Revivez le débat du second tour de l'élection municipale à Tarbes entre Eric Peyrègne et Pascal Claverie, sur l'antenne d'ICI Béarn Bigorre (en partenariat avec le Groupe Dépêche du Midi - La Nouvelle République des Pyrénées).
#Municipales2026 #Tarbes #Politique #Debat #ICI #ICIBearnBigorre
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00:00Ici Berne Bigorre, spéciale Municipale 2026.
00:06Et vous vivez les élections municipales de vos communes avec ici Berne Bigorre.
00:11Deuxième tour des élections ce dimanche et nous sommes à Tarbes aujourd'hui avec vous Sophie Péridieu, bonjour.
00:16Bonjour et bienvenue dans notre débat consacré à la situation en Tarbes.
00:21En vue de ce second tour des municipales dimanche, vous l'avez dit, à mes côtés Arnaud Paul, responsable de
00:25la Nouvelle République des Pyrénées, édition Haute-Pyrénées.
00:27Bonjour.
00:28Bonjour.
00:29Cinq candidats pouvaient se maintenir, ayant obtenu 10% des suffrages, mais il n'en reste plus que trois, car
00:35il y a eu une fusion de listes et un retrait.
00:38Éric Péregne, arrivé en tête avec 24% des voix, bonjour. Vous êtes candidat pour l'Union des Droites et
00:44le RN.
00:45Bonjour, merci de votre invitation.
00:47Pascal Claverie, ancien adjoint de Gérard Trémège, le maire des mythes et fonctions, vous avez fusionné avec Pierre Lagonel d
00:53'Hivercentre, arrivé en quatrième position dimanche dernier.
00:55Vous aviez recueilli 17,5% des voix et lui 15%. Bonjour.
00:58Bonjour, merci.
01:00Le troisième homme qui sera présent dimanche, c'est Michel Garnier, qui avait recueilli 20% des voix dimanche dernier,
01:06ancien directeur de cabinet de Gérard Trémège.
01:08Mais il n'est pas avec nous, on va y revenir, puisque je voulais préciser avant tout que le candidat
01:12Kevin Gracia pour l'Union de la Gauche, lui s'est retiré et a appelé hier justement à voter pour
01:18vous, Pascal Claverie.
01:19C'est donc un duel que nous vous proposons ce matin, puisque Michel Garnier n'a pas souhaité venir débattre,
01:26je le disais.
01:26Et Arnaud Paul, il nous a fait parvenir une déclaration expliquant pourquoi justement il ne souhaitait pas être là ce
01:32matin.
01:32Oui, voilà, on lui a renouvelé plusieurs fois la proposition, mais bon, c'était sa décision, elle était définitive.
01:40Il nous a envoyé un petit communiqué expliquant sa situation et sa position.
01:44J'en lis quelques extraits.
01:45Ce choix est pleinement assumé.
01:46Il ne traduit en aucun cas un refus du dialogue, mais une exigence quant à la qualité des échanges que
01:51je souhaite porter à cette campagne.
01:54Il conclut en disant, bien que je respecte le rôle et l'action de la presse, qui est légitime, ayant
01:58moi-même été journaliste,
02:00je préfère poursuivre les rencontres dans les quartiers, échanger directement avec eux et continuer à construire un projet solide, ancré
02:06dans le réel.
02:07Ma priorité est simple, agir efficacement pour Tarbes, avec sérieux et responsabilité.
02:12Michel Garnier absent.
02:14Une petite réaction, même si évidemment on ne va pas passer tout le débat sur l'absence de l'un
02:18d'entre vous.
02:20J'y vais Pascal.
02:21Éric Perrin.
02:21Écoutez, je suis fort surpris, je pense que Pascal Claverie en est de même.
02:26Quand on est candidat à une élection municipale, et donc qu'on se prépare à devenir maire d'une ville
02:33-préfecture,
02:34ne pas avoir le courage de venir débattre avec ses principaux concurrents,
02:42montre tout simplement le fait qu'il n'est pas capable non plus, derrière, d'avoir le courage de prendre
02:48les responsabilités qu'il aura.
02:51Pascal Claverie, on ne va pas revenir là-dessus, un mot sur les résultats du premier tour justement.
02:58Vous avez été surpris vous-même que Michel Garnier arrive deuxième avec 20% ?
03:02Oui, bien sûr, j'ai été surpris parce qu'il était adoubé par le maire de Tarbes, et qu'il
03:10mène la liste avec des élus expérimentés,
03:12et son score est plus que divisé par deux, donc ça signifie que beaucoup de gens veulent changer, ne veulent
03:19plus l'équipe qui est en place.
03:21C'était une surprise en effet.
03:23On a entendu aussi, puisque je le disais, que la gauche se retirait et appelait à voter pour vous, monsieur
03:30Claverie.
03:31Vous prenez acte ?
03:32Je prends acte, je vais vous dire, c'est une résultante ça, parce que depuis le mois de juin de
03:38l'année dernière,
03:39j'avais opéré un rassemblement avec notamment Michael Ducrot, qui a une sociologie de gauche, qui avait fait une consultation
03:46citoyenne de terrain.
03:48Ensuite, j'ai appelé le soir du premier tour à 19h30, quand on avait les tendances, Kevin Gracia, avec qui
03:54nous avons eu des discussions constructives,
03:56c'est un garçon très intelligent.
03:58On lui a d'ailleurs proposé de venir avec nous pour des problèmes de courant, etc.
04:02Il n'a pas pu le faire, et donc aujourd'hui, il voit que le rassemblement que j'ai opéré
04:08est en capacité de battre Éric Perrenne,
04:10qui représente le Rassemblement National et l'UDR, et donc il appelle à voter pour moi.
04:16Je dis que c'est un geste digne et honnête.
04:18Éric Perrenne, justement, est-ce que vous avez l'impression que tout le monde se ligue contre vous, finalement ?
04:23Alors, je ne vais pas tomber de la chaise, vous vous en doutez.
