[#LeCanapéRouge] Christine Soro, Co-initiatrice des Digiewomen Awards
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00:331, 2, 1, 2, 1, 2.
00:40Mesdames et Messieurs, bonjour et merci de nous rejoindre
00:43dans ce nouveau numéro du Canapé Rouge de Gabon Media Time.
00:47Votre rendez-vous d'échange avec celles et ceux qui participent
00:50à la transformation de notre société.
00:52Dans un contexte marqué par la montée de l'entrepreneuriat féminin en Afrique
00:57et par l'impact croissant du numérique dans les dynamiques économiques,
01:01de nombreuses initiatives émergent pour accompagner les femmes vers l'autonomie et l'innovation.
01:08Parmi ces initiatives, certaines se distinguent par leur ambition et leur capacité à structurer un véritable écosystème.
01:16Notre invitée aujourd'hui est l'une de ces actrices engagées, Christine Soro,
01:21conférencière internationale en leadership et entrepreneuriat,
01:25mais également co-initiatrice des Digi-Women Awards,
01:30un événement qui valorise les femmes entrepreneurs et les initiatives innovantes portées par des femmes sur le continent.
01:37À quelques semaines de la tenue, en mai 2026, de la formation des femmes entrepreneurs agropastorales et innovation digitale, FID,
01:47une initiative qui ambitionne de renforcer les compétences des femmes dans le secteur agricole et numérique,
01:52nous avons souhaité échanger avec elle sur son parcours, ses engagements et les perspectives de l'entrepreneuriat féminin au Gabon
02:00et en Afrique.
02:02Madame Christine Soro, bonsoir.
02:04Bonsoir.
02:05Et merci d'avoir accepté notre invitation sur le canapé rouge du Gabon Médiatel.
02:08C'est moi qui vous remercie, je suis très honorée d'être là.
02:11Alors, comme il est de tradition sur notre émission, la première question que je vais vous poser est celle de
02:17savoir comment vous vous portez en cette période marquée
02:19par un intérêt croissant pour l'entrepreneuriat féminin et l'innovation numérique sur le continent africain.
02:26Ben ça va, je me sens comme ces femmes qui ont initié la journée internationale des droits de la femme,
02:35lorsqu'elles ont révendiqué des droits parce qu'elles pensaient que, ben elle aussi, la femme, au-delà de la
02:41marmite,
02:42au-delà de l'éducation des enfants, elle pouvait apporter bien plus dans la société.
02:47Et il y a quelques jours, nous venons célébrer, d'ailleurs, nous sommes toujours, comme on dit, dans la fièvre
02:52de la célébration.
02:54Donc je me porte comme ces femmes-là, en très bonne santé, grâce à Dieu, bien sûr.
02:58Alors, vous le disiez, il y a quelques jours, on célébrait la journée internationale de la femme.
03:05Votre regard aujourd'hui sur la condition de la femme en Afrique, en 2026 ?
03:09Ben mon regard, c'est que, déjà, la femme, elle a du potentiel.
03:14Juste que, pour la plupart, elle ne mesure pas jusqu'où elle est capable d'aller.
03:20Il y a un proverbe, une citation qui m'accompagne ces dernières années, qui n'est pas de moi,
03:25elle est d'Hélène Johnson, qui dit que si vos rêves ne vous font pas peur, alors ils ne sont
03:31pas assez grands.
03:32J'aimerais le reprendre.
03:33Si vos rêves ne vous font pas peur, c'est qu'ils ne sont pas assez grands.
03:37Et pourtant, on constate que ce sont ces peurs-là, plusieurs types de peurs,
03:42qui embrasent les femmes et qui les empêchent, avec ces stéréotypes,
03:46de pouvoir atteindre leurs rêves, de pouvoir réaliser leurs rêves.
03:51Et ma perception pour la femme, alors qu'on a une bonne partie, quand même,
03:55qui ont osé, qui ont, quand même, partagé des réalisations,
04:01qui aident, aujourd'hui, la société à avancer dans plusieurs domaines.
04:04Mais il y a encore ce grand monde qui a encore peur d'oser,
04:08qui a encore peur de se réaliser et de s'affirmer.
04:12Et donc, je félicite déjà toutes celles qui, chaque jour, osent et bravent ces peurs.
04:18Et j'encourage, justement, celles-là qui hésitent encore.
04:23Alors, nous allons rentrer dans le vif du sujet.
04:26Alors que les questions liées à l'autonomisation économique des femmes
04:30occupent, aujourd'hui, une place centrale dans les politiques publiques
04:34et les programmes de développement,
04:36pourriez-vous revenir sur votre parcours personnel et professionnel,
04:40notamment votre engagement dans le marketing digital et l'entrepreneuriat ?
04:46Oh là ! Alors, mon parcours personnel et professionnel, il est un peu lent.
04:51Mais vu que le temps nous est imparti,
04:54je vais essayer d'être un peu...
04:57de faire un petit, comment dire, exhaustif, sommari, résumé.
05:02Alors, j'ai mon bac en 2004, au lycée national et en bas.
05:06Et ensuite, je vais poursuivre mes études grâce à mon père,
05:12celui qui m'a élevé, à Dakar au Sénégal, banque et assurances.
05:16Et je reviens à Libreville, où je commence des stages dans deux banques de la place.
05:23Mais petite anecdote, avant tout ça, je commence à m'initier un peu au monde de l'entreprise
05:30avec un cybercafé, où j'étais payée à 30 000 francs.
05:34Et je me rappelle, quand je suis arrivée, il y avait des fraudes qui étaient faites
05:39parce que j'avais des collègues.
05:41Et moi, je n'appréciais pas ça, parce qu'avec mes valeurs chrétiennes,
05:44je disais, mais ce n'est pas normal.
05:46Ils volent le patron, ils volent l'entreprise, et c'est un manque à gagner.
05:50Et donc, j'ai commencé à mettre des mesures, en fait, un peu radicales
05:56qui permettaient, en fait, de mieux gérer la caisse de l'entreprise.
06:01Et donc là, les revenus du cybercafé augmentent.
06:05Et je me vois quitter de 30 000 à 130 000 francs au bout de quatre mois.
06:10C'est juste une petite anecdote.
06:12Et donc, pour revenir, après mes stages à Citibank, UGB,
06:18au département de comptabilité, des ressources humaines,
06:22très vite, la passion de l'entrepreneuriat brûle en moi.
06:26En 2008, parallèlement, j'ouvre mon entreprise.
06:30Et pire, j'étais déjà passionnée de l'informatique.
06:33À l'époque, on ne parlait pas encore du numérique.
06:35À l'époque, on disait informatique.
06:38Et donc, j'étais déjà très passionnée parce que ma maman,
06:42ayant mis en place une initiative, une repographie,
06:45qui nous nourrissait grâce à ce petit business-là.
06:48Donc, on faisait de la photocopie, des traitements de textes.
06:54On faisait des rapports, des mémoires avec les étudiants de l'ENES où nous étions basés.
