- il y a 2 heures
- #johnwick
- #zerodarkthirty
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👉 On plonge dans les scènes d’action les plus cultes du cinéma et des séries avec un ancien membre des forces spéciales. Entre fusillades, assauts tactiques et moments de tension extrême, Johan Lara décrypte ce qui pourrait vraiment arriver… et ce qui relève purement du fantasme hollywoodien. 🎖️
💬 De #JohnWick à #ZeroDarkThirty, de #AmericanSniper à La Chute du Faucon Noir, préparez-vous à voir le cinéma d’action sous un tout autre angle. 🤫
🎙️ Johan Lara a servi pendant 13 ans au sein des armées dont un peu plus de 10 ans au sein du 1er RIPMA (unité spécialisée de l’armée française), il est aussi le fondateur de la Lara Academy (un centre de formation dédié aux métiers de la sécurité) et conseiller technique sur des tournages de série et cinéma (B.R.I, AKA).
Retrouvez sa chaine YouTube ici : https://www.youtube.com/c/LARATACTICAL
Et son site : https://www.lara-tactical.fr/
📚 Les films & séries décryptés :
00:00 Intro
00:39 Heat, fusillade urbaine
02:47 La chute du faucon noir, le chaos urbain
06:39 John Wick 4, les escaliers de Montmartre
08:35 Zero Dark Thirty, l’assaut
14:14 B.R.I, les coulisses d’une intervention
16:26 B.R.I, fusillade dans un péage
18:11 Matrix, crédible ?
20:14 American Sniper et la gestion du stress
24:16 American Sniper, l’équilibre entre vie perso et devoir
25:46 : Ballerina, combat à la grenade
28:13 La chute du faucon noir, pourquoi on fait tout ça ?
31:38 La scène la plus fidèle à la réalité ?
▶️ Retrouvez les films et séries décryptés par Johan Lara sur l'application CANAL+ : https://www.canalplus.com/
👉 Et si vous avez aimé cet épisode de "Décrypté", on vous invite à en découvrir d'autres, avec d'autres expert.e.s qui réagissent à des films & séries : https://urlr.me/zMPyg6
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08:35 Zero Dark Thirty, l’assaut
14:14 B.R.I, les coulisses d’une intervention
16:26 B.R.I, fusillade dans un péage
18:11 Matrix, crédible ?
20:14 American Sniper et la gestion du stress
24:16 American Sniper, l’équilibre entre vie perso et devoir
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31:38 La scène la plus fidèle à la réalité ?
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Catégorie
🎥
Court métrageTranscription
00:00On dit souvent que c'est un train qui est rapide.
00:01En fait, les unités spécialisées, c'est très dur d'y rentrer, c'est très dur d'en sortir.
00:05On ne voit plus le temps passer, en fait.
00:07Sauf que derrière, il y a du monde.
00:10Je pense que c'est ce qui avait voulu être fait, mais aujourd'hui, en le regardant, je me dis,
00:14waouh, c'est très brutal.
00:19Johan, je suis le fondateur de la Lara Académie, qui est un centre de formation dédié au métier de la
00:24sécurité.
00:24J'ai passé 13 ans au sein des armées, dont un peu plus de 10 ans au sein d'une
00:28unité spécialisée, qu'on appelle les Forces Spéciales Françaises, le premier PMA.
00:32Et aujourd'hui, j'interviens également en tant que consultant technique dans le domaine du cinéma.
00:36Je suis notamment intervenu dans différents films et séries.
00:52On s'aperçoit, il n'y a pas de son non plus, il n'y a pas de musique, si
00:55ce n'est le bruit des armes, l'écho, parce que c'est dans la ville.
01:01Ça, c'est impressionnant aussi.
01:05On sent le chaos, on sent qu'il y a une recherche également de destruction, finalement.
01:09C'est ce que j'apprécie beaucoup là-dedans.
01:11Il est en visée ouverte, pas de red dot, ça, c'est incroyable.
01:17Un rechargement qui est fait en deux secondes ou trois secondes.
01:21Je pense qu'elle fonctionne toujours très bien, cette scène, même 30 ans après, justement parce qu'elle est simple.
01:26Et qu'elle est tournée de manière assez brute, donc assez réaliste.
01:29C'est ce qu'on retrouve parfois un petit peu moins dans le cinéma moderne, je trouve, où on va
01:32chercher du dynamisme dans l'image.
01:35Là, on voit que les plans sont quand même assez statiques.
01:38Et ils sont portés sur les manipulations, sur la communication entre les opérateurs, les différents mouvements entre eux.
01:43Et ce côté brut, finalement, il n'y a pas de musique d'ambiance.
01:46Il n'y a que l'action, les armes, l'écho des armes, finalement, dans la ville.
01:50C'est ça, moi, qui fait que je trouve que ça fonctionne.
01:52Mike Lehmann s'est quand même appuyé sur quelqu'un de renom, c'était un ancien SAS, Mick Gould.
01:56Et donc, cet apport, finalement, en termes de qualité technique, ils se ressent immédiatement à l'écran.
02:02Si on prend le temps de regarder la scène où il y a le rechargement qui est effectué,
02:05le rechargement est effectué par un acteur en quelques secondes, comme pourrait le faire quelqu'un d'entraîné dans la
02:10vraie vie.
02:11Ils utilisent aussi beaucoup le mode rafale automatique, ce qu'on appelle en anglais le full auto,
02:16ce qui n'est pas forcément le plus adapté, en fait, en réalité, pour du combat.
