00:00Je m'appelle Mme Zélie Madeleine, bureau de poste LALALA, receveur et syndicaliste qui occupe le poste de l'ingénieur.
00:10Ce matin, hier d'abord nous avions prévu de faire un point de presse qui a été fixé pour 11h.
00:19À 10h ce matin, lorsque nous avions pris la charge de pouvoir disposer les chaises,
00:26juste 10 minutes après, nous avions vu les agents de sécurité arriver pour nous demander d'enlever les chaises.
00:33Et la date est passée pour dire que les accroquements étaient interdits.
00:41Et les rassemblements aussi.
00:43J'avais dit la même chose de Fénobélisse.
00:45Et nous avons trouvé ça comme de la provocation.
00:49Nous nous sommes dit, mais pourquoi est-ce que c'est maintenant qu'elle va parler d'interdiction,
00:53alors que depuis hier, c'est souvent 48h ou plus 72h qu'on fait une note pour pouvoir avertir soit
01:04la population,
01:04soit les agents pour leur interdire quelque chose qui ne peut pas se faire.
01:10Mais malheureusement, nous avions demandé au collège de s'asseoir parce que la presse était déjà là.
01:16La presse était là pour pouvoir nous équiper.
01:21Et lorsque nous étions assis, nous avions vu venir les policiers,
01:25parce qu'elle a appelé les policiers, les agents de sécurité.
01:31Ils sont là, ils sont là, ils sont là.
01:34Ils sont là, ils sont là.
01:35Il est là-bas derrière.
01:36Le responsable.
01:37Le chef, c'est lui là.
01:41Nous voulons juste faire entendre à l'opinion nationale et internationale ce que nous vivons à la cause.
01:46Il n'agit pas de question.
01:47De toute façon, j'ai fait ce qu'on m'a demandé de faire ça.
01:49Comment ça c'est musulé ?
01:50Et tout de suite, ils ont attaché le chien.
01:52Ils ont même détaché le chien.
01:53Le gros chien qui est là-bas, monsieur le ministre,
01:55qui est venu, mord, qui a mordu le collège qui est en ce moment à l'infimérie.
02:02Mordre, oui, qui a mordu le collège qui est en ce moment à l'infimérie.
02:07Et nous avions quand même pu faire la conférence de presse,
02:11c'est plutôt le point de presse autant pour moi.
02:14Juste après que les journalistes aient demandé qu'on se retire pour aller au charbonnage,
02:20parce qu'il fallait aussi faire boire ses locaux,
02:22voir un peu comment les agents de travail dans les salubrités,
02:26parce qu'il faut que le gouvernement sache comment les possèdent.
02:30Là où ils travaillent, dans telles conditions, les possèdent de travail.
02:34Non seulement, nous avons les salaires impayés, 4 mois aujourd'hui,
02:38nous n'en pouvons plus.
02:40On a scellé, hier, avant qu'il y en a scellé le bureau de poste,
02:43parce que la collègue a refusé de pouvoir signer le PV pour mutation ou affectation.
02:52Ils nous ont tout dit.
02:54En tout cas, il a fallu avoir quoi de faire.
02:56Bref, en scellant le bureau, nous nous sommes dit,
02:58mais ça nous arrange, on va tout de suite nous asseoir en ville.
03:02Bref, monsieur le ministre, ce qui arrive aujourd'hui,
03:05nous nous pourrions seulement vous faire savoir que,
03:08vraiment, c'est la doute d'eau qui a débrouillé le passe.
03:12Et il y a eu des bagarres, en fait, des affrontements.
03:15Nous ne pouvons pas.
03:17Dieu merci.
03:18Comme vous êtes notre père, nous voulons seulement la justice.
03:21Nous voulons que les choses se fassent dans l'ordre, dans la sérénité,
03:27pour que nous puissions reprendre nos positions de travail
03:31et travailler librement dans la sérénité.
03:33Il n'y a pas de calme à la conscience.
03:35Je crois que cette direction générale a pris les fonctions.
03:37Il n'y a pas de calme.
03:38Nous ne vivons que les menaces.
03:41Appelez-moi la DGR.
04:02Vous savez qu'au Gabon, il y a la gendarmerie, il y a la police.
04:05Vous le savez.
04:06Une société privée, vous libérez un chien.
04:09Quelle que soit la faute de ses agents, vous libérez un chien pour mordre un Gabonais.
04:14Mais sur quelle que soit votre raison, vous allez répondre de vos responsabilités.
04:21Appelez-moi la DGR.
04:23Il sera entendu.
04:24Ça, il faut que vous le sachiez.
04:26Et vous ne quitterez pas d'ici.
04:28Il faut que vous le sachiez.
04:31Maintenant, les questions internes, on va résoudre ça.
04:34Vous, vous allez répondre de vos responsabilités devant la loi Gabonais.
04:37Vous faites le couler le sang des Gabonais.
04:39Oui.
04:42Vous ne le partirez pas d'ici, vous là.
04:45Et quelle que soit la personne que vous envoyez.
04:50Vous libérez un chien.
04:52Et si ce monsieur meurt, meurt bien cette dame meurt.
04:58C'est quoi ça, vous prenez le Gabonais pour qui ?
