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Commission des affaires étrangères : M. Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des affaires étrangères, sur les derniers développements concernant la situation au Moyen-Orient et en Iran

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00:22:35Merci.
00:22:38La séance est ouverte.
00:22:39Monsieur le ministre.
00:22:40Nous vous accueillons aujourd'hui dans un contexte international particulièrement inquiétant.
00:22:46Votre audition porte en effet sur les derniers développements de la situation au Proche et au Moyen-Orient, ainsi qu
00:22:51'en Iran, suite au déclenchement des opérations américano-israéliennes contre l'Iran le 28 février dernier, également contre le Liban,
00:22:59d'où vous revenez, puisque vous avez été au Liban le 19 et le 20 mars, et donc, bien évidemment,
00:23:05on est très attentifs à avoir quelques éléments sur votre déplacement au Liban.
00:23:12Alors, le format est un tout petit peu particulier, puisque, M. le ministre, vous devez participer à 17h30 au Conseil
00:23:19de Défense et de Sécurité Nationale à l'Elysée,
00:23:21et donc, nous avons décidé de maintenir, bien évidemment, cette audition dans un format extrêmement court, mais indispensable, en tout
00:23:29cas, puisqu'il n'a pas pu traiter cette question-là du fait des municipales et de la pause de
00:23:34trois semaines
00:23:35dans laquelle l'Assemblée a été plongée, en tout cas, a dû subir pendant trois semaines, et donc, je ne
00:23:43vais pas être très long, je vais laisser la parole à M. le ministre,
00:23:45et ensuite, on entendra les représentants des groupes, et, M. le ministre, vous répondrez à l'ensemble des interventions sur
00:23:53deux minutes des porte-parole des groupes,
00:23:55et juste avant de vous laisser la parole, je voudrais commencer par saluer le courage de nos soldats et honorer
00:24:01la mémoire de l'adjudant-chef Arnaud Friand,
00:24:04qui est tombé suite à un ciblage par drone au Kurdistan irakien. M. le ministre, je vous laisse la parole.
00:24:11Président, merci beaucoup pour votre invitation, mesdames et messieurs de la Commission des Affaires étrangères.
00:24:16Vous l'avez dit, le 28 février, les États-Unis d'Amérique et Israël ont lancé des opérations militaires coordonnées
00:24:20contre l'Iran,
00:24:22sans but précisément défini et en dehors du droit international.
00:24:25Ces frappes ont ciblé le commandement politique et militaire iranien, éliminant le guide suprême à l'Iramenei,
00:24:30plusieurs de ses proches conseillers, le chef d'état-major des forces armées, le commandant-chef des gardiens de la
00:24:34Révolution,
00:24:35le ministre de la Défense, le chef du renseignement.
00:24:37Les frappes ont également ciblé des installations militaires et de sécurité,
00:24:40notamment les systèmes de défense anti-aérien iranien, le siège et plusieurs bases du corps des gardiens de la Révolution,
00:24:46le ministère du renseignement, des capacités balistiques, ainsi que des casernes et des commissariats de police.
00:24:51Les frappes ont aussi ciblé des infrastructures civiles et les installations du programme nucléaire iranien.
00:24:56La République islamique d'Iran porte la responsabilité première de cette situation.
00:25:00C'est la République islamique d'Iran qui a développé un programme nucléaire dangereux et des capacités balistiques inédites,
00:25:06qui a armé et financé des groupes terroristes dans les pays voisins, le Hezbollah au Liban, les Houthis au Yémen,
00:25:11les militias en Irak,
00:25:12qui a soutenu le Hamas et affirmé son objectif de détruire l'état d'Israël,
00:25:16et qui en janvier 2026 a donné l'ordre de tirer sur son propre peuple, réprimant dans le sang et
00:25:20avec une violence et une cruneauté inédite,
00:25:22une révolte populaire et pacifique.
00:25:26Depuis le 7 octobre 2023, le niveau de conflictualité entre Israël et l'Iran n'a cessé de s'élever.
00:25:31Plusieurs épisodes de confrontation militaire directe ont eu lieu, en avril et en octobre 2024, puis en juin 2025 avec
00:25:36la guerre des 12 jours.
00:25:38C'est dans ce contexte et faute d'avoir pu aboutir à un accord sur le nucléaire iranien que la
00:25:42conflagration en cours s'inscrit.
00:25:44En réaction aux frappes américaines et israéliennes, l'Iran a lancé dès le 28 février une série de représailles.
00:25:49Contre Israël d'abord, avec des salves de missiles et de drones visant l'ensemble du territoire.
00:25:53Elles ont causé de nombreux dégâts humains et matériels, une vingtaine de morts civiles et plus de 5000 blessés à
00:25:58ce jour.
00:25:59Contre les Etats-Unis, avec des frappes visant les bases militaires et les emprises diplomatiques américaines dans les pays du
00:26:04Golfe et en Irak,
00:26:05qui ont conduit au décès de 6 soldats américains.
00:26:08Contre les pays de la région ensuite, avec la multiplication des frappes contre des installations énergétiques de l'Arabie Saoudite,
00:26:14du Qatar, des Emirats Arabes Unis et du Khoïd.
00:26:17La République islamique d'Iran mobilise aussi les groupes armés qui lui sont affidés en Irak pour mener des attaques
00:26:22contre des positions américaines, mais également kurdes irakiennes.
00:26:25Hélas, nos forces déployées au Kurdistan d'Irak ont également été touchées.
00:26:29Permettez-moi à mon tour de rendre un hommage au major Arnaud Friand du 7e bataillon de chasseurs alpins de
00:26:35Vars,
00:26:35mort pour la France lors d'une attaque dans la région d'Arbil le 13 mars dernier.
00:26:39A nos militaires blessés, je souhaite un prompt rétablissement et je veux redire que la France se tient à leurs
00:26:44côtés avec leurs proches.
00:26:45J'ajoute qu'un état membre de l'Union Européenne, Chypre, a été ciblé par une attaque de drones Shahed
00:26:50dans la nuit du 1er au 2 mars sur la base britannique d'Akrotiri, causant des dégâts matériels mineurs.
00:26:56Enfin, la République islamique d'Iran bloque également le détroit d'Hormuz.
00:27:0021 navires commerciaux auraient été ciblés depuis le début du conflit, dont 10 pétroliers.
00:27:04Cette situation de blocage de facto du détroit d'Hormuz a fait sensiblement monter les cours du pétrole brut, qui
00:27:10a dépassé un temps les 115 dollars le baril.
00:27:12Le cours du gaz est également en forte hausse, avec des exportations en provenance du Qatar qui restent bloquées.
00:27:18L'augmentation des prix de l'énergie touche directement des secteurs essentiels, la pêche, le transport, l'agriculture.
00:27:24C'est pourquoi, comme l'a indiqué le Premier ministre, le gouvernement travaille avec les acteurs économiques pour soutenir nos
00:27:29entreprises et nos emplois.
00:27:32J'en viens au Liban, qui connaît une dramatique escalade, provoquée par la décision irresponsable et inadmissive du Hezbollah,
00:27:38que nous avons condamné, avec la plus grande fermeté, de se joindre aux attaques iraniennes contre Israël.
00:27:43Le Hezbollah a choisi de faire primer le soutien au régime de Téhéran sur la stabilité et la sécurité du
00:27:48Liban,
00:27:48entraînant ce pays dans une guerre dont ne voulaient ni ses autorités, ni sa population.
00:27:52Attaque auxquelles Israël a répliqué depuis plusieurs semaines maintenant,
00:28:00aggravant une situation qui était déjà extrêmement fragile,
00:28:03puisque le Liban commençait à peine à se remettre de la guerre qu'il avait propulsée au bord du gouffre
00:28:13à l'automne 2024.
00:28:15Je me suis arrondu à Beyrouth le 19 mars pour marquer le soutien et la solidarité de la France aux
00:28:20populations civiles,
00:28:21première victime d'un conflit qui a déjà fait plus de 1000 morts et 1 million de déplacés.
00:28:25À Beyrouth, après avoir livré la semaine dernière 60 tonnes de frais humanitaires,
00:28:30j'ai annoncé le doublement de notre aide, avec une contribution s'élevant à 17 millions d'euros
00:28:33pour soutenir les efforts du Haut-Commissariat aux réfugiés de la Croix-Rouge,
00:28:36qui oeuvrent sans relâche pour protéger les populations civiles et appuyer les hôpitaux
00:28:40et les efforts d'ONG françaises et libanaises engagés dans l'appui aux déplacés.
00:28:44J'ai également salué les décisions courageuses des autorités libanaises,
00:28:48déclarant illégales les actions armées du Hezbollah,
00:28:50exigeant l'arrêt de ces opérations et la remise de ces armes,
00:28:54qui doivent être pleinement mises en œuvre.
00:28:57Face à des attaques qui éprouvent durement la population civile israélienne,
00:29:01notamment au nord du pays, contraintes de se réfugier plusieurs fois par jour dans des abris,
00:29:04Israël a le droit de se défendre,
00:29:07mais comme je l'ai dit à mon homologue Guy Déon Sarr,
00:29:10ministre des Affaires étrangères le 20 mars dernier à Jérusalem,
00:29:13les populations et les infrastructures civiles doivent être absolument préservées de ces opérations,
00:29:18qui doivent être conformes aux droits internationaux et aux droits internationaux humanitaires.
00:29:23Je lui ai également exprimé notre forte préoccupation quant à une opération terrestre
00:29:27de grande ampleur, aux conséquences humanitaires lourdes
00:29:30et aux effets stratégiques très incertains.
00:29:32Pour sortir de la guerre, il faudra tôt ou tard négocier un accord,
00:29:36comme nous l'avions fait avec nos partenaires américains,
00:29:40pour mettre fin au précédent conflit entre Israël et le Hezbollah en novembre 2024.
