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Commission des affaires étrangères et Commission des finances : Moyens consacrés au volet diplomatique de notre réorientation stratégique

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00:11:04communes sur les moyens consacrés au volet diplomatique de notre orientation stratégique
00:11:08et qui ont souhaité, après avoir déjà conduit un certain nombre d'auditions, nous présenter
00:11:12un point d'étape de leurs travaux.
00:11:15Une note a été transmise hier en fin de journée à chacun des commissaires, des deux
00:11:19commissions, afin de se préparer à ce point d'étape.
00:11:22Mais avant de céder la parole à nos deux rapporteurs, je laisse évidemment le président
00:11:27Bruno Fouches intervenir.
00:11:28Merci Monsieur le Président, très rapidement, pour laisser la parole le plus vite possible
00:11:36aux deux rapporteurs.
00:11:38Merci en tout cas au président et au commissaire de la Commission des finances de nous accueillir
00:11:42ce matin dans le lieu où ils se réunissent habituellement.
00:11:49Bonjour à toutes et à tous.
00:11:51On voit que les commissaires de la Commission des affaires étrangères sont venus en grand
00:11:55nombre et donc je les remercie.
00:11:57rapidement, peut-être pour dire que l'importance du réseau diplomatique français, 162 ambassades,
00:12:0590 consulats à l'étranger, 16 représentations permanentes auprès d'organisations internationales,
00:12:12118 instituts français, 829 alliances françaises.
00:12:16La France est un des pays les plus représentés dans le monde.
00:12:19Les champs d'action et les missions sont multiples.
00:12:22Un petit mot peut-être pour la dynamique de ce redéploiement, puisque depuis des décennies,
00:12:29la baisse des dotations et donc la capacité de la France à jouer de son influence extérieure
00:12:34était en baisse.
00:12:35Depuis quelques années, il a été réarmé, notamment à la suite du rapport Jérôme Bonafon.
00:12:42Mais on le voit dans le budget 2025 et dans le budget 2026, les risques sont extrêmement
00:12:49forts de voir une partie de ces efforts réduits à néant.
00:12:54Aujourd'hui, le budget dédié au Quai d'Orsay reste toujours en deçà du seuil de 1% du budget
00:13:03de l'État.
00:13:04Et donc, les inquiétudes sont fortes et c'est la raison pour laquelle le travail de nos deux
00:13:09collègues, Karim Bencher et Sophie Met, est extrêmement attendu et voir comment on peut
00:13:15jouer un rôle utile pour éclairer les choix sur lesquels il reviendra à notre Assemblée
00:13:19de se prononcer.
00:13:20Je vous laisse bien évidemment la parole, si vous le voulez bien.
00:13:26Merci, messieurs les présidents, monsieur le rapporteur général, mes chers collègues.
00:13:30Tout d'abord, je tiens à remercier les membres des bureaux de nos deux commissions aujourd'hui
00:13:33réunies pour, d'une part, la création de cette mission d'information commune et d'autre
00:13:38part, l'inscription à l'ordre du jour de ce point d'étape.
00:13:40Comme vous le savez, le groupe écologiste et social a demandé la mise en place d'une
00:13:43mission d'information sur les moyens consacrés au volet diplomatique de notre réorientation
00:13:47stratégique.
00:13:49En effet, il ne vous aura pas échappé que nous sommes en train d'assister à des ruptures
00:13:54sans précédent dans les relations internationales.
00:13:56Il y a tout d'abord le retour de la guerre en Europe depuis l'invasion de l'Ukraine par la
00:13:59Russie en 2022, conflit qui perdure et fait peser de lourdes menaces sur nos partenaires
00:14:03de l'Est et du Nord de l'Europe.
00:14:05L'agressivité de la Russie se traduit aussi par des incursions croissantes dans l'espace
00:14:08aérien de nos alliés et des attaques hybrides, cyberattaques, des informations qui visent
00:14:13à tester notre système de défense collective et à affaiblir nos économies, nos démocraties
00:14:17et notre vivre ensemble.
00:14:19D'autres puissances le font aussi.
00:14:20Il faut évidemment évoquer la résurgence dramatique du conflit israélo-palestinien
00:14:24depuis 2023 marqué par un massacre et une prise d'otages sans précédent et une riposte
00:14:28militaire aussi brutale que disproportionnée.
00:14:31Que ce soit par le nombre de victimes civiles, par l'ampleur des destructions, par les entraves
00:14:34systématiques à l'aide humanitaire et l'accès des journalistes, cette riposte pose la question
00:14:38du recours désinhibé à la force et du travestissement des principes fondamentaux du droit international.
00:14:43Nous ne pouvons que nous réjouir du plan de paix américain en espérant qu'il apportera une paix
00:14:47juste, mais nous mesurons aujourd'hui difficilement les conséquences de long terme de cette
00:14:51guerre, tant sur le plan du naufrage du droit international humanitaire que de la cassure
00:14:55géopolitique entre les pays occidentaux et ce que l'on appelle improprement le sud
00:14:59global.
00:15:00Enfin, il y a bien sûr l'attitude des États-Unis depuis le retour de Donald Trump à la Maison
00:15:04Blanche qui remet en cause de façon brutale et systématique l'ordre international instauré
00:15:08après 1945.
00:15:10Selon la majeure partie de nos interlocuteurs, et je pense qu'il s'agit là d'un constat alarmant,
00:15:14c'est toute l'architecture internationale de stabilité qui est aujourd'hui fragilisée,
00:15:18voire mise à terre.
00:15:19Des engagements des États-Unis dans la défense de l'Europe, des engagements de l'organisation
00:15:22des Nations Unies dont ils sont pourtant le principal financeur, guerre commerciale tous
00:15:28azimuts, ciblant notamment ses partenaires traditionnels, attaque contre les organisations
00:15:32multilatérales que ce soit en matière de santé, d'environnement ou de droits humains,
00:15:36démantèlement de l'aide au développement avec des conséquences massives en Afrique,
00:15:39et affirmation d'une approche agressive et transactionnelle au détriment des relations
00:15:44de confiance tissées dans le temps.
00:15:45L'administration républicaine devient le porte-drapeau d'une internationale populiste
00:15:49et la faussoyeuse des instances garantes de la régulation dans le monde.
00:15:53Au regard de ce contexte international, il nous a donc semblé important que le Parlement
00:15:57s'interroge sur les répercussions pour notre diplomatie de ces ruptures majeures,
00:16:01tant d'un point de vue stratégique que d'un point de vue budgétaire.
00:16:04C'est la raison pour laquelle il nous a paru important qu'elle prenne la forme d'une
00:16:07mission d'information commune à la Commission Finance et à la Commission des Affaires
00:16:10étrangères, afin qu'elle ait l'analyse la plus large possible, mais aussi pour lui
00:16:15donner du poids et que ses conclusions aient un écho au gouvernement et à la Présidence
00:16:19de la République.
00:16:20C'est pour cette raison également qu'il nous a semblé important d'organiser un
00:16:23point d'étape au début de cette session ordinaire.
00:16:26En effet, le contexte politique actuel et la vitesse à laquelle les choses évoluent
00:16:30en France et dans le monde, l'ampleur sans précédent des ruptures auxquelles nous
00:16:33assistons, nous assitent dès à présent à avoir un débat sans attendre la fin de
00:16:37nos travaux prévus pour le début de l'année prochaine.
00:16:41Une première conclusion à laquelle nous parvenons à mi-parcours est la suivante.
00:16:44Dans ce moment charnière, ce serait une grave erreur de penser que la réponse
00:16:49militaire peut suffire et donc considérer que la LPM aurait déjà en quelque sorte
00:16:54répondu à notre problématique.
00:16:57De même, ce serait une grave erreur que de prendre le risque de ne pas être à la
00:17:00hauteur du moment par myopie budgétaire.
00:17:03La diplomatie et le militaire sont, si je puis me permettre cette image, les deux
00:17:07jambes avec lesquelles nous devons avancer et qu'il ne faut pas déséquilibrer et séparer.
00:17:12Accroître le premier garant de notre sécurité collective en réduisant le second, alors
00:17:17même qu'il est pour sa part le garant de la stabilité collective, apparaît d'ores et
00:17:21déjà contre-productif aux yeux des rapporteurs.
00:17:24Face à des adversaires stratégiques qui investissent massivement dans la désinformation,
00:17:27est-ce le moment de réduire notre soutien aux médias indépendants ? Face au désengagement
00:17:31américain, est-ce le moment de réduire notre soutien aux agences des Nations Unies alors
00:17:35que des pays tels que la Chine font précisément l'inverse ? Face aux attaques contre le
00:17:38multilatéralisme et aux accusations de double standard portées contre les pays
00:17:41occidentaux, est-ce le moment de réduire massivement notre aide au développement et
00:17:45envoyer un signal de désengagement à ceux nombreux parmi nos partenaires du Sud qui partagent
00:17:50nos combats pour un développement durable et les droits humains ? La question qui doit nous
00:17:54guider, chers collègues, et quel serait le coût de l'inaction en cette période de
00:17:58rupture ? J'ose donc espérer, et ce sera ma dernière remarque avant de céder la parole
00:18:03à ma co-rapporteure, que notre futur rapport d'information permettra d'inciter à la présentation
00:18:09d'une loi d'orientation ou de programmation pour le ministère de l'Europe des Affaires
00:18:13étrangères. En ma qualité de rapporteur spécial des crédits de la mission Action
00:18:17Extérieure de l'État, je ne cesse depuis trois ans de rappeler l'importance de la définition
00:18:21d'une stratégie diplomatique et d'une trajectoire budgétaire pluriannuelle qui seraient approuvées
00:18:25par le Parlement. Je rappelle que les Affaires étrangères sont le seul ministère régalien
00:18:30à ne pas bénéficier d'une telle loi, contrairement au ministère des Armées, au ministère
00:18:34de l'Intérieur ou encore au ministère de la Justice.
00:18:37Merci, monsieur le Président. Merci, chers collègues, pour cette rapide représentation
00:18:50de l'origine de nos travaux. Je tiens également à m'associer au remerciement de mon collègue
00:18:54rapporteur au président de la Commission des Finances et à celui de la Commission des
00:18:59Affaires étrangères pour la mise en place de cette mission d'information commune et la
00:19:03tenue de ce point d'étape. Comme monsieur Benchek l'a indiqué, il me semble particulièrement
00:19:08important que nous ayons aujourd'hui un débat sur les moyens que nous pouvons confier
00:19:11à notre diplomatie sans attendre la remise de nos travaux d'ici quelques mois.
00:19:18D'autant plus qu'il ne nous aura pas échappé, mes chers collègues, que nous vivons avec une
00:19:23certaine incertitude, ce qui a un impact non négligeable sur les travaux de notre Assemblée.
00:19:28Je serais même favorable à ce que cette réunion aboutisse à une communication de
00:19:32notre part, à nous, rapporteurs, aux premiers ministres et aux ministres de l'Europe et
00:19:36des Affaires étrangères pour montrer, d'une part, que l'Assemblée nationale se saisit
00:19:41pleinement de ce sujet et, d'autre part, leur partager nos premières analyses.
00:19:47Effectivement, la création de cette mission d'information commune a été demandée par le
00:19:51groupe écologiste et social et je pense que nous sommes plusieurs à trouver qu'il s'agit
00:19:55d'une bonne initiative, d'autant plus que de tels travaux sont nécessairement transpartisans.
00:20:02Mais ils sont nécessaires également.
00:20:04Nous sommes nombreux à être d'accord sur le constat que les relations internationales
00:20:07évoluent et que la France ne doit pas passer à côté de ce moment charnière.
00:20:11Là où nous aurons un débat, c'est au sujet de quelle traduction budgétaire donner à
00:20:16cette réorientation stratégique.
00:20:18Quelques éléments de contexte au sujet des moyens confiés à notre appareil diplomatique.
00:20:22En 2024, le budget du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères s'est élevé
00:20:26à 6,1 milliards d'euros, donc 3,3 milliards d'euros pour la mission Action extérieure
00:20:32de l'État et 2,8 milliards d'euros pour le programme 209 Solidarité à l'égard des
00:20:38pays en voie de développement qui appartient, quant à lui, à une mission distincte interministérielle.
