- il y a 4 heures
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#TheSocialNetwork, #TheBigShort, #MarriageStory... Depuis le fauteuil de MAGNETO, l’actrice et réalisatrice Ana Girardot revoit et commente ses films préférés.
📚 Les films commentés :
00:00 Intro
00:26 Marriage Story
03:56 Lost in translation
05:13 The big short
07:54 The social network
10:42 Erin Brockovitch
12:49 La guerre des prix
13:36 Uncut Gems
17’05 : Les 3 films à avoir vus dans sa vie
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05:13 The big short
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Catégorie
🎥
Court métrageTranscription
00:00Bonjour, c'est Anna Girardot et je vais regarder des scènes de films qui m'ont marquée et m'ont
00:04inspirée dans mon métier.
00:09J'adore cette scène, j'adore ce personnage, j'adore ce film.
00:13Oh, on va faire le focus sur Scarlett Johansson alors.
00:18Et là, action. Tac, tac, tac, tac, tac, tac.
00:20Mais je trouve que dans la tragédie, il faut l'humour.
00:27Vous êtes tellement comme votre père.
00:29Ne me comparez pas à mon père.
00:31Je ne me compare pas à mon père.
00:32Je dis que vous êtes actif comme lui.
00:33Vous êtes exactement comme votre mère.
00:35Tout ce que vous vous dites, vous faites.
00:36Vous faites en fait, c'est en fait.
00:38Première chose, je m'aime ma mère.
00:40Elle était une belle belle mère.
00:41Je suis juste répéter ce que vous avez dit.
00:42Seconde, comment tu me compare à mon père à mon père ?
00:45Je peux être comme mon père, mais je n'ai pas comme mon père.
00:48Vous êtes, et vous êtes comme mon père.
00:55Je pourrais la continuer jusqu'au bout, cette scène,
00:57parce qu'elle est quand même anthologique.
00:58Quand tu es acteur, je pense qu'en école de jeu,
01:01ou même à travailler, c'est un cadeau, cette scène.
01:05Parce que ça fluctue, ça monte, ça descend.
01:10Chacun a tort, tout le monde a raison.
01:12C'est assez délicieux comme scène.
01:15J'aime beaucoup ce film, parce que je le trouve très vrai
01:19sur les sentiments humains du couple, de l'amour.
01:22Je trouve que c'est extrêmement bien écrit, évidemment.
01:25Et cette scène est drôle, et en même temps tragique,
01:29et en même temps extrêmement bien jouée.
01:32Je pense que tous les acteurs, quand ils voient cette scène,
01:33ils sont là genre, je veux trop la jouer.
01:57Je trouve déjà que Scarlett Johansson est très drôle.
02:00Elle va toucher le pathétique un petit peu du personnage.
02:03Et là-dedans, ils sont un peu pathétiques dans leur engueulade.
02:05C'est tragique pour eux.
02:07Et en même temps, c'est ridicule.
02:09Ils s'insultent justement sur la mère.
02:11Comment tu oses parler de ma mère comme ça ?
02:13C'est très basique finalement comme engueulade.
02:15Mais on l'a tous vécu.
02:17Et si on revoit des engueulades qu'on a eues avec des personnes qu'on aime,
02:21et qu'on a allées si loin, on se trouve un peu ridicule.
02:24On se trouve un peu, c'est un peu drôle.
02:26C'est pas très, il y a pire dans la vie.
02:28J'ai l'impression que n'importe quel scénariste,
02:30surtout réalisateur scénariste,
02:33va écrire des choses très personnelles.
02:35C'est-à-dire qu'autant il a dû mettre peut-être de ce qu'il a entendu,
02:39de son ex-femme lui dire,
02:40et en même temps, lui, il a dû se regarder un donné dans un miroir
02:43et dire bon, il faut aussi que t'admette tes erreurs.
02:47Je crois que c'est Tarantino qui a dit
02:48si t'as pas un peu honte de faire lire ce que t'as écrit,
02:52c'est que t'es pas allé au bout.
02:53How did you read my emails ?
02:55I hacked into your account, you dumb fuck !
02:58I think that's illegal.
02:59Give me this shit about being surprised about LA.
03:01Surprise, I have my own opinion.
03:03How do you even know how to do something like that ?