00:29:44L'exécutif libanais a marqué son ouverture, inédite,
00:29:48à des discussions directes et au plus haut niveau avec Israël.
00:29:51C'est une opportunité historique que j'ai appelé mes interlocuteurs israéliens à saisir,
00:29:55de pouvoir enclencher des discussions en vue d'un règlement durable
00:29:58qui doit marquer l'affermissement de la souveraineté libanaise,
00:30:01notamment du monopole des armes par l'État,
00:30:03qui doit seul protéger l'ensemble des communautés au Liban.
00:30:07La définition d'un nouveau cadre pour les relations libano-israéliennes
00:30:11permettra de mettre un terme à l'état de guerre entre les deux pays,
00:30:14de délimiter une fois pour toutes les frontières terrestres
00:30:16et de tracer un chemin vers la paix et la sécurité partagée pour les deux pays.
00:30:20Lors mon déplacement la semaine dernière au Liban et en Israël,
00:30:23j'ai rappelé à tous mes interlocuteurs la disponibilité de la France
00:30:26a facilité, en lien avec les États-Unis, de telles discussions.
00:30:32Face à l'embrasement dans la région, la position de la France est claire depuis le premier jour.
00:30:36Première priorité, la sécurité des 400 000 Français résidents ou de passage dans la zone.
00:30:41Nous avons mis en place un dispositif d'urgence avec une cellule téléphonique
00:30:44qui a compté jusqu'à 50 répondants,
00:30:46joignés à 24h sur 24 et 7 jours sur 7,
00:30:49et qui a complété les cellules de crise dans nos ambassades et consulats,
00:30:52également pleinement mobilisés.
00:30:53La très grande majorité des ressortissants français les plus vulnérables
00:30:56sont partis par des vols affrétés ou commerciaux.
00:30:59Une vingtaine de vols ont été affrétés par nos soins depuis le début de la guerre
00:31:02au profit de plus de 2000 ressortissants français et étrangers parmi les plus vulnérables.
00:31:06Par ailleurs, nos deux ressortissants, Jacques Paris et Cécile Colleur,
00:31:10se trouvent toujours en sécurité dans l'enceinte de l'ambassade de France à Téhéran
00:31:13et nous exigeons leur libération définitive et leur retour en France immédiat.
00:31:19Notre deuxième priorité, c'est le soutien à nos partenaires frappés par le régime iranien
00:31:23de façon totalement injustifiable.
00:31:25Ils trouvent aujourd'hui en la France le partenaire le plus fiable et le plus solidaire.
00:31:29La mobilisation de nos moyens sur place, l'envoi de matériel supplémentaire
00:31:33et le déploiement de nos capacités militaires en position défensive
00:31:36ont été très largement salués par les autorités, les médias et les réseaux sociaux dans toute la région.
00:31:41Nous soutenons également notre partenaire Chypriote qui a été ciblé, je le disais.
00:31:46Nous avons envoyé une frégate française, le Languedoc,
00:31:48et des moyens de défense antiaérienne supplémentaires pour soutenir ce pays
00:31:52avec lequel nous avons un partenariat stratégique.
00:31:55Le président de la République s'est rendu le 9 mars sur place
00:31:58avec le Premier ministre grec pour marquer la solidarité de la France.
00:32:01Il s'est également rendu à bord du Charles de Gaulle positionné en Méditerranée orientale.
00:32:06Troisième priorité, c'est le rétablissement de la liberté de circulation dans le détroit d'Hormuz.
00:32:10Détroit où transite 20% du pétrole et du gaz mondial
00:32:13et dont la fermeture est porteuse de risques majeurs pour l'économie mondiale.
00:32:17Travaillons à concevoir une mission internationale défensive
00:32:19pour sécuriser le trafic maritime comme nous l'avons fait en mer Rouge
00:32:23avec l'opération européenne ASPIDES.
00:32:25Les dirigeants européens et asiatiques ont marqué une intention similaire.
00:32:29Le président de la République a également proposé un moratoire contre les frappes
00:32:33ciblant les infrastructures civiles, qu'elles soient liées à l'eau ou à l'énergie,
00:32:36qui a suscité l'approbation du président américain
00:32:38et d'un certain nombre de dirigeants européens.
00:32:41Quatrième priorité, c'est la stabilité régionale et internationale
00:32:45et notamment pour le Liban dont j'ai parlé tout à l'heure.
00:32:47Le programme nucléaire du régime iranien, son programme balistique
00:32:50et son soutien à des groupes terroristes armés dans toute la région
00:32:53constituent de longue date un ensemble de défis et de menaces
00:32:56pour la région et pour nous-mêmes.
00:32:58Le régime iranien doit donc se résoudre à des concessions majeures
00:33:00et un changement radical de posture permettant qu'émerge une solution politique durable,
00:33:05facilitant la coexistence pacifique de l'Iran avec son environnement régional
00:33:09et permettant au peuple iranien de construire librement son avenir.
00:33:13Stabilité de la région passe aussi par la mise en œuvre du plan de paix pour Gaza
00:33:17qui a été présenté par les États-Unis d'Amérique,
00:33:20qui a été endossé par le Conseil de sécurité des Nations Unies,
00:33:23accès humanitaire sans entrave, désarmement du Hamas,
00:33:26restauration d'un horizon politique fondé sur la solution à deux États.
00:33:30Il n'y a pas de sortie de crise de court terme évidente à la conflagration régionale en cours
00:33:34qui dure d'une certaine manière depuis le 7 octobre 2023.
00:33:37Mais cela ne doit en aucun cas être un prétexte à l'inaction.
00:33:41La France ne pratique pas une diplomatie de latentisme et de la résignation.
00:33:45Au contraire, il est de notre responsabilité de travailler dès aujourd'hui
00:33:49à poser les jalons d'une solution politique durable qui mette fin aux guerres
00:33:53dans lesquelles le Proche et le Moyen-Orient sont depuis trop longtemps plongés.
00:33:57C'est ce à quoi nous travaillons.
00:34:00Merci beaucoup, M. le ministre.
00:34:01On a la parole à présent aux porte-parole des groupes.
00:34:04Je vais expliquer le format, un contrat dans lequel nous sommes.
00:34:08Donc je demande d'être le plus concis, précis possible.
00:34:12Sinon, le ministre n'aura pas le temps de répondre aux interpellations.
00:34:16Et quoi qu'il arrive, à deux minutes, je couperai forcément le micro.
00:34:21La parole pour l'instant à M. Michel Herbillon pour la droite républicaine.
00:34:26Merci beaucoup, M. le Président.
00:34:27M. le ministre, je vous remercie de votre présence devant notre commission.
00:34:30Depuis l'attaque massive lancée le 28 février dernier par les États-Unis et Israël
00:34:34contre la République islamique d'Iran, nous assistons à une mutation de ce conflit
00:34:38en une guerre régionale multifront.
00:34:40Il s'agit par son ampleur et sa dangerosité du plus grand affrontement au Moyen-Orient
00:34:45depuis la guerre du Kippour en 1973.
00:34:48Face à cet embrasement, les buts de guerre de Washington demeurent incertains
00:34:52et nous ne pouvons que constater l'imprévisibilité des annonces du président Trump,
00:34:56ce qui perturbe la lecture diplomatique de ce conflit.
00:35:00Vous étiez il y a quelques jours au Liban et en Israël.
00:35:02À cette occasion, vous avez plaidé pour que les autorités libanaises mettent pleinement
00:35:06en œuvre leurs décisions exigeant l'arrêt immédiat des opérations du Hezbollah
00:35:10et la remise de leurs armes.
00:35:12Par ailleurs, vous avez appelé de vos voeux à l'ouverture de négociations à haut niveau
00:35:16entre les autorités libanaises et israéliennes.
00:35:19Si l'exécutif libanais a marqué son ouverture à une telle démarche,
00:35:22l'annonce par Israël de sa volonté de s'emparer d'une zone de sécurité dans le sud du Liban
00:35:28met-elle en péril, selon vous, un éventuel début de discussion ?
00:35:33Enfin, concernant le détroit d'Hormuz, par lequel transite habituellement 20% de la production mondiale d'hydrocarbures
00:35:39et dont le blocage menace gravement l'ensemble de l'économie mondiale,
00:35:44vous avez indiqué que la France travaillait à une mission internationale défensive
00:35:48pour établir la liberté de circulation.
00:35:51Or, le Bahreïn a soumis un projet de résolution à l'ONU
00:35:54qui serait soutenu par les États-Unis et des pays du Golfe
00:35:57et qui prenne le recours à la force pour protéger la navigation dans le détroit.
00:36:03Quelle est la position de la France à ce sujet ?
00:36:07Merci beaucoup, M. le Vice-président.
00:36:08La parole pour les écologistes et sociales à M. Jean-Louis Roubégas.
00:36:12Et puis ensuite, nous entendons Mme Maude Petit, M. Bertambouix et M. Laurent Mazury.
00:36:20Merci, M. le Président.
00:36:21M. le Ministre, le groupe écologiste et social salue les efforts de la France
00:36:25pour favoriser le dialogue et une solution politique.
00:36:28Néanmoins, l'oppositionnement français n'est pas clair.
00:36:32Mettre en avant le droit d'Israël à se défendre face aux agressions iraniennes
00:36:36alors même qu'Israël et les États-Unis ont déclenché la guerre
00:36:39pourrait prêter à ironie si la situation n'était pas aussi tragique.
00:36:44Cet affrontement entre régimes extrémistes,
00:36:47d'un côté la République islamique qui massacre son propre peuple,
00:36:51de l'autre un État génocidaire et belliqueux avec un allié d'extrême droite
00:36:55comme Donald Trump a un coût.
