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  • il y a 9 heures
En compagnie de Jean Pierre Labouré, maire de 1983 à 1988, Jean Claude Marchandise, secrétaire général de mairie, tous deux reçus par Bruno Villain.

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Transcription
00:00Chers amis de Beffrovision, je suis très heureux de recevoir deux personnalités importantes que vous avez tous connues.
00:07Jean-Pierre Labouret, notre ancien maire qui était maire de 83-88, si je me trompe.
00:13Et puis Jean-Claude Marchandise. Alors Jean-Claude Marchandise, c'était le directeur général des services.
00:21Appellation nouvelle depuis 88.
00:24Secrétaire général.
00:26Et donc ça fait combien de temps que vous ne l'êtes pas vu ?
00:2937 ans au mois de juin. Il y a eu 37 ans au mois de juin qu'on ne s
00:33'est pas vu.
00:33Donc on va faire l'émission en deux parties. On va parler un petit peu de la ville, tout ce
00:37qui a pu être réalisé.
00:38Et puis je voudrais remercier Jean-Pierre Labouret parce que régulièrement, pour ne pas dire toutes les semaines,
00:45eh bien M. Labouret regarde les émissions sur Beffrovision, sur YouTube et Dailymotion.
00:50Oui, exactement.
00:51Et quand il y a quelque chose qui n'est pas passé, eh bien il appelle en disant « quand
00:55est-ce que je vais le voir ? »
00:57Alors M. Labouret, comment ça va ?
00:59Ah, au moins très bien. À Monton, bien sûr.
01:03Donc ça fait combien de temps que vous êtes sur Monton ?
01:0526 ans.
01:06Presque 30 ans.
01:07Presque 30 ans.
01:09Mais vous avez toujours gardé une vue de tout ce qui se passe sur le cato ?
01:15J'ai passé 26 ans de mon existence à le cato. D'abord chez Simons, bien sûr, qui a été
01:20un grand morceau pour moi. Et ensuite à la ville, où j'ai travaillé avec M. Marchandise.
01:26Et j'ai des souvenirs d'ailleurs, M. Marchandise, de trois souvenirs importants avec vous.
01:33Je suis élu le dimanche. Je n'étais pas encore maire. Et je dois vous rencontrer à l'hôtel de
01:40ville avant pour préparer le truc.
01:43Et bon, on a préparé le dossier. Et à la fin, vous m'avez dit – ça m'est resté
01:47marqué – « M. Labouret, je suis très ami avec M. Grimaldi.
01:53Je l'ai servi. Fortement. Et si demain, vous êtes maire, je serai votre service. » Et vous l'avez
02:03toujours été.
02:03Ben oui, c'était tout à fait normal. Le directeur général des services était l'autorité du maire, quel qu
02:10'il soit.
02:11Et je me souviens aussi que lorsqu'on préparait ensemble les conseils municipaux, etc., moi qui étais toujours, je me
02:19disais « Chut, ça, ça va faire mal. »
02:24Par exemple, les avenants du palais des sports qui passaient. Moi, je voulais les passer en bloc.
02:29Je me disais « Chut, par petits bouts, je conseille. Sinon, vous allez vous faire tuer. » Même par votre
02:34propre feu.
02:35Oui, bien sûr. Et dernier souvenir aussi avec vous, c'est que quand j'allais quitter mes fonctions de maire,
02:44vous êtes venus un soir dans mon bureau avec un petit paquet en me disant
02:51« M. le maire, je ne sais pas si vous serez à nouveau maire de notre ville, mais je vous
02:56encourage à lire ce livre. » C'était le Code des communes.
02:59Parce que qu'est-ce que j'ai eu comme frissons avec vous. Je l'ai toujours. Oui, oui. Le
03:06bouquin me l'avait tout le temps. Ah oui ?
03:09Alors, vous êtes arrivé en 83. Comment ça s'est passé ? Pourquoi venir se présenter aux élections municipales du
03:17catho ?
03:19Disons qu'à l'époque, j'étais engagé avec le député du coin. Et puis bon, tout doucement. Et puis
03:29il y a eu l'opération quand j'ai restauré les orgues.
03:33Ça fait peut-être un petit plus. Et puis tout doucement, vous savez, la politique, c'est ça. Je me
03:39suis laissé embarquer.
03:40Donc avec une bonne équipe ? Ah oui.
03:43Hervé Leriche ? Ah, je crois que M. Leriche et M. Leriche et Marchandise ont fait un...
03:51L'opposition, vous appelez les trois ailes. Ah oui ?
03:55Vous appelez le riche le dieu. Je sais que... Oui, revenez le dieu qui a succédé à M. Labeau.
04:02Oui, mais vous avez travaillé avec M. Leriche d'une façon formidable. Parce que moi, j'étais... M. Leriche, je
04:06me disais...