00:20:44Cela représente 1,04% du budget général de l'État.
00:20:48Si l'on regarde du côté des emplois, le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères
00:20:52a rémunéré 13 684 ETP, soit 0,7% des emplois rémunérés sur les crédits du budget
00:21:00général de l'État.
00:21:02La présentation de ces quelques chiffres n'a pas pour but de tirer des conclusions
00:21:05hâtives sur les moyens du ministère, mais il doit nous permettre de placer notre réflexion
00:21:10dans un certain nombre d'un certain ordre de grandeur.
00:21:13Un dernier élément de contexte qui me semble immordial, c'est la tenue des États généraux
00:21:18de la diplomatie en 2023 qui ont abouti à l'annonce par le président de la République
00:21:23d'un réarmement complet de notre diplomatie, un réarmement au service de la paix, dans
00:21:28la défense de nos intérêts et de nos valeurs.
00:21:31Celui-ci devait alors se traduire par une augmentation sur 4 ans des effectifs du ministère
00:21:35de 700 ETP et par une hausse des crédits du ministère de plus de 20% pour cette période,
00:21:42autrement dit, d'ici 2027.
00:21:44Je rappelle que ces décisions, déjà significatives, avaient été prises dans un contexte qui précédait
00:21:49l'arrivée du président Trump au pouvoir.
00:21:52Un contexte qui laissait certes entrevoir certaines des ruptures à venir, mais qui ne
00:21:57laissait pas voir leur ampleur et leur accélération depuis lors.
00:22:00Force est de constater que la dégradation des comptes publics et la nécessité de maîtriser
00:22:06notre dette et de réduire notre déficit ont pourtant mis à mal cet engagement et
00:22:11interrogent nécessairement désormais sur la capacité de toute hausse de moyens.
00:22:16Ce sera évidemment un élément important de notre analyse.
00:22:19Pour revenir à la tenue de cette réunion même, j'attends de ce point d'étape qu'il
00:22:23nous permette de recueillir vos observations et que nous ayons un premier débat sur la façon
00:22:27dont vous voyez cette problématique.
00:22:29J'espère que le débat sera riche et que nous aurons des prises de parole de l'ensemble
00:22:33des groupes et de nos deux commissions exceptionnellement réunies.
00:22:36Avant cela, un mot sur la conduite de nos travaux qui ont débuté un peu avant la suspension.
00:22:41Nous nous sommes concentrés dans un premier temps sur des personnalités à l'expertise
00:22:44générale permettant une vision d'ensemble des sujets dont vous trouverez la liste dans
00:22:49la note que nous vous avons transmise.
00:22:52Je suis par ailleurs très satisfaite des échanges que nous avons pu avoir avec le ministre de
00:22:56l'Europe et des affaires étrangères, M. Jean-Noël Barraud, qui nous a fait l'honneur
00:22:59de nous recevoir dès le début de nos travaux.
00:23:02Cela témoigne de l'importance accordée à nos travaux qui sont suivis de près par
00:23:06le gouvernement.
00:23:08Afin d'approfondir ce premier aperçu, les prochaines auditions de la mission viseront
00:23:12à notamment examiner les modalités de coordination interministérielle, à analyser les moyens
00:23:17et les objectifs de la diplomatie auprès de l'Union européenne et de l'OTAN et d'échanger
00:23:22avec des personnalités civiles.
00:23:24Je vous remercie pour votre attention.
00:23:29Merci beaucoup à tous les deux.
00:23:30Je veux faire deux petites remarques.
00:23:32La première, c'est que moi, je suis un fervent supporter des missions conjointes quand c'est
00:23:38bien sûr nécessaire.
00:23:40Et là, c'était vraiment très utile de mutualiser nos forces et de les additionner.
00:23:46On va voir le début de ce travail ensemble.
00:23:48Je veux remercier une nouvelle fois les deux rapporteurs et également dire au moment
00:23:54où le budget va être débattu, notamment par votre commission dans un premier temps,
00:24:00que le ministère de l'Étranger est certainement celui qui a le plus souffert dans la préparation
00:24:05de ce budget, dans la copie du projet de loi de finances qui vous a été transmise.
00:24:10Et je pense que cette mission sera tout à fait utile et nécessaire pour infléchir certainement
00:24:15les premières initiatives ou les premiers chiffres qui figurent dans ce projet de loi de finances.
00:24:21Et il en va, comme l'ont dit les deux rapporteurs de l'influence de la France dans un moment
00:24:29extrêmement critique où les pressions et les menaces sont de plus en plus fortes.
00:24:33Voilà.
00:24:36Bien.
00:24:37Pour ma part, c'est évidemment un sujet important.
00:24:40Vous avez dit, Sophie, mettre une chose, même si le terme réarmement pour la paix est un peu bizarre.
00:24:46Mais enfin, bon, on voit bien l'idée.
00:24:48C'est-à-dire, l'idée, c'est de faire en sorte de renforcer notre diplomatie, notre présence à l'extérieur,
00:24:55en faveur d'une politique qu'on peut par ailleurs contester, que je conteste,
00:24:58mais qu'importe, au moins, il y a le projet, sauf que ça ne correspond pas du tout à ce qui se fait.
00:25:03On a un budget qui, entre 2024 et 2026, bête de 154 millions d'euros pour le Quai d'Orsay,
00:25:12moins 4,4 %, quand je dis entre 2026 et entre 2024, la loi de finances et les prévisions de 2026,
00:25:19et qu'on ne peut pas ne pas associer, parce qu'évidemment, les deux ont un impact,
00:25:23à la baisse tragique de l'aide au développement, c'est-à-dire moins 40,2 % en deux ans,
00:25:28c'est-à-dire moins 2,4 milliards d'euros.
00:25:31Et ça, ça a des conséquences très concrètes.
00:25:34J'allais dire, je pourrais renvoyer à toutes les visites des différents groupes d'amitié qui s'en aperçoivent.
00:25:40C'est par exemple, au Cameroun, dans le Sahel, la suppression d'un consulat depuis quelques années,
00:25:45là où nous disons que la présence française serait extrêmement importante,
00:25:48avec toutes les difficultés que ça peut avoir.
00:25:50Je reviens d'un déplacement au Mexique, où le consul général du Mexique en est à demander
00:25:57un demi-poste supplémentaire pour gérer 14 000 visites consulaires,
00:26:015 000 visas délivrés, c'est le record d'Amérique latine,
00:26:0440 000 demandes d'informations traitées chaque année,
00:26:07avec 20 500 Français inscrits sur un total estimé après 40 000,
00:26:11et qui dit que, quelque part, aujourd'hui, la France ne peut pas honorer tout ce qu'elle fait,
00:26:15malgré la qualité de nos services.
00:26:18Donc, évidemment, moi, je tire la sonnette d'alarme.
00:26:21Je tire d'autant plus la sonnette d'alarme, c'est que l'autre coup qui a été porté à la question
00:26:26de la présence de la diplomatie française a été la suppression des diplomates professionnels,
00:26:32entre guillemets, qui est une décision, là aussi, catastrophique,
00:26:36dans le sens où nous avons, depuis des années, un corps diplomatique que, pour le coup,
00:26:40le monde nous en vit, et qu'au fur et à mesure des années, quand ils vont être remplacés,
00:26:44ça sera beaucoup moins le cas.
00:26:46Donc, je trouve que ce rapport tombe vraiment pile, et y compris, il a évidemment,
00:26:53parce que Karim Benchek travaille beaucoup sur le sujet, un impact sur les Français à l'étranger,
00:26:58d'une manière très forte sur les services qu'ils sont en droit d'attendre de la France,
00:27:03dans des conditions qui sont compliquées.
00:27:06Voilà, donc un petit peu, ce n'est pas tant des questions que je voulais poser,
00:27:09mais plutôt de tresser un tableau, et je pense que nous devrions,
00:27:14de manière transpartisane, nous battre tous ensemble pour faire en sorte que,
00:27:18en 2026, nous n'ayons pas les moins 1,1% de budget prévu,
00:27:23mais qu'au contraire, on reparte à la hausse sur ce budget.
00:27:27Voilà, si vous voulez réagir, les deux rapporteurs ou les deux présidents,
00:27:30avant qu'on passe aux orateurs de groupe.
00:27:33Oui, merci, messieurs les présidents.
00:27:39Oui, monsieur le président Fuchs parlait que le ministère des Affaires étrangères
00:27:42est celui qui a le plus souffert, notamment à l'occasion des coupes en cours de gestion
00:27:48qu'il y a eu l'année dernière.
00:27:50Il a supporté 10% des coupes totales qui ont été faites sur l'ensemble des ministères,
00:27:54alors même qu'il représente 1% du budget de l'État.
00:27:59Il a supporté à lui seul 10% des coupes.
00:28:00Mais c'est quelque chose qui vient de loin.
00:28:04Je rappelle simplement un chiffre pour le dire.
00:28:07C'est qu'en 30 ans, c'est un ministère qui, dans son périmètre, à périmètre constant,
00:28:11a perdu 50% de son budget et 50% de ses effectifs.
00:28:14Mais le point d'alerte, véritablement, cette année,
00:28:19c'est quelque chose qui est quasiment devenu traditionnel de couper dans les moyens de la diplomatie.
00:28:24Mais il y a un vrai point d'alerte cette année, c'est-à-dire que nous avons des ruptures sans précédent.
00:28:29Et est-ce que nous sommes désormais outillés pour faire face à ces ruptures,
00:28:34pour penser, ne serait-ce que ces ruptures,
00:28:36et avoir une diplomatie, ne serait-ce que qui puisse encore y répondre dans les prochaines années ?
00:28:45Et ce que disait le président Coquerel, oui, bien sûr, là aussi, je ne peux qu'aller dans ce sens-là,
00:28:50notamment en matière consulaire.
00:28:52Mais je pense que nous aurons le débat, pendant le débat budgétaire,
00:28:57où là, les moyens pour les consulats, oui, manquent de façon criante
00:29:02dans un certain nombre de consulats, et notamment au service de nos compatriotes.
00:29:07On va passer aux orateurs de groupe, alors on va alterner avec le président Fouche
00:29:17pour alterner les appels.
00:29:19Je commence, Rassemblement national, Michel Guignot.
00:29:25Merci, monsieur le président, mesdames, messieurs.
00:29:28Vous nous présentez un point d'étape sur les moyens consacrés au volet diplomatique
00:29:33de notre réorientation stratégique.
00:29:35Votre point est assez important et essentiel, alors que le projet de loi de finances pour 2026
00:29:41a été déposé sur le bureau de l'Assemblée nationale hier, avec un retard historique
00:29:45compromettant un examen serein des orientations budgétaires proposées
00:29:50par les trois précédents gouvernements de l'été et portées par un premier ministre démissionnaire
00:29:54remissionné sous le coup d'une motion de censure.
00:29:58En janvier dernier, monsieur Benchek soulignait très justement
00:30:01que la France se doit d'avoir les moyens d'une diplomatie forte.
00:30:05Pourtant, comme vous l'indiquiez, depuis 30 ans, les diplomates se voient dire de faire mieux avec moins
00:30:11et le gouvernement les pousse désormais à faire mieux avec rien ou presque rien.
00:30:16En cela, uniquement en cela, le Rassemblement national rejoint les idées du rapporteur
00:30:22dans le cadre de la réorientation stratégique, nous demandons davantage de moyens sur le réalignement
00:30:28d'une politique étrangère directement et majoritairement impliquée au service des intérêts de la France et des Français.
00:30:36A cette fin, j'aurais souhaité savoir si vous avez pu réaliser une analyse de tous les coûts superficiels
00:30:42imputés sur les budgets propres au volet diplomatique.
00:30:45Vous avez souligné que le programme 209 avait perdu plus de 50% de son budget depuis 2024,
00:30:53mais les budgets qui ont été préservés en valent-ils la peine ?
00:30:57Il nous faut arrêter toutes les politiques de subvention intrusive qui viennent imposer à des pays
00:31:05une culture civilisationnelle qui n'est pas la leur.
