00:00Mais il n'empêche, Laurent Neumann, c'est quand même significatif de quelque chose.
00:03Oui, ça veut dire que le vote RN continue à progresser dans les territoires.
00:08Alors évidemment, dans le sud de la France et dans le nord de la France,
00:12mais on a vu aussi dans d'autres territoires.
00:15Un peu plus d'une soixantaine de villes, alors seulement une douzaine de plus de 30 000 habitants.
00:20Donc l'essentiel de ces villes sont de moins de 30 000 habitants.
00:24Mais surtout, et c'est peut-être le plus important, ça veut dire,
00:27et Jordan Bardella vient de le dire, on vient de l'entendre,
00:29ces 3020 conseillers municipaux nouveaux en France.
00:34Ça veut dire qu'au mois de septembre, il y a des élections sénatoriales.
00:37Il va y avoir une conséquence mécanique.
00:39Il va y avoir sans doute 10, 12, peut-être 15 sénateurs RN qui vont faire leur entrée au Sénat.
00:45Parce que c'est un suffrage indirect, il faut expliquer.
00:47Exactement, ce sont les grands élus qui votent pour ces sénateurs.
00:52Et donc potentiellement, un groupe RN au Sénat, c'est ce qui va se jouer à la fin du mois
00:56de septembre.
00:57Et c'est du jamais vu ?
00:58C'est du jamais vu absolument.
00:59Et pour le parti de Marine Le Pen et de Jordan Bardella,
01:04c'est une façon de préparer aussi les prochaines échéances,
01:08d'avoir des relais sur place.
01:09La présidentielle suivie évidemment d'une élection législative.
01:13Le fait que des députés du RN deviennent maires et que des nouveaux maires soient demain en capacité de devenir
01:21députés,
01:21de se présenter aux législatives, c'est ce qu'on appelle la professionnalisation d'un parti qui est en marche.
01:27Alors à gauche, des voix s'élèvent de plus en plus pour demander la démission d'Olivier Faure,
01:32le premier secrétaire du Parti Socialiste à Olivier Faure qui a assumé certaines alliances locales entre l'EFI et l
01:38'EPS ou l'union de la gauche pour les municipales.
01:40Et parmi les maires qui demandent la démission d'Olivier Faure, il y a Camille Karim Boimran qui a été
01:46réélu dimanche, maire de Saint-Ouen près de Paris.
01:50Il faut qu'Olivier Faure démissionne, c'est un échec total.
01:52Ça fait depuis deux ans que je le dis et le redit, cette ligne n'est pas bonne et les
01:56chiffres ont parlé.
01:56En 2024, j'ai eu l'occasion de le répéter à plusieurs reprises, il faut une ligne claire par rapport
02:00à l'EFI, pas bégayer.
02:02C'est bien beau de dire je suis contre LFI avant les périodes électorales et pendant les périodes électorales et
02:07entre les deux tours, aller pactiser avec LFI.
02:09Chaque lendemain d'élection a son lot d'appels à la démission.
02:12Moi j'aurais aimé aussi que celles et ceux qui ont été élus grâce à la stratégie patiente d'Olivier
02:17de construction du Rassemblement de l'Union de la Gauche
02:19qui a permis d'avoir la présence des écologistes, des communistes, etc. comme l'évoquait à l'instant Romain, disent
02:25aussi merci.
02:26Mais bon, ça on entend souvent moins merci que démission, mais c'est le lot de toutes les organisations politiques.
02:32Nous en prenons notre part.
02:34Bonjour François Celfond, député européen, membre surtout du bureau national du PS qui se réunit ce soir.
02:38Ça promet, ça va être une bonne ambiance.
02:41– Écoutez, ce ne sera pas règlement de compte à Ok Corral, j'entends des déclarations un peu explosives.
02:46Par contre, il y aura une explication franche parce que nos électeurs, moi c'est à eux que je pense
02:50d'abord,
02:51ce n'est pas un conflit de personnes, n'ont rien compris à ce qu'a dit la direction du
02:55PS.
02:55C'est un système d'injonction contradictoire.
02:57À 19h, LFI est antisémite, le lendemain à 21h, je vote pour le candidat LFI à Toulouse.
03:04Franchement, ce n'est pas comme ça qu'on donne l'impression de clarté, de cap.
03:08Il n'y a pas eu de cap suffisamment qui a été pris.
03:11Il faut du leadership et de la clarté.
03:13Donc je pense que c'est ce qu'on va rappeler ce soir.
03:16Parce qu'avant d'aborder l'élection présidentielle, il faut maintenant dissiper,
03:21moi je vais vous dire les mots tels que les Français me l'ont prononcé, parce que je suis socialiste,
03:25l'imprécision de tambouilles, de magouilles.
03:28Il faut un cap clair pour le Parti socialiste.