04:06M. Leriche occupait du personnel. Jean-Pierre, allez. Mais moi, j'irais avec vous les trucs.
04:11Donc chaque fois que je revenais d'une réunion, où il fallait des crédits pour ceci, pour cela, je vais
04:15regarder.
04:17Vous pouvez y aller, c'est fait. Je l'ai laissé. Il était... C'était une bonne équipe avec lui,
04:23c'est vrai. Et avec vous, d'ailleurs, en plus.
04:25Donc dès 83, vous vous êtes mis à faire les travaux. Moi, je me souviens, l'hôtel de ville, par
04:30exemple.
04:32Les salons.
04:33Tous les salons.
04:33Tous les salons.
04:34L'entrée, l'entrée, le salon...
04:38Le bureau du Herbst.
04:40Est-ce que le musée Matisse était encore...
04:44Non.
04:44Il avait déjà été...
04:45Le musée Matisse a quitté l'hôtel de ville 6-7 mois avant que j'arrive.
04:49D'accord.
04:50Du temps de M. Urimaldi.
04:51Donc l'hôtel de ville était libre. Et c'est pour ça qu'on pouvait restaurer intégralement tous les salons.
04:57Et on les a inaugurés avec Maurice Schumann un 18 juin de l'année 83.
05:04Il était sénateur à l'époque.
05:06Il était sénateur. Il est venu personnellement inaugurer...
05:10Inaugurer la salle de conseil, tous les nouveaux bureaux.
05:15Alors tout à l'heure, bon, on ne va pas forcément parler dans l'ordre.
05:19Le marché aux bestiaux.
05:20Ah.
05:21Le marché aux bestiaux qui tient toujours...
05:24Et d'après ce que je sais, un des plus beaux de France.
05:27Alors le marché aux bestiaux, M. Urimaldi avait eu la très bonne idée de l'enlever du centre-ville parce
05:32que c'était de l'amener là-bas.
05:34Parce qu'avant, c'était rue du marché aux chevaux. C'était vraiment au centre de la commune.
05:38Et du marché aux chevaux jusqu'à l'autre point.
05:41Oui. Et moi, mon travail, ça a été de continuer le travail de M. Urimaldi, de le faire couvrir.
05:48Parce qu'il y avait... C'était truc.
05:50On l'a couvert.
05:52Et c'est là qu'on a créé, je crois, la régie municipale autonome du marché aux bestiaux pour leur
05:57donner une certaine indépendance de gestion, etc.
06:00Et d'après ce que j'ai actuellement, il paraît que le marché aux bestiaux de Le Cato-Gambrési est
06:05un des plus beaux de France et des plus grands.
06:09Du nord de l'Europe, en fait.
06:11Oui. On a fait quand même une belle chose.
06:13Tout à fait.
06:14Alors, on parlait de M. Grimaldi.
06:16Vous aviez souhaité venir au studio de Beffrovision parce que vous êtes venu spécialement nous dire bonjour.
06:22C'est super gentil.
06:23Et vous aviez demandé à Jean-Claude Marchandise de venir.
06:26Il a répondu tout de suite.
06:27Et il y avait Roland Grimaldi qui, malheureusement, pour des raisons de santé, n'a pas pu venir.
06:32Mais je crois qu'on peut le remercier.
06:34Ah oui. Et d'ailleurs, je le rencontrerai demain matin à 10h.
06:37D'accord.
06:37Chez lui.
06:38D'accord.
06:39Bon, on en reparlera dans la deuxième partie parce que finalement, même si vous avez eu des heurtes au départ,
06:44mais après, vous avez travaillé main dans la main pour sauver Simons.
06:47Pour Simons.
06:47Pour sauver Simons.
06:49Le palais des sports, c'est un joyau qui est utilisé tous les jours.
06:56Est-ce qu'on pourrait parler un petit peu de la mise en place, l'achat par la commune ?
07:04Autant, je me souviens de ce marchandise pour un truc.
07:08D'abord, il y avait cette friche immense en plein centre-ville.
07:14Et les propriétaires Cédoux à l'époque avaient fait une proposition à la ville en disant, voilà, tant.
07:22C'est une certaine somme d'ailleurs.
07:25Et je me souviens qu'à l'époque, quand ils sont venus me voir, je leur ai dit, écoutez, messieurs,
07:29moi, je suis industriel comme vous.
07:31Je peux vous dire que lorsqu'une usine s'arrête, qu'elle ne produit plus, elle vaut zéro.
07:35Bon.
07:36Et entre-temps, quelqu'un qui a travaillé avec nous, avec vous et moi, M. Gaber, formidable, il revient d
07:43'une réunion à l'île.
07:44Il revient d'une réunion à l'île, il vient dans mon bureau, il me dit, M. le maire, il
07:48y a une opportunité formidable, le FEDER.