05:05Autant de chien là, par rapport à la justice.
05:08Vous voulez qu'on vous livre à la justice populaire ?
05:13Vous ne partirez pas d'ici.
05:16Vous ne le partirez pas.
05:18On va s'asseoir, nous tous, et on va remettre en cause tout ce qui a été fait à défaut.
05:28Nous allons faire ça comme ça.
05:31Madame, le salaire ne dépend pas du ministre.
05:36Moi, mon rôle, c'est d'engager.
05:39Je l'ai fait.
05:41Il y a d'autres services qui s'impliquent dans le règlement, le paiement des salaires.
05:47Nous avons envoyé au service compétent.
05:50Donc, nous attendons un retour.
05:53Mais prenez votre mal en patience, c'est ce que je peux vous dire.
06:01Mais dans cette condition, oui.
06:04Oui, montrez.
06:11Il y a quelques temps, je vous avais demandé de prendre votre mal en patience.
06:20Parce que les problèmes de la fausse datent depuis une vingtaine d'années.
06:27Aucun gouvernement, aucune direction générale n'a pu résoudre le problème de la fausse.
06:35Parce que le diagnostic est faux.
06:39Et les approches sont fausses.
06:45Moi, je suis procédurier.
06:48Je suis systémique.
06:50Quand j'arrive dans un système, je regarde des éléments essentiels.
06:55La première chose que j'avais proposée au gouvernement, c'est de changer la direction de la fausse.
07:00Et je l'ai fait.
07:02Le 26 février dernier.
07:04Mais il se trouve que les directeurs généraux actuels résistent et vont contre la loi.
07:10C'est pour ça que je les regarde et je n'agis pas.
07:14Parce que quand on est une direction générale, qui a été enlevée de façon officielle par l'instance supérieure du
07:23gouvernement de la République,
07:24qu'on appelle le Conseil des ministres, et quelques individus utilisent des relations autres pour résister,
07:31moi, en tant que ministre, je les laisse faire.
07:34Parce que je sais que ça n'aboutira à rien.
07:38Je vous ai demandé de garder votre calme.
07:46Je vous ai demandé de garder votre calme.
07:48Parce que cette situation est connue de la plus haute autorité de notre pays,
07:53qui a demandé qu'on regarde ce dossier avec intérêt.
07:57Parce qu'on ne peut pas paralyser un outil important que la pose à cause de trois ou quatre individus.
08:07Quand on est démis de ces fonctions, en attendant l'installation de nouvelles personnalités,
08:13on assure des affaires courantes.
08:16On ne pose pas des actes qui engagent l'administration.
08:21Les actes financiers, les actes juridiques, on ne touche pas au personnel.
08:26Je suis étonné d'entendre qu'on affecte le personnel, on engage les finances, la pose.
08:33On scelle les bureaux.
08:37À partir de là, je ne me mêle pas.
08:39J'entends que le chef de l'État me donne une instruction ferme.
08:44Mais vous qui êtes concernés, vous qui vivez la dure,
08:47je vous ai appelé au calme.
08:53Tout ce qui s'est fait à la pose, c'est contre la loi.
08:59J'ai vu que Mme le PCA a signé une autorisation.
09:04Une autorisation, ça m'avertit.
09:06Alors que j'avais reçu Mme le PCA à mon bureau pour dire,
09:10on limite les compétences de la direction sortante aux affaires courantes.
09:17Donc ça ne m'engage pas.
09:20La pose, c'est une entité sous tutelle.
09:22C'est une propriété de l'État gabonais.
09:24Mais nous sommes étonnés de voir que la pose devient la propriété des individus.
09:32Ça veut dire que c'est de l'inconscient.
09:35Comment on va amener, je ne sais pas qui,
09:40un individu perd mort des Gabonais qui ont leurs droits.
09:48Mais donc, vous avez les voies de justice, vous portez plainte.
09:53Vous portez plainte contre l'individu ou bien cette société.
09:56Parce que lui, il ne quittera pas d'ici.
09:59Mais vous ne quittez pas d'ici.
10:00Vous ne quittez pas.
10:02Vous pouvez appeler qui vous voulez.
10:03Mais vous ne partirez pas d'ici parce que vous avez fait mort d'un Gabonais.
10:08Et moi, je suis Gabonais de sang.
10:11Vous ne partirez pas d'ici.
10:13Allez-y dire à quelqu'un qui vous a envoyé faire cette taque-là
10:16que le ministre est descendu de lui-même.
10:18Vous ne partirez pas d'ici.
10:20Et vous et vos chiens.
10:26Partirez pas d'ici.
10:30Vous êtes Gabonais, vous ?
10:32Vous êtes Gabonais.
10:36Votre origine, c'est quoi ?
10:38Vous pouvez faire ça au Cameroun.
10:39Un Gabonais peut faire ça au Cameroun.
10:43Est-ce qu'un Gabonais peut se permettre de faire ce que vous faites là au Cameroun ?
10:48Donc, vous vous calmez.
10:51Vous restez tranquille.
10:52Je ne veux pas de mouvements de grève ici.
10:56Parce que ça ne va résoudre aucun problème.
11:01Vous êtes –
11:01Tout ce que vous faites là.
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