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  • il y a 14 heures
Visage incontournable de TVL et chroniqueur apprécié du Journal Télévisé entre 2019 et 2023, François Billot de Lochner a tenu pendant plusieurs années, avec succès, une rubrique quotidienne libre, mordante, incisive et souvent décalée. Après une longue absence de plus de deux ans – dont il évoque avec beaucoup de pudeur les raisons – il fait aujourd’hui son grand retour sur TVL. L’occasion pour lui de porter son regard sur l’actualité internationale, mais aussi sur la situation politique, économique et sociale de la France.
Pour notre invité, le constat est sans appel : le président Emmanuel Macron a profondément déconstruit la France et fragilisé l’ensemble de la société française. Jugeant la situation économique du pays particulièrement préoccupante, il dresse un bilan très sévère du double quinquennat du locataire de l’Élysée : "Macron est le prince du néant et du néant !". Une formule choc qui résume, à ses yeux, les années Macron et ouvre un échange sans détour sur l’état du pays et les perspectives à venir.

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Transcription
00:01Musique
00:06Visage incontournable de TVL, chroniqueur apprécié chaque soir de 2019 à 2023,
00:13chaque soir dans le JT, dans le journal télévisé animé par Élise Blaise et Olivier Frère-Jacques,
00:18notre invité est François Billot de Lochner. Bonjour François.
00:21Bonjour Martial Bild.
00:23Les téléspectateurs TV Liberté avaient rendez-vous, je l'ai dit,
00:26avec votre chronique quotidienne au ton libre, parfois souvent mordant et toujours décalé,
00:32puis une longue absence de plus de deux ans, deux ans et demi presque.
00:36On peut le dire aujourd'hui, vous avez mené un autre combat plus personnel.
00:41Absolument, j'ai mené un combat personnel, j'ai malheureusement eu une grave leucémie
00:45qui m'a valu un an d'hospitalisation en chambre stérile dans un hôpital,
00:49donc c'était un petit peu long, puis un an et un an et demi pour me remettre,
00:52mais maintenant je suis totalement remis et je suis tellement heureux de vous retrouver.
00:56Et d'ailleurs j'en profite pour remercier les téléspectateurs
00:59qui m'ont écrit pendant mon absence et puis même depuis peu de temps,
01:04en me disant, mais quand revenez-vous, est-ce que vous revenez, qu'est-ce qui se passe ?
01:07Et bien oui, voilà, je suis là aujourd'hui.
01:08Un combat que vous avez mené de manière frontale, avec beaucoup de courage d'ailleurs.
01:12Ben écoutez, de toutes les façons, on n'a pas tellement le choix dans ce genre de combat.
01:17Si ce n'est pas courageux, ben on se laisse.
01:19– Vous n'avez pas douté ?
01:20– Je n'ai jamais douté. Je reconnais que je n'ai jamais douté.
01:24– Votre entourage a douté ? Vos amis ont douté ?
01:26– Oui, tout le monde a douté, et pour ne rien vous cacher,
01:30le professeur principal qui me suit m'a dit il y a un mois,
01:34on avait une conversation un petit peu générale, il m'a dit,
01:36vous savez, on a cru que c'était fini.
01:39Donc vous voyez, ça a été effectivement très sérieux,
01:41mais voilà, avec la grâce du ciel, parce que je crois que le ciel y est pour quelque chose,
01:45ben voilà, je suis en bonne forme, en très bonne forme.
01:48– Et la discrétion de TV Liberté pendant tout ce temps, bien évidemment.
01:52Étiez-vous complètement coupé de l'actualité pendant cette période ?
01:54– Alors oui, grosso modo pendant un an, si vous voulez, en chambre stérile,
02:00j'étais complètement coupé de l'actualité,
02:02parce que lorsque mon épouse venait, et elle venait tous les jours,
02:05il n'était pas question de parler de l'actualité.
02:07Elle avait vraiment d'autres soucis en tête, et bon.
02:10Ensuite, pendant la période où j'étais en période de remise en forme,
02:16on est tellement pris, si vous voulez, par la remise en état de sa propre santé,
02:20que véritablement, j'ai perdu pied.
02:23Et je me suis remis véritablement à examiner l'état de la France et du monde,
02:29très sérieusement, en rattrapant le retard, depuis deux ou trois mois.
02:33Et j'ai découvert avec stupéfaction qu'entre le moment où je suis parti en 2023
02:38et le moment où j'ai commencé à réinvestiguer tout ce qui se passe en France,
02:42j'ai trouvé qu'il y avait un écart absolument effrayant, et qui m'a vraiment effrayé.
02:46– On va en parler, on va en parler.
