01:12en très légère hausse, souvent de 7 à 15 degrés, ça reste frais.
01:16Merci beaucoup Anthony, on détaille tout cela, météo complète, juste après le journal.
01:27Bonjour, il ne faudrait pas oublier d'annoncer qu'on change d'heure dans la nuit de samedi à dimanche,
01:32qu'on avance d'une heure. Merci, au revoir RTL.
01:35Et oui, elle a raison, cette auditrice, pensez-y, on passe ce week-end à l'heure d'été et
01:40question piège, comme à chaque fois, faut-il avancer nos montres d'une heure ou les reculer ?
01:45Eh bien, Mélie Bernier est allée vous poser la question et sincèrement, un petit rappel s'impose.
01:51C'est dimanche.
01:52C'est samedi soir dans la nuit.
01:53Samedi soir, oui.
01:54On va gagner une heure.
01:55Non, on va perdre une heure de sommeil.
01:57Avril avancé et puis octobre, on recule.
02:01On recule, c'est pour vous souvenir.
02:02Ouais, c'est ça, voilà, c'est un mémo, ouais.
02:04C'est mes parents qui me disent, attention, on change d'heure, mais moi j'en sais rien.
02:07J'aime bien l'heure d'été parce que ça correspond bien avec le soleil, ça me permet de rester
02:11plus tard dans les parcs avec mes amis.
02:12Bonne nouvelle pour vous, le changement d'heure, c'est demain soir.
02:14Bah, merci déjà, je m'ai mis au courant.
02:16Il me semble que c'est ce week-end.
02:18Alors, est-ce que vous savez si on va avancer ou reculer d'une heure ?
02:20Alors, nous allons nous...
02:24Attends, attends, attends, attends, on va se lever une heure plus tôt.
02:27On va avancer ou reculer d'une heure ?
02:29Je sais que c'est, on va bénéficier d'une heure dans son élément supplémentaire le soir.
02:35Moi, je préférerais rester toujours à cette heure-là, c'est quand même beaucoup plus sympa, quoi.
02:39En effet, on avance d'une heure, petit moyen mémotechnique pour Pierre Herbulot qui nous a rejoint.
02:44On arrive en avril, donc on avance.
02:47Ça va, Pierre ?
02:48Ouais, ça va.
02:48Bon, on n'était pas censé arrêter avec ce changement d'heure.
02:51Si, en 2021.
02:52Alors, le premier changement d'heure fait cette année...
02:55Enfin, oh là là, je m'y suis perdue.
02:59Alors, il a 50 ans en France, le changement d'heure.
03:01Et l'annonce était faite par Valérie Giscard d'Estaing à l'époque.
03:03J'indique par exemple que nous serons conduits à fixer une heure de printemps, une heure d'été, pour mieux
03:08faire coïncider le jour et la journée.
03:12Alors, je vous le dis tout de suite, on est probablement partis pour 50 années supplémentaires de débats et de
03:17discussions sur la fin de cette histoire d'avancer ou de reculer les horloges.
03:20Je vous remets tout dans l'ordre.
03:21Alors, il y a 8 ans, les eurodéputés se saisissent de la question.
03:23Il y a trop de fuseaux horaires au sein de l'Union Européenne.
03:26Il faut tout harmoniser.
03:27Des consultations sont menées à l'échelle européenne.
03:30Puis, au sein des États, on arrête ou pas le changement d'heure ?
03:33La réponse est oui.
03:34Chez nous, 2 millions de Français ont répondu à la consultation citoyenne.
03:37Et ils étaient 84% à se dire favorables à l'arrêt de ce changement d'heure.
03:42Donc, c'est d'accord.
03:43On fixe la date à 2021.
03:45Mais pour garder quoi ?
03:46L'heure d'été ou l'heure d'hiver ?
03:48C'est là que ça se gâte.
03:49C'est l'heure d'été pour Chypre, le Portugal ou la France.
03:52L'heure d'hiver pour la Finlande, le Danemark ou les Pays-Bas.
03:55Bref, c'est encore plus le bazar.
03:56Le projet tombe aux oubliettes.
03:58Il faut dire qu'il y a eu depuis le Covid, la guerre en Ukraine
04:01et maintenant le conflit au Moyen-Orient.
04:03C'est toujours dans les cartons, cette histoire d'arrêter le changement d'heure.
04:06Mais c'est loin d'être une priorité à l'échelle européenne.
04:10On n'a pas fini d'en parler.
04:11En tout cas, merci à vous, Pierre Herbulot.