03:05Surprise, I want things that aren't what you want,
03:07because surprise, you were fucking another lady.
03:10Scarlett Johansson, j'avais une photo d'elle à côté de mon lit
03:13et je l'avais découvert évidemment dans
03:15L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux avec Robert Redford.
03:18Et puis ensuite, je l'ai redécouvert avec Sofia Coppola
03:22dans Lost in Translation.
03:24Et au fur et à mesure des années, j'ai adoré son parcours,
03:27ses prises de risques,
03:28en faisant des films de super-héros
03:30et puis tout d'un coup, des films indépendants
03:33où elle allait prendre plus de risques,
03:35où elle allait chercher des personnages plus goofy,
03:39justement.
03:39Je trouve qu'elle a ce côté goofy
03:40qu'elle a exploré au fur et à mesure.
03:43Et Marriage Story, c'est parfait pour elle
03:45parce qu'on voit l'actrice qui a pris des risques,
03:46on voit l'actrice qui est emprunt de ce métier,
03:49qui est emprunt du travail que ça représente.
03:51Et ce film met vachement en valeur
03:53toutes ces qualités-là, je trouve,
03:55chez Scarlett Johansson.
04:12J'ai pas du tout envie d'avoir une filmographie
04:14qui me ressemble ou qui ressemble à une ligne
04:17que je me serais donnée.
04:18Au contraire, je déteste sentir
04:20qu'on m'a mis une étiquette.
04:23Les personnages qui se fabriquent,
04:26c'est ce qui m'anime le plus en tant que comédienne.
04:30On a envie de se déguiser,
04:31de ressembler à quelqu'un de complètement différent
04:34et de jouer parce que c'est ce qui nous rappelle
04:36quand on était petit.
04:38J'allais voir un film et je voulais immédiatement
04:39être le personnage que j'avais vu.
04:41Et c'est ce qui me passait dans le cinéma,
04:43c'est que tout d'un coup,
04:43on arrive sur une journée de tournage,
04:46il va se passer plein de trucs,
04:47on est dans des décors complètement différents,
04:49on met le costume.
04:51Moi, plus il y a des lentilles, perruques,
04:53voies à changer ou personnalité
04:55très très différente de la mienne,
04:57plus j'ai peur, mais plus je m'éclate
04:59et plus je pense que je serais bonne
05:01parce que ça demande du dépassement de soi
05:04mais ça demande aussi de s'éclater,
05:06de kiffer.
05:08Je ne veux faire que ça toute ma vie.
05:11C'est quoi ?
05:11Oh, alrighty.
05:15Front Point Partners.
05:17Comment les standards et pours aider ?
05:19Nous ne comprenez pas pourquoi les régions
05:22n'ont pas dégradé les subprime bonds,
05:24parce que les liens de l'économie sont clairement
05:26déteriorés.
05:27Les délinquences de l'économie ont peur,
05:49J'adore cette scène et ce qui est fou, c'est que le personnage ouvre la scène avec des énormes
05:56lunettes
05:56parce qu'elle vient de se faire opérer de la cornée et donc elle ne voit rien.
06:00Et c'est génial parce que ça lui donne tout de suite une personnification, un personnage.
06:03Même pour la comédienne, j'imagine tout d'un coup, il y a tout un truc à travailler sur le
06:07personnage
06:08et en même temps, ça raconte symboliquement ce problème aux États-Unis
06:11où tout d'un coup, les crédits ont été donnés et puis que personne ne regarde et personne ne fait
06:15attention
06:16et en fait, ils ont raison.
06:17En fait, quand tu écris une scène, de rajouter des choses comme ça, c'est comme les dialoguistes.
06:22C'est ce qui arrive à rajouter beaucoup d'explications à travers des petites choses, des petits détails.
06:30Parfois, dans un dialogue, c'est mieux de ne pas en mettre justement, de laisser le silence.
06:52Je trouve que là, Adam McKay, il a mis énormément d'humour dans ce film, mais il en met dans
06:57tous ses films.
06:58Quand on voit Don't Look Up qui parle d'un sujet qui est sincèrement assez vrai, c'est-à-dire
07:04regarder ce qui se passe.