03:31Et le cap clair, c'est le refus absolu des alliances avec la France insoumise,
03:35d'ailleurs qui nous ont fait perdre beaucoup de collectivités.
03:37C'est la proposition politique d'un candidat socialiste ou social-démocrate à l'élection présidentielle,
03:43et c'est sortir de la toxicité de cette brutalisation de la vie politique que malheureusement on constate.
03:49Donc vous défendez une ligne claire.
03:51Soyez clair vous aussi, François Calfon.
03:53Est-ce que vous êtes sur la même ligne que le maire de Saint-Ouen ?
03:55Est-ce qu'il faut qu'Olivier Faure en tire les enseignements et s'en aille ?
04:00Il le formule parce que c'est un homme de communication,
04:02Karim Bouhémran, à travers l'incarnation d'Olivier Faure,
04:06à voir si Olivier Faure veut maintenant cette ligne claire
04:09qui se prononce clairement pour un candidat socialiste ou social-démocrate
04:13et qu'on arrête ce tango de pas en avant, un pas en arrière.
04:17Moi après je n'ai rien contre la personne d'Olivier Faure, bien au contraire.
04:21Maintenant il y a eu un problème.
04:23Il faut mettre les pieds dans le plat.
04:24Le problème, il est là.
04:26Moi je n'ai pas, je l'ai dit d'ailleurs très fortement,
04:28je n'ai pas accepté que nous disions je soutiens M. Picmal à Toulouse
04:34comme si M. Picmal était un dirigeant local
04:36alors qu'il avait reçu en meeting la semaine précédente Jean-Luc Mélenchon.
04:40Je n'ai pas non plus apprécié que par simple tweet on explique
04:45que Catherine Trotman qui est notre candidate
04:47et qui finalement a été contrainte à des alliances
04:50parce qu'arrivée en tête, la candidate écologiste ne s'est pas retirée.
04:55Catherine Trotman est socialiste.
04:56D'ailleurs elle a gagné, les électeurs ne s'y sont pas trompés.
04:59Donc par rapport à tout ça, il faut des explications.
05:01Il faut surtout d'urgence sortir de cette embrouillamini
05:05qui fait du Parti Socialiste
05:08tantôt répondant aux injonctions de Mme Tondelier sur Strasbourg,
05:11tantôt répondant finalement aux injonctions de la France Insoumise.
05:17Et moi, celles et ceux qui ont dit
05:18qu'il n'y a pas de problème d'alliance avec la France Insoumise,
05:22entre le premier et le second tour et même au soir du second tour,
05:24ils ont continué à nous taper dessus un peu comme des bruits.
05:27Je pense que c'est une impasse pour la France et pour la gauche.
05:30Et je vais même aller un peu au-delà.
05:31C'est-à-dire que la France Insoumise, c'est la garantie,
05:33c'est le boulet de la gauche, je le répète,
05:35et c'est la garantie si M. Mélenchon venait à être au second tour,
05:39ce que je ne souhaite pas, d'une autoroute pour le Rassemblement National.
05:42– Merci beaucoup François Calfon, et donc rendez-vous ce soir,
05:45on l'espère, pour la clarification.
05:46Quant à la droite, au LR, ce sont là aussi les grandes manœuvres en vue de 2027,
05:50avec Laurent Wauquiez qui appelle à une candidature unique à droite,
05:54mais alors une droite très très large, écoutez.
05:57– C'est une hypothèse probable ou possible, ça ?
06:00– Non, tout simplement parce qu'entre Édouard Philippe et Sarah Knaffot,
06:05vous y mettez le Rassemblement National ou pas ?
06:07Si on considère que Sarah Knaffot est à la droite du Rassemblement National,
06:12alors dans l'hypothèse de Laurent Wauquiez, j'y inclue le Rassemblement National.
06:15Ça n'est pas ce qu'il fait, mais par ailleurs, soyons clairs,
06:18Édouard Philippe n'a pas envie de tendre la main à Sarah Knaffot,
06:21ou alors sa candidature serait entachée d'une certaine manière.
06:24Et on a vu ce que ça a coûté, par exemple, à Rachida Dati à Paris.
06:28Les électeurs de M. Bournazel, droite centriste,
06:33ont fui la candidature de Dati parce que Sarah Knaffot,
06:36s'était retiré possiblement en sa faveur.
06:39Donc tout ça ne tient pas, mais entre ce que dit Laurent Wauquiez
06:42et ce que dit M. Bruno Retailleau, le chef de son parti,
06:45il y a un monde entre les deux.
06:47Donc en réalité, tous ces gens-là ne sont pas d'accord.
06:50Pourquoi ? Parce que Bruno Retailleau risque de dire
06:52le candidat naturel de la droite, c'est le chef du parti.
06:56Ça tombe bien, c'est moi.
06:57Ça tombe bien ?
06:57Donc…
06:57Bien.
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