02:47Qu'est-ce qui vous a, dans cette épreuve, qu'est-ce que ça vous a appris personnellement, cette épreuve
02:52?
02:52– Ce qui m'a appris personnellement, et c'est peut-être le message que je voudrais faire passer
02:55à toutes les personnes qui ont ce genre de problème, quel que soit leur âge.
02:58C'est qu'en réalité, vraiment, rien n'est jamais fichu.
03:05J'ai bien compris que mes médecins, j'étais suivi par une noria de médecins
03:10et des gens extrêmement compétents.
03:12Villejuive, c'est quand même le premier organisme européen du traitement de ce genre de choses.
03:18Et en réalité, rien n'est jamais fichu.
03:21Il faut supporter, c'est difficile, c'est extrêmement difficile.
03:25Il faut être très réaliste.
03:27Mais quand on est bien entouré par sa famille, par ses amis, par des petits SMS qu'on reçoit de
03:33temps en temps,
03:34par le corps médical, parce qu'on tombe sur des infirmières extraordinaires.
03:38Moi, j'ai côtoyé au total, parce qu'elles tournent énormément, peut-être 150 à 200 infirmières.
03:45J'ai trouvé des perles, des femmes absolument extraordinaires.
03:49Et quand on arrivait à nouer des liens, même si vous êtes sur votre lit douleur
03:53et que vous avez du mal à parler, on arrive véritablement.
03:57Donc, en gros, mon message à faire passer, c'est qu'il faut vraiment se battre.
04:02Rien n'est jamais fichu.
04:03Pour ceux qui ont la grâce, parce que c'est une grâce, de croire au ciel,
04:08c'est un appui extraordinaire, parce qu'à ce moment-là, ça permet de sublimer complètement.
04:12Mais pour ceux qui ne croient à rien, c'est dans l'environnement général que l'on trouve effectivement sa
04:19propre force.
04:20Et son réconfort.
04:21Le regard qui a changé sur l'état de la France.
04:24Alors, en portant votre regard maintenant sur l'actualité,
04:27si vous aviez un chiffre ou un événement qui vous a particulièrement marqué depuis les quelques mois
04:33où vous avez repris pied dans le réel, quel serait cet événement ou ce chiffre ?
04:37– Alors, pour moi, ce qui m'a vraiment bouleversé,
04:41et c'est une des raisons pour lesquelles je suis très content qu'on se voit aujourd'hui,
04:45et qu'il y aura peut-être du prolongement, on en reparlera tout à l'heure,
04:48c'est l'affaire Quentin.
04:51Le meurtre sauvage de Quentin m'a profondément troublé, m'a bouleversé.
04:58J'en ai presque perdu la parole pendant une journée.
05:00C'est tellement effrayant.
05:02Et j'en profite d'ailleurs pour dire à sa famille que je présente mes profondes condoléances,
05:07mais ce ne sont pas des mots, ça sort du cœur.
05:10J'ai une immense admiration pour cette famille,
05:12comme j'avais une immense admiration pour Quentin.
05:16Et en contrepartie, j'allais dire que j'ai vraiment vis-à-vis de l'extrême-gauche,
05:23de Mélenchon, de son entourage abominable,
05:27j'ai vraiment un mépris complet.
05:29Je vous le dis franchement, ce sont des gens qui ont des procédés innommables,
05:35ignobles, effrayants, revendiqués, revendiqués.
05:39On est véritablement en 1793.
05:42Ils revendiquent la violence, ils revendiquent le meurtre.
05:46LFI a fait un colloque sur Robespierre,
05:49pour dire que Robespierre était quand même quelqu'un d'extrêmement intéressant.
05:53Ce sont des gens qui ont une pathologie absolument dramatique.
05:57Et là-dessus, si vous voulez, je pense qu'il faut être intraitable
06:00et il n'y a aucune possibilité d'avoir le moindre pont avec des gens comme ça.
06:05Je ne discuterai jamais avec LFI, avec qui on veut, mais pas avec LFI.
06:11L'actualité internationale maintenant, François,
06:15elle était marquée, elle est marquée bien évidemment
06:17par la guerre israélo-américaine contre l'Iran
06:19et une situation géopolitique particulièrement instable.
06:23Alors la France d'Emmanuel Macron soutient ses alliés
06:25tout en restant à distance du conflit,
06:27une option défensive qui constitue à vos yeux une stratégie d'influence
06:33ou le signe patent d'un effacement diplomatique dans la région,
06:36diplomatique et d'ailleurs aussi militaire ?
