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[#Reportage] Santé mentale à Oyem : un manque de prise en charge préoccupant

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Transcription
00:01Des individus qui déambulent, parfois en proie des troubles du comportement,
00:07des scènes devenues familières pour certains rivérins d'Aquacam,
00:10Adzabiloun ou encore Angon.
00:12Faute de données officielles, il est difficile de mesurer l'ampleur du phénomène.
00:17Mais sur le terrain, beaucoup évoquent une impression de recrudescence.
00:21Aujourd'hui, les enfants deviennent des malades mentaux
00:26qui errent dans la ville, que l'on voit un peu dans tous les quartiers,
00:32à dormir dans la rue, à manger dans les poubelles.
00:36Un phénomène qui aujourd'hui est de plus en plus accentué.
00:40Alors qu'il y a quelques années, lorsque nous, moi par exemple, j'étais encore tout petit au village,
00:46on pouvait compter sur les doigts le nombre de fous qu'on voyait dans la ville.
00:51Et autre chose aussi, c'est que ce n'était pas les gens qu'on voyait en désordre,
00:54c'était des gens qui particulièrement étaient dans leur foyer, dans leur village, dans leur maison.
00:59Et tout le monde savait qu'il y avait quelqu'un de malade dans ces conditions quelque part.
01:07Et on savait comment s'en occuper, même s'il n'y avait pas là des traitements comme ceux qu
01:13'on peut voir aujourd'hui.
01:14Selon plusieurs témoignages, ces situations seraient liées à des parcours de vie fragilisés,
01:19ruptures familiales, précarité ou encore interruptions de suivi médicales.
01:23Les troubles observés sont variés.
01:25Dépression, anxiété, schizophrénie ou addiction.
01:29Des pathologies qui nécessitent un encadrement médical spécifique.
01:33Les raisons pour lesquelles il y a une telle reconnaissance de malades mentaux dans nos villes,
01:37la première raison est le facteur de drogue.
01:42Il y a une très grande prise de drogue par nos jeunes aujourd'hui.
01:46Le second facteur, c'est qu'il y a effectivement des maladies mentales, neurologiques, etc.
01:56L'autre facteur, c'est certaines pratiques, certaines pratiques occultes qui amènent la démence dans la vie de beaucoup de
02:06nos jeunes.
02:07Maintenant, cette reconnaissance aussi est due à la non prise en charge, la non prise en charge de par nos
02:17autorités,
02:18qui aujourd'hui, on n'a pas de structure pour recueillir, pour accueillir ces jeunes-là et faire un suivi
02:25médical assez important.
02:28On n'en a vraiment pas.
02:31Et d'ailleurs, on le constate dans tout le Gabon, à part peut-être la province de l'Estuaire, mais
02:36ailleurs, il n'y en a pas.
02:37À OEM, l'absence de structure spécialisée en santé mentale est régulièrement pointée du doigt.
02:44Conséquence des diagnostics tardifs, voire inexistants, et des familles souvent démunies face à la prise en charge.
02:51Sans accompagnement médical adapté, l'évolution de ces troubles devient plus difficile à maîtriser.
02:57Derrière ces situations visibles dans l'espace public, se pose la question plus large de l'accès aux soins en
03:03santé mentale.
03:04Un enjeu de santé publique encore plus structuré localement, mais de plus en plus perceptible au quotidien.
03:11Sous-titrage Société Radio-Canada
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