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  • il y a 20 heures
Maryvonne de Saint-Pulgent est l’invitée du dernier épisode des "Grands entretiens d’Anne Rosencher". L’ancienne directrice générale du patrimoine rappelle que dès lors qu’un projet culturel devient un "projet politique", alors "la rationalité disparaît".

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Transcription
00:00Quand un projet atteint un niveau politique, il faut tout craindre.
00:03Moi, quand j'étais directeur, je disais à mes trouves,
00:07faisons tout pour ne pas avoir besoin de l'échelon politique,
00:11parce que si on entre dans un projet politique, alors là, la rationalité disparaît.
00:16Alors, si c'est un projet du ministre, ça reste encore contrôlable,
00:19mais si c'est un projet du président, alors là, c'est Georges Pompidou
00:22qui a lancé les grands projets présidentiels avec la construction du centre Pompidou,
00:26qui là aussi a pris une dimension extraordinaire,
00:29qui a proliféré dans tous les sens, il a fini par occuper tout le quartier.
00:32On a carrément démolé une école pour la transporter à côté.
00:36Donc, il a fallu démolir l'école, reconstruire une école,
00:39tout ça aux frais du ministère de la Culture.
00:42Dès qu'on entre dans un processus de décision politique,
00:46surtout au niveau de la présidence, ça, c'est le syndrome de Louis XIV.
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