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  • il y a 1 minute
L'ensemble des maires de France sont désormais connus ce lundi 23 mars. Emmanuel Grégoire a largement remporté le second tour des élections municipales à Paris, avec neuf points d'avance sur Rachida Dati. À Lyon, la liste menée par Grégory Doucet est arrivée juste devant celle de Jean-Michel Aulas, qui a annoncé le dépôt d'un recours.

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Transcription
00:00Bonsoir, Yael Broun-Pivet, présidente de l'Assemblée nationale.
00:03Quand on regarde la moisson du bloc central aux élections municipales,
00:07elle est assez maigre.
00:09Édouard Philippe qui rempile au Havre,
00:12Annecy et Bordeaux qui tombent dans l'escarcelle de la majorité,
00:16et puis c'est à peu près tout.
00:17Ça veut dire que 9 ans de macronisme, électoralement parlant, c'est 3 villes.
00:21Vous êtes durs avec nous, et je crois pas tout à fait exact.
00:26Parce qu'en fait, ce qu'on a tendance à regarder,
00:28et c'est normal, c'est les résultats dans les très grandes villes,
00:31mais l'implantation locale, ça n'est pas que des très grandes villes
00:36de plus de 50 000, 100 000 habitants sur tout le territoire national.
00:40Il y a beaucoup de maires qui ont été élus des équipes
00:43avec des maires, divers centres, divers droites, etc.,
00:47qui sont raccrochés au macronisme,
00:49mais qui ne sont pas forcément étiquetés.
00:51Rappelez-vous, plus de la moitié des communes de France
00:54n'ont pas de maires étiquetées politiquement.
00:57Ça ne veut pas dire qu'ils ne sont pas dans l'arc républicain,
01:00central, modéré, etc.
01:02Je pense qu'il ne faut pas être injuste avec notre positionnement politique.
01:06Il existe, et je pense surtout que les Français,
01:09eux, sont fondamentalement des gens modérés
01:12qui vont se reconnaître dans ces camps-là.
01:15Les Français sont majoritairement des gens modérés ?
01:17Que ce soit nous, que ce soit les sociodémocrates,
01:19que ce soit les républicains,
01:21on a quand même une très large partie de notre population,
01:26et c'est heureux qu'ils refusent les extrêmes,
01:28que ce soit l'extrême gauche et l'extrême droite,
01:30et qu'ils se reconnaissent dans des personnes
01:32qui ont des positions plus modérées, plus raisonnables, plus responsables.
01:37Je le crois profondément.
01:38Qu'a payé, selon vous, l'ancien Premier ministre François Bayrou ?
01:42C'est une défaite très remarquée hier soir à Pau.
01:44C'est quoi ?
01:45C'est d'avoir été Premier ministre d'Emmanuel Macron ?
01:49Je ne crois pas.
01:50Vous savez, peut-être que c'est triste,
01:53mais c'est la fin d'une vie politique.
01:56Et je le regrette, parce qu'en fait,
01:58François Bayrou apporte beaucoup à la politique,
02:00avec sa vision centrale d'équilibre,
02:03et justement, d'essayer de faire marcher les gens
02:05les uns avec les autres, en mode coalition.
02:07Ce que nous n'arrivons toujours pas à faire en France,
02:10c'est ce que je regrette.
02:12Après, c'est difficile, les élections municipales,
02:14ça s'est joué à pas beaucoup.
02:16Et là aussi, c'est important, ça veut dire
02:18qu'il faut que les gens aillent voter,
02:20qu'ils se disent que leur vote sert à quelque chose.
02:21Et on voit bien que parfois, ça bascule à une voix,
02:24à dix voix, à cent voix, à quelques centaines de voix.
02:27Donc, votre vote compte.
02:28Ça, c'est une bonne nouvelle.
02:30C'est vrai que c'est rude pour la famille Modem,
02:32c'est rude pour l'ancien Premier ministre.
02:34Et évidemment, je lui ai adressé un message de sympathie,
02:37parce que ça ne fait jamais plaisir.
02:39C'est quelqu'un qui s'est beaucoup engagé,
02:41qui va continuer, je l'espère, à s'engager.
02:43Il y en a d'autres.
02:44Il y a des défaites qui sont rudes,
02:47celle de Christian Estrosi, celle de Rachida Dati également.
02:51Vous savez, la politique, c'est un engagement total.
