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Municipales 2026 : Le grand oral d'Agnès Langevine

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00:00Ici, Roussillon, Municipal 2026.
00:068h35, émission spéciale municipale à Perpignan ce matin.
00:09C'est le grand oral d'Agnès Langevin avec Stéphanie Mora et Simon Kolbach.
00:13Et effectivement, après Mathias Blanc, après Michael Hidraque, après Bruno Nougueret d'hier.
00:18C'est donc Agnès Langevin qui est l'invité grand format d'ici Roussillon.
00:23Bonjour à vous Agnès Langevin.
00:24Bonjour.
00:25Vous avez 57 ans, vous êtes psychologue de formation,
00:27vous êtes vice-présidente de la région depuis 2015, en charge notamment des questions climatiques.
00:32Vous êtes la tête de liste pour ce scrutin de dimanche, de la liste plus forte pour Perpignan.
00:37C'est une liste qui est soutenue par Place Publique, par le Parti Socialiste, par les centristes ou encore par
00:41Unitat Catalane.
00:42C'est votre cinquième campagne municipale, vous étiez déjà tête de liste en 2020,
00:46vous aviez obtenu un peu plus de 14% des voix au premier tour.
00:49Vous étiez retiré du second tour pour faire barrage à Louis Alliot, ce qui n'avait, on le sait, pas
00:54fonctionné.
00:54On va parler évidemment pendant une heure de votre projet, vous voulez doper le centre-ville,
00:59vous parlez d'un plan Marshall sur la sécurité, vous êtes favorable à une réserve pour la police municipale,
01:04vous nous direz ce que ça veut dire concrètement.
01:05Vous voulez améliorer les transports avec un bus circulaire autour de Perpignan.
01:09Vous voulez aussi un festival des jardins, créer un deuxième parc des sports, mais au nord de la ville.
01:15Et d'abord, on va tenter de clarifier les choses.
01:17La première question, c'est pour vous Stéphanie Maura.
01:19Oui, parce que d'abord, seul candidat de femme dans cette élection, mais en binôme.
01:23Avec Pascal Advenard.
01:25Avec Pascal Advenard.
01:25Candidat de lutte ouvrière.
01:26Autant pour moi, on rembobine, on coupera au montage.
01:28Donc, vous êtes deux sur la ligne de départ, mais vous, vous êtes deux aussi sur les affiches, avec Annabelle
01:34Brunet.
01:35Pour que ce soit clair pour les auditeurs et les électeurs,
01:39le tandem, ça veut dire quoi en termes de répartition des tâches entre la mairie et l'agglo,
01:43si vous êtes élu maire le 22 mars ?
01:45En décembre dernier, à la lecture du sondage de l'IFOP, publié par l'Indépendant,
01:52nous avons décidé, avec Annabelle Brunet, de nous unir pour nous donner toutes les capacités
01:58de battre Louis Alliot et de transformer Perpignan.
02:02Nous avons discuté, évidemment, du rôle de chacune.
02:06Elle sera candidate à la présidence de la communauté urbaine de Perpignan
02:11et je serai candidate à la mairie de Perpignan.
02:14Ce n'est pas confusant, ce tandem-là ?
02:16C'est atypique, mais je pense que c'est une force.
02:20Nous sommes deux femmes et je pense que ça fait partie aussi du renouvellement.
02:25Les Perpignanaises et les Perpignanais voulaient cette union,
02:28souhaitent aussi qu'il y ait une implication peut-être un peu différente.
02:32Nous avons laissé nos étiquettes de côté, sans évidemment renoncer à nos convictions,
02:38mais c'est vraiment avec Perpignan au cœur que nous avons formé ce duo et qui marche très très bien.
02:46Duos clivants quand même, parce qu'ancienne colistière de Jean-Paul Alduit,
02:51parce que vous, venu de Carole Delga, il y a une recomposition qui parfois n'est pas toujours comprise par
02:56les Perpignanais.
02:57On a l'impression que c'est le retour de l'alduisme qui a une espèce de tambouille d'appareil.
03:02Ça, ce sont nos détracteurs qui pointent évidemment cet aspect de la liste,
03:08mais nous nous connaissons depuis longtemps.
03:11Nous avons partagé une élection, un combat, notamment au Vernet, sur l'élection départementale.
03:20Là, ce n'était pas un sondage, c'était un score.
03:22Le candidat du Rassemblement national avait fait, je crois, 42%.
03:26Le tandem Benoît Castanedo-Annabelle Brunet, 17%.
03:31Il y a eu une mobilisation et c'est assez, finalement, positif de retrouver celles et ceux qui ont mené
03:39ce combat
03:40pour garder le Vernet dans le champ républicain.
03:44Nous sommes aujourd'hui candidates et candidats sur cette liste.
03:48Venons-en à votre programme.
03:50Durant une heure, vous allez nous parler concrètement de ce que vous voulez faire pour Perpignan,
03:53de votre vision, ce qui intéresse les électeurs et les auditeurs.
03:56Vous, on parlait d'un plan Marshall.
03:59Alors, chaque candidat a son plan Marshall, on a l'impression.
04:01Mais vous, votre plan Marshall, 85 millions d'euros sur 6 ans,
04:04que vous voulez investir sur le centre-ville pour redynamiser l'économie en centre-ville.
04:09Concrètement, ça veut dire quoi ?
04:10Qu'est-ce que vous voulez faire avec ces 85 millions ?
04:12Alors, l'expression, évidemment, plan Marshall, c'est pour signifier l'ampleur de la tâche.
04:19Ça a été largement établi.
04:22Le bilan de Louis Alliot est négatif.
04:26Il promettait un Perpignan grand, c'est un Perpignan en berne,
04:30avec un cœur de ville qui se dévitalise, des commerces qui ferment.
04:34Donc, il va falloir produire un choc d'investissement
04:37pour attirer, pour modifier, pour restaurer l'image de Perpignan.
04:41Comment vous investez ? Où alors ?
04:42On investit d'abord au cœur de ville, notamment pour modifier l'espace public,
04:51pour mettre en place un plan de lutte contre la vacance commerciale.
04:56On remet des animations au cœur de ville.
05:00Et puis, évidemment, on améliore l'accès au centre-ville,
05:05avec notamment mille places de parking mobilisables pour des grands événements,
05:09des navettes gratuites.
05:10Bref, on s'occupe de ce cœur de ville, mais on ne le fait pas seul,
05:14on le fait avec les associations de commerçants.
05:17Sur la vacance commerciale, c'est quoi la solution pour vous ?
05:19Alors, la vacance commerciale, il y a des dispositifs qui existent,
05:24des budgets qui sont mobilisés, notamment, je pense, à Action Cœur de Ville.
05:28Ce n'est pas un sujet facile.
05:30Il faut à la fois prévenir, c'est-à-dire que dès qu'on sent qu'un commerce,
05:35un artisan va mal, il faut l'orienter pour fortifier son activité.
05:42Et puis, il faut, avec l'outil de préemption, avec l'encadrement des loyers,
05:47avec la remobilisation de friches commerciales, les outils existent, on est proactif.
05:52Vous voulez taxer les propriétaires de locaux vacants depuis plus de deux ans,
05:57comme la loi le permet pour les mairies ?
05:59Alors, c'est une hypothèse envisageable,
06:03mais je pense qu'il ne faut pas attendre deux ans.
06:06Si on attend deux ans, déjà, on a le tissu urbain qui s'abîme,
06:11on a le sentiment aussi d'insécurité,
06:15et le flux de commerçants, le flux de clients, pardon, qui se tarient.
06:20Donc, en fait, il faut être beaucoup plus en amont pour éviter d'abord
06:24et faciliter la reprise avant d'arriver à la hausse des taxes.
06:29Maître de l'animation, ranimer la ville,
06:31vous êtes nombreux à ce micro depuis lundi, à nous le dire.