02:19La maîtrise du recul et du relèvement de l'arme, justement, est moins efficient.
02:25On va plutôt privilégier le semi-auto, c'est-à-dire un coup après un coup.
02:28Mais justement, je pense que la volonté d'impressionner, la volonté de vouloir détruire,
02:34la volonté de vouloir aussi avoir un côté cinématographique intéressant,
02:37on le ressent par cette recherche-là, justement, avec le mode full auto.
02:41Pour moi, c'est une scène qui est vraiment emblématique,
02:43qui a marqué, je pense, un tournant en termes de réalisme dans le domaine du cinéma.
03:05Je ne sais pas comment ils sont arrivés à un tel degré de réalisme.
03:10mais là, elle a mis de 50, derrière, qui est en attente.
03:13Il me semble qu'il va justement taper le mur.
03:17Ça, je connais ça, pour le vrai.
03:20Direct au RPG.
03:24Ah oui, là, clairement, c'est le chaos urbain.
03:32De force de position, il fait parler la M60.
03:34Là, ici, on va voir une scène que j'aime beaucoup, c'est celle-ci, avec les Little Bird.
03:39Le son caractéristique.
03:42Pareil, encore une fois, on voit un appui mutuel au niveau de l'angle,
03:45on voit que les mecs bougent, mais on voit aussi cette fameuse sphère à 360,
03:48avec des individus qui sont capables de tirer depuis les hauteurs.
03:56Là, on voit les forces conventionnelles et les forces spécialisées.
03:59Alors, vous voyez la différence du matériel qu'ils utilisent
04:02et le fait qu'ils se coordonnent entre deux,
04:04parce qu'ils appartiennent à deux sphères différentes, au fait, au final.
04:11Voilà, c'est ça qui est frappant aussi.
04:13On voit des gens qui sont très calmes.
04:15Alors, c'est dépeint de cette façon-là,
04:16mais les unités spécialisées, très calmes.
04:18« Oui, c'est bon, je comprends ce que tu me dis. »
04:20Et on voit des mecs qui sont plus dans la réaction, l'émotionnel.
04:24Je le ressens comme ça.
04:25C'est...
04:28Ah, la musique qui emporte le truc.
04:31Regardez, rien que le plan, la fumée, les pneus qui sont cramés,
04:34il n'y a rien qui est mal fait.
04:38Franchement, toute la scène, toute la partie action,
04:41je la trouve absolument grandiose.
04:43K.O. Urbain, moi, j'ai vécu pour de vrai.
04:44J'ai vécu dans une capitale africaine.
04:47Et le fait que ça parte tout azimut, etc.,
04:50ce n'est pas des situations de confort,
04:51ce n'est pas des situations sur le long terme.
04:53On se sent vite acculé.
04:54On a beaucoup de secteurs à prendre en compte, etc.
04:57Et ça, je trouve qu'on le ressent énormément,
04:58notamment dans les scènes que je viens de visionner.
05:01Pareil, réalisme, là.
05:02Petite anecdote personnelle, si je peux m'en permettre une.
05:05Moi, mon père, quand j'étais gamin,
05:06avait dit avec mon grand frère,
05:08« Je vous amène au cinéma, on va voir un film. »
05:10Je ne sais pas si aujourd'hui, avec les différents âges,
05:13c'était normal que je puisse le visionner.
05:16En tout cas, quand il nous a amenés au cinéma,
05:18moi, je me souviens d'avoir été pris
05:20par les images, par la brutalité et le réalisme.
05:22Je me souviens avoir lu le livre avant d'avoir vu le film aussi.
05:25Je crois que c'était de mémoire Mark Bowden
05:27qui avait écrit le livre.
05:29Enfin bref, j'ai un attachement personnel à ce film-là.
05:45J'imagine que ce film,
05:47et du coup l'histoire réelle derrière,
05:49c'est le pire scénario possible
05:50qui peut se passer en opération.
05:52C'est-à-dire que c'est vraiment un engrenage
05:53qui se met en place,
05:54où une erreur en emmène une autre
05:56et entraîne la perte de troupes.
05:59C'est dit très bien à un moment donné dans le film.
06:02Le général en question, il dit
06:03on a perdu l'initiative
06:04parce qu'il y a un black hole qui est tombé.
06:07Donc on a des mecs au sol,
06:08on a des personnes à sortir de la ville,
06:11justement ceux qui ont été capturés.
06:13On a de la coordination sol-air à effectuer.
06:16On doit aller chercher des gars qui sont blessés,
06:19peut-être même morts suite au crash.
06:20On a plein de points chauds qui s'ouvrent
06:22à un moment donné.
06:23Donc on peut se retrouver très rapidement
06:25en sous-effectif
06:27ou acculé par des forces ennemies.
06:30Donc je pense que c'est le pire scénario possible
06:32qui puisse arriver à des forces.
06:34Et je trouve que c'est extrêmement bien dépeint.
06:35Là franchement,
06:36Riedel Sot, il a fait un boulot monstre.
06:51Oh la musique,
06:52ils ont pris du justice et tout.
06:54Oui, c'est vrai.
06:55Bon, ben voilà, tout est dit.
06:58Excellent.
07:00Sa fameuse veste qui le protège les coups.
07:02C'est beau, ouais.
07:03Oh la la la la la la la la la la.
07:04Ouais, oh la la la la.
07:06Ouais, ouais, ouais, c'est beau.
07:09C'est beau.
07:09Le rechargement, les mecs qui roulent,
07:10c'est très très beau.
07:13Esthétiquement parlant, c'est très très beau.