04:13Et vous, comment vivez-vous ce changement d'heure ?
04:16Est-ce que ça vous pose problème ?
04:17C'est souvent compliqué.
04:18On le sait quand on a de jeunes enfants ou quand on travaille le dimanche.
04:21Alors avez-vous des trucs, des astuces pour éviter d'être trop décalé ?
04:25Vous nous appelez au 3210.
04:26J'attends vos réactions, vos conseils.
04:28Vous pouvez aussi, je vous le rappelle, nous contacter via l'application RTL.
04:33Les auditeurs ont la parole.
04:35Sur le front du carburant, à présent, ça se bouscule, figurez-vous, à la frontière allemande.
04:40Depuis quelques jours, en effet, de très nombreux automobilistes allemands
04:43viennent faire leur plein chez nous, en France, car c'est encore plus cher chez eux.
04:48Bonjour Samuel Goldschmidt.
04:50Bonjour.
04:50On vous retrouve à Fort-Bac, à la toute première station-service après la frontière.
04:55Et elle est prise d'assaut littéralement.
04:57Ça déborde parfois sur l'avenue par des Français, mais aussi des Allemands
05:00ou des Français qui viennent d'Allemagne, comme Valentin.
05:02Je suis actuellement en stage en Allemagne.
05:04Là, je rentre en France pour le week-end de Pâques.
05:06Et là, je fais mon plein, parce que le prix est bien plus intéressant en France qu'en Allemagne.
05:09Pour le diesel, en tout cas, il y a une différence d'à peu près 30 centimes au litre.
05:12Le coût d'un plein, avec le tarif actuel, on est à 110, 120 euros.
05:16En Allemagne, bien sûr. En France, on est plutôt aux alentours de 80.
05:19Mais c'est intéressant aussi pour le sans-plomb.
05:21Stéphane fait régulièrement 12 kilomètres pour du carburant en France.
05:25Chez nous, le 98 est à 2,40 euros, et ici, 1,99 euros.
05:30Et moi, en plus, je mets du bioéthanol à 80 centimes.
05:33Ça, on n'en a pas en Allemagne.
05:34Je fais moitié-moitié, ma voiture le supporte très bien,
05:37et c'est une énorme économie pour moi.
05:39Ici, je fais un plein pour 50 euros.
05:41Chez nous, c'est presque 100 euros.
05:43Ça coûte moins cher dans le reste de l'Europe qu'en Allemagne.
05:47Car l'Allemagne est le pays d'Europe qui taxe le plus ses carburants.
05:50Avec les Pays-Bas, plus de 60% du prix du litre.
05:54Ici, parfois, la station est à sec le soir,
05:56avec une seule livraison de camions quotidienne.
05:58Samuel Goldschmidt a fort bac pour RTL.
06:01Moins cher qu'en Allemagne, donc.
06:03Mais le prix des carburants continue de peser sur votre pouvoir d'achat.
06:08Vous nous en parlez tous les jours, ou presque.
06:09Dans les auditeurs, on la parole.
06:11Hier, sur RTL, Roland Lescure, le ministre de l'économie,
06:13a promis des aides pour les gros rouleurs.
06:15Bonjour, Thomas Després.
06:17Bonjour.
06:17On devrait en savoir plus d'ici ce soir.
06:20Oui, pas moins de 6 ministres ont prévu de prendre la parole.
06:22Ce sera à 18h à Bercy, au ministère de l'économie.
06:25Annonce faite ce matin par le Premier ministre Sébastien Lecornu lui-même.
06:29Il promet des mesures d'accompagnement pour les secteurs qui en ont le plus besoin.
06:33Au fond, c'est de se dire sur certaines filières, pêcheurs, agriculteurs, transporteurs,
06:38parfois dans des zones géographiques particulières, l'insularité, la Corse ou les Outre-mer,
06:43au fond, comment on fait pour que l'activité ne s'arrête pas ?
06:46Des mesures ciblées, sectorielles, valables pour un mois, renouvelables selon la situation.
06:51Alors, pas question de sortir le carnet de chèques, comme cela avait été fait par le passé,
06:54il y a deux ans notamment, où plus de la moitié des Français avaient pu bénéficier de 100 euros.
06:59Il n'y aura pas non plus d'aide directe à la pompe, avec un plafonnement des prix,
07:04comme le réclament certains, là aussi trop cher.
07:05Selon nos informations, les mesures annoncées seront surtout fiscales
07:09pour ceux qui utilisent au quotidien du carburant à des fins professionnelles,
07:13avec certaines taxes qui pourraient être temporairement baissées.