07:51C'est quoi ?
07:52C'était nouveau.
07:52Ah, c'était pressant.
07:54Et alors, il fallait une ville, une friche industrielle, industrielle, textile ou sidérurgique abandonnée, un projet municipal collectif et que
08:09la ville devienne propriétaire.
08:10Et avec ça, on pouvait accéder à des... Et je suis allé à l'île avec M. Gaber, etc.
08:16C'était un peu, prends quelle année ?
08:1980... Non, pardon. 85, 86.
08:23Et on a monté un dossier.
08:24Mais nous étions déjà créés.
08:26Donc c'est, à mon avis, après 96.
08:27Et je peux vous dire qu'à l'époque, nous avons été la première ville du Nord à obtenir des
08:33crédits du FEDER.
08:34Parce que notre dossier était bien monté.
08:36Et j'avoue que le grand artisan de ça, c'était M. Gaber.
08:40Il s'était passionné là-dessus.
08:42Et vraiment, avec vous, etc.
08:44Tous les trois, on a monté un beau dossier, là.
08:46Il y a eu beaucoup de boulot sur ce dossier.
08:49J'ai forcément du travail pour monter le dossier FEDER.
08:52Oui, oui, oui, oui.
08:53C'était pas...
08:53C'était pas une mince affaire.
08:54Alors moi, je me souviens, parce que j'étais gamin à l'époque, je me souviens, une fois que vous
08:59aviez acheté, je pense que j'étais avec mon père Gaston pour faire des photos.
09:04Et M. Labouret a dit, on commence les travaux dès cet après-midi.
09:08Il faut abattre les murs, etc.
09:10Et M. Marchand dit, attention, attention, il y a des demandes de marché public.
09:16On n'a pas encore fait une demande de travaux.
09:18Et puis il y a des demandes de subventions à faire.
09:20Oui, bien sûr, oui.
09:21Parce que vous étiez du style pressé.
09:25Oui, je sais.
09:27Mais vous êtes toujours bien entendu.
09:29Oui, mais c'est-à-dire que...
09:31Bon, j'étais là...
09:32Il me calmait.
09:33Pour le conseiller, surtout.
09:35Oui, exact.
09:36C'était un peu son conseiller administratif, entre guillemets.
09:39Puisqu'au moins, j'avais la maîtrise du métier que M. Labouret n'avait pas.
09:44Non, exact, exact.
09:46Mais je peux vous dire que ce dossier, ce beau palais des sports que vous avez ici, qui est un
09:51des plus beaux du coin,
09:53il a coûté, à l'époque, sur les finances de la ville de Locato-Gamboisie, la valeur d'une petite
09:59salle de sport.
10:00Puisqu'on a reçu des subventions du FEDER, de la région, du département.
10:06C'est vraiment été... Et vraiment, on a passé un beau dossier, là.
10:10Et aujourd'hui, on dirait même qu'il est trop petit, parce qu'on s'en sert tous les jours.
10:14Ah ben, c'est bien.
10:16Un autre domaine important, la zone industrielle.
10:19Alors, on ne va pas parler de la zone industrielle, Faubourg-de-Cambray,
10:23mais à votre époque, on avait déjà prévu le contournement, puisqu'on en parlait depuis plus de 40 ans.
10:28Oui, oui.
10:28Et vous, vous étiez dit, le jour où la déviation sera faite,
10:35eh bien, il faut absolument mettre en place une zone industrielle, donc, route du Pomeroy, route de Basuel.
10:41Quand je voyais ce qui se passait à Caudry, que Locato, on n'avait pas de zone industrielle,
10:45alors que Caudry, on avait des pas mal, c'est là que l'idée m'est venue qu'il fallait
10:49en créer une.
10:50Alors, l'opportunité à l'époque que nous avons eue, c'est que le Bureau d'aide sociale de la
10:54ville
10:55possédait des hectares de terre dispersés sur tout le territoire,
10:59et on a regroupé, on a discuté avec les cultivateurs, il y avait des réunions pas faciles.
11:06En plus, on avait la chance d'avoir le POS en révision,
11:10le remembrement aussi, qui était en révision aussi, c'était formidable.
11:14Donc, on a fait des échanges, on a demandé de disposer pour la ville de cette zone-là,
11:20et en échange, la ville donnait partie sur toute la ville, des terrains en échange.
11:25Et c'est là qu'on a immédiatement, parce que j'étais conscient qu'une zone industrielle
11:31qui n'est pas viabilisée, elle n'est pas vendable.
11:33Et c'est pour ça qu'on a engagé immédiatement en travaux d'assainissement,
11:36le gaz, l'électricité, la voirie, et en définitif, on a même fait une usine-relais dessus.
11:43Une usine-relais.
11:44Une usine-relais.
