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  • il y a 9 heures
Municipales 2026 à Perpignan

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00:00Ici, au Sillon, Municipal 2026.
00:05Émission consacrée aux élections municipales à Perpignan.
00:08Notre invité ce matin, c'est Michael Hidraque, au micro de Stéphanie Mora et Simon Colbock.
00:12Le grand oral, effectivement, de tous les candidats à la mairie de Perpignan.
00:16Bonjour Michael Hidraque.
00:17Bonjour.
00:17Vous êtes membre de la France Insoumise, vous avez 38 ans, vous êtes enseignant,
00:22chercheur à l'université de Perpignan, spécialisé dans les migrations.
00:25On est avec vous jusqu'à 9h30 pour que vous nous présentiez votre projet,
00:30ce que vous comptez mettre en place si vous êtes élu à la mairie de Perpignan.
00:32On rappelle que le premier tour, c'est dimanche.
00:35Vous vous présentez, Michael Hidraque, comme l'antithèse de Louis Alliot, le maire sortant.
00:41Alors, on va évidemment parler de vos projets, mais en 30 secondes, ça veut dire quoi l'antithèse de Louis
00:45Alliot ?
00:45Bon, je suis assez étonné que cette phrase ait autant infusé, parce que je ne l'ai prononcé qu'une
00:50fois.
00:50Mais effectivement, Louis Alliot est quelqu'un qui est un parachuté, est quelqu'un de plutôt âgé.
00:55C'est un professionnel de la politique, et c'est surtout quelqu'un de la droite la plus extrême qui
00:59soit.
01:00Je suis jeune, je suis né à côté du stade Aimé-Giral, je suis enseignant-chercheur et spécialiste d'immigration
01:05de population.
01:06Donc, j'imagine que si Louis Alliot refuse aussi le débat contre moi,
01:09c'est parce qu'il a peur que sa xénophobie soit démasquée,
01:12et que je mette des vrais chiffres en face de ces fausses nouvelles.
01:20Avoir plus de 54 ans, c'est rédhibitoire en politique ?
01:23Ce n'est pas rédhibitoire en politique, mais on sent vraiment une envie de nous voter.
01:26Voir des gens qui sont dans le paysage depuis 20 ans, 30 ans,
01:29et je ne parle pas que pour M. Alliot, ça fait fuir des électeurs.
01:33Et on sait qu'on a réussi à ramener des gens aux urnes,
01:36on a eu des gens qui nous ont dit « je vais recommencer à voter »,
01:38justement parce que nous amenons une nouvelle génération de responsables politiques.
01:42Je ne parle pas que pour moi, je parle aussi de ma numéro 2, Naïma,
01:46je parle de Camélia qui a fait l'introduction du meeting de Jean-Luc Mélenchon.
01:49On est jeunes et on est là pour longtemps, et ça fait du bien aux gens de revoir ça.
01:53Donc un jour vous aurez plus de 50 ans, et on dirait de vous que vous êtes là depuis trop
01:56longtemps.
01:57Un jour j'aurai plus de 50 ans et je saurais laisser la place.
01:59Je ne ferai pas comme M. Alliot ou d'autres,
02:02à vouloir à tout prix m'accrocher à quelque chose,
02:04à tout prix, quitte à fausser le jeu électoral,
02:06parce qu'il y a des gens dont la candidature n'est pas légitime,
02:10qui s'accrochent pour préserver des petites rentes,
02:12et qui faussent totalement ce scrutin.
02:14Michael Hidrac, on va parler jusqu'à 9h30 de tous vos projets pour la ville de Perpignan.
02:19On rappelle qu'à partir de 9h, les auditeurs auront la parole aussi au 04 68 35 5000.
02:23Appelez-nous dès maintenant pour réserver votre place.
02:25Vos questions pour Michael Hidrac, le candidat Perpignan-Changédaire,
02:30membre de la France Insoumise.
02:31On va parler de vos projets pour l'école, cantine bio et gratuite pour tout le monde dans les écoles.
