00:00...
00:19Bonjour, messieurs, dames. Merci beaucoup d'être là.
00:21Je vais vous dire quelques mots avant ce Conseil européen.
00:24D'abord, nous allons évoquer pendant ce Conseil
00:27les questions de compétitivité suite à la retraite stratégique
00:30que nous avons effectuée il y a quelques semaines.
00:33Là-dessus, le cap que nous défendons est clair.
00:35Les conclusions de ce Conseil sont tout à fait bonnes.
00:38Nous voulons plus de simplification,
00:41un approfondissement du marché unique européen
00:44pour aller plus vite, pour être plus compétitif.
00:46Nous voulons plus d'investissement, en particulier
00:48en matière d'innovation, de recherche, de technologie.
00:52Nous voulons une diversification de nos partenariats
00:55qui est nécessaire dans le contexte géopolitique que nous connaissons.
00:58Et nous défendons une préférence européenne
01:00dans des secteurs stratégiques clés
01:02pour protéger, justement, notre capacité à innover
01:05ou les capacités de production que les Européens ont.
01:08Le texte reflète ses priorités avec un agenda clair
01:11et des résultats dans les semaines et les mois qui viennent.
01:15Le deuxième sujet sur lequel je souhaitais insister,
01:19c'est la régulation des questions numériques.
01:21Comme vous le savez, nous sommes en train de parachever
01:24une réforme pour protéger nos enfants,
01:27nos adolescents de moins de 15 ans en France.
01:29Et il reviendra à la Commission européenne
01:32de prendre les dispositions pour pouvoir vérifier l'âge.
01:35C'est sa compétence.
01:37Nous avons une initiative que plusieurs Etats membres poursuivent.
01:41J'ai pu écrire aussi à la présidente de la Commission
01:42à cet égard, et c'est un point important
01:45sur lequel nous avançons à plusieurs.
01:48parlant des questions de régulation des réseaux sociaux,
01:52de l'intelligence artificielle, je défendrai dans ces conclusions
01:56et lors de cette session aussi, la lutte contre les interférences
02:00et les manipulations de l'information.
02:02Il y a, à chaque élection aujourd'hui en Europe,
02:05des interférences qui troublent les processus électoraux.
02:08En ce moment même, en Slovénie, le Premier ministre Golov,
02:12qui est en train de faire campagne pour avoir un nouveau mandat
02:15du peuple slovéne, a été victime d'interférences caractérisées,
02:20de fausses informations et d'interférences de pays tiers.
02:23J'en ai parlé avec lui hier soir et ce matin.
02:26Les Européens doivent absolument se mobiliser
02:28pour protéger nos démocraties de ces interférences.
02:31C'est une nécessité, c'est ce bouclier démocratique
02:33dans lequel nous croyons.
02:35Nous aurons ensuite l'occasion d'évoquer évidemment
02:37la situation en Ukraine, d'abord parce que nous parlerons
02:40avec le président Zelensky.
02:43Et là-dessus, les choses sont simples.
02:44Je voudrais insister sur deux points.
02:46Nous devons d'abord mettre en œuvre le prêt de 90 milliards d'euros
02:50qui a été décidé en décembre dernier.
02:52C'est une décision qui a été prise par les chefs d'État et de gouvernement.
02:55Elle doit être mise en œuvre.
02:56Et nous devons accroître nos capacités de production militaire.
03:00C'est ce que nous défendons depuis des mois.
03:02Nous avons mis les instruments en place parce qu'on sait que nous-mêmes,
03:05pour notre sécurité et les Ukrainiens, aurons besoin de plus en plus
03:09de production européenne dans le contexte actuel.
03:11Le troisième sujet que nous évoquerons est évidemment la situation au Moyen-Orient.
03:16D'abord par une discussion avec le secrétaire général Guterres,
03:20qui nous permettra de revenir aussi sur la situation humanitaire à Gaza,
03:23que nous ne devons pas oublier et pour laquelle nous devons rester mobilisés.
03:29Et puis nous défendrons évidemment une désescalade, un retour à la stabilité au Moyen-Orient.