11:45Ah oui ? Qu'on l'a construit avec la ville.
11:48Et qui marche toujours, d'ailleurs.
11:50Elle est toujours en route, on le volet.
11:54Que de souvenirs ? Alors, elle est en pleine expansion.
11:58Je ne sais pas, vous le savez mieux que moi.
12:00Vous n'avez pas été faire un petit tour encore ?
12:01On ira peut-être après.
12:04Donc, vous aviez une usine qui s'est installée, mais qui n'est plus là.
12:09Les services techniques, maintenant, se sont installés là.
12:11Ah, peut-être, oui.
12:11Mais à côté, maintenant, je vous apprends que la caserne des pompiers va venir s'installer là.
12:15Mais il y a deux autres projets.
12:17Il y a plusieurs établissements qui sont prévus.
12:20Et donc, finalement, les travaux que vous avez mis en place à l'époque,
12:23eh bien, ils vont se réaliser aujourd'hui.
12:25Vous devez être fier.
12:28Oui, ça me fait plaisir.
12:29Parfois alors.
12:31Au niveau culture, un gros point, la bibliothèque médiathèque.
12:37Alors, la bibliothèque médiathèque, M. Grimaldi avait bien lancé des travaux.
12:42Il avait déjà acheté des bâtiments.
12:44Donc, c'est l'ancienne Banque de France.
12:45L'ancienne Banque de France.
12:46Il fallait continuer à, je crois, aménager le premier étage.
12:51Le deuxième où était logé le receveur, etc.
12:55Et puis, les sous-sols aussi.
12:58Voilà, qui n'étaient pas utilisés.
12:59On a fait une salle de danse pour les cours Lucie Rollin.
13:02Tout à fait.
13:03On a installé aussi le conseil des prud'hommes au sous-sol.
13:06Je ne sais pas si vous vous souvenez.
13:07Enfin, bon.
13:08Non, j'ai continué le travail par M. Grimaldi, quoi.
13:12Tout à fait.
13:13Et c'est quand même un beau bâtiment aujourd'hui.
13:14Ben, tout à fait.
13:15De toute façon, il sert de...
13:17Il sert.
13:18Il sert.
13:19Il sert.
13:19Toutes les permanences.
13:21On a même maintenant un médecin au haut de chaussée.
13:23Oui, mais en plus, il y a un cabinet médical.
13:26Ah oui.
13:27Avec trois docteurs actuellement.
13:31Les bâtiments importants, le Beffroi, qui a été rénové, vous l'avez vu.
13:36Oui, j'ai vu.
13:37Et vous me disiez tout à l'heure, en montant cette vue avec le Beffroi et puis la Bastiale.
13:43C'est magnifique.
13:44Et donc, les orgues, on en a parlé tout à l'heure.
13:47Avant d'être maire, finalement, vous étiez dans cette association qui a œuvré pour la remise en route des orgues.
13:54L'histoire des orgues, c'est que quand nous sommes arrivés au catho en 1971, ma femme est musicienne dans
14:01notre famille, ils sont tous musiciens.
14:03Quand le dimanche, j'allais à la messe et que je passais sous ce Beffroi, c'est pour les orgues,
14:07je trouvais que c'était un peu dommage.
14:09Mais comme il y avait un petit orgue à droite du cœur, un beau jour, j'ai demandé comment se
14:14fait-il que ces orgues soient magnifiques.
14:17On m'a dit que ça fait 25 ans qu'elles sont arrêtées.
14:21Et c'est là que j'ai eu l'idée, avec M. Durin, qui était le pharmacien, de dire...
14:25Lucien Durin.
14:26Lucien Durin.
14:27On va faire quelque chose.
14:29Et c'est là que j'ai créé le comité pour la restauration des orgues et de mise en valeur
14:34de la Bastiale Saint-Martin.
14:35Il faut le faire.
14:36Et on a fait des spectacles, des repas.
14:41On a commencé...
14:43Pour récupérer des fonds.
14:44Bien sûr, oui.
14:46On a fait venir un...
14:49Comment on appelle ça ?
14:50Un facteur d'orgue.
14:52Qui les a...
14:53M. Guérier.
14:54M. Guérier.
14:55Ah, vous avez une bonne mémoire.
14:57Et je me souviens que le premier travail qu'il a fait, tenez-vous bien,
15:02c'est quand ils démontaient les tuyaux, enlevaient toutes les chauves-souris crevées dedans.
15:08Les tuyaux étaient bourrés, bourrés, parce qu'elles étaient complètement infestées de...
15:13D'ailleurs, après, avec les services de la ville, on a fait une opération de désinfection, parce que bon...
15:17Enfin, bref.
15:18Et donc, les orgues ont été restaurées.
15:21On les a fait protéger avec un filet au-dessus pour qu'il n'y ait plus de chauves-souris,
15:25s'il y en avait.