06:39– Moi je crois que, et on reviendra tout à l'heure
06:42sur d'autres sujets concernant Macron,
06:44Macron est un homme de théâtre, de communication, d'apparence.
06:49Donc tout ce qu'il fait consiste à ce qu'il y ait des belles photos
06:53qui soient prises pour ses albums de familles futures.
06:56Alors il n'y en aura pas pour ses enfants, malheureusement pour lui.
06:59Et donc c'est un peu dramatique si vous voulez,
07:01parce que quand on le voit commander d'un air martial
07:06la flotte qui se dirige vers le détroit d'Hormuz,
07:09on a l'impression vraiment d'une puissance extraordinaire.
07:12Mais que cherche-t-il derrière cela ?
07:14En fait, nul ne le sait.
07:16Personne ne sait ce que veut Macron.
07:18Est-ce qu'on va s'engager dans une guerre avec l'Iran ?
07:21On peut se demander même, si vous voulez, si cette soif de guerre,
07:25parce que pour l'Ukraine, il est quand même de notoriété publique
07:28que Macron a poussé à la roue pour que la guerre se prolonge.
07:32Il aurait pu mettre tous, tous ses moyens possibles
07:36pour que la paix arrive.
07:37Et en fait, lui, il met tous ses moyens pour que la guerre se prolonge.
07:40Et je me dis, finalement, il a raté sa guerre en Ukraine,
07:45parce que manifestement, ce n'est pas aussi évident.
07:47Il se rabat sur l'Iran et finalement, une petite guerre avec l'Iran, pourquoi pas ?
07:51Quand je vois les photos avec, si vous voulez, le porte-avions,
07:54la flotte française, etc., qui arrivent de façon royale vers le golfe Persique,
08:01moi, ça me sert le cœur.
08:02Je trouve que c'est du cinéma à l'État pur.
08:05Et regardez, on en a la preuve, il va à Lille-Longue, à Brest.
08:09Très bien, pour parler de la force atomique, il a le droit de le faire.
08:13Il se fait entourer de quatre rafales.
08:15Mais qu'est-ce que c'est que ce cinéma ?
08:18Avoir un avion du Président de la République entouré par quatre chasseurs.
08:22– Question de sécurité, non ?
08:23– Oui, sécurité sûrement, oui, oui, tout à fait, absolument.
08:27Vous avez tout à fait raison, il fallait certainement, il y avait un risque sûrement très important.
08:32Non, c'est effrayant.
08:34Moi, je trouve ça effrayant.
08:35Et d'ailleurs, puisque je parle de Lille-Longue, regardez ce qu'il dit sur notre défense nucléaire.
08:43C'est absolument infligeant.
08:46Alors, on a une défense nucléaire, on a une force nucléaire, on a une belle force nucléaire, quand même, qui
08:52marche bien.
08:53Bon, on va peut-être la partager avec l'Allemagne, et puis bon, ça fait un gros tollé.
08:56Alors, non, on va faire une force nucléaire avancée avec l'Europe, dont peu grand, vraiment, les gens n'en
09:02veulent pas.
09:02Et, en fait, il veut partager avec qui ? Il veut faire quoi ? Il veut partager avec ma grand
09:08-mère ?
09:08Nul ne sait ce qu'il a dans la tête.
09:11C'est effrayant, alors qu'il n'y a pas à discuter sur la force nucléaire.
09:14Elle est là, elle est française, et elle est dissuasive.
09:18– Alors, conséquence de ce conflit, c'est l'idée d'un choc pétrolier qui pourrait réapparaître.
09:25Les Français en sont étranglés, alors, par notamment nombreuses hausses auxquelles s'ajoutent la hausse de la prise des carburants.
09:31Et en matière d'énergie, de nombreuses voix s'élèvent pour demander au gouvernement, alors, beaucoup de choses,
09:36mais globalement, le blocage des prix de l'essence. Est-ce que, pour vous, c'est la solution ?
09:41– Il est prouvé, historiquement, sur un plan économique, que quand on bloque les prix, ça se retourne à un
09:49moment ou à un autre.
09:49– On retourne à la pénurie, en fait.
09:51– Voilà, exactement.
09:52Donc, moi, j'ai tendance à penser que l'idéal, ce serait d'arrêter cette guerre le plus vite possible.
09:59Pas uniquement celle-là, et évidemment celle de l'Ukraine, parce qu'on est en train de rentrer,
10:03effectivement, dans un panorama énergétique absolument dramatique.
10:07Donc, où va-t-on ? Je pense que, franchement, je pense que Trump et ses alliés israéliens,
10:15on pourrait peut-être dire aussi Israël et ses alliés américains, au choix.
