- il y a 2 jours
Accompagnés d'experts et d'observateurs de la vie politique, Francis Letellier et ses chroniqueurs, reviennent dans LCP Lundi c'est politique, au lendemain du second tour des élections municipales, sur les résultats du scrutin et leurs enjeux sur tout le territoire.
Les invités seront :
- Dieynaba Diop : députée Parti socialiste de la 9ème circonscription des Yvelines,
- Paul Vannier : député La France insoumise du Val d'Oise,
- Julien Odoul : député Rassemblement national de la 3ème circonscription de l'Yonne,
- Florence Portelli : vice-présidente de la région Île-de-France, Les Républicains, maire de Taverny.
Alors que l'Assemblée nationale figure plus que jamais au coeur de la vie politique, Francis Letellier interroge chaque lundi les ténors du parlement et du gouvernement, en partenariat avec Radio Classique et Challenges.
En première partie de l'émission : un tête-à-tête avec une grande personnalité politique, pour mettre en perspective l'ouverture de la semaine parlementaire, avant les Questions au Gouvernement du mardi.
Francis Letellier est ensuite rejoint en plateau par trois chroniqueurs, journalistes politiques des rédactions de LCP, Radio Classique et Challenges, pour un échange avec l'invité.
Pour conclure l'émission, le face à face : une personnalité issue du monde culturel, économique ou social (écrivain, artiste, expert...) interpelle l'invité et réagit à ses propos.
Hugo au Perchoir, « streamer » politique et parlementaire sur Twitch, intervient également en relayant les questions de sa communauté.
Diffusée le lundi à 19h30 et rediffusée à 23h30, l'émission est également disponible en replay sur LCP.fr et la chaîne YouTube de LCP. Les moments forts seront aussi relayés sur Radio Classique et Challenges.
Les invités seront :
- Dieynaba Diop : députée Parti socialiste de la 9ème circonscription des Yvelines,
- Paul Vannier : député La France insoumise du Val d'Oise,
- Julien Odoul : député Rassemblement national de la 3ème circonscription de l'Yonne,
- Florence Portelli : vice-présidente de la région Île-de-France, Les Républicains, maire de Taverny.
Alors que l'Assemblée nationale figure plus que jamais au coeur de la vie politique, Francis Letellier interroge chaque lundi les ténors du parlement et du gouvernement, en partenariat avec Radio Classique et Challenges.
En première partie de l'émission : un tête-à-tête avec une grande personnalité politique, pour mettre en perspective l'ouverture de la semaine parlementaire, avant les Questions au Gouvernement du mardi.
Francis Letellier est ensuite rejoint en plateau par trois chroniqueurs, journalistes politiques des rédactions de LCP, Radio Classique et Challenges, pour un échange avec l'invité.
Pour conclure l'émission, le face à face : une personnalité issue du monde culturel, économique ou social (écrivain, artiste, expert...) interpelle l'invité et réagit à ses propos.
Hugo au Perchoir, « streamer » politique et parlementaire sur Twitch, intervient également en relayant les questions de sa communauté.
Diffusée le lundi à 19h30 et rediffusée à 23h30, l'émission est également disponible en replay sur LCP.fr et la chaîne YouTube de LCP. Les moments forts seront aussi relayés sur Radio Classique et Challenges.
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00:00:00Les municipales 2026 ont réservé leur lot de surprises et redessiné la carte électorale de la France.
00:00:06Le parti socialiste garde certaines positions fortes.
00:00:08En premier lieu, Paris, un résultat qui cache cependant des défaites lourdes dans des bastions historiques.
00:00:13LR, les républicains n'arrivent pas à décrocher de nouvelles municipalités et perdent même Nîmes, la dernière grande ville que
00:00:19le parti administrait encore.
00:00:20Derrière, le RN confirme son implantation locale dans le Pas-de-Calais ou l'Est.
00:00:25Le RN qui revendique aussi la conquête de Nice, cinquième ville de France, grâce à son allié, l'UDR, Éric
00:00:29Ciotti, qui a battu le maire sortant Christian Estrosi.
00:00:33LFI décroche ses trophées à Roubaix, mais aussi dans des grandes villes de banlieue, autour de Paris et de Lyon,
00:00:38même si ses listes d'union avec les autres parties de gauche n'ont pas toujours été un succès.
00:00:42Enfin, les écologistes, grands gagnants il y a six ans, ont collectionné les défaites.
00:00:46Bordeaux, Strasbourg, Poitiers sont tombés. Ils conservent cependant Lyon, mais de justesse.
00:01:09Bonsoir et merci d'être avec nous sur LCP. Lundi, c'est politique spéciale municipal 2026.
00:01:13Pour m'accompagner ce soir, Hervé Gattegnaud pour Radio Classique.
00:01:16Bonsoir Hervé, on commence par vous.
00:01:17Je voudrais savoir déjà en deux mots ce que vous retenez de ces municipales 2026.
00:01:20Eh bien, on dit souvent que les grands partis, les vieux partis, les partis de gouvernement, comme on disait autrefois,
00:01:26n'existent plus, qui sont exsangues.
00:01:28On a vu dans cette élection qu'ils tiennent encore. Le Parti Socialiste tient quand même quelques bastions, non des
00:01:34moindres.
00:01:34LR, les Républicains sont largement dominants dans les communes moyennes. Ce sont des vieux appareils, mais ils sont encore solides.
00:01:42Bonsoir Clément Mérick.
00:01:43Bonsoir, Français.
00:01:44Vous, qu'est-ce que vous avez retenu de ces municipales 2026 ?
00:01:46Moi, c'est du côté du RN qui avait jusqu'à présent une ligne du ni droite ni gauche.
00:01:50Or, on a vu Jordan Bardella tendre la main officiellement aux listes de droite dans l'entre-deux-tours.
00:01:55Marine Le Pen qui a appelé à battre la gauche à Paris.
00:01:58Alors, les résultats ont été peu concluants, si on peut dire, pour cette fois.
00:02:01Mais si le RN poursuit ses efforts dans les mois qui viennent, ce sera sans doute une donnée clé à
00:02:06suivre de près pour la prochaine présidentielle.
00:02:07On va y revenir au cours de cette émission.
00:02:08Et les législatives.
00:02:09Merci Clément. Rémi Clément pour Chalange. Bonsoir Rémi.
00:02:11Bonsoir.
00:02:12Municipale 2026, qu'est-ce que vous retenez ?
00:02:13Le paradoxe vert. Les écologistes ont perdu beaucoup de villes hier soir, vous l'avez rappelé.
00:02:17Et pour autant, ils en ont gardé à chaque fois avec LFI, dans une alliance avec LFI,
00:02:22quand cette alliance s'est révélée plutôt désastreuse pour le Parti Socialiste quand il s'est allié avec LFI.
00:02:27Donc, il y a une forme de paradoxe vert qui bénéficie de LFI là où le PS en a pâti.
00:02:32Voilà un vrai tour d'horizon.
00:02:33Et puis, vous le savez, dans l'actualité de ce lundi, le lendemain de Municipale, on a appris la mort
00:02:38de Lionel Jospin à 88 ans.
00:02:39L'ancien Premier ministre socialiste était une figure du PS.
00:02:43Les hommages sont venus de tous les camps politiques.
00:02:45Le récit de Marco Pommier.
00:02:48Lionel Jospin était d'abord une grande figure du Parti Socialiste.
00:02:53Ceux qui l'ont côtoyé et travaillé avec lui ont exprimé leur immense émotion.
00:02:57A commencer par François Hollande.
00:03:00Les deux hommes étaient très proches.
00:03:02Au-delà de la gauche qui pleure l'une de ses plus éminentes figures,
00:03:05la France sait qu'un de ses plus grands dirigeants vient de s'éteindre.
00:03:08C'est une vie qui compte, je crois, pour les Français, pas seulement pour la gauche,
00:03:12mais qui a énormément pesé aussi pour moi.
00:03:15Son lointain successeur, Olivier Faure, actuel premier secrétaire du PS,
00:03:20a souligné l'héritage laissé par l'ancien chef de gouvernement.
00:03:24Il était à la fois une référence, un repère,
00:03:27et un inspirateur.
00:03:29Un inspirateur pour les socialistes, mais surtout une figure de rassemblement.
00:03:33Car Lionel Jospin, c'était l'artisan de la gauche plurielle,
00:03:37permettant aux socialistes, aux écologistes et aux communistes de gouverner ensemble.
00:03:42Dernière apparition d'un homme de gauche au pouvoir,
00:03:45prenant des mesures radicales comme les 35 heures.
00:03:48Ce fut un modèle d'exigence et de travail,
00:03:51et une présence intellectuelle dans un univers qui partait à la dérive.
00:03:54Des hommages qui vont au-delà de la gauche, jusqu'au sommet de l'État.
00:03:59Emmanuel Macron a salué un grand destin français.
00:04:02Par sa rigueur, son courage et son idéal de progrès,
00:04:05il incarnait une haute idée de la République.
00:04:08À droite, le président du Sénat évoque la mémoire de l'ancien Premier ministre,
00:04:12avec une pique à peine voilée à la gauche.
00:04:15Dans ce contexte particulier, il emmène avec lui une part de la gauche laïque,
00:04:19attachée à l'universalisme républicain, qui manquera à la politique française.
00:04:23Des hommages jusqu'au Rassemblement national.
00:04:26Nous restons évidemment des opposants au socialisme,
00:04:30mais s'opposer à la politique menée par quelqu'un ne veut pas dire lui manquer de respect.
00:04:36Lionel Jospin s'est éteint à l'âge de 88 ans.
00:04:40Et notre premier invité ce soir est Diana Babdiot.
00:04:43Bonsoir.
00:04:43Vous êtes députée PS des Yvelines et porte-parole du Parti socialiste.
00:04:48Lionel Jospin, pour vous, il a compté dans votre parcours ?
00:04:50Évidemment.
00:04:52Lionel Jospin, c'est la gauche plurielle.
00:04:54C'est celui qui met en place les emplois jeunes.
00:04:57Et beaucoup de mes petits frères, je dirais, ont bénéficié de ces emplois jeunes dans les banlieues.
00:05:04Moi, j'ai grandi au Mureau.
00:05:05Et c'est vrai que, moi, quand je me suis engagée en politique,
00:05:11Lionel Jospin faisait partie de ses grandes figures.
00:05:13Et puis, il y a ce séisme de 2002 où il ne peut pas, en fait, finalement, il n'est
00:05:17pas qualifié au second tour.
00:05:19Il est éliminé par Jean-Marie Le Pen.
00:05:20Éliminé par Jean-Marie Le Pen.
00:05:21Et il met fin, du coup, à sa carrière politique.
00:05:24C'est quelqu'un qui a une éthique, une droiture qui va beaucoup nous manquer.
00:05:28Diana Babadiop, vous dites aussi qu'il était le Premier ministre de la gauche plurielle.
00:05:331997-2002, à l'époque, ça a rassemblé les communistes, les écologistes, le Parti socialiste.
00:05:37La gauche plurielle, aujourd'hui, elle pourrait exister ?
00:05:39Bien sûr.
00:05:40Avec ces trois-là ou avec d'autres en plus ?
00:05:43Non, on espère qu'avec d'autres en plus.
00:05:45C'est-à-dire qui ?
00:05:46Avec qui d'autres, ça pourrait être aujourd'hui ?
00:05:48Non, avec, justement, ceux de l'après, avec François Ruffin, avec toutes celles et ceux qui souhaitent qu'on ait
00:05:56une gauche unie, la gauche la plus large possible.
00:05:59Or, en dehors de Jean-Luc Mélenchon, parce que c'est la voie que nous avons choisie à Bagneux, et
00:06:06c'est ce que nous avons aussi mis en pratique pendant ces municipales.
00:06:09Raphaël Glucksmann pourrait faire partie de la gauche plurielle ?
00:06:11Il ne veut pas faire partie de la gauche plurielle.
00:06:13Non, mais vous, est-ce que vous souhaiteriez ?
00:06:14Nous, on l'a dit depuis le début, on avait dit qu'on voulait, justement, une primaire qui va de
00:06:18Glucksmann à Ruffin.
00:06:18C'est la primaire, mais la gauche plurielle n'est pas celle de la primaire.
00:06:20Mais la gauche plurielle, Raphaël Glucksmann en a à toute sa place, mais c'est lui qui s'est mis
00:06:25en dehors de cette...
00:06:26Mais pas la France insoumise, en revanche ?
00:06:27La France insoumise, pas Jean-Luc Mélenchon.
00:06:30Moi, je fais le distinguo entre Jean-Luc Mélenchon et les affidés de la France insoumise.
00:06:36Aujourd'hui, ils ne souhaitent pas participer.
00:06:38En tout cas, au lendemain des municipales, puisque nous y sommes, la gauche, on le voit bien, se divise sur
00:06:42la stratégie qui a été menée, notamment pour le second tour.
00:06:46On va écouter pour vous Manuel Bompard, coordinateur national de la France insoumise, qui parle du Parti socialiste.
00:06:52La percée des listes de la France insoumise, déjà observée pour le premier tour, est d'autant plus remarquable.
00:07:00Ce soir, cette percée se confirme, s'amplifie et se renforce encore.
00:07:05De manière plus générale, on assiste à une vague dégagiste, avec la défaite annoncée de plusieurs sortants, notamment issus du
00:07:13Parti socialiste ou des écologistes.
00:07:16Qu'est-ce que vous répondez à Manuel Bompard ? Il fait le bon constat, là. Il y a quand
00:07:19même des têtes qui sont tombées au Parti socialiste.
00:07:21Bien sûr, il fait le bon constat, mais je crois qu'il faut falloir aussi rappeler que partout, quasiment, où
00:07:26ils ont réussi, à l'exception de Roubaix, à conquérir des villes, ça s'est fait au détriment de la
00:07:31gauche.
00:07:31Ils n'ont pas été en conquête ailleurs que dans des territoires de gauche, ce qui est absolument le contraire
00:07:38de ce que nous, nous avons fait avec nos partenaires écologistes et communistes.
00:07:42C'est la première fois que nous avions un accord national d'une telle ampleur.
00:07:46Et ce, dès le premier tour, là où nous avons pu faire des dynamiques, nous avons permis non seulement de
00:07:51conserver un bon nombre de nos villes,
00:07:53mais aussi d'être en conquête à Amiens, à Saint-Étienne, je pense à Pau, où nous avons...
00:07:58Est-ce que vous mettez Strasbourg dedans ?
00:08:00Strasbourg, c'est différent.
00:08:01Ah oui, c'est très différent, puisque l'après-midi, c'est allié avec la droite d'horizon.
00:08:03– Exactement, et d'ailleurs, elle s'est mise en dehors du Parti socialiste à partir du moment où elle
00:08:08a fait ce choix.
00:08:09– Est-ce qu'elle doit y revenir ?
00:08:10– Moi, je ne pense pas qu'elle doit y revenir, parce que vous brouillez d'autant plus le message
00:08:16vis-à-vis de nos électeurs de gauche
00:08:18qui ne comprennent pas comment on peut faire une alliance avec Horizon.
00:08:21– Rémi, pour revenir au municipal, le PS a d'abord annoncé qu'il n'y aurait pas d'accord
00:08:25avec l'FI,
00:08:25– Pas d'accord national.
