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  • il y a 9 heures
Avant de participer à la réunion du Conseil européen à Bruxelles ce jeudi 19 mars, le président français a répondu quelques questions.

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00:00Bonjour, messieurs, dames. Merci beaucoup d'être là. Je vais vous dire quelques mots avant ce Conseil européen.
00:05D'abord, nous allons évoquer pendant ce Conseil les questions de compétitivité suite à la retraite stratégique que nous avons
00:11effectuée il y a quelques semaines.
00:14Là-dessus, le cap que nous défendons est clair. Les conclusions de ce Conseil sont tout à fait bonnes.
00:19Nous voulons plus de simplification, un approfondissement du marché unique européen pour aller plus vite, pour être plus compétitif.
00:27Nous voulons plus d'investissements, en particulier en matière d'innovation, de recherche, de technologie.
00:33Nous voulons une diversification de nos partenariats qui est nécessaire dans le contexte géopolitique que nous connaissons.
00:39Et nous défendons une préférence européenne dans des secteurs stratégiques clés pour protéger justement notre capacité à innover ou les
00:46capacités de production que les Européens ont.
00:49Le texte reflète ses priorités avec un agenda clair et des résultats dans les semaines et les mois qui viennent.
00:55Le deuxième sujet sur lequel je souhaitais insister, c'est la régulation des questions numériques.
01:02Comme vous le savez, nous sommes en train de parachever une réforme pour protéger nos enfants, nos adolescents de moins
01:09de 15 ans en France.
01:10Il reviendra à la Commission européenne de prendre les dispositions pour pouvoir vérifier l'âge.
01:16C'est sa compétence. Nous avons une initiative que plusieurs Etats membres poursuivent.
01:21J'ai pu écrire aussi à la présidente de la Commission à cet égard.
01:24Et c'est un point important sur lequel nous avançons à plusieurs.
01:29Parlant des questions de régulation des réseaux sociaux, de l'intelligence artificielle,
01:34je défendrai dans ses conclusions et lors de cette session aussi,
01:38la lutte contre les interférences et les manipulations de l'information.
01:43Il y a à chaque élection aujourd'hui en Europe des interférences qui troublent les processus électoraux.
01:49En ce moment même en Slovénie, le Premier ministre Golov,
01:52qui est en train de faire campagne pour avoir un nouveau mandat du peuple slovéne,
01:57a été victime d'interférences caractérisées, de fausses informations et d'interférences de pays tiers.
02:04J'en ai parlé avec lui hier soir et ce matin.
02:07Les Européens doivent absolument se mobiliser pour protéger nos démocraties de ces interférences.
02:11C'est une nécessité, c'est ce bouclier démocratique dans lequel nous croyons.
02:16Nous aurons ensuite l'occasion d'évoquer évidemment la situation en Ukraine.
02:19D'abord parce que nous parlerons avec le président Zelensky.
02:23Et là-dessus, les choses sont simples.
02:25Je voudrais insister sur deux points.
02:27Nous devons d'abord mettre en oeuvre le prêt de 90 milliards d'euros qui a été décidé en décembre
02:32dernier.
02:33C'est une décision qui a été prise par les chefs d'État et de gouvernement.
02:36Elle doit être mise en oeuvre.
02:37Et nous devons accroître nos capacités de production militaire.
02:41C'est ce que nous défendons depuis des mois.
02:42Nous avons mis les instruments en place parce qu'on sait que nous-mêmes, pour notre sécurité,
02:47et les Ukrainiens auront besoin de plus en plus de production européenne dans le contexte actuel.
02:52Le troisième sujet que nous évoquerons est évidemment la situation au Moyen-Orient.
02:57D'abord par une discussion avec le secrétaire général Guterres, qui nous permettra de revenir aussi sur la situation humanitaire
03:04à Gaza,
03:04que nous ne devons pas oublier et pour laquelle nous devons rester mobilisés.
03:10Et puis, nous défendrons évidemment une désescalade, un retour à la stabilité au Moyen-Orient.
03:15Je voudrais dire ici qu'hier, j'ai eu l'occasion d'échanger avec l'émir du Qatar, qui a
03:19été directement frappé.
03:21Et les capacités de production de gaz ont été frappées.
03:25Plusieurs autres pays du Golfe ont été frappés pour la première fois sur leur capacité de production,
03:30de la même manière que l'Iran avait été frappé le matin.
03:33Cette escalade est inconsidérée.
03:35J'ai pu hier ensuite parler avec le président Trump.
03:39Et il a, dans la nuit, lui-même appelé à cesser tous ces bombardements et ces attaques contre les infrastructures
03:47civiles.
03:47Gaz, pétrole, mais aussi eau.
03:50Et je le dirais ici, nous défendons l'idée d'un moratoire sur les infrastructures civiles, les personnes civiles dans
03:56ce conflit.
03:56Et une désescalade rapide.
03:58Et alors que la région entre dans une période de fêtes religieuses,
04:02je pense que tous les esprits devraient se calmer.