10:19Alors, se lancer comme ça, dans une guerre qui peut bouleverser vraiment tout l'équilibre économique mondial,
10:28personnellement, moi, aujourd'hui, je trouve ça complètement irraisonné.
10:33Franchement.
10:34On ne sait pas du tout ce qui va se passer.
10:36On ne sait pas ce qui se passera la semaine prochaine, la semaine suivante, la semaine d'après.
10:39– Donc, je crois que, effectivement, pour l'essence, alors, pour répondre très concrètement à votre question,
10:49ce qui est sûr, c'est que, globalement, le Français va supporter le prix de tout ce qui se passe
10:54aujourd'hui.
10:55Alors, ce sera effectivement une hausse du prix de l'essence, ça, c'est déjà acquis.
11:00Les industries vont évidemment avoir des coûts énergétiques qui vont flamber,
11:05ça va se répercuter éventuellement sur l'emploi.
11:08Donc, il va y avoir des effets induits considérables, ça, c'est certain.
11:12– On voit que la France bat tous les records de dettes et de dépenses publiques.
11:18Est-ce que, d'ailleurs, on peut se poser la question si le blocage des prix de l'essence
11:21était une possibilité encore pour l'État français qui est au bord du gouffre ?
11:27– Absolument. Vraiment, vous posez une très bonne question,
11:31parce que, quand on regarde les grands indicateurs économiques, c'est une véritable bérésina.
11:35Alors, c'est vrai que Macron a hérité de choses qui allaient mal,
11:39mais depuis qu'il est au pouvoir, l'accélération est fulgurante.
11:43Regardez, vous parliez de la dette.
11:45On avait, je crois, au moment, en 2016, on avait une dette de 2200 milliards d'euros, à peu près.
11:53Aujourd'hui, elle est de 3400 milliards d'euros.
11:57– À la fin de son nouveau quinquennat, ce sera peut-être 3500,
12:01avec Macron, l'intérêt extraordinaire, c'est qu'on ne sait jamais.
12:04Et donc, le Mozart de la finance laisse un pays ruiné sur le plan financier.
12:10Mais regardons l'agriculture.
12:12On n'en parle même pas, vous en parlez très souvent sur Téléviberté, c'est la déroute.
12:16Bon, vraiment, le paysage agricole est catastrophique.
12:19Sur le plan industriel, quand Macron a pris le pouvoir,
12:24le pourcentage de l'industrie dans le PIB, c'était environ 13%.
12:29Aujourd'hui, c'est environ 10%.
12:32Et dans un an, ce sera 9, 8.
12:34On laisse Macron au pouvoir pendant les 10 prochaines années,
12:38il n'y aura plus d'industrie française.
12:40C'est écrit dans le grand livre.
12:41En fait, tout va mal, tous les grands indicateurs vont mal.
12:46Regardez le commerce extérieur, on n'en parle jamais.
12:48Le commerce extérieur, depuis que Macron est là,
12:51c'est toujours 100, 120 milliards, 140 milliards, 80 milliards de déficit annuel.
12:56Le commerce extérieur, ça veut dire qu'on ne sait plus exporter
13:00comme on le faisait avant et on importe beaucoup trop.
13:02Et en 2022, quand même, il fallait se faire plaisir,
13:08dire Macron a laissé le déficit commercial filé à 160 milliards d'euros.
13:13C'est-à-dire qu'avec lui, en fait, les chiffres n'ont aucun sens.
13:18On jongle avec les centaines de milliards d'euros dans tous les sens,
13:21à gauche, à droite, on ne sait même plus ce qu'on fait.
13:26Question incidente, parce que vous venez du monde de la banque et de la finance.
13:30C'est quand même ça, la réalité de votre vie professionnelle.
13:34Je m'en confesse tous les jours.
13:36Je me doute.
13:38Quelle sera quand même la tâche prioritaire du nouveau président
13:40ou de la nouvelle présidente en 2027 ?
13:44En 2020, la tâche, les tâches prioritaires, en fait,
13:49il y a cinq ou six tâches, mais absolument évident,
13:53sur lesquelles il n'y aura même pas à discuter une minute.
13:55Il faut arrêter immédiatement l'immigration, qui nous ruine complètement.
13:59Bon, on va encore faire rentrer en 2026, 600 000, 700 000, 550 000,
14:05on ne sait plus très bien, parce qu'en plus de ça, on ne connaît que ce qu'on connaît.
14:10Donc, c'est absolument dramatique, c'est une folie complète, il n'y a même pas à en discuter.
14:16Donc, c'est immédiatement rétablir les frontières, contrôler l'immigration,
14:20ça c'est absolument fondamental.
