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  • il y a 7 semaines
L'ensemble des maires de France sont désormais connus ce lundi 23 mars. Emmanuel Grégoire a largement remporté le second tour des élections municipales à Paris, avec neuf points d'avance sur Rachida Dati. À Lyon, la liste menée par Grégory Doucet est arrivée juste devant celle de Jean-Michel Aulas, qui a annoncé le dépôt d'un recours.

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Transcription
00:00Je les cite, vous avez donc fait perdre la gauche hier soir, qu'est-ce que vous répondez à la
00:04direction du PS ?
00:05Le congrès du Parti Socialiste a commencé, donc je pense qu'ils sont en train de se positionner,
00:10j'ai bien compris que l'opposition à Olivier Faure essaye sans doute de le débarquer de sa fonction,
00:15bref franchement tout ça m'intéresse peu, ce que je regarde moi c'est les faits.
00:20Les faits d'abord c'est que lors de ces élections municipales, la France Insoumise qui a 10 ans,
00:24qui abordait pour la première fois vraiment ce scrutin, fait une percée, une progression,
00:30qui est une progression remarquable, ça se résume à deux chiffres, vous savez,
00:34la France Insoumise dirigeait zéro commune parmi les 50 communes les plus peuplées de France,
00:38aujourd'hui elle va en diriger deux, Saint-Denis et Roubaix,
00:42il y avait à peu près 30 000 habitants qui vivaient dans une commune dirigée par la France Insoumise,
00:46demain il y en aura 550 000, c'est-à-dire 18 fois plus.
00:50Parce que vous êtes concentré sur des secteurs plus que pour vous étendre dans toute la France, ce qui est
00:54vrai.
00:55Attendez, après on pourra parler de toute la France si vous voulez,
00:57je vous dis juste qu'il y a 18 fois plus de citoyennes et de citoyens
01:01qui demain vont vivre dans une commune dirigée par la France Insoumise qu'avant.
01:05Donc ça c'est le résultat de la France Insoumise dans ses élections municipales,
01:08donc c'est une percée qui est une percée remarquable.
01:10Après, quand j'entends, pardon M. Tréa, c'est quand même hallucinant,
01:14c'est-à-dire, j'entends des socialistes qui, il y a 15 jours, disaient plus jamais avec la France
01:20Insoumise,
01:20il y a une semaine, nous suppliaient de vouloir faire des fusions pour essayer de sauver leur mère
01:25qui était en très mauvaise posture, et à 20h01 hier soir,
01:29parce que leur mère en très mauvaise posture ont perdu,
01:32viennent nous dire non finalement c'est pas de notre faute si on a perdu,
01:34c'est de la faute des Insoumis.
01:35Franchement, c'est ridicule.
01:35Parce qu'ils ont regardé les cartes, je vous montre une carte.
01:37Regardez les cartes et regardez les chiffres.
01:38Je vous montre une carte.
01:40Les grandes villes où la gauche partait unie au deuxième tour, y compris unie avec vous.
01:45Voici ce que ça a donné à la fin.
01:47Victoire à Grenoble, Lyon, Nantes, Tours,
01:49mais défaite à Toulouse, Brest, Clermont, Tulle, Cherbourg, Limoges, Besançon.
01:53C'est cette carte qui amène le PS à vous attaquer.
01:55Mais alors regardez, prenons...
01:56En disant on aurait dû gagner ou vous nous avez fait perdre.
01:58Mais c'est pas vrai.
01:59Dans aucune de ces villes-là,
02:02dans aucune des villes que vous montrez là,
02:04où il y a eu des fusions au deuxième tour,
02:07dans aucune d'entre elles,
02:08s'il n'y avait pas eu de fusion
02:10et si le PS était resté tout seul au deuxième tour,
02:13aucune de ces villes-là, il n'aurait gagné.
02:14C'est en partie vrai, M. Bopin.
02:16Oui, mais j'ai quand même quelques remarques à vous faire.
02:18On va prendre Toulouse.
02:20Trois remarques sur Toulouse.
02:21Très intéressant.
02:22Toulouse, il y a eu un sursaut de l'électorat
02:25en faveur de M. Moudinck.
02:2730 000 voix.
02:28Qui a gagné 30 000 voix
02:29entre le premier et le deuxième tour.
02:31Attendez, c'est pas terminé.
02:33Dans la même ville,
02:34le nombre de bulletins blancs ou nuls,
02:36c'est-à-dire, probablement,
02:38c'est une supposition,
02:40un électorat de gauche,
02:41mais qui ne veut pas voter,
02:43parce qu'il y a cette fusion,
02:44il a doublé, voire triplé, selon les villes.
02:49Troisième chose,
02:50quand il y a des triangulaires,
02:52le candidat le plus faible de la triangulaire
02:55ou de la cadre angulaire, d'ailleurs,
02:57vous apercevez que son résultat,
02:59il fond comme neige au soleil.