06:36Louis Alliot a mis en place des parades au moment de Noël,
06:39a relancé un peu, ou en tout cas, a essayé de redynamiser le village de Noël.
06:42Il y a les animations l'été, il y a des choses au bord de la tête.
06:45On a l'impression que les mairies se succèdent,
06:47il y a des choses qui sont faites, et pourtant, rien n'y fait.
06:50Qu'est-ce que vous, vous feriez de plus par rapport aux mairies précédentes
06:56sur cette question de l'animation du cœur de ville ?
06:58Alors, il faut des animations de qualité.
07:01On peut tout à fait mobiliser aussi les acteurs culturels
07:04pour qu'ils puissent diffuser leur création.
07:07Il faut aussi peut-être penser,
07:09c'est ce que nous disent les associations de commerçants,
07:12le calendrier de ces animations.
07:14Il y a des fêtes, des fêtes locales, des fêtes catalanes,
07:18qui amènent beaucoup de visiteurs, beaucoup de touristes sur Perpignan.
07:22Ce qu'on nous demande, c'est plutôt d'animer,
07:24un peu en contracyclique,
07:26les temps morts, les périodes creuses,
07:29finalement, sur le plan commercial.
07:33Donc, en fait, c'est une programmation annuelle
07:35qu'il va falloir établir,
07:37une programmation qualitative,
07:40et qui ne se concentre pas uniquement sur le centre-ville.
07:43On peut faire des animations dans chaque cœur de quartier,
07:48reliées, avoir des parades qui circulent de façon beaucoup plus élargie à Perpignan,
07:55pour entraîner aussi du monde sur des parcours, évidemment, sécurisés.
08:00Vous voulez notamment un festival des jardins ?
08:02C'est quoi l'idée ? C'est la fête des fleurs de Géronne ?
08:04Alors, c'est évidemment, nous espérons le succès de la fête des fleurs de Géronne,
08:09mais on s'est plutôt inspirés d'un festival qui a lieu à Amiens,
08:14c'est-à-dire qu'on mobilise l'ensemble des espaces publics,
08:18des espaces privés, des jardins,
08:20pour inviter des artistes, des paysagistes,
08:24des architectes à venir embellir la ville.
08:28Mais ce festival des jardins,
08:30c'est aussi, ce sera l'accent,
08:33vraiment, de végétalisation de la ville,
08:36c'est-à-dire que le temps fort du festival, 15 jours,
08:40mais toute l'année, nous avons des artistes en résidence,
08:43des professionnels, des arboriculteurs,
08:45qui viennent amener leur expertise.
08:47Le choix des essences, c'est très important,
08:50pour nous adapter au changement climatique,
08:52et amener les habitants, les jardiniers,
08:55les services techniques,
08:57à bien prendre en considération
09:00cette végétalisation et ce rafraîchissement de tous les quartiers.
09:04Quand on parle commerce, il faut aussi parler circulation.
09:07Vous avez un peu évoqué la question des places de stationnement.
09:10Vous, vous voulez changer des règles de stationnement
09:12dans les rues de Perpignan ? Expliquez-nous.
09:15Alors d'abord, des parkings relais,
09:17à chaque entrée de ville.
09:19Les places, on pense au palais des expositions,
09:22ce n'est pas coûteux,
09:23il s'agit de les mobiliser.
09:25Et au sud, ce serait où ?
09:26Au sud, vous avez l'université,
09:29vous avez aussi des parkings privés,
09:32je pense notamment à des grandes surfaces.
09:34On peut contractualiser avec eux
09:36pour mobiliser des places déjà construites.
09:39Vous allez voir le méga Castillé,
09:40vous allez voir Auchan, par exemple,
09:42Porte d'Espagne, pour leur dire
09:43on veut mutualiser, on veut travailler avec vous ?
09:45Oui, bien sûr.
09:46Et d'autant plus que le dimanche,
09:49il peut y avoir aussi des parkings,
09:51d'établissements scolaires,
09:54ou d'entreprises qui ont une activité réduite,
09:57par exemple l'été ou pendant les vacances scolaires.
10:00Donc en fait, ça, ça se pense pour permettre
10:03aux habitants du département de venir à Perpignan.
10:06J'entends trop d'habitants du département nous dire
10:08je ne viens plus à Perpignan,
10:10on ne peut plus se garer,
10:10on n'est pas en sécurité.
10:11Donc d'abord, des parkings relés à chaque entrée de ville
10:15avec des navettes fréquentes, gratuites et propres.
10:18Ensuite, nous avons l'accès au centre-ville.
10:21Nous nous souhaitons mettre le mercredi après-midi
10:26deux heures de stationnement gratuits,
10:28parce que là, on vient aussi amener,
10:30alors pas qu'en cœur de ville,
10:32le cœur de ville est élargi pour le stationnement payant,
10:35parce qu'on amène ces enfants à des activités,
10:38on fait des courses.
10:39Donc il faut que le mercredi soit aussi un jour
10:42où on puisse venir en centre-ville.
10:44Ensuite, il y a bien sûr le transport en commun,
10:47le transport collectif.
10:49Là aussi, nous proposerons des assises de la mobilité
10:52pour qu'on définisse ensemble tout le nouveau plan de circulation
10:56et l'ensemble des investissements à produire sur le transport collectif.
11:00Sur le stationnement, est-ce que vous changez les tarifs par exemple ?
11:02Est-ce que ça serait plus cher de se garer en centre-ville
11:04si vous êtes élu maire de Perpignan ?
11:06C'est une crainte parfois,
11:08vous êtes écologiste,
11:10vous êtes quelqu'un qui fait la chasse aussi aux voitures,
11:14en tout cas avec votre fonction aussi à la région.
11:18Alors, on ne fait pas la chasse aux voitures.
11:20Le but, c'est de limiter notre dépendance à l'automobile.
11:25Alors ça suppose d'abord un aménagement urbain.
11:28On peut tout à fait,
11:29et c'est vraiment un axe fort de notre programme,
11:32dans les cœurs de quartier,
11:33il faut qu'on retrouve de la proximité.
11:35Toujours avoir besoin de sa voiture pour aller acheter du pain
11:37ou pour aller chez le médecin,
11:39c'est quand même un problème.
11:40On peut aménager des cœurs de quartier
11:42où on remet à moins de 10 minutes, 15 minutes à pied,
11:45tous les services, y compris les services publics.
11:47J'entends bien les tarifs de stationnement.
11:49Les tarifs de stationnement, on les examinera.
11:52Ce n'est pas forcément là-dessus qu'on va agir.
11:56Il faut faire un bilan.
11:58Parce que ce que nous disent aussi les commerçants,
12:01c'est que quand vous avez du stationnement gratuit,
12:04ça diminue le flux
12:06et ça crée quand même ce qu'on appelle des voitures ventes tous.
12:10Le commerce, c'est du flux.
12:12Donc, il faut que les gens accèdent, repartent
12:16et qu'ils puissent circuler de la façon la plus rapide possible.
12:20Sachant que vous aurez aussi une autre contrainte
12:22à partir de la fin d'année
12:23qui est la nouvelle loi par rapport au passage piéton
12:26qui fait que 5 mètres avant,
12:28il ne faudra plus de voitures qui stationnent.
12:30Visiblement, ça a été chiffré à 1 800 places
12:32de parking en moins dans le cœur de ville.
12:35C'est la raison pour laquelle il faut vraiment
12:37modifier nos usages,
12:39modifier l'usage de la voiture
12:41et à condition, bien sûr, de mettre des alternatives
12:46à cet accès au centre-ville.
12:48Donc, les navettes régulières, fréquentes, gratuites.
12:52La nuit, nous mettrons aussi un transport à la demande,
12:56sécurisé,
12:57à la fois pour celles et ceux qui font la fête,
13:00notamment les jeunes étudiants,
13:01mais aussi pour celles et ceux qui travaillent la nuit.
13:03Donc, ça, c'est très important.
13:05Nous nous déléguerons...