00:36:57D'abord un coût humain.
00:36:59Les premières victimes d'une guerre sont toujours les civils.
00:37:02Rappelons-le, 3000 morts en Iran, 1000 au Liban, vous l'avez dit vous-même,
00:37:06mais aussi 20 en Israël et 35 dans les pays du Golfe.
00:37:10Une asymétrie éclipsée d'ailleurs au nom de la défense de la liberté
00:37:13mais qui peut croire un seul instant que le but de cette guerre est de libérer le peuple iranien.
00:37:18Ensuite un coût économique évident avec la flambée des prix de l'énergie,
00:37:23on en a beaucoup parlé pendant les questions au gouvernement.
00:37:26Et enfin un coût environnemental catastrophique
00:37:29car les bombardements de sites pétroliers et gaziers auront des conséquences durables
00:37:33non seulement pour la région mais pour le monde entier.
00:37:36Alors monsieur le ministre, si vos mots parlent de paix,
00:37:39il faut dire que la France organise la guerre.
00:37:43Le Wall Street Journal l'a encore montré hier,
00:37:46la France et l'Europe sont complices en offrant leur base
00:37:50et leur service de ravitaillement aux Etats-Unis.
00:37:52Elles jouent un rôle direct dans le conflit avec l'Iran.
00:37:55Cette guerre illégale n'est pas la nôtre, vous l'avez dit,
00:37:58nous disposons d'un levier concret et pragmatique pour nous y opposer.
00:38:03Les déclarations ne suffisent pas,
00:38:05nous devons suivre l'exemple de l'Espagne
00:38:07et refuser que les avions américains stationnent
00:38:10et se ravitaillent grâce à des bases françaises, allemandes, italiennes ou britanniques.
00:38:15Alors monsieur le ministre, la France et les pays européens
00:38:18vont-ils continuer les avions américains à utiliser leurs bases
00:38:23tout en prétendant être contre la guerre ?
00:38:26Merci beaucoup. La parole pour les démocrates est à madame Maude Petit.
00:38:30Merci monsieur le président, merci monsieur le ministre.
00:38:33Au mois de mai prochain, cela fera quatre longues années
00:38:36que Cécile Collère et Jacques Paris n'auront pas foulé le sol français.
00:38:39Quatre années qui sont privées de leurs proches et de leur liberté.
00:38:42Parti pour un simple voyage touristique en Iran,
00:38:44nos deux compatriotes ont été arrêtés le 7 mai 2022
00:38:47dans des circonstances qui ont immédiatement soulevé l'inquiétude.
00:38:51Ils ont été accusés d'espionnage,
00:38:53incarcérés dans la sinistre section 2029 de la prison des Vines
00:38:58qui est réputée pour la dureté de son régime carcéral.
00:39:00Une étape importante a été franchie le 4 novembre dernier
00:39:03avec leur sortie de prison.
00:39:05Toutefois, cette libération demeure incomplète
00:39:07puisque vous l'avez rappelé,
00:39:09ils sont toujours à l'heure actuelle à l'ambassade de France à Téhéran
00:39:13mais avec l'interdiction formelle de quitter le territoire iranien.
00:39:16Alors même s'ils ne sont plus incarcérés,
00:39:18ils ne sont donc pas libres pour autant.
00:39:20Quelles sont les informations que vous avez les plus récentes les concernant ?
00:39:24Est-ce que vous avez pu échanger avec eux ?
00:39:26Dans quel état d'esprit se trouve-t-il ?
00:39:28Et dans quelles mesures, sous quelles conditions,
00:39:30un retour prochain sur le territoire français peut-il être envisagé ?
00:39:34Enfin, une petite question sur plutôt la capacité d'anticipation française
00:39:38face aux crises hybrides.
00:39:41La crise au Moyen-Orient aujourd'hui mêle diplomatie,
00:39:44cyber, informationnelle, économie.
00:39:46Quels sont les outils d'anticipation en fait que la France possède
00:39:51pour détecter les signaux faibles et ne pas se trouver en réaction en fait face à ces crises ?
00:39:57Je vous remercie.
00:39:59Merci beaucoup Madame la députée.
00:40:00La parole pour Horizon et Indépendant à M. Bertrand Bouix.
00:40:06Merci M. le Président.
00:40:08M. le Ministre, depuis quelques semaines,
00:40:10l'intensification du conflit autour de l'Iran
00:40:12fait peser de fortes inquiétudes sur la stabilité du Golfe
00:40:15et en particulier sur la situation dans le détroit d'Hormuz.
00:40:18On le sait, ce détroit est un point de passage absolument stratégique
00:40:22pour les flux énergétiques mondiaux.
00:40:24Une part considérable du pétrole et du gaz
00:40:26qui alimentent l'économie mondiale y transite chaque jour.
00:40:30Or aujourd'hui, les tensions dans la zone
00:40:31montent clairement d'un cran,
00:40:33menaces sur la navigation,
00:40:35incidents en mer
00:40:36et un risque qui n'est plus théorique
00:40:38d'entrave, voire de blocage du passage.
00:40:41Ce qui nous inquiète au fond,
00:40:43ce sont les conséquences très concrètes
00:40:45que cela pourrait avoir chez nous.
00:40:47On voit déjà les marchés réagir
00:40:49avec une pression à la hausse sur les prix d'énergie
00:40:51et si la situation devait s'aggraver encore plus,
00:40:54ce sont directement les coûts des carburants,
00:40:56les prix d'énergie et plus largement notre économie
00:40:58qui pourrait être impactée.
00:40:59Nous en sommes déjà les témoins.
00:41:01Cette nouvelle tension pose une question
00:41:03très directe de sécurité énergétique.
00:41:06Aussi, comment le gouvernement évalue-t-il
00:41:10aujourd'hui le risque sur le détroit d'Hormuz
00:41:12et surtout, sommes-nous réellement prêts
00:41:14à faire face en France et en Europe
00:41:16aux conséquences d'une dégradation brutale
00:41:19de la situation dans cette zone stratégique ?
00:41:21Merci.
00:41:22Merci beaucoup, M. le député.
00:41:24Je donne la parole à présent à M. Jean-Paul Lecoq
00:41:26pour la gauche démocrate et républicaine.
00:41:29C'est à vous, M. le député.
00:41:30La guerre au Moyen-Orient dure.
00:41:32Elle dure depuis des semaines, depuis le 7 octobre,
00:41:35depuis bien avant cela.
00:41:36Pendant ce temps-là, des accords temporaires et fragiles
00:41:39sont trouvés, parfois forcés.
00:41:41En France, on entend « nous allons agir ».
00:41:43Mais si vous aviez l'intention qu'il y ait un impact,
00:41:46l'objectif de reconstruire la paix,
00:41:48alors nous aurions sûrement des résultats.
00:41:50Qu'attendez-vous pour sanctionner chaque partie,
00:41:52là où elle a violé le droit international ?
00:41:54Chez vous, deux poids, deux mesures.
00:41:56Qu'attendez-vous pour condamner les dirigeants
00:41:58qui ordonnent la mort de civils,
00:42:00israéliens, américains, iraniens, comme pour les russes ?
00:42:03Qu'attendez-vous pour apporter votre soutien
00:42:05indéfectible aux populations meurtries ?
00:42:07Après la capture du président vénézuélien
00:42:10ordonnée par Donald Trump,
00:42:11aucune sanction à son encontre,
00:42:13alors qu'il avait violé la souveraineté d'un État.
00:42:15Pour l'Iran, personne ne sait ce qu'il entend faire
00:42:18demain ou dans l'heure qui suit,
00:42:20lui non plus sûrement.
00:42:21Par contre, nous savons déjà
00:42:23quelle sera la prochaine proie, Cuba.
00:42:25Des pions qu'il veut faire tomber,
00:42:27les uns après les autres.
00:42:29Et pendant ce temps-là, vous ne dénoncez pas,
00:42:31vous ne sanctionnez pas,
00:42:32vous volez presque à son secours.
00:42:34Vous vous cachez derrière l'Europe
00:42:35pour ne pas assumer votre position.
00:42:37Je vais le répéter une énième fois,
00:42:39mais la France est membre du Conseil de sécurité
00:42:41des Nations Unies.
00:42:42Pourquoi faire, si ce n'est pour agir pour la paix ?
00:42:45Il y a encore quelques jours,
00:42:46vous réitériez votre soutien
00:42:47au nom de la France pour le mal nommé
00:42:49plan de paix, et vous l'avez fait encore tout à l'heure,
00:42:52de Donald Trump pour Gaza.
00:42:53Ce plan n'a pas vocation à faire émerger
00:42:55un État palestinien comme notre engagement
00:42:58aux Nations Unies en septembre dernier
00:42:59nous y oblige.
00:43:00Mais il est bel et bien le prémice
00:43:02de son Board of Peace,
00:43:03du néocolonialisme à l'État pur.
00:43:06C'est vrai qu'un ancien Premier ministre français
00:43:09considère que la colonisation
00:43:11n'est pas un crime.
00:43:15Merci beaucoup, M. Lecoq.
00:43:18Je vais donner la parole à présent
00:43:20à M. Sébastien Chaudu
00:43:22pour le Rassemblement national.
00:43:24Merci, M. le Président.
00:43:26M. le ministre,
00:43:26c'est une question en forme d'appel
00:43:29que je viens de vous poser
00:43:30au moment où le Moyen-Orient
00:43:32évidemment s'embrase,
00:43:33en commençant d'abord par penser
00:43:35à la famille de l'adjudant-chef Friand,
00:43:37vous l'avez rappelé,
00:43:38M. le ministre,
00:43:39qui a péri,
00:43:40simplement pour rappeler
00:43:42combien l'escalade du conflit
00:43:45va entraîner de façon mécanique
00:43:46des conséquences pour les ménages
00:43:48et les entreprises françaises,
00:43:49en particulier la fermeture
00:43:51du détroit d'Ormuse
00:43:53qui va bloquer le trafic,
00:43:56en tous les cas les transports de 20%
00:43:58des échanges mondiaux de pétrole brut.