04:28Par contre, ce que je regrette fortement, et là, j'ai un message pour M. Lagonel et M. Gracia,
04:34qui ont trahi leurs électeurs, parce qu'aujourd'hui, les électeurs qui se sont portés sur la candidature de Michael
04:43Gracia,
04:43notamment, que je trouvais plutôt brillants d'un certain campagne...
04:46Kevin Gracia, donc, pour l'Union de la Gauche, collectif unitaire, et Pierre Lagonel, centre,
04:51qui, donc, a fusionné avec vous, M. Claveret.
04:53Voilà, donc, Kevin Gracia, qui portait un projet...
04:56J'ai radicalement opposé à celui de M. Claveret.
05:00Alors, je ne parle pas de celui de M. Lagonel, parce que là, c'est le mariage carpe et du
05:03lapin.
05:04Ils se sont disputés, invectivés, très souvent, très souvent, de façon même souvent vulgaire.
05:13C'est vrai, M. Claveret ?
05:14Non, pas vulgaire, mais...
05:15Quand on dit, vous nous pissez dessus, M. Lagonel,
05:19je pense quand même que c'est un propos assez vulgaire, à mon égard, à l'égard de Pierre Lagonel.
05:25On peut toujours se réconcilier, M. Claveret ?
05:27Mais je vais vous dire, je laisse finir, M. Pérenne.
05:31Donc, c'est surtout, au-delà de ces disputes et de ces querelles verbales,
05:38c'est surtout qu'ils ont un programme totalement différent.
05:41Il y a huit jours, nous avions un débat sur notre plateau toulousain.
05:46M. Pierre Lagonel a attaqué, pendant toute la durée du débat, M. Claveret,
05:54sur des sujets, en plus, qui sont quand même importants aux yeux de Tarbes.
05:57Je pense notamment à l'hôpital.
05:59L'un le veut à l'âne, soutient du moins le projet de l'âne, M. Claveret.
06:04Il a changé d'avis depuis deux jours, sûrement.
06:07Il l'a toujours soutenu.
06:10Et derrière, l'un le veut à Tarbes.
06:12Donc, je leur pose la question, ils en font un second,
06:15ou alors celui de l'âne va être payé par Lourdes, peut-être, je ne sais pas.
06:20Et il n'y a pas que ça, les friches commerciales, etc.
06:24Peut-être une réaction sur le mariage de la carpe du Lapin ?
06:27Alors, ce n'est pas le mariage de la carpe du Lapin, voilà, c'est ça, merci.
06:31En réalité, Pierre Lagonel, il est divers centre, et je suis divers centre.
06:36C'est vrai que c'est ce qu'il y a écrit sur la liste.
06:37Voilà, il est divers centre.
06:39Pierre Lagonel, alors c'est vrai que nous avons eu des passes d'armes,
06:42parce que moi, j'étais premier adjoint de Gérard Trémège,
06:45et je lui étais loyal, et dans son rôle d'opposition,
06:49Pierre Lagonel critiquait l'action de l'équipe en place,
06:52et donc j'ai été amené à défendre Gérard Trémège, à la fois par loyauté,
06:56et d'autre part, nos programmes ne sont pas éloignés,
06:59ils poursuivent les mêmes objectifs,
07:01mais je vais parler de l'hôpital, on va avoir l'occasion d'en parler.
07:04Donc, nos programmes ne sont pas éloignés,
07:06ils poursuivent les mêmes objectifs,
07:08redynamiser Tarbes, la sortir du déclin dans l'équipe.
07:10Donc, avant de reparler de l'hôpital, vous êtes tombé d'accord ?
07:12C'est un mariage de raison, quand même ?
07:15Non, ce n'est pas un mariage de raison, nous sommes tombés d'accord,
07:17nous avions les mêmes objectifs, peut-être pas tout à fait les mêmes méthodes,
07:21nous avons les mêmes objectifs,
07:22et nous n'avons pas eu de problème programmatique entre Pierre Lagonel et moi.
07:32Avant justement de reparler de l'hôpital, de l'âne,
07:36puisque c'est un des points de désaccord, notamment entre vous,
07:40je voulais qu'on entende cet Arbet que j'ai rencontré hier au centre-ville,
07:44je leur ai demandé s'il fallait tourner la page Gérard Trémej,
07:47ils sont un petit peu perdus.
07:48Gérard a fait des choses intéressantes, très intéressantes,
07:52mais là, bon, il faut changer un peu de dimension.
07:56Il est resté beaucoup trop longtemps, lui, 24 ans, et finir comme il finit.
08:00Ça a duré quand même assez de temps, et on voit le résultat,
08:03donc à un moment donné, il faut passer à autre chose.
08:04Moi, je suis très inquiète, je pense que les gens n'ont pas tout à fait et totalement compris
08:10ce qu'il y avait derrière le RN.
08:11Je ne sais même plus s'il y a vraiment droite et gauche,
08:14c'est un peu tout mélangé, divers.
08:16Moi, je ne regarde pas un maire comme une politique,
08:18je regarde la personne, ce qu'elle est capable de faire.
08:21Et sur les trois, il y en a qui peuvent faire quelque chose ?
08:22Peut-être, mais je ne sais pas lequel.
08:24Alors voilà, sur les trois, qui peuvent faire quelque chose ?
08:27Les Tarbés sont un peu perdus, M. Péregne ?
08:30Écoutez, les Tarbés sont perdus, parce que, tout simplement,
08:33encore une fois de plus, il y avait cinq candidats qui ont eu tous des voix.
08:38On a vu quand même qu'il y avait...
08:40Bon, les Tarbés, d'abord, il faut dire une chose,
08:42parce qu'on ne le dit pas assez, c'est notre première candidature,
08:46enfin, c'est ma première candidature, comme celle de M. Pascal Claverie,
08:49d'ailleurs, à une élection municipale.
08:52Je suis arrivé premier, on ne le dit pas assez,
08:57donc déjà, 24% des Tarbés ont choisi notre candidature.
09:02Et derrière, ça s'est éclaté sur plusieurs listes.
09:06Donc aujourd'hui, on entend des fronts républicains,
09:12des choses comme ça, mais on ne vote pas contre, on vote pour.