14:22Je dirais que c'est presque la toile de fond.
14:24Il faut évidemment combattre très sérieusement l'islamisation de la France,
14:30parce qu'on est en train vraiment de s'islamiser à ville dure.
14:33Donc, il faut combattre l'islamisation de la France.
14:37L'islam a la place qu'elle peut avoir en France,
14:41mais elle ne doit pas avoir toute la place qu'elle a actuellement.
14:44Il faut évidemment redresser les comptes publics,
14:47et là, ça demandera effectivement beaucoup d'efforts.
14:51Ça ne se fera pas en claquant du doigt.
14:53Ça demandera des efforts, ça va coûter au peuple français,
14:56ça c'est évident, mais on ne peut pas continuer comme ça,
14:59parce que ce qui coûtera l'année prochaine ou dans les années suivantes,
15:02si on redresse les comptes, ce n'est rien par rapport à ce que ça coûtera dans 10 ou 15
15:06ans.
15:08Vous voyez, il y a un certain nombre de choses,
15:09ce sont des choses extrêmement connues, si vous voulez.
15:11Il faut évidemment remettre le régalien à sa place,
15:14c'est-à-dire qu'on est une vraie police, qu'on est une vraie justice,
15:17que l'insécurité diminue.
15:20C'est dramatique, si vous voulez, on parlait tout à l'heure de Quentin.
15:23L'insécurité est générale et touche même, j'allais dire,
15:27toutes les classes de la société,
15:28parce que ceux qui ont assassiné Quentin, c'était des bons bourgeois.
15:33Ce n'était pas du tout, du tout…
15:34– De la racaille, enfin de la racaille.
15:36– Oui, tel qu'on peut l'imaginer.
15:37Donc il faut reprendre complètement tous les problèmes de sécurité,
15:41ça c'est fondamental, redonner à la police, à la justice,
15:44les moyens de faire son travail.
15:46Et puis il faut fortifier l'armée, ça je crois que c'est important.
15:49Le mouvement est enclenché déjà depuis un certain nombre d'années,
15:52ça c'est vraiment important parce qu'on vit dans un monde dangereux,
15:55et donc il faut le faire.
15:55– Au-delà de l'économie et de la politique,
15:58il y a aussi le moral finalement d'un peuple.
16:01Pour vous, dans quel état, je vais utiliser le terme,
16:04dans quel état psychologique se trouve aujourd'hui la société française ?
16:08– Dans un état catastrophique.
16:10La société française est dans un état catastrophique.
16:14– C'est une crise de confiance seulement, c'est une crise plus profonde.
16:16– Ah oui, beaucoup plus profonde.
16:18On est le pays d'Europe, je crois,
16:20qui a le taux de problèmes psychologiques dans la population
16:25qui est le plus élevé.
16:27Je crois qu'on est aussi le record de maths
16:28en ce qui concerne tous les médicaments, antidépresseurs, etc.
16:32Donc on voit bien que ça va très très mal.
16:34– Mais c'est tout et pas, c'est pas de la faute à Macron.
16:36La faute à Macron, c'est au cours François Billot.
16:38– Alors c'est de la faute à Macron, oui, quand même,
16:40parce que ça fait 9 ans qu'il est là.
16:43Et qu'a-t-il fait, si vous voulez, pour redonner le moral ?
16:47Est-ce qu'on est d'accord pour qu'il y ait 350 000 SDF en permanence ?
16:54Pourquoi ne fait-il rien là-dessus ?
16:56On est d'accord pour qu'il y ait 15% de pauvreté
16:59d'après l'indice de calcul officiel.
17:0215%, c'est absolument gigantesque.
17:04Est-ce qu'on est d'accord pour que la moitié de la population salariée
17:08touche moins de 1758 euros par mois ?
17:12En fait, on ne s'attaque à aucun grand problème.
17:16Et donc la société…
17:17Bon alors, on parlait tout à l'heure de la sécurité,
17:19le moral des Français, ça joue énormément.
17:21On n'a pas tellement envie de se promener dans la rue,
17:22on n'a pas envie de sortir le soir,
17:24on n'a pas envie de rentrer à 11h du soir.
17:25En fait, il pèse sur nous une chape de plomb, si vous voulez.
17:29Et tout à l'heure, vous parliez du moral des Français,
17:31mais on peut aussi parler de la morale tout court.
17:34En fait, il n'y a absolument plus de morale dans le système macronique.
17:38En fait, tout est possible, tout est permis.
17:41Si tout s'écroule, tout est possible, tout est permis.
17:43Et on laisse les choses s'écrouler.
17:45Parler de valeur morale à Macron et à son entourage,
17:49c'est parler chinois à son poisson rouge.