02:54Et donc, humainement, de vivre ce type de défaite,
02:57c'est douloureux personnellement.
02:59Et donc, je pense à eux ce soir.
03:00Vous parlez de Rachida Dati, on sait qu'Emmanuel Macron a fait beaucoup
03:04pour qu'elle arrive à la mairie de Paris.
03:06Ce n'est pas le cas, et c'est même assez net.
03:07Un 10 points de retard sur Emmanuel Grégoire.
03:10Il l'a soutenue.
03:11Elle a pu rester ministre jusqu'à quasiment trois semaines avant le premier tour.
03:14Il est intervenu entre les deux tours pour obtenir le retrait
03:17du candidat à horizon Pierre-Eve Bournazel.
03:19Est-ce qu'il a eu le tort de s'en mêler ?
03:21Je ne crois pas.
03:22Je crois qu'il a raison.
03:24En fait, un président de la République, un premier ministre des ministres...
03:26Pas du tout, mais il a raison de faire de la politique.
03:29Attendez, donc c'est normal qu'il s'engage.
03:30Mais il s'est investi beaucoup pour elle, et on ne l'a pas vu s'investir pour les autres
03:33candidats.
03:33Mais il s'est aussi engagé pour d'autres.
03:35Maintenant, on voit bien que ça ne suffit pas,
03:37que les Français sont attentifs au projet,
03:42à la façon dont on le porte, etc.
03:44Et qu'il n'y a pas de recette magique, ni miracle, pour gagner une élection.
03:48Regardez Jean-Michel Aulas à Lyon.
03:50On pensait tous qu'il allait renverser la table,
03:54et ça n'a pas été le cas.
03:56La politique n'est pas une science exacte,
03:58et ça n'est surtout pas une science mathématique.
04:00Quand vous regardez la liste sur Michel Aulas à Lyon,
04:02annoncé grand vainqueur dans les sondages,
04:03et qui finalement perd, vous avez cité François Bayrou à Pau,
04:06qui perd sa mérille, Pierre-Eve Bournazel,
04:07qui n'arrive pas à se qualifier pour...
04:09Plutôt qu'il retire sa liste, mais le score n'était pas phénoménal non plus.
04:12Christian Estrosi, candidat d'horizon à Nice,
04:15qui est battu par Éric Ciotti.
04:17Il y a un côté, la poisse des candidats macronistes.
04:20Non, franchement, comment vous pouvez dire ça ?
04:23Comment vous expliquez qu'après neuf ans au pouvoir,
04:25vous ne soyez pas à la tête de davantage de grandes villes,
04:27et que les scores ne soient pas plus élevés que ça ?
04:29Deux quinquennats.
04:30Non, mais parce que l'implantation locale,
04:33elle vient du bas, elle ne vient pas d'en haut.
04:35Ah bah, Christian Estrosi, il était sortant.
04:36Non, mais elle vient du bas, elle vient des citoyens,
04:39elle vient d'un ancrage local,
04:41elle ne se décide pas, elle ne se décrète pas d'en haut.
04:44Ça n'est pas quelque chose de vertical, une implantation locale.
04:47Mais sans parler de poisse, il y a le bonheur.
04:49C'est horizontal, et ça met du temps.
04:50Vous savez, moi j'ai...
04:51Mais sans parler de poisse, est-ce que vous entendez
04:53que l'étiquette macroniste, ou en tout cas ce lien
04:56avec le chef de l'État par son parti,
04:59est finalement un effet repoussoir ?
05:01J'entends qu'il y ait des villes aujourd'hui conquises,
05:05mais c'est vrai que ce n'est pas le grand chlème,
05:07et que cette implantation locale est un manque pour le parti.
05:09C'est un manque, et on le voit bien,
05:12mais c'est parce que c'est difficile de s'implanter localement,
05:14et on voit bien que les nouveaux partis font, eux aussi,
05:19des scores qui ne sont pas mirobolants,
05:21et que finalement, les partis qui réussissent
05:24sur des élections locales, des élections municipales,
05:27c'est bien souvent des partis qui sont installés
05:29depuis très longtemps, qui ont des cadres,
05:32qui ont des militants, qui sont implantés
05:34dans le tissu associatif, ça met longtemps.