09:16Le premier tour, on choisit, donc on choisit qui ?
09:19On choisit le premier qui est arrivé.
09:21Ensuite, on élimine, c'est tout.
09:23Donc aujourd'hui, les Tarbés et les Tarbés ont véritablement besoin d'un projet,
09:26mais un projet qui est porté par une candidature qui reste unique.
09:30Moi, j'avais dit à mon équipe, le premier jour où je les ai réunis,
09:34que quoi qu'il arrive, quoi qu'il arrive,
09:37nous irons ensemble jusqu'au bout.
09:40Aujourd'hui, je me rends compte que des colistiers de tous bords sont déçus.
09:46Moi, je reçois des appels depuis dimanche.
09:48Qu'est-ce que vous voulez dire, du coup, par là ?
09:50Les électeurs de M. Pierre Lagonel sont perdus.
09:53Je reçois beaucoup d'appels,
09:54notamment des colistiers de M. Lagonel et de M. Claverie,
09:57qui m'appellent, qui me disent qu'on est perdus.
10:00Alors, ils sont perdus, M. Claverie, les électeurs ?
10:03Le choix est clair pour vous ?
10:04D'abord, je vais vous dire, le rôle d'un maire,
10:08c'est de rassembler les Tarbès et les Tarbés.
10:12Alors, il y a un épiphénomène,
10:13c'est-à-dire qu'il y a nécessairement, quand vous fusionnez 45 candidats qui disparaissent,
10:17donc il peut y en avoir un ou deux qui sont déçus de leur position,
10:21ou qui sont déçus de ne pas être dans la liste.
10:23Bon, ça, c'est un épiphénomène.
10:24Ce que je veux dire, c'est que ce qui est important,
10:26c'est de répondre aux attentes des Tarbès et des Tarbés,
10:29quelle que soit leur diversité,
10:31quelles que soient leurs opinions.
10:32C'est ce que j'ai voulu faire en responsabilité,
10:35de réunir des gens qui sont de sociologie
10:40et d'opinions politiques qui sont différentes.
10:42Voilà, donc c'est une obligation.
10:45Parce qu'il y a du travail à faire.
10:47Il y a du travail à faire.
10:48Il y a du travail à faire,
10:49et les Tarbès et les Tarbés doivent être entendus dans leur diversité.
10:53Et c'est ce que j'essaie de proposer.
10:54C'est ce que je propose.
10:55Et vous espérez aller donc toucher de nouveaux électeurs ?
10:59Puisque, en fait, quand on regarde les résultats de près,
11:02c'est vrai qu'il n'y a pas tant d'écart que ça
11:04entre les cinq candidats qui étaient potentiellement qualifiés
11:07pour le deuxième tour.
11:12Vous espérez aller chercher ces électeurs où ?
11:15Chez les abstentionnistes ?
11:17Chez les autres ?
11:19Écoutez, moi j'ai envie de vous dire quand même
11:20que le programme d'Éric Péreigne,
11:23avec tout le respect que je lui porte,
11:26c'est quand même un programme de l'extrême droite,
11:29et donc ça fracture la population.
11:31Moi je considère que ça fracture la population,
11:33et qu'on doit réunir la population.
11:35La population de Tarb,
11:37elle est faite aussi de vagues d'immigration.
11:39Je suis moi-même fils d'immigrés espagnols,
11:42il y a des Portugais, des Marocains, des Algériens.
11:44C'est une ville fraternelle,
11:45où il n'y a pas de problème communautaire.
11:47Et quand on exergue le problème de la sécurité,
11:50par exemple, qui existe,
11:52et qu'il faut traiter,
11:53je l'entends,
11:54je pense qu'on fracture la population,
11:56on dresse les populations les unes contre les autres.
11:58Moi je veux unir les Tarbès et les Tarbés.
12:01Et alors, les Tarbès et les Tarbés
12:02diront s'ils veulent que le maire soit
12:05du Rassemblement National,
12:06ou de l'extrême droite,
12:07ou s'ils veulent un maire qui les unit
12:10pour aller vers un projet collectif.
12:13M. Péreil, avec 23,8% des voix,
12:17vous avez l'impression d'avoir fait le plein de vos voix,
12:19ou est-ce que vous espérez faire bouger les lignes ?
12:21Alors, je veux vous dire,
12:23c'est pas Pascal Claverie qui l'a déclaré,
12:25mais bon, moi j'aime pas parler des absommes,
12:27malheureusement, il n'y avait qu'à venir.
12:29Quand j'entends M. Michel Garnier
12:32qui parle que j'ai atteint mon plafond de verre,
12:34je voudrais lui rappeler une chose.
12:37Aux dernières, les élections législatives,
12:40notre mouvement politique a fait 6 000 voix sur Tarbes.
12:42C'est pas vieux, c'est en 2024.
12:45Donc il y a à peine un an et demi.
12:47Nous avons fait un peu plus de 3 000 voix.
12:48Donc il y a 3 000 Tarbés
12:50qui ont voté Rassemblement National
12:52et qui votent Rassemblement National
12:54à toutes les élections nationales
12:55depuis les trois dernières élections,
12:58qui se sont portées, soit qui sont restées à la maison
13:00parce qu'ils ne croyaient pas que nous pouvions arriver premiers.
13:02Et là, il y a une dynamique, et on l'entend tous les jours.
13:05On vient de nous appeler.
13:06Et ensuite, j'appelle les électeurs de Gérard Trémèche.
13:10C'est-à-dire ceux qui ont voté Gérard Trémèche
13:13parce qu'ils pensaient qu'il avait adoubé M. Garnier.
13:17Depuis cette semaine, on a vu qu'il y a un retour en arrière là-dessus.
13:21Et puis je voudrais préciser quand même une chose à M. Claverie.
13:25Quand il parle de fractures,
13:27toutes les villes,
13:28on va juste parler de l'Occitanie,
13:31on va parler de Moissac,
13:32on va parler de Béziers,
13:33on va parler de Perpignan,
13:34qui sont tenues par des villes soutenues par l'Union des Droites,
13:39ont toutes été réélus largement au premier tour.