00:08:27– Pas d'accord national avec l'FI, avant de se rallier localement aux accords qui avaient été noués par
00:08:30les maires avec l'FI,
00:08:31pour finalement déclarer ce matin que Jean-Luc Mélenchon était un boulet pour la gauche.
00:08:34Est-ce que toute cette séquence, elle n'est pas totalement illisible pour les Français ?
00:08:37– Non, elle n'est pas illisible, parce que moi, je pense à celles et ceux qui, au quotidien, justement…
00:08:42Vous savez, les municipales, c'est la vie quotidienne des gens.
00:08:45Et puis, vous avez des équipes municipales qui travaillent ensemble depuis très longtemps.
00:08:50Et c'est vrai que nous avons fait le choix de laisser la main aux édiles locaux.
00:08:54– Mais ça a brouillé quand même l'image du PS national ?
00:08:58– Non, vous savez, pour moi, ça n'a rien brouillé du tout.
00:09:01Parce qu'on a été très clair sur les outrances de Jean-Luc Mélenchon.
00:09:04Et puis, les outrances de Jean-Luc Mélenchon, ce n'est pas contre…
00:09:08On ne peut pas mettre de côté tout un mouvement,
00:09:11parce que son chef ne se comporte pas comme il se doit.
00:09:15– Enfin bon, les membres du mouvement ne se sont pas désolidarisés.
00:09:18– Ils ne se sont pas désolidarisés, mais comment vous faites lorsque vous êtes élu
00:09:21avec des membres de chez les Insoumis,
00:09:25quand vous travaillez avec eux sur le terrain,
00:09:27et qu'en plus, vous avez la menace soit de la droite très extrême,
00:09:31soit du rassemblement national.
00:09:32– Non, mais vous ne pouvez pas dissocier le maître des troupes ?
00:09:34– Si, on peut dissocier le maître des troupes.
00:09:35– Bah eux, ils ne le font pas, donc c'est difficile.
00:09:37– Moi, je vous dis qu'en tout cas, les électeurs le font.
00:09:40Et moi, je crois qu'il faut être à l'écoute
00:09:42de celles et ceux qu'on est là pour protéger,
00:09:44c'est-à-dire les protéger de politiques qui sont des politiques de casse,
00:09:49des services publics dont ils ont besoin.
00:09:52– Partout, ou presque, où le PS s'est allié avec Al-Afee,
00:09:55les listes ont perdu face à la droite,
00:09:57parfois même là où, arithmétiquement, ils auraient dû gagner.
00:09:59Est-ce que ça veut dire que vos électeurs ont parfois fait le choix
00:10:02de faire barrage à la France Insoumise ?
00:10:03– Vous ne pouvez pas dire ça parce que vous avez plein de contre-exemples.
00:10:06Et je vous mets au défi aujourd'hui, justement,
00:10:08de pouvoir tirer une conclusion claire de ce qui a marché
00:10:12avec ou sans les alliances et les filles.
00:10:14Ce qui se passe très simplement, c'est que…
00:10:16– Dans Montferrand, Brest, il y a quand même des exemples…
00:10:18– En fait, si vous prenez tous les exemples-là…
00:10:20– Si on additionnait les voix de LF du PS,
00:10:22normalement, vous auriez dû gagner, mais…
00:10:23– Sauf que vous avez le plus souvent des ralliements
00:10:28qui sont des ralliements de second tour, premièrement,
00:10:31des têtes de liste qui étaient déjà en difficulté,
00:10:33c'est-à-dire qu'ils ne faisaient pas la course en tête
00:10:35dans la majeure partie des cas.
00:10:37Et donc, du coup, ça veut dire que ce qui a fonctionné,
00:10:40d'abord, c'est l'alliance du Parti Socialiste
00:10:43avec les écologistes, et lorsqu'on a pu la faire
00:10:46le plus largement possible, et lorsque vous aviez
00:10:49une stratégie solo de LFI, on fait trois fois plus.
00:10:53Ce qu'il faut retenir aussi, c'est que tout le monde parle
00:10:55des gains de la France insoumise, ce qui est vrai,
00:10:58mais c'est divile.
00:10:59Le seul parti qui est présent partout,
00:11:02aussi bien dans la ruralité que dans les grandes métropoles,
00:11:05c'est le Parti Socialiste,
00:11:06et nous restons la première force de gauche.
00:11:08Le premier secrétaire du PS, Olivier Faure,
00:11:11est très critiqué en interne.
00:11:12Alors, on a entendu François Hollande qui lui a reproché
00:11:14de ne pas avoir fixé de lignes claires par rapport à LFI.
00:11:18Boris Vallaud, le président de votre groupe à l'Assemblée,
00:11:20a dit la même chose ce matin,
00:11:22et il exclut, il rejette toute alliance avec LFI à l'avenir.
00:11:25Est-ce que ça veut dire qu'Olivier Faure s'est loupé ?
00:11:28Est-ce qu'il doit être démissionné ?
00:11:30Écoutez, moi, je veux bien qu'on dise qu'il faut qu'il démissionne,
00:11:32mais lorsqu'on a réussi ces élections municipales,
00:11:35on ne peut pas dire ça.
00:11:36Nous sommes restés la première force de gauche, premièrement.
00:11:39Je rappelle aussi que ceux qui le font...
00:11:40Mais attendez, je sois clair, est-ce que pour vous,
00:11:42Olivier Faure doit rester numéro un du PS ?
00:11:44Évidemment.
00:11:45C'est-à-dire, pour vous, ils sont renforcés de ce scrutin ?
00:11:47Bien sûr qu'ils sont renforcés du scrutin,
00:11:49parce que je vais vous expliquer pourquoi.
00:11:51Celles et ceux qui le critiquent aujourd'hui
00:11:52sont les mêmes qui ont validé des communiqués
00:11:55que nous avons produits concernant la France insoumise.
00:11:59Vous visez François Hollande.
00:12:00Mais François Hollande, par exemple, on va faire simple,
00:12:03qui est quand même la figure tutélaire à Tulle.
00:12:07C'est lui, et ce n'est pas moi qui le dis,
00:12:09c'est le maître de Tulle, mon camarade M. Combe,
00:12:12qui dit, lorsque je lui ai parlé de l'alliance avec l'EFI,
00:12:16il a dit l'union, l'union, toujours l'union.
00:12:18Je rappelle que François Hollande,
00:12:20le même qui critiquait la France insoumise,
00:12:23a fait la campagne sous la bannière Nouveau Front Populaire.
00:12:27Donc à un moment donné...
00:12:28de l'eau a peut-être coulé sous les ponts depuis.
00:12:30Peut-être, mais en tout cas, je dis que,
00:12:31un, il ne faut pas dire quelque chose
00:12:35et faire exactement le contraire sur son territoire.
00:12:38Deux, je ne pense pas que ce soit le moment,
00:12:40lorsqu'on est un dirigeant politique,
00:12:41et notamment lorsque la droite et l'extrême droite
00:12:44sont aux portes du pouvoir,
00:12:46et où les digues cèdent entre ces deux mouvements,
00:12:50que ce soit le moment de critiquer son propre premier secrétaire
00:12:54lorsqu'on arrive à garder des villes,
00:12:57et surtout lorsqu'on reste la première force à gauche.
00:12:59Alors, Rémi le disait tout à l'heure,
00:13:01là où le PS s'est allié à LFI,
00:13:03l'arithmétique a été plutôt négative.
00:13:06Les scores ne sont pas additionnés,
00:13:07ne sont même pas amplifiés non plus.
00:13:09Et à l'inverse, là où le PS a choisi
00:13:11de ne pas s'allier avec LFI,
00:13:13il y a eu une dynamique d'entre-deux-tours,
00:13:16que ce soit à Paris, à Marseille, à Rennes.
00:13:19Comment vous l'expliquez ?
00:13:20Est-ce qu'il n'y a pas des leçons à en tirer ?
00:13:22La leçon que j'en tire, c'est que chaque territoire est différent
00:13:26et vous ne pouvez pas faire la même lecture sur la situation,
00:13:29par exemple, qui est à Paris,
00:13:31qu'à Nantes, ou encore à Rennes,
00:13:34ou encore à Marseille, etc.
00:13:35Les exemples sont très différents.
00:13:39Par exemple, si vous prenez Vaud-en-Velin,
00:13:41pourtant vous avez quelqu'un qui a été très intransigeant,
00:13:44qui n'a pas fait d'alliance,
00:13:45et c'est même LFI, Hélène Geoffroy,
00:13:47et c'est pourtant LFI qui a remporté la ville.
00:13:52Vous avez beaucoup d'exemples où, effectivement,
00:13:54vous avez des gens qui ont fait le choix
00:13:56de ne pas faire d'alliance,
00:13:57ils ont perdu leur ville.
00:13:59Et vous avez plein d'endroits où nous avons fait le choix
00:14:02de faire des alliances et on les a conservées.
00:14:05Moi, ce que je dis, c'est qu'aujourd'hui,
00:14:07ce que nous devons retenir,
00:14:10c'est que, un, la stratégie solo de LFI
00:14:12ne lui permet pas de faire un raz-de-marée.
00:14:14C'est faux.
00:14:15Nous résistons lorsque nous sommes unis
00:14:17avec la gauche et les écologistes.
00:14:19Et nous faisons même le plus souvent
00:14:21trois fois mieux que LFI tout seul.
00:14:23Donc c'est clair, il faut que la stratégie
00:14:26que nous avons mise en place avec Olivier Faure
00:14:28soit amplifiée, et c'est la bonne.
00:14:30Hervé, quand je vous entends
00:14:32sur la ligne du Parti socialiste
00:14:36vis-à-vis de la France insoumise,
00:14:37j'ai l'impression qu'il y a un certain nombre
00:14:38de points communs dans ce que vous développez
00:14:40avec la stratégie de Raphaël Glucksmann.
00:14:43Lui, il dit, pour la prochaine présidentielle,
00:14:45il faudra absolument un candidat
00:14:47issu d'une gauche républicaine.
00:14:50Est-ce que, sur cette base,
00:14:51vous trouvez que vous avez des points de convergence,
00:14:54des points communs avec lui ?
00:14:55Est-ce qu'il pourrait être votre candidat
00:14:57à l'élection présidentielle ?
00:14:58Je le dis et je le répète.
00:15:00Depuis le début, avec Olivier Faure,
00:15:03mais aussi avec Clémentine Autain,
00:15:04François Ruffin, Marine Tondelier,
00:15:06nous appelons justement à une plateforme,
00:15:09à une primaire de la gauche qui rassemblerait
00:15:11de Ruffin à Glucksmann.
00:15:13Je rappelle que c'est Raphaël Glucksmann
00:15:15qui refuse de participer à cette primaire
00:15:18alors que la France insoumise
00:15:20a clairement dit qu'elle ne participe.
00:15:22J'ai compris, mais si vous dites...
00:15:24Pardon, j'essaye de vous aider à clarifier,
00:15:27parce que je pense que beaucoup de gens
00:15:28sont un peu perdus.
00:15:29Si vous dites que Raphaël Glucksmann
00:15:31pourrait, selon vos voeux,
00:15:33participer à cette primaire,
00:15:34ça veut dire que, dans l'absolu,
00:15:36il pourrait être votre candidat
00:15:37à l'élection présidentielle.
00:15:39S'il l'emporte dans le cadre de cette primaire,
00:15:42ça voudrait dire qu'une majorité
00:15:44de l'électorat de gauche
00:15:46considère qu'il est le meilleur candidat
00:15:47pour les représenter.
00:15:49Et donc, nous, nous nous plierons
00:15:51au vote populaire.
00:15:53Vous imaginez qu'il y ait une présidentielle
00:15:54sans candidat du PS ?
00:15:56Nous, ce que nous disons,
00:15:57c'est qu'aujourd'hui...
00:15:58Vous imaginez ça, donc ?
00:15:59Non, je n'imagine pas.
00:16:00Je dis simplement que nous ne pouvons pas dire...
00:16:02Ah, c'est une primaire si vous la gagnez.
00:16:04Je dis simplement
00:16:05qu'évidemment, nous espérons gagner cette primaire,
00:16:07mais que vous ne pouvez pas dire
00:16:08venez, on discute
00:16:10et on fait une primaire
00:16:11et on pose comme préalable
00:16:13comme le fait la France insoumise.
00:16:14Alors, c'est d'accord,
00:16:15seulement si c'est un insoumis,
00:16:18par exemple,
00:16:19qui est le candidat...
00:16:20Parce qu'il y a le souvenir
00:16:21de la primaire où Benoît Hamon
00:16:22avait gagné
00:16:22et tous les socialistes
00:16:23avaient soutenu Emmanuel Macron.
00:16:24Non, pas tous les socialistes, quand même.
00:16:26Beaucoup ?
00:16:27Non.
00:16:28Vous faites des raccourcis.
00:16:29Si on vous comprend bien,
00:16:30toujours dans l'idée de cette primaire,
00:16:32la France insoumise
00:16:33pourrait y être éventuellement
00:16:35la bienvenue,
00:16:35à condition que ce ne soit pas
00:16:36Jean-Luc Mélenchon.
00:16:37Oui, parce que nous estimons
00:16:38qu'aujourd'hui,
00:16:39Jean-Luc Mélenchon
00:16:40est certainement
00:16:41l'un des plus mauvais candidats
00:16:42à gauche.
00:16:42Et ce n'est pas moi qui le dis,
00:16:43je suis la première...
00:16:45Vos dirigeants disent
00:16:46que c'est le boulet de la gauche.
00:16:47Parce qu'en fait,
00:16:48aujourd'hui,
00:16:48on sait très bien
00:16:49qu'il y a un effet repoussoir
00:16:50qui est là,
00:16:51qui est factuel
00:16:52et on sait qu'il y a
00:16:54un certain nombre
00:16:55de notre électorat
00:16:57à gauche
00:16:57qui ne veut plus
00:16:58entendre parler de moi.
00:16:59Parce que vous n'y avez pas contribué.
00:17:00Mais l'effet repoussoir,
00:17:00c'est uniquement lui,
00:17:01c'est sa personne.
00:17:02C'est pas Manuel Boupard,
00:17:04c'est pas Mathilde Panot,
00:17:05c'est uniquement
00:17:06Jean-Luc Mélenchon.
00:17:06Moi, je vous dis
00:17:07que je ne peux pas dire
00:17:09que l'ensemble
00:17:10de la France insoumise
00:17:11est un repoussoir.
00:17:12Et je le redis,
00:17:14comme je l'ai dit
00:17:14encore une fois,
00:17:15moi, mon adversaire,
00:17:16c'est la droite
00:17:16et c'est l'extrême droite.
00:17:17Et pour moi,
00:17:18il n'y a pas de péril
00:17:19insoumis sur la France.
00:17:21Maintenant,
00:17:22il faut que nous soyons pragmatiques.
00:17:24Si vous regardez
00:17:24dans les sondages d'opinion,
00:17:26dans tous les cas de figure
00:17:27où vous avez un second tour
00:17:28entre Jean-Luc Mélenchon
00:17:30et Jordan Bardella,
00:17:33on perd.