07:17Peut-être pas trop réaliste
07:18parce que s'il y a vraiment autant de mecs
07:19qui vous tombent dessus dans des marches,
07:21etc., je crois pas que vous vous en sortiez aussi bien.
07:25Oh la la la la.
07:29Très très bien.
07:37Ils peinent à les monter,
07:38il aurait peut-être dû prendre le funiculaire pour monter.
07:43Les gens les plus mauvais en tir,
07:45je pense, arriveraient,
07:47en tout cas à leur fin,
07:49si vous deviez tomber à 1 contre 10.
07:51Mais moi j'aime ça,
07:52j'aime ce côté,
07:54ça laisse rêveur, c'est joli,
07:56on l'apprécie justement pour ce côté-là, finalement.
07:58Ken Uri, ça reste quand même un personnage
08:00qui est assez atypique dans le domaine du cinéma
08:02parce que c'est quelqu'un
08:03qui a toujours eu une appétence
08:04pour les arts martiaux d'un côté
08:06et qui a été entraîné
08:07pour la série des films,
08:08notamment John Wick,
08:09par Taran.
08:10Et Taran, c'est quelqu'un
08:11qui est très connu aux Etats-Unis,
08:13il a un stand de tir,
08:13il entraîne des célébrités justement
08:15à l'emploi des armes.
08:16Rien n'est laissé au hasard,
08:17ça se sent au niveau de ses manipulations,
08:19on le voit au niveau de ses rechargements,
08:20on voit qu'il a été très bien briefé.
08:23C'était quelque chose qu'on ressentait déjà
08:24à l'époque de Matrix,
08:25si on regarde bien,
08:26avec justement les scènes de combat, etc.
08:29Donc ça ne sort pas de nulle part non plus,
08:31finalement,
08:32et ça se ressent dans l'esthétique de ce film.
08:46Tire au-trait d'une porte de cette façon-là,
08:47quand on n'a pas la PID,
08:48la Positive Identification,
08:50ça me paraît compliqué.
08:51Il peut y avoir quelqu'un qui tire,
08:52mais des gens qui ne tirent pas derrière.
08:54Donc l'emploi de la force,
08:55je ne sais pas s'il pourrait être justifié
08:57de cette façon-là.
08:58Maintenant, on est dans un cas de figure
08:59très particulier,
09:01peut-être que les règles d'engagement
09:02le permettent.
09:02En tout cas, moi, c'est un point de détail
09:03qui, aujourd'hui, me marque un peu plus.
09:08Donc là, on a le traducteur,
09:10on voit deux lasers sur elle,
09:12OK, pourquoi pas.
09:14Donc ça, c'est pour la prise des secteurs,
09:16c'est une communication aussi
09:17qu'on peut établir avec l'emploi
09:18de dispositifs de désignation.
09:23OK.
09:24Elle n'est pas fouillée,
09:24je n'ai pas vu de fouille,
09:25ça, c'est quelque chose qui serait fait.
09:27Ça, c'est très brutal, pour le coup.
09:30Je reviendrai.
09:31C'est très brutal,
09:32c'est très violent, l'image.
09:33C'est très froid.
09:35Enfin, je pense que c'est
09:36ce qui avait voulu être fait,
09:37mais aujourd'hui, en le regardant,
09:38je me dis, waouh, quand même.
09:39Cette scène a dépeint
09:43le fait qu'ils aillent chercher au BL,
09:45donc Ousama Ben Laden,
09:47fruit de plusieurs mois
09:48d'investigation, de recherche.
09:50Le film dépeint bien ça,
09:51c'est-à-dire de lier
09:52le côté investigation
09:53au lié côté action.
09:54Je trouve ça intéressant
09:55d'avoir cette parallèle
09:56qui est indissociable, finalement,
09:57le renseignement d'un côté
09:58et l'action de l'autre
09:59et qui viennent se rejoindre
10:00à un moment donné.
10:01Et qui est un point d'orgue,
10:02notamment du film,
10:03que je trouve très bien fait
10:04avec Jessica Chastain,
10:06qui est en train de discuter
10:07avec les Navy Seals,
10:08qui sont en train de passer
10:08un bon moment,
10:10qui reçoit un coup de téléphone
10:11et qui lui dit
10:12« c'est pour ce soir ».
10:13Et on la voit dans la scène
10:14où elle se tourne
10:15et elle les regarde
10:17et on voit qu'elle tombe
10:18un peu dénue.
10:18Elle, elle a une pression importante
10:20et elle voit des mecs
10:21qui sont extrêmement détendus.
10:22Je trouve que c'est assez réaliste,
10:24ce point-là,
10:25parce que quand on est
10:26dans notre métier
10:26et qu'on ne fait que ça
10:27et qu'on est spécialisé là-dedans,
10:29le fait d'être entraîné
10:30et de ne faire que ça,
10:31ça fait qu'on va laisser de côté
10:34l'aspect émotionnel,
10:35stress, etc.
10:36Et on va se focaliser
10:37sur l'essentiel,
10:38c'est-à-dire arriver
10:39dans les meilleures conditions
10:40de travail possibles
10:41pour être le plus opérant,
10:42technique et tactique.
10:44Donc, peu importe finalement
10:46la HVT,
10:47la personne importante
10:49qu'on va aller taper,
10:51on fait fi de ça
10:52et on ne se concentre
10:53que sur le travail.
10:54Là, là-dessus,
10:54les scènes,
10:55elles sont incroyables
10:56parce qu'elles sont très réalistes
10:58sur les méthodes opératoires,
11:00surtout à cette période-là
11:01parce qu'aujourd'hui,
11:01ça a quand même changé.