07:06C'est tragique, moi je l'ai revu il n'y a pas longtemps et ça m'a fait froid
07:10dans le dos
07:11parce que derrière justement la façade de quelque chose de drôle, j'y ai vu quelque chose de bouleversant et
07:16de tragique.
07:17Et en même temps, il arrive à y mettre de l'humour parce qu'il y a quelque chose, encore
07:20une fois, d'absurde dans notre manière de vivre sur cette terre.
07:24Les zooms un peu à la The Office, ça nous permet d'être un peu témoins de ce qui se
07:29passe et de comprendre les silences et ce qui se joue entre eux.
07:32Ça donne un côté très réaliste.
07:34J'avais pensé aussi à Thank You For Smoking, qui est un film terrible sur trois amis qui adorent se
07:39rejoindre pour déjeuner
07:41pour parler de qui a fait le plus de morts entre le vendeur d'armes, le vendeur de médicaments et
07:46le vendeur de cigarettes.
07:48Tu regrettes ça, mais c'est drôle, la manière dont c'est fait.
07:50Mais je trouve que dans la tragédie, il faut de l'humour.
07:54Je suis Sean Parker.
07:56Qu'est-ce que tu fais ?
07:56Vous devriez être Eduardo, Christy et Marc.
07:59Priez pour moi.
08:00Priez pour moi.
08:01Vous n'avez rien à faire face à toi ?
08:03Non.
08:03Tori, tu es en train.
08:05Hey, baby boy.
08:06Pouvez-vous prononcer des choses ?
08:07Hum-hum.
08:07Le lakard pork avec le comfit, la tuna tartare et le lobstère-claw, ça va commencer.
08:12Christy, qu'est-ce que tu veux de prendre ?
08:16Un appletini.
08:17Great.
08:18Pour ceux.
08:19J'ai très envie à chaque fois de laisser la scène, mais je me demande à quel moment David Fincher
08:24a écrit ce film et l'existence de Facebook.
08:27Je ne me souviens plus en voyant le film, c'était assez précurseur de parler de ça.
08:30Ce n'était pas tellement l'invention de Facebook qui est finalement juste un truc assez basique, mais c'est
08:36surtout la relation humaine et ce que ça a créé et ce que ça a révélé des humains et du
08:41personnage.
08:41Le Jason Berck qui joue au Mark Zuckerberg, c'est une tragédie un peu sur la vie, moi, je trouve.
08:46Ce que j'adore, c'est que j'avais entendu que David Fincher avait demandé à ses comédiens, parce que
08:49le texte était trop long et que les producteurs disaient « non, le film, il est trop long ».
08:53Il leur avait demandé de jouer plus vite, d'enlever aucun mot, mais que le film soit plus court.
08:56J'adore ces histoires-là parce que j'aime beaucoup les contraintes dans le cinéma et de me dire qu
09:00'est-ce que le réalisateur ou la réalisatrice a trouvé comme solution pour y arriver quand même.
09:06Parce que je trouve que dans ces cas-là, on implique son équipe dans un tout, de ne pas l
09:11'isoler des acteurs, de ne pas les protéger, mais de dire « en fait, il faut arriver à ça ».
09:14Et on va y arriver tous ensemble.
09:31J'ai réalisé mon premier court-métrage en 2020 à Venise.
09:36Et ça a duré trois nuits.
09:38Et la troisième nuit, entre 5h et 6h30, on avait la place Saint-Marc.
09:45Je voulais faire un hommage à Jacques Demi dans la baie des Anges.
09:49Et on arrive sur cette place et ce que je voulais faire ne marchait pas.
09:53Et donc on s'est dit « ok, qu'est-ce qu'on fait ? ».
09:55Et la veille, je m'étais baladée dans les rues de Venise, vers 6h du matin.
10:00Et à 6h30, sur cette place, les lumières se sont éteintes et le soleil s'est levé.
10:05C'est trop beau.
10:06Et donc je demande à mon premier assistant, je lui dis « mec, appelle la ville et demande à quelle
10:10heure ça s'éteint aujourd'hui ? ».
10:12Et c'était 6h34.
10:13Du coup, à 6h15, on a commencé à répéter un mouvement de caméra avec Lou.
10:18Et donc on lance un action, mais toute l'équipe, c'est comme si on était devenu une seule personne.
10:23On travaillait au diapason.