17:52C'est-à-dire qu'ils ne savent même pas ce que c'est.
17:55– Et si vous aviez à montrer du doigt
17:59la décision la plus lourde de conséquences
18:01qu'est prise le président Macron ou la Macronie ?
18:04– Pour moi, la plus dramatique, si vous voulez,
18:08c'était la loi sur l'euthanasie.
18:09Parce qu'elle est extrêmement…
18:11Alors d'abord, factuellement, elle est dramatique.
18:14Parce qu'on voit bien ce qui va se passer.
18:17Les dérives, c'est pour dans quelques années.
18:19Et elles sont attendues et voulues.
18:21Puisque ceux qui sont très favorables à l'euthanasie
18:24ou au suicide assisté, on dit, ne vous inquiétez pas,
18:26si la loi n'est pas très très forte,
18:29on mettra le pied dans la porte
18:30et puis ensuite, chaque année, on poussera.
18:32– Vous pouvez aller en Belgique pour voir comment ça se déroule.
18:34– Voilà, donc ça c'est dramatique.
18:36Ce que je trouve dramatique en plus de ça,
18:38donc l'euthanasie et le suicide assisté sont dramatiques.
18:42En plus de ça, ce qui est dramatique,
18:43c'est qu'on a concentré la classe politique
18:45et aussi les médias sur un sujet,
18:49alors qu'il y a tant d'autres sujets fondamentaux
18:52sur lesquels ça aurait été bien quand même qu'on s'interroge.
18:55Alors que personne ne s'interroge sur les vrais sujets.
18:58Regardez, avec la classe politique que nous avons,
19:01regardez les gouvernements qui se succèdent.
19:04Honnêtement, ils sont nullissimes.
19:06On peut dire qu'ils sont nullissimes.
19:07Et les ministres sont incroyablement incompétents.
19:11D'ailleurs, c'est tellement vrai,
19:12et là je reviens à votre question sur le peuple de France,
19:16qui connaît aujourd'hui 5 ou 6 ministres actuels ?
19:20Moi pas.
19:21Je vous dis franchement, je ne les connais pas de nom.
19:23Parce qu'ils n'intéressent personne.
19:25Donc, avant, on était fiers,
19:28même si on n'était pas d'accord,
19:30on était fiers de nos gouvernements.
19:32Ils étaient flamboyants.
19:33Ils avaient des idées.
19:34Ils étaient intelligents.
19:35Ils faisaient des choses, même si on n'était pas d'accord.
19:38Là, ils ne sont pas du tout flamboyants.
19:40Si vous deviez résumer le double quinquennat d'Emmanuel Macron en un mot.
19:45Allez, une phrase.
19:46Je suis gentil.
19:48Ben écoutez, s'il fallait…
19:49Je dirais, je me permettrais trop quatre phrases.
19:53Pour moi, Macron est le prince du mensonge.
19:56C'est le prince du mensonge.
19:58C'est le prince du néant.
20:00C'est peut-être le prince diabolique.
20:02Et s'il fallait résumer, si vous voulez, en une phrase,
20:05vous savez, il y a un livre que j'avais beaucoup apprécié à l'époque
20:07qui était sur De Gaulle.
20:09Et le titre du livre, c'était
20:10De Gaulle, la grandeur et le néant.
20:18Et si j'avais un livre à écrire sur Macron,
20:22mon titre serait le suivant, je crois.
20:24Oui, en y réfléchissant.
20:27Macron, le néant et le néant.
20:30Allez, on garde ça comme titre pour le Zoom.
20:33Le néant et le néant.
20:34Ça va nous faire une bonne publicité auprès de YouTube
20:36qui adore ce genre de titre.
20:38Allez, après votre regard critique sur la situation de la France,
20:41après avoir traversé, je dis avec courage,
20:43parce que j'en témoigne moi-même,
20:44votre épreuve personnelle dont vous nous avez parlé
20:47avec beaucoup de pudeur,
20:48est-ce qu'on peut encore espérer en la France ?
20:51Oui.
20:51Est-ce qu'on peut espérer pour la France ?
20:54– Alors là, je suis totalement convaincu qu'il faut espérer,
20:58c'est même un devoir.
20:59– Vous n'êtes pas dans le suicide français, vous voyez.
21:00J'ai toujours reproché à Zemmour d'avoir fait un livre
21:03qui a annoncé le mot fin, les filles haines de la France.
21:07Ça, vous n'y croyez pas, la fin de la France ?
21:09– Alors, pas du tout, mais alors absolument pas.
