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Retrouvez notre soirée spéciale "Municipales : la politique toujours plus violente ?", présentée par Maxime Switek, ce mercredi 25 mars 2026, sur BFMTV
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00:00Mais l'actualité ce soir, c'est aussi cette violence, violence verbale, parfois physique, qui s'est déchaînée ces derniers
00:06jours dans un certain nombre de villes qui viennent de changer de majorité, de changer de maire.
00:10Avec, on va vous montrer les images, des maires sortants, sifflés, hués, insultés, parfois bousculés et obligés pour certains d
00:18'être protégés par des policiers.
00:20On a quasiment ce soir une dizaine d'exemples.
00:22Avant d'accueillir nos invités, regardez justement ces images. On vous parle là des villes du Blanc-Ménil, de Creil
00:29et de Venvel.
00:44Rappelez-vous tout le mal que vous avez fait, Jean-Claude, au revoir. Au revoir.
00:49Voilà, c'est ché, ils veulent taper l'ancien nom.
00:53Allez, sors de là, arrache ta mère !
00:57Tu nous as trop fait la misère !
00:59Allez, tu t'es là !
01:01Et on va en parler de cette ambiance délétère avec vous, Mickaël Taverne. Bonsoir, député Rassemblement National du Nord, ancien
01:07policier.
01:07Avec nous également, Daniel Simonnet. Bonsoir, député L'Après de Paris.
01:12Et avec vous, Laurence Saillet, bonsoir.
01:13Vous avez été député européenne pour le parti des Républicains. Avec moi également, Guillaume Daré et Yves Tréhard, que je
01:20suis ravi de retrouver ce soir.
01:21Laurence Saillet, comment vous réagissez face à ces images que l'on vient de voir ?
01:24Alors, je suis choquée, stupéfaite. Je ne me souviens pas, alors peut-être qu'il y a eu des antécédents,
01:29mais en tout cas, ils n'ont pas été montrés, d'une telle violence, d'un tel mépris.
01:33Il faut se rappeler que le maire, c'est quand même l'élu le plus respecté, le plus dévoué, le
01:37moins bien considéré et payé.
01:40Et de s'en prendre comme ça à des gens qui ont donné leur vie pendant six ans, tout au
01:44moins, qui se sont engagés.
01:45Derrière tout ça, il y a des familles. Et dans les images, vous auriez pu aussi rajouter les images de
01:49Rachida Dati.
01:50C'est vrai.
01:50Parce que vous savez, moi, qui l'ai soutenu, comme vous le savez, déjà la défaite est toujours difficile, mais
01:56quand j'ai vu ces images, j'avais le cœur brisé.
01:58Comment peut-on aller devant une permanence, aller chercher un candidat qui sort, je vais dire une femme, ce n
02:06'est pas parce que c'est une femme, mais je trouve que les images rendent encore plus.
02:10Et comme ça, hurler et essayer, c'était même assez brutal et violent.
02:16Mais la responsabilité, elle est certes collective, mais c'est aussi la responsabilité des politiques qui hystérisent le débat.
02:23Je vais juste vous dire une chose.
02:24Pendant cette campagne, on a été traité, par exemple, de raciste, de facho pendant toute la campagne.
02:28Bien sûr que ça hystérise le monde.
02:30Deux jours avant l'élection, M. Béliard faisait un post Instagram pour dire que Rachida Dati était raciste.
02:37Est-ce que vous pensez que ça n'amène pas des gens dans la rue à dire qu'on a
02:41fait un front républicain contre les racistes ?
02:43Rachida Dati, raciste. Là, je parle d'elle en particulier parce que je l'ai vécue de l'intérieur.
02:47Même moi, d'être traité de fasciste et de raciste, quand vous connaissez mes combats, si vous voulez, pardon.
02:51Donc, c'est aux responsables politiques de baisser la pression.
02:54C'est la même pression qu'il y a sur les journalistes.
02:56Il faut arrêter ça.
02:58Parce que là, on est dans une attitude de fascisante.
03:01On veut réduire l'opposant au silence.
03:03C'est ça que ça veut dire.
