00:00Mon humeur est diverse et variée, je disais on se remet, on a un peu la gueule de bois,
00:05tout le monde est un petit peu mécontent, frustré, il y en a qui sont contents, d'autres qui ne
00:08le sont pas du tout,
00:09mais nous avons assisté hier à l'état dans lequel Emmanuel Macron laisse la France.
00:18Voilà au bout de 9 ans de mandat présidentiel, quel est le paysage, la gueule de la France qu'il
00:23nous laisse,
00:24un pays divisé, un pays disloqué, un pays où la confrontation, où l'affrontement
00:32prennent des tournures tout à fait inquiétantes pour notre démocratie.
00:39Exacerbation évidemment des extrêmes, qu'ils le sont, qu'ils ne le sont pas,
00:42enfin ce sont des discours, j'allais dire violents, ce sont des discours souvent de haine, d'agression,
00:48on n'est plus dans le débat démocratique que j'ai connu, qui était une confrontation dans l'échange d
00:55'idées,
00:55dans la confrontation d'idées, on s'invectivait, non non, il y avait des noms d'oiseaux qui circulaient,
00:59mais ça ne prenait pas cette tournure. Et là on a vu, après la catastrophe de la dissolution,
01:04comment le paysage politique, le paysage électoral français a explosé, avec des crispations et des tensions.
01:11Que ne se serait-il produit ? Quel aurait été le résultat s'il n'y avait pas eu la
01:16tragédie de Quentin Durand-Calion,
01:18qui a alerté les consciences et l'opinion sur le climat de violence,
01:21qui est en train de pourrir la vie politique française, les résultats auraient été différents.
01:26Et puis on a un système électoral, on voit bien qu'il éloigne les Français,
01:31cet taux d'abstention est le signe d'un désintérêt des Français, voire d'une désinfection,
01:35pour ne pas dire d'un rejet de la classe politique,
01:38parce que cette présidence a mis en place un système de rejet, de défiance de la classe politique,
01:44on n'y croit plus, on n'a pas envie d'y aller, on nous a tellement menti,
01:47on nous a tellement mené en bateau, on nous a tellement raconté d'histoires,
01:50pour aboutir à rien, pour aboutir à des pylons catastrophiques,
01:53que ce soit économiques, sociaux, politiques, culturels, scolaires, de la santé,
01:56c'est un cauchemar général.
01:59Et puis ce système électoral, avec le système de l'obligation de la parité,
02:03je connais tellement de communes où on n'est pas arrivé à faire une liste,
02:07parce qu'on n'avait pas la parité,
02:08Total, et on va en parler avec le président des maires ruraux,
02:13deux Français sur trois n'avaient qu'une liste pour laquelle voter,
02:17et neuf maires sur dix ont été élus au premier tour,
02:20parce qu'il n'y a pas eu de débat démocratique,
02:23on a instauré le parti unique, ce système électoral fait qu'on n'avait qu'une liste,
02:27une liste c'est pas la démocratie, c'est pas le choix,
02:29les gens par civils sont quand même allés mettre le bulletin dans l'urne,
02:31mais voilà.
02:32Donc démocratie très malade,
02:33et un président de la République qui avait suscité tant d'espoir,
02:37on va en reparler de 13 à 14 heures,
02:38je suis désolé de mettre Emmanuel Macron au milieu de l'arène là,
02:42et de voir ce déchaînement de colère,
02:45mais enfin, son bilan est absolument désastreux,
02:48et peut-être qu'il faudra en tirer les conséquences pour éviter
02:51que ce genre de situation ne se représente,
02:53est-ce que ce mode de scrutin, est-ce que ce mandat,
02:56est-ce que le fait d'être président de la République française aujourd'hui,
03:00entre ceux qui vont au procès, qui peuvent aller en prison,
03:03est-ce que c'est pas une fonction malade,
03:05dont le statut et dont l'ampleur des pouvoirs méritent d'être révisée.
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