03:01Ça veut dire que, quand même,
03:03il y a eu un réflexe anti-LFI,
03:06me semble-t-il,
03:07même si,
03:08même si,
03:08dans les villes en question,
03:10seules ou avec les communistes
03:12et les écologistes,
03:14il ne serait pas arrivé à l'ordre.
03:15Réflexe anti-LFI.
03:16Non, attendez,
03:17c'est intéressant,
03:18c'est bien,
03:18on prend des cas concrets.
03:19Je vais vous dire une chose,
03:20M. Tréard,
03:20vous pourrez vérifier
03:21si ce que je vais vous dire est vrai ou pas.
03:23François Picmal,
03:24à la tête de la liste de rassemblement
03:26au second tour de l'élection municipale
03:28à Toulouse dimanche,
03:30réalise dimanche
03:31le nombre de voix
03:33le plus important
03:34qui n'a jamais été réalisé
03:35par un candidat de gauche
03:37au second tour
03:38de l'élection municipale à Toulouse.
03:39Il fait 25 000 voix de plus
03:41qu'en 2020.
03:43En 2020,
03:44on pourrait me dire
03:44que c'était le Covid.
03:45C'était particulier.
03:46Mettons-le de côté,
03:47il fait 10 000 voix de plus
03:48qu'à l'élection municipale
03:50précédente de 2014.
03:51Alors,
03:51si vous arrivez à m'expliquer pourquoi,
03:53alors qu'il y aurait eu
03:54un effet repoussoir,
03:55puisque c'est ça la thèse
03:56que vous développez là,
03:58il fait un record
03:59du nombre de voix
04:00réalisé par un candidat de gauche
04:02au second tour,
04:02vous voyez qu'il y a quelque chose
04:03qui tient pas là-dedans.
04:04Vous racontez la moitié de l'histoire,
04:05Manuel Bompard.
04:06J'ai regardé aussi,
04:07les chiffres que vous donnez
04:08sont parfaitement vrais,
04:08il n'y a aucun problème.
04:09J'ai regardé l'écart
04:11entre Jean-Luc Moudinck
04:12et le candidat de gauche
04:13qui l'affronte
04:14depuis trois municipales,
04:16parce que c'est son troisième mandat
04:18aujourd'hui.
04:18Il n'a jamais été
04:20aussi confortablement élu.
04:22Il y a quasiment
04:23huit points d'écart.
04:24Donc, ça revient
04:25à ce que disait tout à l'heure Yves.
04:26Ça ne change rien
04:26à la démonstration que je fais.
04:28Ça ne change rien
04:28à la démonstration d'Yves.
04:29C'est de dire,
04:31est-ce que finalement,
04:31alors oui,
04:32vous avez obtenu plus de voix
04:34que lors des fois précédentes,
04:36en revanche,
04:37le maire sortant,
04:38on obtient encore beaucoup plus.
04:40C'est une élection municipale.
04:43Ça rejoint le réflexe
04:44anti-LFI.
04:45Ce que je vous dis
04:46à Toulouse
04:47est vrai à Brest,
04:48à Argenteuil,
04:50à Clermont,
04:51à Avignon.
04:52Je pense que les gens
04:52ne vont pas comprendre.
04:53Monsieur Très-Hard,
04:53je voulais juste vous dire
04:54une deuxième réponse.
04:55Enfin, pardon,
04:56sur un deuxième argument
04:56que vous avez avancé,
04:57qui je trouvais
04:58est quand même
04:59l'angle mort
04:59des commentaires politiques
05:00auxquels on assiste
05:01depuis hier soir 20h.
05:02Pourquoi, je vais vous dire,
05:03pourquoi à Brest,
05:05le candidat socialiste
05:06fait la fusion
05:07avec la France insoumise ?
05:08Parce qu'il réalise
05:09au premier tour
05:10le pire score
05:11que le candidat socialiste
05:13n'a jamais réalisé
05:14à Brest
05:15depuis des décennies.
05:16Pourquoi à Clermont-Ferrand,
05:18le candidat socialiste
05:19fait la fusion ?
05:20C'est parce qu'il réalise
05:21le pire score
05:21qu'il n'a jamais réalisé
05:22un candidat,
05:23un maire sortant.
05:24Et que sans vous,
05:25et qu'il a besoin
05:27de nous au deuxième tour.
05:28Mais donc,
05:28s'il a perdu au deuxième,
05:30ce n'est pas parce qu'il y avait
05:30la France insoumise au deuxième,
05:32c'est parce qu'au premier,
05:33il a fait le pire score
05:34qu'aucun maire socialiste
05:35n'avait jamais suivi.