07:16Un secteur inquiète particulièrement le gouvernement, la pêche,
07:19très lourdement impactée par les hausses de tarifs, jusqu'à plus 60% de coûts.
07:24Les pêcheurs devraient donc, ce soir, être au cœur des annonces du gouvernement.
07:28Thomas Despré du service politique de RTL.
07:30Alors, on l'a compris, et Thomas le rappelait, pas de chèque pour tous, ni de baisse des taxes.
07:34L'état des finances publiques ne le permet pas.
07:37Le patron de BPI France, la Banque Publique d'Investissement,
07:40a d'ailleurs été très clair ce matin sur RTL.
07:43La nouvelle crise géopolitique, on ne va pas se la payer.
07:45Donc, l'ère des boucliers est terminée.
07:47Quoi qu'il en coûte, est terminée, la France n'a plus les moyens.
07:50Absolument terminée.
07:52Déjà, on vit au jour le jour.
07:53Donc, si vraiment on veut se mettre dans une situation dans laquelle on ne termine pas le jour,
07:57on continue de faire des boucliers.
07:59On ne peut pas.
08:00Il n'y a plus un sous.
08:01Le père Nobel de l'État, il est totalement nu.
08:03Il lui reste juste des chaussures rouges, peut-être le nez rouge.
08:06Rien dans la haute.
08:07Nicolas Dufourc, le directeur général de BPI France sur RTL ce matin.
08:11Il était l'invité d'Olivier Bois.
08:13Ce sujet des prix du carburant, on le sait, c'est un sujet sensible.
08:17On se souvient tous, bien sûr, de l'épisode des Gilets jaunes.
08:20Bonjour, Hermine Leclerc.
08:22Bonjour.
08:23Vous êtes à Bernays, dans l'heure où un paysagiste de 30 ans a décidé de lancer une mobilisation
08:29contre la hausse, justement, des prix du carburant.
08:32Oui, Mathieu Avis me rejoint au pied de son immeuble sa casquette et sa veste orange
08:37fluo de travail sur lui.
08:38Il me parle d'entrée de jeu, du prix du diesel à près de 2,30 euros le litre au
08:44Leclerc
08:44juste à côté, cette hausse du prix du carburant qui rogne jour après jour les finances de
08:49ce paysagiste.
08:50Ça nous étouffe, sachant que nous, on a un camion qui fait 130 chevaux, donc minimum
08:54pour un bon plein, il faut mettre entre 100 et 120 euros.
08:58Alors, je peux vous dire que la semaine, le camion, le plein, il fait trois jours.
09:02Avant, on mettait entre 70, 80.
09:05Moi, je ne peux plus, on n'arrive plus à suivre en tant que citoyen et entrepreneur.
09:11Mathieu doit donc débourser 150 euros de plus d'essence par semaine.
09:15Voilà pourquoi il organise ce rassemblement.
09:17Demain matin, le trentenaire veut demander des comptes au gérant des stations essence
09:21devant le Leclerc de Méneval, juste à côté.
09:24Comme ça, soit le directeur du centre Leclerc, qu'il soit, s'il veut être là demain matin,
09:29être présent, nous donner des explications pourquoi il a augmenté ses prix, il n'y a pas
09:35le droit de bloquer la station.
09:36Et si vous ne vous faites pas entendre, est-ce que vous irez jusqu'à bloquer ?
09:39Si on ne se fait pas entendre, oui, je ferai un blocage obligatoirement.
09:43Bloquer, pourquoi pas organiser d'autres manifestations.
09:46Le paysagiste souhaite aussi interpeller le gouvernement face à la situation.
09:50Il espère mobiliser plusieurs centaines de personnes demain matin.
09:54Hermine Leclerc dans l'heure pour RTL sur le terrain, à présent au Moyen-Orient,
09:5828e jour de frappe.
10:01Donald Trump a une nouvelle fois repoussé l'ultimatum adressé à l'Iran,
10:05jusqu'au 6 avril cette fois.
10:07Mais dans le même temps, le président américain continue de déployer ses troupes.
10:11Plusieurs milliers de soldats de la 82e division aéroportée de l'armée américaine
10:15devraient arriver dans la région aujourd'hui.
10:18Pour quoi faire ?
10:19Eh bien, c'est toute la question.
10:20Bonjour, général Desportes.
10:22Bonjour.
10:23Et merci beaucoup d'être l'invité d'RTL Midi,
10:25ancien directeur de l'école de guerre, professeur de stratégie à Sciences Po.