00:44:00Tout ceci va avoir donc des impacts,
00:44:02un impact ici en France
00:44:04pour les familles,
00:44:04pour les entreprises.
00:44:05Et il n'y a pas de fatalisme,
00:44:07j'allais dire, énergétique
00:44:09et moi j'en appelle à vous
00:44:12pour vous demander
00:44:13quelle politique vous souhaitez mettre en œuvre
00:44:15concernant la baisse nécessaire
00:44:18des taxes sur les carburants,
00:44:20la nécessaire sortie
00:44:21du mécanisme européen
00:44:23de fixation des prix de l'énergie.
00:44:25Je me rappelle qu'à une époque,
00:44:27Bruno Le Maire l'avait évoqué,
00:44:28puis ça a disparu dans les limbes.
00:44:30C'est à l'État de faire des efforts,
00:44:32ce n'est pas aux Français,
00:44:32encore une fois,
00:44:33de se serrer la ceinture,
00:44:34ce n'est pas à l'État
00:44:34de profiter de ce conflit financièrement,
00:44:38parce que pour l'instant,
00:44:39c'est ce qui se passe.
00:44:39L'État français profite finalement
00:44:43de cette guerre.
00:44:44Et même, j'ai entendu Ursula von der Leyen
00:44:46appeler à la baisse des taxes sur l'énergie.
00:44:48C'est dire.
00:44:50Donc voilà,
00:44:51certains pays montrent l'exemple.
00:44:52L'Italie,
00:44:54baisse des taxes sur le carburant,
00:44:5525 centimes.
00:44:56L'Autriche,
00:44:56baisse des taxes de façon temporaire
00:44:58sur l'essence et sur le diesel.
00:45:00Le Portugal,
00:45:01là aussi,
00:45:02avec un système de baisse de taxes
00:45:03qui a été prolongé,
00:45:04qui entraîne une baisse
00:45:05d'un centime huit sur le gasoil
00:45:08et de trois centilitres,
00:45:09trois par litre,
00:45:09évidemment,
00:45:10à chaque fois sur l'essence.
00:45:11Donc voilà,
00:45:12on n'est pas condamné à subir.
00:45:13Quelles sont vos implications ?
00:45:15Quelle est votre position ?
00:45:16Quelle est votre capacité à agir
00:45:19pour faire baisser les taxes,
00:45:21pour faire en sorte que les ménages
00:45:22et les entreprises françaises
00:45:23ne subissent pas les conséquences économiques
00:45:26que nous redoutons ?
00:45:27Merci,
00:45:27M. le député.
00:45:29La parole pour Ensemble pour la République,
00:45:31Mme Amélie Alacrafi.
00:45:32Et puis,
00:45:33nous entendons Mme Clémence Guettet,
00:45:35M. Pierre Priptich
00:45:36et Mme Sandra Delanois pour terminer.
00:45:40M. le ministre,
00:45:41le conflit auquel nous assistons
00:45:43depuis plusieurs semaines
00:45:43ne se contente plus de nous sidérer.
00:45:46Il nous interroge profondément.
00:45:48Il nous interroge parce que
00:45:50ses objectifs restent flous,
00:45:51parce que les justifications
00:45:52avancées ne sont pas pleinement convaincantes
00:45:54et parce que,
00:45:55de part et d'autre,
00:45:56nous voyons bien qu'il existe
00:45:57des logiques d'escalade
00:45:58qui ne disent pas leur nom.
00:46:01Dans ce contexte,
00:46:03certaines prises de position internationale,
00:46:04notamment américaines,
00:46:05ajoutent davantage de confusion
00:46:07que de clarté.
00:46:09La France a fait le choix
00:46:10de ne pas s'engager dans cette guerre
00:46:12et c'est bien heureux.
00:46:13C'est une ligne que je soutiens.
00:46:15Mais une question se pose désormais.
00:46:17Cette position est-elle encore audible ?
00:46:19Est-elle encore influente ?
00:46:22Car pendant que nous cherchons
00:46:23à tenir une ligne d'équilibre,
00:46:25la réalité,
00:46:25elle,
00:46:26elle s'impose.
00:46:27Au Liban,
00:46:28une fois encore,
00:46:28la population paye le prix fort.
00:46:30Et plus largement,
00:46:32la région s'enfonce
00:46:33dans une dynamique de confrontation.
00:46:35Mais surtout,
00:46:36et c'est un point
00:46:37que nous ne pouvons plus éluder,
00:46:39pendant que l'attention
00:46:41se focalise sur ce conflit,
00:46:42une autre réalité progresse.
00:46:44En Cisjordanie,
00:46:45les violences augmentent,
00:46:47les attaques contre les civils palestiniens
00:46:48se multiplient,
00:46:49des colons armés,
00:46:50armés par un ministre israélien,
00:46:53agissent dans un climat
00:46:54d'impunité préoccupante.
00:46:57Et tout cela se déroule
00:46:59sans l'autorité
00:47:00d'un gouvernement israélien
00:47:02dont la ligne s'est considérablement durcie,
00:47:06alors que le chef d'état-major
00:47:07a dit que ces événements
00:47:09étaient inacceptables.
00:47:11Nous ne pouvons pas défendre
00:47:13une position d'équilibre à l'international
00:47:14et rester silencieux sur ses dérives.
00:47:16Alors, monsieur le ministre,
00:47:17ma question est simple,
00:47:18mais elle est exigeante.
00:47:19La France a-t-elle encore les moyens
00:47:21de peser politiquement dans cette crise
00:47:23ou est-elle condamnée
00:47:24à accompagner les événements ?
00:47:26Comment peut-elle soutenir ses alliés
00:47:28sans être entraînés
00:47:29dans une logique de guerre ?
00:47:30Comment peut-elle faire entendre
00:47:31une parole claire face aux violations
00:47:33que nous observons sur le terrain,
00:47:35notamment en Cisjordanie,
00:47:37et surtout,
00:47:37comment peut-elle empêcher
00:47:38que la perspective d'un État de Palestine
00:47:40que nous portons de nos voeux
00:47:42depuis des années ne disparaissent définitivement
00:47:45derrière l'urgence militaire et sécuritaire ?
00:47:47Merci beaucoup pour la France insoumise.
00:47:50Madame Clémence Guettet.
00:47:51Merci, monsieur le président.
00:47:52Monsieur le ministre,
00:47:53depuis un mois,
00:47:54les peuples du Proche-Orient
00:47:55sont pris dans le cycle infernal
00:47:57d'une guerre déclenchée illégalement
00:47:59par Donald Trump et ses alliés.
00:48:00Le bilan est terrible,
00:48:02vous l'avez dit,
00:48:02plus de 3 000 personnes sont mortes en Iran,
00:48:04plus d'un millier au Liban
00:48:05et des dizaines d'autres victimes
00:48:07partout dans la région.
00:48:08Cette escalade donne raison
00:48:09à l'alerte que nous avions lancée
00:48:11avec la France insoumise.
00:48:12Laisser l'impérialisme,
00:48:14les impérialismes,
00:48:15bafouer le droit international,
00:48:16c'est permettre à la loi du plus fort
00:48:18et au règne de la violence
00:48:19de triompher.
00:48:20Depuis des mois,
00:48:21Donald Trump et Benjamin Netanyahou
00:48:23préparent la guerre généralisée.
00:48:25Le gouvernement états-unien
00:48:26kidnappe des présidents en exercice,
00:48:28affame le peuple cubain
00:48:30bloqué par son armada,
00:48:31bombarde et menace
00:48:32tous les pays qu'il convoite.
00:48:34Le gouvernement israélien
00:48:35commet un génocide sur les Gazaouis,
00:48:37colonise des territoires palestiniens,
00:48:39viole les accords de cessez-le-feu
00:48:41et envahit maintenant le Liban.
00:48:43Et que fait la France
00:48:44par votre voix,
00:48:45celle du président Macron ?
00:48:46Elle laisse les avions états-uniens
00:48:48se poser sur ses bases militaires,
00:48:49elle accepte l'ordre de Trump
00:48:50d'augmenter sa contribution à l'OTAN
00:48:52et soutient son plan
00:48:53de colonisation sur la Palestine,
00:48:55elle évite d'appeler au cessez-le-feu
00:48:57quand elle s'adresse au monde,
00:48:58elle condamne à raison
00:48:59la Russie qui viole
00:49:00la souveraineté ukrainienne,
00:49:02mais reste muette
00:49:03face aux Etats-Unis et à Israël
00:49:04qui s'en prennent
00:49:05aux Iraniens et aux Libanais.
00:49:07Monsieur le ministre
00:49:07des Affaires étrangères,
00:49:08les criminels de guerre
00:49:09ne sont pas plus ou moins coupables
00:49:11selon leur drapeau.
00:49:12Et votre deux poids deux mesures
00:49:13coûte cher aux Français.
00:49:15Le détroit d'Hormuz est bloqué
00:49:16et de nombreuses infrastructures énergétiques
00:49:18sont détruites.
00:49:19Résultat, les prix du gaz
00:49:20et des carburants explosent.
00:49:21Et donc pourquoi n'avoir rien fait
00:49:23quand nous vous avons appelé
00:49:24à protéger les Français
00:49:25en bloquant les prix
00:49:26de l'essence, de l'énergie
00:49:27et bientôt des produits
00:49:29de première nécessité
00:49:30qui vont augmenter aussi ?