11:03Là, ils prennent leur temps,
11:04ils y vont étape par étape,
11:05ce qui laisse supposer
11:07qu'ils avaient beaucoup d'informations,
11:09qu'ils savaient
11:09que la personne en question
11:11ne pouvait pas partir du lieu.
11:13Donc, on n'est pas
11:14dans une sorte de libération d'otages
11:16où on va privilégier la vitesse,
11:17mais là, on va plutôt
11:18privilégier la sécurité
11:19des opérateurs
11:20et travailler de manière méthodique,
11:21step by step.
11:35quelle est la doctrine,
11:36quel est le protocole
11:36quand on mène un assaut,
11:37une intervention comme ça
11:38et qu'il y a des civils ?
11:41La présence de civils,
11:43le fait, finalement,
11:44qu'il y ait un tuilage
11:45entre des bad guys
11:47et des good guys,
11:48ça complexifie automatiquement
11:49les opérations.
11:51Parce que,
11:52comme on a pu le voir
11:53dans une des scènes,
11:54un good guy,
11:54une bonne personne,
11:56peut basculer également
11:57en mauvaise personne.
11:59On le voit avec cette dame
12:00qui jette sur la K-47.
12:01Donc,
12:02on partira du principe
12:03que peu importe
12:04qui on se situe,
12:06il y aura armé et non armé,
12:07mais que même si on est
12:08non armé,
12:09ça ne veut pas dire
12:09qu'on est copain,
12:10ça veut dire qu'on a une prise
12:11en compte particulière,
12:12mais qu'il n'y aura pas
12:13d'emploi de la force.
12:14J'ai vécu ça pour de vrai.
12:16Ce fameux tuilage
12:18dans des situations
12:19qui étaient assez similaires,
12:22dans des théâtres d'opérations
12:24sur le continent africain,
12:26et où on se retrouve de nuit
12:29à ouvrir des tentes
12:30baignées dans le noir,
12:31et avec des enfants,
12:32des femmes,
12:33et avec des personnes
12:34qui, eux,
12:35étaient contre la force.
12:37Ça complexifie tout,
12:38ça nécessite d'avoir
12:39un niveau d'entraînement
12:40qui est le plus haut possible
12:41et ce n'est pas pour rien
12:41qu'on emploie
12:42des forces spécialisées.
12:59donc, il y a ce plan
13:04où on les voit
13:06tirer à nouveau
13:06sur un corps inerte.
13:08C'est ce qu'on appelle
13:08un check, en fait.
13:09Ils vont rechecker
13:10une dernière fois.
13:11C'est un sujet
13:11qui peut faire débat
13:12et polémique.
13:13Il faut rappeler une chose,
13:14c'est qu'on n'est pas
13:14des meurtriers.
13:16On n'est pas là
13:17pour employer la force
13:18de manière gratuite.
13:19Si ce procédé est employé,
13:20c'est parce qu'il y a
13:21une finalité.
13:22C'est jamais par plaisir
13:23qu'on emploie la force.
13:25Pourquoi est-ce qu'on veut faire ça ?
13:26Parce qu'on est un petit groupe,
13:28parce qu'il y a un site
13:29qui est grand
13:29et parce qu'on ne veut pas
13:31laisser des points
13:31d'interrogation derrière.
13:32Le deuxième point,
13:34et là, c'est aussi éthique,
13:36c'est le fait que quelqu'un
13:37qui ait pris des coups,
13:40peut-être qu'il n'est pas mort
13:41sur le coup.
13:43Et quand bien même
13:44on ne puisse pas appliquer
13:44des soins,
13:45pourquoi est-ce qu'on va laisser
13:46une personne en souffrance
13:47également quand on sait
13:48que ses jours sont finis ?
13:49Je pense qu'il faut le regarder
13:51sans émotion
13:52et ne pas porter de jugement
13:53de valeur là-dessus.
13:54C'est ce que j'ai eu tendance
13:55à faire quand je viens
13:56de regarder la scène
13:56parce qu'aujourd'hui,
13:57avec le temps,
13:59quand même,
14:00même moi qui ai fait partie
14:01des forces,
14:02je me dis,
14:02ouais, quand même.
14:04Mais il y a un travail
14:05qui doit être fait,
14:06il doit être fait jusqu'au bout.
14:08Ça doit s'arrêter là.
14:20Je me souviens bien
14:21de cette scène-là.
14:26On arrive dans la grande cour,
14:27ils vont aller sur gauche.
14:30On n'en voit un personne.
14:31Donc là, voilà.
14:32Toujours les mêmes principes.
14:33Si vous voyez,
14:33il y a toujours des similarités.
14:35Un appui,
14:36un mouvement,
14:37une prise d'appui,
14:38ce qui fait que toute la force,
14:39voilà, maintenant,
14:39peut avancer.
14:40Là, on voit bien sa position,
14:41il me semble que c'était Théo,
14:42de mémoire.
14:43On arrive au milieu de la porte,
14:44on voit le dégagement.
14:45C'est très beau, ça,
14:46l'image de Loire.
14:51Donc là,
14:51ils vont britcher,
14:52tout simplement,
14:54à froid.
14:58Simplement,
14:58clou,
14:59clac.
15:02Boom,
15:03c'est ouvert.
15:04Et là, maintenant,
15:04les choses sérieuses vont débuter.
15:05C'est parti.
15:08Voilà,
15:08c'est bien, ça.