21:11– Moi, je crois, alors, si vous voulez,
21:13je crois que si on regarde un petit peu l'histoire,
21:15alors c'est vrai que ce que je dis là est très connu,
21:18mais dans les périodes les plus dramatiques,
21:20il y a toujours eu des gens extraordinaires.
21:22Prenons Jeanne d'Arc, par exemple.
21:24Au moment où Jeanne d'Arc, une petite paysanne, quand même,
21:28de Lorraine, de 17 ans, absolument illettrée,
21:31bon, en quelques mois, elle fait sacrer le roi à Reims,
21:39alors que le pays était complètement fichu.
21:42On peut dire que c'était fichu, bon.
21:44Alors, là, c'est vraiment l'exception, c'est incroyable, c'est inouï,
21:48au point que Churchill a dit,
21:50Jeanne d'Arc est une personne unique dans l'histoire de l'humanité.
21:54Pour que Churchill, qui détestait la France, le dise,
21:56c'est quand même pas mal.
21:57Alors, je crois que, premièrement,
22:00il peut très bien y avoir des hommes et des femmes assez providentiels.
22:03Moi, je ne comprends pas.
22:04– C'est l'homme de droite qui parle, toujours l'homme providentiel en général,
22:07mais ça fait quand même longtemps qu'on n'en a plus.
22:09– Ben oui, mais il faut peut-être qu'on en a dit un jour.
22:11Et si vous voulez, quand j'entends des gens très bien pensants dire,
22:16non, il ne faut pas de gens providentiels, c'est en nous que ça…
22:19Ben oui, attends, je suis désolé, mais en moi,
22:21moi, François Biot-Lockner, je ne vois pas très bien ce que je peux faire.
22:23Bon, je peux aider, mais donc il faut bien que des gens,
22:28ensuite, capitalisent tout ce qu'on vient de dire,
22:29si vous voulez, et avec brio, avec panache,
22:33avec détermination et en étant très proche des gens,
22:36arrivent à redresser le pays.
22:38– Vous avez un nom, maintenant, comme une note.
22:41– Je n'ai pas de nom.
22:43Je pensais à vous, Martial.
22:45– Non, trop tard.
22:47– Non, mais donc, vraiment, il faut garder l'espérance.
22:50C'est évident, en plus de ça,
22:53alors pour ceux qui ont un peu d'histoire,
22:56et un peu d'histoire notamment religieuse, si vous voulez,
22:58on voit que la France a toujours été aidée,
23:01elle a toujours été aidée par le ciel, et elle peut…
23:03Donc, moi, je crois qu'elle sera aidée,
23:05la France a une vocation spéciale,
23:07la France, vraiment, a quelque chose d'assez extraordinaire
23:10dans l'histoire, depuis à peu près 1500 ans.
23:13Donc, on ne va pas tout d'un coup, en 50 ans,
23:15mettre la France par terre.
23:17– Et toi, toi-même, est-ce que le peuple est capable,
23:19aujourd'hui, ou à la volonté, l'espérance,
23:22de faire une révolution, que vous appelez de tout votre cœur,
23:27mais une révolution, effectivement, des cœurs et des mentalités ?
23:30– Je crois qu'avec des gens qui sauront vraiment entraîner la population
23:36avec des vrais arguments, et notamment avec des arguments de cœur,
23:40et pas des arguments technocratiques,
23:42je suis absolument convaincu que ça peut se faire.
23:45Parce que les Français, ils ne sont pas plus bêtes que les autres,
23:48il y a un certain nombre de pays où on voit que ça se redresse,
23:51quand même, assez vite, de façon étonnante, si vous voulez.
23:54Et je ne vois pas pourquoi la France serait définitivement fichue,
23:57parce que, non, non, je crois qu'on est un peuple
24:01qui a de grandes qualités, vraiment.
24:04On est un peuple intelligent, on a une culture assez extraordinaire,
24:07on a un historique absolument incroyable.
24:10Bon, non, des blessés, aux wokistes.
24:13Et donc, avec vraiment, je dirais, des gens
24:18qui sont décidés à travailler pour le bien commun.
24:20Vous savez, si quelqu'un était providentiel,
24:24et qu'il prenait le pouvoir, et qu'il allait à l'île longue
24:28voir la force nucléaire, il est fort à parier
24:31qu'il ne serait pas entouré de quatre rafales,
24:34mais qu'il irait peut-être en voiture avec simplement
24:36deux CRS devant et deux CRS derrière.
24:38C'est toute la différence.
24:40Parce que les gens comprennent.
24:42Ça, ce sont des choses que les gens comprennent instantanément,
24:44si vous voulez.
24:45Moi, j'ai le temps de vous raconter une petite anecdote.
