00:00Yael Brunbi, je voudrais qu'on dise un mot des alliances à gauche qui ont fait beaucoup parler entre les
00:04deux tours des élections.
00:05Elles ont été parfois fructueuses, ça a été le cas par exemple à Nantes où la maire sortante socialiste s
00:09'était alliée avec les insoumis.
00:10Parfois ça s'est conclu par un échec.
00:13Toulouse, le candidat des insoumis rejoint par le parti socialiste n'a pas réussi à prendre la mairie.
00:18Est-ce que vous les qualifiez comme Bruno Retailleau d'alliance de la honte ?
00:22Alors moi ce que j'ai observé surtout c'est que les maires socialistes qui avaient été intransigeants avec la
00:29France insoumise
00:29ont quasiment tous été réélus.
00:32C'est-à-dire Emmanuel Grégoire à Paris, Benoît Payon à Marseille ?
00:35Grégoire à Paris alors qu'il y avait une liste insoumise, c'est Mathieu Klein à Nancy, c'est Nicolas
00:41Meyer-Rossignol à Rouen,
00:43c'est Michael Delafosse à Montpellier.
00:47On a des maires courageux qui sont droits, qui sont clairs dans leurs orientations politiques,
00:53qui n'ont pas fait d'alliance et qui gagnent.
00:55Donc moi j'observe ça principalement.
00:58Et après ce que je vois c'est qu'effectivement les alliances de deuxième tour avec la France insoumise, ça
01:04ne marche pas.
01:05Mais je crois que les alliances de deuxième tour ça ne marche pas.
01:08Les Français ils ont besoin de clarté, ils ont besoin de constance,
01:12ils ont besoin de savoir que la personne qu'ils vont élire a une cohérence idéologique.
01:18Et lorsqu'on fait des alliances de deuxième tour, on perd de cette cohérence idéologique et je pense qu'on
01:23perd les Français.
01:24Vous n'êtes pas très loin de dire comme Olivier Faure, le patron du PS, Jean-Luc Mélenchon est un
01:28boulet pour la gauche.
01:29Pas très loin.
01:30Ce n'est pas une question de boulet.
01:33Comment vous expliquez les exemples que vous venez de donner ?
01:37Je pense que Jean-Luc Mélenchon c'est le poison de la gauche.
01:40C'est le poison de la gauche parce qu'il a des positions qui sont radicales,
01:46qui le situent largement en dehors du champ républicain.
01:50Et le fait que parfois il y ait des alliances avec le parti socialiste,
01:55et bien effectivement ça fait perdre le parti socialiste parce que,
01:58et j'en reviens à ce que je vous disais au début,
02:00les Français sont radicalement modérés.
02:04Oui.