10:28On a besoin de vous une nouvelle fois pour comprendre ce qui est en train de se jouer.
10:31Faut-il d'abord redouter un débarquement américain en Iran ?
10:35Écoutez, je crois qu'on n'est pas prêt de le redouter pour une bonne raison.
10:39C'est-à-dire que le nombre de troupes pouvant être déployées,
10:44et pour l'instant trop faibles pour envisager une opération sérieuse,
10:47et que d'autre part, il y a sur Terre un homme qui ne souhaite pas que ça se passe,
10:52c'est le président Trump.
10:54Il sait bien qu'un débarquement terrestre se traduirait par des dizaines,
10:59mais sûrement des centaines de morts,
11:00et c'est absolument pas ce dont il a besoin.
11:02Donc on voit bien qu'aujourd'hui, lui veut sortir de ce guépier le plus tôt possible,
11:09et pour l'instant il fait pression en menaçant d'une opération terrestre,
11:13mais il ne veut surtout pas le faire.
11:15Donc déployer des hommes, des milliers d'hommes comme il le fait actuellement,
11:20c'est uniquement pour faire pression ?
11:23C'est un outil diplomatique en fait, presque ?
11:25Vous savez, au début il avait déployé un porte-avions,
11:27puis il en a amené un deuxième, et puis ça n'a pas marché,
11:29alors il s'est bien bombardé.
11:31Et donc là on est un peu dans la même manœuvre,
11:33toute la manœuvre de bombardement n'ayant pas suffi,
11:36il dit je veux faire une opération terrestre,
11:38sauf qu'il est dans très très mauvaise condition pour le faire,
11:41parce que le terrain ne s'y prête pas du tout,
11:43et parce qu'il n'a pas assez de force pour faire les choses de manière sérieuse.
11:47Il pourrait conduire des petites opérations sur les îles,
11:51pas celles de cagre, c'est trop dangereux,
11:53mais ce seraient des petites opérations qui n'auraient pas d'impact stratégique.
11:57Donc on est aujourd'hui dans une manœuvre d'oppression,
12:00et il n'est pas du tout sûr qu'elle suffise,
12:02parce que les Iraniens savent bien que cette affaire-là ne peut pas fonctionner.
12:08Et effectivement, ils continuent de répliquer.
12:11Les gardiens de la révolution ont appelé ce matin les civils
12:14à quitter les zones situées à proximité des bases américaines dans la région.
12:18Qu'est-ce que cela peut vouloir dire, ça Général Desportes ?
12:21Ça peut vouloir dire que, comptamment à ce que dit Trump,
12:24les Iraniens ne sont pas en train de supplier pour que cette guerre s'arrête.
12:27Pour l'instant, le rythme stratégique, le tempo,
12:30c'est les Iraniens qui l'ont, si vous voulez.
12:33Et celui qui est en réaction permanente, c'est Trump.
12:36Donc on a une menace complémentaire,
12:40et ça va être Trump qui va être obligé,
12:43inéfiné, de négocier au terme des Iraniens,
12:45et par l'inverse, j'exagère un tout petit peu,
12:48mais on voit bien qu'on va de plus en plus loin
12:50quand les drones iraniens vont aller chasser les Américains
12:53les uns après les autres dans les pays du Golfe.
12:57On voit bien que la situation est complètement inversée
13:00entre le tacticien qui est Trump et le stratège qui sont les Iraniens.
13:03Merci beaucoup Général Desportes pour votre éclairage,
13:07une nouvelle fois, nous aider à décrypter cette guerre.
13:10Il est 12h43 sur RTL.
13:12Dans un tout petit instant, on va vous parler du BHV.
13:14Vous savez, on avait beaucoup, beaucoup évoqué Chine,
13:18l'arrivée de Chine pour sauver ce grand magasin.
13:20Bien visiblement, c'est raté.
13:22A tout de suite.
13:23Vous souhaitez nous contacter ?
13:25Appelez-nous au 3210.
13:2750 centimes la minute.
13:30Amandine Bégaud.
13:31RTL midi.
13:32Les auditeurs ont la parole.
13:33Il est 12h47 sur RTL.
13:35RTL qui vous le révélait ce matin.
13:37Rien ne va plus au BHV, le grand magasin.
13:40Institution parisienne est désormais dans le viseur
13:43de l'inspection du travail, Johanna Chabas.
13:45Oui, les inspecteurs viennent presque chaque semaine
13:47suite à des signalements d'employés.
13:49À bout, car les magasins sont vidés.
