00:00L'Association internationale du transport aérien a officiellement interpellé les autorités gabonaises
00:05sur la révision de la redevance aéroportuaire passager, entrée en vigueur le 26 février 2026.
00:11Dans une correspondance adressée au directeur général de l'Agence nationale de l'aviation civile,
00:16l'organisation internationale insiste sur la nécessité de respecter les principes de transparence,
00:21de consultation et de justification économique prévues par les normes de l'Organisation de l'aviation civile internationale.
00:26La révision de la redevance aéroportuaire R4 publiée dans le journal officiel numéro 100 de janvier 2026
00:33n'est pas passée inaperçue dans le secteur du transport aérien.
00:36Dans une lettre datée du 12 mars 2026 et adressée à la NAC, l'IATA a pris acte de cette
00:41décision
00:41tout en exprimant plusieurs préoccupations relatives aux modalités de sa mise en œuvre.
00:46L'organisation qui représente la majorité des compagnies aériennes internationales
00:50rappelle que toute modification de redevance aéroportuaire doit s'inscrire dans un processus transparent et concerté
00:55avec les usagers conformément au principe établi par le document 9082 de l'OACI,
01:01référence internationale en matière de fixation des redevances aéronautiques.
01:05Au cœur des préoccupations de l'IATA figure la question de la transparence financière entourant la redevance R4.
01:11L'organisation indique que les compagnies aériennes n'ont pas reçu d'informations suffisantes
01:15leur permettant d'évaluer la pertinence économique de cette redevance.
01:18Elle demande notamment la communication des données détaillées sur les coûts,
01:22les recettes générées, les prévisions de trafic ainsi que les investissements liés
01:26aux projets auxquels cette redevance est associée.
01:30L'IATA souligne également qu'aucune indication précise n'a été fournie
01:33concernant l'utilisation des fonds collectés depuis la mise en place de la redevance en 2021
01:38ni sur la durée prévue pour son remboursement après l'achèvement du nouveau terminal aéroportuaire.
01:44Pour l'organisation internationale, ces éléments sont essentiels
01:47afin de démontrer le lien entre le coût des services fournis et le montant facturé aux utilisateurs.
01:52Au-delà de la question financière, l'IATA estime que la révision de la redevance R4
01:56n'a pas fait l'objet d'une consultation suffisante des compagnies aériennes et des acteurs du secteur.
02:02Or, selon les normes internationales, toute modification tarifaire doit être précédée
02:06d'un processus de dialogue permettant aux usagers de formuler des observations éclairées
02:11sur la base d'informations financières et opérationnelles transparentes.
02:14L'organisation rappelle également qu'un préavis d'au moins 4 mois doit être accordé
02:18avant l'entrée en vigueur d'une nouvelle redevance
02:20afin de permettre aux compagnies d'adapter leur système tarifaire et leurs billets.
02:24Au-delà de la question technique de la redevance R4,
02:27cette correspondance met en lumière un enjeu plus large,
02:29la gouvernance et la régulation du secteur aérien au Gabon.
02:32Pour l'IATA, cette évolution des redevances aéroportuaires doit respecter des principes fondamentaux
02:37tels que la transparence, la non-discrimination entre les usagers,
02:40la démonstration claire du lien entre les coûts et les services fournis.
02:44L'organisation recommande ainsi aux autorités gabonaises de suspendre la redevance R4
02:48tant que les préoccupations soulevées par les compagnies aériennes
02:51n'auront pas été pleinement examinées.
02:53Dans un contexte où la connectivité aérienne constitue un levier stratégique pour le tourisme,
02:57les investissements et les échanges économiques,
02:59la question de la gouvernance des infrastructures aéroportuaires
03:02apparaît plus que jamais comme un enjeu central pour l'attractivité du Gabon.
03:14Merci.
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