00:17:33Oui, mais il n'y a pas
00:17:34de cas de figure
00:17:34dans lesquels vous gagnez.
00:17:36Il n'y a pas de cas de figure
00:17:37dans lesquels on gagne,
00:17:38mais en tout cas,
00:17:38aujourd'hui,
00:17:39je vous le dis,
00:17:40celui qui fait le plus petit score,
00:17:42c'est quand même Jean-Luc Mélenchon.
00:17:43Et vous croyez encore
00:17:43les sondages ?
00:17:44Vous avez eu ceux des municipales,
00:17:45ils se sont plantés
00:17:45sur toute la ligne.
00:17:46Mais c'est ce que je vous dis,
00:17:47ce n'est pas que je crois
00:17:48à les sondages,
00:17:49c'est que je crois aussi
00:17:50ce que l'on me dit
00:17:51sur le terrain.
00:17:53C'est-à-dire que moi,
00:17:54en tant qu'élu,
00:17:54on me le dit.
00:17:55Donc, il faut aussi
00:17:57qu'on tienne compte
00:17:57de tout ça.
00:17:59Un dernier point
00:17:59sur la primaire.
00:18:00Olivier Faure avait dit
00:18:01qu'il consulterait
00:18:02les socialistes
00:18:03sur l'organisation
00:18:03de cette primaire.
00:18:04Vous pouvez nous dire
00:18:05où est-ce qu'on en est ?
00:18:06C'est sur les rails ?
00:18:07En tout cas,
00:18:08la question va évidemment
00:18:09se poser d'ici.
00:18:10Elle se pose déjà
00:18:11depuis longtemps.
00:18:11Non, mais là,
00:18:15nous allons consulter
00:18:16notre base.
00:18:17Ce sont les militantes
00:18:19et les militants socialistes
00:18:20qui décideront
00:18:21si oui ou non
00:18:22qui les souhaitent.
00:18:22Mais vous avez un calendrier ?
00:18:23On a un calendrier.
00:18:24Je pense que d'ici cet été
00:18:26ou plus tard cet automne,
00:18:28on aura fixé le fait
00:18:30que oui ou non,
00:18:31nous participions
00:18:31à une primaire
00:18:33et ce seront les militantes
00:18:34et les militants socialistes
00:18:35qui décideront.
00:18:36Je vais revenir un petit peu
00:18:37sur les municipales
00:18:38parce que vous parlez
00:18:39beaucoup d'Elefi.
00:18:39Évidemment,
00:18:40Paul Vannier va vous succéder
00:18:41tout à l'heure.
00:18:42L'alliance avec Elefi,
00:18:43ça a marché un coup sur deux
00:18:44grosso modo.
00:18:45Par exemple,
00:18:45ça a marché à Nantes,
00:18:46à Tours,
00:18:47à Lyon,
00:18:47à Grenoble.
00:18:48Mais ça n'a pas marché
00:18:48à Limoges,
00:18:49à Tulle,
00:18:50à Besançon,
00:18:50à Toulouse
00:18:51ou à Poitiers.
00:18:52Pourquoi ?
00:18:52D'après vous ?
00:18:53Sincèrement,
00:18:54je ne sais pas
00:18:54parce que je crois
00:18:55que c'est lié d'abord
00:18:56à une problématique locale
00:18:59et au score de la gauche
00:19:01déjà en général
00:19:02sur ces territoires.
00:19:04Il faudra analyser
00:19:05les raisons pour lesquelles
00:19:05ça n'a pas fonctionné.
00:19:07Je vous ai dit,
00:19:07il n'y a pas de règle exacte
00:19:09puisque comme vous l'avez dit,
00:19:10il y a des endroits
00:19:11où ça a fonctionné,
00:19:12où on a eu
00:19:12des bonnes dynamiques
00:19:13et où on a permis
00:19:14aux gens
00:19:15de pouvoir avoir
00:19:16une mairie de gauche
00:19:17et il y a d'autres endroits
00:19:18où ça n'a pas fonctionné.
00:19:19Il faut qu'on se pose
00:19:20la question de savoir
00:19:20pourquoi ça n'a pas marché
00:19:24pour permettre
00:19:26les prochaines fois
00:19:27de faire en sorte
00:19:27qu'un maximum de villes
00:19:30repassent à gauche
00:19:31comme on l'a fait
00:19:32à Amiens,
00:19:33à Saint-Étienne,
00:19:34comme on l'a fait
00:19:34pour conserver
00:19:35par exemple Nantes
00:19:36ou encore Lyon.
00:19:37Mais perdu Clermont-Ferrand
00:19:38par exemple
00:19:39qui était un bastion de gauche.
00:19:40Bien sûr.
00:19:40Et c'est pour ça
00:19:42que je vous dis
00:19:42qu'il va falloir aussi
00:19:44un temps d'analyse
00:19:45de ces résultats électoraux.
00:19:47Pourquoi est-ce qu'on perd
00:19:48Clermont-Ferrand ?
00:19:49Pourquoi est-ce qu'effectivement
00:19:50des bastions de la gauche
00:19:52sont tombées
00:19:53et sont passées à droite ?
00:19:55Tout ça,
00:19:56il va falloir l'analyser.
00:19:57Qu'est-ce qui nous a manqué ?
00:19:59Pourquoi nous n'avons pas réussi
00:20:00à répondre aux attentes
00:20:02des électeurs ?
00:20:02Alors vous avez 7 ans
00:20:03pour le faire
00:20:04mais dans un an
00:20:04c'est la présidentielle
00:20:05donc il va falloir aller vite
00:20:06quand même.
00:20:06Tout à fait.
00:20:07Merci Dienaba Diop
00:20:09d'être venu sur le plateau
00:20:10de LCP l'indicé politique
00:20:11et c'est Paul Vannier
00:20:12qui va vous succéder
00:20:13qui va prendre votre place.
00:20:14Je vous laisse quitter le plateau.
00:20:16Merci beaucoup.
00:20:16Merci.
00:20:17Député de la France Insoumise
00:20:18du Valoise
00:20:19et il est responsable
00:20:19du pôle élection de LFI.
00:20:21Bonsoir.
00:20:22Bonsoir.
00:20:22Merci d'être avec nous.
00:20:23Le pôle élection de l'élection
00:20:24autant dire qu'on est en plein dedans.
00:20:26Ça c'est clair et net.
00:20:27Sauf que
00:20:28à l'occasion de ces municipales
00:20:29les divisions à gauche
00:20:30se sont de nouveau exprimées.
00:20:32On va entendre maintenant
00:20:32on avait tout à l'heure
00:20:34Manuel Bompard
00:20:34pour Dienaba Diop.
00:20:35Vous, vous allez écouter
00:20:37Olivier Faure
00:20:37numéro 1 du PS
00:20:38qui estime
00:20:40que la France Insoumise
00:20:41aujourd'hui
00:20:42est plutôt un obstacle.
00:20:43Il y a eu un accord national
00:20:44avec les Verts
00:20:45et avec les communistes.
00:20:47Il n'y en aura
00:20:47ni au premier
00:20:48ni au second tour
00:20:49avec la France Insoumise.
00:20:50Et Jean-Luc Mélenchon
00:20:52est devenu aujourd'hui
00:20:53le boulet de la gauche
00:20:54parce qu'il y a aujourd'hui
00:20:56un sujet
00:20:56et ce sujet
00:20:57c'est qu'il y a
00:20:58un plafond de Vert
00:20:59qui plane
00:20:59au-dessus de la gauche
00:21:00et que fait descendre
00:21:02la France Insoumise
00:21:03sur la gauche.
00:21:04Paul Vannier
00:21:04on voit que la cible
00:21:05des socialistes aujourd'hui
00:21:06c'est Jean-Luc Mélenchon
00:21:07lui-même.
00:21:08Pourquoi d'après vous ?
00:21:09Est-ce que c'est
00:21:09l'approche de la présidentielle ?
00:21:11Je crois que depuis des mois
00:21:12il ne parle que de
00:21:13Jean-Luc Mélenchon
00:21:14que de la France Insoumise.
00:21:14Vous vous êtes épargné.
00:21:15Vous avez entendu ?
00:21:16J'ai compris qu'ils essayaient
00:21:17de trier entre nous
00:21:18mais je...
00:21:19Elle dit
00:21:19il y a les insoumis
00:21:20mais il y a surtout
00:21:21Jean-Luc Mélenchon.
00:21:21Il y a surtout des insoumis
00:21:22et je peux vous dire
00:21:23qu'on est absolument aligné
00:21:24cohérent
00:21:25et que nous portons le même programme
00:21:26et la même stratégie
00:21:27pour l'élection présidentielle
00:21:28de 2027.
00:21:29Vous avez raison.
00:21:30Moi je veux dire
00:21:31à Olivier Faure
00:21:32je le conseille peut-être
00:21:32de travailler un projet
00:21:33un discours pour le pays
00:21:34plutôt que pour les insoumis
00:21:36et s'il cherche
00:21:38à identifier un boulet
00:21:39peut-être qu'il peut regarder
00:21:41du côté de ses propres camarades
00:21:42parce que s'il y a un boulet
00:21:43pour ces élections municipales
00:21:44là
00:21:44à l'issue de ce second tour
00:21:47ce sont les candidats
00:21:48du Parti Socialiste
00:21:49en particulier
00:21:49les têtes de liste socialiste
00:21:51puisque vous pouvez noter
00:21:52que beaucoup d'entre elles
00:21:53sont balayées
00:21:54par les électeurs
00:21:55à l'issue de ce scrutin
00:21:57et que des fiefs socialistes
00:21:59en tout cas présentés comme tels
00:22:00Tulle, Brest, Cherbourg
00:22:02Clermont-Ferrand
00:22:03sont passés à droite
00:22:04ou étaient défaits.
00:22:07Il faut éteindre votre portable.
00:22:08Clément.
00:22:09Si Olivier Faure estime
00:22:10que Jean-Luc Mélenchon
00:22:11est devenu le boulet de la gauche
00:22:12notre partenaire
00:22:13Ipsos BVA
00:22:14semble indiquer
00:22:15que c'est globalement
00:22:17la France insoumise
00:22:18qui semble être devenue
00:22:19le boulet de la gauche.
00:22:20Ils ont effectué une enquête
00:22:20à la veille de ce second tour
00:22:22il en ressort que 71%
00:22:23des Français interrogés
00:22:24jugent que ce serait
00:22:25une mauvaise chose
00:22:26que LFI dirige leur commune
00:22:29contre 53% pour le PS
00:22:30et 52% pour les écologistes.
00:22:32Ça fait un écart important quand même.
00:22:34Comment est-ce que vous l'expliquez ?
00:22:35Peut-être qu'il y a
00:22:36un bashing médiatico-politique
00:22:39particulièrement intense
00:22:40qui produit un certain nombre
00:22:40d'effets dans des enquêtes
00:22:41dont il faudra interroger
00:22:43les fondements.
00:22:44Moi ce que je peux vous dire
00:22:44c'est qu'il y a aujourd'hui
00:22:46il y a aujourd'hui
00:22:4818 fois plus de Français
00:22:50qui vont être administrés
00:22:51par un maire insoumis
00:22:52qu'avant-hier.
00:22:53Parce que nous avons réalisé
00:22:55une percée historique
00:22:58elle a été confirmée
00:23:01amplifiée pour ce second tour
00:23:03nous gagnons dans
00:23:03de très très grandes villes
00:23:05nous allons être présents
00:23:06dans 400 conseils municipaux
00:23:07c'est un franchissement de seuil
00:23:09considérable pour nous
00:23:09de 1000 élus insoumis
00:23:11non mais pour répondre
00:23:12parce que vous me décrivez
00:23:14des insoumis
00:23:14qui ne seraient pas soutenus
00:23:15et attendus
00:23:16ils le sont
00:23:17la preuve
00:23:17nous gagnons beaucoup de mairies
00:23:19et nous allons être très présents
00:23:20dans la vie quotidienne
00:23:20des Français demain.
00:23:22Si on prend l'exemple
00:23:22de Sofia Chikirou
00:23:23elle a réalisé
00:23:24à Paris
00:23:25elle a réalisé 11,7%
00:23:27au premier tour
00:23:27un peu moins de 8%
00:23:29au second
00:23:29quand Jean-Luc Mélenchon
00:23:30avait obtenu 30%
00:23:31à la présidentielle de 2022
00:23:33là aussi ça fait un écart important
00:23:34vous l'expliquez comment ?