13:07Vous avez chiffré ça, ce que ça peut coûter à Sankeo ?
13:11C'est l'étendre à ce point-là ?
13:12Tout ça, ce sont des contractualisations.
13:14De toute façon, tout ce qui est délégué,
13:16en lien, bien sûr, avec la communauté urbaine,
13:19ce n'est pas forcément
13:20de l'argent en plus,
13:23mais c'est de la meilleure répartition.
13:24Quand on a fait une réunion publique
13:27à Place de Catalogne,
13:28il y a des bus toutes les heures.
13:32Je veux dire, donc, tout ça,
13:33dans l'enveloppe et dans le contrat
13:35qui est passé avec Sankeo,
13:38on peut tout à fait redéfinir les priorités.
13:41Et ces priorités de circulation,
13:43de desserte, de tarification aussi,
13:45puisqu'on peut avoir aussi
13:46une trajectoire de gratuité,
13:48il faut qu'on le prenne de façon concertée
13:51avec ceux qui financent,
13:53notamment les entreprises
13:54avec le versement de transport,
13:56mais aussi les usagers.
13:57Et nous ferons une véritable concertation,
14:00une participation citoyenne
14:01qui pourra aller jusqu'au référendum.
14:03Le tramway, est-ce qu'une assise de la mobilité,
14:06s'il en ressort que la population souhaite un tramway,
14:09est-ce que vous vous lancez là-dedans ?
14:10Alors, ça dépend si c'est un tramway
14:12pour sortir de Perpignan.
14:13C'était une des propositions qui revient aussi,
14:18c'est pour avoir un axe structurant.
14:20Il y a d'autres façons d'envisager
14:22ou de préfigurer un tramway
14:25avec des lignes à haut niveau de service
14:28sur les axes, évidemment,
14:31nord-sud-est-ouest,
14:32mais c'est la raison aussi
14:33pour laquelle nous proposons un circulaire,
14:35c'est pour se déplacer plus facilement
14:39et pouvoir aller d'un point A à un point B
14:43sans avoir toutes ces correspondances
14:45en cœur de centre-ville.
14:46Parce que la question aussi du stationnement,
14:50de la dépendance à la voiture,
14:52c'est aussi une question de santé publique,
14:54c'est de la pollution de l'air.
14:56Sur un axe, par exemple, boulevard des Pyrénées,
15:00vous avez quand même un collège, une école,
15:02c'est l'axe le plus pollué de Perpignan.
15:04Parlons de la sécurité.
15:06Dans votre programme, vous parlez d'une réserve citoyenne
15:09pour la police municipale.
15:10On connaît la réserve de la gendarmerie.
15:12Qu'est-ce que ça signifie une réserve
15:15pour une police municipale ?
15:16Alors, on s'est effectivement inspiré
15:19de la réserve de gendarmerie.
15:22Il en existe une pour la police nationale.
15:24C'est de pouvoir mobiliser des citoyennes,
15:27des citoyens, vous, moi,
15:28en appui des forces de police municipales.
15:32Donc, ces agents, ces nouveaux agents...
15:35Des citoyens qui n'auraient pas forcément
15:36eu de compétences dans ce métier-là ?
15:38C'est la raison pour laquelle...
15:41Justement, c'est une autre façon
15:43de contrer cette...
15:46Peut-être sous une appétence à la milice.
15:48Ce seront des citoyennes et des citoyens
15:50qui seront bien sûr formés,
15:52qui ne seront pas armés.
15:54C'est d'ailleurs pour des jeunes,
15:55peut-être des vocations à venir.
15:57Ça peut être aussi des gendarmes à la retraite.
16:00Ça peut être des agents de sécurité à la retraite.
16:04Et qui vont pouvoir se mobiliser
16:07sur des périodes, soit de grandes animations,
16:10soit de congés, avec une rémunération.
16:13Donc, c'est intéressant aussi pour certaines personnes
16:16d'avoir un complément de rémunération.
16:18Mais c'est surtout, de notre point de vue,
16:22une façon d'impliquer les habitants
16:25dans la vision partagée de ce qu'est la sécurité.
16:28Parce que le contact, le dialogue,
16:31du côté des policiers, du côté des habitants,
16:34ça peut justement modifier des représentations,
16:39faire en sorte qu'on comprend mieux
16:41les enjeux des uns des autres,
16:43des conditions de travail des policiers municipaux,
16:46des discriminations vécues
16:48par beaucoup d'habitants dans cette ville.
16:51Donc, c'est quelque chose qui est beaucoup plus inclusif
16:54pour avoir aussi cette sécurité en commun.
16:56Vous en voulez combien de réservistes ?
16:58On va, peut-être, on va commencer par une cinquantaine.
17:03Et avec une formation, c'est ça ?
17:05Ah oui, oui, il faut qu'il soit formé,
17:07qu'il soit non armé,
17:10et qu'il y ait une évaluation, bien sûr.
17:13Avec un uniforme tout de même ?
17:14Oui, on trouvera une tenue.
17:16Ça fait partie de l'appartenance.
17:19Pour cette réserve, donc, de la police municipale.
17:21On va continuer, évidemment, de dévoiler votre programme
17:23et d'autres axes de la sécurité
17:24dans quelques secondes, Agnès Langevin.
17:32Suite de l'émission spéciale municipale à Perpignan
17:35avec notre invité Agnès Langevin,
17:37avec Simon Colbock et Stéphanie Morin.
17:39Vous nous avez parlé de votre réserve citoyenne
17:41que vous voulez pour la police municipale.
17:42Aujourd'hui, la PM de Perpignan,
17:44c'est quasiment 400 caméras,
17:46200 agents de police municipale.
17:48Dans votre programme, il n'est pas écrit
17:49si vous voulez plus ou moins d'agents.
17:51Est-ce que vous voulez davantage de policiers municipaux ?
17:53Vous en voulez moins ?
17:54Il y a 200 policiers municipaux.
17:57J'estime que pour la taille de la ville de Perpignan,
18:00c'est un effectif qui permet d'assurer ces missions de police municipale
18:05que nous voulons, par contre, réorienter sur beaucoup plus de proximité.
18:10Le recrutement a été fait sur des profils très interventionnistes.
18:15Il faut qu'on puisse aussi rééquilibrer avec des missions de prévention,
18:20des missions de réparation aussi.
18:23Donc, ça veut dire que plutôt que d'embaucher 50 nouveaux policiers municipaux,
18:28nous embaucherons 50 médiateurs, éducateurs, sociaux, sportifs.
18:33Vous savez combien il y a de médiateurs aujourd'hui à la mairie de Perpignan ?
18:36Des médiateurs, il doit y en avoir une quinzaine.
18:39Oui, ils sont 13, effectivement.
18:40Et vous en voulez 50 de plus, donc ?
18:42Alors, ce sont des éducateurs sociaux, sportifs.
18:46Ce n'est pas tout à fait ce que nous voulons recruter.
18:50C'est-à-dire, ce sont des profils de travailleurs sociaux.
18:54Ce sont des professionnels qui vont à la fois aller vers,
18:58c'est-à-dire repérer sur le terrain, dans les quartiers, les difficultés,
19:03notamment des très jeunes qui sont déjà enrôlés dans des situations de trafic
19:08ou qui sont déscolarisées pour pouvoir proposer des activités.
19:13Mais ça, ce n'est pas révolutionnaire.
19:14Ça se fait en appui avec les associations qui sont notamment d'éducation populaire,
19:21des associations sportives.
19:22Et les résultats sont toujours très, très positifs.
19:25Dans votre programme aussi, vous voulez assermenter les agents techniques de la ville,
19:29les agents de la brigade de propreté, par exemple.
19:31Est-ce que ça veut dire qu'ils pourront verbaliser les auteurs de troubles,
19:37ceux qui ne ramassent pas, par exemple, la crotte de leur chien ?
19:39Ils pourront prendre un PV de la part des agents du service propreté ?