15:27Et il restait une petite facture que le comité n'avait pas réussi à couvrir.
15:34Et comme je suis devenu maire de la ville...
15:37On a passé ça pour...
15:39On a passé la facture à la ville.
15:41Et avec une bonne opération formidable, c'est que la ville, à l'époque, a signé un contrat d'entretien
15:46permanent.
15:48Et ce qu'il fait, c'est qu'aujourd'hui, elles sont toujours là.
15:51Parce que c'est ça, le problème des orgues.
15:52C'est qu'il faut que tous les ans...
15:54Et je crois que là, actuellement, c'est toujours comme ça.
15:56C'était une des plus grandes façons de les sauver.
16:00Les sauver définitivement.
16:02Parce que sinon, aujourd'hui, elles seraient à nouveau abandonnées.
16:04Non.
16:05Ah, c'était une belle opération.
16:06Alors, quelle impression ça vous fait, justement, de passer devant la Bastiale,
16:10de voir qu'il y a eu beaucoup de travaux, tout n'est pas encore terminé ?
16:14Je crois que vous avez rendez-vous bientôt avec le prêtre pour faire le tour.
16:21Mon souvenir que j'en ai, c'est qu'au niveau de la Bastiale,
16:26les grands travaux que je me suis personnellement occupé quand j'étais maire,
16:30c'est refaire toute l'électricité.
16:32Parce que c'était une électricité qui datait de 1914-1918.
16:37C'était des lampes qui pendaient.
16:39Et avec M. le chère, l'abbé, d'or...
16:43De dons bouchés.
16:45Donc bouchés.
16:46Je me souviens que nous avons passé des soirées avec lui.
16:49L'entreprise était là.
16:51On voulait que ce soit éclairé sans voir les projecteurs.
16:55Et je crois que ça l'est toujours, d'ailleurs.
16:56Enfin, maintenant, ça a peut-être été modifié.
16:57C'est en train de changer avec des lèvres, maintenant.
16:58Oui, oui.
16:59Mais sinon, on a fait refaire la sacristie.
17:04On a fait aussi une chapelle, à la fin, derrière, pour protéger les objets de valeur.
17:08Tout à fait.
17:09Je ne sais pas si elle existe toujours.
17:10Elle existe toujours, parce qu'il y avait eu un cambriolage.
17:13Et puis après, on est protégé.
17:15Parce qu'ils ont, ici, à l'église du château, ils ont la croix de Fenelon, qui est un truc
17:21historique, qui est toujours ici, je pense.
17:24Non, je ne crois plus.
17:26Elle aurait été volée ?
17:26Je ne sais pas.
17:27Non, je pense qu'elle a été mise de côté.
17:31Protégée, on va dire.
17:35Sur toutes ces années...
17:37On a fait le parking autour.
17:38Ah oui.
17:38L'espace Saint-Martin, c'était un terrain fou qui ne servait à personne.
17:45D'ailleurs, pendant qu'on parle, Cécile montrera des images.
17:48Alors moi, je regrette un petit peu cette chose, parce que je m'occupais des scouts, et on avait un
17:53terrain qui était magnifique, avec le local qui nous servait.
17:57Et finalement, je me souviens un jour où vous êtes venu chercher Jean-François.
18:02Et puis, quand vous avez vu un petit peu tout cet ensemble, vous vous êtes dit, on va pouvoir faire
18:08quelque chose.
18:09Et vous avez réussi, avec l'évêché, à récupérer une partie...
18:14Vous vous souvenez, ça n'a pas été facile.
18:15...autour de l'église, pour aller de la rue Jean-Jaurès à monter sur le parking de l'espace Saint
18:21-Martin.
18:21Ça n'a pas été facile.
18:22Comment ça s'est passé ? Vous vous en souvenez ?
18:24Oui, oui, oui. C'était le oiseau bleu.
18:27Oui.
18:27Oui, voilà.
18:28Mais le passage, apparemment, avec l'évêché, ça n'a pas été simple.
18:32Non, d'ailleurs, on avait proposé à l'évêché d'acheter le terrain, etc.
18:40C'est un voyant phytéutique.
18:41Oui, alors après, un soir, vous êtes venu dans mon bureau, disant, monsieur le maire, regardez, réponse de l'évêché,
18:47c'est niette.
18:49Ah ! Dans la semaine, j'ai foncé à Cambray.
18:53J'ai foncé à Cambray chez l'archevêque, qui était Mgr Delaporte, en lui disant, c'est quand même dommage.
18:58J'ai l'intention avec la ville de valoriser, de mettre en valeur tout l'extérieur de l'Église, de
19:04faire quelque chose de bien.
19:05En plus, je suis catholique, pratiquant, vous le savez.
19:08Et l'évêché s'y oppose.
