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  • il y a 11 heures
Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche unie hors LFI à la mairie de Paris, a accusé le président Emmanuel Macron d'être "intervenu" pour "aider au retrait de Sarah Knafo" au bénéfice de l'ex-ministre de la Culture Rachida Dati.

"Emmanuel Macron est personnellement intervenu (...) à différents niveaux pour faire en sorte d'aider au retrait de (l'eurodéputée d'extrême droite, ndlr) Sarah Knafo, auprès d'intermédiaires, auprès de gens qui ont historiquement soutenu Reconquête!", a accusé l'ex-premier adjoint d'Anne Hidalgo, évoquant une "faute morale immense".

"Compte tenu de la situation", internationale et économique, "que le président de la République ait du temps à perdre à s'occuper de ce type de sujet est un peu incongru au regard de la charge qui est la sienne", a ajouté jeudi Emmanuel Grégoire, accusant M. Macron de "porter une responsabilité immense dans l'effondrement moral et politique du pays".

L'entourage du chef de l'État a démenti dans la foulée auprès de franceinfo : "En aucune façon, le président de la République n'est intervenu pour le retrait de la candidate d'extrême droite à Paris".

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Transcription
00:00Vous dites que Rachida Dati est soutenue par l'extrême droite
00:02et hier d'ailleurs vous lui avez reproché d'avoir eu des discussions d'arrière-cours avec Sarah Knafo, la
00:08candidate reconquête.
00:10A l'évidence.
00:10De quoi parlez-vous ?
00:11Si on regarde la situation, c'est quand même Sarah Knafo qui s'est désistée.
00:15Elle n'a pas noué d'alliance avec Rachida Dati.
00:17Il n'y a pas besoin de lire dans le mar de café pour comprendre ce qui s'est passé.
00:21D'abord, souligner une incongruité.
00:23C'est la première fois historiquement que l'extrême droite dépasse les 10%
00:28à Paris sur le scrutin central.
00:30Première fois.
00:31Et comme par hasard, la première fois où ils les dépassent
00:36et où ils avaient donc la possibilité de se maintenir, ils se retirent.
00:40Pourquoi ils se sont retirés ?
00:44Pour mettre en œuvre ce qu'ils appellent l'union des droites.
00:48Mais Rachida Dati la refuse aussi.
00:50C'est un pacte du diable.
00:51C'est un pacte...
00:52Non, non, elle n'a rien refusé du tout.
00:53Vous croyez que Sarah Knafo s'est retirée pour rien ?
00:56C'est un pacte du diable.
00:57Le pacte du diable, c'est d'envoyer le signal
01:00que dans toutes circonstances, l'union des droites est plus importante que tout.
01:04Et le message, c'est je me retire à Paris pour laisser gagner la droite.
01:09Et vous vous retirez, vous nous soutiendrez
01:11dans la dynamique de l'union des droites sur le plan national en 2027.
01:15C'est une suspicion, mais quelle preuve avez-vous de ce pacte du diable ?
01:18D'abord, c'est une analyse politique, d'accord ?
01:21Et elle est, je le crois, très partagée.
01:23Beaucoup de vos confrères savent qu'il y a eu des échanges nourris.
01:25Emmanuel Macron est personnellement intervenu.
01:30Personnellement intervenu.
01:30Avec Pierre-Yves Bournazel, pas avec Sarah Knafo.
01:32Non, non, non, pas qu'avec Pierre-Yves Bournazel.
01:34Emmanuel Macron est personnellement intervenu.
01:37Qui soutient Rachida Dati.
01:38J'ai l'occasion de rappeler que Mme Dati est la candidate d'Emmanuel Macron.
01:42Emmanuel Macron est intervenu.
01:44C'est beaucoup de vos confrères qui nous l'ont relayé.
01:48Pour faire en sorte que l'extrême droite se retire au profit de sa candidate.
01:55Attendez, vous pensez qu'Emmanuel Macron a demandé à Sarah Knafo se retirer ?
01:58Imaginez la responsabilité morale immense qu'a le président de la République.
02:02Pour considérer que, vu l'actualité internationale, il est autre chose à faire.
02:06Expliquez-nous auprès de qui il a intervenu.
02:09Vous dites qu'Emmanuel Macron est intervenu pour que Sarah Knafo, la candidate reconquête, se retire.
02:13Emmanuel Macron est intervenu à différents niveaux pour faire en sorte d'aider au retrait de Sarah Knafo.
02:20Mais quels sont ces niveaux ?
02:22Auprès d'intermédiaires, auprès de gens qui ont historiquement soutenu Reconquête, etc.
02:28Et je veux le dire à quel point c'est une faute morale immense.
02:31On pourrait penser que dans la situation...
02:33C'est grave que vous dites là, que le président s'est mêlé de la petite politique politicienne des alliances
02:38parisiennes.
02:39Exactement, exactement.
02:40Je considère que dans un moment de vérité du pays, sur le plan international, sur le plan économique,
02:47que le président de la République ait du temps à perdre à s'occuper de ce type de sujet.
02:51D'abord est un peu incongru au regard de la charge qui est la sienne.
02:55Mais deuxièmement, traduit une faute morale majeure.
02:59Qui est en politique quelque chose d'assez central.
03:01En politique, quelque chose d'assez central, c'est que d'une certaine manière, tout est bon pour gagner.
03:07Tout est bon pour gagner, y compris les plus grandes forfaitures morales.
03:10Pourtant hier, en Conseil des ministres, Emmanuel Macron a mis en garde contre les arrangements des partis
03:14avec les extrêmes des deux bords qui demeurent dangereux pour la République.
03:16Vous, ce matin sur France Info, M. Grégoire, vous dites que le président de la République est intervenu
03:20pour que Sarah Knafo se désiste au profit de M. Jalati.
03:22Je dis clairement qu'Emmanuel Macron a désormais l'habitude de montrer son double discours
03:27entre les grands principes qu'il énonce et les petites manœuvres qu'il met en œuvre.
03:31Et vraiment, je le dis, Emmanuel Macron porte une responsabilité immense
03:37dans l'effondrement moral et politique du pays.
03:40Immense. Immense.
03:42Immense.
03:42Immense.
03:42Immense.
03:42C'est parti.
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