19:42C'est ce que nous proposons, en effet, pour faire en sorte que ces agents...
19:46Ça, c'est pas nouveau.
19:46Pour faire en sorte que ces agents, qui sont sur la base du volontariat
19:51et après discussion avec les organisations syndicales,
19:54ils pourront effectivement verbaliser.
19:57Et je trouve que c'est d'abord du respect par rapport au travail de ces agents.
20:01Quand on est en train de nettoyer ou de ramasser des déjections canines,
20:05voire peut-être quelqu'un qui n'a pas, évidemment, ce réflexe de nettoyer les déchets
20:13ou des dépôts de sauvages, là, à côté des containers,
20:18je trouve que c'est leur donner aussi une mission qui est essentielle.
20:23S'ils font plus, il faudra les augmenter aussi ?
20:24C'est pour ça que j'ai donc indiqué qu'il y aura une discussion avec les organisations syndicales
20:31pour, évidemment, faire en sorte que, oui, la discussion sur le salaire
20:37et la définition de la fiche de poste soit extrêmement bien calée.
20:41Agnès Langevin, on vous a pas ou peu entendu sur le mal-logement,
20:45en tout cas l'effondrement de l'immeuble à Saint-Jacques en janvier.
20:47Un post Facebook, quand même, où vous avez rappelé l'engagement de la région.
20:51Mais sur le fond, vous avez des choses à reprocher à la mairie
20:54sur la gestion du quartier Saint-Jacques ?
20:56Alors, c'est un quartier qui s'effondre, littéralement.
21:01Je assiste à beaucoup de comités techniques liés au programme de l'ANRU,
21:07qui est ce programme de recalification de Saint-Jacques,
21:12de celui du Champ de Mars et de la diagonale du Vernet.
21:15L'État a quand même, via son agence, mobilisé 60 millions d'euros.
21:19C'est pas une paille, c'est de l'argent public.
21:21Et aujourd'hui, le bilan, le retard pris dans cette rénovation urbaine,
21:26par, vraiment, Louis Alliot a tardé à prendre cette DUP pour intervenir et à engager...
21:33Déclaration d'utilité publique.
21:34Oui, et à engager, bien sûr, les travaux.
21:37Pourquoi il a tardé ? Parce que Louis Alliot préfère l'inaction.
21:42C'est aussi une stratégie, c'est-à-dire qu'il préfère ne rien faire,
21:45ne pas créer de bruit, de clivage,
21:48parce qu'il n'y a pas de méthode, il n'y a pas de vision sur la transformation de
21:54Perpignan.
21:55Donc, c'était un sujet qui avait, d'ailleurs, animé les précédentes élections en 2020.
22:01Il y a beaucoup d'instrumentalisation,
22:02donc il y a eu un retard considérable de prix,
22:06notamment sur la question du relogement.
22:09Votre liste, elle se situe comment, entre la gentrification souhaitée par Bruno Nougueret
22:12et le refus de chasser les pauvres, comme le dit Michael Hidrac ?
22:16Alors, elle se situe clairement sur la mixité,
22:19si on prend la mixité sociale, parce que c'est aussi de la mixité sociale.
22:25Ça veut dire aussi qu'on travaille la mixité scolaire,
22:28parce qu'un des grands problèmes de Perpignan, ce sont les inégalités scolaires.
22:34Donc, en fait, il faut absolument avoir une vision de quartier
22:38où on a de la mixité sociale,
22:40mais on a aussi, chaque euro investi doit modifier le quartier.
22:45Et si je prends le quartier Saint-Jacques,
22:47on a des services publics, on a l'université,
22:49on a une médiathèque, on a la casa musicale qui n'est pas loin,
22:52on a le muséum d'histoire naturelle que nous souhaitons rénover
22:56pour transformer ce quartier,
22:59ne pas chasser, bien sûr, les habitants,
23:02permettre à celles et ceux qui veulent rester vivre,
23:04et c'est le cas de beaucoup de personnes qui sont attachées à ce quartier,
23:08mais il faut aussi proposer une typologie de logement,
23:12notamment à des étudiants, par exemple.
23:13On y reviendra juste après le journal de 9h, Régis.
23:17C'est la deuxième mi-temps du Grand Oral,
23:19ici Roussillon, si vous nous rejoignez depuis lundi tous les matins,
23:22les candidats à l'élection municipale de Perpignan
23:24présentent pendant une heure leur programme,
23:27leur vision de la ville d'ici 2032,
23:29et ils répondent à vos questions,
23:32que vous soyez perpignanais ou pas d'ailleurs,
23:34que ce soit la ville de votre résidence,
23:36ou celle de votre boulot, ou de loisirs,
23:3904-68-35-5000.
23:41Et on démarre, est-ce qu'on a en ligne avec nous, Béatrice ?
23:45Oui, bonjour.
23:46Bonjour Béatrice, vous habitez le Soleil, je crois, vous.
23:49Voilà, j'habite au Soleil,
23:51mais je suis adhérente à Place Publique 66.
23:55Une compatriote, donc, de Agnès Langevin.
23:59Posez votre question.
24:01Alors, voilà, dès la première phrase,
24:05Mme Langevin a expliqué qu'elle s'était alliée à Mme Brunet,
24:10suite à un sondage paru dans L'Indépendant.
24:14Or, les adhérents de Place Publique ont voté contre elle à plus de 63%.
24:21Donc, je suis très étonnée.
24:24Et les adhérents ont également voté à 80% en juin 2005
24:29pour que Place Publique 66 rejoigne Perpignan autrement.
24:34Donc, la liste de Mathias Blanc.
24:36Je suis très étonnée.
24:36Voilà, la liste de M. Mathias Blanc.
24:39Je suis très étonnée qu'elle se plie à un sondage paru dans un journal local
24:44et pas au vote des adhérents de Place Publique 66.
24:49En plus, je voudrais ajouter que je n'ai jamais vu à aucune réunion locale de Place Publique.
24:56Je voulais dire aussi que je l'ai aperçue à des manifs.
25:00Moi, j'ai le bas de Place Publique 66.
25:03Elle n'est jamais venue vers moi me dire bonjour, pardon, ou quoi que ce soit.
25:09Oui, Béatrice, on va laisser répondre Agnès Langevin,
25:12ce qui me permet de resituer pour dire que vous êtes tête de liste,
25:15de la liste plus forte pour Perpignan
25:16et qu'effectivement, vous avez l'investiture nationale
25:18de Place Publique du Parti Socialiste,
25:21mais aussi des centristes et plus localement d'unité de Catalane.
25:24Les accusations sont lourdes de la part de Béatrice, Agnès Langevin.
25:28Oui, je pense qu'elles sont assez téléguidées,
25:31mais ça fait partie du jeu politique.
25:34On va voir sur les listes, peut-être Béatrice, non ?
25:35Sur le ressenti en tant que...
25:37Oui, mais bon, je vois les commentaires aussi de la même personne sur les réseaux sociaux.
25:42Donc en fait, quand on propose un projet à son parti,
25:51donc en l'occurrence Place Publique,
25:53il y a un parcours, mais il y a aussi une stratégie.
25:56Et donc, c'est la stratégie que j'ai proposée d'élargissement
26:02parce que nous sommes face à un maire, Louis Alliot,
26:06qui est implanté, c'est le maire sortant,
26:09dans une ville qui sociologiquement vote fortement pour le Rassemblement National.
26:15Et nous, notre objectif, c'est vraiment de battre Louis Alliot.
26:19C'est ce qui a fait, qui a produit ce rassemblement.
26:24Donc en fait, le parti...
26:25Vous n'avez pas eu plus de souffle votre rassemblement,
26:27si vous aviez embarqué aussi votre propre parti ?
26:29Mais il est embarqué sur la liste que je mène,
26:32plus fort pour Perpignan.
26:33Il y a 15 personnes qui sont encartées Place Publique.
26:38Le référent local est parti donc sur la liste de Perpignan autrement.