06:59Et donc, c'est une passion qui continuait.
07:01Ma maman, je la perds en 2003.
07:04Il y a donc comme cet appel, comme un manque d'accomplissement de cette mission qu'elle avait commencée.
07:09Elle avait tout un rêve, tout un rêve à l'avenir, si Dieu lui donnait la vie.
07:14En tout cas, elle réalisait beaucoup de choses.
07:16Et j'avais l'impression d'avoir cette mission de continuer ce rêve ou ce rêve de ma maman.
07:23Et donc, en 2008, je suis fiancée à l'époque avec un ingénieur informaticien.
07:29Donc, on prenait l'explosion.
07:31Donc, on met en place une agence en stratégie digitale d'essais virtuels
07:36qui accompagne les acteurs publics et privés.
07:38Donc, on offre des services de développement site internet, nom de domaine,
07:42ce qu'on fait d'ailleurs jusqu'à aujourd'hui, infographie.
07:45Nous faisons partie des tout premiers, quand je dis gabonais,
07:49mais vraiment des premiers gabonais qui offraient ce genre de services
07:54avant qu'on ait toute cette pléthore d'offres sur le marché.
07:58Donc, on accompagnait les entreprises, les acteurs publics et privés, comme je disais.
08:02Et au fur et à mesure, l'actualité évolue et justement, c'est là qu'on commence à parler du
08:09digital.
08:10Donc, là, on bascule.
08:13On fait dans notre agence une transformation, une transition.
08:19On devient agence en stratégie digitale parce que les services changent.
08:23Vous savez qu'aujourd'hui, d'ailleurs, avec l'émergence des nouvelles technologies émergentes,
08:27on ne parle plus, comment dire, les sites internet, on peut le créer maintenant soi-même.
08:33Oui, bien sûr.
08:33On a plein de noms de domaines qu'on peut avoir, peu importe la vulnérabilité,
08:37que certains diront.
08:38On peut même avoir des noms de domaines gratuitement, des sites internet gratuitement.
08:42Et donc, le marché change, les habitudes changent, les clients changent.
08:46Et donc, il fallait s'adapter.
08:47Et désormais, on a l'émergence des réseaux sociaux auxquels il fallait nous-mêmes d'abord nous former
08:52et puis, bien sûr, aussi, réadapter notre offre à notre clientèle.
08:57Entre temps, en 2014, j'ouvre une ONG, Femmes belles à l'intérieur et à l'extérieur,
09:06reconnue par le ministère de l'Intérieur,
09:08qui accompagne les femmes dans leur processus de transformation émotionnelle et autonomisation.
09:14Donc, c'était une vision aussi basée quand même sur l'histoire de ma maman
09:20qui, à un moment donné, elle a fait des études en Italie.
09:24À l'époque, en tout cas, on avait une très belle vie jusqu'à ce qu'elle descende vraiment,
09:29comme on dit, aux enfers à cause d'une situation, un événement tragique qui est arrivé,
09:34la perte d'un être cher qu'elle n'a peut-être pas pu supporter.
09:39En tout cas, c'est l'une des raisons avec lesquelles je suis restée.
09:41Et je me suis dit, si à l'époque, elle avait des personnes, comme aujourd'hui, on parle de coach,
09:48si elle avait quelqu'un pour la remonter, pour lui montrer cette lumière,
09:52peut-être qu'elle serait, voilà, qu'elle n'aurait pas forcément suivi toutes ces souffrances
09:58durant toutes ces années avant d'essayer de remonter la pente.
10:02Et donc, l'ONG Femmes belles à l'intérieur et à l'extérieur a accompagné, coaché, aidé à l'autonomisation.
10:08Puis de 10 000 femmes, comme je disais, dans leur processus de transformation émotionnelle et autonomisation.
10:16Ensuite, entre-temps, je vous disais qu'en 2008, je crée l'agence en stratégie digitale
10:22et je me rends compte qu'il y a des opportunités du côté des entreprises
10:27parce que, comme je disais, le marché, il change.
10:30Et nous devons être à l'afflux de la veille technologique, de la veille média pour comprendre le marché.
10:35Et là, je me rends compte qu'il y a des besoins de l'autre côté.
10:38Par exemple, quand on parle des community managers ou des référents, un référent digital,
10:43ce sont des nouveaux métiers.
10:45Aujourd'hui encore, on parle de prompting, des ingénieurs en prompt
10:49pour maîtriser le langage d'intelligence artificielle, c'est juste un exemple.
10:52Et donc, je me rends compte qu'il y a vraiment des opportunités de l'autre côté.
10:56Et de l'autre côté, il y a un besoin.
10:58Il y a des personnes qui se plaignent du chômage, de la précarité, etc.
11:01C'est là que naît, en 2018, Digi Women's School
11:06qui a pour objectif de former les femmes dans les métiers du numérique,
11:12mais pas que des formations basiques,
11:14des formations capables de répondre aux besoins du marché.
11:18Et c'est ça qui a fait, sans prétention, en toute humilité, notre succès
11:23parce qu'on formait, en ciblant des formations qui répondaient directement au marché,
11:28de sorte que plusieurs venaient puiser chez nous ces ressources-là, ces compétences.
11:34Et après nos formations, qui avaient une particularité,
11:3980% pratiques, 20% théoriques, parfois même 90% pratiques.
11:48Et donc, à la suite de ça, tout de suite, beaucoup trouvaient un emploi
11:51où on a aussi enregistré beaucoup, beaucoup de reconversions professionnelles.
11:55Et donc, entre-temps, puisqu'on parle toujours de moi,
12:00j'ai fait 5 ans à la résidence Maïcha,
12:02pendant que j'étais entrepreneur de l'autre côté,
12:05où je suis sortie responsable directrice commerciale et communication.
12:12Donc, j'ai initié le salon du mariage libre-vue,
12:15co-initié avec madame Pascale Guanga de Yé Création,
12:20avec qui nous avons piloté ce projet-là.
12:23Et de là, j'intègre, je suis coptée par une agence de haut niveau en relations publiques,
12:31Globalman Consulting, basée aussi au Sénégal,
12:34où j'occupe le poste de directrice générale adjointe.
12:38Et donc, on accompagne d'ailleurs un grand groupe bancaire durant deux ans
12:41dans la gestion de leurs images et communications.
12:44Et donc, à la suite de ça, en 2000, entre-temps, j'ai été lauréate de certains prix.
12:51Oui, plusieurs d'ailleurs.
12:52Plusieurs prix.
12:54Voilà, notamment la fondation de l'Académie de médecine de France,
12:57financée par le Fonds mondial en 2020,
13:01le Sommet Afrique-France, le Hub Africa,
13:04et comme je le dis souvent,
13:06qui change un peu ma vie parce que j'étais entrepreneur,
13:09comme je le disais, depuis 2008.
13:12Et j'ignorais beaucoup de choses.
13:14Les lois du marché, comme on dit, les vraies lois.