00:49:31Pourquoi vous entêtez-vous
00:49:32avec une économie de guerre
00:49:33quand nous pouvons défendre
00:49:35une économie de la paix
00:49:36pour enfin sortir
00:49:37des énergies fossiles
00:49:38et de la dépendance au pétrole ?
00:49:40L'Espagne, notre voisin,
00:49:41a condamné la guerre
00:49:42de M. Trump.
00:49:43Je l'ai éloigné
00:49:44pour protéger ses habitants.
00:49:46Monsieur le ministre,
00:49:46deux questions donc.
00:49:47Allez-vous enfin agir clairement
00:49:49pour le respect
00:49:49du droit international
00:49:50partout
00:49:51et bloquer les prix
00:49:52pour protéger les Français ?
00:49:53Merci beaucoup.
00:49:55La parole pour les socialistes
00:49:56et apparentés.
00:49:57Monsieur Pierre Priptich.
00:49:58Merci M. le Président,
00:49:59M. le ministre.
00:50:00Mon intervention
00:50:01pourrait se résumer ainsi.
00:50:03L'attachement viscéral
00:50:04du groupe socialiste
00:50:05et apparenté
00:50:06au respect du droit international.
00:50:08Aujourd'hui gravement bafoué
00:50:09dans un conflit engagé,
00:50:11sans objectifs clairement définis,
00:50:13sans information des Européens
00:50:15et en dehors
00:50:16de tout cadre multimatéral,
00:50:18sans cadre,
00:50:19sans boussole,
00:50:20où l'on apprend la suite
00:50:21par une succession de messages
00:50:23en lettres minuscules
00:50:24ou majuscules.
00:50:25Monsieur le ministre,
00:50:26je souhaite vous interroger
00:50:27sur l'extension régionale
00:50:29du conflit
00:50:30et en particulier
00:50:31sur les impacts
00:50:32sur les États du Golfe,
00:50:33Émirats Arabes Unis,
00:50:34Qatar, Bahreïn
00:50:35et Arabie Saoudite.
00:50:37En effet,
00:50:37ils font face
00:50:38à une fragilisation
00:50:39de leur modèle de sécurité
00:50:41qui repose
00:50:42sur un engagement
00:50:43diplomatique stable
00:50:45dans la région
00:50:46et sur une alliance
00:50:46forte avec les États-Unis.
00:50:49Ce pari semble perdant.
00:50:51La protection américaine
00:50:52n'est en effet
00:50:53pas au niveau espéré
00:50:54et l'influence d'Israël
00:50:56sur les États-Unis
00:50:57se heurtent
00:50:58et heurtent directement
00:50:59leurs intérêts vitaux
00:51:01qui résident,
00:51:02entre autres,
00:51:02dans la stabilité de l'Iran.
00:51:04De plus,
00:51:05la guerre s'installant,
00:51:06le détroit d'Hormuz
00:51:07se transformant
00:51:09en une arme de guerre,
00:51:10devenant l'épicentre
00:51:11de celle-ci,
00:51:12les pays du Golfe
00:51:13en pâtiront directement.
00:51:15Dès lors,
00:51:15plusieurs questions.
00:51:17Anticipez-vous,
00:51:18monsieur le ministre,
00:51:18une implication directe
00:51:20ou indirecte
00:51:21des forces armées
00:51:22des pays du Golfe
00:51:23dans le conflit ?
00:51:24Devons-nous envisager
00:51:26une remilitarisation
00:51:27des États du Golfe ?
00:51:29Enfin,
00:51:29dans ce cas de figure,
00:51:31quelle est la stratégie européenne ?
00:51:33Et deux,
00:51:34trois éléments
00:51:35de terminologie.
00:51:36Nous souhaiterions
00:51:37connaître
00:51:38la position,
00:51:39votre position,
00:51:40la voie de la France,
00:51:42notamment,
00:51:43comment la France
00:51:43qualifie-t-elle
00:51:44l'opération lancée
00:51:45par les États-Unis
00:51:46et Israël ?
00:51:47Comment qualifie-t-elle
00:51:49les opérations
00:51:49lancées par Israël
00:51:51au Liban ?
00:51:52Comment la France
00:51:53agit-elle
00:51:54pour ne pas se laisser
00:51:55entraîner malgré elle
00:51:57par ses partenaires
00:51:58historiques
00:51:58qui, via leurs dirigeants
00:52:00actuels,
00:52:01contredisent
00:52:01toutes nos valeurs communes ?
00:52:04Très bien.
00:52:05Merci beaucoup.
00:52:06Je pense qu'on a fait
00:52:07le tour des porte-parole
00:52:08des groupes.
00:52:09Monsieur le ministre,
00:52:10je vous laisse la parole.
00:52:11Et si,
00:52:12à l'issue de votre réponse,
00:52:15il reste un petit peu de temps,
00:52:16je donnerai la parole
00:52:16à deux inscrits
00:52:17pour l'instant
00:52:18et éventuellement
00:52:19des rebonds
00:52:20en fonction du temps disponible.
00:52:29Président,
00:52:30et merci à toutes
00:52:32et à tous
00:52:32pour vos questions
00:52:33très précises,
00:52:35en commençant
00:52:36par celle
00:52:36de Michel Herbillon.
00:52:38Si nous exhortons
00:52:39aujourd'hui
00:52:40les autorités israéliennes
00:52:41à s'abstenir
00:52:42de cette opération terrestre
00:52:44qu'elles évoquent,
00:52:46alors qu'elles sont
00:52:47d'ores et déjà présentes
00:52:48sur une bande
00:52:49de quelques kilomètres
00:52:51au nord de leurs frontières
00:52:53et donc
00:52:55à l'intérieur
00:52:56du territoire libanais,
00:52:57c'est précisément
00:52:58parce que nous voyons
00:52:58pour Israël
00:52:59comme pour le Liban
00:53:00une opportunité historique
00:53:02à saisir
00:53:02les autorités libanaises
00:53:04ayant exprimé
00:53:06leur disposition
00:53:07à engager un dialogue
00:53:09au niveau gouvernemental.
00:53:11Il faut bien garder
00:53:12à l'esprit
00:53:12que des discussions
00:53:13avaient eu lieu.
00:53:14Vous savez que
00:53:15même si la situation
00:53:17restait fragile,
00:53:18les choses avançaient
00:53:19au Liban.
00:53:19On s'apprêtait d'ailleurs
00:53:20à accueillir
00:53:20une conférence
00:53:21pour le renforcement
00:53:22des forces armées
00:53:23libanaises.
00:53:24Le Parlement libanais
00:53:26était saisi
00:53:27de la dernière loi bancaire
00:53:29permettant
00:53:30de faire aboutir
00:53:31les réformes
00:53:31qui allaient permettre
00:53:32un financement international
00:53:34et sur le désarmement
00:53:35du Hezbollah
00:53:36les choses avançaient.
00:53:39Dans la relation
00:53:40avec la Syrie
00:53:41et Israël
00:53:42les deux voisins
00:53:43là aussi
00:53:44les choses avançaient
00:53:45puisqu'on avait eu
00:53:45à un niveau
00:53:47infragouvernemental
00:53:47la première discussion
00:53:48entre des représentants
00:53:50officiels
00:53:51d'Israël
00:53:52et du Liban
00:53:53en 40 ans.
00:53:54Donc on a vraiment là
00:53:55une opportunité inédite
00:53:57et il faut pour ça
00:53:58que le gouvernement libanais
00:54:00confirme son intention
00:54:01d'aller jusqu'au bout
00:54:03du désarmement
00:54:03du Hezbollah.
00:54:04Il faut que
00:54:04les autorités israéliennes
00:54:06s'abstiennent
00:54:07de toute incursion terrestre
00:54:09s'abstiennent
00:54:10de toute frappe
00:54:11contre les infrastructures
00:54:12civiles
00:54:12contre les zones
00:54:13d'enseignement peuplées
00:54:13et en particulier
00:54:14contre Beyrouth.
00:54:15Vous m'avez interrogé
00:54:16sur la résolution
00:54:18proposée par le Bahreïn
00:54:19en cours de discussion
00:54:21au Conseil de sécurité
00:54:22des Nations Unies.
00:54:25Voyons ce qu'il adviendra
00:54:26des négociations
00:54:28qui se poursuivent.
00:54:29Il n'est pas évident
00:54:30que le recours
00:54:32à la force
00:54:32au titre du chapitre 7
00:54:34proposé par le Bahreïn
00:54:36suscite
00:54:37l'adhésion
00:54:38d'un nombre
00:54:39suffisant
00:54:40de pays
00:54:41puisqu'il y a
00:54:43des États membres
00:54:44du Conseil de sécurité
00:54:45y compris des États membres
00:54:46permanents
00:54:47qui pourraient exprimer
00:54:49des réserves
00:54:51voire des oppositions
00:54:52les jours qui viennent
00:54:53nous le diront.
00:54:55Jean-Louis Romégas
00:54:56quand nous mettons
00:54:58en avant
00:54:58le droit d'Israël
00:54:59à se défendre
00:55:00ce n'était pas
00:55:01contre l'Iran
00:55:02puisque c'est Israël
00:55:03et les États-Unis
00:55:04qui ont attaqué
00:55:04l'Iran en premier
00:55:05mais c'est contre
00:55:06les attaques
00:55:07du Hezbollah.
00:55:08Et je vous le dis
00:55:09ne pas reconnaître
00:55:10que c'est
00:55:12s'agissant du Liban
00:55:13le Hezbollah
00:55:14qui a déclenché
00:55:15le feu
00:55:16le premier
00:55:16contre Israël
00:55:17c'est méconnaître
00:55:19je dirais
00:55:20l'analyse
00:55:21qu'en font
00:55:21les Libanais
00:55:22eux-mêmes
00:55:22y compris
00:55:23les membres
00:55:24de la communauté
00:55:25chiite.