26:43Pour autant, il y a 15 colistiers Place Publique.
26:45Raphaël Glucksmann était à nos côtés vendredi dernier.
26:49Donc il n'y a aucune ambiguïté.
26:51J'ai été désignée à l'unanimité par le Conseil politique,
26:55l'Assemblée Politique Nationale de Place Publique.
26:58Si vous voulez, c'est pour Place Publique extrêmement important
27:03de mener ce combat.
27:04Ici à Perpignan, ça fait aussi partie des axes stratégiques
27:09de ce mouvement dirigé par Raphaël Glucksmann.
27:13Mais ça pose aussi la question d'éventuelles alliances au second tour.
27:15Comment se rabibocher quand on s'est envoyé autant de vacherie à la figure
27:20ces derniers mois avec Mathias Blanc ?
27:23Alors, vous savez, nous, plus fort pour Perpignan,
27:27on a fait, je le reprécise, cette union large dès le premier tour
27:32pour arriver en force et gagner.
27:35C'est ce qui nous anime.
27:37Donc toutes celles et ceux qui veulent battre Louis Alliot,
27:40qui d'ailleurs ne sera pas maire de Perpignan.
27:42Nous le savons, c'est un candidat mystère,
27:45puisqu'il y a de fortes probabilités
27:47qu'il soit condamné en deuxième instance.
27:51Il n'a pas la délicatesse, ni l'honnêteté,
27:54ni la transparence de dire qui sera celle ou celui
27:57qui sera le maire de Perpignan pendant six ans.
28:02Donc il faut absolument que nous gagnons.
28:06Et nous sommes la seule liste.
28:08Pourquoi nous sommes la seule liste à pouvoir gagner ?
28:11Parce qu'on a déjà fait, on est sorti de nos zones de confort
28:14dès le premier tour et qu'on pourra rassembler largement au second tour.
28:18C'est ça la voie stratégique et la détermination
28:21qui est la nôtre, battre Louis Alliot
28:25pour transformer, bien sûr, Perpignan.
28:27Anis Langevine, on verra donc du coup dimanche soir
28:30si cette stratégie que vous avez proposée
28:32et pour laquelle le NACIO, on va dire,
28:36les équipes nationales de places publiques vous ont suivies
28:38a été payante ou si c'est des militants à la base
28:40qui avaient peut-être raison.
28:42Nous, ce qu'on a constaté, c'est qu'à partir du moment
28:45où on a fait l'union avec Annabelle Brunet,
28:47bien sûr, on a pris un risque, toutes les deux,
28:49on a pris un risque de faire ce pas
28:52avec peut-être, on a provoqué quelques incompréhensions.
28:55Mais ce qu'on a généré surtout, c'est ce souffle
28:58et cet espoir pour la victoire.
29:00Toutes celles et ceux dans les quartiers populaires,
29:02ces familles qui sont en situation,
29:05qui tirent la langue toutes les fins de mois,
29:09les associations, les acteurs culturels
29:12qui disent, ah ben non,
29:13et qui redoutent un deuxième mandat d'Alliot,
29:16nous ont dit, vous êtes la seule voix
29:18d'une victoire possible.
29:21Parce qu'une élection n'y va pas...
29:22Les socialistes et centres avaient déjà été tentés
29:25avec Jean Codonniès et Clotilde Ripouille,
29:27par exemple, ça n'avait pas eu un succès fou.
29:29Mais les temps changent,
29:30nous sommes deux femmes,
29:33et puis les contextes politiques sont différents.
29:36Là, il s'agit de battre Louis Alliot.
29:38Donc, ce n'est pas du tout le même combat
29:41que nous menons.
29:42Et c'est la raison pour laquelle
29:43nous avons pris nos responsabilités.
29:45Le Parti Socialiste nous a rejoints,
29:48alors que son candidat aussi avait proposé
29:53une autre voix,
29:54mais qui n'est pas une voix gagnante.
29:56C'est ça qu'il faut souligner,
30:00c'est-à-dire, nous sommes la seule liste
30:02en capacité de gagner,
30:03nous sommes l'alternative à Louis Alliot.
30:06On marque une courte pause
30:07et on accueille Jimmy dans un instant,
30:10autre auditeur, ici Roussillon,
30:11pour vous questionner.
30:12Anne-Esselongevine, à tout de suite.
30:20Vous êtes sur ICI Roussillon,
30:21et c'est le grand oral d'Agnès Langevine,
30:23candidate à l'élection municipale à Perpignan.
30:27Ce dimanche, c'est le premier tour,
30:28et c'est l'heure de vos appels,
30:30de vos questions, auditeurs de ICI Roussillon.
30:32Jimmy est en ligne avec nous.
30:33Bonjour Jimmy, posez votre question.
30:36Oui, bonjour.
30:37Bonjour Agnès Langevine.
30:39Alors, cette ville, elle a besoin d'unité pour avancer.
30:41Et comment allez-vous rassembler
30:43tous les Perpignanais, Perpignanaises,
30:45avec une telle campagne
30:47durant laquelle, finalement,
30:48votre posture clivante
30:49et votre intolérance
30:51ont été forcément mises en évidence ?
30:54Anne-Esselongevine.
30:55Oui, je pense que c'est Jimmy Paradis.
30:57Je pense que...
30:58Jimmy Paradis, oui.
30:59Oui, bonjour.
31:00Bonjour.
31:01Alors, je ne sais pas
31:02ce qu'est une campagne clivante.
31:05On a un projet,
31:06on a des propositions,
31:07on a une équipe
31:08qui représente
31:11Perpignan dans sa diversité,
31:13des commerçants,
31:14des présidents associatifs.
31:16Donc, en fait,
31:17cette union
31:17des Perpignanaises
31:18et des Perpignanais,
31:19nous l'avons faite.
31:21Donc, nous sommes
31:22extrêmement opposés
31:24à la politique
31:25de Louis Alliot,
31:26d'abord parce que
31:27c'est une politique
31:27d'extrême droite,
31:28mais surtout parce que
31:29son bilan
31:30est égal à zéro.
31:32il n'y a eu
31:34aucun projet structurant,
31:35la ville a régressé,
31:37elle est déclassée.
31:38Donc, nous,
31:39ce que nous voulons,
31:39au contraire,
31:40c'est redonner vie
31:41à cette ville,
31:42retrouver son bouillonnement
31:44culturel,
31:45Perpignan-la-Catalane,
31:46celle,
31:47la ville à laquelle
31:48nous sommes attachés,
31:49nous avons grandi ici.
31:50Donc, au contraire,
31:51nous avons un projet
31:53enthousiasmant,
31:54nous avons un projet
31:55positif
31:56qui a,
31:57évidemment,
31:58cet objectif
31:58de faire en sorte
31:59que nous soyons
32:01tous unis
32:03pour modifier
32:04le cap.
32:05On va peut-être demander
32:05à Jimmy Paradis,
32:07qui est militant
32:08de beaucoup de causes
32:10à Perpignan,
32:11qui est connue
32:12pour ça,
32:13de nous dire,
32:14de nous préciser
32:14ce qu'il entendait
32:15par campagne clivante,
32:16lui.
32:17Et d'intolérance aussi.
32:18Et d'intolérance,
32:18absolument.
32:20Alors, l'intolérance,
32:20si vous voulez,
32:21je la rallie à Agnès Langevin
32:22dans la mesure
32:23où elle a une liste
32:24composée de personnes
32:25de droite,
32:25y compris des députés
32:26macronistes qui,
32:28pour le rappeler,
32:29ont perdu...
32:30Laurence Gates,
32:31ancienne députée
32:32macroniste.
32:33Oui, ancienne députée
32:34macroniste,
32:34pardonnez-moi.
