00:00Les observateurs ont découvert hier que les élections municipales sont des élections locales.
00:05Et le résultat dépend de la sociologie de la ville, de la qualité du candidat et de certains particularismes locaux.
00:12D'où ces enseignements multiples et parfois contradictoires.
00:16Résumons-nous néanmoins.
00:18Les grandes métropoles, à New York, à Londres comme à Paris, sont à gauche.
00:23Elles se sont paupérisées, elles sont habitées souvent par des jeunes gens formés.
00:27Bac plus 5, mais jeunes gens déclassés.
00:30Paris s'est gauchisé et Emmanuel Grégoire gagne haut la main la mairie.
00:35La France s'est paupérisée, mais les électeurs ont une réponse différente à leur mal-être.
00:41Dans les grandes villes, on choisira la gauche, mais à Orange, Carcassonne, Vierzon, Montargis ou Castres,
00:47les électeurs font le choix du Rassemblement national qui hier a remporté de nombreuses victoires et confirmé un ancrage local.
00:55Il y aurait donc des déclassés des villes et les déclassés des champs, même si la formule, j'en conviens,
01:02est caricaturale.
01:03Ajoutons pour le Rassemblement national la ville de Nice qui fera office de vitrine conquise par Éric Ciotti.
01:10Les Républicains, quand ils sont alliés au centre-droit, quand ils sont unis comme à Toulouse ou à Limoges l
01:16'emportent,
01:17et même à Nantes, ils réalisent un score historique, malgré l'accord de la honte qui a épargné à Johanna
01:23Roland une défaite.
01:25Nantes est d'ailleurs la seule ville où l'alliance PS-LFI a fait gagner la tête de liste.
01:30À Toulouse, à Brest, à Clermont-Ferrand, mais aussi à Tulle, là où François Hollande lui-même cautionnait la fusion
01:36PS-LFI,
01:37les électeurs ont refusé ce mariage blanc ou plus exactement rouge vif.
01:43Et si personne n'a vraiment gagné hier, il est possible que Jean-Luc Mélenchon ait beaucoup perdu.
01:49Les électeurs de gauche n'approuvent pas sa brutalisation, ses excès et son antisémitisme.
01:55Il y a au fond beaucoup d'électeurs de gauche qui sont comme Jérôme Guelch.
01:58Vers 10h hier soir, au fil des résultats qui tombaient, j'ai reçu un texto qui disait
02:04« Il y a à boire et à manger dans ce scrutin ».
02:07Alors évidemment, ce n'est pas très Sciences Po comme analyse.
02:10Et je ne crois pas que René Raymond, le vieux maître de sciences politiques, aurait repris la formule.
02:16Mais je trouve qu'elle correspond assez bien à la situation.
02:19Il y a à boire et à manger.
02:21Les municipales sont un scrutin local et prudence quant à la projection nationale.
02:28Sous-titrage Société Radio-Canada
02:29Sous-titrage Société Radio-Canada
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