00:31:09L'objectif n'est pas de faire survivre des ONG qui n'existent que par des subsides français et européens,
00:31:16mais bien de défendre des valeurs humanistes, humanitaires,
00:31:18et de contribuer, bien sûr, au rayonnement de la France à l'étranger.
00:31:24Madame, Monsieur, avez-vous pu mener un recensement des dépenses futiles ou inutiles ?
00:31:30Enfin, j'aurais souhaité vous demander si vous avez des éléments chiffrés sur les moyens affectés
00:31:34à la réorganisation des effectifs du Quai d'Orsay.
00:31:37A nouveau, Monsieur Benchek en avait parlé en janvier dernier.
00:31:40Le Président de la République avait promis des moyens à l'issue d'États généraux de la diplomatie
00:31:44qui ont finalement été des annulations de crédits supplémentaires.
00:31:47Ça, on aurait dû s'en douter.
00:31:49Puisque les moyens sont aussi les moyens humains,
00:31:51estimez-vous que la suppression des moyens diplomatiques voulus par Monsieur Macron
00:31:56nuit à notre réunionnement diplomatique et à notre crédibilité internationale ?
00:32:01Merci.
00:32:02Votre réponse ?
00:32:08Alors, merci déjà d'être d'accord au moins sur la partie
00:32:17que ce ministère aurait été trop coupé ces 30 dernières années.
00:32:25C'est pour ça que je m'étonne après de votre question de est-ce qu'il y a encore des choses utiles ou inutiles ?
00:32:30Il y a quelque chose à faire.
00:32:32À partir du moment où on a coupé 50% des moyens, je vous garantis que je pense,
00:32:36moi dans tout ce que j'ai pu faire, c'est plutôt de voir une gestion de la rareté au sein de ce ministère.
00:32:43Par contre, quand vous dites, nous continuons de subventionner, par exemple, les moyens culturels,
00:32:49je peux vous rassurer.
00:32:51Par exemple, la programmation culturelle dans les instituts français est principalement fondée
00:32:57sur des levées de fonds localement, sur ce qui est du financement, finalement, de la culture dans le monde.
00:33:06Je crois qu'on est dans un rapport de 1 à 5 en ce qui arrive comme subvention depuis la centrale,
00:33:12principalement pour payer des personnes, en fait, et toute la programmation qui, elle, est payée d'abord
00:33:20et quasi complètement à partir de levées de fonds localement ou même à partir, par exemple,
00:33:26des fonds collectés par Campus France.
00:33:29Donc, ce sont des étrangers qui payent, finalement, la programmation culturelle française.
00:33:37Donc, de ce point de vue-là, je pense que vous pouvez être rassurés.
00:33:40Donc, voilà. Merci.
00:33:42Voilà. Merci. Et... Allez-y.
00:33:49Je voudrais aimer que vous puissiez me donner votre avis sur la suppression des corps diplomatiques
00:33:55qui me paraît intéressant d'avoir votre avis sur ce point précis.
00:34:02Merci, M. le rapporteur.
00:34:03Vous me parlez d'une... Mais là aussi, je pense que certains vont rapidement dire
00:34:13que j'ai un conflit d'intérêt parce que moi-même, ayant été diplomate
00:34:17et moi-même appartenant en disponibilité, appartenant au corps des conseillers des affaires étrangères.
00:34:22Donc, je suis parmi ceux, d'ailleurs, qui ont refusé de rentrer dans le nouveau corps
00:34:25d'administrateur de l'État parce que j'estime que diplomate, c'est effectivement un métier
00:34:30et une spécialisation, quelque part, que nous n'avons pas à perdre au profit de l'État.
00:34:36Mais je ne vais pas vous répondre directement là-dessus.
00:34:38Par contre, là où je vais vous répondre, c'est sur la crédibilité.
00:34:43Effectivement, la crédibilité de la France passe dans les instances internationales
00:34:46par sa capacité à pouvoir payer ses contributions volontaires
00:34:49ou ses contributions obligatoires.
00:34:52Elle passe par sa capacité à pouvoir payer ses contributions aux fonds verticaux
00:34:57qu'elle a elle-même créés.
00:34:58Je pense en cela au Gavi, je pense en cela à USAID, je pense en cela au Fonds mondial.
00:35:03Elle passe par sa capacité à exister, finalement, dans les instances multilatérales,
00:35:09au-delà d'être assise sur la chaise France.
00:35:13Ça veut dire pouvoir à chaque fois aussi, notamment, mettre au pot à hauteur de ce que mettent les partenaires.
00:35:19Donc, la crédibilité de la France passe aussi par les crédits qu'elle octroie à sa diplomatie.
00:35:24Cela est incontestable et plus vous couperez des crédits, moins, effectivement, la France sera crédible à l'international.
00:35:33Oui, M. le rapporteur général, au fait, j'ai oublié.
00:35:36Vous voulez dire quelque chose ou pas, M. Juvin ?
00:35:40M. Juvin, est-ce que vous voulez dire quelque chose ?
00:35:42Merci beaucoup, M. le Président.
00:35:46Messieurs les Présidents, le coût, c'est effectivement la ressource humaine, c'est aussi le patrimoine affecté.
00:35:53Et 162 ambassades, 90 consulats, 10 représentations permanentes.
00:35:59Et le rapport de la Cour des comptes dit la chose suivante sur le patrimoine immobilier.
00:36:01Cette année, je le cite, ni sa consistance, ni son état ne sont connus avec précision.
00:36:08Le ministère ayant opté pour un système d'information qui n'est toujours pas opérationnel, 4 ans après la date prévisible de mise en service.
00:36:15Cette défaillance rend difficile la définition d'une véritable stratégie immobilière qui, finalement, coûte cher et très coûteuse.
00:36:22Alors, il existe certes un schéma directeur pour l'immobilier à l'étranger, mais en fait, il date de 2021.
00:36:31C'est plus un bilan d'opérations réalisées dans le passé qu'un document programmatique.
00:36:37Donc, la question du coût lié à un immobilier qu'on laisse filer semble être une question qui est posée par la Cour des comptes.
00:36:44Et je pense qu'il faut probablement que nous en saisissions.
00:36:52Oui, merci d'avoir posé la question de l'immobilier et qu'effectivement, il y a quelque chose à regarder là-dedans sur les ventes qui ont été faites,
00:37:03notamment d'immobilier, parce que la réalité est que le périmètre Affaires étrangères a d'abord dû se délester de beaucoup d'immobilier ces 20 dernières années
00:37:12pour payer finalement à chaque fois, pour compenser les coupes qu'il a subies.
00:37:17Et aujourd'hui, par ailleurs, la direction de l'immobilier est une des directions qui a eu le plus de coupes budgétaires,
00:37:25notamment cette année avec une coupe de 20 millions supplémentaires.
00:37:30Et je pense que du coup, vous porterez peut-être avec moi les amendements que je vais proposer pour renforcer le budget de la direction de l'immobilier
00:37:39pour qu'elle puisse justement avoir les moyens de ce pilotage que vous réclamez du réseau.
00:37:50Merci. Peut-être un mot là-dessus sans vouloir rallonger d'abord.
00:37:53C'est un problème plus général du mobilier de l'État dans toutes ses dimensions.
00:37:58Il ne faudrait pas non plus penser qu'on va trouver dans ce meilleur pilotage les ressources intégrales qui sont supprimées par ailleurs.
00:38:08Mais on peut bien sûr optimiser. Je partage la réflexion de la Cour des comptes.
00:38:13Alors peut-être dans l'ordre, on va donner la parole à notre collègue de la France Insoumise, Aurélien Taché.
00:38:19Puis ensuite, se préparent Pierre Priptich et Sabrina Sébahi.
00:38:25Il y a quelqu'un pour l'ensemble pour la publique peut-être qui va intervenir ?
00:38:29Merci, M. le Président.
00:38:35Président Coquerel, merci de nous accueillir ce matin.
00:38:38Et merci à nos deux rapporteurs de nous faire ce point d'étape.
00:38:41Moi, j'ai été très intéressé notamment de lire dans les quelques pages que vous avez pu nous envoyer
00:38:46puis de vous entendre dans votre présentation souligner finalement la fracture très très forte
00:38:51que connaît un certain nombre de pays occidentaux et puis la France en particulier
00:38:56puisque c'est de ça dont il va s'agir pour nous avec les pays du Sud global
00:39:01suite notamment effectivement au génocide à Gaza.
00:39:04Et en fait, cette fracture est même plus ancienne puisque si on regarde un petit peu
00:39:08notamment les votes qui ont pu intervenir à l'ONU d'un certain nombre de pays africains
00:39:13suite à l'invasion de l'Ukraine par la Russie,
00:39:16on voit qu'il y avait déjà finalement quelque chose qui aurait dû nous interroger
00:39:19beaucoup plus fortement à ce moment-là, qui est lié à tout un tas de raisons,
00:39:22qui est lié notamment à un certain nombre d'interventions occidentales
00:39:25qui ont été dévastatrices.
00:39:26Pour ce qui est de la France encore, on peut penser à la Libye,
00:39:29qui est le désintérêt d'un certain nombre de sujets qui concernent le continent africain
00:39:32et notamment de conflits ou de crises majeures au Soudan, au Congo ou ailleurs.
00:39:37Donc moi, j'aurais voulu vous demander finalement qu'est-ce que vous allez préconiser,
00:39:40quelles sont vos orientations pour remédier à cette fracture
00:39:42puisque vous avez visiblement un vrai souci de répondre à ça
00:39:45et je n'en suis pas surpris, mais ça serait intéressant de vous entendre
00:39:47qu'est-ce qu'il faut faire, quelles sont les grandes décisions à prendre en urgence
00:39:51et notamment sur ce volet de réarmement du corps diplomatique.
00:39:55Et puisqu'on parle de cela aussi et que c'est le cœur de votre mission,
00:39:59effectivement, on a un budget qui voit la défense gagner, si je ne m'abuse, 6,6 milliards d'euros.
00:40:06On veut donner ici, dans cette commission, dans cette assemblée,
00:40:10une priorité à la paix dans la politique internationale française
00:40:13et, à l'inverse, les signaux budgétaires qui sont envoyés pour le Quai d'Orsay
00:40:17qui ont été rappelés par le président Coquerel sont dévastateurs.
00:40:20Donc il y a là un paradoxe très fort.
00:40:22Quel sursaut pourrait-on avoir ?
00:40:24Oui, la suppression du corps diplomatique qui avait déjà été dénoncée
00:40:27par mon collègue Arnaud Le Gall dès le rapport parlementaire de 2022,
00:40:31à mon avis, ne va pas du tout, finalement, si elle n'est pas remise en question,
00:40:36aider à faire ce réarmement diplomatique.
00:40:38Qu'est-ce que vous pouvez nous dire tous les deux ?
00:40:39On a entendu un début de réponse de M. Bencher, peut-être Mme Maître peut nous en parler aussi.
00:40:44Et enfin, un dernier mot pour les Français de l'étranger,
00:40:46puisque c'est vrai qu'ils sont dans une situation extrêmement complexe.
00:40:50Si le prochain budget ne fait pas des investissements considérables
00:40:54dans le domaine éducatif, où les bourses sont de plus en plus difficiles à obtenir,
00:40:58dans le domaine de la protection sociale,
00:41:00où c'est la retraite des Français de l'étranger qui est quasiment menacée,
00:41:03on n'aura plus vraiment l'occasion de rectifier le tir à l'avenir,
00:41:05parce que là, on est vraiment au bout du bout de ce qu'ils peuvent supporter. Merci.
00:41:10Monsieur, Madame les rapporteurs.
00:41:14Je laisserai ensuite mon collègue compléter.
00:41:19Nous sommes à un point d'étape, c'est-à-dire que nous n'avons pas tous les éléments aujourd'hui.
00:41:22Nous travaillons sur le sujet. Vous avez bien compris que notre souci majeur,
00:41:29c'est de faire en sorte que le budget soutienne le ministère des Affaires étrangères sur différents points.
00:41:42Nos orientations, elles ne sont pas finies.
00:41:44On n'a pas déterminé tous les chiffrages.
00:41:47Bien entendu, on a, vous l'avez bien compris, fait une dizaine ou une quinzaine d'auditions
00:41:54et nous sommes loin du compte pour pouvoir amener tous les éléments chiffrés
00:41:59de manière les plus réalistes possibles.