13:52Plus de clients, plus de marques.
13:54Une centaine sont parties à cause des impayés.
13:56Le ménage n'est pas toujours fait
13:57à cause d'une dette envers un prestataire.
13:59Ce sont les salariés qui, un temps,
14:01ont dû amener leur propre papier toilette.
14:03Ils ont aussi été payés avec plusieurs jours de retard.
14:06Cette détresse, elle se ressent à Paris,
14:08mais aussi dans les BHV en région,
14:10les anciennes galeries Lafayette dans ces magasins.
14:12Et c'est une information RTL.
14:14Une cellule d'écoute psychologique
14:16a été mise en place par la direction.
14:18Les salariés craignent pour leur avenir.
14:20D'autant que, selon les représentants du personnel,
14:22le chiffre d'affaires du BHV Paris,
14:24la maison mère a dégringolé
14:26moins 80% en un an.
14:28Johanna, quand on vous entend,
14:30on se dit qu'on est loin, très loin même,
14:32de la promesse du nouveau patron du BHV.
14:34Souvenez-vous, c'était ici même,
14:36sur RTL, le 2 octobre dernier.
14:38Notre enjeu à nous, c'est de générer du flux
14:39en hyper-centre-ville de ces villes moyennes.
14:41Et aujourd'hui, générer du flux,
14:43c'est créer le buzz
14:44et c'est offrir à nos clients ce qu'ils veulent.
14:47Chine, c'est 25 millions de clients français
14:50qui commandent régulièrement.
14:52Johanna, l'arrivée de Chine au BHV
14:53n'a pas tenu ses promesses.
14:55Et non du tout.
14:56Au contraire, à Paris,
14:57où tout un étage est réservé à la plateforme chinoise,
15:00le stand génère très peu de recettes.
15:02Entre 2 et 7000 euros par jour,
15:04selon les syndicats.
15:05C'est très très faible par rapport à ce qui était attendu.
15:08Et en région, c'est pire.
15:09Depuis un mois, Chine est dans 5 autres BHV.
15:12Rhin, Sanger, Grenoble, Limoges et Dijon.
15:15Et dans ces magasins,
15:16la marque chinoise ferait parfois
15:18moins de 100 euros de vente par jour.
15:21Même Frédéric Merlin, le patron du BHV,
15:23parle de plus en plus d'expérimentation
15:25et ne ferme pas la porte
15:26à l'arrêt de ce partenariat à l'avenir.
15:28Moins de 100 euros de vente par jour
15:31dans certains magasins,
15:32effectivement, c'est vraiment la catastrophe.
15:34Absolument.
15:35Merci beaucoup, Johanna Chabas.
15:37La plupart des maires nouvellement élus
15:39prennent leur fonction aujourd'hui.
15:41Et parmi eux,
15:42le plus jeune maire des Alpes-Maritimes,
15:44celui de Roquefort-les-Pins.
15:4620 ans seulement, on l'est aménagé.
15:48Un demi-siècle,
15:49c'est par l'ancien maire du Nouveau-Camp.
15:51Michel Rossi est élu pour la première fois en 1983.
15:54Ewan Corinaldési,
15:55son successeur,
15:56n'était même pas né.
15:57Aujourd'hui,
15:58à seulement 20 ans,
15:59c'est pourtant lui
16:00qui récupère les clés de la mairie.
16:01On a hâte, évidemment,
16:03d'entrer en fonction.
16:04On a beaucoup de beaux projets
16:05qui sont à mener.
16:06C'est beaucoup d'émotions.
16:08Et je pense à mes grands-parents
16:10qui s'hésitaient là,
16:11seraient certainement très émus,
16:13eux, qui étaient de longue date
16:15impliqués dans la ville de la commune.
16:16Je vais prendre leur lait pour ça.
16:17L'hôtel de ville,
16:18le jeune homme en rêve
16:19depuis ses 18 ans
16:20est pas question
16:21de laisser ses détracteurs
16:22dire qu'il est trop jeune
16:24pour diriger la ville.
16:25C'est-à-dire qu'évidemment,
16:26je suis jeune
16:26et ça, je ne leur mets absolument pas en cause.
16:28Au contraire,
16:28et en même temps,
16:29sur la liste,
16:30il y a des gens
16:30qui sont beaucoup plus âgés,
16:32il y a des gens
16:32qui sont très expérimentés.
16:33On travaille deux fois plus
16:35surtout quand on est jeune.
16:36Ce n'est certainement pas
16:37ce qui m'effraie,
16:37au contraire.