05:36Je vous disais,
05:36à côté attentivement,
05:37hier, M. Bompard,
05:38dans votre déclaration,
05:39vous avez dit,
05:40en gros,
05:41ils étaient tellement
05:42décrédibilisés,
05:43les socialistes,
05:43que même avec notre apport
05:46fantastique,
05:47si j'ose dire,
05:47on n'a pas pu les sauver.
05:48Donc,
05:48le prochain fois,
05:50votez pour nous
05:51plus fortement
05:52dès le premier tour.
05:53Est-ce que ce n'est pas
05:53un peu facile de dire ça ?
05:54Non.
05:55Finalement,
05:55vous dites,
05:56on n'a pas été repoussoirs,
05:57mais ils étaient tellement
05:58décrédibilisés
05:58qu'on n'a pas pu les sauver.
06:00Est-ce que vous ne réécrivez
06:00pas un peu l'histoire ?
06:01Non, parce que,
06:02je prends des exemples
06:03très concrets,
06:03je m'appuie sur des chiffres.
06:04À Brest,
06:05je le disais,
06:05le candidat socialiste
06:06perd à peu près
06:08huit points
06:08par rapport au score
06:09qu'il avait réalisé lui-même
06:11lors de la dernière élection
06:12municipale.
06:12Donc,
06:12si ce n'est pas repoussoir,
06:13en tout cas,
06:14ça ne permet pas
06:14de gagner l'apport
06:15de la France insoumise.
06:16Et nous,
06:16les Insoumis,
06:17à Brest,
06:17on fait un score
06:18qui est au-delà
06:19d'un score
06:20qu'on faisait nous
06:20aux élections européennes
06:21dans cette ville.
06:22Mais ça ne suffit pas.
06:23Ah ben oui,
06:23ça ne suffit pas.
06:23Pour vous montrer
06:24le caractère repoussoir
06:25en deux mots,
06:26à Brest,
06:27par exemple,
06:27le troisième candidat
06:30qui est un candidat
06:32Rassemblement national,
06:33il perd 3000 voix
06:34qui se reportent
06:36sur le vainqueur.
06:37Vous avez raison,
06:38et ça,
06:38c'est un phénomène
06:38que j'observe,
06:40qui est un phénomène
06:40assez nouveau d'ailleurs,
06:41qui est que le Rassemblement national,
06:43d'habitude,
06:43entre les deux tours,
06:45gardait plutôt ses voix.
06:46Et là,
06:46c'est vrai que souvent,
06:47ces électrices
06:48et ces électeurs
06:49sont allés voter à droite,
06:50entre guillemets.
06:51Pour faire barrage.
06:52Pour vous faire barrage.
06:53Non, précisément,
06:54ce que j'allais dire,
06:54vous savez,
06:55Monsieur Tréard,
06:55si vous êtes attentif,
06:56vous verrez que ce phénomène
06:57existe aussi dans les endroits
06:58où au deuxième tour,
07:00il n'y avait pas
07:00la France insoumise en face,
07:01que c'était des listes
07:02du Parti socialiste,
07:03des écologistes,
07:04etc.
07:04Donc en fait,
07:05ça n'a rien à voir
07:06avec la France insoumise.
07:07Donc vous voyez,
07:08je trouve qu'il faut faire attention
07:09quand même sur les analyses
07:10un peu hâtives qui sont faites.
07:11La vérité,
07:12que personne ne dit,
07:13c'est que moi,
07:14je considère que le Parti socialiste
07:15a pâti d'une vague dégagiste
07:17contre ses maires sortants,
07:18à Brest,
07:18à Clermont-Ferrand
07:19qui s'est installé
07:20depuis un certain nombre d'années,
07:21et a pâti du boulet
07:23que constitue,
07:24par exemple,
07:25son groupe parlementaire
07:26à l'Assemblée nationale
07:27qui a accompagné
07:28les politiques macronistes
07:29et que vous avez des électrices
07:30et des électeurs.
07:31Mais non,
07:32mais je pense quand même
07:32d'observer qu'il y a des gens
07:34qui ne sont pas allés voter socialiste
07:36parce que les socialistes
07:37n'ont pas censuré les gouvernements,
07:38qu'ils ont approuvé
07:39le budget de la sécurité sociale
07:40et qu'à un moment,
07:41ça a des conséquences.
07:42Manuel Bopard,
07:42si tout le monde
07:43est le boulet de tout le monde,
07:43si vous êtes le boulet du PS
07:45et le PS est votre boulet,
07:47à vous,
07:48je caricature les choses.
07:49Il y a une semaine,
07:49vous avez remarqué
07:50que la musique
07:50n'était pas tout à fait la même.
07:51J'entends bien,
07:51j'entends bien.
07:52La crédibilité des gens
07:53qui disent sales
07:53et un peu commis.
07:53Quelles conséquences vous en tirez ?