13:43Et il n'y a aucune fracture.
13:45Et je voudrais préciser autre chose.
13:47Au premier tour,
13:49au premier tour,
13:50j'ai été en tête dans tous les bureaux de vote
13:53devant M. Pascal Claverie,
13:54et nettement dans tous les quartiers populaires aussi.
13:5725 sur 28,
13:58alors c'est quand même beaucoup 25 sur 28,
14:0025 bureaux de vote sur 28.
14:01Je ne suis pas d'accord M. Claverie.
14:02Il ne peut pas connaître.
14:03Non, je dis ceci...
14:04On a quand même été en tête dans tous les quartiers populaires.
14:07Populaires.
14:08Parce que, ne croyez pas,
14:10vous savez, je suis un enfant de Tarbes,
14:11et j'ai vécu aux portes du quartier Bélair.
14:14Vous voulez dire que ça ne va pas suffire tous contre vous ?
14:16Non, je pense que l'arc républicain,
14:19il y avait plusieurs listes de l'arc républicain.
14:21Je rappelle que le bloc de gauche fait 23%.
14:23Pierre Lagonelle améliore son score,
14:25il faut l'entendre, il fait 15%.
14:26Voilà.
14:27Et moi-même, 17,6%.
14:30L'arc républicain, c'est un bloc important.
14:32Et puis, je voudrais dire que Gérard Trémège,
14:33lui, il faisait aussi,
14:35comment dirais-je, l'alliance,
14:36il y avait des gens de sociologie de gauche qui étaient dans...
14:39Il faisait le rassemblement.
14:40Il faut faire le rassemblement.
14:41Et vous voulez faire le rassemblement.
14:42Et je fais le rassemblement.
14:43Et on va parler de ce qu'on peut faire pour Tarbes,
14:45justement, puisque vous avez déjà évoqué l'hôpital,
14:47on va parler d'économie,
14:48on va parler de pauvreté, de sécurité,
14:51dans un second temps, dans quelques instants.
15:05Ici Matin, revient dans un instant.
15:41Et nous débattons à propos de la situation à Tarbes,
15:44en vue de ses municipales,
15:46de ce second tour de dimanche.
15:47Nous sommes avec deux candidats,
15:49depuis tout à l'heure, à 7h45,
15:51avec Éric Pérenne,
15:51qui est arrivé en tête pour l'UDR et le RN,
15:54et avec Pascal Claverie,
15:55qui a fusionné avec Pierre Lagonel,
15:57et qui lui est arrivé en troisième position.
16:00On va poursuivre ce débat,
16:01mais auparavant, évidemment,
16:03on va passer aux informations,
16:05puisqu'il est 8h sur ICI Berne Bigore.
16:10Ici Berne Bigore,
16:12à la radio,
16:13sur mobile,
16:14à la télé,
16:16c'est ICI Matin.
16:18Et donc, il est 8h,
16:20et vous écoutez ICI Berne Bigore,
16:22et c'est tout de suite...
16:26Le Journal avec vous,
16:27Shannon Marigny.
16:28On le sait,
16:29un loup se balade en pleine Denail,
16:31mais certains se demandent
16:31s'il n'y a pas aussi une louve.
16:33Pour le groupement pastoral
16:34qui réunit des éleveurs,
16:36une meute est en train de se former.
16:38Trois brebis ont été tués
16:39à Rosdenail la semaine dernière,
16:41dans un champ,
16:42en plein milieu du village,
16:43et hier, à Boisbesin.
16:45Pour l'éleveur Vincent Bale,
16:47il n'y a aucun doute,
16:48c'est une attaque de loup.
16:49C'est, je suppose,
16:50une attaque de loup,
16:51parce que la morsure est bien à la gorge.
16:53L'endroit de la trachée.
16:54Il n'y a aucune bête
16:56qui a été attaquée
16:56à part la gorge
16:58et le bas-flanc,
17:00c'est entre Denail et Patavans.
17:02Et le troupeau très, très effrayé.
17:04J'espère avoir des indemnisations,
17:06parce que ça cause
17:07un gros stress sur le troupeau.
17:08Ça va provoquer
17:09de gros avortements à venir
17:11pour les brebis.
17:12Ça va faire un gros manque financier
17:14pour l'exploitation
17:16qui peut s'avérer très inquiétant.
17:19Un reportage complet
17:20dans une demi-heure
17:21dans l'info d'ici à 8h30.
17:23Les éleveurs ont monté un dossier
17:25pour se faire indemniser.
17:26Le montant varie
17:27de 100-300 euros par bête.
17:30Mais avant,
17:30comme le disait Léonie
17:32tout à l'heure
17:33dans le reportage,
17:34il faut que l'Office français
17:35de la biodiversité
17:35confirme
17:36qu'il s'agit bien
17:37d'attaque de loups.
17:38L'homme accusé
17:39de tentative d'enlèvement
17:40à Pau et Mont-de-Marsan
17:41a été condamné
17:41à 18 ans
17:42de réclusion criminelle.
17:43La cour d'assises des Landes
17:44a tranché hier
17:45pour ce landé de 41 ans.
17:47Il a été arrêté en 2023
17:48pour avoir essayé
17:50de kidnapper
17:50une jeune fille
17:51à Mont-de-Marsan.
17:52Et 13 ans plus tôt,
17:53c'est à Pau
17:54qui la sévit
17:55en traînant jusqu'à son coffre
17:56une jeune femme
17:57de 21 ans.
17:58Aujourd'hui,
17:58elle en a 37
17:59et elle a suivi
18:00le procès
18:01qui a duré 3 jours.
18:02La conclusion d'années
18:03difficiles
18:04pendant lesquelles
18:05beaucoup ne l'ont pas
18:06cru écouter.
18:06Je me sens vide.
18:09Ça a été 3 longues journées
18:11qui ont été très lourdes
18:13psychologiquement.
18:14Pour le moment,
18:14j'ai un peu de mal
18:15à réaliser.
18:16Je sais ce qui s'est passé,
18:17je sais ce qui a été dit.