19:10Et je me souviens de lui avoir dit, écoutez, ce n'est pas compliqué, un an et un jour, le
19:16poste est en révision.
19:17Donc le plan d'occupation des sols.
19:19Voilà. Aujourd'hui, c'est le PLU.
19:20PLU.
19:21Eh bien, on récupère les terrains.
19:22Et puis 15 jours après, on a reçu une lettre, qu'ils acceptaient un bail en phytocytique.
19:2899.
19:30Ah, je me souviens de tout ça.
19:31Donc c'est pour ça que finalement, on a cet espace, ces parkings qui servent beaucoup, parce qu'il y
19:35a beaucoup de difficultés à se stationner.
19:37Et qui mettent en valeur l'Église.
19:38Et l'Église est mise en valeur. Tout à fait.
19:40Et qui permettent de se promener, de faire une liaison entre le bas et le haut.
19:43Tout à fait.
19:46Alors, M. Marchandise, on va vous laisser un petit peu la parole. Sur toutes ces années, qu'est-ce qui
19:50vous a marqué de plus de travail que M. Labouré ?
19:53Vous pouvez parler, il n'écoute pas.
19:55Qu'est-ce qui m'a marqué le plus ? Je dirais son intransigeance. Son intransigeance sur le fini des
20:06choses. Il fallait que ce soit au carré.
20:10– Mais avec cette difficulté de l'obligation administrative du suivi des dossiers.
20:19– Parce qu'entre le privé et le public, il y a vraiment un gouffre.
20:24– Il y a un gouffre. Il y a un gouffre à cause du code des marchés publics.
20:27– Moi, j'étais plus sur le privé.
20:28– Et vous étiez forcément sur le privé. Quand vous aviez décidé quelque chose dans votre boutique, on pensait que
20:34ça se faisait.
20:35– Mais là, il fallait passer. Quoique, vous avez quand même un conseil d'administration.
20:41– Oui, oui.
20:42– Mais bon.
20:43– C'est les seuls souvenirs ? Un souvenir piquant, allez.
20:47– Réfléchissez.
20:48– Un souvenir piquant ? Eh bien, c'est le jour où il y avait l'élection qui devait avoir
20:57lieu, l'élection prud'homale.
21:01Et M. Labouret n'était pas inscrit sur la liste électorale pour voter au prud'hombe en tant que membre
21:12du privé.
21:13– Bien sûr.
21:13– Mais il fallait être inscrit sur une liste électorale.
21:16– Donc qu'est-ce que vous avez fait ?
21:19– L'employé qui s'occupait à l'époque des listes électorales, c'était M. Balédan, qui est malheureusement décédé
21:27depuis.
21:28M. Balédan avait dit, vous faites pas chagrin, je vais vous inscrire. C'est réglé. Boum.
21:33– Donc comme ça, parce qu'il ne pouvait pas les voter.
21:35– Mais il y a eu une fuite. Parce que M. Labouret, au conseil municipal, qui avait lieu la semaine
21:43d'avant ou la semaine d'un moment-là,
21:45il m'a dit, les élections municipales, ça y est, c'est réglé. On m'a inscrit d'office.
21:51– Alors du coup, l'opposition, une conseillère d'opposition a téléphoné au juge du tribunal de Cambrai,
22:01n'est plus d'office, au juge du tribunal. Et il a fallu qu'elle prenne un arrêté de...
22:09Comme quoi M. Labouret était bien inscrit sur la liste électorale pour voter.
22:16Ça, c'est la première fois que je lui ai dit, M. Labouret, vous avez agi comme un gamin.
22:25– Alors un autre souvenir, M. Marchandise, on va parler de mariage.
22:29– Oui, c'est lui qui a fait mon mariage, le dernier mariage de son mandat de mère, le jeudi
22:3716 juin, 5h du soir.
22:40– Ah, quelle mémoire !
22:40– Bah oui, la date de mon mariage, je m'en souviens quand même.
22:43– Et je partais en voyage de noces le dimanche qui suivait, dimanche après-midi, à l'île Maurice,
22:54puisque mon épouse est mauricienne.
22:57– On lui fait un petit coucou d'ailleurs ?
22:58– On peut faire un petit coucou à mon épouse, bien sûr.
23:02Et à ce moment-là que M. Labouret, j'ai revu pour la dernière fois M. Labouret, il y a
23:11donc 37 ans.
23:13– M. le maire s'en va, et bien sûr, c'est l'occasion, comme nous vous l'avions déjà
23:17dit, de nombreuses cérémonies d'adieu.
23:19Les émotions de ce départ ont été vécues et partagées sur place par nos reporters.
23:25– Oui, lundi soir, c'était les employés municipaux qui faisaient leurs adieux à M. le maire.