05:37Moi, je vois, dans mon territoire, dans les Yvelines,
05:41on a gagné hier une ville,
05:44en 2020, on n'avait pas réussi à la conquérir,
05:48hier on a réussi, avec les mêmes militants
05:51qui, courageusement, ont continué à travailler,
05:54c'est la ville de Montesson,
05:55et c'est des petites choses pour vous,
05:57parce que vous avez la vision nationale,
05:59et moi, je vois au contraire que c'est du travail
06:02sur mesure, méticuleux, c'est long, ça prend du temps,
06:06et c'est ce travail qu'il faut que nous,
06:07on continue à faire, parce que c'est fondamental,
06:09parce que les maires, c'est la vie quotidienne des Français,
06:12c'est eux qui vont changer la vie des gens
06:16au jour le jour.
06:17Donc on ne peut pas, nous, partis politiques,
06:19se désintéresser de cette élection-là.
06:21Yael Brunbi, je voudrais qu'on dise un mot
06:22des alliances à gauche qui ont fait beaucoup parler
06:24entre les deux tours des élections,
06:26elles ont été parfois fructueuses,
06:27ça a été le cas par exemple à Nantes,
06:29où la maire sortante socialiste s'était alliée
06:30avec les insoumis, parfois, ça s'est conclu par un échec,
06:33Toulouse, le candidat des insoumis rejoint
06:36par le Parti socialiste n'a pas réussi à prendre la mairie,
06:39est-ce que vous les qualifiez comme Bruno Retailleau
06:41d'alliance de la honte ?
06:43Alors moi, ce que j'ai observé surtout,
06:45c'est que les maires socialistes
06:47qui avaient été intransigeants
06:49avec la France insoumise
06:50ont quasiment tous été réélus.
06:53C'est-à-dire Emmanuel Grégoire à Paris,
06:55Benoît Payon à Marseille ?
06:56Grégoire à Paris, alors qu'il y avait une liste insoumise,
06:59c'est Mathieu Klein à Nancy,
07:01c'est Nicolas Meillard-Rossignol à Rouen,
07:04c'est Michael Delafosse à Montpellier.
07:08On a des maires courageux,
07:10qui sont droits, qui sont clairs
07:12dans leurs orientations politiques,
07:14qui n'ont pas fait d'alliance et qui gagnent.
07:16Donc moi, j'observe ça principalement.
07:19Et après, ce que je vois, c'est qu'effectivement,
07:21les alliances de deuxième tour
07:23avec la France insoumise, ça ne marche pas.
07:26Mais je crois que les alliances de deuxième tour,
07:29ça ne marche pas.
07:29Les Français, ils ont besoin de clarté,
07:32ils ont besoin de constance,
07:33ils ont besoin de savoir
07:34que la personne qu'ils vont élire
07:37a une cohérence idéologique.
07:39Et lorsqu'on fait des alliances de deuxième tour,
07:41on perd de cette cohérence idéologique
07:43et je pense qu'on perd les Français.
07:45Vous n'êtes pas très loin de dire
07:46comme Olivier Faure, le patron du PS,
07:48Jean-Luc Mélenchon, est un boulet pour la gauche.
07:50Pas très loin.
07:51Ce n'est pas une question de boulet.
07:54Comment vous expliquez les exemples
07:57que vous venez de donner ?
07:58Jean-Luc Mélenchon, c'est le poison de la gauche.
08:01C'est le poison de la gauche
08:02parce qu'il a des positions qui sont radicales,
08:07qui le situent largement en dehors du champ républicain.
08:11Et le fait que parfois,
08:13il y ait des alliances avec le Parti socialiste,
08:16effectivement, ça fait perdre le Parti socialiste
08:19parce que, et j'en reviens à ce que je vous disais au début,
08:21les Français sont radicalement modérés.
08:25Ils ne sont pas majoritairement en phase avec les partis externes.
08:29Il est en dehors du champ républicain.
08:31Est-ce que ça signifie qu'aujourd'hui,
08:32vous mettez un signe égal entre la France insoumise version Jean-Luc Mélenchon
08:37et le RN version Jordan Bardella et Marine Le Pen ?
08:40En fait, je ne sais pas bien ce que c'est que le RN version Bardella
08:44ou Marine Le Pen.
08:44Est-ce qu'il est en dehors du champ républicain lui aussi ?
08:46Ce qui est sûr, c'est que le RN continue à avoir des collaborateurs,
08:52des candidats qui sont suspectés d'antisémitisme, etc.
08:58Et élection après élection, ils doivent faire le ménage dans leur liste.