32:35Mais ce clivage,
32:36on le ressent,
32:37je m'occupe des personnes
32:38âgées,
32:38vous le savez,
32:39je suis engagé
32:40dans beaucoup,
32:40beaucoup d'associations,
32:41on ressent ce clivage,
32:44cette division
32:45qui, finalement,
32:45a divisé la gauche
32:47entièrement,
32:48qui se sent suffoquée,
32:50finalement,
32:51on a l'impression
32:52qu'Agnès Langevin
32:52force tout le monde,
32:54on est obligé
32:54de la suivre,
32:55nous n'avons pas
32:55le choix,
32:56et sa seule politique,
32:57finalement,
32:58serait constituée
32:59à lutter
32:59contre Louis Alliot
33:01uniquement.
33:02Et puis,
33:02quand même,
33:03il faut préciser
33:03que les administrés
33:05de Louis Alliot
33:06sont sans clivage.
33:07Il n'y a pas
33:08d'extrême droite
33:08dans les administrés
33:10de Louis Alliot,
33:11me semble-t-il,
33:11il n'y en a pas
33:12chez vous non plus.
33:13Voilà,
33:13moi je pense
33:14qu'il y a une division
33:14qui a été faite à gauche,
33:15nous nous retrouvons
33:16aujourd'hui
33:16avec une liste
33:17d'Agnès Langevin
33:18qui ressemble plus
33:18à une liste de droite,
33:20donc pour des personnes
33:21comme nous,
33:21effectivement,
33:22on ne sait plus
33:22quoi voter,
33:23on est obligé
33:23de se diriger
33:23vers les extrêmes,
33:24comme vous appelez ça,
33:25pour pouvoir nous retrouver
33:26avec des administrés
33:27qui, eux,
33:28viennent vers nous.
33:29Je voudrais rappeler
33:30qu'aucun colissier
33:31de votre liste
33:32est venu me voir.
33:33Alors je ne suis certes
33:34pas la personne
33:34la plus intéressante
33:35de Perpignan,
33:36mais cette délicatesse
33:38n'y est pas.
33:39Et je trouve
33:40que c'est dommage
33:40après tant d'années
33:42où on vous voit
33:43dans des manifestations,
33:44dans des combats LGBT,
33:45dans des combats
33:46finalement dits de gauche
33:47et qu'aujourd'hui,
33:49vous n'avez
33:49que des administrations
33:51Jimmy Paradis.
33:52On a compris
33:52votre positionnement,
33:54on va laisser
33:54Agnès Langevin répondre
33:55et après,
33:56on accueillera
33:56Joanne et Julien
33:57qui attendent aussi
33:58pour poser leurs questions.
34:00Franchement,
34:01ce n'était pas
34:01très très cohérent.
34:02À la fois,
34:03j'asphyxie la gauche
34:04mais visiblement,
34:06vous trouvez le bilan
34:09de Louis Alliot
34:10positif.
34:11Donc,
34:11je n'ai pas
34:12très très bien compris
34:13à part la polémique
34:15sur ma personne.
34:17Voilà,
34:17je le redis,
34:18nous,
34:18c'est une ville
34:19vraiment inclusive.
34:21Vous avez rappelé
34:22ma présence
34:23auprès d'associations
34:25notamment
34:25le centre LGBTI
34:27mais aussi
34:28toutes les actions culturelles
34:29et je crois
34:30que je suis quand même
34:31connue et reconnue
34:32pour ma présence
34:33de terrain
34:34vraiment au contact
34:35de toutes et tous.
34:36Donc,
34:37c'était très confus
34:37cette intervention.
34:38On accueille
34:39Joanne Perpignané
34:41qui a une question
34:42à vous poser
34:42sur la langue catalane,
34:44je crois.
34:45Bonjour Joanne.
34:46Bon dia,
34:47bon dia,
34:48Angélina.
34:49Bon dia.
34:50On vous écoute.
34:52Vous vouliez faire
34:53une question
34:53sur les propos
34:54que vous faites
34:56pour la langue catalane ?
34:58Je vais vous faire
34:59une question
34:59sur les propositions
35:01que vous faites
35:01pour favoriser
35:03la langue catalane.
35:06Alors,
35:07on va déjà retrouver
35:08notre nom
35:09Perpignan,
35:10la catalane.
35:11Vous savez
35:12qu'Unitat de Catalane
35:13a rejoint
35:14ce rassemblement
35:15plus fort pour Perpignan
35:16avec des propositions
35:18très concrètes
35:19sur,
35:20bien sûr,
35:20le soutien,
35:21le développement
35:22de la culture
35:24et de l'apprentissage
35:25de la langue catalane.
35:27d'abord au niveau
35:29de l'enseignement,
35:30bien sûr,
35:30que ce soit
35:31dans les écoles
35:32immersives publiques.
35:34C'est une compétence
35:35de la mairie ?
35:36Sur les écoles,
35:37alors c'est
35:38l'éducation nationale,
35:39mais en tout cas,
35:41sur, par exemple,
35:42les ADSEM,
35:43le personnel
35:44qui intervient
35:45dans ces classes
35:46immersives,
35:47l'engagement
35:50que nous avons pris,
35:51c'est que ces ADSEM
35:52parlent,
35:52bien sûr,
35:53catalans,
35:54ce sont des moyens
35:54et bien sûr,
35:55c'est le soutien
35:56à la Bressol
35:57puisque un des combats
36:00de Louis Alliot
36:01depuis le début
36:02de son mandat
36:03de façon très frontale
36:04et très agressive
36:05contre notre identité,
36:07cette identité
36:07de la ville,
36:09ça a été,
36:09vous vous en souvenez,
36:11de préempter
36:12et d'empêcher
36:13le projet de collège
36:15et de lycée
36:16de la Bressol.
36:17Tout ça est apaisé.
36:18non seulement c'est apaisé,
36:20mais ça fait partie
36:21aussi de notre culture
36:22et nous éditerons
36:24aussi un livre
36:26à destination
36:27de tous les enfants
36:28de cette ville
36:29autour de l'histoire
36:31de Perpignan-la-Catalane.
36:32Et Perpignan-la-Catalane
36:33au lieu de Perpignan-la-Rayonnante
36:35comme l'a baptisé
36:35Louis Alliot,
36:36vous voulez revenir
36:37donc à ce nom-là,
36:39ça coûte combien
36:40de changer de nom
36:41tous les six ans ?
36:43Alors,
36:43ça a beaucoup coûté,
36:45Perpignan-la-Rayonnante,
36:46alors ça a coûté
36:47évidemment
36:48sur le plan
36:49des logos,
36:50de la signalétique,
36:51etc.
36:52Mais ça coûte aussi
36:54en termes d'image
36:56de la ville.
36:56Perpignan-la-Rayonnante
36:58pour une ville
36:58qui est en berne,
37:00on voit bien
37:00et qui remet
37:01aussi du religieux
37:03sur son blason.
37:05C'est quelque chose
37:06qui est quand même
37:06peu porteur
37:07sur le plan
37:08du récit.
37:10Ce récit
37:10qu'on veut
37:11évidemment porter
37:12avec un territoire,
37:15une ville
37:16qui retrouve
37:17sa fierté,
37:18son attractivité
37:19et son plaisir
37:21de vivre,
37:22sa convivialité,
37:23ça compte aussi
37:23dans un projet municipal.
37:27Il est 9h22,
37:28vous écoutez
37:28Ici Roussillon,
37:29c'est le grand oral
37:30d'Agnès Langevin.
37:31Il vous reste
37:31quelques minutes
37:32au 04 68 35 5000
37:34pour proposer
37:35vos questions.
37:36Ici Roussillon,
37:41Municipal 2026
37:42Posez vos questions
37:43comme Julien
37:44qui nous appelle
37:44de Perpignan.
37:45Bonjour Julien.
37:47Bonjour.
37:47Bonjour à tous.
37:49Agnès Langevin
37:50écoute votre question.
37:52Alors,
37:52bonjour Madame Langevin,
37:53j'ai trouvé
37:53des choses intéressantes
37:55dans vos propositions,
37:56notamment la création
37:57d'une réserve citoyenne.