15:09Alors,
15:10il n'y a pas de prise d'angle
15:12sur le côté gauche,
15:13on a trois ça,
15:13on a échappé.
15:14Là-dessus,
15:15j'étais consultant technique
15:16sur cette scène,
15:16donc c'est difficile
15:17d'évaluer son propre travail.
15:30Ils ont fait un boulot
15:32qui était formidable
15:33parce que cette scène-là,
15:34on l'a beaucoup répétée,
15:35justement,
15:36et plus on répète
15:37et plus c'est chorégraphié
15:38et plus on voit
15:39que c'est chorégraphié à l'écran.
15:40Donc, il faut trouver
15:41ce bon juste milieu,
15:42finalement,
15:42entre le réalisme
15:44et qu'on ne se dise pas
15:44« Ouais, attendez,
15:45toutes les scènes,
15:45ils les ont répétées 50 000 fois. »
15:47On voit la qualité,
15:48le choix esthétique
15:48qui a été fait,
15:49notamment sur la scène
15:49où on voit Ophélie
15:50qui est donc le fond
15:52avec la fenêtre,
15:52la personne qui est dans le lit,
15:53d'aller topper des mecs
15:54comme ça au réveil.
15:55Alors, j'écarte le côté
15:56pur Béry ici,
15:58mais je parle vraiment
15:58d'opération.
15:59C'est possible
16:00d'aller réveiller des mecs
16:01dans leur lit
16:01à condition d'évoluer
16:02comme là,
16:03ils l'ont fait,
16:03c'est-à-dire
16:05en discrétion maximale.
16:06Ils prennent les appuis,
16:07ils montent,
16:08ils breachent
16:08et ils sont montés gentiment
16:09venir les cueillir,
16:10comme on dit.
16:11Ouais, c'est très bien.
16:12Franchement, c'est très beau.
16:13J'aime beaucoup l'esthétique,
16:15j'aime beaucoup
16:15le lancer de grenade
16:17sur la phase de démarrage
16:18de l'opération,
16:19le fait qu'il y ait des gars
16:20qui se barrent,
16:21qui le recouvrent après,
16:22Non, franchement,
16:22très très bien.
16:23Très très belle scène d'action.
16:29Passage !
16:40Vas-y !
16:42Alors, cette scène-là,
16:43je m'en souviens bien
16:44avec l'arrivée de la moto
16:45où on voit Théo
16:46en GFK 416,
16:48on voit un G36
16:48équipé d'un optique,
16:49c'est un Néo Tech
16:50pour être plus précis.
16:51On voit l'arrivée
16:53en appui mutuel.
16:54Alors, c'est vrai
16:55que beaucoup me disent
16:55mais ils portent pas de casque,
16:57ils vont s'affronter
16:59sur un péage, etc.
17:00Oui, mais on a besoin
17:01aussi de cinéma.
17:02Et là, cela,
17:03je trouve très intéressant,
17:04justement,
17:06le moment,
17:07alors, ça rappelle beaucoup
17:08Michael Mann,
17:08finalement,
17:09cette scène dans Hit,
17:10je trouve que là,
17:11ça transpire énormément.
17:12C'est brut,
17:13c'est dur,
17:14il y a du mouvement,
17:15il y a de la casse
17:16et la gestion,
17:18bien évidemment,
17:19de personnes
17:20qui n'ont rien à voir
17:21avec tout ça.
17:22Donc là,
17:23qui opposent
17:24des forces
17:25qui, eux,
17:25sont jusqu'au boutiste également.
17:27On a passé deux ou trois jours,
17:28je crois,
17:28sur cette barrière de péage.
17:29Il faisait extrêmement chaud,
17:30c'était des conditions de travail
17:31qui étaient vraiment difficiles.
17:34Et je me souviens,
17:35voilà,
17:35toute cette chorégraphie
17:37autour des acteurs,
17:40c'était dur.
17:40Franchement,
17:41c'était dur,
17:41les deux jours.
17:42Mais à côté de ça,
17:43ils ont été ultra,
17:45ultra investis.
17:46On le voit sur leur positionnement,
17:47on le voit sur la manière
17:48dont ils se déplacent.
17:50C'est super,
17:51parce qu'il a été mis à l'écran.
17:58Je trouve que ça rend honneur
18:02aux opérateurs
18:03de la BRI.
18:04Donc bravo à Jérémy,
18:05bravo aux comédiennes
18:07et aux comédiens.
18:08Et ça,
18:08c'est une scène exceptionnelle
18:09pour moi,
18:10pour le cinéma français.
18:32Sous-titrage Société Radio-Canada,
18:35« Back up ! »
18:37« Back up ! »
18:39« Back up ! »
18:40« Back up ! »
18:40« Back up ! »
18:41« Back up ! »
18:42Ah, la musique
18:44et ensuite qui prend,
18:46c'est presque pour ça
18:47du Terminator, quoi.
18:48Il y a littéralement
18:48ce côté très dur.
18:50Ils jettent les deux,
18:51ils prennent ces 2.92.
18:52Ah ouais, c'est très beau.
18:55Muté d'intervention qui arrive.
18:57Qu'est-ce qu'ils font ?
18:58Ils prennent des points d'appui,
18:59bien évidemment.
19:02« Puce ! »
19:05Là, ça, c'est chouette.
19:07L'arme avec laquelle ils tirent
19:09ne correspond pas aux étui-aux-sols.
19:11Alors, c'est un point de détail.