07:55Est-ce que, en gros,
07:56les deux s'annulent
07:57et vous dites,
07:57bon, malgré tout,
07:58on est obligés de s'entendre
07:59et je pense évidemment à 2027
08:01ou au contraire,
08:01vous dites, écoutez,
08:02si c'est ça,
08:04fermez le banc
08:04et ce sera le divorce.
08:05Je vais vous dire franchement,
08:06mon intérêt,
08:07là j'ai répondu
08:07parce que vous m'avez posé la question,
08:09en vrai je m'en fiche
08:10de ce que pense
08:11le PS, etc.
08:13Ce que j'observe,
08:14c'est que la France insoumise,
08:15elle a été créée
08:16dans un contexte
08:17qui est un contexte difficile
08:18pour la gauche
08:18qui est au lendemain
08:19du quinquennat de François Hollande
08:20où le total de la gauche
08:22a perdu 20 points
08:23entre 2012 et 2017.
08:26Et depuis,
08:26la France insoumise,
08:27elle prend et acte
08:28de cette situation
08:29et on travaille
08:30pour essayer de récupérer
08:31des points
08:32qui ont été perdus
08:33par la gauche
08:33parce que c'est la seule solution
08:34qui permettra à la gauche
08:35de prendre le pouvoir
08:36dans ce pays demain.
08:38Mais est-ce que vos électeurs insoumis
08:40se retrouvent aussi ?
08:41Si vous voulez bien
08:41ma démonstration,
08:42après je vous laisse poser votre question.
08:43Et on avance
08:44aux élections européennes,
08:45on progresse par rapport
08:46aux élections européennes précédentes,
08:47aux élections municipales,
08:48on progresse par rapport
08:49aux élections municipales précédentes.
08:50Vous savez,
08:51dans toutes les grandes communes,
08:52là,
08:52si vous regardez au premier tour,
08:54les listes d'Union,
08:55PS,
08:56PCF,
08:57ELV,
08:58elles perdent 6 points en moyenne
08:59dans toutes les communes
09:00de plus de 100 000 euros.
09:01Les listes,
09:01Montpellier,
09:02Lille,
09:02Pau,
09:02Amiens,
09:03Saint-Étienne ?
09:03Elles perdent 6 points en moyenne.
09:04Là, je regarde sur les scores
09:05de premier tour,
09:06d'accord ?
09:07Les listes insoumises,
09:08elles gagnent 9 points en moyenne.
09:10Donc qu'est-ce que ça dit ?
09:10Ça dit qu'il y a la gauche traditionnelle
09:13qui baisse,
09:13qui perd de l'influence
09:15et à la gauche de rupture
09:16dirigée par la France insoumise.
09:17Vous partiez de plus loin,
09:18donc vous avez une progression plus nette.
09:19Et il y a la gauche de rupture
09:20dirigée par la France insoumise
09:21qui progresse.
09:22Et qui progresse davantage
09:23et qui fait augmenter
09:23le total gauche.
09:24Mais aujourd'hui,
09:25je le reconnais,
09:26c'est insuffisant
09:26pour gagner à Toulouse,
09:28c'est insuffisant
09:28pour gagner à Limoges.
09:29Il faut continuer notre travail.
09:31Et donc,
09:31pour les prochaines élections présidentielles,
09:32je dis,
09:33la force est de notre côté.
09:34Donc je dis aux gens
09:35qui nous écoutent,
09:35venez nous aider
09:36pour faire ce travail.
09:37C'est un travail compliqué,
09:38c'est un travail...
09:39On gratte la montagne
09:40de la résignation
09:41avec nos doigts.
09:41Ce n'est pas facile de le faire.
09:43Mais il faut qu'on soit
09:43plus nombreux à le faire.
09:44Marie ?
09:44Oui, sur votre stratégie
09:46et le fait que,
09:46ou pas,
09:47vos électeurs s'y retrouvent.
09:48Moi, j'ai une image,
09:50on est au début
09:51de la saison dernière,
09:52les universités d'été
09:53de votre parti,
09:55d'une salle
09:56pleine à craquer
09:57qui hurle
09:58« Tout le monde,
09:59tout le monde
10:00déteste le PS ».
10:01Vous ironisiez
10:02sur ce qu'a été
10:03le parcours
10:03du Parti Socialiste
10:04ces dernières semaines,
10:05à raison de jamais
10:08et puis peut-être
10:09et puis oui,
10:09concluons.
10:10Vous êtes aussi finalement
10:11un peu dans la même stratégie,
10:13c'est-à-dire que
10:13vous n'avez cessé
10:15de hurler à l'encontre
10:16des dirigeants
10:16du Parti Socialiste
10:17pour leur toper dans la main
10:18sur ces accords locaux.
10:20Mais madame,
10:20moi je vous dis,
10:21nous on a toujours dit
10:22précisément
10:23et de manière transparente
10:24les choses qu'on allait faire,
10:25y compris avant le premier tour,
10:27où on a produit
10:27plusieurs déclarations
10:28de la France insoumise.