16:38D'autant que le jeune mère
16:39compte poursuivre
16:40ses études de droit
16:41à la faculté de Nice.
16:42Une nouvelle vie
16:43qui promet d'être bien remplie.
16:45Du foot à présent
16:46et les supporters de Lens
16:47font la grimace.
16:48Ils sont au vent debout
16:49après le report
16:50du match de Ligue 1
16:51contre le PSG.
16:52Bonjour Romarie Caillé.
16:54Bonjour.
16:54Ce match initialement prévu
16:56le 11 avril
16:57est en effet décalé,
16:58décalé au 13 mai.
17:00Oui,
17:00et ce midi,
17:01le report est sur
17:02toutes les lèvres
17:02dans l'un des QG
17:03des supporters Lenssois,
17:04le bar chez Muriel
17:05à une centaine de mètres
17:06du stade Bollard.
17:07Sylvain juge
17:08que le PSG
17:09prend trop de place.
17:10Dixième budget de Ligue 1,
17:11le RC Lens
17:12ne peut pas rivaliser
17:13selon lui.
17:15Je pense qu'ils font
17:16le boulot,
17:17le taf,
17:17mais on n'a pas
17:17l'équipe comme Paris.
17:18Et pourtant,
17:19ils demandent le report.
17:20Nous,
17:21on ne peut pas se permettre
17:22d'avoir trois équipes.
17:24Ce n'est pas du sport,
17:24c'est du pognon.
17:26Et tout est fait
17:27pour Paris.
17:28C'est sur le terrain
17:29que ça se raille.
17:29C'est sur le terrain.
17:30Une nouvelle date
17:31pour permettre au PSG
17:33d'avoir un week-end de repos
17:34entre les matchs
17:35à les retours
17:35de l'île des champions.
17:37Muriel s'indigne,
17:38le report va bousculer
17:39et déséquilibrer
17:40totalement la fin de saison
17:42des Lenssois.
17:43Ah oui,
17:43nous,
17:43on va avoir quatre matchs
17:44en une semaine
17:46dont deux matchs importants.
17:48On a quand même
17:49une demi-finale.
17:50La Coupe de France,
17:51nous,
17:51puis être qualifié
17:52en Champions League,
17:53ce sera un bon bon bonheur.
17:54On dérange peut-être,
17:55mais vous savez,
17:56on a eu le tour aussi
17:56en Coupe d'Europe.
17:58On a joué le jeudi,
17:59le samedi après-midi
18:01quand on est allé en Allemagne
18:02et le samedi après-midi,
18:03on joue à 17h30.
18:04Ils ne nous ont pas fait de cadeaux.
18:05On n'a rien demandé,
18:06nous.
18:06On n'avait pas demandé de repos,
18:07on n'est rien.
18:08On est fair play, quoi.
18:09Les supporters
18:10qui avaient pris leur place
18:11doivent se réorganiser.
18:13Le match se jouera en semaine.
18:15Il faut rappeler
18:15que l'Anse n'est qu'à
18:16un point d'écart
18:17du PSG
18:18au classement de secte
18:20Ligue 1.
18:21C'est donc ô combien important.
18:23On remercie beaucoup Romarique Caillé.
18:25La météo avec vous, Anthony.
18:27Et c'est gris
18:28donc pour cet après-midi
18:29sur un gros quart nord-ouest ?
18:31Exactement.
18:31En allant jusqu'à La Rochelle,
18:33Bourges et Reims.
18:34C'est donc un bon quart nord-ouest
18:35effectivement.
18:35Un ciel qui va même
18:36devenir totalement gris
18:37si ce n'est déjà fait
18:38sur la Bretagne,
18:39la Normandie,
18:40les Hauts-de-France
18:40et l'Île-de-France
18:41avec 2-3 gouttes
18:43près des côtes de la Manche.
18:44C'est déjà le cas actuellement
18:44sur la pointe du Finistère.
18:46Et puis ailleurs,
18:47profitez de cette belle amélioration.
18:48Un ciel souvent dégagé,
18:50un beau soleil
18:50sans giboulé aujourd'hui
18:52avec juste quelques passages nuageux
18:54sur le nord-est
18:55mais aussi vers l'Auvergne
18:56et les départements pyrénéens.
18:58Et on a toujours
18:58beaucoup de vent
18:59dans le sud-est
19:00et près de la Méditerranée.
19:01Un vent de nord-nord-ouest
19:03et donc notamment
19:03le Mistral et la Tramontane
19:05qui dépassent encore ce midi
19:06les 100 km à l'heure
19:08en rafale.