24:47– Pas du tout, mais comme vous êtes là et qu'on est content
24:50de vous avoir, je vous laisse faire.
24:52– J'étais à Limoges à une époque.
24:54Je dirigeais une banque.
24:57Et Mitterrand faisait un petit congrès.
24:59Il était président de la République.
25:01Il y avait un petit congrès de je ne sais pas quoi,
25:02du Parti Socialiste.
25:03Et Mitterrand décide de rendre visite à ce congrès.
25:06Et à l'heure du déjeuner, je quitte ma banque
25:08et je rentre chez moi à pied.
25:10Je crois Mitterrand.
25:12Il était tout seul.
25:15Il n'y avait pas un ministre.
25:17Il n'y avait pas, pardon, une force de l'ordre autour de lui.
25:20Il y avait un petit groupe de ministres derrière.
25:22Et il était à l'arrêt devant un immeuble.
25:24Je lui dis, vous regardez cet immeuble.
25:25Oui, je trouve qu'il est intéressant.
25:27Voilà.
25:28C'est-à-dire qu'un homme d'État…
25:32Alors, c'est vrai qu'on n'était pas à l'époque actuelle.
25:34Mais si vous voulez, Macron ferait ça aujourd'hui,
25:38je ne donnerais pas cher de sa peau.
25:40C'est toute la différence entre des hommes,
25:42même si on ne les apprécie pas.
25:43Moi, je n'étais pas du tout Mitterrandiste.
25:45– C'est bien de le dire, parce qu'on a eu une inquiétude.
25:47– Non, non, non, je vous rassure.
25:48– On devient Mitterrandiste.
25:49– Non, non, et ce n'est pas du tout l'homme qui…
25:50– L'on transformait.
25:52– Mais vous voyez, je crois que les grands hommes,
25:55en fait, ils ont une espèce de simplicité naturelle.
25:58Les gens le comprennent instantanément.
26:00Et ils font un boulot vraiment profond
26:03parce qu'ils sont à la fois très bons techniciens,
26:06mais en même temps, ils sont liés au cœur des Français
26:09et non pas uniquement à leur propre image,
26:12comme c'est le cas aujourd'hui.
26:14– Puisque vous avez la santé et que vous repensez à l'avenir,
26:18cet avenir, c'est quoi maintenant pour vous ?
26:20Vous avez mis Libertés politiques, il y avait une revue,
26:22il y avait plein de choses, vous faisiez mille choses.
26:24– Oui, alors je suis en train d'écrire un nouveau livre,
26:28alors je vous en parlerai un jour.
26:30C'est encore trop récent parce que quelquefois,
26:32je démarre un livre et puis je l'arrête
26:33si je vois que je n'y arrive pas vraiment.
26:35Donc normalement, je sors un livre un peu historique
26:38qui devrait sortir normalement à l'automne.
26:41Je reprends petit à petit des activités.
26:43Je suis en train actuellement de faire…
26:45J'ai une grande réflexion, si vous voulez,
26:48ayant vécu ça, est-ce que je n'ai pas envie
26:51de changer complètement de braquet ?
26:52Qu'est-ce que j'ai envie de faire ?
26:54Vous voyez, j'étais conseiller municipal de Versailles.
26:56Bon, je n'ai rien fait en tant que conseiller municipal de Versailles
26:59puisque j'étais à l'hôpital.
27:02On m'a proposé d'être à nouveau sur l'hélice, j'ai refusé.
27:05Non, j'ai envie de faire autre chose.
27:07Voilà.
27:08Donc, pour répondre à votre question,
27:09je suis vraiment en pleine réflexion.
27:12– C'est cultiver votre jardin ?
27:13– Peut-être cultiver mon jardin.
27:16Mais c'est vrai, vous avez raison.
27:18Vous savez, je me suis aperçu quand même,
27:20et c'est pour ça que les maladies ont du bon,
27:22je ne m'occupais par exemple pas suffisamment de ma famille.
27:24C'est tout à fait clair.
27:26J'étais pris 7 jours sur 7 par toutes mes activités
27:29et je ne m'occupais pas suffisamment de ma famille.
27:31Donc, j'en ai honte et je vais quand même,
27:34dans toutes mes activités, avoir une bonne partie familiale.
27:37– Bon, allez, on se retrouve très bientôt
27:39pour la présentation de ce livre, au minimum.
27:41C'est l'heure du niveau qu'on se donne.
27:42– Au minimum, merci beaucoup.
27:43– Pour son grand retour sur TVL, merci à vous.
27:45– Merci Martial, à bientôt.
27:46– Sous-titrage ST' 501
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