00:55:25Certes
00:55:26tout le monde
00:55:26est conscient
00:55:27que le cessez-le-feu
00:55:28a été fragile
00:55:29qu'il avait été
00:55:30violé par Israël
00:55:31mais là
00:55:31ce qui s'est produit
00:55:33c'est
00:55:35une coordination
00:55:36des attaques
00:55:37du Hezbollah
00:55:38avec celles
00:55:38de l'Iran
00:55:39sur Israël
00:55:40et c'est ainsi
00:55:40que s'est perçu
00:55:41au Liban
00:55:42dont une grande partie
00:55:43du peuple
00:55:44souhaite maintenant
00:55:45tourner la page
00:55:47considérant
00:55:47qu'après plus de 40 ans
00:55:50c'est à l'État
00:55:51et à l'État seul
00:55:52de disposer
00:55:53du monopole
00:55:55des armes.
00:55:56Et puis
00:55:56vous parlez
00:55:57de complicité
00:55:58s'agissant
00:55:59de la France
00:56:01des avions
00:56:02militaires
00:56:03de soutien
00:56:04ont été
00:56:05accueillis
00:56:05sur des bases
00:56:06françaises
00:56:06ce ne sont pas
00:56:07des avions
00:56:07de combat
00:56:08ils n'ont
00:56:08en aucun cas
00:56:09vocation
00:56:09à intervenir
00:56:10dans les opérations
00:56:11militaires
00:56:12en Iran
00:56:12et ça ne vaut
00:56:13en aucun cas
00:56:14participation
00:56:15de la France
00:56:16à ce conflit.
00:56:17Maud Petit
00:56:19m'interrogeait
00:56:20sur le sort
00:56:22de nos deux compatriotes
00:56:23Cécile Colleur
00:56:23et Jacques Paris
00:56:24qui, il est vrai
00:56:25le 4 novembre
00:56:25ont quitté
00:56:26leur lieu
00:56:27de détention
00:56:28pour gagner
00:56:29l'ambassade
00:56:31de France
00:56:31où ils sont
00:56:32en sécurité
00:56:32depuis.
00:56:34Je leur ai parlé
00:56:34il y a quelques jours
00:56:36dix jours
00:56:37après le début
00:56:38de la guerre
00:56:39et comme
00:56:39à chaque étape
00:56:40depuis leur
00:56:41sortie de prison
00:56:43je les trouvais
00:56:43admirables
00:56:44de courage
00:56:45et de résilience
00:56:46ce n'est pas toujours
00:56:47le cas
00:56:48de nos compatriotes
00:56:49lorsqu'ils rentrent
00:56:50de captivité
00:56:52et je veux
00:56:53à une nouvelle fois
00:56:53rendre hommage
00:56:54aux équipes
00:56:54de l'ambassade
00:56:55qui sont présents
00:56:58à leur côté
00:56:59pour assurer
00:56:59leur sécurité
00:57:00dans un contexte
00:57:01extrêmement dégradé.
00:57:02Quel délai ?
00:57:02Il n'y a pas de délai
00:57:04c'est immédiat
00:57:05et donc
00:57:07on poursuit
00:57:08avec nos interlocuteurs
00:57:11iraniens
00:57:12le dialogue
00:57:13en faisant valoir
00:57:15un argument
00:57:15très simple
00:57:16c'est que
00:57:17il n'y a aucune
00:57:18raison légitime
00:57:20de les empêcher
00:57:22de rentrer
00:57:23en France
00:57:24aujourd'hui.
00:57:25Ensuite vous m'interrogez
00:57:26sur l'anticipation
00:57:29bon
00:57:29moi l'anticipation
00:57:31je veux dire
00:57:32je pense que
00:57:34cette escalade
00:57:35est dangereuse
00:57:35elle est incontrôlée
00:57:36elle est significative
00:57:37mais
00:57:37au fond
00:57:38elle ne fait que confirmer
00:57:40ce que nous savons déjà
00:57:41le défi géopolitique
00:57:43majeur
00:57:44des années
00:57:45et sans doute
00:57:45des décennies qui viennent
00:57:46c'est la rivalité croissante
00:57:48entre les Etats-Unis
00:57:48et la Chine
00:57:49rivalité
00:57:50qui va donner lieu
00:57:51à un certain nombre
00:57:52de manifestations
00:57:55de conflictualité
00:57:56qui vont avoir
00:57:57des conséquences sur nous
00:57:58si nous ne sommes pas capables
00:57:59et le niveau national
00:58:01n'est sans doute pas suffisant
00:58:02pour y parvenir
00:58:03de bâtir
00:58:04à l'échelle européenne
00:58:05une forme d'indépendance
00:58:06nous ne parviendrons pas
00:58:08à prévenir
00:58:08à empêcher
00:58:09toutes les guerres
00:58:10que les uns et les autres
00:58:11voudront déclencher
00:58:12mais nous devons
00:58:13nous protéger
00:58:14nous-mêmes
00:58:15nos intérêts
00:58:16nos partenaires
00:58:17nos amis
00:58:18les pays qui
00:58:18qui n'ont pas
00:58:19la force de l'Europe
00:58:20pour le faire
00:58:21contre les conséquences
00:58:23de ces guerres
00:58:23et il me semble
00:58:24que ce que nous avons vu
00:58:25au Venezuela
00:58:26comme ce que nous voyons
00:58:27aujourd'hui
00:58:27au Moyen-Néoproche-Orient
00:58:29est la traduction
00:58:30de cette rivalité croissante
00:58:32même si
00:58:32c'est une traduction indirecte
00:58:35mais au fond
00:58:36c'est ça
00:58:36qui se produit
00:58:37et c'est pour ça
00:58:38que je disais tout à l'heure
00:58:38en réponse aux questions
00:58:39au gouvernement
00:58:39qu'il me semble que
00:58:40la France a montré l'exemple
00:58:42dans une guerre
00:58:42qui n'est pas la nôtre
00:58:43nous n'y mettons pas les pieds
00:58:45mais en revanche
00:58:45nous déployons nos capacités
00:58:47pour protéger les nôtres
00:58:48et pour protéger
00:58:51nos partenaires
00:58:51ceux qui comptent sur nous
00:58:53parce que nous sommes liés
00:58:53par des accords de défense
00:58:55comme c'est le cas
00:58:55avec un certain nombre
00:58:56de pays du Golfe
00:58:58qu'est-ce que nous pouvons faire
00:58:59de mieux et de plus
00:59:00je crois que c'est évident
00:59:01de toutes les remarques
00:59:02qui ont été les vôtres
00:59:03et je fais exactement les mêmes
00:59:04c'est de réduire
00:59:05encore plus nos dépendances
00:59:06dépendances énergétiques
00:59:07dépendances technologiques
00:59:09pour ne pas subir
00:59:10les conséquences
00:59:11de ces conflits
00:59:11qui ne vont pas aller
00:59:14en s'atténuant
00:59:15mais qui vont se multiplier
00:59:16à l'avenir
00:59:16donc défaisons-nous
00:59:18de toute dépendance
00:59:19aux énergies fossiles
00:59:20et nous serons désensibilisés
00:59:22aux conséquences
00:59:23des crises
00:59:23aux proches
00:59:24et au Moyen-Orient
00:59:25mais ce n'est pas
00:59:26la seule dépendance
00:59:27de laquelle
00:59:27nous devons nous libérer
00:59:30Bertrand Bouix
00:59:31sommes-nous prêts
00:59:32à une dégradation
00:59:33de la situation
00:59:33on doit tout faire
00:59:34pour l'éviter
00:59:34parce que
00:59:36même si
00:59:36c'est une escalade
00:59:38dangereuse
00:59:38on perçoit
00:59:41qu'il y a une forme
00:59:42de maîtrise
00:59:43des deux côtés
00:59:45c'est-à-dire que
00:59:45ça pourrait encore
00:59:47être beaucoup plus grave
00:59:48et donc les messages
00:59:49que nous passons
00:59:49c'est évidemment
00:59:50de ne pas aller plus loin
00:59:51tant les conséquences
00:59:52sont aujourd'hui
00:59:54désastreuses
00:59:54sur le pouvoir d'achat
00:59:55de nos compatriotes
00:59:56sur l'approvisionnement
00:59:57d'un certain nombre
00:59:58de filières
00:59:58et pas uniquement
00:59:59les filières agricoles
01:00:01qui dépendent
01:00:01des engrais
01:00:02qui sont bloqués
01:00:04par les événements
01:00:06et le conflit
01:00:08dans la région
01:00:08mais il y a aussi
01:00:10d'autres secteurs
01:00:11qui le sont
01:00:12pour d'autres raisons
01:00:15et si nous voulons
01:00:15éviter
01:00:17une catastrophe économique
01:00:18en plus
01:00:19d'une catastrophe
01:00:20sécuritaire
01:00:21il nous faut pousser
01:00:22toutes les parties
01:00:22à la désescalade
01:00:24et puis pour éviter
01:00:25de se retrouver
01:00:25une nouvelle fois
01:00:26dans cette situation
01:00:27on a l'impression
01:00:27chacun le ressent
01:00:29que c'est pas
01:00:31notre conflit
01:00:32et pourtant
01:00:33on en subit
01:00:34les conséquences
01:00:34et bien il faut nous
01:00:35il faut nous détacher
01:00:37de ces dépendances
01:00:38et je le redis
01:00:39il y a des choses
01:00:40qu'on peut faire
01:00:41au niveau national
01:00:41mais de toute évidence
01:00:43c'est à l'échelle européenne
01:00:45qu'on pourra construire
01:00:45ces boucliers
01:00:47contre
01:00:47ou en tout cas
01:00:48se défaire
01:00:48de ces dépendances
01:00:50boucliers