13:18Et donc, quand j'arrive à Casablanca,
13:22à l'occasion du Hub Africa,
13:24je participe à un bootcamp de haut niveau.
13:27J'étais finaliste, en fait, au niveau du Gabon,
13:29et là-bas, il y avait encore une autre compétition.
13:32Je n'étais même pas parmi les dix meilleurs.
13:37Mais je pense que les responsables du Hub Africa,
13:39jusqu'à aujourd'hui, sont très fiers.
13:41Parce que je n'étais pas parmi les dix meilleurs avant ce temps-là.
13:45Mais aujourd'hui, ils me disent, sans prétention,
13:47c'est ce qu'ils ont dit en tout cas,
13:49qu'aujourd'hui, je figure parmi le top 5
13:52des profits vraiment dont ils sont très fiers.
13:55Pourquoi ?
13:55Parce que j'ai vraiment mis en pratique ce que j'ai appris là-bas.
13:58Je ne maîtrisais pas comment fonctionnait le marché, au fond.
14:02Quand on va parler de business plan,
14:04quand on va parler de structuration d'un projet, d'une idée,
14:07il y a des codes que je ne comprenais pas
14:11et que j'ai appris durant ce passage-là.
14:16Et donc, entre-temps, je fais trois ans en Côte d'Ivoire,
14:20depuis 2021,
14:22où j'intègre, en plus d'entreprendre aussi,
14:26donc Digioman School, on a formé aussi en Côte d'Ivoire.
14:29On s'est associé à un institut supérieur
14:32avec qui nous avons offert des formations dans le digital.
14:37Donc, je précise que nos formations,
14:39c'est dans les métiers aujourd'hui,
14:41en tout cas comme initiation informatique,
14:43bureautique appliquée,
14:45intelligence artificielle, cybersécurité,
14:47big data et plusieurs autres métiers.
14:50Et donc, entre-temps, j'intègre un grand groupe de téléphonie mobile,
14:56le plus grand groupe de téléphonie mobile en Côte d'Ivoire,
14:59où je pilote dans un premier temps.
15:02Je suis au département innovation et services.
15:05Donc, j'accompagne des projets structurants
15:11dans l'e-agriculture, l'e-éducation, l'e-santé.
15:15Et à la fin, je bascule, on me confie le 5G Lab
15:19que j'ai piloté, donc responsable 5G Lab,
15:22dont la mission était, puisque la Côte d'Ivoire
15:25va bientôt accueillir le réseau 5G,
15:27et l'objectif, c'était d'offrir des use cases,
15:30donc des cas d'usage adaptés aux entreprises
15:33pour le département B2B où j'étais,
15:36pour expérimenter le réseau 5G
15:38avec des technologies comme l'intelligence artificielle
15:40pour booster leur productivité.
15:42Jusqu'à ce qu'il y a eu l'événement du 30 août
15:46qu'on connaît, qui m'a donné beaucoup de force
15:49pour revenir chez moi.
15:51Mais entre-temps, malgré le fait
15:54que j'étais en Côte d'Ivoire,
15:56je continue mes activités ici.
15:58Notamment, en 2021, je co-initie
16:02Digi Women Awards.
16:04D'ailleurs, on aura le temps d'en parler.
16:06On aura le temps d'en parler, voilà.
16:08Donc, en gros, je suis conférencière,
16:10comme vous l'avez dit, je suis invitée un peu partout dans le monde.
16:13Récemment, je reviens du Cameroun.
16:16Je forme en entrepreneuriat, digital, coaching.
16:20Enfin, je n'aime pas trop le mot coaching,
16:22mais je n'ai pas le choix parce que je porte cette fonction.
16:25Et je suis écrivain.
16:26Donc, 4 livres écrits, dont 2 disponibles sur Amazon.
16:31C'est 16 règles d'ordre de la femme épanouie
16:33et ce que j'aurais dû savoir avant d'entreprendre.
16:35Maman de 4 enfants, mariée.
16:38Et je gère toute une entreprise, comme je le disais,
16:42Digi Women School, qui est la continuité
16:44de DC Virtuelles Communications.
16:46Alors, permettez-moi de revenir sur Digi Women School.
16:522018, la création.
16:53Aujourd'hui, quel bilan faites-vous du lancement de cette structure ?
16:59De cette école ?
17:01Déjà, que je précise, reconnue par le ministère de la formation professionnelle.
17:07Alors, le bilan, c'est aujourd'hui,
17:09tout récemment, on faisait des calculs avec les équipes.
17:11On cumule maintenant plus de 11 000 personnes formées.
17:15Donc, ces 11 000 personnes, il y a eu un travail qui a été fait,
17:18mais il faut dire que depuis 3 ans,
17:20nous sommes un des formateurs agréés de Mouv'Africa,
17:24avec qui nous avons des objectifs,
17:28parfois jusqu'à 1 000 personnes par an,
17:30dans certaines provinces du Gabon.
17:33Et donc, nous avons déjà visité OIM, Port-Gentilles,
17:37bien sûr, Libre-Vie, qui est la base principale.
17:40Donc, le programme, j'ai été là, je précise,
17:42c'est une des politiques RSE de Mouv'Africa
17:45qui participe vraiment à l'inclusion numérique
17:48de la population en général,
17:50et de la femme en particulier.
17:52Donc, 11 000 personnes formées,
17:54et comme je disais,
17:56ces prix que nous avons remportés à l'international,
17:59c'est au travers du Digi Women Awards.
18:01Mais surtout,
18:04ce qui pourrait faire, en toute modestie,
18:07notre fierté aujourd'hui,
18:08c'est lorsque nous voyons toutes ces personnes
18:10qui sont passées par notre école,
18:12qui aujourd'hui ont pu se réaliser,
18:14pour certains, comme je le disais,
18:16grâce à l'insertion professionnelle,
18:17pour d'autres, à la reconversion professionnelle,
18:19qui ont désormais entrepris,
18:22qui entreprennent désormais,
18:24dans l'entrepreneuriat digital,
18:25sans me repéter.
18:27Alors, depuis quelques années,
18:28les Digi Women Awards se sont imposés
18:31comme l'un des rendez-vous majeurs
18:33de valorisation de l'entrepreneuriat féminin.
18:36Quel bilan tirez-vous des dernières éditions
18:39de cet événement,
18:40et surtout, quelles sont les ambitions
18:41que vous portez pour les prochaines années ?
18:45Ok, très belle question.
18:48Alors, Digi Women Awards,
18:50permettez-moi de revenir quand même
18:52sur sa genèse.
18:53En 2021,
18:56je fais une rencontre extraordinaire
18:58avec Mme Annie Christelle Imbo-Giwanga,
19:01qui est ingénieure informaticien
19:03et actuellement doctorante
19:06en intelligence artificielle.
19:08Donc, en ce temps-là,
19:08elle est deuxième adjoint
19:09au maire de Libre-Vie.