04:04Le combat devrait stopper au moins pour quelques jours pour essayer de redonner une chance aux négociations.
04:09Et c'est un point absolument clé, là aussi, de notre agenda.
04:14Et donc la France défend, comme à chaque fois, le retour à la négociation, le retour au dialogue, la désescalade
04:22dans la région.
04:24Voilà ce dont nous allons parler.
04:25Évidemment, nous aurons aussi l'occasion d'évoquer beaucoup d'autres sujets, les questions migratoires.
04:30Nous aurons un sommet zone euro, mais c'était les points essentiels que je voulais aborder dans ces propos introductifs.
04:50On est en train de le faire. J'espère que ça aboutira.
04:54Comme je le savais, cela ne dépend pas de nous.
04:57On s'engage, discute, mais nous n'avons pas lancé ces frappes et nous ne sommes pas, évidemment, impliqués.
05:03Nous sommes impliqués dans la défense des pays qui sont touchés, quand nous avons des accords de paix, simplement de
05:08manière défensive.
05:09J'espère qu'en tout cas, tout le monde reviendra à la raison, parce que tout cela, évidemment, a un
05:14impact.
05:15Un impact pour tous les pays qui sont touchés, c'est un impact sur le marché mondial.
05:19On le sait, depuis le début de cette guerre, les prix du gaz et du pétrole ont augmenté,
05:25parce qu'on parle de 20% de ce qui alimente le marché mondial, qui passe par Ormouz.
05:30Mais si les capacités de production elles-mêmes sont détruites, il y aura un impact beaucoup plus durable de cette
05:36guerre.
05:36Donc nous allons continuer de nous mobiliser.
05:39Et évidemment, nous avons passé aussi ce message aux Iraniens.
05:42Et je souhaite, c'est pour ça qu'il y ait des discussions aussi directes qui puissent s'établir entre
05:46Américains et Iraniens sur ce point.
05:47Est-ce que le Président est en Europe pour aider leurs concitoyens face à l'énergie ?
05:54Est-ce qu'on va pas l'ordre de faire la même chose ?
05:55Écoutez, c'est au gouvernement de faire ce travail, tant qu'il vienne.
06:01Je pense que d'abord, tout ce qu'il faut faire, c'est répondre aux causes profondes de ce qui
06:06se passe.
06:07Il y a aujourd'hui une guerre qui bloque le transit de gaz et de pétrole.
06:13Et il y a aujourd'hui une guerre qui est en train de détruire certaines de ses capacités.
06:17Donc il faut absolument réussir à stopper cette situation, à ce qu'on retourne vers un moment de discussion, de
06:25négociation.
06:26Et à ce qu'ensuite, dans un cadre approprié, international, non-conflictuel, on puisse progressivement permettre au transport maritime de
06:37refonctionner par le détroit d'Hormuz
06:39pour permettre au pétrole, au gaz, mais aussi aux engrais de recirculer.
06:43Ensuite, il y a les mesures qu'on peut prendre pendant cette période à court terme.
06:46On l'a fait en libérant des réserves stratégiques sur le pétrole.
06:50Et on va continuer de piloter cela finement en concertation.
06:54C'est la coordination des États, à la fois qui produisent ou qui ont des réserves stratégiques.
06:59Ensuite, il y a les mécanismes qu'on peut activer au niveau européen.
07:02On va le faire cet après-midi en discutant justement de nos mécanismes pour trouver des flexibilités.
07:08Et enfin, c'est la responsabilité des gouvernements de pouvoir accompagner les personnes ou les publics qui sont les plus
07:15touchés par cette crise.
07:18Il y a des discussions qui sont en cours avec nos agriculteurs, avec nos pêcheurs en particulier.
07:22Et ça, c'est au gouvernement de le piloter et conviendra dans les jours, les semaines qui viennent,
07:27en fonction de l'évolution de cette situation, de pouvoir apporter les réponses qui conviennent.
07:31Est-ce qu'il faut changer les objectifs de stockage de gaz ?
07:34Écoutez, aujourd'hui, il faut d'abord avoir une analyse claire de la situation.
07:38Il faut essayer au maximum de préserver, de sauver les capacités de production.
07:43Et il faut ensuite donner des perspectives claires sur la réouverture des voies de circulation.
07:48Et après, l'Agence internationale de l'énergie coordonne un travail dans ce sens.
07:52Je parle à chaque fois à Viktor Orban et je souhaite, nous, qu'on avance sur le soutien à l
08:02'Ukraine, qui en a besoin,
08:04et qu'on tienne notre parole sur les 90 milliards d'euros de près.
08:07Plusieurs Français ont été arrêtés à Dubaï parce qu'ils ont filmé la guerre.
08:11Est-ce que vous avez des nouvelles d'eux ?
08:13Nous sommes dans une discussion avec les autorités, évidemment sur le plan administratif et judiciaire,
08:19pour que leur situation soit réglée.