19:08Les températures
19:09très légères haussent
19:11mais ça reste frais
19:12pour la saison.
19:137 degrés seulement
19:14à Langues et à Saint-Etienne
19:15cet après-midi.
19:1610 à Lyon,
19:17à Grenoble et à Strasbourg.
19:1811 à Lille,
19:1912 à Paris et à Brest,
19:2113 à Marseille et à Biarritz,
19:2314 à Toulouse
19:24et jusqu'à 18 degrés
19:25ce sera pour Ajaccio.
19:26On détaillera bien sûr
19:27le programme du week-end
19:28dans quelques minutes
19:28mais d'un mot c'est...
19:30Alors d'un mot,
19:30demain c'est humide,
19:31gris
19:32et dimanche ça va mieux.
19:33Bon, très bien.
19:34Merci beaucoup Anthony.
19:36Amandine Bégaud,
19:37RTL Midi,
19:38les auditeurs ont la parole.
19:40Il est 12h53 sur RTL
19:42et on a choisi aujourd'hui
19:43de s'arrêter sur une maladie
19:44dont on parle trop peu
19:45et qui pourtant pourrit la vie
19:47de milliers de familles
19:48chaque année.
19:49Cette maladie,
19:49c'est l'anorexie.
19:50On estime qu'un à deux pour cent
19:52des adolescentes sont touchées.
19:54Ça touche essentiellement
19:55effectivement les filles
19:56ou les jeunes femmes.
19:57Bonjour Ouyana Bachelet.
19:58Bonjour.
19:59Et merci beaucoup
20:00d'être l'invité d'RTL Midi.
20:01Vous publiez
20:02« Des larmes et des os,
20:03huit ans de combat
20:04contre l'anorexie »,
20:05livre publié
20:06aux éditions Max Milo.
20:08Vous racontez votre histoire.
20:10Chez vous,
20:10l'anorexie,
20:11elle a débuté assez jeune,
20:12à l'âge de 12 ans.
20:13Vous allez perdre 18 kilos
20:15en six mois seulement
20:17pour ne peser plus que 38 kilos
20:18pour un mètre 65.
20:20Comment ça a commencé ?
20:22Ça a commencé
20:23parce que j'étais une jeune fille
20:24très perfectionniste
20:26d'un point de vue scolaire
20:27et sportif.
20:28J'ai participé
20:29à des sélections de basket
20:30auxquelles je n'ai pas été retenue.
20:33Et donc,
20:33j'ai souhaité perdre du poids
20:34pour améliorer
20:35mes performances sportives.
20:37Et au début,
20:38ça a commencé par un ou deux kilos
20:40et au fil d'elle,
20:41ça s'est enclenché.
20:42Je n'ai plus réussi
20:42à m'arrêter.
20:44Et très vite,
20:44vous le racontez,
20:45il y a cette petite voix
20:46qui prend le contrôle
20:48de votre vie,
20:48qui vous dicte
20:49chaque geste,
20:50chaque bouchée,
20:51chaque pas.
20:52Qu'est-ce qu'elle vous disait,
20:53cette petite voix ?
20:53Elle me donnait des ordres.
20:55Elle me disait
20:56que si je l'écoutais,
20:57tout irait mieux.
20:58Donc,
20:59ça a vraiment été
21:00très différent
21:01ce qui se passait
21:01dans ma tête
21:02à ce moment-là
21:03comparé à quand j'étais enfant
21:05ou à ce que je ressens
21:08aujourd'hui.
21:08Et donc,
21:09oui,
21:09c'était surtout punitif,
21:11c'était des ordres
21:12sur le sport,
21:13l'alimentation.
21:14Vous disiez faire des abdos
21:14le soir,
21:15des séries,
21:16des séries.
21:17Exactement,
21:17que si je ne faisais pas
21:18de sport,
21:20j'étais qu'une personne
21:21fainéante et grosse.
21:23Et pareil,
21:23pour les études,
21:25il fallait à tout prix
21:26que je sois parfaite
21:28à tous les niveaux.
21:28Vous allez finalement
21:29être hospitalisée.
21:31Ça a été très dur
21:31et vous le racontez.
21:33D'autant qu'à ce moment-là,
21:34finalement,
21:35c'est le sentiment
21:36que j'ai eu en vous lisant,
21:37vous n'avez pas du tout
21:37le sentiment
21:38d'être malade.
21:39Non,
21:40je n'ai pas réalisé
21:41de suite que j'étais malade.