03:05Là, ça veut dire, c'est nous, on est là, vous n'existez plus et vous ne devez plus vous
03:09exprimer.
03:10Et ça vient de la gauche.
03:13Bien sûr. Est-ce que vous avez vu des exemples qui venaient de la droite ?
03:16Avant les municipales, on a vécu des campagnes présidentielles, notamment.
03:20Je me rappelle à l'époque, notamment pendant la primaire de Nicolas Sarkozy, à l'époque, les journalistes, parfois, se
03:25faisaient huer.
03:26Donc, il n'y a pas de, si j'ose dire, de jaloux de ce côté-là.
03:29Vous savez que j'ai toujours déjà remarqué, ce sont des élus de gauche qui ont engendré ces réactions de
03:37militants de gauche.
03:38Il peut toujours y avoir une exception.
03:40Mais on voit bien l'ambiance, quand même, que ça peut, si vous voulez, amener.
03:44Avec des colibés et des insultes qui ne visent pas que des candidats de droite.
03:49Qui visent aussi des socialistes, notamment à Saint-Denis. C'est le cas.
03:54Mathieu Annotin, le maire sortant, effectivement.
03:55On verra les images de Mathieu Annotin dans un instant, le maire sortant du côté de Saint-Denis.
03:58Et vous allez pouvoir répondre, Daniel Simonnet, évidemment.
04:01Simplement, sur le côté, ça vient forcément de la gauche.
04:03Je me souviens, il y a quelques jours, d'images, et on ne les a pas ce soir, malheureusement, d
04:06'images particulièrement choquantes.
04:08UDI.
04:09D'un maire de droite, du côté d'Arcachon, qui expliquait à son opposant qu'il avait très envie de
04:16le retrouver derrière un bâtiment.
04:18Je crois que l'expression, pardon, c'était pour lui mettre sur la gueule.
04:21C'est très grave et condamnable, mais on parle d'un individu. Là, on parle de mouvements de foule, de
04:25mouvements de masse, de la capacité de certains élus à amener, si vous voulez, à la haine de l'autre.
04:31Ce que fait Jean-Luc Mélenchon. C'est-à-dire qu'ils amènent à faire haïr l'adversaire au lieu
04:36de débattre.
04:37Madame Simonnet et moi, on est opposés, mais on ne va pas aller se taper dessus ou se haïr.
04:43Vous voyez ce que je veux dire ? Il faut quand même, à un moment, raison garder.
04:46Daniel Simonnet. Ça vient de la gauche, dit Laurent Sailly.
04:48Oui, alors, d'abord, première chose, moi, je suis profondément attachée au débat démocratique, au débat républicain, et ça se
04:55traduit ensuite dans les urnes.
04:57Donc, tout ce qui est violence verbale, violence physique, évidemment que j'y suis opposée.
05:02Après, oui, il y a des colères, il y a des colères populaires.
05:05Je veux dire, vous parlez de Rachida Dati.
05:07En fait, il faut comprendre que pour plein de Françaises et Français, et notamment plein de Parisiens,
05:11c'était hyper choquant de savoir qu'une femme qui est poursuivie par la justice sur au moins dix affaires,
05:17qui peut risquer jusqu'à dix ans de prison...
05:19Non, elle n'est pas poursuivie par la justice sur au moins dix affaires.
05:21Ce n'est pas vrai.
05:22Ce n'est pas vrai, Daniel Simonnet.
05:25D'accord.
05:26Elle est poursuivie par la justice.
05:27Il y aura... Attendez, on va préciser les choses.
05:30Il y a un procès au mois de septembre.
05:31Il y a un procès au mois de septembre.
05:32Les sommes colossales.
05:33On est juste à faire Carlos Ghosn, mais il y en a d'autres.
05:35Elles sont hallucinantes.
05:36Que des personnes qui sans doute seront...
05:39Qui peuvent donc être condamnées jusqu'à dix ans de prison
05:43puissent candidater à cette fonction qui est noble d'être maire de Paris, ça choque.
05:48Vous avez ensuite parlé...
05:49Si demain vous êtes accusé de quelque chose que vous n'avez pas fait,
05:51on va vous enlever votre mandat ?