00:23:36Peut-être par les sondages
00:23:37parce que vous avez un institut
00:23:38qui a annoncé
00:23:39un écart très serré
00:23:40entre M. Grégoire
00:23:41et Mme Dati
00:23:42à un point d'écart
00:23:43qui s'est totalement trompé
00:23:45puisque le total de la gauche
00:23:46c'est 60%
00:23:47le total de la droite
00:23:48c'est 40%
00:23:49et peut-être qu'il y a des électeurs
00:23:49qui avaient peur de Mme Dati
00:23:51et je peux les comprendre
00:23:52après regardons peut-être
00:23:53les choses
00:23:54mettons-les en perspective
00:23:55Mme Chikirou
00:23:56va nous permettre
00:23:57de disposer
00:23:57de 9 conseillers de Paris
00:23:58Non mais où ne l'a de ça
00:23:59c'est pas la question
00:24:00de la mise en cause
00:24:00de la stratégie
00:24:01de la FI
00:24:02il y en a depuis plusieurs années
00:24:03c'est ça le fond de ma question
00:24:04Non il n'y en a pas
00:24:05et je peux même vous dire
00:24:06qu'elle est confirmée
00:24:07en tout point
00:24:07puisque tous nos objectifs
00:24:08sont non seulement atteints
00:24:09mais dépassés
00:24:10et sur Paris
00:24:11il y a quelque chose d'intéressant
00:24:12vous savez qu'il y avait
00:24:12un scrutin d'arrondissement
00:24:13Non mais la question
00:24:16c'est de dire
00:24:1730% Jean-Luc Mélenchon
00:24:18à la présidentielle
00:24:1910% au municipal
00:24:20Vous l'avez dit
00:24:21je suis respecté des élections
00:24:22donc moi j'essaye de comparer
00:24:23ce qui est comparable
00:24:24vous savez
00:24:25il faut se méfier
00:24:26quand on compare une élection
00:24:27à une autre qui n'a rien à voir
00:24:28on fait de mauvaises analyses
00:24:29Donc moi je compare ça
00:24:31à la précédente élection municipale
00:24:32nous progressons fortement
00:24:33et puis il y a le scrutin d'arrondissement
00:24:35regardez-le
00:24:35parce qu'en moyenne
00:24:36là où nous sommes présents
00:24:37au second tour
00:24:38au scrutin d'arrondissement
00:24:39nous faisons 14%
00:24:4014% les insoumis
00:24:41il y a en effet des électeurs
00:24:42qui craignaient la victoire
00:24:44de madame Dati
00:24:44et qui ont barré la route
00:24:45Ce que je voulais vous dire
00:24:46c'est que quand vous partez
00:24:47d'un matelas de 30%
00:24:48ce sont des parisiens
00:24:4930% de parisiens
00:24:51qui ont voté pour Jean-Luc Mélenchon
00:24:52pourquoi ces 30%
00:24:53ne se retrouvent pas
00:24:54au ministère pour Sofia Chiquirou
00:24:55Il n'y a pas de matelas
00:24:55monsieur le Télé
00:24:56les électeurs
00:24:57ils sont libres
00:24:57et en fonction des élections
00:24:58ils se déterminent différemment
00:25:00pour les élections européennes
00:25:02présidentielles
00:25:02législatives
00:25:03municipales
00:25:04il y a des électeurs
00:25:05qui bougent
00:25:05donc ce qu'il faut regarder
00:25:06c'est par rapport
00:25:07à la précédente municipale
00:25:08où en étions-nous
00:25:09nous les insoumis
00:25:10dans moins de 100 communes
00:25:10cette fois-ci
00:25:11dans plus de 500 communes
00:25:14et oui nous sommes passés
00:25:14de 4
00:25:15un élu au conseil de Paris
00:25:16à 9 élus au conseil de Paris
00:25:19un beau groupe
00:25:19bravo à Sofia Chiquirou
00:25:20ça va être à Hervé
00:25:21Hervé
00:25:22on a découvert
00:25:23à l'occasion
00:25:24de ces élections municipales
00:25:25la notion d'accord technique
00:25:26entre les socialistes
00:25:28et la France insoumise
00:25:29dans beaucoup de villes
00:25:30donc ces accords techniques
00:25:31ont permis
00:25:32c'est ce qu'on a cru comprendre
00:25:33de constituer
00:25:35une alliance électorale
00:25:36pour le second tour
00:25:38mais alliance
00:25:39à l'issue de laquelle
00:25:40les socialistes
00:25:41quand ils ont gagné
00:25:42vont diriger la ville
00:25:43et les insoumis
00:25:44vont se retrouver
00:25:45dans l'opposition
00:25:45vous validez
00:25:46on a bien compris
00:25:47c'est ça qui va se passer
00:25:48tout à fait compris
00:25:49c'est pas très nouveau d'ailleurs
00:25:50les fusions techniques
00:25:51ça existe depuis aussi longtemps
00:25:53que ce moment de scrutin
00:25:54vous invitez à leur préciser
00:25:54voilà donc c'est très simple
00:25:55on se retrouve pour l'essentiel
00:25:56battre la droite
00:25:57ou l'extrême droite
00:25:58et bien sûr
00:25:58les insoumis
00:25:59sont toujours disponibles
00:26:00pour se faire
00:26:01mais dans l'indépendance politique
00:26:02et dans le respect des différences
00:26:04vous savez qu'elles sont
00:26:04très fortes en effet
00:26:05avec ces socialistes
00:26:06donc à l'arrivée
00:26:06vous serez des opposants
00:26:07vous ne voterez pas
00:26:08les budgets
00:26:08dans ces municipalités
00:26:09par exemple
00:26:10vous serez indépendants
00:26:10et si le budget reprend
00:26:11les mesures du programme insoumis
00:26:12bah nous le voterons
00:26:13et si les socialistes
00:26:14deviennent insoumis
00:26:14pourquoi pas
00:26:15pourquoi pas
00:26:16puisque vous avez remarqué
00:26:17vous avez une certaine influence
00:26:18sur eux
00:26:18ils parlent beaucoup de nous
00:26:19donc peut-être qu'ils peuvent
00:26:19s'installer
00:26:20est-ce que ce sera tout
00:26:22toutes les mesures
00:26:23et ce sera la condition
00:26:24pour voter le budget
00:26:24ou est-ce que des mesures
00:26:26par exemple la cantine gratuite
00:26:27par exemple
00:26:27une ville qui veut mettre en place
00:26:28la cantine gratuite
00:26:29est-ce que vous dites
00:26:30bah oui là on votera le budget
00:26:31bien sûr
00:26:32je vais laisser nos élus
00:26:33ils seront responsables
00:26:34sérieux
00:26:35attentifs
00:26:35ils regarderont les choses
00:26:37les élus insoumis
00:26:37vous savez ils réfléchissent toujours
00:26:38ils travaillent
00:26:39ils font beaucoup de propositions
00:26:40puis à la fin
00:26:41ils votent librement
00:26:42indépendamment
00:26:42et peut-être que d'ailleurs
00:26:43c'est ça la bonne nouvelle
00:26:44pour les françaises et les français
00:26:45il y aura des élus différents
00:26:46dans les conseils municipaux
00:26:47comme il y en a à l'Assemblée nationale
00:26:49des élus qui parlent fort
00:26:50clairs
00:26:51qui ne baissent pas les yeux
00:26:52et qui défendent
00:26:52leurs électeurs et leurs programmes
00:26:53il faut s'attendre à de l'ambiance
00:26:54dans les conseils municipaux
00:26:55de l'ambiance
00:26:56mais surtout des valeurs
00:26:57des principes
00:26:57et puis des gens
00:26:58qui ne renie pas leurs promesses
00:26:59vous savez c'est pas si courant
00:27:00par les temps qui courent
00:27:01les insoumis eux
00:27:02ils seront à la hauteur
00:27:03de leurs engagements
00:27:04Alors si à l'arrivée
00:27:05les socialistes dirigent
00:27:06ces municipalités
00:27:07que les insoumis
00:27:08qui les ont aidés à gagner
00:27:09sont dans l'opposition
00:27:10et que vos programmes
00:27:11ne sont pas appliqués
00:27:13est-ce que vos électeurs
00:27:14ne vont pas avoir le sentiment
00:27:16qu'ils sont les dindons de la farce ?
00:27:17Je ne crois pas
00:27:18parce que nous leur avons dit
00:27:19les choses avec clarté
00:27:20et en toute transparence
00:27:21nous leur avons dit
00:27:22que nous faisions
00:27:22fusion technique
00:27:23pour faire front antifasciste
00:27:25pour battre la droite
00:27:26et l'extrême droite
00:27:26pas pour rejoindre
00:27:27une coalition
00:27:30socialo-macronisée
00:27:31comme c'est le cas
00:27:31dans malheureusement
00:27:32trop d'endroits
00:27:33A Toulouse par exemple
00:27:35c'était un front antifasciste
00:27:36contre Jean-Luc Moudin
00:27:37Alors je ne vais pas
00:27:38habiller tout le monde en fasciste
00:27:39je ne vais pas être
00:27:40dans cet excès de langage
00:27:41mais un front contre
00:27:42la droite et l'extrême droite
00:27:43et malheureusement
00:27:44vous le savez
00:27:44parfois la droite
00:27:45elle s'extrémise
00:27:46A Toulouse c'était
00:27:47la droite et l'extrême droite ?
00:27:48Je ne le dirais pas
00:27:48même si M. Moudin
00:27:49c'est vraiment la droite dure
00:27:50on peut le dire
00:27:51c'est la droite dure
00:27:51et je crois qu'il fallait
00:27:53réunir toutes les conditions
00:27:56pour pouvoir le battre
00:27:57malheureusement
00:27:58nous n'y sommes pas parvenus
00:27:59mais cette fusion
00:27:59était nécessaire
00:28:00Vous parliez de 400
00:28:01conseils municipaux
00:28:02dans lesquels
00:28:03vous alliez être représenté
00:28:05est-ce que c'est
00:28:06une bonne nouvelle
00:28:07pour le recueil
00:28:08des 500 signatures
00:28:09de Jean-Luc Mélenchon
00:28:10à l'élection présidentielle ?
00:28:11Car pour ceux
00:28:12qui nous écoutent
00:28:12les conseils municipaux
00:28:14sont les principaux
00:28:15pourvoyeurs
00:28:15d'élus susceptibles
00:28:18de donner leur parrainage
00:28:19C'est une bonne nouvelle
00:28:20pour la présidentielle
00:28:20et pour les élections
00:28:21sénatoriales
00:28:22Moi je n'avais pas dit
00:28:22pour la présidentielle
00:28:23je vous avais demandé
00:28:23pour Jean-Luc Mélenchon
00:28:24Pour la présidentielle
00:28:25puisque vous avez noté
00:28:26que nous n'avons pas encore
00:28:27choisi notre candidat
00:28:28à l'élection présidentielle
00:28:29mais je peux vous dire
00:28:30que dès la prochaine sénatoriale
00:28:31de septembre 2026
00:28:32nous allons concourir
00:28:33nous les insoumis
00:28:34pour entrer dans la chambre haute
00:28:36c'est un des objectifs
00:28:37que nous atteignons
00:28:37grâce à cette élection
00:28:38puisque je peux le dire
00:28:39nous aurons les moyens
00:28:40par nous-mêmes
00:28:41de faire entrer
00:28:43des sénateurs insoumis
00:28:44en 2026
00:28:45ou en 2029
00:28:46mais nous serons candidats
00:28:47à élire des sénateurs insoumis
00:28:48dans plusieurs départements
00:28:49avec un groupe
00:28:52où est-ce que vous les voyez
00:28:54les futurs sénateurs
00:28:54dans quel département ?
00:28:55Dans le Rhône
00:28:56après les conquêtes
00:28:56de Saint-Fond, Vénitieux
00:28:58et Vaud-en-Velin
00:28:58avec beaucoup d'élus à Lyon
00:29:00quelques élus
00:29:01à la métropole de Lyon
00:29:02je crois que dès septembre
00:29:03nous serons candidats
00:29:05à faire élire un sénateur
00:29:06et puis je peux vous dire
00:29:07que d'après les chiffres
00:29:08dont nous disposons là
00:29:09à l'heure actuelle
00:29:10nous sommes lundi
00:29:10c'est ça
00:29:11en Seine-Saint-Denis
00:29:12je crois que nous aurons
00:29:13les moyens
00:29:14quelle que soit la configuration
00:29:15de faire élire un sénateur
00:29:17insoumis
00:29:17ce sera en 2029
00:29:20en Seine-Saint-Denis
00:29:21je crois que nous serons
00:29:22souverains
00:29:22mais dans d'autres départements
00:29:23nous serons disponibles
00:29:24vous vous rappelez
00:29:24qu'en 2023
00:29:26les socialistes
00:29:26les communistes
00:29:27les écologistes
00:29:27avaient refusé l'alliance
00:29:28avec nous
00:29:28ça leur avait coûté
00:29:2910 sièges de sénateurs
00:29:30j'espère qu'ils auront réfléchi
00:29:31à ce choix de division
00:29:33vous le rappeliez
00:29:34donc au premier tour
00:29:35des municipales
00:29:35vous avez fait plutôt
00:29:36des meilleurs scores
00:29:36qu'en 2020
00:29:37et pour autant
00:29:37au second tour
00:29:38vous êtes heurté
00:29:38à une forme de plafond de verre
00:29:39à Limoges
00:29:40à Toulouse
00:29:41comment vous l'expliquez
00:29:42est-ce qu'il y a eu
00:29:45de plafond de verre
00:29:46je vois des progressions
00:29:47très fortes
00:29:48des listes insoumises
00:29:49dans l'entre-deux-tours
00:29:49plus 10 points à Lille
00:29:50plus 10 points à Montpellier
00:29:51vraiment des avancées
00:29:53spectaculaires
00:29:54et après il y a des villes
00:29:55que nous ne gagnons pas
00:29:56comme Limoges
00:29:57et comme Toulouse
00:29:57je veux juste
00:29:58nous remettre
00:29:58dans une perspective
00:29:59assez courte
00:30:00en 2020
00:30:01les socialistes
00:30:02ont échoué
00:30:03à gagner à Limoges
00:30:04ils avaient perdu la ville
00:30:05après 70 ans de domination
00:30:06face à la droite
00:30:07en 2014
00:30:07ils n'ont pas réussi
00:30:08à la reconquérir en 2020
00:30:09c'est vrai que nous n'y parvenons
00:30:10pas nous non plus
00:30:11mais là
00:30:11si on a additionné
00:30:12les scores du PS
00:30:13à Toulouse par exemple
00:30:14vous deviez gagner
00:30:16regardons
00:30:16ça c'est très intéressant
00:30:17en 2020
00:30:17quel est le total gauche
00:30:18au soir du premier tour
00:30:20à Toulouse
00:30:2154%
00:30:22quel était le total gauche
00:30:23au soir du premier tour
00:30:24cette fois-ci
00:30:2554%
00:30:26c'est vrai que nous n'y sommes
00:30:27pas parvenus
00:30:28mais monsieur Maurice
00:30:29qui était la tête de liste
00:30:30écologiste soutenu par les socialistes
00:30:31la dernière fois
00:30:32a lui aussi échoué
00:30:34dans une ville
00:30:34où il faut le reconnaître
00:30:35vous n'êtes pas meilleur
00:30:35que le PS
00:30:36je dirais que la droite
00:30:37a des ressources
00:30:37mais par contre
00:30:38monsieur Picmal
00:30:39fait mieux en nombre de voix
00:30:40que monsieur Maurice
00:30:41la dernière fois
00:30:41mieux mais pas assez
00:30:42pas assez
00:30:43c'est vrai
00:30:43je dois m'y résoudre
00:30:44mais notre stratégie fonctionne
00:30:45et nous mobilisons nos électeurs
00:30:47en 2027
00:30:48comment vous comptez
00:30:49déjouer le barrage
00:30:50anti-Mélenchon
00:30:51qui va peut-être
00:30:52se mettre en place
00:30:52si jamais il se qualifiait
00:30:53au second tour
00:30:54on voit qu'il a un taux
00:30:56de rejet très fort
00:30:5671% selon Odoxa
00:30:58et surtout il y a l'argument
00:30:59de Mélenchon qualifié
00:31:01au second tour
00:31:01ce serait la victoire
00:31:02assurée pour Jordan Bardella
00:31:03comment vous appréhendez
00:31:04toute cette
00:31:05d'abord merci
00:31:06de considérer
00:31:07que le candidat insoumis
00:31:08sera qualifié au second tour
00:31:09c'est déjà
00:31:09c'est déjà un changement
00:31:11puisque d'habitude
00:31:11il y a quelques mois
00:31:12quand j'ai échangé
00:31:13avec des journalistes
00:31:13on nous garantissait que
00:31:14même les sondeurs
00:31:15testent l'hypothèse
00:31:16vous avez raison
00:31:17tout le monde aujourd'hui
00:31:17reconnaît qu'il est assez probable
00:31:19que la candidature insoumise
00:31:20sera au second tour
00:31:21je le prends au passage
00:31:22il n'y a pas eu de sondage
00:31:22pour l'instant qui l'indique
00:31:23si il y en a un certain nombre
00:31:24qui l'ont déjà indiqué
00:31:25ils l'ont déjà testé
00:31:26si si si
00:31:26bon après vous dire
00:31:28regardez ce qui s'est passé
00:31:29à Roubaix
00:31:29à Roubaix il y avait
00:31:30le front anti-LFI
00:31:31vous vous rappelez
00:31:32que monsieur Cannaire
00:31:33qui est un éminent personnage
00:31:34du partialiste
00:31:35avait appelé à une coalition
00:31:36de tout le monde
00:31:37pour nous faire battre
00:31:38bon David Guiraud
00:31:38est élu très largement
00:31:39à Roubaix
00:31:40voilà comment nous allons procéder
00:31:41s'il faut être seul
00:31:43contre tous
00:31:43avec un programme
00:31:44une stratégie
00:31:45claire
00:31:46et l'argument de Mélenchon
00:31:47victoire assurée de Bardella
00:31:48ça ça vous inquiète pas ?