18:18Je sais qu'au fond de moi,
18:20je suis satisfaite
18:21parce que c'est quelque chose
18:22que j'ai attendu
18:23depuis longtemps.
18:24J'ai beaucoup de personnes
18:25qui ne m'ont pas crue
18:26ou qui ont pensé
18:27que c'était exagéré.
18:29Je le voyais bien
18:30ou on me l'a dit
18:32de tout bonnement
18:33que quand même,
18:35ça paraît sorti
18:36d'un film quand même.
18:37Même moi,
18:38c'est une pensée
18:38qui m'a traversée l'esprit
18:39même le jour
18:40où je faisais la déposition
18:41devant la police.
18:43Pour moi,
18:43j'étais en train
18:44de raconter un film.
18:45Ce n'était pas la réalité,
18:46ce n'était pas possible.
18:47Je commence petit à petit
18:49à avoir une vision
18:51un peu différente de la vie
18:52et là,
18:53je pense que le procès,
18:55c'est ce qui va m'aider
18:56vraiment à donner de l'élan.
18:59Une bonne fois pour toutes,
19:00je pense.
19:00Parce que j'ai vraiment
19:02envie de bouger
19:02mais jusque-là,
19:03j'ai eu l'impression
19:04d'avoir les pieds
19:05enlisés dans le sol en fait.
19:06Pour le coup,
19:07je pense que ça va donner
19:08un bon élan.
19:09Je reste positive
19:11de ce côté-là.
19:12Et donc,
19:1218 ans de réclusion criminelle,
19:14le jury a suivi
19:15les réquisitions
19:16de l'avocat général hier.
19:18Une randonneuse
19:19de 72 ans
19:20est tombée
19:20sur un sentier
19:21hier après-midi
19:22sur les hauteurs
19:23du Mont de Gèze
19:24au niveau d'Argelès-Gazost.
19:25Elle s'est blessée
19:26à la cheville.
19:27Assez sérieusement,
19:27son mari a appelé
19:28les secours.
19:29Ils l'ont transportée
19:30sur un brancard
19:30jusqu'à la route
19:31et conduite ensuite
19:32à l'hôpital de Lourdes.
19:34En Soules,
19:35cette fois,
19:35sur la commune
19:36de Trois-Villes
19:36à côté de Tardetz,
19:38deux randonneurs
19:38ont été légèrement intoxiqués
19:40par des fumées
19:41d'éco-buage hier.
19:42Ils se sont retrouvés
19:43piégés en plein milieu
19:44alors que les agriculteurs
19:46avaient pourtant déconseillé
19:48aux marcheurs
19:48de s'engager.
19:49L'éco-buage était
19:50sous contrôle
19:51et déclaré
19:51selon les gendarmes.
19:53Les randonneurs
19:53ont été transportés
19:54par hélicoptère
19:55jusqu'à l'hôpital d'Auloron.
19:57Ici Bérambigore,
20:01Municipal 2026
20:02Et deux des trois candidats
20:03à la mairie de Tarbes
20:04sont donc dans notre studio
20:06ce matin.
20:06Éric Peyreigne
20:07de l'Union des Droites
20:08soutenu par le Rassemblement National.
20:10Vous êtes arrivé
20:11en tête du premier tour
20:12et Pascal Claverie
20:14d'Hiver Centre.
20:15Michel Garny,
20:16on le rappelle,
20:16d'Hiver Droite
20:17n'a pas voulu venir.
20:18Alors,
20:19vous allez pouvoir échanger
20:20au sujet du commerce.
20:21D'abord,
20:21on vous propose
20:22d'écouter les Tarbés.
20:23On leur a demandé
20:24s'ils faisaient plutôt
20:24leur course
20:25dans le centre-ville
20:26ou bien au centre commercial
20:27d'Ibos.
20:28Plutôt Ibos
20:29parce qu'il y a
20:30le centre commercial
20:31et c'est plus pratique,
20:31c'est un petit peu plus grand.
20:33Plus de choix,
20:34moins cher et voilà.
20:35On fait les deux.
20:36Moi, je fais plus ici
20:37parce qu'il n'y a pas grand-chose
20:38mais je m'en fous,
20:39je trouve ce que je veux.
20:40Il y a moitié des magasins
20:42qui sont fermés.
20:43C'est d'une tristesse
20:45épouvantable.
20:45C'est l'évolution des choses.
20:48Moi, j'ai connu la ville
20:50il y a 50 ans.
20:51On ne marchait pas
20:52sur les trottoirs
20:53tellement il y avait du monde.
20:54Mais il n'y avait pas
20:55de concurrence extérieure.
20:57C'est ville morte quoi en fait.
20:59Il y a très peu de vie
21:00par rapport à ce que c'était
21:00il y a quelques années.
21:01Moi, il y avait le cinéma.
21:02Ça ramenait beaucoup de monde
21:03surtout les jeunes.
21:04Puis ça faisait marcher
21:05les commerces de bouche
21:06et puis les commerces tout court.
21:07Pour les jeunes,
21:07ça commence à devenir
21:08un peu mort
21:08par rapport aux magasins
21:10et ce qu'on peut y trouver.
21:11Après, bien sûr,
21:12il y a des petites boutiques
21:13qui sont très sympas à Tarbes.
21:14Ils bossent.
21:15Pourquoi ?
21:15Parce qu'il n'y a rien ici.
21:17Et on est dans la trouille
21:18de traverser Tarbes en fait.
21:19On s'en parle à ça.
21:21Tarbes, ville morte,
21:23disait cette tarbaise
21:24qui veut prendre la parole.
21:25Vous avez été adjoint au commerce.
21:26Absolument.
21:27J'étais premier adjoint au commerce
21:28pendant cinq ans.
21:29J'ai déployé une activité incroyable.
21:32Ce matin,
21:32je passais devant des commerces à Pau
21:34qui se sont aussi implantés à Tarbes.
21:36Mais tout le monde fait le constat
21:38qu'effectivement,
21:39ça dévisse.
21:40C'est-à-dire qu'il y a
21:41beaucoup de commerces qui ferment.