23:30Au cours d'une sympathique manifestation qui s'est déroulée dans le salon d'honneur de l'hôtel de ville,
23:36ils ont remis à M. Jean-Pierre Labouret un écusson en bronze et laiton,
23:41représentant les armoiries de notre ville.
23:44Puis, comme de coutume, l'Assemblée fut conviée au traditionnel vin d'honneur
23:49auquel notre vaillant caméraman Pierre Margueret n'a pas manqué de participer.
23:53Et de son propre aveu, il a bu trois coupes.
23:56– Oui, que vous aviez, dirons-nous, l'égalité de vos défauts.
24:13L'égalité de vos défauts parce que vous êtes un homme du privé.
24:19Vous me disiez toujours, dans le privé, c'est comme ça, et moi je vous répondais dans le public,
24:24où malheureusement nous nous sommes tenus par un encadrement de texte, par un encadrement de contrôle,
24:30par un encadrement de tutelle, non pas de tutelle réfectorale, puisqu'elle avait tombé,
24:36il s'offre actuellement par la loi du 9 mars 82, mais par une tutelle beaucoup plus insidieuse,
24:41celle des finances, par l'intervention des champs régionales des comptes,
24:45et de notre comptable qui, lui, ne faisait également qu'appliquer des textes et couvrir sa responsabilité.
24:54À savoir, les armoiries de la ville faites à votre attention par l'ensemble du personnel.
25:12Écoutez, madame, vous qui avez été, dirons-nous, parce que un homme sans un appui,
25:22ou de soi conjoint, sans le secours, dirons-nous quelquefois,
25:26j'ai déjà rencontré monsieur le maire quelquefois où il y avait des problèmes en disant,
25:29qu'est-ce qu'ils, hein, qu'est-ce qu'ils peuvent me faire, excusez-moi l'expression, suez, hein,
25:37vous avez, je pense, par votre gentillesse, par votre sourire, su collaborer,
25:43et je pense que vous-même, madame Lamouré, et monsieur le maire,
25:48avons eu de bons contacts sur ces cinq appels.
25:51Et au titre, si vous voulez cette amitié, permettez-moi, au nom du personnel communal,
25:56de vous offrir cette composition florale. Merci.
26:04Dieu de mes principaux collaborateurs, mes adjoints,
26:08vous êtes un peu les salariés d'une entreprise.
26:12Simplement, c'est que cette entreprise s'appelle la ville du gâteau d'en Brésil,
26:15c'est-à-dire une collectivité locale.
26:18Vous savez que, par le passé,
26:21je ne parle pas du passé du gâteau, mais par le passé en général,
26:24on a souvent assimilé, et je dis que c'est pas une bonne chose, d'ailleurs,
26:30les fonctionnaires municipaux comme les gens que les élus politiques plaçaient,
26:40suivant le temps où ils passaient au pouvoir,
26:43placer leurs amis pour leur faire plaisir,
26:46par courant politique,
26:48parce que c'était comme ça.
26:49Et c'est vrai que,
26:51et je le dis aussi bien dans les collectivités, autant à droite qu'à gauche,
26:55cela s'est fait pendant de longues années,
26:57une période où on ne comptait pas,
26:59et on créait des postes,
27:01parce qu'ils allaient faire plaisir à ses amis.
27:03Mais je crois que, aujourd'hui,
27:05en 1988,
27:07vous êtes tous conscients
27:08que servir une collectivité
27:12publique,
27:13une ville,
27:14comme le cas de Cambrosi,
27:16ce n'est plus,
27:17ce ne sont plus des emplois de favoritisme,
27:20c'est une responsabilité,
27:22c'est une fonction,
27:24c'est un poste important,
27:27un poste de travail,
27:28au service d'une entreprise,
27:31entreprise qui est tout simplement,
27:32et bien les habitants de cette collectivité.
27:35Et si, vous savez,
27:37on dit souvent que les gens indispensables
27:38pour tout ce cimetière,
27:40et bien les maires, c'est pareil,
27:42ils passent,
27:42et ils s'en vont,
27:44il y aura toujours des maires au cas de Cambrosi,
27:46mais en général,
27:47lorsqu'ils passent,
27:47il y a autour d'une équipe.
27:49Cette équipe,
27:50je vous la laisse,
27:52ce sont des collègues de procès principale,
27:54je dirais que tout ce que j'ai pu réaliser ici,
27:57avec vous,
27:58je l'ai fait aussi avec eux.
28:00Personne ne travaille jamais seul,
28:03surtout lorsqu'on s'occupe de la vie publique.