05:53D'accord.
05:53Alors, écoutez, on va regarder.
05:54Vous voulez qu'on ressorte le Wikidati pour voir l'ensemble des dossiers qui la concernent ?
05:59Elle n'a pas été condamnée, madame.
05:59Quand vous savez que par ailleurs, elle a eu le soutien,
06:02elle a eu le soutien, donc, de Marine Le Pen.
06:06Elle a eu le soutien de Jordan Bardella, de tous les autres leaders d'extrême droite.
06:10Elle ne s'en est pas désolidarisée.
06:12Donc oui, il y a une colère populaire qui s'exprime.
06:16Maintenant, moi je le dis et je le redis,
06:18c'est dans les urnes que ça doit se trancher par le débat démocratique.
06:22Maintenant, on a monté en épingle,
06:25et vous le faites très bien sur ce plateau,
06:27mais avant cela, on a vu entre aujourd'hui et hier des images bien choisies,
06:33notamment par CNews,
06:35et j'ai vu que la chaîne Bolloré s'est quand même bien saisie de tout cela.
06:42De quelle image vous parlez ?
06:43On n'avait pas toujours ces images en direct.
06:46Mais de toute période, vous avez eu des élus sortants battus
06:51et qui ont pu être sifflés.
06:53C'est regrettable, mais ça n'est pas nouveau.
06:55En l'occurrence, là, vous êtes sur BFM TV,
06:57et on parle d'un sujet qui existe.
06:59C'est un sujet qui existe, premièrement.
07:02Et deuxièmement, pour ce qui est de Rachida Dati,
07:05on peut être en colère contre Rachida Dati,
07:07on peut contester le fait qu'elle soit un jour maire de Paris,
07:11mais en l'occurrence, il y a la présomption d'innocence,
07:14les dossiers qui sont afférents à son cas,
07:19il y en a un qui va aller en justice,
07:21et elle n'est pas condamnée, que je sache personne.
07:24Ah ben non, puisque la justice n'a pas encore statuée.
07:27Encore heureusement, si on joue à ce petit jeu-là,
07:31je pense qu'il y a beaucoup de candidats
07:32qui n'auraient pas pu se présenter aux élections municipales,
07:36et donc là, vous alimentez un climat de tension.
07:39Mais si, un climat de tension qui est inutile.
07:42Et comme vous l'avez dit,
07:43on préfère votre conclusion à votre introduction,
07:46en disant, si vous n'êtes pas d'accord,
07:48et si vous trouvez que ce n'est pas possible
07:50d'envoyer quelqu'un dans une mairie,
07:53ou diriger une ville,
07:55parce qu'il a des dossiers contre lui,
07:58vous votez contre.
07:59Attendez, je vous montrerai dans un instant.
08:01Attendez, attendez, attendez.
08:03Et à la fin, j'ai dit, personnellement,
08:05pour moi, il y a le débat démocratique,
08:07et ça se range dans l'urne.
08:08Après, je dis, mais tenez-vous à cela,
08:10mais comprenez qu'il y ait des colères.
08:12Et donc, si on veut lutter contre les colères,
08:14eh bien, comprenez-vous l'éthique en politique.
08:16Guillaume Daré, ensuite Michael Taverne.
08:18Guillaume Daré.
08:19Est-ce que le respect républicain, quand même,
08:21ça existe encore ?
08:23Je le souhaite.
08:25Donc, est-ce que quelqu'un qui est battu
08:28doit nécessairement être humilié ?
08:29Non, bien sûr que non.
08:31Est-ce que, personnellement, j'ai participé à cela ?
08:32Non.
08:33Non.
08:33On va le voir, je crois.
08:35Je peux juste vous poser une question.
08:37Si demain, par exemple,
08:38vous êtes accusé par quelqu'un
08:40de quelque chose...
08:41Par exemple, par vous,
08:42qui me traitez d'antisémite,
08:44puisque c'est déjà arrivé.
08:44Je n'ai pas dit ça, j'ai dit que vous preniez
08:46des poteaux avec un antisémite.
08:48Est-ce que c'est vrai ou pas que vous prenez des...