00:31:51nous le ferons
00:31:53le rassemblement national
00:31:53est à l'état de trace électorale
00:31:55dans toutes les grandes villes
00:31:57de France
00:31:57pour un parti qui est décrit
00:31:58comme certain
00:32:00de gagner en 2027
00:32:01je ne joue pas que dans
00:32:03les grandes villes
00:32:03vous avez raison
00:32:04mais quand on fait
00:32:041,5% à Paris
00:32:05quand à Clermont-Ferrand
00:32:07on finit au deuxième tour
00:32:08à 3%
00:32:08quand à Bordeaux
00:32:09on est à 5
00:32:10à Lyon à 6
00:32:11je crois qu'on est loin
00:32:11encore et tant mieux
00:32:12du pouvoir
00:32:13même si ce sera bien sûr
00:32:14une bataille nous
00:32:15face à l'extrême droite
00:32:15en 2027
00:32:16alors vous aurez peut-être
00:32:17pour la présidentielle
00:32:17face à vous
00:32:18peut-être un candidat
00:32:19du centre-gauche
00:32:20on va dire
00:32:20par exemple
00:32:23sur France Inter
00:32:24déclare qu'il veut
00:32:25un rassemblement
00:32:25de la gauche républicaine
00:32:26il ne vous met pas
00:32:27dans la gauche républicaine
00:32:28est-ce que ça vous choque ça ?
00:32:30Non je ne sais pas
00:32:31si Raphaël Glucksmann
00:32:32lui-même se revendique
00:32:32de la gauche
00:32:33gauche républicaine
00:32:34gauche républicaine j'entends
00:32:35écoutez
00:32:35il y avait un maire
00:32:36place publique
00:32:37à Saint-Brieuc
00:32:38il a perdu
00:32:38parce qu'il a refusé
00:32:39l'alliance avec la France insoumise
00:32:40bon
00:32:41à Poitiers
00:32:42le candidat
00:32:43de Raphaël Glucksmann
00:32:44fait perdre
00:32:45la maire écologiste
00:32:47soutenue par les insoumis
00:32:48donc est-ce qu'il est à gauche
00:32:49M. Glucksmann
00:32:50je n'en sais strictement rien
00:32:51M. Glucksmann
00:32:52il est dans une stratégie
00:32:53qui est celle de la course
00:32:53aux petits chevaux
00:32:54il y a M. Hollande
00:32:56je vais même vous dire
00:32:56je pense qu'il y a aussi
00:32:57des personnages
00:32:58de renaissance
00:32:58et macroniste
00:32:59dans l'espace
00:33:00que M. Glucksmann
00:33:01veut constituer
00:33:02autour de lui
00:33:03vous savez qu'un de ses députés
00:33:04ici à l'Assemblée nationale
00:33:04c'est M. Rousseau
00:33:05c'est l'ancien directeur
00:33:06de cabinet de Mme Borne
00:33:08donc Raphaël Glucksmann
00:33:09probablement se situe
00:33:10comme beaucoup de socialistes
00:33:11dans un espace
00:33:12qu'il se pense au centre
00:33:13moi je ne crois
00:33:14pas que ce soit comme cela
00:33:16qu'on gagnera
00:33:17sauf qu'il dit lui
00:33:18qu'il est la gauche républicaine
00:33:19sous-entendu
00:33:20il vous enlève
00:33:21ce qualificatif
00:33:22il vous enlève
00:33:23cette définition
00:33:23est-ce que vous
00:33:24d'abord gauche républicaine
00:33:25ça vous plaît ça
00:33:25comme définition ?
00:33:27bon les républicains
00:33:27par exemple
00:33:28s'auto-proclament
00:33:29comme tel
00:33:30et pourtant leur chef
00:33:31a des déclarations
00:33:33qui sont en rupture totale
00:33:34avec l'histoire républicaine
00:33:34vous êtes une gauche républicaine
00:33:35bien sûr
00:33:36liberté, égalité, fraternité
00:33:37c'est peut-être
00:33:38la façon dont on peut résumer
00:33:39le projet politique
00:33:40de la France insoumise
00:33:41après il y a ceux
00:33:41qui s'auto-décernent
00:33:43des brevets de républicanisme
00:33:44apparemment M. Gluckspann
00:33:45grand bien lui fasse
00:33:46s'il est heureux
00:33:47de se désigner
00:33:48comme un personnage formidable
00:33:50bon peut-être
00:33:50que ça le convainc lui
00:33:51mais j'ai l'impression
00:33:52que dans le pays
00:33:52sa proposition politique
00:33:54ne rassemble pas
00:33:54merci Paul Vanier
00:33:56d'être venu ce soir
00:33:57sur le plateau
00:33:58et vous allez laisser la place
00:33:59à un de vos collègues
00:34:00de l'Assemblée Nationale
00:34:01à l'autre bout de l'hémicycle
00:34:02c'est Julien Audoul
00:34:03député RN de Lyon
00:34:05et porte-parole
00:34:06du Rassemblement National
00:34:07bonsoir
00:34:07merci d'être avec nous
00:34:08alors hier
00:34:09le RN a conquis aussi
00:34:11des villes
00:34:12je ne vais pas les donner toutes
00:34:13parce qu'on ne va pas
00:34:13faire la soirée
00:34:14mais parmi les plus importantes
00:34:15Menton, Liévin, Carcassonne
00:34:17c'est les plus importantes
00:34:17on est bien d'accord
00:34:18la Seine-sur-Mer
00:34:19la Seine-sur-Mer
00:34:19qui est aussi
00:34:20voilà ça fait partie
00:34:21des trophées
00:34:22du Rassemblement National
00:34:23et Jordan Bardella
00:34:24président du RN
00:34:25a parlé lui
00:34:26d'une réelle percée
00:34:28le Rassemblement National
00:34:29et ses candidats
00:34:30réalisent
00:34:31ce soir
00:34:32dans cette élection municipale
00:34:33la plus grande percée
00:34:35de toute son histoire
00:34:36à l'issue de ce scrutin
00:34:38jamais le RN
00:34:39et ses alliés
00:34:39n'ont compté
00:34:40autant d'élus
00:34:41sur le territoire français
00:34:43dans plusieurs dizaines
00:34:44de communes
00:34:44nous sommes appelés
00:34:45à faire nos preuves
00:34:46et à améliorer
00:34:47la vie quotidienne
00:34:48des français
00:34:48nous serons au rendez-vous
00:34:50de cette espérance
00:34:52Julien Audoul
00:34:53une première question
00:34:54d'abord
00:34:54parce que vous faites
00:34:55des conquêtes
00:34:56dans des grandes villes
00:34:57que certaines en a vues
00:34:58mais aussi
00:34:58et vous vous en orgueillissez
00:34:59de ça
00:34:59dans la France rurale
00:35:01les petites communes
00:35:01les sous-préfectures
00:35:02alors que la France insoumise
00:35:03fait des conquêtes
00:35:04dans les grandes villes
00:35:05est-ce qu'il y a deux Frances ?
00:35:07alors des grandes villes
00:35:09déjà il faut relativiser
00:35:10dans la banlieue de Lyon
00:35:11dans la banlieue de Paris
00:35:12la banlieue de Lyon
00:35:13est-ce qu'il y a deux Frances ?
00:35:14déjà je le dis
00:35:15il faut relativiser
00:35:16la percée
00:35:17les succès
00:35:18de la France insoumise
00:35:19qui sont très très limitées
00:35:20il y a des villes emblématiques
00:35:22mais oui
00:35:23pour ce qui est
00:35:24de la France rurale
00:35:25et périphérique
00:35:25de ce qu'on appelle
00:35:26la France des sous-préfectures
00:35:27c'est le Rassemblement National
00:35:28qui effectivement
00:35:30convainc le plus
00:35:31qui aujourd'hui
00:35:33gagne des municipalités
00:35:34qui met des équipes
00:35:35en place
00:35:36et qui ne convainc pas
00:35:37dans les banlieues
00:35:38pourquoi ?
00:35:38alors qui ne convainc pas
00:35:39dans les banlieues
00:35:39je ne suis pas tout à fait
00:35:40vous ne gagnez pas
00:35:41dans les banlieues
00:35:42pourquoi ?
00:35:42mais nous ne gagnons pas
00:35:43pour le moment
00:35:44mais il y a
00:35:45mais pourquoi ?
00:35:45vous ne répondez pas
00:35:46pourquoi ?
00:35:46je vais vous donner
00:35:47des explications
00:35:48comme vous le savez
00:35:49notre socle électoral
00:35:51est plus tourné
00:35:52vers la ruralité
00:35:54historiquement
00:35:55traditionnellement
00:35:56la ruralité
00:35:56de la France périphérique
00:35:57mais dans les banlieues
00:35:58nous progressons également
00:36:00alors certes
00:36:00on s'y intéresse
00:36:01beaucoup moins
00:36:01mais bon nombre
00:36:02de nos concitoyens
00:36:03des quartiers défavorisés
00:36:05des quartiers gangrénés
00:36:07par l'immigration anarchique
00:36:08par le communautarisme
00:36:09par l'insécurité
00:36:10par le trafic de drogue
00:36:11se tournent de plus en plus
00:36:12vers le rassemblement national
00:36:13ça ne s'est pas illustré
00:36:14pour les municipales
00:36:16pour le moment
00:36:16mais regardez par exemple
00:36:17à Roubaix
00:36:18à Roubaix
00:36:19notre candidate Céline Saïa
00:36:20réalise un score magnifique
00:36:22elle se qualifie
00:36:23pour le second tour
00:36:24alors même
00:36:25que cette ville
00:36:25était donnée
00:36:26perdue
00:36:27pour le vote
00:36:27rassemblement national
00:36:28il y a véritablement
00:36:29oui malheureusement
00:36:31Hervé
00:36:32à Toulon
00:36:32vous êtes battu
00:36:34votre candidate
00:36:34est battue par la droite
00:36:36à Nîmes
00:36:37votre candidat
00:36:38est battu par la gauche
00:36:39est-ce que vous en tirez
00:36:41la conclusion
00:36:41qu'il existe
00:36:42quand même
00:36:43encore
00:36:44un front républicain
00:36:45qui fait barrage
00:36:46au rassemblement national
00:36:47non il n'existe plus
00:36:48de front républicain
00:36:49il n'y a plus
00:36:50de plafond de verre
00:36:51c'est pas ça qui s'est passé
00:36:54à Toulon et à Nîmes
00:36:56les élections
00:36:57ne sont pas perdues
00:36:58à l'issue
00:36:59d'un front républicain
00:37:00ce sont des élections
00:37:01qui sont perdues
00:37:02j'allais dire
00:37:03sur des scores
00:37:03relativement serrés
00:37:05et pour ce qui est
00:37:05de Nîmes notamment
00:37:06c'est une trahison de la droite
00:37:08vous avez un socle électoral
00:37:10qui était majoritairement
00:37:11à droite
00:37:12vous avez une ville
00:37:13qui était majoritairement
00:37:14à droite
00:37:15or parce que vous avez
00:37:16deux candidats
00:37:17de droite
00:37:18qui ont voulu faire cavalier
00:37:19seuls
00:37:20ont pris le risque
00:37:21de faire élire
00:37:22un candidat communiste
00:37:23qui aujourd'hui
00:37:24est maire de la ville
00:37:25donc c'est la responsabilité
00:37:26d'une fausse droite
00:37:27d'une droite de soumission
00:37:28qui ne veut pas faire alliance
00:37:29vous considérez que le RN
00:37:30et la droite
00:37:31ça doit être
00:37:31toujours la même chose
00:37:33le même bloc
00:37:34je considère que
00:37:36ceux qui disent avoir
00:37:37les valeurs
00:37:38que nous défendons
00:37:39plus de sécurité
00:37:40plus d'identité
00:37:41moins de fiscalité
00:37:43moins d'immigration
00:37:44ceux qui prétendent
00:37:45incarner la droite
00:37:46ceux qui prétendent
00:37:47incarner les valeurs
00:37:48une certaine ligne de conduite
00:37:50devraient
00:37:51quand c'est le cas
00:37:52et quand c'était le cas
00:37:53notamment à Nîmes
00:37:54devraient s'unir
00:37:55au Rassemblement National
00:37:56ou en tout cas
00:37:56permettre la victoire
00:37:57du Rassemblement National
00:37:58or ils ont choisi la gauche
00:37:59à Paris votre candidat
00:38:01Thierry Mariani
00:38:02fait 1,6%
00:38:04quand on est un parti
00:38:05dont les dirigeants
00:38:07apparaissent comme les favoris
00:38:08en tout cas dans les sondages
00:38:10à l'élection présidentielle
00:38:11quand on est un parti
00:38:12qui prétend diriger la France
00:38:13pardon de le dire
00:38:14un peu trivialement
00:38:15mais est-ce que
00:38:16c'est pas un peu la honte
00:38:18non
00:38:19déjà c'est pas la honte
00:38:20sachant que
00:38:201,6%
00:38:22dans la capitale
00:38:23de la France
00:38:23oui mais
00:38:23il vous aura pas échappé
00:38:25que nos électeurs
00:38:26se sont tournés
00:38:28vers la candidature
00:38:29très médiatique
00:38:30très gonflée médiatiquement
00:38:32de Sarah Knafou
00:38:33qui a du talent
00:38:34vous êtes sûr de ça ?
00:38:36effectivement
00:38:37moi je connais
00:38:37un bon nombre d'électeurs
00:38:38qui ont voté
00:38:40pour Sarah Knafou
00:38:41pourquoi ils ont
00:38:41préféré Sarah Knafou
00:38:42à Thierry Mariani ?
00:38:43mais parce que
00:38:43l'emballement médiatique
00:38:45autour de sa candidature
00:38:46parce que la nouveauté
00:38:48d'habitude le RN
00:38:49dit que les français
00:38:50préfèrent l'original
00:38:51à la copie
00:38:52mais oui
00:38:52ça n'a pas été le cas
00:38:53mais encore une fois
00:38:53ça n'a pas été le cas
00:38:54Paris est une exception
00:38:55il faut bien le dire
00:38:56et vous l'avez vu
00:38:57au moment des élections
00:38:58présidentielles
00:38:59les résultats
00:39:00que nous réalisons
00:39:00à Paris
00:39:01sont totalement
00:39:03j'allais dire
00:39:04déconnectés
00:39:04du reste du pays
00:39:06il y a eu
00:39:06une spécificité parisienne
00:39:0860% de votes à gauche
00:39:10par exemple
00:39:11au moins dans la plupart
00:39:11des grandes villes
00:39:12vous faites des scores
00:39:13assez médiocres
00:39:15Marseille
00:39:16progresse
00:39:16Marseille étant pour le coup
00:39:17une exception
00:39:18mais enfin
00:39:185% à Bordeaux
00:39:196% à Lille
00:39:20est-ce que
00:39:21le RN peut espérer
00:39:22un jour
00:39:23gouverner ce pays
00:39:24sans aucune
00:39:25grande ville ?