19:11Et lorsque nous échangeons,
19:14nous nous rendons compte
19:14que nous avons des objectifs communs,
19:16notamment celui d'accompagner
19:18la femme gabonaise
19:19à écrire l'histoire du digital en Afrique.
19:22Et donc, on organise un premier événement
19:25à l'occasion du 17 avril,
19:28donc la journée nationale
19:29de la femme gabonaise,
19:31à la mairie de Libre-Vie,
19:33dont le thème était
19:34« La femme gabonaise au cœur du digital ».
19:36Et donc là, nous réunissons
19:37l'ancienne et la nouvelle génération
19:39des femmes actives et actrices du digital.
19:42À la fin, nous faisons nos rencontres
19:44un constat.
19:46Nous nous rendons compte
19:48qu'il y a des femmes gabonaises
19:52ingénieurs informaticiens,
19:54diplômées pour la plupart de l'IAI
19:56et pour d'autres dans des grandes universités
19:58à l'international,
19:59qui ont contribué,
20:01mais vraiment contribué,
20:02à l'élaboration,
20:03la conception et réalisation
20:05de plusieurs logiciels,
20:08pour parler en langage directeur,
20:11donc des programmes
20:11qui contribuent
20:14à la stabilité.
20:17Vous voyez,
20:18aujourd'hui,
20:18quand on parle
20:20du logiciel,
20:21par exemple,
20:21qui paye les fonctionnaires,
20:23aujourd'hui,
20:23ça a été fait
20:24par des femmes gabonaises
20:25diplômées de l'IAI.
20:27Et pourtant,
20:27pour la plupart,
20:28elles sont âgées.
20:29D'ailleurs,
20:30on a perdu l'une d'entre elles
20:31qui nous a quittées
20:32il y a un an,
20:33à qui je rends encore un hommage.
20:35Et nous nous sommes dit,
20:37au sortir de cet événement,
20:38que nous ne pouvons pas
20:40qu'organiser des événements ponctuels.
20:42Ces femmes,
20:42elles méritent d'être mises en lumière.
20:44Ces femmes,
20:45elles méritent de la reconnaissance.
20:47Ce n'est pas normal
20:48qu'elles partent comme ça
20:49et puis qu'on les oublie
20:50ou que leur travail,
20:52que leur savoir-faire
20:53soit simplement mis dans les tiroirs.
20:55Et c'est de là
20:55qu'il y en a donc
20:56Digiomene Award,
20:58qu'on appelle,
20:58on a brégé,
20:59Digiowa,
20:59qui a pour objectif
21:02de valoriser la femme,
21:04de valoriser l'excellence féminine
21:06dans le digital.
21:08Et donc,
21:09qui voit le jour
21:10pour la première fois en 2023,
21:12trois éditions consécutives.
21:15Actuellement,
21:15nous organisons
21:16la quatrième édition
21:17et d'ailleurs,
21:17dans quelques jours,
21:20mercredi 19,
21:21nous lançons officiellement
21:23la quatrième édition
21:24qui sera panafricaine.
21:26Et donc,
21:26Digiomene Award,
21:28c'est plus de 200 femmes
21:29qui ont été récompensées.
21:31Mais nous ne récompensons pas
21:33que les femmes
21:33parce que quand on parle du digital,
21:35c'est tout un écosystème.
21:36Il y a des acteurs comme vous
21:38qui font un travail extraordinaire,
21:43par exemple.
21:44Il y a des entreprises,
21:46aujourd'hui,
21:46quand on parle de l'ARCEP,
21:48qui devient aujourd'hui
21:49co-organisateur.
21:51Il y a ces acteurs
21:52de l'écosystème
21:53qui contribuent
21:54à l'inclusion numérique
21:55de la femme,
21:56qui ne sont pas forcément
21:57les femmes,
21:57mais qui sont les acteurs.
21:58Et donc,
21:59on valorise,
21:59qu'on récompense aussi.
22:00avec Digiomene Award,
22:02c'est trois catégories.
22:04Catégorie entreprises,
22:05donc les institutions
22:06et entreprises
22:07qu'on récompense.
22:08Il y a la catégorie,
22:09d'ailleurs,
22:10je pense que Gabon Mélaitin,
22:11vous avez déjà reporté
22:12un trophée.
22:13Je vous félicite encore
22:15parce que c'est un jury
22:16de haut, haut niveau.
22:18Et ensuite,
22:19on a la catégorie d'influence.
22:21Donc, il y a ces personnes,
22:23je précise,
22:24qui font bon usage
22:24du responsable du digital,
22:27qui ont compris
22:28qu'au-delà
22:29de la consommation
22:30des datas,
22:31on peut créer
22:32de la valeur,
22:33on peut créer
22:33des richesses.
22:34Et enfin,
22:35il y a cette catégorie
22:36technique
22:37qui n'est pas des moindres
22:39parce que ce sont
22:39ces compétences-là
22:41qui ont fait
22:42des études scientifiques,
22:43techniques
22:44et qui aujourd'hui
22:46sont, par exemple,
22:47des fonctions
22:50de IT manager
22:51dans des administrations
22:52ou directeurs généraux
22:54des entreprises
22:55complètement orientées.
22:56L'objectif,
22:57à la fin,
22:58pour finir,
22:58c'est vraiment
22:59de créer
23:00des modèles
23:01de success story
23:02pour montrer
23:03d'autres exemples
23:04et surtout
23:04inspirer la génération
23:06actuelle
23:06de comprendre
23:07que moi aussi,
23:09je veux être
23:10comme un tel
23:11pour pouvoir
23:13enregistrer
23:13davantage plus
23:14de femmes
23:15dans le domaine
23:16du digital,
23:17des Jo-Man Awards.
23:18Quatrième édition,
23:19ce sera le 11 décembre
23:21et nous commençons
23:23les inscriptions
23:23dans quelques semaines.
23:24Ok, parfait.
23:25Alors, nous entrons
23:26dans la deuxième partie
23:27de notre émission
23:28pour aborder un peu
23:29l'actualité,
23:30un peu plus récente,
23:32à l'approche
23:33de lancement
23:33en mai 2026
23:35de la formation
23:36des femmes entrepreneurs
23:37agropastorales
23:38et innovation digitale
23:39organisée notamment
23:40avec IDRC Africa.
23:43Pouvez-vous nous expliquer
23:44la genèse
23:45de cette initiative
23:46et l'impact
23:47que vous espérez
23:47pour les femmes engagées
23:48dans le secteur agricole
23:50et agropastorales ?
23:52Alors, très bien.
23:54C'est vrai que récemment,
23:56j'ai reçu une question.
23:59Quelqu'un m'a appelée
24:00et puis me dit
24:00« Mais Christine,
24:01je ne comprends pas.