08:49Est-ce que c'est vrai ou pas que vous ventez
08:51d'être amie avec un antisémite ?
08:52Non, il n'est pas antisémite.
08:52On ne va pas refaire le débat sur Jérémy Corbyn,
08:54l'ancien leader travailliste britannique.
08:56Je vais vous prendre un exemple.
08:57Vous voulez que pendant des semaines et des années
08:59d'antisémitisme,
09:01en accusant des personnes qui ne le sont pas de l'être,
09:03est-ce que, ce faisant,
09:04vous avez élevé le débat démocratique ?
09:06Absolument pas.
09:07Est-ce que vous avez contribué
09:09à la lutte contre l'antisémitisme ?
09:10Attendez, s'il vous plaît,
09:11Mickaël Tavert n'a pas encore parlé.
09:12D'un mot et ensuite, Mickaël Tavert,
09:14j'ai une question pour vous.
09:14Je ne vais pas laisser aller au bout.
09:15Si demain, vous êtes accusé de quelque chose
09:17que vous n'avez pas fait, ça peut arriver.
09:18Il y a des gens qui sont innocents
09:19et au tribunal.
09:20Vous avez arrêté de me parler de moi.
09:22Ça a déjà arrivé.
09:23Tout le monde n'est pas coupable
09:24en étant même accusé
09:25ou même mis en examen.
09:26D'accord ?
09:27Et si demain, on vous dit
09:27Madame Simonnet, on vous accuse de ça,
09:29vous, vous ne l'avez pas fait.
09:30Et on vous enlève votre mandat ?
09:31Vous n'avez plus le droit
09:32de vous présenter à des élections ?
09:33Mais ce n'est pas du tout ce que j'ai dit.
09:34C'est exactement ça.
09:35Ce n'est pas du tout ce que j'ai dit.
09:36Est-ce que j'ai condamné ?
09:36Vous ne respectez pas
09:37la présomption d'innocence, madame.
09:39Mais bien sûr que non.
09:40Je n'ai absolument pas remis en cause
09:42la présomption d'innocence.
09:43J'ai dit juste que nous avions
09:45un débat démocratique avant.
09:47Les urnes ont tranché.
09:48Elle s'est pris une bonne claque.
09:50Elle s'est pris une bonne claque
09:51dans les urnes, voilà.
09:52Donc je regrette ces comportements
09:53qui ne sont pas du tout de mon fait.
09:55Mais je vous demande
09:56juste un petit peu d'humilité
09:57et de les comprendre.
09:58Alors attendez.
09:58Juste un peu d'humilité.
09:59Mickaël Taverne,
09:59je vous donne la parole
10:00dans une seconde.
10:00Je veux juste qu'on voit
10:01justement un extrait.
10:02Il y a eu ces images
10:04les soirs de l'élection,
10:05les soirs du deuxième tour
10:05et puis ce qui s'est passé
10:06après, au moment
10:07des conseils municipaux,
10:09des premiers conseils municipaux.
10:10C'est le cas notamment
10:11du côté de Saint-Denis.
10:12On va voir l'ancien maire
10:13Mathieu Anotin
10:14qui a perdu.
10:15Il a perdu dès le premier tour même.
10:17Mathieu Anotin
10:17qui prend la parole
10:18comme élu d'opposition
10:19au moment du premier conseil municipal
10:22et qui se retrouve copieusement
10:24sifflé et même plus que ça.
10:25Regardez.
10:26On est à Saint-Denis.
10:27Je vous laisse un héritage
10:28mais je ne vais nulle part
10:29car peu importe mon rôle,
10:31c'est ici ma place.
10:33Merci beaucoup.
10:49S'il vous plaît,
10:50s'il vous plaît,
10:50s'il vous plaît,
10:52s'il vous plaît.
10:59Alors,
11:02s'il vous plaît,
11:04on va reprendre
11:07la séance.
11:08Et on voit le nouveau maire
11:09de Saint-Denis
11:10qui essaie de ramener l'ordre.
11:11Michael Taverne,
11:12comme le disait Daniel Simonnet,
11:13on ne découvre pas la violence,
11:14enfin la violence,
11:15la violence verbale
11:16et les sifflés
11:17et les hués en politique.