10:25Et là, action, tac, tac, tac, tac, tac, tac, tac.
10:27Et Lou s'arrête devant la caméra.
10:29Et là, elle fait…
10:32Et au moment où elle fait ça, les lumières s'éteignent.
10:35Et là, bam, elle part et elle s'envole sur la place.
10:38Je crois que ce jour-là, je me suis dit que j'aurais voulu recommencer.
10:40C'est quoi?
10:43C'est quoi?
10:57C'est quoi?
11:01C'est quoi?
11:02C'est quoi?
11:03C'est quoi?
11:06C'est quoi?
11:08C'est quoi?
11:24C'est quoi?
11:32C'est quoi?
11:35Qu'est-ce que quelque chose qu'elle aurait pris à Pretty Woman?
11:37D'un look trop ostentatoire pour être prise au sérieux.
11:40Et en même temps, d'un menu plus rural, qui n'a pas sa langue dans sa poche.
11:46Et surtout, ce que j'aime dans ce personnage, c'est que du coup, on la regarde de haut,
11:50on ne la respecte pas.
11:51Et elle te donne toutes les raisons de la respecter.
12:09C'est tellement bien interprété et avec tellement de hauteur et avec tellement de force et avec tellement de fierté.
12:15Tu sors de la salle de cinéma et tu as envie d'être plus comme elle.
12:19Et ça, c'est important d'avoir des personnages comme ça, féminins, qui t'inspirent à être plus que ce
12:25que tu crois pouvoir être.
12:26Et moi, ça m'a vachement inspirée.
12:28Ensuite, ça s'est resté comme des envies que je partage à mon agent en disant, je veux des rôles
12:33de femmes qui se battent pour une cause et qui vont au bout.
12:38Et c'est pour ça, d'ailleurs, que j'ai un très bon agent qui m'appelle tout de suite
12:41en me disant, j'ai entendu parler d'un projet, ce serait bien qu'ils te rencontrent.
12:46C'est totalement ce que tu as envie de défendre et tout.
12:48La hausse des prix, c'est aussi pour continuer à bien payer nos éleveurs.
12:51Qu'est-ce que vous appelez bien payer vos éleveurs ?
12:53C'est mon frère qui a repris l'exploitation.
12:56Je crois que je vais tout arrêter.
12:57C'est bien, tu vas faire un boulot à la con alors.
12:58Parce que tu crois qu'éleveur, c'est pas un boulot à la con ?
13:00Il y a quelque chose dans la guerre des prix avec Audrey qui n'est pas du tout autant couleur
13:04comme ça et qui n'a pas du tout la même personnalité.
13:08Qui est un peu comme ça au début prise pour plus naïve qu'elle ne l'est et qui prouve
13:12le contraire.
13:13Elle avait une direction, elle est cadrée, elle sait ce qu'elle veut faire, elle sait où elle veut aller,
13:17elle connaît ses valeurs.
13:19Mais tout d'un coup, elle est transportée dans un autre monde.
13:21Et accéder à ce monde, c'est quelque chose auquel, c'est presque comme si elle s'était préparée intérieurement,
13:28secrètement pour le faire.
13:30Et ça lui donne énormément de force.
13:32Mais le monde des affaires est à un moment impitoyable.
13:35C'est parti, c'est parti.
14:12J'aime beaucoup les frères savants.
14:15Et je trouve qu'il y a quelque chose dans leur film où on est tout d'un coup transporté
14:20dans un voyage sensoriel.
14:22Le personnage de Adam Sandler, c'est celui de Timothy Chalamet dans The Cain James et Marty Supreme.
14:27Ils sont très similaires, ils sont très égoïstes.
14:30Ils font fi de tout ce qu'il y a autour d'eux pour réussir à obtenir ce qu'ils
14:33veulent.
14:34Ils sont obstinés.
14:35Et en même temps, ça fonctionne.
14:36Et puis il y a cette musique qui t'emporte.
14:39Et donc t'es complètement un peu shooté, un peu sous drogue pendant une heure et demie.
14:55Je crois que j'ai eu envie de New York par le cinéma d'abord.
15:00C'était un peu un monde féerique de rêve pour moi quand j'étais ado.
15:04Et le jour où j'ai eu mon bac, j'ai acheté mon billet d'avion pour New York.
