00:00Et je suis vraiment affligé parce que j'aimais beaucoup Lionel Jospin.
00:03Quand je dis que je l'aimais beaucoup, le mot n'est pas le bon.
00:06J'avais beaucoup de respect pour lui.
00:08Il était pour moi un peu comme la statue du commandeur.
00:11C'était la référence majeure.
00:15J'ai perdu mes trois mentors.
00:16Moi, j'ai eu trois mentors dans la vie politique.
00:19Gisèle Halimi, dont j'ai été l'assistant parlementaire,
00:22qui est décédé il y a quelques années.
00:23Robert Valinter, dont j'étais très proche.
00:25Et aujourd'hui, Lionel Jospin.
00:27Et Lionel Jospin, pour moi, c'était la rectitude.
00:30C'était la morale incarnée.
00:32C'était la rigueur.
00:33C'était l'honnêteté.
00:35Vous avez rappelé à l'instant qu'il avait dénoncé le petit théâtre antifasciste en 2002.
00:41Parce qu'il n'y avait pas de danger d'élection de Jean-Marie Le Pen.
00:45Il n'était dupe de rien, Jospin.
00:47Et il était très attachant.
00:49Parce que même s'il était rigoureux et un peu austère, c'est vrai,
00:51il avait une qualité humaine, une profondeur dans ses relations.
00:56Et il n'était pas indifférent.
00:58Il s'intéressait vraiment aux autres.
01:00Je suis vraiment très triste ce matin.
01:02Surtout que je ne le savais pas malade.
01:04Donc je ne sais pas ce qui s'est passé.
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