19:26Je me souviens de l'avoir vu
19:27et de m'être dit
19:28« On n'a jamais vu ça nulle part. »
19:30Les effets spéciaux employés,
19:31etc.
19:31C'était du grand, grand cinéma.
19:34Le fait de lier autant
19:35l'art martial aux armes,
19:37aux ralentis,
19:38ce côté matrice
19:39où on est plongé
19:39dans un univers, etc.
19:41Tout est superbe,
19:42quoi j'ai envie de dire.
19:43Si on le prend
19:43au niveau des armes,
19:45ils transportent beaucoup de choses.
19:46Il y a beaucoup de munitions
19:46qui sont tirées.
19:47Je ne suis pas sûr
19:47qu'en termes de consommation
19:48ce soit très réaliste.
19:51Ils échappent miraculeusement
19:53quand même à beaucoup d'impacts
19:54qui normalement
19:54devraient leur être destinés.
19:56Mais encore une fois,
19:57il faut bien finir le film.
19:59On devait dire une chose
20:00crédite dans cette scène.
20:01Est-ce qu'il y en a une au moins ?
20:02Qu'est-ce qu'il pourrait y avoir
20:03de crédible là-dedans ?
20:05On va essayer de trouver
20:06un point crédible peut-être.
20:10Non, il n'y a pas de point crédible.
20:12Il n'y a pas de point crédible.
20:16C'est plus que une mile
20:17impossible de shot, Chris.
20:29C'est lui.
20:32C'est lui.
20:32C'est lui.
20:36C'est lui.
20:38Oh, c'est lui.
21:03Tu as dit, en effet,
21:04tu n'es pas tireur d'élite.
21:06Mais si on pouvait
21:09comparer ce niveau de stress
21:10qui doit exister
21:11quand on s'apprête
21:12à avoir du contact
21:14avec un ennemi,
21:15comment on fait
21:15pour gérer ce stress-là ?
21:17Comment ça se passe
21:18dans la tête
21:18à ce moment-là ?
21:19La gestion du stress
21:20lorsqu'on est dans un conflit,
21:22elle est particulière,
21:23elle est propre à chacun.
21:24Il y a des fois,
21:24j'ai été confiant,
21:25trop confiant
21:26et parfois,
21:27j'ai eu peur, en fait.
21:28Je pense que c'est
21:29un travail personnel
21:30qui doit être effectué.
21:31En termes de travail personnel,
21:34un contact, moi,
21:35qui m'avait marqué
21:36et un besoin,
21:38une nécessité
21:39que de devoir avoir
21:41recours à de la lecture.
21:42Alors, certains peuvent partir
21:44plus sur un aspect
21:47plutôt religieux.
21:48d'autres,
21:50la compréhension de soi-même,
21:51etc.
21:51Il y a plein d'ouvrages
21:52qui existent.
21:53Moi, en l'état,
21:54c'était ça
21:54et aussi un aspect
21:55un peu plus religieux,
21:56peut-être se reconnecter
21:57un petit peu
21:58avec quelque chose
21:59d'un peu plus grand
22:00et ce qui fait que
22:00le stress,
22:02on peut l'évacuer
22:03un petit peu
22:03de cette façon-là.
22:04On emploie des techniques
22:04de respiration
22:05et puis de l'autre côté,
22:06je pense que quand on est là,
22:08c'est pas pour rien.
22:08On accepte aussi
22:09ces règles du jeu-là
22:10et on ne peut pas
22:11au moment où tout
22:12est sur le...
22:14finalement, l'échiquier,
22:15dire, moi, j'arrête,
22:16je ne veux plus,
22:17c'est trop tard
22:17et il faut passer
22:19des barrières psychologiques
22:20qui ne sont pas
22:21toujours évidentes.
22:22Il faut aussi se rappeler
22:23qu'on fait ça
22:24de manière collective,
22:24qu'on est avec des gens
22:25qui nous entourent
22:26et que si on ne le fait pas
22:27pour soi,
22:27on va le faire
22:28pour les autres aussi.
22:46Je me souviens
22:47être en train de survoler
22:48c'était au Bénin,
22:50sur un des parcs,
22:52d'être dedans,
22:54dans un ULM,
22:55finalement,
22:55de survoler ça
22:56et de voir aussi
22:58la beauté de la nature
22:59et de se rappeler
23:00de la raison
23:01pour laquelle
23:01on s'engage aussi.
23:03Pourtant,
23:03on laisse derrière
23:04sa famille,
23:05on laisse derrière
23:05sa femme,
23:06son enfant,
23:07ses proches,
23:08ses amis.
23:09C'est quand même
23:09beaucoup qu'on met
23:10quand même sur l'échiquier.
23:11Mais on se rappelle aussi,
23:12on se dit
23:13et si je ne le fais pas,
23:14qui le fera en fait.
23:15Je me souviens
23:15survoler ça,
23:16voir les éléphants,
23:17etc.
23:18Et j'en avais presque
23:19les larmes aux yeux en fait.
23:20C'est-à-dire qu'on se fait
23:21un peu emporter aussi
23:23par une idéologie.
23:25Donc répondre à la question
23:26du stress
23:26par simplement
23:27une réponse organique
23:29et genre
23:31ça va le faire,
23:32respire,
23:32souffle un coup,
23:33etc.
23:33On n'est pas des robots,
23:35on est des créatures
23:36aussi liées par l'émotionnel
23:37et où en fait
23:38chacun doit trouver
23:39un petit peu sa voix
23:40au travers de tout ça.
23:41Et c'est ce que j'aime
23:42chez Clint Eastwood
23:43quand il réalise des films.