15:11Et j'ai déménagé là-bas trois ans.
15:13En vivant à New York, j'avais l'impression d'être nourrie de l'énergie des personnages que j'avais
15:17vus dans les films.
15:19Et le quartier des Diamantaires de Uncut James, je l'aime beaucoup parce que c'est un quartier très authentique
15:24à New York.
15:24Moi j'habitais à Long Island City dans le Queens.
15:27Mais j'y travaillais tous les jours à Manhattan.
15:29Et mes cours de théâtre, ils étaient dans ce quartier-là.
15:32Dans ces rues où les buildings sont 600 fois plus grands que toi.
15:36Où l'énergie ne s'est jamais arrêtée et ne s'arrêtera jamais.
15:39Et que toi tu te sens en train de cette vibration qui te dit
15:43« Je vais faire du cinéma, je le sens là, je le sais. »
15:46Et ouais, New York ça m'a fait cet effet-là.
15:49Et donc j'adore les films qui se passent à New York.
16:03Moi quand j'ai commencé ma carrière, j'avais donc 21 ans.
16:08Je suis rentrée en France et puis j'ai tourné mon premier film
16:10« Simon Werner a disparu » de Fabrice Gobert.
16:13Et quand je suis rentrée, je me suis dit « je rentre mais puis je veux repartir. »
16:17Et puis ben non, je ne suis jamais repartie.
16:18Mais donc le désir de faire carrière aux Etats-Unis, il est resté, il est resté.
16:22Et puis on rêve de ça parce que je ne sais pas si c'est les Etats-Unis,
16:25il y a quelque chose de plus grand que l'océan un peu.
16:30Et puis en fait, au fur et à mesure des années,
16:33j'ai rencontré des réalisatrices, des réalisateurs qui m'ont tellement inspirée
16:36avec des rôles qui m'ont tellement plu.
16:38Et puis tout ça est devenu beaucoup plus grand que l'océan.
16:40Et je n'ai pas eu du tout besoin de vivre autre chose ailleurs.
16:44Donc évidemment, devenir la nouvelle James Bond girl du prochain James Bond.
16:51Of course.
16:55Qu'est-ce que vous racontez sur moi et puis tous les deux depuis alors ?
17:05Les trois films à avoir vu dans sa vie, selon moi, il faudrait, je trouve, avoir vu
17:10« The Big Lebowski » des frères Cohen.
17:13Je trouve que c'est un film qu'il faut avoir vu parce qu'il réunit des personnages
17:19très humains qui sont allés à l'encontre du système.
17:22Et puis c'est drôle, et puis les frères Cohen, ils ont des personnages secondaires
17:25absolument dingues.
17:26Et donc c'est une bonne manière, une bonne manière de découvrir les frères Cohen.
17:32Magnolia de Paul Thomas Anderson.
17:34Parce que pareil, la richesse des personnages et de l'ambivalence de l'humanité,
17:38de la complexité des rapports humains et de ce qu'on porte, de son héritage,
17:44de ce que nos parents nous ont laissé, ce qu'on en fait, ce qu'on devient.
17:48Et un très, très beau film sur les humains.
17:51Et puis alors un troisième film qu'il faut avoir vu dans sa vie, je vais dire Lost in Translation.
17:55Je ne suis pas très originale et pas très franco-cinéphile,
17:59mais il y a quelque chose de la sensibilité, de la solitude de cette jeune fille
18:03qui est allé toucher quelque chose de très vrai chez moi peut-être aussi.
18:08Et l'esthétisme, je ne sais pas.
18:10Il y a quelque chose où on est hypnotisé, on est pris par une œuvre.
18:13Moi, je me souviens, quand j'étais plus jeune, j'avais peur d'aller au musée
18:16parce que j'avais toujours l'impression qu'il fallait dire pourquoi on aimait une œuvre
18:20et pourquoi on ne pouvait pas l'aimer.
18:22Et quelqu'un m'a dit, mais tu sais, tu n'as pas besoin de justifier pourquoi tu aimes une
18:26œuvre.
18:26Soit elle te touche, soit elle ne te touche pas.
18:28Et donc pour moi, le cinéma, c'est pareil.
18:30Il y a des films, ils m'ont touché.
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