09:02Mais à chaque élection nouvelle…
09:03Pas suffisamment, selon vous, les brebis galeuses.
09:06Le problème, c'est que ça se reproduit à chaque élection.
09:09Donc, en fait, il y a quand même, ça pose question.
09:11Si le ménage était réellement fait,
09:14il n'aurait plus besoin de le faire demain.
09:15Et à chaque élection, on a des cas, on a des situations, etc.
09:19Donc, il y a un vrai sujet.
09:21Et puis, quand on regarde le programme du RN,
09:25notamment ce fameux référendum sur l'immigration,
09:29non seulement, sur le fond, il propose quelque chose
09:31qui est complètement en dehors du champ républicain,
09:33puisqu'il propose une politique de préférence nationale,
09:36qui est complètement contraire à nos valeurs, à notre histoire,
09:39mais à la Constitution aussi.
09:41Et ils le savent bien, puisque sur la forme,
09:43ils veulent modifier la Constitution en passant par un chemin détourné.
09:45Mais la conclusion, vous en direz, pardon, je vous repose la question.
09:48Vous considérez que les deux sont aussi dangereux l'un que l'autre ?
09:51Alors, les deux, pour moi, sont aussi dangereux l'un que l'autre.
09:54Pas pour les mêmes raisons.
09:55Pas pour les mêmes raisons.
09:55Pas pour les mêmes raisons.
09:56Et les deux sont en dehors de l'arc républicain.
09:59Mais moi, je combats résolument les deux extrêmes.
10:01Après, en fait, on n'a pas besoin de le qualifier.
10:03Mais en tout cas, ce qui est sûr, c'est que les deux ont un programme
10:05qui est dangereux et un programme qui vient contrer
10:09ce sur quoi est fondée notre République
10:11et ce sur quoi la France s'est bâtie.
10:14La France, ça n'est pas ça.
10:15Yael Brodivet, je suis saisie depuis le début de cette interview.
10:17Ça fait deux fois que vous dites que les Français sont modérés.
10:20Quand on voit les enquêtes d'opinion,
10:23et cette projection d'ailleurs hier soir,
10:24que près de 38% des Français sont près de main
10:27à voter pour Jordan Bardella,
10:29franchement, c'est un peu contre-intuitif comme constat.
10:33Non, je ne crois pas.
10:34Je crois que les Français, et quand on les interroge,
10:37et c'est ça qui est aussi intéressant,
10:39c'est que finalement, les 38% de Français dont vous parlez,
10:43je crois, ne se reconnaissent pas tous dans un programme extrême.
10:49Et donc, c'est aussi pour ça...
10:51C'est quoi ? C'est de la colère ? C'est du ras-le-bol ?
10:52C'est du ras-le-bol.
10:53On n'a pas essayé, etc.
10:55Mais je crois fondamentalement qu'ils n'ont pas forcément
10:59la conscience aiguë de ce que représente
11:02le programme du Rassemblement national.
11:04Et là, on est probablement coupables, nous,
11:08en tant qu'hommes et femmes politiques,
11:09parce qu'on ne le dénonce pas suffisamment,
11:11et on ne le déconstruit pas suffisamment,
11:14et on ne dit pas, peut-être suffisamment,
11:17ce en quoi il est extrêmement dangereux,
11:19et contraire à la République,
11:22que nous aimons tous,
11:24c'est que ces Français aiment aussi.
11:26Justement, il y a le bon de Pivet,
11:27Gérald Darmanin, ministre aujourd'hui,
11:30dit, il y a d'un côté LFI,
11:32de l'autre le Rassemblement national,
11:33ils font donc organiser notre camp
11:35en vue de l'élection présidentielle,
11:36et il apporte même une petite néance.
11:38Désormais, il dit, il faut un seul candidat
11:39de la droite et du centre,
11:40et peut-être même de la gauche républicaine,
11:43pour gagner l'élection présidentielle.
11:45Est-ce que vous dites, comme lui,
11:46il faut étendre cette grande primaire,
11:47y compris à la rive d'en face ?
11:49Je suis heureuse, parce que c'est plutôt
11:51lui qui dit comme moi.
11:52Alors, on ne va pas se battre pour savoir
11:54qui porte cela,
11:55mais je suis ravie qu'on le porte ensemble.
11:57Parce que je crois profondément
11:58qu'effectivement,
12:00le périmètre du candidat commun,
12:02il doit s'élargir vers la social-démocratie.