23:44C'est ce que j'aime aussi
23:45chez ce personnage-là.
23:47C'est qu'on ne sépare plus
23:49le côté militaire
23:51de l'espace humain
23:52mais on les lit
23:53et on donne aussi
23:55à chacun
23:56cette version-là.
23:57C'est un peu décousu,
23:58pardon,
23:59mais en tout cas
24:00si on doit parler
24:01de stress,
24:02c'est plutôt sur ce terrain-là
24:03que j'aimerais amener
24:04les gens à la réflexion
24:05et pas simplement
24:06sur
24:07on se règle à feuillus,
24:09on se tire dessus,
24:09c'est cool et tout.
24:10Non, c'est pas cool en fait.
24:11C'est pas cool,
24:12c'est dur,
24:12c'est stressant,
24:14mais voilà.
24:16Je suis en train de faire
24:16des memories
24:17de moi-même.
24:20Je n'ai pas à partager
24:22les avec.
24:24Oui,
24:24nous avons
24:25notre dernière
24:25rep.
24:29Quand ça commence ?
24:32Même quand tu es ici,
24:33tu n'es pas ici.
24:35Je te vois,
24:37je te sens,
24:39mais tu n'es pas ici.
24:40Viens.
24:56Quand le film,
24:57c'est très ressenti,
24:58on voit qu'il est endoctriné.
24:59À un moment donné,
25:00je ne sais plus,
25:00il rencontre quelqu'un,
25:01il est au cul d'un avion
25:02et puis l'autre lui dit
25:04« Ouais, quand j'en ai marre,
25:05je veux briquer ».
25:06C'est son frère.
25:08C'est son frère.
25:08Il dit « Quoi ? »
25:10Et si tu racontes ?
25:11Il est dans son monde.
25:14On dit souvent
25:15que c'est un train
25:15qui est rapide.
25:16En fait,
25:16les unités spécialisées,
25:18c'est très dur d'y rentrer,
25:19c'est très dur d'en sortir.
25:20Et quand on est dedans,
25:21c'est un TGV.
25:22On ne voit plus
25:23le temps passer.
25:23Sauf que derrière,
25:24il y a ça.
25:26Il y a ça,
25:26c'est brutal
25:27que je dis comme ça,
25:28mais derrière,
25:30il y a du monde.
25:31Donc,
25:32ouais.
25:34Ouais.
25:35On va repasser
25:35sur une petite note
25:36de légèreté
25:37avec
25:38Balrina,
25:38de l'univers John Wick.
25:39Ah oui ?
25:40Avec une scène
25:42complètement what the fuck,
25:42tu vas voir,
25:43et qui est assez marrant.
25:55Ah oui,
25:56d'accord,
25:56ok.
25:57C'est...
26:05Il y a bien ce côté
26:06où le son nous apporte
26:08comme si on était blastés,
26:10etc.
26:11Elle va tout faire
26:12la grenade comme ça,
26:13du coup,
26:13parce que...
26:14Les explosions
26:16sont quand même costauds
26:17pour des grenades comme ça.
26:18Tout défend ce qu'elle en croit,
26:19une défensive
26:19ou une offensive,
26:21mais...
26:21Ah ouais.
26:32C'est très vite fait,
26:33ça.
26:35Alors,
26:35pour le coup,
26:36moi,
26:36je n'ai jamais vu
26:36une scène d'action
26:38entièrement tourner
26:38la grenade.
26:39Là,
26:39je dois dire
26:39que je suis...
26:40J'aime beaucoup.
26:41Tu l'avais vu,
26:42Balrina,
26:42ou non ?
26:42Non,
26:43pas du tout.
26:43Alors là,
26:44c'est vraiment pas mal.
26:45En fait,
26:45c'est très créatif.
26:47Ils ont dû se mettre
26:47autour d'une table,
26:48ils ont dû se dire
26:49bon,
26:49qu'est-ce qu'on peut faire
26:50pour changer d'habitude ?
26:51Ok,
26:52sortons une case de grenade
26:52et là,
26:53affrontement,
26:54grenade-couteau,
26:55le coup dans la bouche et tout.
26:56Je ne sais pas encore
26:57quand il tient debout
26:57avec autant de coups de couteau,
26:58mais bon,
27:00c'est le coup de la porte
27:01qui se ferme et tout.
27:02Enfin bon,
27:02c'est bien,
27:04c'est pas mal.
27:05J'aime beaucoup.
27:06Ça fait plaisir aussi
27:06de voir dans une scène,
27:08c'est vrai qu'on a vu
27:08beaucoup d'hommes,
27:09forcément,
27:09vu les scènes,
27:11mais là,
27:11de voir aussi
27:11une femme puissante qui...
27:12Ben ouais,
27:13alors c'est vrai
27:14que c'est quelque chose
27:15que moi j'aime particulièrement
27:16pour plusieurs raisons.
27:18L'un des premiers
27:18qui mettait autant
27:20si je puis dire
27:21en valeur comme ça
27:21les femmes,
27:22c'était James Cameron.
27:23On le voit avec Alien 2,
27:24notamment,
27:25d'avoir Sigourney Weaver
27:26qui est en fait mise en avant.
27:27On la sent très femme forte
27:28parce que dans Alien 1,
27:30oui, ok,
27:31et puis après on des rôles
27:31de responsabilité,
27:33elle est très forte à la fin,
27:33mais dans le 2,
27:34c'est vraiment très criant,
27:36c'est vraiment
27:37l'affrontement
27:38contre le xénomorphe, etc.