08:21Nous avons lancé les démarches avec notre ambassade et l'ensemble des équipes
08:25pour que nos compatriotes, d'abord que la situation soit clarifiée
08:29et que nos compatriotes puissent être justement libérés dans les plus brefs délais.
08:32J'ai une question sur les municipales en France.
08:35J'avais été accusé par un candidat socialiste à la mairie de Paris d'être intervenu personnellement
08:41sur la mairie de Sarah Knaffot qui peut-être se résister.
08:44Vous les disiez à démentir ce matin, mais quel est votre avis ?
08:47Écoutez, ces propos n'ont aucun sens.
08:49Ils déshonorent un peu la personne qui les dit comme ça à l'emporte-pièce,
08:52parce que c'est... Bon, c'est pas sérieux.
08:54Donc non, je ne connais pas Mme Knaffot à titre personnel
08:57et je n'interviens pas du tout dans ces municipales.
08:59La discussion que nous sommes en train d'avoir montre que j'ai largement autre chose à faire.
09:03Donc les municipales doivent se tenir dans le cadre le plus respectueux, le plus républicain,
09:07mais tout ça est strictement faux.
09:09Et je crois qu'il n'est pas la hauteur.
09:12M. le Président, M. le Président,
09:16comment nous voulons supporter l'Irak et la région de l'Espagne,
09:20de cette guerre ?
09:22Et vous avez parlé avec le Président le Président Mbanzani.
09:24Vous pensez que nous avons maintenant accordé à l'Irak ?
09:28Regardez, d'abord, en mentionnant l'Irak et la situation,
09:33je veux payer la tribu à notre soldat, Major Friand,
09:36qui a été assassiné par les militias de l'Irak et les militias de l'Irak.
09:43France est présente dans l'Irak et a été présente dans l'Irak depuis le 2015,
09:48afin de lutter contre les groupes terroristes et le Daesh,
09:52et afin de soutenir la soviétude iraqi.
09:56Nous sommes très heureux de ce commitment, en Bagdad, en Erbil.
10:00J'ai eu l'occasion de parler plusieurs fois avec le Président Mbanzani,
10:03ainsi que avec le Président de l'Irak du Sud-Den.
10:05Et nous sommes avec l'Irak et avec sa soviétude et sa intégrité territoriale.
10:12What we ask is total clarity in the fight against any militias targeting French people
10:20and French soldiers,
10:22because these people are targeting de facto the Iraqis' interests,
10:26and they are spoiling the interests of Iraqi people.
10:30Now, I really believe that Iraq should be apart from this war
10:35and preserved in this sovereignty,
10:36and all the groups interfering in this war are taking a great responsibility.
10:42Je vais répondre peut-être. Est-ce qu'il y a d'autres questions sur la situation ?
10:45Je vais rejoindre.
10:46Madame, la solution de l'Irak des émissions, vous êtes d'accord ?
10:50Je pense que le mécanisme dit ETS, en particulier ETS 1,
10:55est un bon mécanisme, parce qu'il permet de faire la transition
10:58en préservant la compétitivité,
11:01et donc il réconcilie nos objectifs de compétitivité et de climat.
11:04Il faut donc le préserver.
11:06Par contre, dans le contexte actuel, nous devons trouver des flexibilités,
11:09des souplesses, qui nous permettent, dans l'environnement international
11:13que nous connaissons, de répondre à la crise.
11:16Mais il faut garder la structure, garder la philosophie, garder l'approche,
11:19et ne pas perdre de vue, justement, ce qui est aussi important pour les Européens.
11:24Merci beaucoup. Je vais retrouver mes collègues.
11:27Merci beaucoup. Pardon.
11:31L'objectif, c'est d'apporter notre soutien plein et entier
11:34aux peuples libanais, aux autorités libanaises.
11:36Et au fond, nos objectifs sont simples.
11:38Nous voulons aider le Liban dans son intégrité territoriale,
11:42sa souveraineté, sa sécurité.
11:43Pour ce faire, il faut aider les autorités libanaises,
11:47politiques et militaires,
11:48à reprendre le contrôle,
11:50à avoir le monopole des armes,
11:52comme l'a dit très clairement le président Haoul.
11:54Et donc, leur permettre d'orchestrer ce travail,
11:57de récupérer les armes, toutes les capacités,
11:59et de les enlever au Hezbollah.
12:00La deuxième chose, c'est ensuite de convaincre Israël
12:03que ce travail est à faire par les Libanais
12:06et les forces armées libanaises,
12:07et non pas en violant la souveraineté territoriale libanaise
12:11ou en bombardant le territoire libanais.
12:13Est-ce qu'il y a un plan ?
12:16Est-ce qu'il y a des propositions, il y a un travail ?
12:18Comme vous le savez, il y a un mécanisme de coordination qui existe
12:21avec les Etats-Unis et la France.
12:23Et c'est dans ce cadre, avec les Etats-Unis,
12:24que nous continuons de travailler.
12:26Et nous aidons le président Haoul,
12:28le Premier ministre Nawaf Salam,
12:29et nous sommes totalement à leur côté.
12:31Merci beaucoup.
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