00:39:27écoutez
00:39:28vous savez
00:39:30on fait toujours
00:39:31des pronostics
00:39:33certains
00:39:33essayent
00:39:34de se calquer
00:39:35sur quelques conquêtes
00:39:36de grandes villes
00:39:37pour dire que le pays
00:39:38a changé
00:39:38si vous reprenez
00:39:40l'histoire politique
00:39:40en 2001
00:39:41la gauche pensait
00:39:43avoir tout raflé
00:39:45avec Paris
00:39:45et Lyon
00:39:47très clairement
00:39:48en 2002
00:39:49ils n'étaient pas
00:39:49au second tour
00:39:50de l'élection présidentielle
00:39:50ça ne garantit rien
00:39:51mais ma question
00:39:51était à l'inverse
00:39:52est-ce que
00:39:53raisonnablement
00:39:53on peut penser
00:39:54qu'on va gouverner
00:39:55quand on n'arrive pas
00:39:56à gagner les grandes villes ?
00:39:57les métropoles
00:39:58ne sont pas la France
00:39:58et les français
00:40:00des métropoles
00:40:00en font partie
00:40:01bien sûr
00:40:01mais évidemment
00:40:02mais ce n'est pas la France
00:40:03il y a beaucoup d'électeurs
00:40:04dans les métropoles
00:40:05oui mais il y en a beaucoup
00:40:05aussi en ruralité
00:40:06dans la France périphérique
00:40:08et j'observe
00:40:09qu'ils sont plus nombreux
00:40:09en ruralité
00:40:10dans la France périphérique
00:40:12donc effectivement
00:40:12nous avons un travail
00:40:14à faire
00:40:14sur le vote
00:40:15en métropole
00:40:16bien évidemment
00:40:16et nous allons
00:40:17continuer à travailler
00:40:19dans les grandes villes
00:40:19vous voulez dire
00:40:20oui les métropoles
00:40:21c'est les grandes villes
00:40:21vous avez dit en métropole
00:40:23c'est pour ça
00:40:23oui dans les métropoles
00:40:25exactement
00:40:26et que ce soit en métropole
00:40:27ou en Outre-mer
00:40:28c'est pour ça que vous avez compris
00:40:29vous avez compris l'histoire
00:40:30le vote en Outre-mer
00:40:31nous est très favorable
00:40:33Rémi
00:40:33vous avez appelé
00:40:34à faire barrage
00:40:35à LFI au municipal
00:40:36et pourtant
00:40:37à Limoges
00:40:37où un candidat à LFI
00:40:38était en passe de gagné
00:40:39vous
00:40:40vous avez choisi
00:40:40de maintenir votre candidat
00:40:41comment vous l'expliquez
00:40:42est-ce qu'il n'y a pas
00:40:42une part de double discours ?
00:40:44non il n'y a pas
00:40:45de double discours
00:40:45on a été clair
00:40:46depuis le début
00:40:47sur la nécessité
00:40:48d'établir un cordon sanitaire
00:40:49et de demander
00:40:52aux autres partis politiques
00:40:53notamment à gauche
00:40:55de prendre leur distance
00:40:56vis-à-vis d'un parti antisémite
00:40:58un parti raciste
00:41:00qui a fait du racisme anti-blanc
00:41:01notamment lors des derniers discours
00:41:03de Jean-Luc Mélenchon
00:41:04une marque de fabrique
00:41:05et un carburant électoral
00:41:07un parti aussi violent
00:41:09qui avec des liens
00:41:10non mais je vais y venir
00:41:11je vais y venir
00:41:12ça c'est encore une fois
00:41:13c'est la définition
00:41:14et c'est la carte d'identité
00:41:16de la France insoumise
00:41:17nous allons souhaiter
00:41:18comme à Roubaix par exemple
00:41:20faire une fusion
00:41:22avec le candidat
00:41:23d'hiver droite
00:41:24qui l'a refusé
00:41:25qui a refusé justement
00:41:26de faire barrage
00:41:27à David Guiraud
00:41:28avec une alliance
00:41:29avec une fusion
00:41:30dans ce cadre là
00:41:31nous allions
00:41:32évidemment respecter
00:41:34la voie de nos électeurs
00:41:35et nous nous sommes maintenus
00:41:36ça relativise un peu
00:41:36le risque que vous pointez
00:41:37si jamais vous n'êtes pas prêt
00:41:38à vous retirer
00:41:39encore une fois
00:41:41à partir du moment
00:41:41où vous n'avez pas
00:41:42de fusion possible
00:41:43que vous avez des candidats
00:41:44d'hiver droite
00:41:45qui refusent
00:41:46de s'allier à vous
00:41:47pour faire barrage
00:41:48à la France insoumise
00:41:49le mieux
00:41:50effectivement
00:41:50c'est d'avoir des élus
00:41:51au conseil municipal
00:41:52qui vont défendre
00:41:53parce que vous ne pouvez pas
00:41:54gagner tout seul
00:41:55quand vous avez
00:41:56fait 12%
00:41:57effectivement
00:41:57vous ne pouvez pas
00:41:58gagner tout seul
00:41:58dans certaines communes
00:42:00à Nice
00:42:00donc votre principale victoire
00:42:02dimanche soir
00:42:03c'est un peu spécifique
00:42:04puisque c'est grâce
00:42:05à Éric Ciotti
00:42:06et donc l'UDR
00:42:07l'union des droites
00:42:07pour la République
00:42:08que vous l'avez emporté
00:42:09est-ce que ça veut dire
00:42:09qu'aujourd'hui
00:42:10Éric Ciotti
00:42:11est incontournable
00:42:12et que l'union de la droite
00:42:12elle ne peut passer
00:42:13que par l'UDR ?
00:42:14Éric Ciotti a réalisé
00:42:16effectivement une très belle
00:42:17performance
00:42:18qui est due à quoi ?
00:42:19D'une part
00:42:20à son implantation personnelle
00:42:21à son engagement
00:42:22de longue date
00:42:23pour les Niçoises
00:42:24et les Niçois
00:42:25qui est incontestable
00:42:26mais aussi
00:42:27à l'alliance
00:42:28entre le Rassemblement National
00:42:28et l'UDR
00:42:29à son acte
00:42:30c'est les deux
00:42:33mais non c'est pas lui
00:42:34qui est le seul
00:42:34qui a la méthode
00:42:35pour y arriver
00:42:35je dis que la méthode
00:42:36qui a été défendue
00:42:38promue en 2024
00:42:41avec justement
00:42:42ce choix
00:42:42qui a été fait
00:42:43par Éric Ciotti
00:42:43Marine Le Pen
00:42:44Jordan Bardella
00:42:45de rassembler nos forces
00:42:46de rassembler nos convictions
00:42:48et nos idées
00:42:50pour faire gagner
00:42:51une majorité nationale
00:42:53ce choix
00:42:53il est porteur
00:42:54et c'est la seule union
00:42:55qui permet
00:42:56de défendre
00:42:57les Françaises
00:42:58et les Français
00:42:58et de faire gagner nos idées
00:42:59partout où ça n'a pas été le cas
00:43:00nous avons perdu
00:43:01c'est plus facile éventuellement
00:43:02de faire l'union avec la droite
00:43:03avec Éric Ciotti
00:43:04qui a été patron
00:43:05des Républicains
00:43:06qu'avec le RN directement
00:43:09je revois votre question
00:43:10ben si
00:43:11Éric Ciotti
00:43:11il a un passé
00:43:12les Républicains
00:43:12il y a deux ans
00:43:13il était encore
00:43:13à la tête des Républicains
00:43:14nous avons fait alliance
00:43:15avec Éric Ciotti
00:43:16oui oui tout à fait
00:43:17mais prenons dans l'autre sens
00:43:17donc c'était une liste d'union
00:43:18pour Nice
00:43:19non mais prenons dans l'autre sens
00:43:20ça veut dire qu'il y a peut-être
00:43:21des LR qui font plus confiance
00:43:22à Éric Ciotti
00:43:22avant de faire confiance
00:43:23au Rassemblement National
00:43:24pour venir vers vous
00:43:25écoutez nous on a
00:43:27des électeurs
00:43:28de chez LR
00:43:29qui viennent en masse
00:43:30depuis des années
00:43:31je parle des candidats
00:43:31oui on a des candidats également
00:43:33on a des élus
00:43:34on a des maires
00:43:35on a bon nombre
00:43:36de sympathisants
00:43:37qui écœuraient
00:43:38par les trahisons
00:43:39successives
00:43:40de la soi-disant
00:43:41droite de gouvernement
00:43:41sont venus directement
00:43:43au Rassemblement National
00:43:43d'autres sont venus
00:43:45à l'UDR
00:43:46c'est tout à fait complémentaire
00:43:47Clément ?
00:43:48Jusqu'à présent
00:43:49le RN était sur une ligne
00:43:50du ni droite ni gauche
00:43:51mais pendant ces municipales
00:43:52on a vu Jordan Bardella
00:43:54lancer un appel
00:43:55tendre la main
00:43:56aux listes de droite
00:43:57ça veut dire que
00:43:58le ni droite ni gauche
00:43:59c'est terminé pour le RN ?
00:44:00Ce qui a été fait
00:44:01ce qui a été lancé
00:44:02par Jordan Bardella
00:44:03effectivement c'était
00:44:05d'une part un appel
00:44:06à la clarification
00:44:07un appel au rassemblement
00:44:08à tous les patriotes
00:44:10pas seulement à droite
00:44:11il n'a pas tendu la main
00:44:12à la gauche
00:44:12il a bien parlé de la droite
00:44:14on est d'accord
00:44:14nous avons
00:44:15et vous savez
00:44:15on s'appelle
00:44:16le Rassemblement National
00:44:16et dans ce Rassemblement National
00:44:17nous accueillons
00:44:18autant des patriotes de gauche
00:44:20que des patriotes de droite
00:44:21pour les élections
00:44:22je vais y venir
00:44:24vous avez la philosophie globale
00:44:25du mouvement
00:44:26qui accueille tous les patriotes
00:44:27et on ne trie pas
00:44:28en fonction des origines politiques
00:44:30ou en fonction des votes antérieurs
00:44:32et vous regardez la sociologie
00:44:34du Rassemblement National
00:44:34vous avez autant de gens
00:44:36qui viennent de la gauche
00:44:37que de gens qui viennent de la droite
00:44:38ou des gens
00:44:38qui n'étaient pas de droite
00:44:40mais là pour les élections municipales
00:44:42Marine Le Pen a appelé
00:44:42à battre la gauche à Paris
00:44:43par exemple
00:44:44mais bien sûr
00:44:44mais heureusement
00:44:45mais pour les élections municipales
00:44:47effectivement
00:44:47nous nous sommes tournés
00:44:48vers des maires
00:44:50des candidats
00:44:51qui partageaient nos valeurs
00:44:52et qui étaient beaucoup plus
00:44:53à droite
00:44:54effectivement
00:44:55et qui pouvaient
00:44:56faire gagner
00:44:57leurs idées
00:44:58grâce au Rassemblement National
00:44:59où nous pouvions
00:45:00avec des listes d'union
00:45:01ou des fusions
00:45:02ou des désistements
00:45:03faire gagner nos idées
00:45:04mais le ni droite ni gauche
00:45:05ou au contraire
00:45:05comme dit Marine Le Pen
00:45:06nous sommes et de droite
00:45:07et de gauche
00:45:08ou ni de droite ni de gauche
00:45:09c'est comme ça qu'elle le dit
00:45:10reste la ligne du parti
00:45:12Le clivage gauche-droite
00:45:15qui est un petit peu archaïque
00:45:16il faut bien le dire
00:45:17pourquoi il est archaïque
00:45:18au sein du gouvernement
00:45:19d'Emmanuel Macron
00:45:19vous avez autant de gens de gauche
00:45:21que de gens de droite
00:45:21vous avez quelqu'un
00:45:23qui est soi-disant
00:45:23la droite dure
00:45:24M. Retailleau
00:45:25qui vote tous les budgets
00:45:27de M. Macron
00:45:28et qui était à la table
00:45:30du Conseil des ministres
00:45:31avec des gens de gauche
00:45:32donc vous voyez bien
00:45:33qu'on s'y perd
00:45:33dans les orientations
00:45:34nous ce qu'on souhaite
00:45:35c'est que sur une ligne de clarté
00:45:37d'idées
00:45:38de propositions
00:45:38et de projets pour la France
00:45:40on arrive à réunir
00:45:41une majorité de Français
00:45:42et pour réunir
00:45:43une majorité de Français
00:45:43on ne réunit pas seulement
00:45:45des gens de droite
00:45:46il faut aussi qu'il y ait
00:45:47des Français qui viennent d'ailleurs
00:45:47cette ligne du ni droite ni gauche
00:45:49jusqu'à présent
00:45:50dans les scrutins à deux tours
00:45:50elle permet au RN
00:45:51d'être très haut
00:45:52au premier tour
00:45:53sauf qu'après
00:45:54il a très peu
00:45:54de réserve de voix
00:45:55il se heurte
00:45:56à ce qu'on peut appeler
00:45:56le plafond de vert
00:45:57est-ce que vous n'avez pas intérêt
00:45:58à poursuivre cette stratégie
00:46:00de main tendue
00:46:01vers la droite
00:46:01en vue des échéances
00:46:02de 2027
00:46:03si vous voulez franchir
00:46:05ce second tour ?
00:46:06moi je ne crois pas
00:46:06au plafond de vert
00:46:07parce que depuis que je suis arrivé
00:46:08au Front National en 2014
00:46:10on a toujours vendu
00:46:11cette légende
00:46:12ce compte pour enfants
00:46:13le plafond de vert
00:46:14il est à 15%
00:46:15il est ensuite à 20
00:46:16à 25
00:46:17à 35
00:46:17etc
00:46:18donc le plafond de vert
00:46:19en fait il recule
00:46:20élection après élection
00:46:21mais le verdict des seconds tours
00:46:23reste le même
00:46:25scrutin après scrutin
00:46:26il n'y avait pas de réserve
00:46:27de voix au second
00:46:28si bien sûr
00:46:28qu'on a des réserves de voix
00:46:29il y a quelques années
00:46:30on nous disait
00:46:30qu'on était incapables
00:46:31de gagner une élection
00:46:32à deux tours
00:46:33qu'on était incapables
00:46:35de gagner des élections législatives
00:46:36des élections municipales
00:46:38vous voyez bien
00:46:38avec nos 70 communes
00:46:40vous voyez bien
00:46:41avec notre premier groupe
00:46:42à l'Assemblée Nationale
00:46:43que nous sommes capables
00:46:44de gagner
00:46:45et en 2027
00:46:46nous serons capables
00:46:47de gagner
00:46:47pourquoi ?