24:02Comment on bascule
24:03du digital
24:04à l'agriculture ? »
24:06Et je me suis dit
24:07« Waouh, on a du boulot
24:08parce qu'apparemment,
24:11on est encore très loin
24:11de comprendre
24:12qu'on ne peut plus
24:13parler d'agriculture
24:14au Gabon
24:15sans parler du digital. »
24:17Pour revenir sur la genèse
24:18en 2021,
24:20je suis invitée
24:21par, je l'appelle
24:22affectueusement,
24:23un grand frère
24:24qui devient aujourd'hui
24:25un partenaire,
24:27M. Hervé Omvar,
24:28qui est le directeur
24:30ou le coordinateur
24:31général
24:31de IDRC Africa,
24:34qui détient
24:35l'une des plus grandes
24:36fermes agropastorales
24:37au Gabon.
24:39Et donc,
24:39il m'invite
24:40dans sa ferme
24:41de Bolo-Cobwe,
24:42située dans le premier campement,
24:44non loin en tout cas
24:45du premier campement,
24:46pour aller former
24:47les femmes agri-prenées
24:48à l'époque,
24:50sur le e-commerce,
24:51donc comment utiliser
24:52le digital
24:53pour mieux vendre
24:54ce qu'elles avaient fini
24:55de produire.
24:57Et donc,
24:57en ce temps-là,
24:58nous avons des échanges,
24:59mais j'avoue,
25:00je vais faire un petit
25:01mea culpa,
25:03c'est vrai
25:03qu'avant cette visite,
25:06je ne m'intéressais pas
25:07à la terre.
25:09Mais quand je suis allée,
25:10puisque en tant que formatrice,
25:12il y a une préparation
25:13qu'on fait d'abord.
25:14Et donc,
25:15quand je fais
25:15cette préparation,
25:17je réalise que
25:19la terre
25:20a tellement
25:21de leçons
25:22à nous donner
25:23pour comprendre
25:24la vie.
25:25Et ce jour,
25:26l'une des thématiques
25:27que j'ai données
25:28à ces femmes,
25:29c'était
25:29« on ne mange pas
25:30la semence ».
25:30J'expliquais que Dieu
25:32a fait en sorte
25:33que tout noyau
25:34de la vocale,
25:36de l'âme,
25:36on ne la mange pas
25:37parce qu'elle est destinée
25:39à être reproduite
25:41pour nourrir aussi
25:42même les générations futures.
25:45Et donc,
25:46c'est là que je fais
25:48une sorte de découverte
25:50moi-même
25:51avec la terre.
25:52Et tout récemment,
25:55donc,
25:56avec M. Hervé Amvar,
25:58nous avons remis
26:00sur pied
26:01un projet
26:02qui devait se faire
26:03depuis déjà
26:04quelques années.
26:05J'ai dit
26:05« mais Christine,
26:07les mêmes femmes,
26:08elles ont besoin
26:09d'être formées ».
26:11Et moi aussi,
26:12de l'autre côté,
26:13il faut préciser
26:14qu'avec
26:16la nouvelle
26:17mesure gouvernementale
26:19que tout le monde
26:20connaît,
26:20l'interdiction
26:21de l'importation
26:23des poulets de chers
26:23à partir de 2027,
26:26janvier même d'ailleurs
26:272027,
26:28donc il nous reste
26:29vraiment,
26:30voilà,
26:30moins d'un an,
26:31on me semble,
26:32déjà en mars.
26:33Je me suis dit,
26:34vu que ma mission première,
26:36ma vocation,
26:37c'est vraiment toujours
26:38d'accompagner les femmes
26:39dans leur
26:41autonomisation.
26:42Comment pouvons-nous
26:43parler désormais
26:44d'autonomisation
26:44avec d'autres leviers,
26:46autres que la terre
26:47qui reste
26:48actuellement,
26:49selon les statistiques,
26:50l'un des premiers leviers
26:51de richesse,
26:52d'autonomisation ?
26:53Mais surtout,
26:54j'aimerais rappeler
26:55toujours dans la Genèse
26:56que vous savez,
26:57parfois,
26:58Dieu vous fait passer
26:58par des chemins
26:59qu'on ne comprend pas.
27:00Et c'est après
27:01qu'on concilie,
27:02qu'on fait une consolidation
27:04et qu'on mesure en fait.
27:05Quand j'étais en Côte d'Ivoire,
27:07je vous ai dit que
27:08j'ai piloté
27:10des projets structurants
27:11dans l'agriculture.
27:13Ça m'a permis aussi
27:14de comprendre
27:15toutes les opportunités
27:16qui se cachaient
27:17derrière la terre,
27:19derrière l'agriculture,
27:21derrière l'élevage.
27:22Et j'ai piloté
27:23des projets justement
27:24de digitalisation
27:25pour offrir
27:28à des agriculteurs
27:30ou à tout l'écosystème,
27:32toute la chaîne de valeur,
27:33n'est-ce pas,
27:34des outils digitaux
27:35capables en fait
27:36d'optimiser,
27:37capables
27:38de les accompagner,
27:40de les aider
27:40dans leur productivité.
27:43Et donc,
27:43je me suis dit,
27:44mais ce savoir
27:45ou ce savoir-faire
27:47que j'ai acquis
27:47durant ce temps,
27:49il ne peut pas être mis
27:50dans la Roi.
27:51Et donc,
27:52c'est de là
27:52que naît
27:53ce partenariat
27:55avec IDRC Africa
27:56qui nous a mis
27:57à disposition
27:587 hectares
27:59au sein
28:00de Boulokoboué
28:01pour former
28:02dans un premier temps.
28:04Nous visons
28:05300 femmes
28:06d'ici
28:085 ans,
28:09mais dans un premier temps,
28:10nous visons
28:1075 femmes
28:12que nous allons former,
28:14mais pas que former,
28:15je précise,
28:16le projet FIDS,
28:17donc formation
28:18des femmes
28:18agropastorales,
28:20digitales et innovation.
28:22Ce projet FIDS
28:23n'est pas que
28:24une formation,
28:25ce programme,
28:26pardon,
28:26ce n'est pas un projet,
28:28c'est un programme.
28:29Sur 18 mois,
28:31l'objectif
28:32est de former,
28:33former les femmes,
28:35former à quoi ?
28:36Former à l'agriculture,
28:38à l'élevage aussi.
28:39Mais pas que,
28:41former,
28:42les former,
28:43les accompagner
28:43à la production,
28:46produire,
28:47transformer,
28:48vous allez remarquer
28:50que,
28:51transformer,
28:51je précise,
28:52de la terre à l'assiette,
28:53c'est-à-dire,
28:54vous allez remarquer
28:55que dans nos ménages,
28:56par exemple,
28:57toutes les familles,
28:57en tout cas pour ceux
28:58qui ont des enfants,
28:59on a une culture
29:00du ketchup.
29:02Pourquoi pas désormais
29:03accompagner ces femmes
29:04à produire la tomate
29:06au sein de nos terres
29:08et de transformer,
29:10donc mettre en place
29:11les usines de transformation
29:12et bien sûr
29:14les outiller,
29:15avec les outils digitaux
29:16justement,
29:16pour les commercialiser
29:18sur le marché.