11:19On ne découvre pas ça.
11:19Mais est-ce que vous diriez
11:20qu'aujourd'hui,
11:21quelque chose a changé,
11:22qu'on a passé un cap,
11:24qu'il y a quelque chose
11:24qui se passe aujourd'hui
11:25qui ne se passait pas avant ?
11:27Mais bien sûr,
11:27on a passé un cap
11:28puisque la violence
11:30gangrène malheureusement
11:31la société française.
11:32Mais aujourd'hui,
11:32c'est le reflet
11:33de la société française.
11:34Une société profondément divisée.
11:36Il n'y a plus de respect
11:38pour qui que ce soit,
11:39que ce soit pour les policiers,
11:40pour les gendarmes,
11:42les pompiers,
11:43les personnels politiques
11:44et même ceux
11:44que nous combattons politiquement,
11:46mais qui ont eu
11:47des responsabilités,
11:48notamment,
11:48je reprends,
11:49le maire socialiste
11:51de Saint-Denis.
11:52Mais moi,
11:53je trouve ces situations
11:54extrêmement graves
11:56puisque,
11:58vous vous rappelez
11:58les insultes,
12:00etc.,
12:00à Goussinville,
12:01il y a eu une agression
12:03à l'arme blanche,
12:04également,
12:05d'un membre de la famille
12:06du maire sortant.
12:07Donc aujourd'hui,
12:08on est capable
12:09d'insulter
12:09des personnalités politiques,
12:11de les agresser,
12:13ainsi de suite.
12:14Et ça démontre
12:15une nouvelle fois
12:15à quel point
12:16l'autorité de l'État
12:17est bafouée dans ce pays
12:19à cause
12:20d'une politique laxiste
12:22qui a été menée
12:22pendant des années.
12:23et notamment
12:25une politique prônée
12:26par l'extrême-gauche.
12:27Insulter les policiers,
12:28ben oui,
12:29non,
12:29mais c'est la réalité.
12:30Les policiers sont
12:30des assassins,
12:32les policiers sont
12:32des vilains fascistes,
12:34vilains racistes.
12:35La police tue.
12:36Donc en fait,
12:36on veut les désarmer,
12:37on veut supprimer
12:38la vidéoprotection
12:39et puis,
12:40on va enlever
12:41les moyens dits
12:43intermédiaires,
12:44ainsi de suite.
12:44Donc aujourd'hui,
12:45la situation...
12:45Les moyens intermédiaires,
12:46c'est par exemple
12:46les LBD.
12:47Les LBD,
12:48effectivement.
12:48Les ensembles de défense.
12:48Alors je précise
12:49parce que vous y faites référence,
12:50le maire que l'on a vu là,
12:51Baliba Kayoko,
12:52du côté de Saint-Denis,
12:55appliquant le...
12:56Le programme de l'extrême-gauche
12:57transinsoumise.
12:58Mais appliquant le programme
12:59pour lequel il a été élu aussi.
13:01Il a expliqué
13:01qu'il allait progressivement
13:02désarmer ses policiers,
13:03en commençant,
13:05non pas par les armes létales,
13:06mais en commençant
13:06par retirer les LBD,
13:07les fameux lanceurs
13:09de défense.
13:09Je vais vous permettre,
13:11Maxime,
13:13même si les policiers
13:14sont armés ou désarmés,
13:16ça a peu de rapport
13:17avec cette violence
13:18qu'on entend là.
13:19Moi, ce qui me choque beaucoup
13:21et ce qui montre quand même
13:22qu'il y a un changement
13:23dans notre société
13:24qui est gravissime,
13:26c'est que tout ça,
13:26c'est une question d'éducation.
13:29L'éducation,
13:31l'écoute de l'autre,
13:32le respect de l'autre,
13:33c'est quelque chose
13:33qu'on apprend
13:34dès le plus jeune âge.
13:35Et je dirais
13:37que la gravité
13:38de cette situation
13:39fait que c'est comme ça
13:40que se délite une nation.
13:42Parce que c'est quoi
13:43une nation ?