01:00:50contre ces grands désordres
01:00:51du monde
01:00:52qui ne vont pas aller
01:00:53en s'atteignant
01:00:54le meilleur service
01:00:55qu'on peut rendre
01:00:55à un monde
01:00:56qui se conflictualise
01:00:57avec deux superpuissances
01:00:59qui sont dans une sorte
01:01:02de course à la rivalité
01:01:03et bien c'est d'éviter
01:01:04que ce conflit
01:01:05se propage
01:01:05en ouvrant une troisième voie
01:01:07et seule l'Europe
01:01:07peut le faire
01:01:08à ce jour
01:01:09parce qu'elle est
01:01:09la coalition de nations
01:01:11la plus avancée
01:01:13et la plus puissante
01:01:14du reste du monde
01:01:15si je puis dire
01:01:17Jean-Paul Lecoq
01:01:19sur le plan Trump
01:01:20alors
01:01:21peut-être
01:01:22aurais-je dû
01:01:25le signifier
01:01:26plus clairement
01:01:27mais le plan Trump
01:01:28il a été endossé
01:01:29par une résolution
01:01:30du conseil de sécurité
01:01:312803
01:01:31alors
01:01:32soit
01:01:34vous n'êtes pas d'accord
01:01:34avec le texte
01:01:35de la résolution
01:01:35dans ce cas là
01:01:36il faut le dire
01:01:37que la France
01:01:37aurait dû s'opposer
01:01:38à l'adoption
01:01:40de ce texte
01:01:41si nous ne l'avons pas fait
01:01:42c'est parce que
01:01:43on peut en discuter
01:01:43je ne vais pas descendre
01:01:44les points les uns après les autres
01:01:47toutes nos revendications
01:01:50s'agissant
01:01:51de la Palestine
01:01:52se retrouvent
01:01:53dans la résolution
01:01:552803
01:01:56je ne dis pas
01:01:56que si on l'avait écrite
01:01:58nous-mêmes
01:01:58on l'aurait écrite
01:01:59exactement de la même manière
01:02:00mais on y retrouve
01:02:01toutes nos préoccupations
01:02:02et donc
01:02:03soit on décide
01:02:04que ce cadre est le bon
01:02:05et dans ce cas là
01:02:07le mieux qu'on puisse faire
01:02:08c'est de marteler
01:02:10que c'est la mise en oeuvre
01:02:11de cette résolution
01:02:122803
01:02:12qui endosse ce plan
01:02:13qui est notre boussole
01:02:15soit on est en désaccord
01:02:17avec la résolution
01:02:18et là c'est autre chose
01:02:20sur Cuba
01:02:22on n'est pas
01:02:23on n'est pas tout à fait
01:02:25aligné avec les Etats-Unis
01:02:26c'est le moins qu'on puisse dire
01:02:27puisqu'on s'est opposé
01:02:28systématiquement
01:02:29et chaque année
01:02:29à l'embargo
01:02:30parce qu'on a
01:02:33dépêché de l'aide humanitaire
01:02:34quand Cuba a été frappé
01:02:36par des catastrophes naturelles
01:02:38parce qu'on a
01:02:39ouvert des lignes de crédit
01:02:41pour que les exportations
01:02:42puissent reprendre
01:02:44et parce qu'aujourd'hui
01:02:45on appelle
01:02:48à ce que
01:02:49le peuple cubain
01:02:50puisse accéder
01:02:52à l'énergie
01:02:53accéder aux médicaments
01:02:54d'ailleurs
01:02:54je l'ai dit
01:02:55au secrétaire d'Etat
01:02:57américain
01:02:58l'autre jour
01:02:59tout en appelant aussi
01:03:00dans mes échanges
01:03:02plusieurs échanges
01:03:03avec le ministre cubain
01:03:05à ce que
01:03:08les autorités
01:03:09puissent procéder
01:03:10à l'ouverture démocratique
01:03:12l'ouverture économique
01:03:13auxquelles elles se sont
01:03:14engagées
01:03:15et puis qu'elles respectent
01:03:16un certain nombre
01:03:17d'engagements internationaux
01:03:18qu'elles ont pris
01:03:19devant nous
01:03:20Sébastien Chenu
01:03:22qui a soutenu
01:03:23Ursula von der Leyen
01:03:25les conséquences
01:03:26pour les ménages
01:03:27et les entreprises
01:03:28de cette
01:03:30pour les ménages
01:03:31et les entreprises
01:03:31sont considérées
01:03:33ah bon
01:03:33je veux pas
01:03:35bon d'abord
01:03:37j'ai entendu
01:03:38certaines voix s'élever
01:03:39y compris en France
01:03:40pour dire
01:03:41ok
01:03:41c'est pas conforme
01:03:42au droit international
01:03:43mais peut-être
01:03:44que c'est pas si mal
01:03:45que les Etats-Unis
01:03:46et Israël
01:03:47aillent frapper l'Iran
01:03:514 semaines plus tard
01:03:54peut-être que le jugement
01:03:56a évolué sur ce point
01:03:58la deuxième des choses
01:03:59c'est qu'évidemment
01:03:59tout ça
01:03:59a des conséquences majeures
01:04:01sur nous
01:04:03sur les françaises
01:04:04sur les français
01:04:04leur pouvoir d'achat
01:04:05et peut-être pour certains
01:04:06leur emploi
01:04:07si toutefois
01:04:07ça devait se poursuivre
01:04:08je veux pas refaire
01:04:09la démonstration
01:04:10du Premier ministre
01:04:11et des ministres
01:04:12de l'économie
01:04:13et des finances
01:04:13et de l'énergie
01:04:15mais ce que j'ai compris
01:04:16moi
01:04:16quand je les ai écoutés
01:04:18c'est qu'il n'y a
01:04:19pas de choc énergétique
01:04:21duquel
01:04:23les finances publiques
01:04:24soient sorties gagnantes
01:04:25et donc il n'y a pas
01:04:26de cagnotte
01:04:26contrairement à ce que
01:04:27on pourrait penser
01:04:29Amélia Lacrafie
01:04:30qui connaît bien
01:04:31la région
01:04:31évidemment
01:04:32m'a interrogé
01:04:33sur plusieurs points
01:04:33je reviendrai sur
01:04:35les sujets relatifs
01:04:36à la politique
01:04:37menée par le ministre
01:04:38des finances
01:04:39du gouvernement israélien
01:04:40M. Smotrich
01:04:42j'ai exprimé
01:04:43lorsque j'étais
01:04:43à Jérusalem
01:04:44il y a deux jours
01:04:46nos préoccupations
01:04:47les plus fortes
01:04:48vis-à-vis de la politique
01:04:49qui est menée
01:04:50en Cisjordanie
01:04:50mon interlocuteur
01:04:52israélien
01:04:53m'a assuré
01:04:53que des mesures
01:04:54de fermeté
01:04:55seraient prises
01:04:55à l'encontre
01:04:56de la plusieurs centaines
01:04:58de jeunes
01:04:59qui sèment la terreur
01:05:00en Cisjordanie
01:05:01en s'attaquant
01:05:02à des palestiniens
01:05:03pour les intimider
01:05:05et les chasser
01:05:05de leur terre
01:05:06ça ne résoudra pas
01:05:07tout le problème
01:05:08puisque nous avons
01:05:08un certain nombre
01:05:09de désaccords
01:05:09assez profonds
01:05:10avec le gouvernement
01:05:11israélien
01:05:12actuel sur la politique
01:05:13de colonisation
01:05:14que nous continuerons
01:05:15d'exprimer
01:05:16et puis ce même ministre
01:05:18a aujourd'hui
01:05:19laissé entendre
01:05:19que la frontière
01:05:20sud du Liban
01:05:21serait désormais
01:05:22ou devrait être
01:05:23à l'issue de ce conflit
01:05:24la rivière Litanie
01:05:26ce sont des propos
01:05:27que nous condamnons
01:05:27avec la plus grande fermeté
01:05:29qui contreviennent
01:05:30à tous les grands principes
01:05:31qui ont tenté
01:05:32jusqu'à présent
01:05:32sans tout à fait
01:05:34atteindre le succès
01:05:35de résoudre
01:05:36le problème de sécurité
01:05:37et de stabilité
01:05:38au Liban
01:05:39le Liban
01:05:40doit sortir
01:05:40de cette nouvelle crise
01:05:42avec
01:05:43son intégrité
01:05:44et sa souveraineté
01:05:44respectées
01:05:45dans ses frontières
01:05:46et avec
01:05:47un état fort
01:05:48disposant du monopole
01:05:49de la force légitime
01:05:51et puis
01:05:51nous n'abandonnons
01:05:52en aucun cas
01:05:55notre objectif
01:05:56manifesté
01:05:56dans la déclaration
01:05:57de New York
01:05:57qui se retrouve
01:05:58dans la résolution
01:06:002803
01:06:01d'un horizon politique
01:06:03celui des deux états
01:06:05reconnus et respectés
01:06:06dans leur droit
01:06:07vivant côte à côte
01:06:07en paix et en sécurité
01:06:08et nous continuerons
01:06:09à nous mobiliser
01:06:12Madame Clémence Guettet
01:06:14bon
01:06:15on a évidemment
01:06:16et c'est normal
01:06:18des désaccords
01:06:19sur la politique étrangère
01:06:20qui est menée
01:06:21mais je dis attention
01:06:21au procès en deux poids
01:06:23deux mesures
01:06:23qui est fait
01:06:24à l'encontre
01:06:24de la France
01:06:25qui des cinq membres
01:06:27permanents
01:06:28du conseil de sécurité
01:06:29est sans doute