29:20Et donc,
29:21voilà un peu
29:22le projet FID,
29:23comme je le disais,
29:24formation,
29:25production,
29:25transformation,
29:27commercialisation
29:27et bien sûr,
29:28pour couronner le tout,
29:31digitalisation
29:31de tout le processus
29:33de la chaîne
29:33de valeur.
29:35Et donc,
29:35très bientôt d'ailleurs,
29:37je précise
29:38que nous sommes
29:39en partenariat
29:40avec un partenaire
29:41de haut niveau,
29:43quand même,
29:43de taille,
29:44au niveau du Maroc
29:45qui nous mettra
29:47à disposition
29:49un savoir-faire
29:50puisque vous savez,
29:52selon les chiffres,
29:54le Maroc se démarque
29:55vraiment en termes
29:56de semences,
29:57en termes d'agriculture,
29:59en tout cas,
29:59ils sont très avancés
30:00et donc nous allons
30:01bénéficier de ce savoir
30:02et savoir-faire
30:03pour pouvoir accompagner
30:05les femmes gabonaises.
30:07Et donc,
30:08au bout de six mois,
30:08pour celles qui seront
30:09robustes,
30:10en tout cas,
30:10il y aura des bourses
30:11de formation.
30:12Mais je ne peux pas
30:13terminer sans dire
30:14que IDRC Africa
30:16désormais en partenariat
30:17avec le PNPE.
30:19Donc,
30:20vous le savez,
30:21le taux de chômage,
30:23il a voisine,
30:24pour vous qui êtes
30:24journaliste,
30:25sans dire des chiffres,
30:26il dépasse les 40%
30:28au Gabon.
30:29Et donc,
30:30comment participer
30:33à la réduction
30:34du taux de chômage ?
30:35Bien sûr,
30:36en utilisant des leviers
30:37comme l'agriculture,
30:38le PNPE,
30:39et je salue d'ailleurs
30:40M. Frank Zé,
30:42le directeur général,
30:43qui tout de suite
30:44s'est associé
30:46avec ses équipes
30:47pour pouvoir porter
30:48ce projet
30:49parce que son objectif,
30:51selon la vision
30:53des plus hautes autorités
30:54de l'État,
30:54la mission qu'il a reçue,
30:56c'est vraiment
30:57de contribuer
30:58à accompagner
31:01tous les acteurs
31:02qui ont décidé
31:04de vrai
31:04dans ce sens-là.
31:06Voilà,
31:06projet FIT.
31:07Alors,
31:08avant de clore
31:09notre entretien,
31:11je tenais à aborder
31:12un aspect assez essentiel,
31:14la problématique
31:15de l'intelligence artificielle.
31:17Plus largement,
31:18le développement rapide
31:19des technologies numériques
31:21et de l'intelligence artificielle
31:22transforme aujourd'hui
31:23les modèles économiques.
31:25Selon vous,
31:26comment les femmes africaines
31:28peuvent-elles s'approprier
31:29cette technologie
31:30pour créer davantage
31:31l'opportunité
31:32entrepreneuriale ?
31:35Pour moi,
31:36c'est une très belle question
31:37parce que
31:38c'est toute ma raison
31:40d'être
31:40depuis tout ce parcours
31:42que je vous ai donné.
31:43Vous allez voir
31:44qu'à chaque fois,
31:45il y a la formation.
31:46La formation,
31:47la sensibilisation
31:48et la formation.
31:50Tout passe par la formation.
31:52Comment elles peuvent
31:52s'approprier
31:53ces la formation ?
31:54Un gros mal
31:56que nous avons
31:56en Afrique en général
31:59et au Gabon en particulier,
32:01c'est l'ignorance.
32:03Malheureusement,
32:04cette ignorance
32:04qui nous amène
32:05à poser des actes,
32:06qui nous amène
32:07même parfois
32:08à dire des choses
32:08qu'on regrette.
32:09Après, je vois souvent
32:10ça m'amuse de voir
32:11à la télé
32:11une personne
32:12qui dit une chose
32:13ou elle s'assume
32:14et puis après,
32:14on voit qu'elle vient
32:15demander pardon.
32:16Vous voyez,
32:17il y a quand même
32:18une certaine instabilité,
32:20j'ai envie de dire,
32:21psychologique quelque part
32:23qui devrait nous amener
32:24à revoir
32:25les fondamentaux.
32:27Malheureusement,
32:27même si de l'autre côté
32:29les statistiques démontrent
32:30qu'à l'horizon 2035,
32:33l'intelligence artificielle
32:34devrait rapporter
32:35à l'Afrique
32:36plus de 1 000 milliards
32:38d'utilisation,
32:39l'appropriation
32:40de l'intelligence artificielle.
32:43Plus de 1 000 milliards.
32:44Ça signifie quoi ?
32:45Bien sûr,
32:45quand on dit 1 000 milliards,
32:47il faut capter cette valeur,
32:48mais comment la capte
32:49si nous ne sommes pas formés ?
32:51C'est toute la raison
32:52d'être de Digio Men School
32:53lorsque nous proposons
32:57des formations
32:58en ce sens-là.
32:59Alors,
33:00comment s'approprier ?
33:01Il faut parler de l'éthique.
33:03Je disais que
33:04un des gros mâles
33:05en est dans l'ignorance.
33:06Malheureusement,
33:07nous sommes devenus
33:08des consommateurs
33:09et nous ne produisons pas
33:11en retour.
33:12J'ai assisté
33:14à une conférence,
33:16enfin,
33:17c'est Africa CEO Forum
33:18il y a quelques années,
33:20et j'ai eu cette chance
33:21de rencontrer
33:22le délégué Afrique
33:24de Méta
33:25qui nous a dressé
33:26une cartographie
33:27et là,
33:28tous les pays africains,
33:29pour la plupart,
33:30encore pire,
33:30Afrique centrale,
33:31nous étions au rouge.
33:33Au rouge parce qu'ils ne peuvent
33:34pas venir s'implanter
33:35comme ça ici.
33:36On va se poser les questions,
33:37mais pourquoi on n'a pas
33:38Google ici
33:38alors qu'on a Google en Inde ?
33:40Au-delà de la population,
33:42parce que même si le Gabon
33:43n'est qu'à 2 millions d'habitants,
33:45aujourd'hui,
33:45on parle de la CEMAC,
33:47d'où ces institutions.
33:48Rien que la CEMAC,
33:50on parle environ
33:51de plus de 55 millions
33:53d'habitants environ,
33:54je pense.
33:54Donc ça,
33:55ça devrait constituer
33:56un capital pour nous.
33:58Mais malheureusement,
33:59ils ne peuvent pas
33:59venir s'implanter.
34:00Pourquoi ?
34:01Parce qu'en termes
34:03de production de contenu,
34:05nous sommes au rouge.
34:06Nous produisons un contenu
34:08qui ne les intéresse pas.
34:09À la fin,
34:10on n'a rien à gagner,
34:11en fait,
34:12si vous voulez.