03:34Je voudrais dire ici qu'hier, j'ai eu l'occasion d'échanger avec l'émir du Qatar,
03:38qui a été directement frappé et les capacités de production de gaz ont été frappées.
03:44Plusieurs autres pays du Golfe ont été frappés pour la première fois sur leur capacité de production,
03:49de la même manière que l'Iran avait été frappé le matin.
03:52Cette escalade est inconsidérée.
03:54J'ai pu hier ensuite parler avec le président Trump et il a dans la nuit lui-même appelé à
04:02cesser
04:03tous ces bombardements et ces attaques contre les infrastructures civiles, gaz, pétrole, mais aussi eau.
04:10Et je veux dire ici, nous défendons l'idée d'un moratoire sur les infrastructures civiles,
04:13les personnes civiles dans ce conflit et une désescalade rapide.
04:17Et alors que la région entre dans une période de fêtes religieuses,
04:21je pense que tous les esprits devraient se calmer et le combat devrait stopper
04:24au moins pour quelques jours pour essayer de redonner une chance aux négociations.
04:28Et c'est un point absolument clé, là aussi, de notre agenda.
04:33Et donc la France défend, comme à chaque fois, le retour à la négociation,
04:39le retour au dialogue, la désescalade dans la région.
04:43Voilà ce dont nous allons parler.
04:44Évidemment, nous aurons aussi l'occasion d'évoquer beaucoup d'autres sujets,
04:48les questions migratoires.
04:49Nous aurons un sommet zone euro, mais c'était les points essentiels
04:53que je voulais aborder dans ces propos introductifs.
04:56...
05:10On est en train de le faire. J'espère que ça aboutira.
05:13Comme vous le savez, cela ne dépend pas de nous.
05:16On s'engage, discute, mais nous n'avons pas lancé ces frappes
05:19et nous ne sommes pas, évidemment, impliqués.
05:22Nous sommes impliqués dans la défense des pays qui sont touchés
05:25quand nous avons des accords de paix, simplement de manière défensive.
05:29J'espère qu'en tout cas, tout le monde reviendra à la raison,
05:31parce que tout cela, évidemment, a un impact.
05:34Un impact pour tous les pays qui sont touchés.
05:36C'est un impact sur le marché mondial.
05:38On le sait, depuis le début de cette guerre,
05:41les prix du gaz et du pétrole ont augmenté,
05:44parce qu'on parle de 20% de ce qui alimente le marché mondial
05:48qui passe par Ormouz.
05:50Mais si les capacités de production elles-mêmes sont détruites,
05:53il y aura un impact beaucoup plus durable de cette guerre.
05:55Donc, nous allons continuer de nous mobiliser.
05:58Et évidemment, nous avons passé aussi ce message aux Iraniens.
06:01Et je souhaite, c'est pour ça, qu'il y ait des discussions aussi directes
06:04qui puissent s'établir entre Américains et Iraniens sur ce point.
06:07Plusieurs pays, M. le Président,
06:09et les Français en Europe pour aider leurs concitoyens
06:12face à l'énergie, ce qu'il va falloir faire ?
06:15Écoutez, c'est au gouvernement de faire ce travail.
06:19Tant qu'ils viennent, je pense que d'abord,
06:22tout ce qu'il faut faire, c'est de répondre aux causes profondes.
06:25de ce qui se passe.
06:27Il y a aujourd'hui une guerre qui bloque le transit de gaz
06:31et de pétrole, et il y a aujourd'hui une guerre qui est en train
06:34de détruire certaines de ses capacités.
06:36Donc, il faut absolument réussir à stopper cette situation,
06:41à ce qu'on retourne vers un moment de discussion,
06:44de négociation, et à ce qu'ensuite,
06:47dans un cadre approprié international non conflictuel,
06:50on puisse progressivement permettre
06:54au transport maritime de refonctionner par le détroit d'Hormuz
06:58pour permettre au pétrole, au gaz,
07:00mais aussi aux engrais de recirculer.
07:02Ensuite, il y a les mesures qu'on peut prendre
07:04pendant cette période à court terme.
07:05On l'a fait en libérant des réserves stratégiques
07:07sur le pétrole, et on va continuer de piloter cela finement
07:12en concertation.