13:44Une nation,
13:44c'est quand on est tous ensemble,
13:45qu'on soit de gauche,
13:46de droite,
13:47et qu'on soit en désaccord
13:49sur beaucoup de sujets,
13:50ce qui a toujours été
13:51le cas en France d'ailleurs.
13:52Mais là où ça commence
13:53à déraper,
13:54c'est quand justement,
13:56on n'arrive plus
13:57à s'exprimer par le verbe
13:59et que ça commence
14:00à déraper.
14:01Et c'est là où je trouve
14:02qu'il ne faut pas prendre ça
14:03à la légère,
14:04surtout que,
14:05et vous l'avez dit
14:05en introduction,
14:06les maires
14:07et les élus locaux
14:09sont les élus
14:10préférés des Français.
14:11Mais qu'est-ce que ça sera
14:13quand il va y avoir
14:14des élections législatives ?
14:15Il y a les paroles,
14:16il y a les chiffres,
14:17les faits.
14:18C'est le ministre de l'Intérieur,
14:19c'est un premier ministre
14:19à l'Assemblée,
14:20qui a dit qu'il y avait eu
14:21120 faits,
14:22si j'ose dire,
14:22qui avaient été judiciarisés
14:23pendant la campagne
14:25des élections municipales.
14:26qui se retrouve entre les mains
14:27de la justice.
14:27Absolument,
14:28c'est ce qu'il a souligné
14:29et il a lui-même,
14:30c'est sa responsabilité,
14:32mais c'est lui qui a pointé
14:32plus particulièrement,
14:33je cite,
14:34les mairies et les filles,
14:35c'est ce qu'il a dit.
14:35Et vous parliez de Saint-Denis,
14:36il a mis en avant aussi
14:38les paroles du maire de Saint-Denis
14:39lors de ce premier conseil municipal
14:41qui a dit aussi,
14:42je fais un petit raccourci,
14:43aux agents municipaux,
14:44si vous ne souhaitez pas
14:46appliquer ma politique municipale,
14:47eh bien vous partirez.
14:48Et il a jugé,
14:49le ministre de l'Intérieur,
14:50que c'était contraire,
14:51justement,
14:52au code des agents publics,
14:54des collectivités territoriales.
14:55Donc ça va être regardé
14:56très près aussi.
14:57Daniel Simonnet.
14:58En fait,
14:58ça, ça vous choque ?
15:00Non, comment dire ?
15:01Moi, je suis attachée
15:03à ce qu'on respecte
15:04le débat démocratique.
15:06Et cette question
15:07de la violence en politique
15:08n'est pas nouvelle.
15:09Moi, j'aimerais bien
15:10qu'on l'interroge.
15:11Je suis contente
15:12de vous entendre parler
15:12de la question de l'éducation,
15:14de l'éducation civique,
15:15de comment est-ce qu'on apprend
15:17qu'on doit débattre
15:18et non pas faire preuve
15:19de violence physique.
15:19Pour moi,
15:20qui suis féministe,
15:21c'est extrêmement lié
15:22aussi à la lutte
15:22contre le virilisme,
15:24c'est-à-dire ce rapport
15:24de domination
15:25de cette loi du plus fort.
15:27Et on est dans une société
15:28où la question
15:29de la loi du plus fort,
15:30elle est importante
15:31parce que regardez
15:32à l'échelle internationale,
15:33c'est la loi du plus fort
15:34contre le droit international.
15:36À l'échelle nationale,
15:37on voit bien à un moment donné
15:38qu'au lieu de débattre
15:40démocratiquement,
15:41il peut y avoir
15:42ces débordements.
15:43Et donc,
15:44à quel moment
15:44est-ce que l'on remet
15:46enfin le débat démocratique ?
15:47D'abord,
15:48en n'instrumentalisant pas
15:49ces questions-là.
15:51Non,
15:51ça n'est pas la gauche
15:52qui est violente
15:53et l'extrême droite
15:54qui serait toute paisible
15:56et toute gentille.
15:56Qu'est-ce que c'est
15:57que cette histoire ?