10:29Je réponds à votre question,
10:30il n'y a pas de difficulté
10:31où on a dit les choses
10:31de manière très claire.
10:32Là où il y a un risque
10:33de droite et d'extrême droite,
10:35nous on appelle toujours
10:35à voter à gauche,
10:36quelle que soit l'ampleur
10:37par ailleurs de nos désaccords.
10:38Et ils sont majeurs,
10:41importants,
10:41avec ce qu'a été
10:42la stratégie délétère
10:43de mon point de vue
10:44pour la gauche
10:44du Parti Socialiste
10:45ces derniers mois.
10:46Donc nous on est très clair
10:47sur ce sujet.
10:48Et d'ailleurs,
10:48c'est ce qu'on a mis en œuvre
10:49entre les deux tours.
10:50On a eu une stratégie nationale,
10:52nous on n'a pas dit
10:52c'est les accords locaux.
10:53Notre stratégie nationale,
10:54c'était partout
10:55il y a risque de droite
10:55et d'extrême droite,
10:56on propose le rassemblement.
10:57– Pas pour Sofia Chiquirou
10:58à Paris ?
10:58– Parce que monsieur,
11:00si on l'a proposé,
11:01mais parce que monsieur Grégoire
11:02a décidé qu'il n'avait pas besoin
11:03qu'il n'avait pas besoin de nous.
11:06Pourquoi on l'aurait fait ?
11:07Madame, on est rentré en force
11:08au Conseil de Paris,
11:10on aurait pu faire plus,
11:12et la preuve,
11:13ce n'est pas notre maintien
11:13qui a fait perdre la ville
11:14ou qui a fait gagner la droite.
11:15Donc il n'y avait pas de raison
11:16de se retirer.
11:16– Votre objectif, là maintenant,
11:17c'est de partir
11:18à la conquête du Sénat ?
11:19– Partir à la conquête du Sénat,
11:21monsieur Théard,
11:22vous connaissez bien les choses,
11:23je serais un peu…
11:24– Il est ambitieux,
11:25il est plus ambitieux que vous.
11:26– Non mais attendez,
11:27vous n'avez aucun représentant au Sénat,
11:29là vous aviez très peu
11:31d'élus locaux,
11:32c'est une des raisons
11:33pour lesquelles vous n'aviez personne,
11:34et maintenant vous avez…
11:35– On va dire faire
11:36notre entrée au Sénat.
11:36– Voilà.
11:37– Partir à la conquête,
11:38c'est un objectif,
11:41mais je vois que vous avez
11:42des objectifs importants
11:43pour la France insoumise,
11:44monsieur Théard,
11:45et je vous en remercie.
11:45– Mais il y a une autre carte
11:46que je voulais vous montrer,
11:47quand même,
11:47vous parliez de percer tout à l'heure,
11:48ce sont les villes
11:49où vous l'emportez,
11:50Roubaix, Saint-Fonce,
11:51Vénitieux, Creil,
11:52Saint-Denis,
11:53Le Tampon à la Réunion,
11:54vous le direz,
11:55il n'y a jamais eu
11:55autant de villes insoumises,
11:57voilà cette carte,
11:58évidemment.
11:59Pour vous,
11:59est-ce que ça valide
12:00votre stratégie
12:01et toute votre stratégie,
12:04c'est-à-dire
12:05le bruit et la fureur
12:06de Jean-Luc Mélenchon,
12:07c'est-à-dire la Nouvelle-France,
12:08tout ça s'est validé,
12:08et vous ne reviendrez
12:10sur rien,
12:11jamais rien ?
12:12– Ben,
12:13revenir sur rien,
12:14jamais rien,
12:15comme tout le monde,
12:15je suis un être humain,
12:16vous aussi,
12:16ça peut vous arriver
12:17de faire des erreurs,
12:18moi aussi,
12:18pas vous dire
12:19je ne reviendrai jamais
12:20sur rien,
12:20mais là,
12:20en l'occurrence,
12:21au second tour
12:22de l'élection municipale,
12:23ce que j'observe,
12:24c'est que,
12:24M. Tréard le disait,
12:25on est parti,
12:26on n'avait quasi pas d'élu,
12:28pas de maire,
12:29et qu'on a progressé,
12:30que c'est plutôt
12:31une confirmation
12:31de cette stratégie,
12:33d'ailleurs j'observe,
12:34ça devrait vous intéresser,
12:35que toutes les communes
12:37qui ont été gagnées
12:38par la France insoumise
12:39font partie des 80 communes
12:40les plus pauvres de France,
12:41parce que souvent,
12:42on entendait dire
12:43que finalement,
12:46les personnes
12:46qui sont dans les situations
12:47les plus difficiles
12:48ne votaient pas
12:48pour la France insoumise
12:49ou à gauche,
12:50ben là,
12:50c'est exactement
12:50le résultat inverse,
12:53d'aller chercher
12:54des abstentionnistes,
12:54elle a porté aussi ses fruits
12:55et moi j'en suis content
12:56parce que je pense
12:58que pour gagner,
12:58y compris la prochaine
12:59élection présidentielle,
13:01pour nous,
13:01c'est clair,
13:02pour y parvenir,
13:03il faut faire en sorte
13:04que des gens
13:04qui se sont désintéressés
13:06de la politique,
13:06qui ont été dégoûtés,
13:07qui étaient oubliés,
13:08qui n'étaient pas représentés
13:09politiquement,
13:09le soient demain.