00:42:03Donc je laisse peut-être mon collègue poursuivre s'il souhaite.
00:42:07Oui, comme disait ma collègue, effectivement, nous sommes à un point d'étape.
00:42:17Les quelques points saillants peut-être qu'on a eus auprès de nos interlocuteurs
00:42:21sur la question, par exemple, de comment réduire la fracture.
00:42:25On a fait tous et tous font le constat, notamment en mettant toujours en parallèle,
00:42:31effectivement, Ukraine-Gaza parce que sont dans des temporalités à peu près similaires
00:42:36et donc avec cette évocation du double standard par les pays occidentaux.
00:42:42Et ça se voit auprès des pays qu'on appelle, je dis bien improprement le sud global
00:42:49parce que, bon, c'est quelque chose qui va pas...
00:42:53C'est allé un peu vite en bosogne de dire ça.
00:42:58Mais ce que je retiens, moi, d'un certain nombre d'auditions qu'on a eues,
00:43:02c'est, par exemple, il y a un constat qui est incontestable,
00:43:05c'est que la majorité des pays du monde, aujourd'hui,
00:43:10souhaitent un monde où on puisse coopérer,
00:43:13ne souhaitent pas un monde fondé sur de la transaction et de la brutalité.
00:43:18Il y a un intérêt à la stabilité pour la plupart des pays du monde.
00:43:24Mais quel serait le réceptacle ?
00:43:27Quelle serait la nouvelle architecture qu'on pourrait monter,
00:43:29étant donné, effectivement, que les Nations Unies, aujourd'hui,
00:43:32on va dire, sont dans une difficulté sans précédent ?
00:43:37Quand vous avez le premier contributeur, que sont les Américains,
00:43:40qui payent à peu près 25% du budget des Nations Unies
00:43:43et quasiment 30% du budget des OMP,
00:43:45qui se retirent et qui disent qu'ils vont arrêter leur contribution obligatoire,
00:43:48c'est un séisme au sein de cette organisation
00:43:50et c'est un séisme au sein de l'ensemble de l'architecture de stabilité mondiale
00:43:55fondée après la Deuxième Guerre.
00:43:59Et donc, pose la question de fond, effectivement,
00:44:01non seulement de la réforme des institutions,
00:44:03mais quelle place laisser à l'ensemble de ces pays
00:44:05dans une nouvelle architecture ou comment repenser ?
00:44:08Parce qu'il y a eu les BRICS, certes,
00:44:09qui sont un peu une réponse, quelque part,
00:44:12au fait qu'il n'y ait pas de place,
00:44:14mais ce que certains appellent les BRICS,
00:44:16c'est quasiment, vous savez, le salon des refusés.
00:44:18Pour les impressionnistes,
00:44:21où ils étaient systématiquement refusés dans les expositions classiques
00:44:26et du coup, ont dû créer leur propre salon.
00:44:30Donc, il y a un petit peu de cet esprit-là
00:44:33et donc, ça pose la question de la réforme, etc.
00:44:34On pourra en discuter plus longuement à d'autres moments,
00:44:37mais vous avez raison de le souligner.
00:44:39Et je pense qu'on va aller plus sur des propositions,
00:44:42effectivement, il y a eu beaucoup qui nous parlent
00:44:44de mini-multilatéralisme, de réforme des Nations Unies.
00:44:47Donc, il y a beaucoup de perspectives.
00:44:50Mais en tout cas, il y a la refondation de cette architecture
00:44:52de stabilité mondiale qui est la clé.
00:44:55Vu qu'il a emporté entre les impressionnistes
00:44:58et ceux qui les ont refusés,
00:44:59je ne sais pas si c'est prémonitoire,
00:45:00mais...
00:45:01Monsieur Pierre Pribétiche pour le groupe socialiste.
00:45:06Madame la rapporteure, monsieur le rapporteur,
00:45:08messieurs les présidents,
00:45:10depuis 2017,
00:45:11nous entendons de très belles déclarations d'amour
00:45:14sur la diplomatie française.
00:45:15La France, puissance d'équilibre.
00:45:18La France, du multilatéralisme.
00:45:20La France, du dialogue et de la paix.
00:45:22Alors que l'ordre international est en profonde mutation,
00:45:25la diplomatie française sera encore fragilisée.
00:45:29À rebours des engagements issus des Etats généraux
00:45:32de la diplomatie de mars 2023,
00:45:35qui visait, je cite,
00:45:36un réarmement diplomatique,
00:45:38les crédits de la mission Action extérieure de l'Etat
00:45:40ont diminué
00:45:41et le schéma d'emploi a été revu à la baisse.
00:45:44Le président de la République s'était engagé
00:45:47à créer 700 emplois sur 4 ans
00:45:49au ministère des Affaires étrangères.
00:45:51En 2025,
00:45:53seuls 75 postes ont vu le jour
00:45:56au lieu de 150 prévus.
00:45:58Donc, à chaque loi de finances,
00:46:00la réalité dément les discours.
00:46:02Les crédits du Calorcet ne stagnent pas,
00:46:04ils reculent.
00:46:05Nos ambassades ferment des postes,
00:46:07nos consulats sont débordés,
00:46:09nos diplomates sont épuisés.
00:46:11Comment parler d'influence ?
00:46:12Quand on réduit les moyens de ceux qui la font vivre ?
00:46:15Comment défendre la francophonie ?
00:46:18En affaiblissant nos instituts français ?
00:46:20Comment parler de solidarité internationale
00:46:23quand on rogne sur l'aide au développement
00:46:26moins 700 millions de baisse de crédit ?
00:46:28Démonstration est donc faite
00:46:30qu'avec l'aide publique au développement,
00:46:33elle sera encore lourdement amputée.
00:46:35Plus de 2 milliards d'euros
00:46:37de coupes budgétaires
00:46:38par rapport à 2024.
00:46:40Suppression du fonds de solidarité
00:46:42pour le développement.
00:46:44Réaffectation de la taxe
00:46:45sur les transactions financières
00:46:47qui privent la France,
00:46:49la diplomatie d'un outil stable,
00:46:51pérenne de financement multilatéral.
00:46:54Alors voilà la contradiction.
00:46:56Un discours d'ambition,
00:46:58mais un budget de renoncement.
00:46:59La diplomatie, mes chers collègues,
00:47:01ce n'est pas un luxe.
00:47:02C'est un service public,
00:47:04un instrument de paix,
00:47:06un levier de justice et de solidarité.
00:47:09L'affaiblir,
00:47:10c'est affaiblir la voie de la France.
00:47:11Alors,
00:47:12ces contradictions
00:47:13qui fragilisent notre capacité
00:47:15à peser sur la scène internationale,
00:47:18à incarner le multilatéralisme,
00:47:20à développer la diplomatie climatique et féministe.
00:47:24Madame, Monsieur les rapporteurs,
00:47:26à votre avis,
00:47:27comment y remédier ?
00:47:30Merci.
00:47:31Question très claire.
00:47:32Je donne la parole aux rapporteurs.
00:47:35Aux deux rapporteurs.
00:47:36Qui est-ce qui veut répondre ?
00:47:38S'il vous plaît.
00:47:42Merci.
00:47:43Question très claire,
00:47:45mais qui quand même embrasse un spectre très large.
00:47:47Je vais essayer de répondre.
00:47:52Sur la question de l'aide au développement,
00:47:54je pense que j'irai même un petit peu plus loin que vous,
00:47:56parce que c'est à quel moment se situent
00:47:58ces coupes budgétaires sur l'aide publique au développement ?
00:48:01Elles se situent à un moment
00:48:02où les Américains ont supprimé USAID,
00:48:05dont je rappelle que USAID a lui seul
00:48:07couvré quasiment 60% des subventions
00:48:10en matière d'aide publique au développement dans le monde.
00:48:13Et j'insiste sur le caractère subvention,
00:48:15parce que vous savez,
00:48:16il y a deux grandes catégories dans le développement.
00:48:18En fait, il y a ce qu'on finance par des subventions
00:48:21ou par des levées de fiscalité sur place.
00:48:24Donc en gros, c'est la santé et l'éducation.
00:48:27Et il y a tout le reste,
00:48:29et y compris par exemple sur le climat,
00:48:31y compris sur les infrastructures,
00:48:32y compris, c'est plutôt du prêt.
00:48:35Il se trouve que le principal bailleur en subvention dans le monde,
00:48:38c'est les Etats-Unis.
00:48:39Donc ce qui fait que nous avons deux grands domaines
00:48:41qui se sont effondrés complètement à la suite du retrait du USAID,
00:48:45c'est la santé et l'éducation.
00:48:48Et maintenant, je pense que c'est à l'aune de ce constat
00:48:50qu'on doit aussi penser notre aide publique au développement.
00:48:53Déjà, d'une part, vous avez raison,
00:48:55c'est vraiment pas le moment de réduire.
00:48:56Au contraire, bien sûr,
00:48:58on ne va jamais remplacer l'aide américaine.
00:49:02La marche est tellement haute
00:49:03quand on est en train de parler de près de 60 milliards de dollars.
00:49:07Enfin, la marche est beaucoup trop haute,
00:49:09mais au moins que ce soit l'occasion pour nous
00:49:11de repenser la structuration de notre aide publique au développement.
00:49:14Et bien entendu, la relancer massivement,
00:49:17c'est certainement pas le moment, en tout cas.
00:49:20Ça génère tellement d'instabilité, ce retrait américain,
00:49:23qu'il nous revient, je pense, en responsabilité
00:49:26de réintroduire un tant soit peu de la stabilité dans ce domaine.
00:49:31Et ensuite, quant à l'influence,
00:49:33et vous parliez de ça,
00:49:35comment est-ce qu'une diplôme...
00:49:36Chers collègues, moi, ce que je vois derrière ça,
00:49:39effectivement, avec les ruptures que nous avons,
00:49:42ce qui est en jeu aujourd'hui,
00:49:44et vous avez raison de le souligner,
00:49:45c'est pas au-delà de l'architecture mondiale de stabilité,
00:49:47qui est notre bien commun, je pense,
00:49:49que nous devons non seulement protéger,
00:49:53mais aussi financer,
00:49:54il en va aussi de la souveraineté de notre pays.
00:49:57Je veux dire, il ne faut pas se leurrer.
00:49:59À un moment donné, si on décroche
00:50:01à un moment de transition comme celui d'aujourd'hui,
00:50:04à un moment de rupture comme celui d'aujourd'hui,
00:50:06où d'autres acteurs, eux, par contre,
00:50:08investissent massivement,
00:50:09plus tard, la marche sera une nouvelle fois
00:50:12trop haute pour nous.
00:50:13Et je pense qu'avec la disparition du multilatéralisme,
00:50:17il y aura de toute façon la disparition aussi
00:50:19de, quelque part,
00:50:22la capacité de...
00:50:24de la puissance française,
00:50:27vous savez,
00:50:27qui s'est démultipliée par sa présence
00:50:29dans les instances internationales,
00:50:31qui est démultipliée par, finalement,
00:50:32cette architecture mondiale.
00:50:34Et donc, là, on assistera, finalement,
00:50:36à une atteinte quasiment à notre souveraineté,
00:50:38je pense, dans les années à venir.
00:50:40Merci beaucoup.
00:50:41Je donne la parole à présent,
00:50:42pour écologistes et sociales,
00:50:43la madame Sabrina Sébailly.
00:50:46Monsieur Frédéric Petit.
00:50:47Merci, monsieur le Président.
00:50:49Donc, je veux tout d'abord saluer
00:50:50le travail essentiel des rapporteurs,
00:50:52car nous partageons,
00:50:53au sein de sa mission,
00:50:54un constat lucide.
00:50:55La France parle encore
00:50:56le langage de la diplomatie,
00:50:57mais elle ne lui en donne plus les moyens.
00:51:00Moins d'un pour cent du budget de l'État
00:51:01est consacré à notre action extérieure,
00:51:03et pourtant, les attentes sont immenses.
00:51:04Notre diplomatie est aujourd'hui
00:51:06le seul ministère régalien
00:51:07dépourvu de lois de programmation.