27:40Et donc je trouve
27:41que c'était l'un des premiers
27:43à mettre autant
27:44une femme forte en avant
27:45de cette façon-là.
27:46Il y en a eu d'autres,
27:46je veux dire,
27:47sur regard Kill Bill,
27:48par exemple,
27:48c'est très...
27:50Voilà,
27:51avec Matt Wynn,
27:52c'est super aussi.
28:03C'est quelque chose
28:03que je vois ça
28:04d'un très bon oeil,
28:05que j'apprécie particulièrement.
28:06Et surtout,
28:07quand elles sont
28:07aussi charismatiques,
28:08aussi fortes,
28:10tout en gardant
28:11leur identité,
28:11quoi, finalement.
28:12quand je vais à la maison,
28:15les gens me demandent,
28:16«Hey, Hoot,
28:18pourquoi tu fais ça, man?
28:20Pourquoi?
28:22C'est ce genre de
28:23war-junkie?
28:24Je ne veux pas dire
28:25une goddamn parole.
28:27Pourquoi?
28:29Ils ne veulent pas comprendre.
28:32Ils veulent comprendre
28:33pourquoi on le fait.
28:36Ils ne veulent comprendre
28:37pour ça,
28:42c'est ce que j'ai dit.
28:45C'est tout.
28:47C'est tout.
28:48C'est tout.
28:58Il m'a demandé de me, avant que je suis arrivée ici,
29:00quand nous étions tous les envisage,
29:02il m'a demandé,
29:03« Pourquoi vous allez combiner la guerre de l'autre?
29:08Qu'est-ce que vous pensez, vous êtes héros? »
29:13Je ne savais pas ce qu'à ce moment-là,
29:14mais si il m'a demandé, je dirais non.
29:23Je dirais qu'il n'y a pas de façon à ce que personne ne veut être héros.
29:38Je vais parler à ton père quand je rentre, ok ?
29:44C'est con, mais...
29:48Ouais...
29:51C'est une belle scène.
29:53Le fait de voir le copain allongé,
29:55forcément, quand il dit « Ouais, je rentre et tout, je parlerai de tes parents »,
30:00ouais, c'est prenant, forcément.
30:05Ça fait partie du jeu, voilà.
30:07Ça fait partie derrière du jeu.
30:09On les accepte et...
30:13Et c'est comme ça.
30:14Ce qui est beau, c'est qu'il met en avant le collectif,
30:16et on en a parlé dans cette interview.
30:20On fait ça pour les potes.
30:21On est un groupe.
30:23Ouais, le faire pour les potes, c'est vrai que c'est...
30:26Alors, on ne fait pas que pour ça aussi.
30:29Chacun va chercher ce qu'il veut là-dedans.
30:31On le fait aussi de manière individuelle.
30:33Certains, ils ont besoin d'avoir la connaissance de ce que c'est que le feu.
30:37Ils ont besoin de se découvrir soi-même,
30:39ils ont besoin de se mettre en danger.
30:40Comme quelqu'un, par exemple, qui fait du baisse-jump,
30:43peu importe, il a besoin de repousser des limites.
30:45Ça peut être ça, il y en a, c'est ça.
30:46Il y en a, c'est parce qu'ils veulent vivre une aventure,
30:48tout simplement, ils veulent être à un endroit.
30:50Et ils y sont.
30:51J'ai apprécié chacun des moments que j'ai pu passer,
30:54des moments les plus faciles ou les plus durs.
30:56Ça, c'est un moment qui est dur.
30:57Mais des moments durs, on voit aussi...
30:59On peut en avoir un dans un accident de voiture,
31:01dans un crash d'avion, dans plein de choses, en fait.
31:04On n'a pas le monopole de la perte de copains
31:09et de la tristesse juste par le seul fait qu'on tienne de l'armement.
31:14Mais quand on est dans ce genre d'unité-là,
31:16on crée des liens qui sont extrêmement étroits, extrêmement forts.
31:18Donc il dit pas ça par hasard à la fin, en fait.
31:21Cette relation qu'il a, il a encore une tâche à accomplir en rentrant.
31:38Là, si on devait choisir une scène, un film,
31:41qui serait pour toi, en tant qu'un enseignement d'effort spécial,
31:43la plus réaliste, ou en tout cas la plus fidèle, laquelle tu choisirais ?
31:50Probablement, là, dans toutes celles qu'on a vues.
31:52La chute du faucon noir, pour moi, elle a une liaison qui est particulière,
31:56la liaison entre les forces conventionnelles et les forces spéciales.
31:59Forcément, ça me touche particulièrement.
32:02Cette fin-là me touche particulièrement.
32:04Chris Kyle, avec la relation avec sa femme, me touche énormément également.
32:07Elle relève au combien, en fait, tout ça, ça nous change aussi profondément,
32:10parfois même sans l'apercevoir.
32:12Et on peut causer beaucoup de torts et de souffrances autour de nous,
32:15dans quelque chose dans lequel on est projeté sans même s'en apercevoir.
32:19C'est une forme d'addiction, en fait, en réalité.
32:21Je ne suis pas sûr de pouvoir choisir une scène en particulier.
32:23Tout moi me parle, crée quelque chose en moi, que ce soit des émotions, voilà.
32:28Je pense que c'est le but aussi du cinéma.
32:29Et je pense que je suis à la bonne place pour en regarder, du cinéma.
32:33Merci beaucoup, Johan.
32:34Merci beaucoup. Merci beaucoup, Amel.
32:42Merci beaucoup, Amel.
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