13:11Moi je suis très fier
13:11de voir que parmi nos maires,
13:13il y a des enfants
13:14de nos quartiers populaires
13:15qui jusque-là
13:15n'avaient pas leur place
13:17dans les institutions
13:18et qui rentrent
13:19dans ces conseils municipaux
13:20et vous allez voir,
13:20vous allez avoir
13:20de belles révélations
13:21comme Balibagoyouko
13:22en a déjà fait
13:23la démonstration à Saint-Denis.
13:24Vous dites la France insoumise
13:25c'est le pôle central
13:26si j'ose dire à gauche,
13:28rejoignez-nous,
13:29c'est ce que vous dites
13:29aux Français.
13:30Est-ce que vous dites aussi
13:31aux autres candidats de gauche
13:32ne nous affaiblissez pas
13:33au premier tour
13:33et si j'ose dire
13:34il faut quasiment
13:35un candidat unique de la gauche
13:40et vous imaginez bien
13:41que ce n'est pas parce que
13:42je vais dire ça
13:43que les autres décideraient
13:45de ne pas...
13:45Non mais il y en a certains
13:46dont Jean-Luc Mélenchon
13:47qui ont manqué le second tour
13:48à pas grand-chose.
13:49Vous avez raison,
13:49je pense qu'il faudrait qu'il y ait,
13:51en tout cas nous,
13:51notre proposition,
13:52elle a toujours été
13:52d'avoir un candidat
13:54le plus commun possible
13:55à d'autres
13:55et donc si d'autres
13:56veulent faire candidature commune
13:57avec nous
13:58dans cette élection présidentielle,
14:00on y est évidemment...
14:01Derrière vous ?
14:02Mais enfin je veux dire
14:03aujourd'hui,
14:04nous on aura notre candidature,
14:05on aura un programme,
14:06si d'autres veulent la faire avec nous,
14:08on est évidemment
14:08prêts à la faire avec d'autres.
14:10Quand aurez-vous
14:11votre candidature ?
14:12Attendez,
14:12je vais vous répondre
14:12mais je vais vous dire
14:13franchement les choses.
14:14Je pense que surtout
14:15ce que j'ai comme message
14:16à passer aux autres à gauche
14:17c'est arrêtez de nous taper dessus,
14:19arrêtez de passer votre temps
14:20à essayer de nous empêcher
14:23ou de nous bloquer
14:25parce que notre dynamique
14:26elle est là.
14:27Occupez-vous de votre travail,
14:28faites votre travail,
14:29arrêtez de mettre des murs
14:30parce que vous voyez la conséquence.
14:32Quand vous passez
14:32toute une campagne
14:33des élections municipales
14:35à faire haro sur la France insoumise,
14:36à publier comme l'a fait
14:37le Parti Socialiste
14:38un communiqué qui dit
14:39la France insoumise
14:40est infréquentable.
14:41Évidemment,
14:41vous passez pour des imbéciles
14:42au soir du premier tour
14:43quand vous avez besoin
14:44de la France insoumise
14:44pour essayer de gagner vos villes.
14:46À vous entendre,
14:46ça vous réussit
14:48qu'on vous tape dessus
14:49puisque vous dites
14:50que les résultats sont là.
14:51Je pense qu'il y a eu une...
14:52Ça fait partie de la stratégie aussi
14:53quand je disais tout à l'heure
14:54vous ne regrettez rien,
14:54vous ne changerez rien.
14:55Attendez,
14:55je distingue deux choses.
14:56Je distingue ce qui est de l'ordre
14:57de la cabale médiatique,
14:58etc.
14:58et je distingue aussi
15:00ce qui est de l'ordre
15:01des attaques
15:02du Parti Socialiste
15:03par exemple
15:03contre la France insoumise
15:04parce qu'après,
15:04vous n'étonnez pas que...
15:06Écoutez,
15:07des électrices
15:07et des électeurs
15:08à qui vous avez dit
15:09pendant toute la campagne
15:10du premier tour
15:10les insoumis,
15:11ils sont méchants,
15:11ils ne sont pas sympas,
15:12etc.
15:12Quand au soir du premier tour
15:14vous dites finalement
15:14on fait fusion avec eux,
15:15vous n'étonnez pas
15:16qu'il y ait certains électeurs
15:17qui s'êtent un peu déboussouillés.