37:58Quoique attention,
37:59vous vous retrouvez
38:00avec des gens
38:00non armés
38:01face à des gens
38:02qui eux le sont,
38:03notamment des armes blanches.
38:04Au sujet
38:05du vivre ensemble,
38:06vous aviez parlé
38:07du vivre ensemble
38:07qui est effectivement
38:08un problème
38:10municipal
38:10et même
38:11à l'échelle nationale.
38:12Le vivre ensemble
38:13ne se décrète pas.
38:14Vous citiez par exemple
38:15le quartier de Saint-Jacques.
38:17Le quartier de Saint-Jacques
38:18n'est pas réputé
38:19pour lui-même
38:19vouloir opérer
38:21dans ses comportements
38:22et une mixité.
38:23C'est un quartier,
38:24une communauté
38:24qui souvent est repliée
38:25sur elle-même.
38:26Comment comptez-vous
38:27mettre en place
38:28cette mixité sociale
38:29qui, encore une fois,
38:30ne se décrète pas ?
38:33Vous avez tout à fait raison,
38:34ça ne se décrète pas.
38:35Ce n'est pas une décision
38:37verticale
38:38que l'on doit imposer
38:40aux habitants
38:41de ce quartier
38:42mais aussi
38:43aux propriétaires.
38:44Donc,
38:44c'est tout un travail
38:45à la fois
38:46de vision
38:48de ce quartier,
38:49de concertation.
38:51Il y a eu
38:52trop, trop peu
38:53de concertation
38:54et aussi
38:55de changement
38:56de nos représentations
38:57sur la communauté
39:00Cégitane.
39:01Il y a des familles
39:01qui aussi
39:03sont volontaires
39:04pour aller vivre
39:06dans d'autres quartiers
39:07de Perpignan.
39:08Je pense notamment
39:09au Moulin-Avent
39:10ou à Saint-Mathieu.
39:12Il y a
39:14tout un projet
39:15éducatif
39:16et je salue vraiment
39:17le travail mené
39:18par l'école
39:19de la Mirande.
39:21Il y a
39:21la place Cassagne
39:23aussi
39:23parce que le quartier
39:24Saint-Jacques,
39:24il y a plusieurs
39:25quartiers Saint-Jacques
39:26finalement.
39:27On a la rue Lussière.
39:29Vous vous dites
39:29ne caricaturez pas
39:30le quartier Saint-Jacques.
39:30Non, il ne faut pas
39:31caricaturer.
39:32Et puis, je pense
39:33qu'il faut reconnecter
39:35ce quartier
39:36à la ville.
39:37On a un axe
39:38qui part de la place
39:39Cassagne
39:39jusqu'à la place
39:40de la République
39:41avec bien sûr
39:42la place Rigaud,
39:43la piétonisation,
39:44l'embellissement.
39:45On va réfléchir
39:46avec les commerçants
39:47de la place Cassagne
39:49à peut-être
39:50un projet
39:51de halle,
39:52de marché.
39:53C'est le marché
39:53populaire
39:54qui doit retrouver
39:55aussi son attractivité
39:56puisqu'il rayonnait
39:57dans tout le département.
39:59Donc, c'est un quartier
40:00qui au contraire
40:01a beaucoup de potentiel
40:03pour franchement
40:04devenir un des quartiers
40:06pépites
40:07de la ville de Perpignan.
40:08Si on élargit
40:09la mixité sociale
40:10et la question de Julien
40:11aux autres écoles
40:12de Perpignan,
40:12on est une des villes
40:13de France
40:13où il y a le plus
40:14d'écoles REP+.
40:15Est-ce que ça,
40:17une mairie,
40:17peut avoir
40:19un champ d'action
40:19là-dessus
40:20ou est-ce que c'est
40:21le choix des parents
40:21et la carte scolaire ?
40:23Alors, évidemment,
40:24les inégalités scolaires
40:26sont des plus
40:27préoccupantes
40:28de France.
40:30Et d'ailleurs,
40:31la directrice
40:32de l'éducation
40:33dans le département
40:34a installé
40:35un observatoire
40:36de la mixité.
40:38Et donc,
40:39c'est quelque chose
40:40qui se travaille
40:41évidemment
40:42sur le parcours,
40:45les options
40:45qui sont proposées
40:47par l'éducation nationale.
40:48Ce n'est pas déjà le cas
40:49aujourd'hui
40:49avec le conservatoire
40:50notamment ?
40:50Si, mais ça peut,
40:52ça doit diffuser
40:53dans d'autres quartiers
40:55de Perpignan.
40:57Il y a évidemment
40:58le conservatoire,
41:00mais il peut y avoir
41:01le sport,
41:02le rugby,
41:02enfin, il y a des parcours
41:04comme ça,
41:04pédagogiques,
41:05à proposer.
41:06Mais ce que je voulais dire,
41:07c'est que dans les projets
41:09d'aménagement urbain,
41:10notamment de requalification,
41:12de rénovation urbain,
41:13si on ne pense pas
41:13la question
41:14de l'impact
41:16du relogement,
41:17de l'impact
41:18des opérations urbaines
41:19sur la carte scolaire,
41:21on passe à côté.
41:22C'est la raison
41:22pour laquelle
41:23cette carte scolaire
41:25doit être aussi
41:27intégrée
41:27à l'ensemble
41:28de nos réflexions
41:31d'aménagement.
41:32Et puis,
41:33il y a aussi
41:33la qualité,
41:34évidemment,
41:35bâtimentaire,
41:36j'ai envie de dire,
41:36des écoles.
41:37Nous souhaitons,
41:39évidemment,
41:39les adapter
41:40au changement climatique,
41:42à les canicules,
41:4345,
41:4350 degrés
41:44dans des classes,
41:45ça,
41:46ce n'est pas possible.
41:46Mais là aussi,
41:47les leviers sont connus,
41:49mais nous voulons faire
41:50de chaque école
41:51le cœur,
41:52la capitale
41:52du quartier,
41:53c'est-à-dire des lieux
41:54qui peuvent être des lieux,
41:56d'ailleurs,
41:56refuges,
41:57l'été,
41:58quand il fait très très chaud,
42:00mais qu'ils peuvent,
42:01en dehors,
42:01bien sûr,
42:02des classes,
42:03accueillir
42:03des associations
42:05qui peuvent
42:07accueillir
42:07des projets
42:10et donc
42:11des habitants
42:13qu'il y ait
42:14beaucoup plus
42:14d'échanges
42:16entre l'école
42:17et le quartier
42:18avec des rues
42:19aménagées,
42:19des espaces publics
42:20sécurisés
42:21aux abords des écoles
42:22pour que les personnes,
42:24au lieu de,
42:24on revient à la voiture,
42:25au lieu de déposer
42:26l'enfant en voiture
42:27devant l'école,
42:28puissent se poser,
42:30discuter,
42:30les enfants,
42:31jouer
42:31et passer un moment
42:33ensemble.
42:33L'éducation,
42:34l'école,
42:35mais aussi la petite enfance
42:36doit être aussi
42:37l'ossature.
42:38Je vous coupe
42:39une petite minute
42:39puisqu'on a
42:40un dernier rappel
42:41dans ce grand oral,
42:42c'est celui d'Olivier.
42:43Bonjour Olivier.
42:44Oui bonjour.
42:45Allez-y pour votre question.
42:47Bonjour.
42:48La question étant
42:49d'un point de vue,
42:50est-ce que vous habitez,
42:51est-ce que c'est vrai
42:52que vous habitez
42:52sur le golfe
42:53de Saint-Cyprien ?
42:54Alors je suis propriétaire,
42:58mon mari est propriétaire
42:59d'une maison
43:00à Saint-Cyprien
43:01mais je vis
43:02dans le quartier
43:03de la Lunette,
43:05rue de la Tour du Guay.