00:51:09Or, sans visibilité budgétaire,
00:51:11sans stratégie de long terme,
00:51:12il n'y a pas de cohérence,
00:51:13pas de vision,
00:51:14pas de voix forte dans le concert des nations.
00:51:16Et pourtant, qu'à l'époque,
00:51:17plus que la nôtre,
00:51:18appelle à la diplomatie.
00:51:19À l'Est, la guerre en Ukraine
00:51:20redessine les équilibres de puissance en Europe
00:51:22et rappelle que la paix
00:51:23ne peut se maintenir seule.
00:51:25Au Proche-Orient,
00:51:26Gaza nous renvoie à l'échec collectif
00:51:27d'un ordre international
00:51:28incapable d'empêcher un génocide.
00:51:31En Afrique,
00:51:31les coups d'État successifs
00:51:32et le retrait de la France
00:51:33traduisent un effacement progressif
00:51:35de notre parole et de notre crédibilité.
00:51:37Face à cela,
00:51:38notre diplomatie devrait être un levier,
00:51:40mais elle devient une variable d'ajustement.
00:51:42Nous devons refonder notre ambition,
00:51:44retrouver une diplomatie de principe,
00:51:45de justice et d'influence,
00:51:46capable de dialoguer sans renoncer,
00:51:48de peser sans dominer,
00:51:49de convaincre sans imposer.
00:51:51Cela passe par une programmation pluriannuelle,
00:51:53je le pense,
00:51:54par des moyens humains financiers
00:51:55et par une redéfinition de nos priorités,
00:51:58diplomatie climatique,
00:51:59postcoloniale,
00:51:59de paix,
00:52:00de solidarité et d'égalité
00:52:01entre les peuples.
00:52:02Dans cette perspective,
00:52:03l'aide publique au développement
00:52:04devrait être un atout majeur
00:52:05au cœur de notre diplomatie d'influence.
00:52:08En investissant dans les systèmes de santé,
00:52:10dans la prévention des pandémies,
00:52:11dans les transitions écologiques,
00:52:12nous construisons la résilience
00:52:13des États les plus vulnérables
00:52:14et donc la stabilité mondiale.
00:52:16La France, en 2021,
00:52:18a consacré une part significative
00:52:19de son APD
00:52:20au secteur du climat,
00:52:21de la santé,
00:52:22en cohérence avec ses priorités diplomatiques.
00:52:24Mais aujourd'hui,
00:52:25alors que les besoins explosent,
00:52:26des coupes budgétaires annoncées
00:52:27mettent en péril cette cohérence
00:52:29entre nos paroles et nos actes
00:52:30et ces coupes se font
00:52:31dans un contexte international de baisse,
00:52:33avec l'exemple des États-Unis.
00:52:35Or, on ne crée pas de lien de confiance
00:52:37et d'influence à long terme
00:52:38si l'on renie ses engagements.
00:52:40Si la France veut rester un acteur crédible
00:52:42dans le monde,
00:52:43son APD,
00:52:43dans ses dimensions sanitaires,
00:52:45écologiques et de développement,
00:52:46doit également être renforcée,
00:52:47stabilisée, programmée.
00:52:49Alors, plusieurs questions.
00:52:51N'est-il pas temps de donner
00:52:51à notre diplomatie
00:52:52une visibilité pluriannuelle
00:52:54à travers une loi de programmation,
00:52:55comme c'est déjà le cas
00:52:56pour la défense et la sécurité intérieure ?
00:52:58Dans le contexte actuel,
00:53:00réduire les moyens diplomatiques
00:53:01ne serait-il pas finalement
00:53:02plus coûteux à moyen terme
00:53:03que d'investir davantage aujourd'hui ?
00:53:06Car dans un monde
00:53:06où le multilatéralisme est fragilisé,
00:53:09la France ne devrait-elle pas
00:53:10justement renforcer
00:53:11sa capacité d'influence
00:53:12plutôt que de se replier ?
00:53:14Et enfin,
00:53:14face au désengagement américain,
00:53:16notre diplomatie n'a-t-elle pas
00:53:18un rôle accru à jouer
00:53:19pour défendre
00:53:20la stabilité internationale ?
00:53:22Je vous remercie.
00:53:24Merci beaucoup.
00:53:25Qu'est-ce qui veut répondre
00:53:26à la réflexion générale
00:53:29et aux trois interpellations ?
00:53:30Je pense que sur la loi de programmation,
00:53:31vous y avez répondu
00:53:33dans votre propos initial
00:53:34en disant que c'est ce que vous alliez suggérer.
00:53:37J'ai deux autres questions.
00:53:38Je voudrais les mettre également
00:53:39en rapport avec
00:53:40les capacités de levier,
00:53:44c'est-à-dire les capacités de la France
00:53:45n'ont rien à voir
00:53:46avec ce que peuvent mettre
00:53:47de façon additionnelle
00:53:49d'autres pays
00:53:49les uns avec les autres.
00:53:51Donc il y a la capacité aussi
00:53:52à répondre aux situations,
00:53:55même en augmentant sensiblement
00:53:56nos propres moyens.
00:53:57Madame Mette.
00:54:01Oui, merci, M. le Président.
00:54:03Moi, je reviendrai effectivement
00:54:04sur la loi de programmation.
00:54:06C'est vrai que c'est un axe
00:54:07sur lequel je pense
00:54:09qu'il serait utile de travailler
00:54:11parce que notre zone d'influence
00:54:15est en danger aujourd'hui
00:54:17et que l'on a besoin d'affirmer
00:54:19et de confirmer
00:54:20la présence de la France
00:54:21partout dans le monde.
00:54:23Donc avec aujourd'hui
00:54:26effectivement la crainte
00:54:27d'une baisse très forte
00:54:29de notre influence diplomatique
00:54:31et je pense que c'est
00:54:32sur quoi on devrait travailler
00:54:34tous ensemble
00:54:35et je pense de manière
00:54:36très transpartisane.
00:54:40Je reviendrai sur un point
00:54:42sur lequel un collègue est parti
00:54:44où il a parlé de francophonie.
00:54:45C'est vrai que ce n'est pas un terme
00:54:46qu'on a beaucoup employé
00:54:47depuis le début de nos échanges
00:54:49et je pense que là aussi
00:54:50la francophonie est une zone d'influence
00:54:53et sur laquelle il faut aussi travailler
00:54:55et qui reste très importante.
00:54:57On a tendance à l'oublier
00:55:00mais je pense que c'est aussi
00:55:02et ça fait partie aussi
00:55:03de notre diplomatie
00:55:04à la fois parlementaire
00:55:06mais qui va bien au-delà
00:55:09de notre influence
00:55:11à travers le monde
00:55:13et je pense que l'on doit
00:55:14y travailler de manière permanente.
00:55:17Je laisse.
00:55:18Merci.
00:55:20Monsieur Bencher.
00:55:23Sachant peut-être
00:55:26tant que vous vous installiez
00:55:27qu'il y a une loi de programmation
00:55:28sur l'aide de développement
00:55:30date du 4 août 2021.
00:55:32Qu'est-ce qu'il y a ?
00:55:33Mais elle existe sur ce segment-là.
00:55:35Ça n'a pas empêché
00:55:36d'avoir des présentations importantes.
00:55:38Oui, vous avez raison
00:55:39Monsieur le Président
00:55:40de souligner que sur une partie
00:55:42il y a d'ores et déjà
00:55:43une loi de programmation
00:55:44donc sur le programme
00:55:45en gros
00:55:45la partie du programme 209
00:55:47mais elle est intégrée
00:55:48du coup dans une mission APD
00:55:49qui elle a 4 programmes en tout
00:55:51ce n'est pas tout à fait
00:55:53la même chose.
00:55:54Il me semble que de repenser
00:55:56moi ce qui me semble important
00:55:57aussi dans un moment
00:55:58de loi de programmation
00:55:59c'est que ce qui précède
00:56:00probablement une loi de programmation
00:56:02c'est un grand moment
00:56:03de réflexion
00:56:03que ça débouche sur un livre blanc
00:56:04que ça débouche sur
00:56:05mais en tout cas
00:56:06un grand moment
00:56:07de réflexion partagée
00:56:08sur l'état du monde
00:56:10quels sont les défis
00:56:11que nous avons à relever
00:56:11et du coup
00:56:12quelle diplomatie
00:56:13devons-nous penser
00:56:13pour les prochaines années.
00:56:15Il me semble que là
00:56:16nous arrivons à la limite
00:56:17d'un modèle
00:56:19en tout cas
00:56:19ne serait-ce que
00:56:20par son
00:56:21vous savez
00:56:24ce réseau universel
00:56:25mais qui du coup
00:56:26n'a plus de financement
00:56:27etc.
00:56:28Donc il y a quelque chose
00:56:29à réfléchir
00:56:30de cet ordre là
00:56:31et c'est ce que permet aussi
00:56:33une loi de programmation
00:56:35c'est en cela
00:56:36que c'est important
00:56:36et ça permet
00:56:38oui de se stabiliser
00:56:39et de se projeter
00:56:40sur du pluriannuel
00:56:41plutôt que d'avoir à gérer
00:56:42année par année
00:56:43les coupes budgétaires.