15:18Il n'y a pas que le Parti Socialiste
15:19qui a la dent dure avec vous.
15:21Il y a M. Ruffin,
15:22un de vos anciens camarades
15:24et qui, lui,
15:26veut participer à une primaire
15:27d'ailleurs qui devrait avoir lieu
15:28au mois d'octobre
15:29avec d'autres
15:29et qui a les mots
15:31les plus durs aujourd'hui
15:32contre vous.
15:34L'enthousiasme de Manuel Bompard
15:35à l'idée de cette primaire.
15:36Non, mais c'est pas juste
15:37l'enthousiasme.
15:39Le problème,
15:39ce n'est pas tout à fait
15:40l'enthousiasme de Manuel Bompard.
15:41C'est que je crois
15:42qu'elle est plus que jamais
15:43compromise.
15:44Marine Tourdelier,
15:45Clémentine Autain,
15:46François Ruffin.
15:47Ce sont des traîtres ?
15:48Non, mais pourquoi vous voulez ?
15:49Moi, vous voyez,
15:50je n'ai jamais eu de mots.
15:51Mais eux sont prêts
15:52à participer à une telle...
15:54Oui, mais je n'ai pas l'impression
15:54qu'au Parti Socialiste,
15:55cette idée aujourd'hui
15:56fasse l'unanimité.
15:57Ça ne vous a pas échappé.
15:58Et donc, je disais tout à l'heure
15:59un peu en plaisantant au début
16:01à la toute première question,
16:02le congrès du Parti Socialiste
16:03a commencé.
16:04C'est sans doute
16:05ce à quoi on va assister
16:06là, au lendemain
16:07de l'élection municipale.
16:08Et je pense que ces guerres
16:09intestines à l'intérieur
16:10du Parti Socialiste,
16:11elles dégoûtent tout le monde.
16:12Donc moi, je n'ai pas
16:12l'intention de m'en mêler.
16:13Et concernant la présidentielle...
16:15Moi, je fais mon travail politique
16:15et j'essaye de convaincre
16:15des électrices et des électeurs
16:16et je leur dis,
16:17vous allez voir,
16:18là, avec les maires insoumis,
16:20votez pour des maires insoumises
16:21et votez pour la cuisine gratuite,
16:23pour des nouveaux droits
16:24pour les citoyens.
16:25Vous allez voir,
16:25ça va changer concrètement
16:26vos vies.
16:27Je trouve ça plus intéressant
16:28que de commenter
16:28les dernières sorties
16:29de François Ruffin,
16:30de M. Hollande
16:31ou je ne sais pas qui.
16:32Et sur la présidentielle,
16:33vous l'avez mentionné
16:34à de nombreuses reprises
16:35durant le début
16:36de cette interview.
16:37Quand ?
16:38Quand Jean-Luc Mélenchon
16:39décidera-t-il ?
16:39J'ai une idée assez précise de ça,
16:42mais je ne vous la dirai pas.
16:43Vous avez une idée précise ?
16:45Précise.
16:45Allez, dites-le nous.
16:46Le calendrier s'affine.
16:48Par principe,
16:50vous imaginez bien
16:51qu'il faut maîtriser le rythme,
16:53il faut maîtriser le calendrier.
16:54Je vous dis là,
16:55voilà ce qu'il faut.
16:55Lors de la dernière présidentielle,
16:57dans mon souvenir,
16:57ça avait été très tôt.
16:58Ça avait été,
16:59pour être tout à fait honnête avec vous,
17:01je pense que ça avait été
17:01au mois de novembre,
17:02c'est-à-dire 18 mois avant la fin de l'année.
17:05Alors,
17:06les mois,
17:06on est déjà en retard.
17:08On est déjà en retard.
17:09Mais la dernière fois,
17:10il n'y avait pas
17:10des élections municipales
17:12qui avaient lieu
17:12un an avant l'élection présidentielle.
17:14Ça veut dire que c'est imminent ?
17:15Non, pas forcément.
17:16Ça veut dire que
17:17laissez petit à petit
17:18les choses se faire.
17:19Mais qu'il faut accélérer aussi.
17:21Laissez-nous un peu
17:22d'art de la réalisation,
17:23si on vous dit tout avant.
17:24Les Français auront le temps
17:25de partir en vacances ?
17:27J'espère que les Français
17:28vont pouvoir partir en vacances
17:30et prendre de très belles vacances.
17:31Un mot encore,
17:32Manuel Bompard,
17:33puisqu'on a appris aujourd'hui
17:33la mort de Lionel Jospin
17:34en sein Premier ministre.
17:35La gauche plurielle,
17:36la gauche unie,
17:37c'était lui.
