00:00Le landerno politique gabonais vit des heures décisives.
00:04À 90 jours de l'échéance légale, les 104 formations répertoriées dans le pays
00:09engagent une course contre la montre pour se conformer à la loi numéro 016-2025 du 27 juin 2025.
00:19Entre enrôlement massif et congrès de refondation, les États-majors jouent leur survie institutionnelle.
00:25En effet, lors d'une récente rencontre, le ministre de l'Intérieur Adrien Guimamba avait fixé un cap clair.
00:33Actualiser le fichier national pour ne conserver que les structures réellement actives.
00:39Neuf mois après le lancement du processus, l'urgence gagne les rangs.
00:43Pour beaucoup, l'enjeu consiste à transformer des groupements parfois léthargiques en machines politiques structurées
00:50répondant aux nouvelles exigences de représentativité.
00:53Certaines formations affichent une sérénité notable.
00:57L'Union nationale, par la voix de son secrétaire exécutif Minot-Maxime Zima-Ebeya,
01:03confirme que son dossier est prêt.
01:06Le parti mis sur la régularité de ses instances statuaires
01:09et un directoire élu pour valider son maintien.
01:13De son côté, l'Union démocratique des bâtisseurs
01:16affirme avoir déjà franchi les caps symboliques de 9000 adhérents,
01:21ce qui est désormais indispensable pour exister légalement.
01:25Pour d'autres comme l'Union du peuple gabonais,
01:28l'heure est à la restructuration interne.
01:31Alec Nzenghi, son secrétaire exécutif,
01:34supervise actuellement une commission ad hoc.
01:37Cette dernière prépare une convention nationale,
01:41préalable, indispensable à la tenue d'un congrès,
01:43qui devra aligner le parti sur le nouveau cadre légal.
01:47La loi de juin 2025 ne se contente pas d'exiger une base militante élargie.
01:53L'article 72 introduit des verrous inédits
01:57pour assainir la vie publique,
01:59notamment une représentativité minimale.
02:02Chaque parti doit justifier d'au moins 9000 membres.
02:06Une assiduité électorale qui suggère que toute formation
02:10s'abtenant de présenter des candidats lors de deux scrutins consécutifs
02:15perdra automatiquement son statut légal.
02:18Et enfin, l'obligation de transparence financière
02:22permettant à la Cour des comptes d'exercer un contrôle renforcé
02:25sur la comptabilité des partis.
02:27Ce dispositif vise à mettre fin aux partis cartables
02:31et à professionnaliser le débat démocratique.
02:34Les formations qui échoueront à franchir ces obstacles
02:37avant les délais de trois mois s'exposent à une dissolution pure et simple,
02:43redessinant ainsi une carte politique gabonaise
02:45plus resserrée et plus exigeante.
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