21:42Moi, je vais vous dire,
21:43le maire de Tarbes
21:44n'a pas consacré un budget suffisant
21:46à 130 000 euros par an
21:47pour relancer le commerce à Tarbes.
21:50Quand je vois qu'à Pau,
21:51on a consacré 3 millions.
21:52Mais vous étiez dans l'équipe sortante.
21:54Absolument.
21:55Et donc,
21:55je n'ai pas bénéficié des moyens
21:57dont j'avais besoin
21:58pour dynamiser la ville.
21:59Et je considère
22:00que j'ai besoin
22:01d'avoir les mains libres
22:02et d'employer les grands moyens.
22:04Et si vous voulez,
22:05je voudrais vous dire
22:05les quatre choses
22:06que je veux faire
22:06pour relancer le commerce.
22:08Qu'est-ce qu'il aurait fallu faire
22:09alors pour justement
22:11relancer ce commerce
22:12de centre-ville
22:13que vous n'avez pas pu faire ?
22:14Eh bien,
22:14ce que je vais faire,
22:15c'est-à-dire
22:17tripler le budget
22:18pour le commerce
22:19pour animer véritablement la ville.
22:22On voit quand il y a,
22:22par exemple,
22:23la parade de Noël.
22:24C'est absolument merveilleux.
22:25Les Tarbes et les Tarbes
22:26sont contentes
22:26de se réunir à Tarbes.
22:28Donc, des animations ?
22:29Des animations.
22:30Beaucoup d'animations.
22:31Racheter les locaux vides
22:32pour y réinstaller
22:33des commerces durables.
22:34Par quels moyens
22:35vous voulez racheter ces commerces ?
22:37Eh bien,
22:37nous avons la SEMI.
22:38C'est une foncière,
22:39la SEMI.
22:40Il n'y a pas besoin
22:40de créer une foncière.
22:41Qui est une très bonne santé financière,
22:42d'ailleurs.
22:42Oui,
22:43c'est une entreprise
22:43qu'on doit redresser.
22:44Je veux aussi remettre de l'ordre
22:46dans l'implantation
22:46des fast-foods,
22:47des kebabs,
22:48parce que ça prolifère.
22:49Je veux également
22:50renforcer la sécurité.
22:51Pourquoi ça prolifère ?
22:52Parce que c'est un facteur,
22:53la sécurité.
22:55Si vous avez des gens
22:56qui servent leur sac
22:57parce qu'ils ont peur,
22:58parce que la population a changé,
22:59on y revient.
22:59On reparle d'insécurité,
23:00ça me fait plaisir.
23:01Voilà,
23:01un poste de police municipal
23:03Place de Verdun,
23:04je veux un parking sécurisé,
23:05puis je veux redonner envie
23:06de venir en ville.
23:07Vous allez fracturer la population.
23:08Éric Perrin,
23:09vous êtes d'accord
23:09avec tout ça,
23:10alors ?
23:10Toutes ces propositions ?
23:12Je voudrais finir.
23:13Je suis atterré dans une telle question.
23:14Vous avez dit quatre,
23:15j'avais l'impression
23:16qu'il y en avait plus.
23:16Non, quatre seulement.
23:17Et je veux redonner envie
23:18de revenir en ville
23:19avec du stationnement gratuit,
23:21avec les parkings ouvragés,
23:22et puis des places végétalisées,
23:24la place Saint-Jean,
23:24la place Marquardieu,
23:25la place d'Espagne,
23:26voilà,
23:26et des animations.
23:27Le centre-ville
23:28peut redevenir
23:29un centre et un lieu vivant
23:31où l'on travaille
23:31et où l'on se rencontre
23:32et où l'on a plaisir
23:33à se retrouver.
23:34J'y arriverai.
23:35Éric Perrin,
23:35vous n'êtes pas tout à fait d'accord ?
23:37Sur le constat, oui.
23:38Alors, sur le constat,
23:39on est tous d'accord.
23:40Vous avez entendu
23:41les auditeurs
23:42que vous avez été interrogés
23:43sur Tarbes.
23:45Effectivement,
23:46il faut remettre
23:47quand même l'église
23:47au centre du village.
23:49Pascal Claverie
23:50était premier adjoint,
23:52mais surtout chargé du commerce.
23:54Il était aussi président
23:55du développement économique
23:58à Tarbes-Lourdes.
23:59Je vais y en dire.
24:00Pierre-Henri.
24:01Je regrette,
24:02mais il a fait partie
24:03avec cette équipe
24:04de Michel Garnier,
24:05absent aujourd'hui.
24:06Je le rappelle,
24:07ils n'ont eu aucune vision.
24:08Ils n'ont pas repensé
24:09la rue Maréchal-Fauche.
24:10C'est ça qu'il faut faire.
24:11Il faut repenser
24:12la rue Maréchal-Fauche
24:12avec une toute nouvelle offre.
24:15Elle n'est basée
24:16que sur du prêt-à-porter
24:17touché par Internet.
24:18Et surtout,
24:19ils ont continué
24:21à accorder
24:22des offres surdimensionnées.
24:24Qu'est-ce que vous souhaiteriez
24:25implanter,
24:25alors justement ?
24:26Vous parlez de redimensionnement,
24:28de quelle nature ?
24:28Alors déjà,
24:29je vais,
24:30contrairement à ce qu'ils ont fait
24:31et Pascal Cloverie
24:33l'a adopté
24:33en conseil municipal,
24:35ils ont rendu payantes
24:37plus de 370 places
24:38qui étaient gratuites
24:39quand on parle de stationnement.
24:41Donc moi,
24:41elles seront à nouveau gratuites.
24:43Vous pensez que c'est la solution,
24:44Pascal Cloverie ?
24:45C'est la zone verte,
24:45c'est la zone périphérique
24:46dont vous parlez.
24:47Non, non,
24:47c'est pas la zone...
24:48Le jardin Massé,
24:49la rue Voltaire,
24:50la rue Vertille,
24:51la rue Laré,
24:52ça se situe à 100 mètres
24:53à vol d'oiseau.
24:54Voilà.
24:54Donc ceux-là,
24:55elles redeviendront gratuites.
