00:00Voilà ce que disent les Iraniens. Si l'ennemi tente une action terrestre sur les îles iraniennes, donc sur les
00:04îles iraniennes, ou n'importe où ailleurs sur notre territoire,
00:08alors nous ouvrirons d'autres fronts en guise de surprise. Et ils citent, on va voir sur cette carte-là,
00:15voilà, un autre front possible.
00:16Regardez, on vous parle beaucoup du détroit d'Hormuz. L'Iran est ici, on vous parle beaucoup du détroit d
00:20'Hormuz.
00:20Sauf que maintenant, les Iraniens disent, regardez, on a un autre moyen de pression.
00:23Non, ici, le détroit de Bab el-Mandeb. Alors ici, vous avez le Yémen. Au Yémen, vous avez les Houthis,
00:29qui sont des alliés des Iraniens.
00:33Et ce détroit de Bab el-Mandeb est capital. Pourquoi ? Parce qu'il donne l'accès ici à la
00:38mer Rouge et au canal de Suez, donc à la Méditerranée.
00:42La plupart, pas la quasi-totalité, mais la plupart des marchandises qui viennent d'Asie et qui vont vers l
00:47'Europe passent par ici.
00:49Si les Iraniens prennent ici le contrôle du détroit de Bab el-Mandeb, ça va devenir très compliqué.
00:55Alors le contrôle, ou en tout cas, s'ils font planer une menace ici. Thierry Arnaud, est-ce que c
00:59'est le futur Hormuz ?
01:00Est-ce qu'on a un Hormuz numéro 2 qui se prépare ici du côté de Bab el-Mandeb ?
01:04En tout cas, c'est certainement la menace la plus efficace que l'Iran peut produire aujourd'hui.
01:09Si on se refait le feuilleton de la dernière semaine, il y a une chose qui nous apparaît assez clairement.
01:13Maintenant, la séquence Trump qui menace avec un ultimatum de 48 heures de l'Iran, si jamais le détroit d
01:25'Hormuz n'est pas rouvert.
01:2648 heures après, le lundi matin, dans la nuit aux États-Unis, il lève cet ultimatum et il donne 5
01:32jours supplémentaires.
01:33Qu'est-ce que ça a dit aux Iraniens, cet aller-retour ?
01:36Ça a dit que c'était leur point fort. C'était le point de vulnérabilité pour les États-Unis, c
01:42'était leur point fort à eux.
01:43Donc s'ils considèrent que la menace est en train de se renforcer côté américain, il faut franchir un cran
01:49supplémentaire exactement dans le même esprit.
01:51C'est-à-dire utiliser le levier qu'on a à sa disposition, le plus fort, pour mondialiser ce conflit,
01:58perturber l'économie mondiale,
01:59avec des conséquences qui sont évidemment très concrètes pour les États-Unis, comme on le voit déjà au...
02:03Mais avec des conséquences aussi beaucoup plus concrètes pour nous, c'est-à-dire que là, nous, nous sommes directement
02:08dépendants de ce détroit-là.
02:09Mais on est dépendants de l'autre aussi. On parle beaucoup du pétrole et du gaz, mais il y a
02:14le pétrole, le gaz, les engrais, l'hélium,
02:17qui sert à fabriquer les microprocesseurs qu'on utilise beaucoup dans l'intelligence artificielle.
02:23Donc si vous additionnez les deux, c'est évidemment une menace pour nous aussi, bien sûr, mais ça l'était
02:29déjà avec le détroit d'Hormuz.
02:30Vous avez entendu comme moi le Premier ministre Sébastien Lecornu expliquer tout à l'heure en quoi la guerre était
02:36un problème pour l'économie française.
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