00:56:46Par ailleurs
00:56:48ma collègue
00:56:49oui a relevé
00:56:50la question de la francophonie
00:56:51qui est effectivement
00:56:52l'un des points forts
00:56:53normalement
00:56:54que nous avons
00:56:56nous appartenons
00:56:56à un espace commun
00:56:57avec un certain nombre
00:56:58de pays francophones
00:56:59avec lequel
00:57:00nous partageons en plus
00:57:01ce que je disais tout à l'heure
00:57:02quand je disais
00:57:03nous avons une majorité
00:57:04des pays dans le monde
00:57:05qui souhaitent plutôt
00:57:06le rétablissement
00:57:07d'espaces de stabilité
00:57:09et qui sont finalement
00:57:11les victimes
00:57:12de l'instabilité constante
00:57:13aujourd'hui
00:57:14parce que même
00:57:16dans un monde
00:57:17qui devient complètement
00:57:18transactionnel
00:57:19sont finalement
00:57:22écrasés
00:57:23par finalement
00:57:25de la transaction
00:57:26complètement déséquilibrée
00:57:27et inégale
00:57:29et qui aujourd'hui
00:57:30aimerait bien pouvoir
00:57:31avoir d'autres espaces
00:57:34dans lesquels
00:57:34se projeter
00:57:35et je pense que du coup
00:57:36oui il y a une responsabilité
00:57:38de la France
00:57:38à pouvoir proposer
00:57:40travailler
00:57:41à la mise en place
00:57:43de ce type
00:57:45d'espace
00:57:46Merci
00:57:48la parole à présent
00:57:49à monsieur
00:57:49Frédéric Petit
00:57:50pour les démocrates
00:57:51Merci monsieur le président
00:57:53je voudrais
00:57:54mes chers collègues
00:57:54merci aux rapporteurs
00:57:56je voudrais rappeler
00:57:57d'abord
00:57:57quelques casquettes
00:57:58que j'ai sur la tête
00:57:59d'abord je suis un français
00:57:59à l'étranger
00:58:00donc je voulais le rappeler ici
00:58:02et je suis également
00:58:02depuis 2017
00:58:04le rapporteur
00:58:04de ce qu'on appelle
00:58:05la diplomatie d'influence
00:58:06la diplomatie culturelle
00:58:07que moi j'appelle
00:58:08la diplomatie
00:58:09parfois non institutionnelle
00:58:10ou des sociétés civiles
00:58:12et puis je voudrais faire
00:58:12un petit clin d'oeil aussi
00:58:13avant de commencer mon propos
00:58:16les français à l'étranger
00:58:17sont présents
00:58:18à Paris cette semaine
00:58:19tous les élus locaux
00:58:20des français à l'étranger
00:58:21qui sont 450
00:58:22et qui sont représentés
00:58:23par 90 délégués
00:58:24sont présents
00:58:26à Paris
00:58:27et réfléchissent
00:58:28et font le travail
00:58:29que nous faisons
00:58:29je serai auditionné
00:58:30par leur commission
00:58:31des finances
00:58:31vendredi prochain
00:58:32nous sommes tous d'accord
00:58:35sur le refus des baisses
00:58:36et le fait que
00:58:37il est absolument inadmissible
00:58:40que ce petit budget
00:58:41soit systématiquement
00:58:43le plus grévé
00:58:43je pense mes chers collègues
00:58:45que ce n'est pas
00:58:46le président de la république
00:58:46jusqu'à nouvel ordre
00:58:47qui fait le budget
00:58:48et que nous sommes
00:58:48tellement homogènes
00:58:49et unanimes là-dessus
00:58:50que nous avons
00:58:51un travail à faire
00:58:52qui me semble
00:58:52assez simple
00:58:53sur le plan
00:58:54au moins institutionnel
00:58:55voire constitutionnel
00:58:56sur les services à l'étranger
00:58:58encore une remarque préalable
00:58:59il y a quand même
00:59:02une grande progression
00:59:03rendez-vous
00:59:04rue de la convention
00:59:06vous verrez que les français
00:59:06à l'étranger reconnaissent
00:59:07qu'il y a énormément
00:59:08de progrès
00:59:09en particulier
00:59:09dans la modernisation
00:59:10des services à l'étranger
00:59:11et leur numérisation
00:59:12et les effets de levier
00:59:13je voudrais vous parler
00:59:15d'une part
00:59:16de ce qu'on appelle
00:59:17la loi de programmation
00:59:18le président l'a rappelé
00:59:20le président Fuchs
00:59:20l'a rappelé
00:59:21sur l'aide publique
00:59:24au développement
00:59:24la programmation existe
00:59:26moi je prétends
00:59:27depuis 2017
00:59:28que ce n'est pas
00:59:29une loi de programmation
00:59:30qu'il faut faire
00:59:31parce que
00:59:31une très grosse partie
00:59:33c'est du salaire
00:59:34et l'autre très grosse partie
00:59:35c'est de l'immobilier
00:59:36par contre
00:59:37là où nous avons
00:59:38un travail à faire
00:59:38que je propose
00:59:39depuis 2017
00:59:40et que je continue
00:59:41à proposer
00:59:42et qui progresse
00:59:43dans l'administration
00:59:43nous avons des COM
00:59:45et des COP
00:59:45c'est à dire
00:59:46des contrats d'objectifs
00:59:47et de moyens
00:59:48qui aujourd'hui
00:59:48sont complètement désarticulés
00:59:50c'est à dire
00:59:50qu'on fait
00:59:51un contrat d'objectifs
00:59:53et moyens triannuel
00:59:54avec tel gros opérateur
00:59:55qui n'est pas
00:59:57synchronisé
00:59:58avec celui de l'AFD
01:00:00ou celui
01:00:00d'un autre gros opérateur
01:00:02il me semble
01:00:03comme je le propose
01:00:04depuis 2017
01:00:05que harmoniser
01:00:06synchroniser
01:00:08de manière
01:00:09très simple
01:00:11ces contrats d'objectifs
01:00:13et moyens
01:00:14reviendrait en fait
01:00:15à couvrir
01:00:15l'ensemble du champ
01:00:16qui n'est pas encore couvert
01:00:17c'est une proposition
01:00:18que je ferai
01:00:19j'ai trois questions
01:00:20sur des opérateurs précis
01:00:21et je voudrais vous conseiller
01:00:22mes chers collègues
01:00:23ou de m'auditionner
01:00:24oui rapidement
01:00:25d'abord il y a la DGA
01:00:26je suis désolé
01:00:27de prendre la direction générale
01:00:29de l'armement
01:00:30je pense que nous avons
01:00:31une zone d'ombre
01:00:32parce que cette DGA
01:00:34travaille très bien
01:00:35dans le domaine
01:00:35de l'armement
01:00:35mais n'est absolument
01:00:36pas tournée
01:00:37vers la coopération internationale
01:00:39et elle bloque tout
01:00:39alors que nous devons
01:00:40coopérer dans le domaine
01:00:42de l'armement
01:00:42c'est un sujet
01:00:43que nous devons aborder
01:00:44au moins de commencer
01:00:45Business France
01:00:46Business France
01:00:47c'est exactement l'inverse
01:00:48Business France
01:00:49travaille très bien
01:00:49dans le domaine économique
01:00:50mais n'a pas fait
01:00:51ne travaille pas
01:00:53dans la DIB
01:00:53aujourd'hui
01:00:54dans l'armement
01:00:55aujourd'hui
01:00:56voilà
01:00:56nous sommes
01:00:57voilà
01:00:57Business France a décidé
01:00:58que c'était pas la peine
01:00:59d'aller au salon
01:01:01de l'armement
01:01:01de Levif
01:01:02cette année
01:01:02voilà
01:01:03troisième point
01:01:04troisième point
01:01:05la francophonie
01:01:06l'enjeu de la francophonie
01:01:08c'est l'intelligence
01:01:10artificielle
01:01:11en français
01:01:12c'est ça l'enjeu
01:01:14une fois qu'on a fait ça
01:01:15et les outils existent
01:01:16au ministère
01:01:17de l'éducation nationale
01:01:18aujourd'hui
01:01:18qui a beaucoup progressé
01:01:20depuis 2018
01:01:21si on arrive
01:01:22à faire cette transition
01:01:23et à bien numériser
01:01:25les outils
01:01:27nous pourrons avoir
01:01:28une intelligence
01:01:29artificielle en français
01:01:30donc
01:01:31la francophonie
01:01:32se développera
01:01:33c'est autre chose
01:01:33que d'essayer
01:01:34de développer des cours
01:01:35ou de pleurer
01:01:36parce qu'il nous manque
01:01:36un prof de français
01:01:37quelque part
01:01:38merci
01:01:38réponse
01:01:39ou commentaire
01:01:40intervention
01:01:42des deux rapporteurs
01:01:43monsieur le député
01:01:49écoutez moi
01:01:50je prends bonne note
01:01:51de vos propositions
01:01:52parce que c'est toujours
01:01:53intéressant d'avoir
01:01:54des propositions
01:01:54et donc c'est vrai
01:01:57que nous n'avions
01:01:57peut-être pas prévu
01:01:58non plus
01:01:59d'auditionner
01:02:02certaines directions
01:02:04mais je pense
01:02:04qu'effectivement
01:02:05on pourra
01:02:06travailler
01:02:07avec certains
01:02:09de se citer
01:02:10et puis de réfléchir
01:02:12mais ça
01:02:13pour ma part
01:02:14peut-être que
01:02:15mon collègue
01:02:15avait plus de connaissances
01:02:17mais effectivement
01:02:18réfléchir sur le
01:02:19contrat d'objectifs
01:02:19et de moyens
01:02:20je pense que ça peut être
01:02:21aussi intéressant
01:02:23merci
01:02:23merci
01:02:24oui
01:02:29merci
01:02:32oui merci
01:02:33pour ces quelques éléments
01:02:34on vous dit
01:02:35il faut auditionner
01:02:37la DGA
01:02:38du coup merci
01:02:39d'en donner l'idée
01:02:40moi c'est
01:02:41jusque là
01:02:42on s'était restreint
01:02:43on avait prévu
01:02:44d'auditionner
01:02:45la DGRIS
01:02:46effectivement
01:02:47côté défense
01:02:48parce qu'ils sont en charge
01:02:49des questions internationales
01:02:51et ils sont en charge
01:02:51de penser
01:02:52c'est un peu le mini
01:02:53le mini qu'est d'Orsay
01:02:54du ministère de la Défense
01:02:55mais pourquoi pas
01:02:57aller aussi vers la DGA
01:02:59avec les enjeux internationaux
01:03:00qu'il y a derrière
01:03:01j'entends aussi
01:03:02pour Business France
01:03:03j'entends pour Francophonie
01:03:04d'autant plus
01:03:05que je suis assez d'accord
01:03:07avec vous
01:03:07avec la question
01:03:08de l'intelligence artificielle
01:03:10en français
01:03:10d'ailleurs j'ai encore rencontré
01:03:12des interlocuteurs
01:03:13à Abidjan
01:03:13il y a moins d'une semaine
01:03:14là-dessus
01:03:15qui eux-mêmes
01:03:16essayent de plaider
01:03:17pour qu'on travaille
01:03:18nous-mêmes aussi
01:03:20sur l'intelligence artificielle
01:03:22en français
01:03:23et effectivement
01:03:25j'avais prévu
01:03:27de les revoir
01:03:27mais pourquoi pas
01:03:28dans le cadre
01:03:28carrément
01:03:29des auditions
01:03:31ça peut être
01:03:32une très bonne idée
01:03:33je suis d'accord avec vous
01:03:34il y a un enjeu majeur
01:03:35en tout cas
01:03:35dans l'espace francophone
01:03:37là-dessus
01:03:38pour ce qui est
01:03:39de la loi de programmation
01:03:40moi je continuerai
01:03:41de défendre
01:03:41une loi de programmation
01:03:42parce que comme je le disais
01:03:43tout à l'heure
01:03:43c'est aussi le moment
01:03:45d'une réflexion
01:03:46d'une grande réflexion
01:03:49collective
01:03:49qui peut s'incarner
01:03:50par exemple
01:03:51dans un livre blanc
01:03:51et qui permet
01:03:52de se déployer
01:03:54sur plusieurs années
01:03:55et en plus
01:03:56bon
01:03:58aller simplement
01:04:00sur un contrat
01:04:01d'objectifs
01:04:01et de moyens
01:04:02par exemple
01:04:03si vous allez
01:04:03sur le principal programme
01:04:04qui est celui
01:04:05le 105
01:04:06ça ne va pas aller
01:04:08qui est le plus gros
01:04:10programme budgétaire
01:04:11au sein
01:04:12de l'action extérieure
01:04:13de l'état
01:04:14c'est à peu près
01:04:14les deux tiers
01:04:15des moyens
01:04:15comment définir
01:04:17un contrat
01:04:18d'objectifs
01:04:18et de moyens
01:04:18sur le 105
01:04:19ça va être
01:04:21un petit peu difficile
01:04:22donc je pense
01:04:24qu'il y a de l'idée
01:04:24oui dans la synchronisation
01:04:25des contrats
01:04:26d'objectifs
01:04:26et de moyens
01:04:27là-dessus
01:04:27vous avez raison
01:04:28mais je ne pense pas
01:04:29que ça pourra couvrir
01:04:30l'ensemble du périmètre
01:04:32aujourd'hui
01:04:33ça ne permettra pas
01:04:34de couvrir l'ensemble
01:04:35du périmètre
01:04:36je vois ce que ça peut donner
01:04:38sur l'AEFE
01:04:41je vois ce que ça peut donner
01:04:41sur un certain nombre
01:04:42d'opérateurs
01:04:43qui doivent rendre
01:04:43ce genre de choses
01:04:45mais je n'arrive pas
01:04:47à voir comment l'articuler
01:04:48pour l'ensemble
01:04:49du périmètre
01:04:51et d'où le fait
01:04:52qu'une loi de programmation
01:04:52répondrait peut-être mieux
01:04:53à cet enjeu
01:04:55si on veut couvrir
01:04:56l'ensemble du périmètre
01:04:57petit rebond
01:04:58donc je suis auditionnable