00:46:48parce que nous allons réunir
00:46:49une majorité républicaine
00:46:51patriote populaire
00:46:52face au risque
00:46:53que représentent la gauche
00:46:54et l'extrême gauche
00:46:54avec Jean-Luc Mélenchon
00:46:55qui je le pense
00:46:56sera qualifié pour le second tour
00:46:58Merci Julien Audoul
00:46:59d'avoir accepté
00:46:59notre invitation ce soir
00:47:00et quelqu'un qui va vous succéder
00:47:02vous parliez des républicains
00:47:03tout à l'heure
00:47:03parle aux républicains maintenant
00:47:05c'est Florence Portelli
00:47:06que nous accueillons
00:47:07vice-présidente
00:47:08de la région Île-de-France
00:47:09maire de Tavernier
00:47:10bonsoir
00:47:11réélu dès la semaine dernière
00:47:12dès le premier tour
00:47:13donc comme ça pour vous
00:47:14c'était clair et net
00:47:15depuis le début
00:47:16on va écouter avec vous
00:47:17la réaction du président
00:47:18de votre parti
00:47:19Bruno Retailleau
00:47:19qui hier soir
00:47:20s'en est pris
00:47:21à ses adversaires préférés
00:47:22Les résultats
00:47:23de ces élections municipales
00:47:25ont montré
00:47:26que la France
00:47:27n'est pas condamnée
00:47:28à une fausse alternative
00:47:29entre d'un côté
00:47:31les idéologues
00:47:32de LFI
00:47:33et de l'autre
00:47:34les démagogues
00:47:35du Rassemblement National
00:47:37il existe une autre voie
00:47:39une voie exigeante
00:47:40une voie française
00:47:41exprimée par des millions
00:47:43de nos compatriotes
00:47:45qui ne veulent
00:47:45ni du chaos social
00:47:47vers lequel nous entraînerait
00:47:49LFI
00:47:49ni du désordre budgétaire
00:47:51dans lequel nous précipiterait
00:47:53le programme économique
00:47:55du Rassemblement National
00:47:56Hervé
00:47:57Bonsoir
00:47:58dans les trois principales villes
00:48:00de France
00:48:00Paris
00:48:01Marseille
00:48:02Lyon
00:48:02Les Républicains
00:48:03votre parti
00:48:04espérait
00:48:05c'était vraiment
00:48:06un objectif
00:48:07affirmé
00:48:07reconquérir
00:48:09la mairie
00:48:10c'est un triple échec
00:48:11comment est-ce que
00:48:12vous l'analysez ?
00:48:13Déjà
00:48:14on est bon
00:48:15je dirais quand même
00:48:16dans les villes moyennes
00:48:17et même au-delà
00:48:18et d'ailleurs
00:48:19il y a eu des victoires
00:48:20qui étaient inespérées
00:48:21C'est vrai
00:48:21mais ce n'est pas
00:48:22tout à fait ma question
00:48:23Oui tout à fait
00:48:23mais je me permets
00:48:24juste de mettre
00:48:25un petit bémol
00:48:26pour quand même rappeler
00:48:27qu'on a un bilan
00:48:28qui n'est pas si mal que ça
00:48:29au soir des élections
00:48:30On a cet écueil
00:48:32qui est lié à plusieurs choses
00:48:33Parfois c'est un problème
00:48:34on ne va pas se mentir
00:48:35de candidature
00:48:36Je prends l'exemple
00:48:37de Michel Olas à Lyon
00:48:38c'est quelqu'un
00:48:39de très très bien
00:48:40j'adore le foot
00:48:40plus le PSG
00:48:41j'avoue que
00:48:42l'équipe de Lyon
00:48:43mais la politique
00:48:45je suis désolée
00:48:46c'est un métier
00:48:47contrairement à ce que disent certains
00:48:48C'est vrai qu'on adore
00:48:49par démagogie
00:48:50dire la société civile
00:48:51mais c'est un métier
00:48:52et je pense que
00:48:52malgré toutes ses grandes qualités
00:48:54sa campagne
00:48:55n'a pas été excellente
00:48:56et que ça a énormément
00:48:57aidé M. Doucet
00:48:59et d'ailleurs
00:48:59ça n'a pas empêché
00:49:00la droite
00:49:00de récupérer la métropole
00:49:01ce qui n'est quand même pas rien
00:49:03Sur Paris
00:49:04vous avez aussi
00:49:05plusieurs
00:49:06Rachida Dati
00:49:07c'est son métier
00:49:07la politique
00:49:08Oui tout à fait
00:49:08mais je viens à l'exemple de Paris
00:49:09je ne compare pas
00:49:10à celui de M. Olas
00:49:11moi je ne vais pas
00:49:11les tirer sur Rachida Dati
00:49:14je vous dirais que déjà
00:49:15un Paris a changé sociologiquement
00:49:17et je le vois
00:49:18en tant que maire de banlieue
00:49:19où j'ai de plus en plus
00:49:20de familles parisiennes
00:49:21qui ont quitté le centre de Paris
00:49:22et qui s'installent en banlieue
00:49:24parce qu'elles n'y arrivent plus
00:49:25et c'est vrai
00:49:25qu'il y a un changement déjà
00:49:26qui est difficile pour la droite
00:49:28mais qui doit l'interpeller
00:49:29parce que pourquoi
00:49:29par exemple
00:49:30elle n'arrive pas
00:49:31à parler à cet électorat
00:49:32ça ne veut pas dire
00:49:33qu'elle a une excuse
00:49:33ça veut dire en tous les cas
00:49:35qu'elle doit changer peut-être
00:49:35de braquet
00:49:36même si Rachida Dati
00:49:37avait quand même
00:49:39la qualité
00:49:39de s'adresser à un électorat
00:49:41auquel la droite
00:49:41ne s'adresse pas forcément
00:49:43toujours
00:49:43en dehors de nos villes
00:49:45ou de la mienne par exemple
00:49:47Quel électorat vous voulez dire ?
00:49:48Elle s'adresse à quel électorat vous voulez dire ?
00:49:49S'adresser aussi Rachida
00:49:51au public
00:49:51enfin à l'électorat des HLM
00:49:54à l'électorat plus populaire
00:49:55et ça c'est une leçon
00:49:56aussi pour la droite
00:49:56alors pourquoi n'est pas aller au bout
00:49:58alors il y a des tas de raisons
00:49:59mais il y a aussi les divisions
00:50:00les divisions notamment
00:50:02au premier tour
00:50:03avec Pierre-Yves Bournazel
00:50:04et c'est pas pour critiquer
00:50:06Pierre-Yves Bournazel
00:50:07mais en tout cas
00:50:07ça n'a pas fait du bien
00:50:08et quand vous invectivez
00:50:09pendant un tour de campagne
00:50:11faire l'union au second tour
00:50:12ça ne rassure pas les électeurs
00:50:14C'est pas un échec personnel
00:50:15de la part de Rachida Dati ?
00:50:17Encore une fois
00:50:18je trouve que c'est trop facile
00:50:19d'aller critiquer Rachida Dati
00:50:20Je vous pose la question
00:50:20Non mais je pense que c'est un échec
00:50:23qui est beaucoup plus large que ça
00:50:24et que ce serait trop facile
00:50:25vous savez
00:50:26on a tendance souvent à droite
00:50:27à oublier un petit peu
00:50:29tout ce qui se passe à côté
00:50:29c'est trop facile
00:50:30Je vous donnerai l'exemple
00:50:32de la primaire
00:50:32qui en général est l'objet
00:50:33de beaucoup de critiques à droite
00:50:35ce qui évite de réfléchir
00:50:36à pourquoi on a perdu
00:50:37deux présidentielles
00:50:38À Marseille
00:50:39Martine Vassal
00:50:395%
00:50:40elle a présidé le département
00:50:41elle a présidé la métropole
00:50:43C'est un échec personnel
00:50:44C'est un échec du stratégie ?
00:50:45Honnêtement
00:50:45je n'ai rien contre Martine Vassal
00:50:47mais elle a fait
00:50:47une très mauvaise campagne
00:50:50Je ne vais pas vous dire
00:50:51au contraire
00:50:51elle a fait une très mauvaise campagne
00:50:52Au moins c'est cash
00:50:52Elle a raté son débat
00:50:54et en plus
00:50:55c'est vrai que la situation
00:50:59extrême
00:50:59sur le plan de la violence
00:51:00sur le plan de la dégradation sociale
00:51:02qu'il y a à Marseille
00:51:03a favorisé aussi les extrêmes
00:51:05et le maire sortant
00:51:06qui a fait honnêtement
00:51:07une bonne campagne
00:51:08et qui a eu d'ailleurs
00:51:08le courage de dire
00:51:09non à la LFI
00:51:10Si je vous résume
00:51:10Martine Vassal a fait
00:51:11une mauvaise campagne
00:51:12Jean-Michel Aulas aussi
00:51:13Rachida Dati non ?
00:51:16Je pense que Paris
00:51:17c'était compliqué
00:51:18par rapport à ça
00:51:18C'est pas Rachida Dati le problème ?
00:51:19Non je ne vous dirais pas
00:51:20que c'est Rachida Dati le problème
00:51:22parce que je ne suis pas sûre
00:51:23que quelqu'un d'autre
00:51:24dans les mêmes conditions
00:51:25avec les mêmes divisions
00:51:26aurait fait mieux
00:51:27Rachida Dati
00:51:28honnêtement
00:51:29Votre parti a exclu
00:51:31son président
00:51:32il y a quelques années
00:51:33Éric Ciotti
00:51:34en 2024
00:51:35Visiblement certains
00:51:36ont des problèmes de mémoire
00:51:38Éric Ciotti
00:51:38a été exclu
00:51:40des républicains
00:51:40parce qu'il prenait
00:51:42une alliance
00:51:42avec le Rassemblement National
00:51:44Excusez-moi
00:51:44pour pire que ça
00:51:45il a poignardé
00:51:47dans le dos
00:51:47le parti qu'il avait porté
00:51:49à la présidence
00:51:49et la veille
00:51:50des élections législatives
00:51:51il a trahi son camp
00:51:52et il a envoyé
00:51:53à l'échafaud
00:51:54un paquet de députés
00:51:55pour se rapprocher du RN
00:51:56donc il n'a vraiment pas
00:51:58ma sympathie
00:51:59il a depuis consommé
00:52:02cette union
00:52:03avec le Rassemblement National
00:52:04ce qui lui a permis
00:52:05de remporter la ville de Nice
00:52:07et dans cette campagne
00:52:08votre actuel président
00:52:09son successeur
00:52:10Bruno Retailleau
00:52:11a refusé
00:52:13de soutenir
00:52:14son adversaire
00:52:15Christian Estrosi
00:52:15pour empêcher
00:52:16la victoire
00:52:18d'un candidat
00:52:19Éric Ciotti
00:52:20allié au Rassemblement National
00:52:21est-ce que vous comprenez
00:52:23quelque chose
00:52:24à cette position
00:52:25ou si c'est une stratégie ?
00:52:27Je ne suis pas sûre
00:52:27que ce soit une stratégie
00:52:28Nice quand même
00:52:29petite différence
00:52:31c'est que
00:52:32Christian Estrosi
00:52:34était dans une situation
00:52:35quand même
00:52:36extrêmement compliquée
00:52:37donc aller défendre
00:52:38Christian Estrosi
00:52:39qui avait des
00:52:40on va dire ça pudiquement
00:52:41des difficultés
00:52:43des histoires
00:52:45assez rocambolesques
00:52:46et pas très flatteuses
00:52:47notamment des suspicions
00:52:49oui on peut dire ça
00:52:50comme ça
00:52:50c'est vrai que
00:52:51c'est quand même
00:52:51pas évident
00:52:52d'aller soutenir
00:52:53des candidats comme ça
00:52:54après
00:52:56des suspicions de quoi ?
00:52:58non mais par rapport
00:52:58même par rapport
00:52:59à cette histoire horrible
00:53:01d'une tête de porc
00:53:03qui a été
00:53:03ah oui avec
00:53:04les étoiles de David
00:53:04on n'est pas sûr
00:53:06qu'il n'y ait pas eu
00:53:06Bruno Retailleau
00:53:07n'a pas voulu le
00:53:08je vous dis juste
00:53:08que ce n'était pas forcément
00:53:09un candidat extraordinaire
00:53:11franchement à soutenir
00:53:12mais à côté de ça
00:53:13Éric Ciotti
00:53:13c'est pas mieux
00:53:14Éric Ciotti
00:53:15c'est quelqu'un
00:53:15qui en effet
00:53:16a franchi le rubicon
00:53:16de l'extrême droite
00:53:17mais en plus
00:53:17qu'il a fait de manière
00:53:18excusez-moi le terme
00:53:20dégueulasse
00:53:20en trahissant les tiens
00:53:21et donc ça n'était plus
00:53:23prioritaire
00:53:23d'empêcher
00:53:24un candidat
00:53:25allié au Rassemblement
00:53:26National
00:53:27de l'emporter
00:53:27c'est indéfendable
00:53:28d'aller défendre
00:53:29Éric Ciotti
00:53:29c'est indéfendable
00:53:31et c'est indéfendable
00:53:32je le dis
00:53:32à tous mes amis
00:53:33de ce parti
00:53:35parce qu'il n'y a pas
00:53:36que Bruno Retailleau
00:53:37qui d'ailleurs depuis
00:53:38s'est quand même expliqué
00:53:39a réexpliqué
00:53:40la position
00:53:41qui était celle du parti
00:53:42je trouve qu'il y a
00:53:43des porosités
00:53:43qui sont dingues
00:53:44je ne comprends pas
00:53:46si vous voulez
00:53:46qu'on soit dans un parti politique
00:53:48qui passe son temps
00:53:49à dire
00:53:50il ne peut pas y avoir
00:53:51d'entente
00:53:53avec la Macronie
00:53:54ou avec d'autres
00:53:55et qui de l'autre côté
00:53:56sont prêts à s'entendre
00:53:57avec celui
00:53:58qui les a trahis
00:53:58et a permis
00:53:59à entraîner
00:54:01un paquet de députés
00:54:02dans la chute
00:54:02je trouve ça
00:54:02complètement sidérant
00:54:03Théman
00:54:04alors justement
00:54:05du côté des leçons
00:54:06à tirer de ce scrutin
00:54:07l'ancien Premier ministre
00:54:08Michel Barnier
00:54:09qui fait partie
00:54:09de votre formation politique
00:54:11estime que
00:54:12dans beaucoup de villes
00:54:13il y a la preuve
00:54:13que l'alliance
00:54:14de la droite républicanée
00:54:15du centre
00:54:15ça fonctionne
00:54:16quand il parle du centre
00:54:17il parle des macronistes
00:54:19est-ce qu'il faut approfondir
00:54:21pour vous
00:54:22cette alliance
00:54:22avec les macronistes
00:54:24en vue de la prochaine
00:54:25présidentielle
00:54:25et des législatives
00:54:26le centre
00:54:27vous savez
00:54:27je ne sais pas trop
00:54:27ce que c'est
00:54:28c'est compliqué
00:54:29est-ce que les macronistes
00:54:30sont des centristes
00:54:30non
00:54:31c'est une bonne question
00:54:32je ne sais pas
00:54:32ce que c'est que le macronisme
00:54:33le macronisme
00:54:34c'est à la base
00:54:35un débauchage
00:54:36de personnalités
00:54:37de gaucher et de droite
00:54:37et pour moi
00:54:38le macronisme
00:54:38c'est ça le centre
00:54:39gaucher et droite
00:54:39en attendant
00:54:40les alliances
00:54:41de la droite
00:54:42se sont faites
00:54:42avec les partis
00:54:44horizon
00:54:45horizon
00:54:46c'est un parti
00:54:47de centre droit
00:54:47je ne dirais pas
00:54:48que c'est un parti
00:54:49centriste
00:54:49c'est un parti
00:54:50de centre droit
00:54:50si vous voulez m'entendre
00:54:51dire que oui
00:54:52avec horizon
00:54:53nous avons des atomes
00:54:53crochus
00:54:54c'est évident
00:54:54moi je suis persuadée
00:54:56que la droite
00:54:57a un avenir
00:54:58pas au-delà d'horizon
00:54:59comment ça
00:55:00pas au-delà d'horizon
00:55:01vous ne souhaitez pas
00:55:01approfondir les relations
00:55:02avec renaissance
00:55:04par exemple
00:55:04le parti d'Emmanuel Macron
00:55:06ou le modem
00:55:07renaissance a parfois
00:55:08des positions
00:55:08qui sont complètement délirantes
00:55:10je veux dire par exemple
00:55:11moi qui suis pourtant
00:55:11très ouverte
00:55:12mais quand on est démago
00:55:13comme monsieur Attal
00:55:15pour aller dire
00:55:16que dans la constitution
00:55:16on va mettre le principe
00:55:17de non-régression sociétale
00:55:18qui est une espèce
00:55:19de monstruosité juridique
00:55:21même un étudiant
00:55:22de première année
00:55:23en droit constitutionnel
00:55:24aurait des boutons
00:55:25en entendant ça
00:55:25excusez-moi
00:55:26c'est quand même compliqué
00:55:27puis surtout
00:55:27quand on connaît leur bilan
00:55:29néanmoins
00:55:29il y a beaucoup
00:55:30d'électeurs du centre
00:55:32qui sont amenés
00:55:33à faire une coalition
00:55:34comme on l'a connue
00:55:35du temps de l'UMP
00:55:36j'ai aucun problème
00:55:37avec ça
00:55:37mais ma france
00:55:38en tous les cas
00:55:40pas jusqu'à
00:55:40Sarah Knafo
00:55:41incluse
00:55:42de ce côté-là
00:55:43c'est clair de l'autre
00:55:43est-ce qu'il faut
00:55:44une primaire
00:55:45de la droite
00:55:45et du centre
00:55:45qui irait jusqu'à renaissance
00:55:47pour moi
00:55:48il faudrait une primaire
00:55:49qui aille en tous les cas
00:55:50de monsieur Philippe
00:55:51à la droite républicaine
00:55:53et peut-être
00:55:54on est assez
00:55:55excusez-moi
00:55:56c'est extrêmement compliqué
00:55:57parce que vous-même
00:55:57vous pourriez me dire
00:55:58ce que c'est que le macronisme
00:55:59c'est quoi ?
