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Transcription
00:00A Jouani et à Vallon, les maires de gauche ont été réélus haut la main.
00:04C'est une surprise ça ou pas ?
00:06Oui et non, dans le cas de Jouani, il y a clairement une dynamique locale.
00:11L'élection municipale c'est d'abord et avant tout une élection locale
00:14avec des personnalités qui se révèlent, qui expriment un projet.
00:19Et donc il y a une forme de proximité aussi dans ce type de ville
00:22entre le maire, son équipe et les habitants.
00:24Et donc là avec 63%, clairement c'est un plébiscite pour le maire de Jouani
00:29qui voit son action saluer et aussi sans doute sa personnalité
00:33et sa présence aussi, son travail.
00:35Sur Avalon c'est plus compliqué parce qu'il y a eu une affaire judiciaire
00:40qui finalement a disculpé la maire et donc probablement qu'outre son action
00:45elle a bénéficié d'un soutien à sa personne qui a vécu une épreuve.
00:50Et donc ça, ça a peut-être joué un rôle dans le score.
00:52Elle avait face à elle une liste avec l'ancien maire Jean-Yves Collet
00:55qui lui avait passé le relais et qui aujourd'hui n'était pas très content
01:00de son travail ou en tout cas de ses prises de position politiques.
01:03Oui, mais là justement c'est plutôt l'ancien maire qui a été désavoué.
01:06Bon c'est très difficile en politique de quitter la place et vouloir revenir.
01:10Ça arrive, on l'a vu à Grenoble avec Alain Carignan qui est arrivé en tête
01:13mais c'est assez rare en réalité.
01:15Et là on voit bien que clairement les habitants d'Avalon ont fait un choix clair
01:19en faveur du sortant, la fameuse prime au sortant.
01:22À Auxerre, on va avoir sans doute une cadre angulaire.
01:25Mathieu Debin sans étiquette centriste, arrivé en tête avec 23,7%.
01:30Devant Crescent Marot, le maire sortant LR, deuxième avec 20,6%.
01:34Puis vient Manique Campfort pour le parti socialiste, 19,9%.
01:39Et Pascal Blaise pour le RN, 19,5%.
01:42Le score du maire sortant qui arrive deuxième, c'est une surprise ça ?
01:47Oui c'est une surprise parce qu'effectivement c'est le seul maire d'une grande ville entre guillemets de
01:52Lyon
01:52à se voir ainsi en quelque sorte un peu désavoué
01:56puisque à Sens, Paul-Antoine de Carville est largement en tête.
01:59Donc clairement on voit que la campagne, il y a quelque chose qui n'a pas fonctionné certainement.
02:04Et aussi probablement le bilan qui a été discuté autour d'un certain nombre de dossiers
02:09qui ont été clivants sur les poubelles, sur les impôts locaux, etc.
02:12Et puis on a une candidateur de Mathieu Debin qui probablement a pris des voix au maire sortant
02:18sur justement une partie du centre et de la droite.
02:22Donc ce qui explique cette cadre angulaire avec une ville qui est divisée en quatre.
02:25Le score du maire sortant donc une surprise en balotage défavorable.
02:30Il peut s'en sortir comment au second tour ?
02:33Ça va être difficile parce que la question c'est celle des réserves de voix.
02:35Et donc les réserves de voix, elles sont chez Florence Lory 9 et quelques pourcents
02:40et puis LFI autour de 6% qui sont des candidatures de gauche.
02:46Or le candidat à gauche, ce n'est pas le maire sortant qui est un maire horizon.
02:51Donc là il y a vraiment une logique partisane,
02:53une logique de parti politique assez classique qui peut se jouer
02:56avec a priori, sauf accord surprenant ou accord différent,
03:02un rapprochement évidemment entre les différentes listes de gauche qui sont partis divisés
03:05mais où on a vu que le candidat Mani Camphor est arrivé en tête.
03:10Donc logiquement avec une position de leadership de la gauche.
03:13Justement Florence Lory, vous en parliez, elle n'est pas qualifiée,
03:16elle a fait 9,5% mais ce matin elle est dans une position finalement assez confortable.
03:22C'est elle qui décide parce qu'on voit que Mathieu Debin n'est pas complètement fermé
03:27à la voir avec lui.
03:29Oui d'autant qu'elle avait dit que dans l'hypothèse d'une possible victoire du RN
03:34elle était prête à s'associer avec Mathieu Debin.
03:36Mais là aujourd'hui ce qu'on entend, en tout cas par travers les déclarations des uns et des autres,
03:41c'est plutôt que Mani Camphor appelle à un accord avec Florence Lory
03:45dans une logique là aussi assez classique d'alliance de la gauche
03:48qu'on a observée aux législatives avec le nouveau Front populaire
03:51où c'était précisément Florence Lory la candidate aux législatives.
03:54Et donc Mathieu Debin est un peu coincé entre sa volonté de rester le candidat des Auxerrois
03:59sans parti politique et la nécessité d'aller chercher des voix à gauche.
04:03À sens, le suspens est limité.
04:05Vous le disiez, Paul-Antoine de Carville est arrivé largement en tête,
04:08le maire sortant LR.
04:10Ludovic Massard, candidat RN, fait quand même un score de 21,4%.
04:15C'est plutôt un bon score pour le Rassemblement National dans cette ville.
04:19Mais globalement, est-ce que le RN peut être satisfait de ce premier tour dans Lyon ?
04:26Disons que le score du RN à Sens, comme d'ailleurs à Auxerrois,
04:29où par rapport à 2014, il double ses voix,
04:32c'est vraiment à l'image de ce qui se passe au niveau national.
04:34On voit une progression du RN, on voit aussi une progression de LFI dans une certaine mesure.
04:40Mais le problème du RN, c'est les réserves.
04:42C'est-à-dire qu'ils font un bon score au premier tour, mais qu'est-ce qui se passe
04:45au deuxième ?
04:46Et au deuxième tour, à Sens, ils n'ont pas de réserve.
04:48Donc là, clairement, le maire sortant peut voir les choses de façon assez positive.
04:53Un dernier mot sur la participation ou l'abstention, ça dépend de quel côté on se place.
04:58Une participation meilleure qu'en 2020, mais il y avait des circonstances particulières,
05:03notamment le Covid, mais moins bonne qu'en 2014,
05:06ça veut dire quand même que les électeurs ne reviennent pas en masse aux urnes.
05:12Il y a toujours un désamour.
05:13Oui, il y a clairement une crise de la représentation,
05:16qui n'était pas observable aux élections municipales parce qu'il y avait cette forme de proximité
05:20qui expliquait que les électeurs participaient à cette élection
05:24parce que c'est une élection qui leur tient à cœur.
05:26On voit que même aujourd'hui, cette élection municipale est touchée.
05:28Et puis s'ajoute à ça la réforme du mode de scrutin
05:30où dans beaucoup de villages, dans beaucoup de villes de moins de 1000 habitants,
05:34vous n'aviez qu'une seule liste.
05:35Donc quand vous n'avez qu'une seule liste, il n'y a pas de compétition,
05:37qu'il n'y a pas d'enjeu, vous ne participez pas.
05:39Dans les villes où il y avait un enjeu, la participation a évolué.
05:41Et ça, c'est logique.
05:42C'est le jeu de la compétition électorale.
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