01:05:00parce que ce que vous dites
01:05:01sur le 105
01:05:01d'abord c'est essentiellement
01:05:04du salaire
01:05:05donc c'est pas très compliqué
01:05:06et je vous signale aussi
01:05:07je suis d'autant plus auditionnable
01:05:09que cette année
01:05:10le focus de mon travail
01:05:11que je veux partager
01:05:13avec vous pendant le budget
01:05:14est sur l'articulation européenne
01:05:16donc c'est aussi un sujet
01:05:18l'articulation européenne
01:05:21pardon
01:05:21l'articulation de ce qu'on fait
01:05:22avec les moyens européens
01:05:24et c'est quelque chose
01:05:25qui est important
01:05:26donc je suis à votre disposition
01:05:28Merci beaucoup
01:05:30Liberté indépendant
01:05:32Outre-mer et territoire
01:05:33souhaite prendre la parole
01:05:35et il va le faire
01:05:36à travers
01:05:37M. Laurent Mazori
01:05:38Merci M. le Président
01:05:40Mme, M. les rapporteurs
01:05:41mes chers collègues
01:05:42les premiers éléments budgétaires
01:05:43de 2026
01:05:44nous prenons connaissance
01:05:45dans des conditions particulières
01:05:46envoient un signal inquiétant
01:05:48à nos partenaires
01:05:48à nos diplomates
01:05:49et à tous ceux
01:05:50qui croient encore
01:05:50en la capacité de la France
01:05:52à peser sur la scène internationale
01:05:54en effet la baisse des crédits
01:05:56affectés aux ministères
01:05:56des Affaires étrangères
01:05:57n'est pas une simple ligne comptable
01:05:59c'est un choix politique
01:06:00lourd de conséquences
01:06:01A l'heure où les crises internationales
01:06:03se multiplient
01:06:04qu'il s'agisse de la guerre d'Ukraine
01:06:05des menaces russes
01:06:06de la situation au Moyen-Orient
01:06:07des défis migratoires et climatiques
01:06:08la France ne peut se permettre
01:06:10de réduire encore plus
01:06:11ses moyens diplomatiques
01:06:12La diplomatie n'est pas
01:06:14une valeur d'ajustement
01:06:15c'est notre premier outil
01:06:16de prévention des conflits
01:06:17de promotion de nos valeurs
01:06:18et de défense
01:06:19de nos intérêts économiques
01:06:21et stratégiques
01:06:21Pourtant
01:06:22le budget proposé pour 2026
01:06:24traduit une logique
01:06:25supplémentaire de restrictions
01:06:27qui menace directement
01:06:28notre réseau diplomatique
01:06:29la formation de nos agents
01:06:31et notre capacité
01:06:31à financer des programmes
01:06:32de coopération
01:06:33essentiels
01:06:34Comment expliquer
01:06:35à nos ambassadeurs
01:06:36déjà soumis
01:06:37à des contraintes budgétaires
01:06:38drastiques
01:06:39qu'ils devront faire
01:06:39encore plus
01:06:40avec encore moins
01:06:42Comment justifier
01:06:43auprès de nos partenaires
01:06:44africains, asiatiques
01:06:45qu'aux américains
01:06:45que la France
01:06:46se désengage financièrement
01:06:48alors que d'autres puissances
01:06:49moins regardantes
01:06:50sur les droits de l'homme
01:06:51ou de l'environnement
01:06:52investissent massivement
01:06:53dans leur influence
01:06:54Mes chers collègues
01:06:56la diplomatie
01:06:57est un investissement
01:06:58pas une défense
01:06:59Chaque euro retiré aujourd'hui
01:07:00se paiera demain
01:07:02en perte d'influence
01:07:03en opportunités manquées
01:07:04ou en crises mal anticipées
01:07:06La France ne peut se contenter
01:07:08d'être un acteur
01:07:09parmi d'autres
01:07:09Elle doit rester une puissance
01:07:11d'équilibre
01:07:11de dialogue
01:07:12et de propositions
01:07:14Je ne peux donc
01:07:15que vous appeler
01:07:15mes chers collègues
01:07:16à vous mobiliser
01:07:17de façon transpartisane
01:07:19pour que cette partie
01:07:20du projet de budget
01:07:21puisqu'on nous le propose
01:07:22soit revue à la hausse
01:07:23Il en va
01:07:24de notre crédibilité
01:07:25de notre sécurité
01:07:27et de notre place
01:07:28dans le monde
01:07:28Je vous remercie
01:07:29Merci
01:07:30pour cette interrogation
01:07:32en modèle
01:07:33moins de deux minutes
01:07:34Merci beaucoup
01:07:36comme d'habitude
01:07:37Ça me permet
01:07:38de laisser le rapporteur
01:07:39le temps de se caler
01:07:40Allez-y
01:07:41Je rappelle aussi
01:07:42que la loi de programmation
01:07:43d'avril 2021
01:07:45a été votée
01:07:45à l'unanimité
01:07:46Donc sur ces sujets-là
01:07:47on est capable
01:07:48de travailler ensemble
01:07:50et d'aboutir ensemble
01:07:51à un certain nombre
01:07:52de mesures
01:07:53ou d'indications
01:07:55partagées
01:07:55Monsieur le rapporteur
01:07:58Là, pour aller
01:08:02juste un petit peu plus loin
01:08:03Je vous avoue
01:08:04qu'en tant que rapporteur
01:08:05dans cette commission
01:08:06finance aussi
01:08:07de la mission
01:08:10Action extérieure
01:08:11de l'État
01:08:12Je suis très heureux
01:08:13d'entendre
01:08:13ce genre de choses
01:08:15parce qu'il y a
01:08:16des propositions
01:08:17vers le relèvement
01:08:18des budgets
01:08:19consacrés
01:08:20à notre diplomatie
01:08:21depuis plusieurs années
01:08:23qui sont malheureusement
01:08:25pas toujours
01:08:26majoritaires
01:08:27dans cette assemblée
01:08:28mais je vois
01:08:29que ce matin
01:08:30il y a eu
01:08:31une espèce
01:08:31de majorité
01:08:32et de consensus
01:08:34qui se forment
01:08:35et j'en suis
01:08:35vraiment heureux
01:08:37et j'espère
01:08:38qu'on pourra
01:08:38avoir du coup
01:08:39ce débat
01:08:40au moment
01:08:42du vote
01:08:43de cette partie
01:08:44du budget
01:08:44et par ailleurs
01:08:48encore une fois
01:08:49j'entends
01:08:52tout ce qu'on doit faire
01:08:54et je le plaide
01:08:55d'ailleurs
01:08:55depuis trois ans
01:08:57pour qu'on relève
01:08:57les budgets
01:08:58de la diplomatie
01:08:59mais je pense
01:09:01qu'il y a
01:09:01un sujet
01:09:02et c'est là-dessus
01:09:03que nous essayons
01:09:05d'alerter
01:09:06chers collègues
01:09:07il y a un vrai
01:09:09moment de réflexion
01:09:11collective à avoir
01:09:11au-delà
01:09:12de la question budgétaire
01:09:13et ensuite
01:09:14peut-être aligner
01:09:15le budget
01:09:15en prévision
01:09:17moi
01:09:19il y a des ruptures
01:09:20qui m'alertent
01:09:21vraiment
01:09:22dans le monde
01:09:23c'est quand même
01:09:26pas rien
01:09:26que de dire
01:09:27que
01:09:28toute l'architecture
01:09:29mise en place
01:09:30après la deuxième guerre mondiale
01:09:31est en train
01:09:31de s'effondrer
01:09:32aujourd'hui
01:09:32sous nos yeux
01:09:33et il faut prendre
01:09:36la mesure
01:09:38des conséquences
01:09:38que ça peut avoir
01:09:39et c'est vraiment
01:09:41à cette réflexion collective
01:09:42qu'on essaye
01:09:43de partager
01:09:44avec tous
01:09:44et sur ce point-là
01:09:47qu'on essaye
01:09:49de porter
01:09:50cette mission
01:09:50d'information
01:09:51et c'est pour ça
01:09:52d'ailleurs
01:09:52que si vous en étiez
01:09:53d'accord
01:09:54et c'est ce que disait
01:09:55ma collègue
01:09:55aussi tout à l'heure
01:09:56et ça va dans le sens
01:09:58de ce que vous dites
01:09:59nous porterons
01:10:00dès à présent
01:10:01peut-être une alerte
01:10:03auprès aussi bien
01:10:03du Premier ministre
01:10:04que du Président
01:10:05pour dire qu'il y a
01:10:06quand même
01:10:06un consensus
01:10:07qui se dégage
01:10:08et voilà pourquoi
01:10:09nous faisons cette mission
01:10:10d'information
01:10:10avec cette alerte générale
01:10:12que nous souhaitons
01:10:13nous
01:10:14depuis l'Assemblée nationale
01:10:16porter
01:10:16auprès des décideurs
01:10:18sur ce sujet
01:10:20c'est ce qu'elle vous proposait
01:10:21au départ
01:10:21en introduction
01:10:23et voilà
01:10:25et je pense qu'à l'issue
01:10:27de cette audition
01:10:27c'est quelque chose
01:10:28qu'on peut légitimement faire
01:10:30donc voilà
01:10:31merci
01:10:32Peut-être pour rebondir
01:10:34sur ce sujet-là
01:10:36évidemment tout le monde
01:10:38constate l'évolution
01:10:39du monde
01:10:40donc au-delà
01:10:40de la question
01:10:41des moyens budgétaires
01:10:42à travers
01:10:43éventuellement
01:10:44et notamment
01:10:45la question
01:10:46du patrimoine
01:10:47de l'État
01:10:49et à l'étranger
01:10:50il y a aussi
01:10:51la question
01:10:52à partir du moment
01:10:52où la donne
01:10:53change
01:10:55les questions
01:10:55de nouvelles missions
01:10:57de nouvelles tâches
01:10:58de nouvelles organisations
01:10:58qui sont certainement
01:11:00très très importantes
01:11:01à redéfinir
01:11:03par rapport
01:11:03à ce que l'on souhaite
01:11:05obtenir
01:11:06en termes d'influence
01:11:07donc on ne peut pas rester
01:11:08non plus sur
01:11:08des actions
01:11:10ou des organisations
01:11:11liées
01:11:12au passé
01:11:13mais en tout cas
01:11:14à la façon
01:11:15dont on fonctionne
01:11:16aujourd'hui
01:11:17et dans les différentes
01:11:18chancelleries
01:11:18sont inscrits
01:11:21également
01:11:22aujourd'hui
01:11:23monsieur Pierre-Yves
01:11:24Cadalin
01:11:25vous avez la parole
01:11:27oui merci monsieur le président
01:11:28merci pour ces éléments
01:11:30intéressants
01:11:30je suis particulièrement
01:11:31sensible
01:11:32à une donnée
01:11:34un principe d'analyse
01:11:35que vous avez mis en avant
01:11:36à savoir que
01:11:36les questions
01:11:38de défense
01:11:39font l'objet
01:11:39d'une augmentation
01:11:40budgétaire considérable
01:11:42en réalité
01:11:43qui pêche
01:11:44à mon avis
01:11:44par un élément
01:11:45essentiel
01:11:46c'est qu'il n'y a pas
01:11:47eu par exemple
01:11:48dans cette assemblée
01:11:49par exemple
01:11:50en hémicyde
01:11:50de débat général
01:11:51sur l'orientation
01:11:53stratégique
01:11:53qui conduit
01:11:54à l'augmentation
01:11:55si considérable
01:11:56des crédits de défense
01:11:57et précisément
01:11:58je pense qu'en tant
01:11:59de membres
01:11:59de la commission
01:12:00des affaires étrangères
01:12:01on doit quand même
01:12:02défendre un principe
01:12:03c'est que la politique
01:12:03internationale
01:12:04commande la politique
01:12:05de défense
01:12:05ce qui n'a pas été
01:12:07et n'a pas fait
01:12:08l'objet
01:12:08de discussions
01:12:10ici
01:12:11et ce qui renvoie
01:12:13à l'idée
01:12:13que puisque
01:12:14nous sommes
01:12:15une force de paix
01:12:16ce que nous souhaitons
01:12:17être en tout cas
01:12:18et bien il faut
01:12:19s'en donner
01:12:19les moyens
01:12:19et donc j'en viens
01:12:20à ce concept
01:12:21qui me semble fondamental
01:12:22de la paix positive
01:12:24à savoir que la paix
01:12:24n'est pas uniquement
01:12:25l'absence de conflits armés
01:12:26mais c'est également
01:12:28la création
01:12:29des conditions sociales
01:12:30pour que la guerre
01:12:31ne se déclenche pas
01:12:32et je pense que
01:12:33dans ce cadre
01:12:34la baisse successive
01:12:35ces trois dernières années
01:12:37de l'aide publique
01:12:38au développement
01:12:39pose un problème
01:12:40très grave
01:12:40et je me demandais
01:12:41si dans le cadre
01:12:41de votre rapport
01:12:42vous aviez des moyens
01:12:43d'évaluer concrètement
01:12:46les effets
01:12:47de cette baisse
01:12:48de l'aide publique
01:12:48au développement
01:12:49des ONG
01:12:50comme Coordination Sud
01:12:53ou le réseau One
01:12:54disent par exemple
01:12:54que les 700 millions
01:12:55de coupes à venir
01:12:57équivaudraient
01:12:58non pas que ce soit
01:12:59l'effet d'Irene
01:12:59mais équivaudraient
01:13:00par exemple
01:13:01à priver 2,5 millions
01:13:02de personnes
01:13:02de traitement
01:13:03pour le VIH
01:13:05ce qui est absolument
01:13:05considérable
01:13:06et je me demandais
01:13:08si finement
01:13:08nous ne pouvions pas
01:13:09estimer
01:13:10et évaluer précisément
01:13:11les impacts
01:13:12des coupes successives
01:13:13ces dernières années
01:13:14Merci de votre intervention
01:13:18Est-ce que vous avez
01:13:20une réponse à apporter
01:13:21ou supporter ce qui était dit ?