34:12On ne produit pas
34:13de richesse avec.
34:14On veut produire
34:15des solutions.
34:17Vous voyez ?
34:17D'où l'intérêt,
34:19quand on fait
34:19les DigiOmen Awards,
34:21de valoriser celles-là
34:22qui oeuvrent
34:24dans surtout
34:25la partie tech,
34:26qui produisent
34:27des solutions,
34:28qui créent
34:28des solutions.
34:29Vous voyez ?
34:30Et de plus en plus,
34:33on a cette catégorie-là
34:37qui consomme.
34:38où lorsqu'elles produisent,
34:40malheureusement,
34:41on a eu
34:42une mauvaise perception
34:44de l'influence
34:45sur Internet.
34:46Aujourd'hui,
34:47on va plus considérer
34:48une personne
34:49qui a des likes,
34:50des commentaires,
34:52mais pas une personne
34:53qui impacte
34:54véritablement,
34:55qui change
34:56le quotidien,
34:57la vie,
34:58ou qui booste
34:59la jeunesse
35:00à pouvoir abandonner
35:01les mauvaises mœurs,
35:02etc.
35:03Et donc,
35:04quand on parle
35:04pour revenir
35:06d'intelligence artificielle,
35:07je précise
35:08qu'il y a
35:08une petite confusion.
35:10En réalité,
35:11il y a
35:11l'intelligence artificielle,
35:12mais surtout
35:13dans l'intelligence artificielle,
35:14il y a
35:15les outils
35:16d'intelligence artificielle.
35:17Et pour dire vrai,
35:18pour le moment,
35:19nous n'utilisons pas encore
35:20l'intelligence artificielle.
35:22Très peu,
35:22en tout cas,
35:23utilisent
35:24l'intelligence artificielle,
35:25qui est toute
35:25une technologie,
35:27bien sûr.
35:28Les outils
35:29d'intelligence artificielle,
35:30nous avons entendu parler
35:30de Chagipité,
35:31de Jiminy,
35:32de Claude,
35:33ces intelligences artificielles
35:35génératives,
35:36ce sont des outils
35:37d'intelligence artificielle
35:39qui sont à notre portée.
35:40L'intelligence artificielle
35:42va nécessiter
35:43la robotisation,
35:45la digitalisation
35:47des robots,
35:48par exemple.
35:49On va parler
35:50des drones.
35:51Là,
35:51on parlera
35:52d'intelligence artificielle.
35:53Sur le plan
35:54de l'agriculture,
35:55ce qu'on va toucher
35:55très bientôt,
35:56on aura besoin
35:57d'optimiser
35:59la chaîne de valeur
36:00de production.
36:01Pour une femme,
36:02par exemple,
36:03qui produit du manioc,
36:04vous imaginez éplucher
36:06chaque jour,
36:07faire emboîter,
36:08packager.
36:09L'intelligence artificielle,
36:11grâce à des machines,
36:14pourra aider
36:14à l'optimisation,
36:16à la productivité.
36:17Si avant,
36:18elle produisait six,
36:19grâce à l'intelligence artificielle
36:21intégrée
36:22dans ces robots,
36:23elle pourrait produire
36:24désormais
36:2440 000
36:25ou 50 000.
36:27Et donc,
36:28pour moi,
36:29il y a vraiment
36:29toute cette confusion
36:30et il y a surtout
36:32un retour
36:33aux fondamentaux.
36:35Moi,
36:35j'insiste sur l'éthique
36:37parce que
36:38on a de plus en plus
36:40nos élèves,
36:41malheureusement,
36:43moi,
36:43chez moi,
36:44je vous ai dit
36:44que je suis maman
36:45de quatre enfants,
36:46on a intégré
36:47une méthodologie
36:49avec mes enfants.
36:50On n'interdit pas
36:50aux enfants
36:51d'utiliser
36:52les outils
36:52d'intelligence artificielle,
36:53mais on les amène
36:54à réfléchir d'abord
36:56avant d'utiliser
36:58les outils
36:59d'intelligence artificielle.
37:00Pourquoi ?
37:01Parce que
37:01l'homme est fait
37:03de sorte
37:03qu'on a
37:04des capacités
37:04cognitives
37:05qui se développent
37:07grâce à la réflexion,
37:08grâce au mouvement,
37:10même parfois
37:11grâce au contact
37:11social et sociologue,
37:13les anthropologues
37:14vous diront
37:15d'ailleurs plus
37:15à ce niveau.
37:16Et quand on se met
37:18à utiliser
37:19tous ces outils,
37:19on a comme une sorte
37:21d'indépendance
37:23qui nous coupe finalement
37:25du monde,
37:27mais bien plus.
37:28On a cette partie éthique
37:30qui n'est pas intégrée,
37:31malheureusement,
37:32on n'est plus nous,
37:33même dans nos valeurs,
37:34dans nos mœurs.
37:36On a beaucoup de...
37:37Récemment,
37:38par exemple,
37:40j'étais à l'école
37:42Turcomarif
37:43formé les parents
37:45d'élèves
37:46sur les dangers
37:48de l'Internet
37:49et je précise
37:50que donc très bientôt,
37:51je vous proposerais
37:52d'ailleurs un ouvrage
37:53en ce sens-là.
37:54Donc les dangers
37:56de l'Internet
37:57face aux enfants.
37:59Et là,
37:59à la fin,
38:00j'ai entendu
38:01plein plein d'histoires,
38:03plein plein d'histoires.
38:04Pourquoi ?
38:04Parce qu'il n'y a
38:05plus de surveillance,
38:07les parents n'ont plus
38:08de surveillance
38:08envers les enfants
38:09et vice-versa.
38:11Les parents eux-mêmes
38:12n'ont plus de limites
38:13et donc moi,
38:14j'assiste vraiment
38:15sur l'éthique
38:16et gouvernance
38:17et je pense que
38:18c'est l'occasion
38:19vraiment pour nos dirigeants
38:20de trouver le moyen
38:22de sensibiliser au maximum.
38:25Et d'ailleurs,
38:25aujourd'hui,
38:26on parle de la coupure
38:26des réseaux sociaux.
38:28Moi,
38:28j'interpellais déjà.
38:30Je plaidais
38:31pour qu'on...
38:32Peut-être que beaucoup
38:33vont me limer,
38:34mais je plaidais
38:35pour qu'on supprime TikTok
38:36parce que j'ai vu
38:37tous les dégâts
38:38que ça fait.
38:38TikTok,
38:39Roblox,
38:40dans certains pays,
38:41ils l'ont fait.
38:42On va être étonnés
38:43de comprendre
38:44que la Chine,
38:45d'où nous vient TikTok,
38:47n'utilise pas TikTok.
38:48Encore moins Facebook
38:49que nous utilisons aujourd'hui.
38:51Et donc,
38:52ils ont d'autres types
38:52de réseaux sociaux
38:53qui fabriquent
38:56des génies,
38:58pour ne pas dire,
38:58ces ingénieurs-là.