24:56Ça, c'est la première chose.
24:57Ensuite,
24:58je vais faire revenir
24:59un cinéma en centre-ville.
25:00Vous êtes d'accord ?
25:01Le multiplex
25:02qui a 11 salles
25:03connaît moins 20%
25:04de chiffres d'affaires.
25:06On ne sait même pas
25:06s'il ne va pas fermer.
25:07Mais je vais vous expliquer pourquoi.
25:08Parce que toutes les personnes
25:11qui sont...
25:11Il n'y a pas que les seniors,
25:13des personnes actives
25:14qui sont en centre-ville
25:15n'y vont plus
25:15pour des problèmes
25:16qu'on connaît.
25:17C'est l'insécurité
25:18qui règne à l'arsenal.
25:20Donc ils n'y vont plus.
25:20Non, mais le multiplex...
25:21Attendez, attendez,
25:22je vous ai laissé parler,
25:22M. Claverie, s'il vous plaît.
25:23Laissez-moi décliner aussi,
25:25s'il vous plaît.
25:26Mais vous pouvez aussi dialoguer.
25:27Oui, bien entendu,
25:28on va le faire.
25:30Il y a...
25:31Il vous reste 6 minutes.
25:32Il y a aussi,
25:32j'aimerais quand même dire,
25:34un retour d'animation.
25:36Je veux bien.
25:37Mais M. Garnier
25:38était président
25:39de l'Office du Tourisme,
25:41chargé de Tarbes Animation
25:43pour faire des...
25:44Il va lui aussi,
25:44soi-disant,
25:45faire des animations.
25:46Alors, je dis aux deux,
25:47qu'est-ce qu'ils ont attendu
25:48pendant 6 ans
25:49pour le faire ?
25:49Alors, moi,
25:50je vais ramener...
25:50Aujourd'hui est un autre jour.
25:52Voilà.
25:52Moi, je vais ramener
25:53le retour, effectivement,
25:55d'animation populaire.
25:58Je veux que Equestria,
25:59qui existe,
26:00revienne,
26:01comme nous l'avions fait
26:02en 2001,
26:03avec des parades
26:05tous les soirs.
26:06Absolument.
26:06Je considère
26:07que le cerveau du cheval
26:09doit être en ville.
26:09Le retour de la quinzaine commerciale,
26:10d'une quinzaine commerciale
26:11véritable,
26:12comme on l'a connue,
26:13du festival militaire.
26:15Voilà.
26:15On fera une création
26:16du fête du terroir.
26:17On fera un espace
26:18national.
26:19Il y a déjà un salon du terroir.
26:20Oui, mais on fera
26:21une grande fête de terroir
26:23en centre-ville.
26:23Il faut ramener du flux.
26:24On va ramener
26:25un centre de santé,
26:26un gros centre de santé
26:28multidisciplinaire
26:29en centre-ville
26:30avec un centre d'imagerie privée.
26:32Voilà.
26:32Tout ça.
26:33Et ensuite,
26:33quand j'entends
26:34qu'ils vont faire
26:35des foncières municipales,
26:38c'est-à-dire que
26:38la ville va racheter
26:39des locaux.
26:40Mais avec quel argent ?
26:41Parce qu'on va parler
26:42quand même un petit peu
26:42d'argent,
26:43de finances.
26:44Parce qu'il faut savoir
26:45quand même
26:45que notre fonds de roulement
26:47de la ville de Tarbes
26:48est égale à zéro.
26:5114e ville
26:51sur les 15 de l'Occitanie.
26:52Alors justement,
26:53comment on fait
26:54pour justement
26:55ramener de la richesse ?
26:56C'est vrai que
26:57le syndicat MEDEF
26:59le disait il y a quelques jours.
27:00Et ils ont bien raison.
27:01Il disait, l'économie
27:02c'est le plus important.
27:03Il faut absolument...
27:04Et là, c'était le président
27:04du développement économique
27:05qu'on va...
27:06Comment on fait ?
27:07Parce qu'il n'y a pas
27:07que le commerce.
27:08D'un mot,
27:09pendant le plan de relance,
27:11il y a 278 emplois industriels
27:12qui ont été créés.
27:13Enfin, ce que je veux dire,
27:14c'est que...
27:14Vous deviendrez 2000
27:15à votre arrivée.
27:162000, vous avez dit.
27:17On va y venir.
27:19Donc, Tarbes a perdu
27:20des emplois industriels.
27:22Il y a quelques jours,
27:23j'ai négocié
27:24avec les forges de Tarbes
27:25qui construisent
27:25une nouvelle usine
27:26au parc de la Dour.
27:27Voilà, je veux créer
27:28des emplois industriels
27:29de la défense,
27:29de l'aéronautique,
27:31de le ferroviaire
27:32et de la céramique.
27:33Je veux avoir les mains libres
27:35et nous allons investir
27:36dans ces filières
27:36et ces décisions.
27:37Mais vous les aviez les mains libres,
27:38M. Claverie.
27:38Vous les aviez les mains libres.
27:40Je peux terminer.
27:42Vous n'avez rien fait.
27:43Je ne peux aussi dire...
27:44Non, c'est...
27:45C'est la vérité.
27:46C'est les constats.
27:472000 emplois,
27:47vous avez prévu.
27:48Nous ferons 2000 emplois
27:49à l'arrivée de Gérard Trémèche
27:51quand il vous a donné
27:52la présidence
27:52du développement économique.
27:53Vous avez déclaré,
27:54c'est vous, en 2021,
27:55je vais créer 2000 emplois.
28:00Lui, il ne peut pas vraiment
28:00créer d'emplois.
28:01C'est plutôt les entreprises
28:02qu'il a créées.
28:03Le débat.
28:04Il est dit,
28:05c'est M. Claverie.
28:06Il a créé 2000 emplois.
28:06Il y a beaucoup de choses à dire
28:07et on a peu de temps.
28:10Donc, Tarbes,
28:11on l'a entendu,
28:11les commerces,
28:12l'économie,
28:12c'est super important
28:14parce qu'il y a ce sentiment
28:15de déclassement
28:15et ce sentiment d'insécurité.