07:13Donc, c'est la coordination des États à la fois qui produisent
07:16ou qui ont des réserves stratégiques.
07:18Ensuite, il y a les mécanismes qu'on peut activer
07:20au niveau européen.
07:21On va le faire cet après-midi en discutant justement
07:25de nos mécanismes pour trouver des flexibilités.
07:28Et enfin, c'est la responsabilité des gouvernements
07:30de pouvoir accompagner les personnes ou les publics
07:34qui sont les plus touchés par cette crise.
07:37Il y a des discussions qui sont en cours avec nos agriculteurs,
07:40avec nos pêcheurs en particulier.
07:42Mais ça, c'est au gouvernement de le piloter
07:44et conviendra dans les jours, les semaines qui viennent,
07:47en fonction de l'évolution de cette situation,
07:49de pouvoir apporter les réponses qui conviennent.
07:50Est-ce qu'il faut changer les objectifs de stockage de gaz ?
07:53Écoutez, aujourd'hui, il faut d'abord avoir une analyse claire
07:56de la situation.
07:57Il faut essayer au maximum de préserver,
08:00de sauver les capacités de production.
08:02Et il faut ensuite donner des perspectives claires
08:05sur la réouverture des voies de circulation.
08:07Et après, l'Agence internationale de l'énergie
08:10coordonne un travail dans ce sens.
08:12Je parle à chaque fois à Viktor Orban
08:18et je souhaite, nous, qu'on avance sur le soutien à l'Ukraine,
08:22qui en a besoin, et qu'on tienne notre parole
08:24sur les 90 milliards d'euros de près.
08:27Plusieurs Français ont été arrêtés à Dubaï
08:29parce qu'ils ont filmé la guerre.
08:30Est-ce que vous avez des nouvelles d'eux ?
08:32Nous sommes dans une discussion avec les autorités,
08:36évidemment sur le plan administratif et judiciaire,
08:38pour que leur situation soit réglée.
08:40Nous avons lancé les démarches avec notre ambassade
08:43et l'ensemble des équipes pour que nos compatriotes,
08:46d'abord, que la situation soit clarifiée
08:48et que nos compatriotes puissent être, justement,
08:51libérés dans les plus brefs d'allées.
08:52Une question sur les municipales en France.
08:54Vous avez été accusé par un candidat socialiste
08:57à la mairie de Paris d'être intervenu personnellement
09:00sur la candidat de Sarah Knafow, peut-être ceux des pistes.
09:03Vous les disiez à démenter ce matin.
09:05Mais quelle est votre avis ?
09:06Écoutez, ces propos n'ont aucun sens.
09:08Ils déshonorent un peu la personne qui les dit comme ça
09:10à l'emporte-pièce parce que c'est...
09:12Bon, c'est pas sérieux.
09:14Donc non, je ne connais pas Mme Knafow à titre personnel
09:16et je n'interviens pas du tout dans ces municipales.
09:18La discussion que nous sommes en train d'avoir
09:20montre que j'ai largement autre chose à faire.
09:22Donc les municipales doivent se tenir dans le cadre
09:24le plus respectueux, le plus républicain.
09:27Mais tout ça est strictement faux.
09:28Et je crois qu'il n'est pas la hauteur.
09:33M. le Président, M. le Président,
09:35comment nous voulons soutenir l'Iraq et la région
09:39dans la paix de cette guerre ?
09:41Vous avez parlé avec le Président le Président,
09:43le Président Farzani.
09:44Vous pensez qu'on a maintenant un petit déjeuner ?
09:47Regardez, d'abord, en mentionnant l'Iraq et la situation,
09:52j'aimerais remercier notre soldat, Major Friand,
09:55qui a été assassiné par les militias de l'Iraq
10:02de l'Iraq.
10:02La France est présente en l'Iraq et a été présente en l'Iraq
10:05depuis le 2015,
10:08afin de combattre contre les groupes terroristes
10:10et le Daesh, et afin de soutenir la sovrêt de l'Iraq.
10:15Nous sommes très heureux de ce déjeuner en Bagdad,
10:18en Erbil.