43:07Ah parfait,
43:07parce que comme
43:08je vous croisais
43:09parce que je suis joggeur
43:11et je cours souvent
43:11du côté de Saint-Cyprien
43:12et j'ai eu le bonheur
43:14de vous croiser
43:14déjà plusieurs reprises
43:16sur le golfe
43:17de Saint-Cyprien.
43:18Alors je ne joue pas
43:19au golfe.
43:20Vous faites du footing.
43:21Mais non plus.
43:23Comme moi je fais du footing,
43:24je vous ai croisé
43:24souvent par là-bas,
43:25c'est pour ça.
43:26Et vous n'aviez pas
43:27d'autres questions
43:27à poser ?
43:28Non, pas plus.
43:29La curiosité est satisfaite,
43:30merci Olivier.
43:32Merci beaucoup.
43:33Bonne journée.
43:33Il nous reste quelques minutes
43:34Agnès Langevin,
43:35question sur les impôts
43:36avec vous maire de Perpignan.
43:37Les impôts baissent,
43:38les impôts augmentent ?
43:40Alors on va stabiliser
43:41bien sûr les impôts
43:42qui sont déjà
43:43très très élevés
43:44au niveau du taux
43:45de la taxe foncière.
43:47Mais ce qui est,
43:49c'est une recette importante
43:51mais qui ne sera pas suffisante.
43:52Donc nous devrons mobiliser
43:54pour vraiment avoir
43:56ce choc d'investissement,
43:57des financements,
43:59évidemment des autres collectivités,
44:01ce que le maire actuel
44:02n'a pas su faire,
44:02des financements de la région,
44:04des financements de l'Europe,
44:05des financements du département
44:07mais aussi nous allons créer
44:08un fonds d'investissement
44:10qu'on espère voir doté
44:12à hauteur de 100 millions d'euros
44:13pour donc pouvoir avoir
44:17cette capacité financière
44:19de transformer Perpignan
44:21parce que nous sommes
44:21une ville très endettée.
44:23Le stock de la dette
44:24est de 194 millions d'euros.
44:28Nous sommes à 5,8 années
44:32de désendettement.
44:33Donc c'est un poids
44:36qui finalement est lourd à porter.
44:40C'est la raison pour laquelle
44:41nous devons trouver des partenariats
44:44avec des entreprises privées,
44:47avec la Banque des Territoires.
44:49Aujourd'hui, l'équipe municipale sortante
44:50reproche beaucoup
44:51et vous reproche aussi
44:52par ricochet à la région
44:54justement de couper le robinet
44:55des subventions à la ville.
44:56Ou d'être moins généreuse
44:57qu'avec d'autres communes en tout.
44:58Alors c'est absolument faux.
45:00À Perpignan, on a un taux
45:01de subvention par habitant
45:04qui est tout à fait dans la moyenne
45:07même supérieur à certaines villes
45:08de l'Occitanie
45:09mais on ne peut pas financer le rien.
45:12Louis Alliot et son équipe
45:13n'ont monté aucun projet.
45:16C'est assez patent.
45:17Donc franchement, on ne finance,
45:19on ne co-finance
45:20que des dossiers qui sont portés,
45:22qui sont instruits,
45:23qui sont de qualité.
45:24Donc j'attends
45:26qu'on nous dise
45:27que Louis Alliot
45:28qui sera votre invité demain
45:29parce qu'il n'y a pas de débat
45:30donc il peut venir
45:31parler tout seul
45:32et disqualifier tout le monde.
45:35Je parle de débat
45:36avec les candidats.
45:37On essaiera de porter la contradiction
45:38comme ce que je veux dire.
45:39Il y a eu de débat
45:39avec les candidats.
45:40Il n'est pas venu.
45:41Et donc qu'ils nous disent
45:42quel est le projet
45:43que la région a refusé
45:46de financer.
45:47Il n'y en a aucun.
45:48Agnès Langevin,
45:49une toute dernière question.
45:50On est à trois jours
45:50du premier tour.
45:51dimanche soir,
45:53suivant la configuration,
45:54est-ce que vous envisagez
45:55un rapprochement,
45:57une discussion
45:57avec Mathias Blanc,
45:59avec Michael Heddrac
46:00ou même,
46:01puisque vous avez
46:02une partie du centre
46:03avec vous,
46:04avec un Bruno Nouguered
46:05en vue du second tour ?
46:06Alors, on prendra évidemment
46:08avec attention
46:11les résultats du premier tour.
46:13Nous les analyserons.
46:15Il y aura certainement
46:16des discussions,
46:18mais nous avons dit clairement,
46:21notamment par rapport
46:23à la France insoumise,
46:24qu'il n'y aurait pas de...
46:26Donc rien avec la France insoumise ?
46:28C'est pas rien.
46:29Parce que si vous voulez
46:30fusionner ou pas fusionner,
46:32ça veut dire aussi
46:33gouverner ou pas ensemble.
46:35Et au jour d'aujourd'hui,
46:37gouverner la mairie de Perpignan,
46:39prendre des décisions
46:41avec la France insoumise,
46:42avec qui nous avons
46:43des divergences profondes,
46:45n'est pas donc une option.
46:48Sur les autres parties,
46:51là aussi,
46:52on va voir les discussions,
46:54mais nous allons
46:55dans la clarté.
46:57Cette union,
46:58nous l'avons faite
46:59dès le premier tour
47:00pour ne pas subir
47:01un second tour.
47:02en 2020,
47:03j'ai été,
47:04vous le savez,
47:07en obligation
47:08de me désister.
47:10Le soir même,
47:10du premier tour,
47:12alors qu'il n'y avait
47:12pas de second,
47:13Ségolène Neuville
47:14et Mathias Blanc
47:15envoyaient un communiqué
47:17à la presse,
47:18sans même me consulter
47:20ni consulter
47:20les colistiers,
47:21en demandant
47:22le désistement
47:23et déjà le vote
47:24pour Jean-Marc Hu.
47:26Voilà.
47:26Ça,
47:26je ne veux pas
47:27le revivre.
47:28C'est la raison
47:29pour laquelle
47:30le vote
47:31du premier tour
47:32est absolument
47:33essentiel
47:34et nous avons pris
47:35nos responsabilités
47:36dès le premier tour.
47:37Et Agnès Langevin,
47:38si dimanche soir,
47:39il y a un duel
47:39Michael Hidraque-Louis Alliot,
47:41vous faites quoi ?
47:42Je ne crois pas
47:42que ça arrivera.
47:44Et si ça arrive ?
47:44Non,
47:45mais on n'est pas
47:45dans la politique fiction,
47:46ça ne sera pas
47:47un duel
47:49entre Michael Hidraque.
47:50Mais naturellement,
47:50vous ne vous dites pas...
47:51Vous pensez,
47:52franchement,
47:53nous serons
47:53au deuxième tour.
47:55Donc,
47:56nous prendrons
47:56notre part
47:57dans ce deuxième tour
47:58comme peut-être
48:00d'autres candidats.
48:01Et ce sera le mot
48:02de la fin
48:02pour ce grand oral
48:03d'Agnès Langevin
48:04qui était avec nous
48:05depuis 8h30 ce matin.
48:07Merci.
48:07Et bonne journée
48:08pour la fin
48:10de campagne également.
48:11Merci d'avoir joué le jeu.
48:12Un entretien
48:12que vous allez retrouver
48:13en intégralité,
48:14en vidéo,
48:15dans la matinée
48:16sur ICI.fr.
48:17Vous connaissez désormais
48:18la formule.
48:19Demain,
48:19le dernier a passé
48:20au micro de ICI Roussillon,
48:21le maire sortant
48:22Louis Alliot.
48:23Vos questions,
48:24d'ores et déjà,
48:24sur le WhatsApp
48:25de la radio
48:260468 35 5000.
48:27Simon,
48:28on se retrouve demain
48:29pour le dernier Grand Oral.
48:31Merci à vous.
48:31Il est 9h33
48:32sur ICI Roussillon.
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