28:05Donc,
28:07j'ai grande confiance en eux,
28:08et je pense que
28:09tout ce que nous avons commencé ensemble,
28:12pour les cathésiens et les cathésiens,
28:14tout ce que,
28:16ces choses auxquelles vous avez participé,
28:18et bien cela continuera,
28:20et tout ce que je peux vous demander,
28:22et bien faites votre confiance,
28:24je crois que votre confiance est bien placée,
28:26et je souhaite que,
28:29autant pour vous,
28:30que pour la vie du catégor Brésil,
28:31et quand je dis pour vous,
28:33vous êtes vieillis à l'avenir de la ville,
28:35j'ai toujours dit que,
28:37si cette ville réussit à se redévelopper,
28:40à retrouver une nouvelle vie économique,
28:43et je crois qu'on est mis parti actuellement,
28:45et bien la vie publique,
28:46la collectivité,
28:47deviendra de plus en plus riche,
28:49et je crois que c'est aussi votre intérêt.
28:51Alors,
28:52j'ai essayé personnellement,
28:54souvent on m'accusait d'être,
28:57de vouloir un peu être engrueilleux,
28:59pour la vie du gâteau,
29:00c'est vrai,
29:00c'est vrai que je l'ai été,
29:02j'ai toujours voulu porter très haut le renom de cette ville,
29:04parce que,
29:05j'avais l'impression que pendant de nombreuses années,
29:08bien avant,
29:09on avait considéré qu'on était ici une petite ville,
29:11et puis qu'on avait resté une petite ville,
29:13et puis c'était comme ça.
29:14Alors, ce que j'ai voulu apporter,
29:16c'est faire comprendre,
29:18qu'une ville de 9000 habitants,
29:19c'était une ville importante,
29:21et lorsqu'on a un passé,
29:23aussi riche,
29:24que la ville du gâteau de Cambroisie,
29:26eh bien,
29:26on pouvait l'utiliser,
29:28et je crois que le gâteau de Cambroisie,
29:30eh bien,
29:31dans cet arrondissement de Cambroisie,
29:33ce sera demain une ville qui compte à Cambroisie.
29:38Alors, monsieur Labouré,
29:39on parlait de son épouse,
29:40la vôtre d'épouse,
29:41elle vous a toujours suivi ?
29:43Ah ben, elle est toujours là, oui.
29:44Elle est toujours là ?
29:45Oui, oui,
29:45et dans les hauts et les bas.
29:47Les moments difficiles,
29:48les moments faciles de la vie.
29:49C'est ça qui est important ?
29:50C'est ce qui fait, oui,
29:52la richesse d'un couple.
29:52Alors, par contre,
29:53quand vous êtes parti sur Menton,
29:55finalement,
29:56vous avez abandonné la vie politique.
29:58Mais elle, je pense que...
30:00Moi, j'ai totalement abandonné.
30:02Je n'avais pas envie de recommencer.
30:02Pourtant, j'étais sollicité là-bas.
30:06Mais c'est l'époque où
30:09les listes politiques municipales
30:11avaient besoin de femmes.
30:13et quand M. Jean-Claude Guibald,
30:17maire de Menton,
30:19m'a demandé,
30:20j'ai écouté,
30:20moi, il n'y en a pas question,
30:22je n'ai plus envie de recommencer,
30:23mais si mon épouse le souhaite,
30:24elle peut aller avec vous.
30:25Et mon épouse est allée,
30:26elle est devenue
30:27conseillère principale déléguée de Menton.
30:29S'occuper du tourisme,
30:31la culture,
30:33les écoles, etc.
30:34Ça lui allait très bien.
30:35Ah ben oui.
30:37Et elle a même marié notre fils.
30:39Ah, ça c'est beau ça.
30:41Jean-François le premier.
30:42Jean-François, l'aîné.
30:43L'aîné qui, donc,
30:44ils ont vécu sur le cateau,
30:46hors route de Guise.
30:47Oui, lui, oui.
30:49Par contre, Mathieu...
30:51Mathieu un petit peu.
30:52Ah non.
30:52Une année.
30:53Une année.
30:55Je me souviens d'un accident
30:57dans la piscine d'ailleurs.
30:58Ah oui.
30:59Le jour où j'ai inauguré
31:01la foire commerciale,
31:03Jean-François,
31:04on avait vidé la piscine.
31:05Parce qu'on avait une piscine là-haut.
31:06On l'avait vidé.
31:07Et il est tombé,
31:07la tête en arrière.
31:08Je m'en souviens
31:09comme si c'était hier.
31:11Eh oui.
31:12On va terminer
31:13cette première partie.
31:14Je vous remercie beaucoup
31:15d'être venu,
31:16d'avoir fait le trajet
31:17sur le cateau.
31:19Merci beaucoup.
31:20Un petit mot
31:20aux téléspectateurs
31:21pour terminer ?
31:23Que j'ai des très bons souvenirs
31:26de ce que j'ai vécu ici.
31:29Merci.
31:29Merci.
31:31Merci.
31:32Merci.
31:33Merci.
31:33Merci.
31:33Merci.
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