00:00Je voulais que je sois moi-même heureuse.
00:01Et puis, je me suis dit que ce serait qu'une double peine, finalement.
00:05C'était déjà un drame.
00:06Si j'ajoutais du drame à ce drame, je n'allais pas m'en sortir.
00:09Donc, j'avais deux chemins qui s'offraient à moi.
00:11Mais ce n'est pas facile de faire ça tout de suite.
00:14Non, ce n'est pas facile.
00:15Mais moi, d'abord, j'ai fait mon deuil de son vivant,
00:17puisque j'ai su, quand il était malade, qu'il était condamné.
00:20Donc, c'est très particulier.
00:21Donc, quand il est mort, il souffrait tellement
00:23que c'était, d'une certaine manière, un soulagement.
00:25Moi, mon choc, ça a été de savoir qu'il était malade
00:28et qu'il était condamné. C'est ce que je te disais.
00:30Et tu me disais que j'étais quelqu'un de solaire.
00:32C'est quelque chose, tant mieux, qu'on me dit souvent.
00:35Mais ce qui me fait marrer, c'est qu'on ne m'a jamais dit ça
00:37avant la mort de Marc.
00:38Donc, c'est comme si c'était la mort de Marc qui m'avait rendue solaire.
00:41Ce qui est quand même un peu pas banal.
00:44Il y a aussi un point de bascule avec l'annonce de la maladie,
00:48en tout cas l'arrivée de la maladie, en début d'année 2020.
00:51Est-ce que tu peux nous raconter ?
00:53Parce qu'à la fois, c'était très fulgurant
00:55et en même temps assez progressif, en quelque sorte.
00:57En fait, il se plaint d'une douleur au poignet.
01:01Alors évidemment, je suis plutôt d'un naturel inquiet,
01:03mais là, je ne m'inquiète pas, c'est le poignet.
01:05Ça ne peut être rien de grave.
01:08Et il a vraiment mal.
01:10Ce n'est pas quelqu'un qui se plaint.
01:11Il décide d'aller aux urgences.
01:12L'île-sous-tout.
01:12Et c'est le poignet.
01:12C'est le poignet.
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