01:13:24Peut-être une réponse
01:13:25qui ne va pas vous contenter
01:13:27c'est-à-dire qu'on n'en mesure
01:13:30pas les effets
01:13:31aujourd'hui
01:13:31de ces baisses
01:13:32des Etats-Unis
01:13:34et du retrait
01:13:35des Etats-Unis
01:13:36et les nôtres
01:13:37oui
01:13:38mais je pense
01:13:39que là
01:13:40il y a un travail
01:13:41qui est fait
01:13:41au niveau européen
01:13:44sur ces aides
01:13:47à la vaccination
01:13:48donc
01:13:49aujourd'hui
01:13:50en tout cas
01:13:50je ne crois pas
01:13:51qu'on ait un chiffrage
01:13:52exact
01:13:54on a quelques remontées
01:13:56mais on n'a pas
01:13:56de chiffrage
01:13:57précis
01:13:58à vous donner
01:14:00mais c'est vrai
01:14:00que c'est un véritable
01:14:01sujet d'alerte
01:14:02concernant les vaccinations
01:14:05et en tout cas
01:14:07tout ce qui touche
01:14:08à la santé
01:14:09dans certains pays
01:14:10d'Afrique
01:14:13entre autres
01:14:13oui merci
01:14:17je reviendrai
01:14:19sur les deux points
01:14:20le point
01:14:20que vous faisiez
01:14:21le lien avec
01:14:22l'augmentation
01:14:22des crédits
01:14:23défense
01:14:24effectivement
01:14:26ça a été
01:14:26le moment
01:14:28où a été pensée
01:14:29finalement
01:14:30cette mission
01:14:30d'information
01:14:31c'est-à-dire qu'à un moment
01:14:31on a tiré
01:14:32les conséquences
01:14:33assez rapidement
01:14:34du retrait
01:14:37de la garantie
01:14:38de sécurité
01:14:38américaine
01:14:39c'est comme ça
01:14:40qu'on a appelé ça
01:14:41donc
01:14:43mais par contre
01:14:45dans le même temps
01:14:47il y avait quand même
01:14:48les signaux
01:14:48qui montraient
01:14:49ce que j'appelle moi
01:14:49le retrait
01:14:50de la garantie
01:14:51de stabilité
01:14:52américaine
01:14:53de part
01:14:54ne serait-ce que son rôle
01:14:55de premier financeur
01:14:56du système
01:14:57de régulation mondiale
01:14:59enfin
01:14:59quelles que soient
01:15:01les institutions
01:15:01que vous reprenez
01:15:02les Etats-Unis
01:15:04sont invariablement
01:15:05le premier bailleur
01:15:06et de très loin
01:15:06donc d'ailleurs
01:15:08ça pose la question
01:15:08de comment est-ce que
01:15:10finalement on a pu se mettre
01:15:11tous collectivement
01:15:12entre les mains
01:15:13d'un système
01:15:14et d'une architecture
01:15:15aussi fragile
01:15:15qui repose d'abord
01:15:17sur un bailleur
01:15:18principal
01:15:19et donc le jour
01:15:20où il se retire
01:15:20ça vient déstabiliser
01:15:22l'ensemble
01:15:24de l'infrastructure
01:15:25donc voilà
01:15:28c'est à ce moment-là
01:15:29exactement
01:15:30qu'on a pensé
01:15:31cette mission d'information
01:15:31en disant
01:15:32voilà
01:15:33le retrait
01:15:34de la garantie
01:15:34de sécurité
01:15:34a amené
01:15:35à une réflexion
01:15:36qui a débouché
01:15:37sur des augmentations
01:15:38de budget
01:15:39et donc avec des orientations
01:15:40et qui a débouché
01:15:41sur une augmentation
01:15:42de budget
01:15:43est-ce que
01:15:44dans le même temps
01:15:45il n'est pas
01:15:45ça serait pas
01:15:47lucide finalement
01:15:48et pertinent
01:15:49que de penser
01:15:50aussi les conséquences
01:15:51du retrait
01:15:51de la garantie
01:15:52de stabilité américaine
01:15:53et donc comment
01:15:54est-ce qu'il faudrait
01:15:55il faudrait
01:15:56se projeter
01:15:57dans un avenir
01:15:58sans cette garantie
01:15:58de stabilité
01:16:00et est-ce que ça doit
01:16:00oui ou non
01:16:01déboucher
01:16:01sur des augmentations
01:16:02de crédit
01:16:02ou toute autre orientation
01:16:04voilà
01:16:05l'effet des coupes
01:16:07sur la santé
01:16:07voilà
01:16:07comme le disait
01:16:08effectivement
01:16:09Sophie
01:16:10on n'a pas
01:16:12pour l'instant
01:16:12des remontées
01:16:13de chiffres
01:16:13très concrets
01:16:15parce que
01:16:16y compris
01:16:16les 700 millions
01:16:17dont vous parlez
01:16:17qui sont
01:16:18que cette année
01:16:20sans compter
01:16:22les années précédentes
01:16:23moi ce qui m'alerte
01:16:25le plus
01:16:25là dedans
01:16:26je vais vous dire
01:16:27c'est que
01:16:28par exemple
01:16:28la France
01:16:30a lancé
01:16:30des fonds verticaux
01:16:32qui ont été
01:16:32plutôt performants
01:16:34il y a un certain
01:16:36nombre d'années
01:16:37que ça soit
01:16:37à travers
01:16:38United
01:16:38à travers
01:16:39ce que je vous disais
01:16:39le Gavi
01:16:40à travers
01:16:40le fonds mondial
01:16:41donc c'est des dispositifs
01:16:43qui ressemblent
01:16:45un petit peu
01:16:45aux propositions
01:16:46qui sont faites
01:16:47aujourd'hui
01:16:47d'essayer
01:16:48de faire
01:16:48du mini-multi
01:16:50vous savez
01:16:50ces organisations
01:16:51sont multilatérales
01:16:53où on se retrouve
01:16:53entre ceux
01:16:54qui veulent faire
01:16:55quelque chose
01:16:55concrètement
01:16:56ça a bien marché
01:16:57ça a bien marché
01:16:58en matière de santé
01:16:59ça a permis
01:17:01de démultiplier
01:17:02l'effort français
01:17:03grâce à l'effet multilatéral
01:17:04et à être efficace
01:17:05sur le terrain
01:17:06et aujourd'hui
01:17:07nous sommes en train
01:17:08de retirer
01:17:09petit à petit
01:17:10nos contributions
01:17:11à ces fonds même
01:17:13que nous avons créés
01:17:15et qui ont été
01:17:16une réussite
01:17:18donc quand la France
01:17:19se retire
01:17:20l'impact est plus large
01:17:22encore que le retrait
01:17:23français
01:17:24dès lors en plus
01:17:25qu'il s'agit de fonds
01:17:26où la France
01:17:27est un peu à l'origine
01:17:28et c'est l'effet
01:17:30et le Gavi
01:17:31par exemple
01:17:31c'est la vaccination
01:17:33dans le monde
01:17:34c'est quelque chose
01:17:36d'assez énorme
01:17:36et il faut se rendre compte
01:17:37aussi effectivement
01:17:38de USAID
01:17:39qui avait par exemple
01:17:41un gros travail
01:17:42et du financement
01:17:44beaucoup sur
01:17:45l'Afrique centrale
01:17:46et australe
01:17:46avec au-delà
01:17:48des campagnes
01:17:48de vaccination
01:17:49l'endiguement
01:17:50par exemple
01:17:50d'Ebola
01:17:51l'endiguement
01:17:53de ce type
01:17:55de pandémie
01:17:56et on s'est rendu compte
01:17:57avec le Covid
01:17:58qu'effectivement
01:17:58une pandémie
01:17:59ne s'arrête pas
01:18:00aux frontières
01:18:00donc aujourd'hui
01:18:01si on n'est plus capable
01:18:02d'endiguer
01:18:03ces pandémies
01:18:05et ces épidémies
01:18:06certes
01:18:07il y a des premiers chiffres
01:18:07qui ont été remontés
01:18:08notamment par le Lancet
01:18:09il me semble
01:18:09sur les conséquences
01:18:11immédiates
01:18:12dans les années qui viennent
01:18:12en millions de victimes
01:18:14dans ces zones là
01:18:16mais
01:18:17moi je me pose la question
01:18:18et après
01:18:19l'état d'après
01:18:20nous ne sommes pas
01:18:21déconnectés
01:18:21de ces zones là
01:18:22donc l'impact
01:18:23sera forcément
01:18:24à un moment
01:18:25ou à un autre
01:18:25directement
01:18:26sur notre territoire
01:18:27il y a des impensés
01:18:28comme ça
01:18:29et effectivement
01:18:30ça serait bien
01:18:31d'avoir
01:18:31des remontées
01:18:33qui vont au-delà
01:18:33même
01:18:34des victimes
01:18:35immédiates
01:18:35aujourd'hui
01:18:37merci
01:18:40qui est-ce
01:18:41qui souhaite
01:18:41prendre la parole
01:18:42avant de
01:18:43conclure
01:18:44une fois
01:18:46deux fois
01:18:47trois fois
01:18:48merci
01:18:49à nos deux
01:18:50rapporteurs
01:18:51vous souhaitez
01:18:51beaucoup de courage
01:18:54dans la continuation
01:18:54de votre mission
01:18:56je vois quelques aspects
01:18:57qui se dégagent
01:18:58quand même
01:18:59une volonté
01:19:00et une capacité
01:19:00à travailler
01:19:01de façon transpartisane
01:19:02une vision
01:19:04quand même
01:19:05de moyens long terme
01:19:06qui est absolument
01:19:06nécessaire
01:19:07quelle que soit
01:19:08la méthode utilisée
01:19:09certainement
01:19:09une loi de programmation
01:19:10transpartisane
01:19:12mais également
01:19:12pour revenir
01:19:13à ce qu'a dit
01:19:13monsieur Petit
01:19:14la capacité
01:19:16à mieux
01:19:16optimiser
01:19:17une partie
01:19:18des moyens
01:19:19mais surtout
01:19:19des organisations
01:19:20on voit bien
01:19:21dans ce qui est proposé
01:19:22qu'on travaille
01:19:23souvent en silo
01:19:25et pas de façon
01:19:26large
01:19:26et puis
01:19:28c'est intéressant
01:19:29de le souligner
01:19:30il y a quelques
01:19:31jours
01:19:32des rendez-vous
01:19:34budgétaires
01:19:34qui s'annoncent
01:19:35sur cette question là
01:19:36la contradiction
01:19:37qui est entre
01:19:37l'augmentation
01:19:38assez massive
01:19:39importante on va dire
01:19:40des budgets de défense
01:19:41et une réduction
01:19:42extrêmement forte
01:19:44des budgets
01:19:44des affaires étrangères
01:19:45et elle a une contradiction
01:19:47sur la volonté politique
01:19:49qui me paraît
01:19:50assez difficile
01:19:52à assumer
01:19:53sans une vraie justification
01:19:54merci en tout cas
01:19:56et puis rendez-vous
01:19:57très rapidement
01:19:58entre nous
01:19:59la séance
01:20:00est levée
01:20:11merci
01:20:41Sous-titrage FR ?
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