01:06:30le seul
01:06:30qui reste
01:06:31à peu près
01:06:33fidèle
01:06:34à l'esprit
01:06:34des origines
01:06:35privilège
01:06:36exorbitant
01:06:37responsabilité
01:06:38exorbitante
01:06:39quel autre pays
01:06:39du monde
01:06:40s'est tenu
01:06:40aux côtés
01:06:41des Kurdes
01:06:42syriens
01:06:42du général
01:06:44Masloum
01:06:45pour que
01:06:46dans la dernière
01:06:47ligne droite
01:06:48un accord
01:06:48puisse être trouvé
01:06:49avec les autorités
01:06:51de Damas
01:06:51quel est le seul
01:06:53pays du monde
01:06:53qui aujourd'hui
01:06:54se tient
01:06:54aux côtés
01:06:55du Liban
01:06:55quelle est la seule
01:06:56autorité
01:06:57gouvernementale
01:06:58à s'être déplacée
01:06:59à Beyrouth
01:07:00depuis le début
01:07:01de cette guerre
01:07:02et s'agissant
01:07:03de la Palestine
01:07:03on a un certain
01:07:04nombre de désaccords
01:07:05mais quel est le seul
01:07:06pays occidental
01:07:07à avoir
01:07:08pris
01:07:10comme partenaire
01:07:11l'Arabie Saoudite
01:07:11pour
01:07:13rassembler
01:07:13l'ensemble
01:07:14de la communauté
01:07:15internationale
01:07:15autour d'un texte
01:07:16qui réaffirme
01:07:17les grands principes
01:07:19auxquels
01:07:19nous
01:07:20croyons
01:07:21et vous nous dites
01:07:22que nous sommes
01:07:23dans le deux poids
01:07:24deux mesures
01:07:24attention
01:07:25parce que dans
01:07:26vos interventions
01:07:27sur Gaza
01:07:28jamais vous n'évoquez
01:07:31le 7 octobre
01:07:32les 1200 victimes
01:07:33les 50 français
01:07:34qui sont décédés
01:07:35à cette occasion
01:07:36et sur l'Iran
01:07:37à cet instant
01:07:38je ne dis pas
01:07:39que vous ne l'avez
01:07:39jamais fait
01:07:39mais régulièrement
01:07:41vous faites
01:07:43vous faites abstraction
01:07:44de ce qui n'a rien
01:07:46à voir avec la guerre
01:07:46mais des plusieurs
01:07:47dizaines
01:07:48de milliers
01:07:49de morts
01:07:50civils
01:07:51dans la population
01:07:52iranienne
01:07:52qui a été réprimée
01:07:54dans le sang
01:07:55par le régime
01:07:56iranien
01:07:56donc
01:07:59je ne crois pas
01:08:00à vous avoir
01:08:01entendu parler
01:08:01des révoltes pacifiques
01:08:03à l'instant
01:08:03dans votre question
01:08:05non
01:08:07bon
01:08:08je dis simplement
01:08:09exprimons nos désaccords
01:08:11débattons
01:08:12mais n'affaiblissons pas
01:08:13l'image
01:08:14de la France
01:08:15qui peut toujours
01:08:16faire mieux
01:08:17mais qui de tous
01:08:18les membres
01:08:18permanents du conseil
01:08:19de sécurité
01:08:20aujourd'hui
01:08:20est celui
01:08:21qui est sans doute
01:08:22le plus exemplaire
01:08:23et qui fait
01:08:24ou qui tente
01:08:25de faire honneur
01:08:26à la mission
01:08:26qui a été confiée
01:08:27par la communauté
01:08:28internationale
01:08:29il y a 50 ans
01:08:30et puis enfin
01:08:31Pierre Pribétiche
01:08:32en majuscule
01:08:32a parlé des impacts
01:08:34sur le GOF
01:08:36entrer dans le conflit
01:08:38clairement
01:08:39nous
01:08:40dans les messages
01:08:41que nous adressons
01:08:42nous les dissuadons
01:08:43de le faire
01:08:44puisque ça
01:08:45ça les ferait
01:08:46entrer dans
01:08:47l'escalade
01:08:47eux-mêmes
01:08:48et quant aux questions
01:08:49de sécurité
01:08:49elles seront posées
01:08:50de manière très différente
01:08:51et on imagine
01:08:52que les pays du Golfe
01:08:53vont se reposer
01:08:54de la question
01:08:55de leur sécurité
01:08:57et de leur partenariat
01:08:58de sécurité
01:08:59et je le dis
01:09:00il y a une opportunité
01:09:01pour la France
01:09:02et pour l'Europe
01:09:03puisque nous sommes
01:09:04vécus
01:09:05nous sommes perçus
01:09:06aujourd'hui
01:09:08au coeur de cette crise
01:09:09comme les partenaires
01:09:10les plus fiables
01:09:11les plus réactifs
01:09:14puisque nous avons
01:09:16déployé
01:09:16nos capacités
01:09:17militaires
01:09:17là où
01:09:18ils en avaient
01:09:19besoin
01:09:20et puis
01:09:22vous avez
01:09:24vous avez dit
01:09:26comment la France
01:09:26ne se laisse pas entraîner
01:09:27elle ne se laisse pas
01:09:28entraîner
01:09:28tout court
01:09:29et elle dit
01:09:30non
01:09:31je dis simplement
01:09:32que pour l'avenir
01:09:33ça
01:09:33dire non
01:09:34c'est une chose
01:09:36mais si nous voulons
01:09:37durablement éviter
01:09:38de nous laisser entraîner
01:09:39dans des conflits
01:09:40que nous n'aurions pas choisi
01:09:42qui seraient déclenchés
01:09:43par des superpuissances
01:09:45avec des buts
01:09:46imprécisément définis
01:09:47et à l'écart
01:09:48du droit international
01:09:49alors on doit accélérer
01:09:50notre travail
01:09:52sur l'autonomie stratégique
01:09:54et l'indépendance
01:09:55de la France
01:09:55et de l'Europe
01:09:55parce que sinon
01:09:56on le voit bien
01:09:57on sera rattrapé
01:09:58on sera rattrapé
01:10:05oui
01:10:07l'idée
01:10:08vous le savez
01:10:08depuis deux ans
01:10:09on en a déjà parlé
01:10:10dans cette commission
01:10:10on a une mission
01:10:11qui s'appelle
01:10:12l'ASPIDES
01:10:12une mission de l'Union Européenne
01:10:13avec trois frégates
01:10:14à peu près
01:10:14qui sécurise
01:10:16le passage
01:10:17des tankers
01:10:18des portes-conteneurs
01:10:19dans la mer rouge
01:10:21cette mission
01:10:22alors qu'il n'y a pas la guerre
01:10:23mais il y a
01:10:24une forme de tension
01:10:26puisqu'il y a
01:10:28un groupe terroriste
01:10:29les outils
01:10:30qui menacent
01:10:31en permanence
01:10:32peut-être je frapperai
01:10:33peut-être je frapperai pas
01:10:34cette mission
01:10:35elle a permis
01:10:35de sécuriser
01:10:35le passage
01:10:36de 600 navires
01:10:38depuis
01:10:38un ou deux ans
01:10:40c'est la même idée
01:10:41sur laquelle nous travaillons
01:10:42concevoir une mission internationale
01:10:44qui aura une vocation
01:10:46strictement défensive
01:10:47et qui une fois
01:10:49la fin des hostilités
01:10:51atteinte
01:10:51permettra de sécuriser
01:10:52parce que
01:10:53ne vous y trompez pas
01:10:54c'est pas parce qu'un cessez-le-feu
01:10:56aura été décrété
01:10:57en minuscule
01:10:58ou en majuscule
01:10:58que tout d'un coup
01:10:59le trafic maritime
01:11:00va reprendre
01:11:01étant donné le niveau de risque
01:11:02à moins que vous ayez
01:11:04avec cette coalition
01:11:06ou cette mission
01:11:07plus précisément
01:11:07qui aura une dimension
01:11:09sans doute diplomatique
01:11:10mais aussi militaire
01:11:11mais une position
01:11:12strictement défensive
01:11:13vous aurez du mal
01:11:14à obtenir
01:11:16une fluidité
01:11:17retrouvée
01:11:18dans ce détroit
01:11:21ce que nous pensons
01:11:23c'est qu'évidemment
01:11:23cette mission
01:11:24devra se déployer
01:11:27avec
01:11:28ou en ayant
01:11:31je dirais
01:11:31déconflicté
01:11:32pour reprendre
01:11:33le jargon militaire
01:11:34avec
01:11:34les
01:11:35les états
01:11:37souverains
01:11:38sur le détroit d'Hormuz
01:11:40c'est-à-dire
01:11:40Oman et l'Iran
01:11:43merci beaucoup
01:11:44monsieur le ministre
01:11:45je rappelle
01:11:46cette audition
01:11:48a été programmée
01:11:48avant
01:11:49que le président
01:11:50de la république
01:11:51n'organise
01:11:52à 17h30
01:11:53un conseil de défense
01:11:54et de sécurité nationale
01:11:55et donc
01:11:57forcément
01:11:57ce format
01:11:58a été un peu contraint
01:11:59mais merci beaucoup
01:12:00monsieur le ministre
01:12:00d'avoir répondu
01:12:02de façon très très précise
01:12:03et exhaustive
01:12:03à l'ensemble
01:12:04des interrogations
01:12:05qui ont été posées
01:12:06cet après-midi
01:12:07je vous libère
01:12:08et on se retrouve
01:12:09bien sûr
01:12:10le plus vite possible
01:12:10merci beaucoup
01:12:11la séance est levée
01:12:37merci beaucoup
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