02:35On parlera sécurité aussi, vous souhaitez une police municipale en basket,
02:38vous nous direz pourquoi.
02:40On parlera aussi de transport en commun, des alliances possibles au second tour.
02:43Mais d'abord, je voudrais qu'on commence par vos propositions concrètes pour la rénovation urbaine.
02:48Vous voulez une grande lutte contre ce qu'on appelle les passoires thermiques,
02:51ces logements où on a froid l'hiver, où on a trop chaud l'été.
02:54Chez nous, on connaît le problème.
02:56Les logements sociaux, vous dites, s'il n'y a pas de rénovation dans ces logements,
03:00des travaux d'isolation,
03:01j'interdirais en cas de mer, en cas d'impayé, les coupures d'eau et d'électricité.
03:06En quoi ça réglerait le problème ?
03:08En fait, les passoires thermiques, c'est la double peine.
03:11On a froid, on est malade, etc.
03:13Et on paye plus cher, puisqu'il faut davantage se chauffer.
03:17Nous, ce qu'on veut, c'est, pour des raisons à la fois de pouvoir d'achat et d'écologie,
03:22résorber ce problème-là.
03:24On sait que, quand on va demander aux bailleurs sociaux, ça va être compliqué,
03:28ils vont nous dire que ce n'est pas rentable.
03:29Parce qu'aujourd'hui, on fait de l'argent avec le logement social.
03:31Les bailleurs publics, on pèsera d'un point de vue politique,
03:35puisqu'il y a des représentations.
03:36Les bailleurs privés ou semi-privés, il faudra engager un rapport de force.
03:40Il faudra leur dire que s'ils ne s'engagent pas à rénover ces bâtiments-là,
03:44ce n'est pas nous qui finirons par aller leur tirer les oreilles,
03:47c'est l'EDF et c'est Veolia,
03:49puisque nous interdirons les coupures d'énergie pendant l'hiver.
03:52Donc vous incitez les gens à ne pas payer leur facture,
03:54c'est ça que ça veut dire ?
03:54Non, j'incite les bailleurs sociaux à rénover l'habitat,
03:57parce que le logement social ne doit pas être quelque chose sur lequel on spécule.
04:02Et aujourd'hui, les bailleurs sociaux spéculent avec le logement social.
04:05Donc nous, ce qu'on veut, c'est que ce soit un outil au service du pouvoir d'achat,
04:09de gens qui sont un peu en difficulté,
04:11et que ce soit des logements qui soient des logements dignes.
04:14Aujourd'hui, à Perpignan, nombre de logements sociaux ne sont pas des logements dignes,
04:17et certains sont totalement insalubres.
04:19Et ça, ce n'est pas possible qu'il y ait des bailleurs sociaux,
04:22notamment privés, qui gagnent beaucoup d'argent,
04:24en louant des logements insalubres.
04:25Cette idée de prendre un arrêté pour interdire les coupures d'eau ou d'électricité,
04:29ça a déjà été fait en France ?
04:31Ça a déjà été fait d'interdire dans certains quartiers,
04:34de certaines villes, je ne les ai plus en tête,
04:36on a bossé sur le programme avec mon équipe,
04:38les coupures d'eau et d'électricité pendant l'hiver,
04:41parce que c'est une compétence que la mairie peut utiliser.
04:45Donc aller potentiellement au conflit avec des grandes entreprises comme Suez ou Veolia,
04:51et donc dépenser de l'argent du contribuable ne vous fait pas peur ?
04:55Pourquoi ça dépenserait de l'argent du contribuable ?
04:56En frais de justice peut-être ?
04:57En frais de justice, mais je pense qu'on coûterait moins cher en frais de justice
05:03que M. Alliot qui fait payer tous ses frais de justice par l'argent de nos impôts à Perpignan.
05:07Et je pense qu'améliorer l'habitat dans plusieurs milliers d'appartements,
05:13ça vaut la peine de jouer ce rapport de force.
05:15Effectivement, parce que notre objectif c'est le bien-être des uns et des autres.