15:57Regardez comment
15:58les gilets jaunes
15:59ont pu être,
16:00en leur temps attaqués,
16:01considérés qu'ils étaient violents
16:02quand, par contre,
16:04la question
16:05des mobilisations...
16:05Aucun a été violent ?
16:07Bien sûr qu'il y a pu y avoir
16:08des violences,
16:09mais considérer
16:10que tous les gilets jaunes
16:11étaient violents
16:12était totalement inacceptable.
16:13De la même manière
16:14que tous les agriculteurs
16:16ne sont pas violents,
16:16mais certains l'ont été.
16:18Donc,
16:18cette question
16:19de comment est-ce qu'on traite
16:20de la violence
16:20et comment est-ce qu'on respecte
16:21les débats démocratiques,
16:23regardez.
16:23Vous avez concerné
16:24les mobilisations
16:25sur les retraites.
16:26Quand vous avez
16:27justement les mobilisations
16:28sur les retraites,
16:28on pourra parler de Sainte-Solène,
16:29très intéressant,
16:30sur les retraites.
16:31Quand vous avez
16:31tout un peuple,
16:33majoritairement les salariés
16:34qui sont contre la réforme,
16:35quand vous avez
16:36l'intersyndical
16:36qui est contre la réforme,
16:37quand vous avez
16:38une majorité
16:38de la représentation nationale
16:39qui est contre la réforme
16:40et que vous avez
16:41un gouvernement
16:41qui impose la réforme,
16:43c'est une violence
16:44qui va créer,
16:46générer de la violence
16:47dans le pays
16:47parce qu'à un moment donné...
16:48Et pour vous,
16:49à la fin,
16:49on obtient ce qu'on a vu
16:50ce week-end,
16:51notamment du côté
16:52des villes dont on parlait ?
16:52C'est pour ça que
16:52si vous voulez respecter
16:54la parole politique,
16:56il faut donc la respecter
16:57en même temps.
16:58Pardon,
16:58précisément,
16:59là,
17:01des maires nouvellement élus
17:02qui arrivent,
17:04il y a des maires sortants,
17:04etc.
17:05Enfin,
17:05c'est-à-dire que là,
17:05la parole politique
17:06et le bulletin de vote,
17:08il a été respecté,
17:09pleinement respecté, là.
17:11Moi,
17:11je pense qu'il y a
17:11un élément supplémentaire
17:13qui vient et qui rentre en jeu.
17:14Et là,
17:15je suis désolé,
17:16mais l'extrême-gauche,
17:18la France insoumise,
17:19puisque c'est comme ça
17:20qu'on l'a vu maintenant,
17:23est aussi quand même
17:24en partie responsable,
17:25mais pas que,
17:26parce qu'il y a
17:26des maires centristes,
17:28notamment,
17:28qui se sont livrés
17:29aux mêmes choses
17:30en Ile-de-France,
17:31notamment.
17:32C'est le clientélisme électoral.
17:34Et le clientélisme électoral,
17:37eh bien,
17:37ça aboutit
17:38à ce que vous mettez
17:39les uns face aux autres,
17:41les uns contre les autres.
17:42Et c'est exactement
17:43ce qui est en train
17:44de se produire.
17:45Le clientélisme électoral...
17:47Allez-y,
17:47Laurent Saillet.
17:48Laurent Saillet,
17:48Laurent Saillet.
17:49Vous instrumentalisez les choses.
17:51Parlons,
17:51si on parle du clientélisme,
17:52parlons aussi
17:53des époques
17:53où vous aviez vraiment
17:55le clientélisme.
17:56C'est quand,
17:56à un moment donné,
17:57quelqu'un comme Dassault
17:58payait les électeurs
17:59pour qu'ils votent.
18:00Un exemple concret
18:01du clientélisme,
18:02et après,
18:02j'irai juste
18:03sur un autre sujet.
18:05Quand la gauche
18:06a fait campagne à Paris,
18:07qui a été dans
18:08les logements sociaux,
18:09on a des vidéos
18:10pour dire aux gens
18:11que si Dati était élu,
18:12ils seraient virés
18:13de leurs logements sociaux,
18:14à des gens vulnérables.