28:17On ne va pas...
28:18On peut quand même
28:19l'évoquer, effectivement.
28:20Est-ce que pour améliorer les choses,
28:23il faut plus de police ?
28:24Plus de prévention ?
28:25Il faut quoi ?
28:26L'un et l'autre ?
28:27C'est inévitable.
28:29Aujourd'hui,
28:30nous engageons, nous,
28:32à tripler les effectifs
28:34de la police municipale
28:35parce qu'il faut
28:35de la présence policière
28:37piétonnière.
28:38Pascal Claverie,
28:39vous êtes un peu en retard
28:40au niveau du temps.
28:41Voilà.
28:41Qu'est-ce que vous voulez faire
28:42pour essayer de lutter
28:44contre ce sentiment de sécurité ?
28:45La sécurité, c'est une chose sérieuse
28:47qui a été signé
28:48avec le maire de Tarbes
28:49et je veux implanter
28:51un commissariat
28:51de police municipale
28:53et de police nationale
28:54à l'arsenal.
28:55Je veux mettre
28:56un poste de police municipale
28:58place de Verdun
28:59pour sécuriser ce spot.
29:00Mettre 300 caméras
29:01quand il n'y en a que 80
29:03dont toutes ne marchent pas.
29:04Oui, mais évidemment.
29:06Quand au début de ma campagne
29:08j'ai parlé de sécurité,
29:10ils ont tous crié au scandale
29:11M. Claverie
29:11et M. Garnier
29:12qu'on allait diffuser la population.
29:14Il l'a dit tout à l'heure
29:15on ne va fraculer la population
29:16et il fait la même chose.
29:17Vous êtes un petit peu en avance.
29:18Je dis ceci,
29:19on ne peut pas tripler
29:20la police municipale.
29:21Il y a des problèmes budgétaires
29:22mais on va régler
29:23le problème de sécurité
29:24en mettant 300 caméras.
29:25Il n'y en a que 86
29:26dont toutes ne marchent pas.
29:28On va mettre aussi
29:28des policiers à pied
29:29en centre-ville.
29:30La sécurité
29:31c'est quelque chose
29:32que l'on peut régler
29:33mais ça se fait
29:33en se coordonnant
29:35avec les services de l'État.
29:36C'est quelque chose
29:37que l'on décrète.
29:38Le maire peut agir
29:39avec les services de l'État
29:40de manière coordonnée.
29:41Je le ferai.
29:43Où est-ce que vous allez trouver
29:43tous ces policiers municipaux
29:44puisqu'on n'en forme pas assez
29:46en France actuellement ?
29:47Alors, comment dirais-je ?
29:48M. Pérenne veut tripler.
29:50Moi, je ne veux pas tripler.
29:50Je veux doubler
29:51la police,
29:52les brigades de nuit
29:53et ensuite je veux mettre
29:54les policiers que nous avons
29:55à pied en centre-ville
29:56dans les heures
29:57où il y a besoin
29:58qu'on voit
29:59les policiers municipaux.
30:01C'est quelque chose
30:01qui est calibré,
30:02qui a été calculé.
30:03J'aimerais aussi
30:04juste...
30:05Oui, nous aussi,
30:05ça a été calculé.
30:06Un petit mot,
30:07Pascal Claverie,
30:08on parlait du sentiment
30:09de déclassement de Tarbes.
30:11Est-ce que ce n'est pas lié aussi
30:12à l'image que Tarbes renvoie ?
30:14Je pense très rapidement
30:16à nos équipes sportives
30:18qui ont quasiment disparu
30:19du monde professionnel.
30:20Est-ce que là aussi
30:20vous avez quelque chose...
30:21Le stigmate,
30:23c'est un crève-cœur.
30:25C'est là aussi
30:26la fin d'un cycle.
30:27Mais si vous voulez,
30:28quand le sport professionnel
30:29comme ça est déclassé
30:31et même fait faillite...
30:32Vous allez mettre
30:32de l'argent là-dessus
30:33si vous êtes maire ?
30:34Pas seulement,
30:34mais c'est le tissu économique.
30:36C'est là qu'il y a
30:36des difficultés.
30:37Le tissu économique,
30:38c'est-à-dire que la richesse
30:39est allée vers Toulouse
30:40pendant 20 ans.
30:41Les emplois industriels
30:42ont été perdus
30:43et il faut recréer
30:44des emplois qualifiés
30:45et bien rémunérés.
30:46Songez qu'à Tarbes,
30:47le revenu moyen
30:48par foyer fiscal
30:49c'est 19 000 euros
30:50quand en France
30:51c'est 34 000 euros.
30:54l'habitat,
30:55les problèmes de sport,
30:56tout est lié.
30:57Et moi je veux recréer
30:58des emplois industriels.
30:59Je veux aussi mettre en place
31:00le système de première clé
31:02c'est-à-dire que les jeunes
31:03primo-accédants
31:04soient aidés
31:05pour devenir propriétaires
31:06en ayant un prêt d'honneur
31:08pour l'apport
31:09pour leur premier logement.
31:118h15 sur ICI Béarn Bigorre.
31:12Messieurs, merci
31:13d'être venu débattre ce matin
31:15sur ICI Béarn Bigorre.
31:17Je rappelle que nous étions
31:18avec Éric Péreign
31:18qui est arrivé en tête
31:19avec 24% des voix
31:21dimanche dernier.
31:23candidat à l'Union des Droites
31:24et du RN
31:24avec Pascal Claverie
31:25donc ancien adjoint
31:27Gérard Trémèges
31:28et qui est arrivé
31:29avec 17 000% des voix
31:30qui avait fusionné
31:31avec Pierre Lagonel
31:3215% des voix.
31:33Michel Garnier
31:34n'avait pas voulu
31:35venir débattre.
31:36Comme du bébé.
31:38spéciale municipale 2026
31:40à vivre aussi
31:41sur l'appli
31:42et le site ICI.
31:44Sous-titrage Société Radio-Canada
31:45Sous-titrage Société Radio-Canada
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