05:18Notre programme il s'appelle 50 mesures pour changer la vie des gens,
05:21il ne s'appelle pas 50 mesures pour faire sa promotion à Paris et au siège du Front National.
05:25Donc oui, nous mettrons de l'argent pour changer la vie des gens et résorber l'habitat indigne.
05:29Au-delà de la partie conflit et rapport de force dont vous parlez,
05:32vous estimez à combien de logements rénovables par an ?
05:35Est-ce que vous avez déjà planifié en gros ?
05:38Il y a 10 000 logements indignes à Perpignan.
05:40Donc si on se fixe un objectif de résorption à l'échelle du mandat de 6 ans,
05:45ça fait 10 000 divisé par 6 et c'est tout à fait raisonnable.
05:49Mieux isoler les logements pour avoir moins froid l'hiver et moins chaud l'été.
05:54Globalement, comment on fait pour avoir moins chaud à Perpignan ?
05:57Comment faites-vous ?
05:58Hier nous recevions Mathias Blanc, le candidat socialiste,
06:02qui n'est pas soutenu par le PS,
06:03mais qui propose lui de planter 20 000 arbres d'ici la fin de son mandat s'il gagne.
06:07Vous, vos propositions pour qu'on ait moins chaud l'été en cas de canicule à Perpignan ?
06:11J'ai vu ces propositions, et en soi l'idée est bonne,
06:13mais je doute que ce soit réalisable.
06:15C'est un bel effet d'annonce, mais je ne sais pas exactement,
06:18il faudra que je réécoute l'interview, comment il met en œuvre ça.
06:21Nous ce qu'on veut, c'est effectivement,
06:23Perpignan c'est une ville bétonnée, c'est une ville étouffante,
06:25et M. Alliot est dans un déni climatique, on dirait un peu M. Trump souvent.
06:29Il faut végétaliser à nouveau un certain nombre de cours d'école,
06:33il faut jouer sur les leviers, sur les leviers dont on dispose,
06:36il faut replanter un certain nombre d'arbres en centre-ville,
06:39et il faut créer des parcs.
06:41Aujourd'hui à Perpignan, on manque de parcs,
06:42il y a des endroits où on a regardé si on pouvait déconstruire,
06:46il y a des quartiers entiers sans parcs, je pense notamment à la gare,
06:49on a regardé si on pouvait faire quelque chose,
06:51Cité-Diaz aussi, puisque Cité-Diaz il y a beaucoup de béton.
06:54Mais ça veut dire que des immeubles,
06:56vous voulez raser des immeubles pour planter des arbres, faire des jardins,
06:59ça veut dire quoi concrètement ?
07:00Des bâtiments inutilisés qui sont en nombre complètement démentiel,
07:05à Perpignan, pour pouvoir créer des espaces de fraîcheur.
07:09Donc, Cité-Diaz, vous dites ?
07:12Cité-Diaz, on a vu qu'il n'y avait pas d'espace vert.
07:14Et on a vu un certain nombre de bâtiments qui,
07:17si toutefois ils ne sont pas possibles à réhabiliter,
07:21s'ils sont insalubres, s'ils sont en fin de vie,
07:23qu'on pourrait déconstruire pour créer des espaces de fraîcheur.
07:26Et Cité-Diaz, là on a un peu plus avancé,
07:28où il y a la possibilité potentiellement de créer un parc.
07:31Il faut aussi, sur la ceinture de Perpignan,
07:33il va falloir sanctuariser.
07:35Nous, on n'est pas pour la libération de fonciers,
07:38comme on dit chez M. Alliot et chez M. Nouguerède.
07:41On veut sanctuariser les extérieurs de Perpignan,
07:44pour les espaces agricoles,
07:45et pour avoir des parcs.
07:47Donc, il y a ces possibilités-là.
07:49L'idée de M. Blanc, elle est bonne, c'est 20 000 arbres,
07:51mais je ne pense pas que ce soit réalisable.