18:16Ça, c'est du clientélisme,
18:17et ça, effectivement,
18:18ça attise la haine.
18:19Parce que les gens se disent
18:20si Dati est élu ou autre,
18:22parce que vos amis
18:23ont fait ailleurs
18:24la même chose,
18:25on va se retrouver
18:26à être virés de chez nous.
18:27Moi, je comprends,
18:28effectivement,
18:28que des gens
18:29à qui on peut dire
18:30qu'ils vont perdre
18:30leur logement,
18:31ça les rend...
18:32Mais moi,
18:33j'irai au-delà de ça.
18:34Moi, je trouve qu'en fait,
18:35c'est cruel en plus.
18:36Il y a zéro humanisme
18:37là-dedans.
18:38Qui, quand même,
18:40comment on peut être
18:40foutu dans sa tête
18:41pour aller voir
18:42quelqu'un qui vient de perdre
18:44et l'humilier un peu plus ?
18:46Soit c'est de la bêtise,
18:48soit c'est de la cruauté.
18:49C'est quand même
18:50assez méchant comme acte.
18:51Vous imaginez,
18:52vous allez...
18:53Moi, par exemple,
18:54si vous gagnez une élection,
18:55vous êtes content,
18:55vous imaginez aller voir
18:56votre adversaire
18:57et l'humilier...
18:58Ce qui est vrai
18:59dans ce que dit Yves
18:59et ce qui est inquiétant,
19:00c'est sur la crainte
19:02de ne plus faire nation.
19:03C'est-à-dire que
19:03ce qu'on a l'impression
19:04de voir dans ces images,
19:05c'est l'accomplissement
19:06d'une revanche
19:07et parfois d'une revanche
19:08d'une communauté
19:09sur une autre.
19:10Là où,
19:10dans la plupart
19:11des conseils municipaux,
19:12les gens peut-être
19:13s'affrontent
19:14pendant les élections municipales
19:15et ensuite se serrent la main
19:16et le conseil municipal
19:17se met en place
19:18et on travaille pendant six ans.
19:19De quelle communauté,
19:20vous parlez ?
19:20Non, mais ce que je disais,
19:21c'est que pendant
19:22les conseils municipaux,
19:23par exemple,
19:23on le voit même
19:24dans les petites communes
19:25de 10 000 habitants,
19:26il y a justement
19:27des opposants de gauche,
19:28de droite
19:29qui se battent
19:30les uns contre les autres.
19:30Mais une fois que
19:31le conseil municipal
19:33est intronisé...
19:34Non, mais...
19:35Est intronisé...
19:36Excusez-moi,
19:36je peux vous raconter des...
19:38Quand j'étais gamine,
19:40j'étais dans un petit village
19:41de 300 habitants,
19:43Montpell était dans
19:44l'équipe municipale
19:44et au moment
19:45des élections municipales,
19:46quand ils se sont rendu compte
19:47qu'il était de gauche,
19:48ils ne lui ont pas dit en face
19:49mais ils ont constitué
19:50une liste tous ensemble
19:51contre lui.
19:52Est-ce que la revanche
19:52durait six ans ?
19:53C'était une revanche terrible.
19:55Bien sûr,
19:55il y a eu des histoires
19:57à bras cadaventès
19:58puisqu'ils étaient sculpteurs,
19:59je peux vous dire que non.
20:00La violence symbolique,
20:01elle existait
20:01d'une manière très forte.
20:03Bon, franchement,
20:04n'instrumentalisez pas cela
20:06et madame,
20:07ce n'est pas beau de mentir,
20:08pour ces élections municipales,
20:09oui, madame Dati
20:10avait pris deux engagements.
20:11Un,
20:12pas construire
20:13un seul logement social de plus
20:14et deux,
20:15permettre la privatisation
20:16du logement social
20:17et donc la diminution
20:18du nombre de logements sociaux.
20:19On ne va pas refaire la campagne,
20:20on ne fait pas la campagne ce soir.
20:21On ne fait pas la campagne
20:22et le débat ce soir.
20:25Merci à tous les cinq.
20:26Merci d'avoir été avec moi ce soir.
20:28Merci d'avoir regardé cette vidéo !
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