12:06Vous mettez qui dans le périmètre commun ?
12:07Je tente, mais c'est important.
12:09La question, elle va se poser dans les semaines qui viennent.
12:11Édouard Philippe, il doit être dans ce périmètre ?
12:12Bien sûr.
12:13Lui qui, pour l'instant, n'en veut pas.
12:15Olivier Faure ?
12:17Pourquoi pas ?
12:17Pourquoi pas Olivier Faure dans une primaire ?
12:19Parce que, en fait,
12:21et c'est là où ce n'est pas qu'une question de personne,
12:24c'est quel est le projet
12:25et quelle est la vision de la politique que l'on a.
12:28Et je pense que c'est de cela
12:29dont il faut qu'on parle aujourd'hui.
12:32Aujourd'hui, j'entends beaucoup,
12:33on parle des personnes.
12:34Qui ?
12:35Ça peut être qui ?
12:35C'est quoi le match ?
12:36Qui est candidat ?
12:37Comment on départage les candidats ?
12:39C'est un sujet et c'est super intéressant.
12:41Mais quand vous voyez toutes les personnalités
12:42dont on parle,
12:43c'est quand même plus le qui avant le quoi.
12:46Justement, mais ça n'a pas de sens.
12:48Parce que si le qui nous fait porter quelque chose
12:52qui n'a pas de cohérence,
12:54on perd la clarté,
12:55dont je vous parlais tout à l'heure
12:57dans notre interview,
12:58à laquelle je crois que les Français sont attachés.
13:01Il faut qu'on ait une cohérence
13:02et une clarté de ligne.
13:03Et donc, discutons avant,
13:06et c'est ainsi qu'on pourra déterminer le périmètre.
13:09Qu'avons-nous en commun ?
13:11Et moi, je crois que nous avons beaucoup en commun
13:14des Républicains aux sociodémocrates
13:17et qu'il y a des lignes de force
13:19que nous avons en partage
13:20et sur lesquelles nous devons aujourd'hui travailler.
13:23Est-ce que vous excluez, vous,
13:25Yael Brunpivet, vous avez dit en janvier dernier,
13:27ce n'est pas le sujet aujourd'hui.
13:28C'était en janvier dernier, en mars.
13:30Est-ce que vous excluez, vous,
13:31de faire partie de cette primaire ?
13:34Alors, aujourd'hui, en fait, vous voyez,
13:36moi, j'ai...
13:36Non, mais je vais vous décevoir.
13:39Aujourd'hui, je suis présidente de l'Assemblée nationale.
13:41Et ce que je me dis, à la place qui est la mienne,
13:44c'est qu'il faut impérativement que l'année qui vienne
13:47soit une année utile aux Français.
13:48Et à la place qui est la mienne, je peux le faire.
13:50J'ai le pouvoir de faire cela.
13:52C'est-à-dire qu'il y a des textes qui sont importants.
13:55L'aide à mourir.
13:56La fin de vie.
13:56Vous savez que je me bats depuis des mois,
13:59depuis des années, pour que ce texte arrive.
14:01Il doit être examiné au Sénat, là, la semaine prochaine.
14:04Puis il reviendra à l'Assemblée.
14:06Et on pourrait le voter avant l'été.
14:08C'est mon ambition.
14:10Il y a un texte important sur l'aide sociale à l'enfance.
14:13Il faut absolument qu'on examine ce texte.
14:16Il faut protéger les enfants de la République.
14:18Il y a un texte important sur la sécurité du quotidien.
14:21Vous savez, la lutte contre les rodéos urbains,
14:24la lutte contre tous ceux qui emmerdent les Français au quotidien,
14:31dans nos quartiers, dans nos villes, etc.
14:32Donc le perchoir, tout le perchoir,
14:33mais rien que le perchoir jusqu'à la fin du quinquennat, si je viens d'entendu.
14:36Le perchoir, tout le perchoir pour faire cette année utile.
14:38Je crois que c'est ça, la mission qui est la mienne.
14:40Parce que les Français, ils ont besoin de résultats concrets.
14:43Moi, je me bats tous les jours pour cela.
14:44Et j'asticote aussi le gouvernement, comme vous le savez,
14:47pour que les lois que nous votions soient appliquées.
14:49Parce qu'autrement, elles ne rentrent pas dans la vie des gens.
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