17:38Est-ce que ça,
17:39une union totale à gauche,
17:41les gens de gauche
17:42qui nous regardent ce soir,
17:43peuvent-ils espérer,
17:45peuvent l'espérer
17:45d'ici un an ?
17:46D'abord,
17:47j'ai réagi comme d'autres.
17:48Je pense qu'il y a eu
17:48de l'émotion
17:49avec le décès
17:50de Lionel Jospin.
17:52Moi, vous savez,
17:52je suis né en 1986
17:54et je fais partie
17:55d'une génération
17:56pour qui,
17:57sans doute,
17:58même si je pouvais avoir
17:59des désaccords,
17:59mais Lionel Jospin,
18:00c'était un petit peu
18:01le dernier gouvernement
18:03vraiment de gauche
18:04au pouvoir
18:04dans ce pays,
18:05je pense,
18:05et qui faisait
18:06des vraies conquêtes sociales.
18:07On se rappelle
18:07des 35 heures,
18:08tout ça.
18:09Et ce qui me paraît
18:10important de souligner,
18:11c'est que ce qui avait permis
18:12l'union à gauche
18:13la dernière fois,
18:14c'était ce programme,
18:16même s'il était sans doute
18:18insatisfaisant
18:18sur certains aspects,
18:19peut-être qu'il y a des gens
18:20qui n'étaient pas satisfaits
18:21de tout,
18:21moi le premier.
18:22Mais pour autant,
18:23ce qui avait permis
18:24le rassemblement
18:25de tout le monde,
18:25c'était un programme
18:26qui était un programme
18:27de conquête,
18:27de rupture.
18:28Et aujourd'hui,
18:30pardon,
18:30je ne veux récupérer rien,
18:32mais je pense,
18:33en tout cas,
18:34nous,
18:34on essaye de s'inscrire
18:35dans cette lignée,
18:37c'est-à-dire d'une gauche
18:38qui transforme réellement
18:39la vie des gens,
18:40pas une gauche du renoncement,
18:41pas une gauche qui décourt
18:42derrière les macronistes,
18:43pas une gauche qui laisse passer
18:44ou qui se contente de
18:46la facture est moins grave
18:47que celle qu'elle aurait été
18:48si on n'avait pas...
18:49Voilà,
18:49une gauche qui redonne
18:51une perspective de transformation
18:52de la société
18:52qui permet aux gens
18:53de vivre mieux,
18:54qui s'attaque aux grands défis
18:55d'aujourd'hui,
18:56qui permet de rétablir
18:56la parole de la France
18:57sur le Sénat international.
18:57Mais le bruit et la fureur,
18:58Jean-Luc Mélenchon,
18:59ce n'était pas sa tasse dotée.
19:00Mais bon,
19:01en fait,
19:02là,
19:02vous caricaturez la position
19:03qui est la position
19:04de Jean-Luc Mélenchon.
19:05Le bruit et la fureur,
19:06excusez-moi,
19:07on a fait campagne...
19:09Non,
19:09ce n'est pas tout à fait ces mots,
19:10c'était, je crois,
19:11les mots de Shakespeare.
19:12Il me semble que Jean-Luc Mélenchon
19:13avait repris à son compte.
19:15Ça, on est d'accord.
19:16Mais en l'occurrence,
19:16écoutez,
19:17dans cette campagne
19:17des élections municipales,
19:18nos candidats,
19:19nos candidates,
19:20ils ont fait partout campagne
19:21sur un programme
19:21qui transforme la vie des gens.
19:23Notre programme,
19:24c'est un programme
19:24qui transforme la vie des gens.
19:26Et il ne faut pas
19:26se focaliser en permanence
19:29sur des aspects de forme.
19:30Il faut aussi regarder
19:31qu'est-ce qui va permettre
19:32de transformer concrètement.
19:33Je pense que quand les gens votent,
19:34ils cherchent à voter
19:35pour des programmes
19:36qui apportent des réponses
19:37aux besoins,
19:38aux difficultés
19:38qu'ils rencontrent au quotidien.
19:39Je leur dis,
19:40regardez notre programme
19:41et regardez un peu moins
19:42les polémiques
19:43et les caricatures médiatiques.
19:45Et vous allez voir,
19:46c'est un programme
19:46qui, s'il devait arriver
19:47au pouvoir demain,
19:48vous permettra
19:48de vivre mieux dans ce pays.
19:50Et rendez-vous
19:50avant les grandes vacances
19:51pour la déclaration
19:52de candidat de l'État.
19:53On verra, on verra.
19:53Ne me tirez pas les vers du nez,
19:55ça ne marchera pas.
19:55On ne saura pas plus ce soir.
19:56Ça ne marchera pas.
19:57On aura essayé.
19:57Merci Manuette Bonpart.
19:58Je vous souhaite une belle soirée.
19:59Merci à vous d'avoir été avec nous
20:00ce soir en direct
20:01dans cette édition spéciale
20:02sur BFM TV.
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