39:01ou toutes ces solutions
39:02que nous avons aujourd'hui.
39:03Mais c'est parce que
39:04dès la base,
39:05on a une éducation numérique,
39:07j'ai envie de dire,
39:08qui sont inculquées
39:10à ces enfants-là.
39:11Et pourtant,
39:13j'ai envie de dire,
39:15nos pauvres enfants,
39:15ils sont livrés
39:16à eux-mêmes.
39:17Ils viennent sur Internet
39:18depuis six mois,
39:19depuis deux ans,
39:20depuis machin,
39:21et ils scrollent,
39:22ils scrollent,
39:23ils scrollent,
39:23ils tombent un jour
39:24sur un lien
39:25qu'il ne faut pas.
39:26Et malheureusement,
39:27ça fabrique un monstre.
39:29Et demain,
39:29on est étonnés
39:30de voir que l'enfant,
39:31il a des envies de suicide,
39:33il est colérique,
39:34il ne respecte plus ses parents,
39:35il n'a plus envie d'étudier,
39:37il a d'autres tendances.
39:39Mais c'est normal,
39:40c'est parce que
39:40nous avons livré
39:41l'éducation
39:42ou la croissance psychologique
39:44de notre enfant
39:45dans les mains
39:46d'un outil
39:47qui nous vient d'ailleurs.
39:48Pendant qu'eux,
39:49ils maîtrisent ça,
39:50nous, malheureusement,
39:51nous ne maîtrisons pas.
39:53Alors, malheureusement,
39:54nous arrivons presque
39:55au terme de notre émission.
39:56Le temps passe très vite.
39:59Pour conclure,
39:59quel message souhaiteriez-vous
40:02adresser aux jeunes femmes
40:03gabonaises et africaines
40:04qui hésitent encore
40:04à se lancer
40:05dans l'entrepreneuriat
40:07et dans les métiers
40:07du numérique ?
40:09Alors, moi, j'encourage,
40:11j'encourage,
40:12comme je le disais,
40:13donc très bientôt,
40:15nous allons lancer
40:15le projet FIDS,
40:16donc formation des femmes
40:17agro-pastorales,
40:18digitales et innovations
40:19avec IDRC Africa
40:21en partenariat
40:22avec le PNPE.
40:24J'encourage
40:25toutes celles
40:25qui me suivront
40:26à s'inscrire.
40:27Je précise
40:28qu'il n'y a pas d'âge,
40:29je précise
40:30qu'il n'y a pas
40:30de couleur de peau,
40:32de statut social,
40:34d'appartenance politique,
40:35non, c'est vraiment
40:37comme vous êtes
40:38avec votre niveau,
40:39tout ce qu'on demande,
40:40c'est la volonté.
40:42Nous avons aujourd'hui
40:43cette particularité
40:45quand on parle
40:45de digitalisation,
40:47d'innovation,
40:48ça ne respecte pas
40:49en réalité
40:50le niveau d'études,
40:52mais ça respecte
40:53simplement
40:55la motivation
40:56que nous avons
40:58à l'intérieur de nous
40:59et donc j'encourage
41:00toutes ces femmes-là
41:01à s'intéresser désormais.
41:03Vous savez,
41:04moi, je me dis
41:05que demain,
41:06si hier,
41:07on pouvait avoir raison
41:08de se dire
41:09mais ce n'est pas normal
41:10le taux de chômage,
41:11je me dis
41:11demain,
41:12on n'aura plus raison
41:13parce qu'il y a
41:14tellement d'opportunités
41:15qui sont livrées
41:17à nous comme ça,
41:18tout un boulevard
41:19où chacun peut aller
41:20simplement s'approprier,
41:22tisser
41:22et parmi ces opportunités,
41:24nous vous proposons
41:24le programme FIDS
41:26qui va faire de vous
41:28des agri-preneurs
41:30capables désormais
41:31d'écrire aussi,
41:32d'inscrire votre nom,
41:33pourquoi pas parmi
41:34quand on parlera
41:36d'agrume,
41:37pourquoi pas inscrire
41:38une championne
41:40gabonaise
41:40et tout récemment,
41:41je disais
41:43à quelqu'un
41:44que j'espère,
41:46un de mes rêves,
41:47c'est de voir
41:48que désormais,
41:49nos produits
41:50quitteront le Gabon
41:51pour alimenter
41:52la sous-région,
41:53ça paraît être utopique
41:55mais c'est possible
41:56aujourd'hui
41:56grâce au digital
41:58qu'on va intégrer
41:59et donc les inscriptions
42:00sont ouvertes
42:01sur nos pages,
42:02sur Facebook
42:02et j'encourage vraiment
42:04toutes celles
42:05qui nous suivent
42:05à s'inscrire
42:06et la dernière chose
42:08que je vais dire,
42:09je l'ai dit au début,
42:11Hélène Johnson a dit
42:12si vos rêves
42:12ne vous font pas peur,
42:13c'est qu'ils ne sont pas
42:14assez grands.
42:15En réalité,
42:16lorsqu'on a peur,
42:17c'est parce que
42:18c'est le début
42:19d'une aventure
42:21qui va nous conduire
42:22à notre épanouissement
42:24personnel,
42:25n'ayons pas peur,
42:25au contraire,
42:26ce ne sera pas un échec
42:28si jamais nous échouons,
42:30si nous chutons,
42:31il suffit juste
42:32de nous relever
42:33et ce sera juste
42:34un moyen
42:35d'avoir appris
42:36comment faire mieux
42:37pour pouvoir aller
42:38encore un peu plus loin.
42:40Et pour finir,
42:41merci à Gabon
42:42Miliathens
42:43pour cette invitation,
42:44je me sens toujours
42:45chez moi
42:46à chaque fois
42:46que je suis ici
42:47et je remercie
42:49vraiment votre plume,
42:50pour moi
42:51vous êtes vraiment
42:54vous êtes parmi
42:55les médias
42:58comment dire
42:59éducatifs
43:01et surtout
43:04professionnels.
43:05Merci surtout
43:06d'avoir apporté
43:08cette impulsion
43:09du numérique
43:10et du média
43:11au Gabon.
43:11Merci.
43:12Madame Christine Soro,
43:14merci d'avoir accepté
43:15notre invitation
43:15et d'avoir partagé
43:16avec nous
43:17votre vision
43:18de l'entrepreneuriat
43:19féminin
43:19et de l'innovation
43:20digitale
43:21à travers
43:22les initiatives
43:23telles que
43:24le Digi-Women School,
43:25les Digi-Women Awards
43:27ou encore
43:27la formation
43:28des femmes
43:29entrepreneurs
43:30agro-pastoral
43:31et innovation digitale
43:32vous contribuez
43:33à bâtir
43:34un écosystème
43:35où les femmes
43:36peuvent non seulement
43:37entreprendre
43:37mais aussi
43:38innover
43:39et transformer
43:40durablement
43:40notre économie.
43:41Merci
43:42de nous avoir suivis.
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