21:42C'est vraiment venu
21:43avec les années,
21:44avec les thérapies.
21:45Et donc,
21:46j'ai très mal vécu
21:47l'hospitalisation
21:48en pédiatrie
21:48et surtout en hôpital psychiatrique
21:50parce que la voix
21:52à l'intérieur de moi
21:53s'affolait complètement.
21:54Je luttais
21:55pour ne pas
21:56me faire soigner,
21:57tout simplement.
21:58Vous allez y rester
21:59plusieurs semaines,
22:00vous en sortez,
22:00mais le combat,
22:01il n'est pas terminé,
22:02pas du tout même.
22:02Non,
22:04ça a duré des années.
22:05J'ai essayé
22:06de réintégrer
22:07un parcours scolaire
22:08classique
22:08et je n'ai pas réussi.
22:09Donc,
22:10j'ai été scolarisée
22:11par le biais du CNED
22:12pendant cinq ans.
22:13Et là,
22:14la maladie,
22:14c'est vraiment installé,
22:16c'est devenu chronique.
22:18Et ça s'est finalement
22:20effacé beaucoup plus tard
22:22lorsque j'ai eu
22:2318,
22:2419 ans.
22:26Comment allez-vous
22:26d'abord aujourd'hui ?
22:27Vous avez 25 ans aujourd'hui.
22:28Aujourd'hui,
22:29ça va beaucoup mieux.
22:30C'est justement pour ça
22:31que je souhaitais témoigner.
22:32C'est pour montrer
22:33qu'on peut vraiment
22:33retrouver un quotidien
22:35apaisé,
22:36très normal.
22:37Donc,
22:38aujourd'hui,
22:38ça va beaucoup mieux.
22:40Ouyana,
22:40vous le disiez,
22:42vous étiez une adolescente
22:43brillante à l'école,
22:45sportive,
22:46entourée d'une famille aimante.
22:48On sent à quel point
22:49vos parents,
22:49non seulement vous aiment,
22:51mais ont été présents.
22:52C'est eux d'ailleurs
22:53qui ont très vite compris
22:54votre maman.
22:54Alors que votre généraliste
22:56dit,
22:57bon non,
22:57c'est normal à cet âge-là
22:58de perdre un peu de poids.
23:00En plus,
23:00elle fait du sport,
23:01etc.
23:01Sur le papier,
23:02tout allait bien.
23:03Qu'est-ce qui fait
23:04que vous êtes tombée là-dedans ?
23:07Je pense que c'est vraiment,
23:08finalement,
23:09la maladie
23:10qui s'est installée
23:11et qui a pris le dessus.
23:13J'aurais pu commencer
23:14un régime
23:15et m'arrêter
23:16à un poids
23:17assez normal,
23:18bon pour ma santé.
23:20Et finalement,
23:20c'est vraiment ce trouble
23:21qui a fait
23:22que je n'ai pas su m'arrêter.
23:24Vous écrivez,
23:24ça a été une façon
23:25de me raccrocher
23:25à l'enfance,
23:26à l'aube de l'adolescence
23:27par la minceur du corps
23:28et du rappeur fusionnel
23:29aux parents.
23:30Je retardais ainsi
23:31un peu plus
23:32ma peur du changement,
23:33c'est ça ?
23:33Oui, c'est ça.
23:34Il y a eu plusieurs déclencheurs.
23:35Le sport,
23:36comme je disais,
23:37mais il y a aussi
23:37mes premières règles.
23:39j'ai très mal vécu
23:40la puberté
23:41comme beaucoup
23:41de personnes.
23:43Et donc,
23:44oui,
23:44le fait de me raccrocher
23:45à ce corps d'enfance,
23:46c'était assez rassurant
23:47pour moi.
23:48Et vous décrivez
23:48très bien ce combat.
23:50Vous allez rester avec nous,
23:51Yana Bachelet,
23:52parce qu'on va échanger.
23:53Je voulais absolument
23:54qu'on parle de ce sujet
23:55qui est difficile.
23:56C'est un...
23:57Très courageux de votre part
23:58de décrire tout ça.
24:01Je voulais qu'on échange
24:02avec les auditeurs.
24:03Si vous aussi,
24:03vous avez été victime
24:04ou vous êtes victime
24:05d'anorexie,
24:06ou si en tant que parents
24:08ou grands-parents,
24:08vous souhaitez prendre la parole,
24:09appelez-nous au 3210
24:11et au Yana,
24:11vous restez avec nous.
24:12Oui, tout de suite.
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