00:56:00là
00:56:01il ne s'agit pas
00:56:02de définir le macronisme
00:56:03il s'agit de voir
00:56:04un parti et ses électeurs
00:56:05vous n'êtes pas là pour eux
00:56:06c'est quand même ennuyeux
00:56:07et puis le problème
00:56:08aussi aujourd'hui
00:56:09donc la primaire pour vous
00:56:09elle s'arrête à Edouard Philippe
00:56:11de l'autre côté
00:56:12j'allais dire
00:56:12oui et une partie
00:56:13des gens qui
00:56:13à renaissance
00:56:14penchent à droite
00:56:15mais pour cela
00:56:16il faut qu'ils l'expriment
00:56:17mais c'est ça qui est compliqué
00:56:18avec le macronisme
00:56:19c'est que c'est un coup à gauche
00:56:20un coup à droite
00:56:20il y a un débat
00:56:21chez les républicains
00:56:21ça va être tranché demain
00:56:22ou évoqué demain
00:56:23sur quel genre de primaire
00:56:25certains disent même
00:56:26il faudrait
00:56:27c'est le cas de Bruno Retailleau
00:56:28il faudrait choisir
00:56:29d'abord le candidat LR
00:56:31avant de faire une primaire
00:56:32vous n'êtes pas là-dessus ?
00:56:33non moi je n'ai jamais été là-dessus
00:56:34alors déjà un
00:56:35je n'ai jamais dit
00:56:36que la primaire
00:56:36avait fait perdre
00:56:37les présidentielles
00:56:38c'est faux
00:56:38c'est archi faux
00:56:39et d'ailleurs
00:56:40c'est un confort intellectuel
00:56:42pour éviter de faire
00:56:43un droit d'inventaire
00:56:43un bilan
00:56:44c'est ça là
00:56:45donc vous êtes à fond
00:56:46pour la primaire
00:56:46je suis à fond pour la primaire
00:56:48je suis à fond pour la primaire
00:56:49parce que dans ce pays
00:56:49ça fait longtemps
00:56:50qu'on n'a pas une personnalité
00:56:51qui se dégage
00:56:51sinon vous seriez les premiers
00:56:53à nous annoncer déjà
00:56:53qu'il sera président
00:56:54de la République dans un an
00:56:55et c'est pour ça
00:56:56d'ailleurs que parfois
00:56:56on a aussi des élans
00:56:58de certains médias
00:56:59pour essayer de caster
00:57:01de mettre très en avant
00:57:01des personnalités
00:57:02qui après s'effondrent
00:57:03dans les sondages
00:57:04donc oui
00:57:04on n'a aujourd'hui
00:57:05personne qui se détache
00:57:06mais vous
00:57:07vous ne souhaitez pas
00:57:08que le candidat LR
00:57:09soit d'abord désigné
00:57:10non
00:57:11moi je suis pour une primaire
00:57:12ouverte dès le début
00:57:13pour deux raisons
00:57:14un déjà
00:57:15il faut que
00:57:16si le candidat
00:57:17ou la candidate
00:57:18parce qu'on parle que d'hommes
00:57:19à chaque fois
00:57:19qui sera désigné
00:57:21ait du poids
00:57:22et bien il faut pour ça
00:57:23qu'il y ait beaucoup
00:57:24de gens qui votent
00:57:25si vous avez juste
00:57:26une portion congrue
00:57:27et puis après
00:57:28c'est vrai qu'il y a un débat d'idées
00:57:29parce que ce qui est quand même terrible
00:57:30c'est que régulièrement
00:57:31on est là à faire
00:57:32des comptes d'apothicaires
00:57:33comme si on mettait
00:57:34dans un shaker
00:57:35des éléments d'un cocktail
00:57:36pour dire
00:57:36on va prendre un petit peu
00:57:37à gauche
00:57:37un petit peu à droite
00:57:38et ça va faire un programme
00:57:39mais on n'a plus de débat d'idées
00:57:40moi j'aimerais bien
00:57:41qu'il y ait un vrai débat d'idées
00:57:42et que ça ne tombe pas autour
00:57:43uniquement de l'immigration
00:57:44de la sécurité
00:57:45et de la dette
00:57:45vous direz ça Brune Retailleau
00:57:47bien sûr
00:57:47je le dis souvent
00:57:48vous savez
00:57:48Rémi
00:57:49Edouard Philippe a été réélu
00:57:50dimanche soir
00:57:51assez facilement au Havre
00:57:52est-ce que
00:57:53ce n'est pas lui finalement
00:57:54le candidat de la droite
00:57:55et du centre pour 2021
00:57:56j'en sais rien du tout
00:57:57on ne sait rien du tout
00:57:58parce qu'actuellement
00:57:59on ne peut pas dire
00:58:00qu'Edouard Philippe
00:58:00soit au-dessus de 20%
00:58:01non mais il est à 18%
00:58:02dans les sondages
00:58:03oui c'est bien
00:58:04mais on a d'autres candidats
00:58:05on a par exemple
00:58:06Bruno Retailleau
00:58:06qui lui est à plus de 12%
00:58:08donc il faut voir comment
00:58:09il serait un bon candidat
00:58:10Edouard Philippe ?
00:58:11je vous dirais ça
00:58:12le jour où je connaîtrai
00:58:13les programmes
00:58:13des uns et des autres
00:58:15c'est pas qu'une question
00:58:17justement de points
00:58:17aujourd'hui
00:58:18pour moi le bon candidat
00:58:20c'est celui qui aura
00:58:20une position claire
00:58:21sur la place de la France
00:58:22à l'international
00:58:23ça c'est le premier point
00:58:24et qui d'ailleurs
00:58:25n'aura pas d'incointance
00:58:26avec la Russie
00:58:26ou avec Donald Trump
00:58:27contrairement à M. Knafot
00:58:28M. Mélenchon
00:58:29et Mme Knafot
00:58:31M. Mélenchon
00:58:32et M. Bardella
00:58:34celui ou celle
00:58:35qui mettra l'éducation
00:58:36la culture et l'écologie
00:58:37en tête des priorités
00:58:39Edouard Philippe le dit facilement
00:58:41je ne connais pas
00:58:42je ne connais pas
00:58:42l'étendue de détails
00:58:44du programme
00:58:44moi je peux vous dire
00:58:45en tous les cas
00:58:45ce qui pour moi est essentiel
00:58:47je pourrais rentrer
00:58:47dans le détail
00:58:48c'est dans une autre émission
00:58:48aujourd'hui j'ai personne
00:58:50qui correspond totalement
00:58:51à mes idées
00:58:52personne ne se dégage
00:58:52selon vous
00:58:53aujourd'hui non
00:58:54mais on a encore
00:58:55un petit peu de temps
00:58:56parce qu'on pourrait imaginer
00:58:56que Bruno Retailleau
00:58:57soit le candidat naturel
00:58:58et le président du parti
00:58:59Bruno Retailleau
00:59:00peut-être candidat
00:59:01à la primaire
00:59:01mais naturel
00:59:02parce qu'il est président du parti
00:59:03on n'a pas de candidat naturel
00:59:05candidat à la primaire
00:59:06mais pas à la présidentielle
00:59:07il n'est pas encore
00:59:07assez haut
00:59:08assez qualifié
00:59:09encore une fois
00:59:10c'est une question d'idées
00:59:11quelle idée
00:59:12quelle est la vision
00:59:13de la France de demain
00:59:13quelle société
00:59:14on offre à nos enfants
00:59:15est-ce que vous croyez franchement
00:59:17que c'est qu'en leur parlant
00:59:18uniquement d'immigration
00:59:19et de dette
00:59:20qu'on va expliquer
00:59:21aux jeunes d'aujourd'hui
00:59:23quel sera leur avenir
00:59:25franchement
00:59:25moi j'y crois pas
00:59:27merci Florence Portelli
00:59:28en tout cas d'être venue
00:59:29parler cash
00:59:30sur ce plateau
00:59:31de l'indice et politique
00:59:32qui voilà
00:59:33on a fait le tour d'horizon
00:59:34un peu de toutes les
00:59:35de quoi ?
00:59:36d'horizon ?
00:59:36ah non mais
00:59:37ils n'y voyaient rien du tout
00:59:38c'est le hasard
00:59:39ils n'y voyaient rien du tout
00:59:40ce soir
00:59:41mais vous savez
00:59:42il y a 38 députés
00:59:43qui vont faire leur rentrée
00:59:45demain normalement
00:59:45à l'Assemblée nationale
00:59:46mais est-ce qu'ils vont
00:59:48y revenir ou pas
00:59:48parce que ces 38 députés
00:59:50Clément
00:59:50ils ont été élu maires
00:59:51ils vont devoir choisir
00:59:52et oui il y a une règle
00:59:53Francis
00:59:54la règle est simple
00:59:54c'est qu'il faut choisir
00:59:55effectivement depuis la fin
00:59:56du cumul des mandats
00:59:57et ceux qui choisiront
00:59:58d'être maires
00:59:59seront remplacés
01:00:01par leurs suppléants
01:00:02sauf qu'ils peuvent choisir
01:00:05de rester députés
01:00:06ça va être le cas
01:00:06de quelques-uns
01:00:07on peut citer d'ores et déjà
01:00:08Philippe Juvin
01:00:09et Michel Tabarro
01:00:09du côté de la droite
01:00:11et là où ça se complique
01:00:12c'est si le suppléant
01:00:13refuse de devenir député
01:00:15il y a peut-être
01:00:16un cas de figure
01:00:16qui se profile
01:00:17là aussi
01:00:18au sein du groupe
01:00:19de la droite républicaine
01:00:20Fabien Di Filippo
01:00:21a été élu maire
01:00:22de Sarbourg
01:00:23il veut rester maire
01:00:24il va renoncer
01:00:25à son mandat de député
01:00:25et son suppléant
01:00:26a lui aussi été élu maire
01:00:28et dans ce cas-là
01:00:29il y aura peut-être
01:00:30une législative partielle
01:00:31il y a vraiment
01:00:31plusieurs scénarios possibles
01:00:32le bilan de ces municipales
01:00:34pour les députés
01:00:34ils ont plutôt réussi
01:00:35bien réussi
01:00:36alors écoutez
01:00:37déjà il y avait 104 candidats
01:00:3918% des députés
01:00:40et 38 élus
01:00:41c'est deux fois plus d'élus
01:00:43qu'en 2020
01:00:44lors des précédentes municipales
01:00:45c'est le RN
01:00:46et la droite
01:00:47qui remportent
01:00:48le plus de mairies
01:00:498 pour chacun de ces groupes
01:00:51à noter que
01:00:52deux présidents de groupe
01:00:53vont quitter l'Assemblée
01:00:54donc Éric Ciotti
01:00:54pour l'UDR
01:00:55mais aussi
01:00:56qui paradisent donc
01:00:56oui voilà
01:00:57Paul Christophe
01:00:58pour Horizon
01:00:59il va donc falloir les remplacer
01:01:00il va y avoir des nouveaux
01:01:01présidents de groupe
01:01:01à l'Assemblée
01:01:02puis on peut noter aussi
01:01:03le départ de trois anciens
01:01:04ministres chez EPR
01:01:05ensemble pour la République
01:01:06Antoine Armand
01:01:07Franck Riester
01:01:08Thomas Cazenave
01:01:08et puis dernier point
01:01:09Olivier Falorni
01:01:10du Modem
01:01:11a été élu maire
01:01:12de La Rochelle
01:01:12or il mène à l'Assemblée
01:01:13depuis très longtemps
01:01:15un combat pour
01:01:16la loi
01:01:16fin de vie
01:01:17il est rapporteur
01:01:18de ce texte
01:01:18et bien il va devoir
01:01:19passer la main
01:01:20et regarder en spectateur
01:01:21la fin de l'examen
01:01:22de cette loi
01:01:23en tout cas ça va être
01:01:23très intéressant
01:01:24et à suivre sur SCP
01:01:24évidemment la chaîne
01:01:26de l'Assemblée nationale
01:01:27et demain
01:01:27dès demain
01:01:28les questions de gouvernement
01:01:28ça repart
01:01:29oui
01:01:30ils vont être contents
01:01:31de se retrouver
01:01:31les députés
01:01:32qui se sont manqués
01:01:33pendant trois semaines
01:01:33j'imagine
01:01:34merci à vous
01:01:35de m'avoir aidé
01:01:36à faire ce tour d'horizon
01:01:37de ces municipales
01:01:382026
01:01:39lundi c'est politique
01:01:39c'est fini pour cette semaine
01:01:40et ça revient lundi prochain
01:01:41bien sûr
01:01:42bonne semaine à vous
01:01:43merci à vous
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