10:19J'ai eu l'occasion de parler plusieurs fois
10:21avec le Président Farzani,
10:22ainsi que avec le Président le Président de l'Iraq.
10:24Et nous sommes en train avec l'Iraq
10:27et avec sa sovrêteté et sa intégrité territoriale.
10:32Ce que nous demandons est de toute clé
10:35dans la lutte contre toutes les militias
10:38qui targetent les gens français et les soldats français,
10:41parce que ces gens sont de l'intérêt de facto
10:44des intérêts irakistes,
10:46et ils s'éloignent les intérêts des gens irakistes.
10:50Maintenant, je crois vraiment que l'Iraq
10:52devrait être, aparte de cette guerre,
10:54préservé dans cette sovrêteté,
10:55et tous les groupes qui interagent dans cette guerre
10:58prennent une grande responsabilité.
11:01Je vais répondre, peut-être.
11:03Est-ce qu'il y a d'autres questions sur la situation ?
11:04Je vais rejoindre.
11:09Je pense que le mécanisme dit ETS,
11:13en particulier ETS 1, est un bon mécanisme,
11:16parce qu'il permet de faire la transition
11:18en préservant la compétitivité,
11:20donc il réconcilie nos objectifs de compétitivité et de climat.
11:23Il faut donc le préserver.
11:25Par contre, dans le contexte actuel,
11:27nous devons trouver des flexibilités,
11:29des souplesses qui nous permettent,
11:31dans l'environnement international que nous connaissons,
11:33de répondre à la crise.
11:35Mais il faut garder la structure, garder la philosophie,
11:37garder l'approche, et ne pas perdre de vue,
11:40justement, ce qui est aussi important pour les Européens.
11:43Merci beaucoup.
11:44Je vais retrouver mes collègues.
11:46Merci beaucoup. Pardon.
11:50L'objectif, c'est d'apporter notre soutien plein et entier
11:53au peuple libanais, aux autorités libanaises.
11:56Et au fond, nos objectifs sont simples.
11:58Nous voulons aider le Liban dans son intégrité territoriale,
12:01sa souveraineté, sa sécurité.
12:02Pour ce faire, il faut aider les autorités libanaises,
12:06politiques et militaires, à reprendre le contrôle,
12:10à avoir le monopole des armes,
12:11comme l'a dit très clairement le président Haoult,
12:13et donc leur permettre d'orchestrer ce travail,
12:16de récupérer les armes, toutes les capacités,
12:18et de les enlever au Hezbollah.
12:20La 2e chose, c'est ensuite de convaincre Israël
12:23que ce travail est à faire par les Libanais
12:25et les forces armées libanaises,
12:27et non pas en violent la souveraineté territoriale libanaise
12:30ou en bombardant le territoire libanais.
12:32Il y a des propositions, il y a un travail.
12:37Comme vous le savez, il y a un mécanisme de coordination
12:39qui existe avec les Etats-Unis et la France,
12:42et c'est dans ce cadre, avec les Etats-Unis,
12:44que nous continuons de travailler,
12:45et nous aidons le président Haoult,
12:47le Premier ministre Nawaf Salam,
12:48et nous sommes totalement à leur côté.
12:49Merci beaucoup.
12:53On a en tout cas avancé.
12:54Moi, je crois beaucoup à ce projet.
12:56Je pense qu'il est pertinent stratégiquement.
12:57Et je vais vous dire,
12:59les armées françaises et allemandes
13:00pensent que c'est pertinent.
13:02Les industriels, je les ai vus,
13:04vous disent que c'est pertinent.
13:06Ils n'arrivent pas à s'entendre.
13:07Notre travail, c'est de faire en sorte qu'ils s'entendent.
13:09Et donc on a décidé ensemble
13:10de lancer une mission de rapprochement
13:13d'Airbus et d'Odassos dans les semaines qui viennent,
13:16qui doit se faire de manière calme, respectueuse,
13:19pour trouver justement les voies de convergence.
13:22Mais le cap stratégique est clair
13:24et il fait consensus entre toutes les parties prenantes.
13:27Merci beaucoup.
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