07:53Pour que ce soit bien clair pour les auditeurs qui nous écoutent,
07:55parce que dans ce que vous portez dans la campagne,
07:57il y a aussi votre rejet des déconstructions et des démolitions à Saint-Jacques.
08:01Donc là, vous nous dites qu'il y a des quartiers
08:02où on va enlever des immeubles qui ne servent plus à rien,
08:05et puis il y en a d'autres où il ne faut surtout pas toucher.
08:07Est-ce que vous pouvez expliquer un peu la différence ?
08:09Bien sûr, mais des maisons où il y a des gens qui habitent,
08:11ça ne sert pas à rien, en fait.
08:13Donc, les maisons de Saint-Jacques...
08:14Même s'elles sont prêtes à s'écrouler ?
08:15Elles sont prêtes à s'écrouler,
08:17parce qu'on les rend prêtes à s'écrouler.
08:18On connaît la stratégie de la mairie.
08:20Comment une mairie peut faire rendre un immeuble prêt à s'écrouler ?
08:22On connaît la stratégie de gentrification
08:24qui a été portée conjointement
08:26par M. Pujol, puis par M. Alliot,
08:29avec son allié M. Nouguerède.
08:31Aujourd'hui, on laisse les immeubles s'effondrer à Saint-Jacques.
08:34On a de l'argent qui est arrivé de la part de l'État,
08:37c'est 138 millions.
08:38Avec 138 millions, on a juste requalifié la rue Lucia.
08:41On a laissé tout le reste se démolir.
08:43Baladez-vous un peu à Saint-Jacques,
08:44vous remarquerez que les toits ont été refaits, par contre.
08:47Parce que si les toits ne sont pas refaits,
08:49et que l'immeuble tombe à partir du toit,
08:51ça va être de la faute de la mairie.
08:52Mais aujourd'hui, on en arrive à faire tomber des maisons
08:55qui ont le toit refait.
08:56Il y a des immeubles qui sont privés.
08:58Et je finis par rapport à ça.
08:59Quand on expulse des gens,
09:00parce qu'on leur dit que la maison est insalubre,
09:03regardez le nombre de fenêtres qui sont laissées ouvertes.
09:05On répare les toits, on laisse les fenêtres ouvertes,
09:07on laisse l'eau rentrer,
09:08le plancher devient pourri,
09:10et on finit par détruire.
09:11Est-ce que vous pouvez admettre, malgré tout,
09:13qu'il a été très compliqué de faire comprendre
09:15à une partie de la population
09:16qui avait peur, justement, d'être expulsée du quartier,
09:19qu'il fallait le temps de rénover certains îlots
09:22pour pouvoir les réaccueillir, comme à l'île au Puig, par exemple ?
09:25Quand on détruit dix maisons,
09:27on en reconstruit une et le loyer explose.
09:29Donc, il y a vraiment la stratégie de gentrification.
09:31Et nous, on veut lutter contre cette stratégie de gentrification.
09:33La gentrification, c'est la chasse aux pauvres.
09:35M. Nougueret a beau nous dire que ce n'est pas un gros mot,
09:37si pour lui, la chasse aux pauvres,
09:38ce n'est pas un gros mot,
09:39pour moi, ça en est un.
09:40Quand on fait passer les loyers de 450 euros
09:42à 850 euros,
09:44forcément, les gens ne peuvent plus y habiter,
09:46même s'ils bénéficient d'aide sociale.
09:47Donc, on veut lutter contre cette stratégie
09:49de démolition du quartier,
09:52de gentrification à marche forcée,
09:54qui crée des drames humains,
09:55alors qu'on a aussi un patrimoine exceptionnel.
09:57Mais on fait comment, du coup, pour rénover un quartier,
09:59en laissant la population dans ce quartier pendant la rénovation ?
10:02Pour commencer, ce qu'on fait,
10:03c'est qu'on met l'argent qui a été donné par l'État
10:05à ce pourquoi il a été fléché par l'État.
10:07On ne le met pas de façon totalement opaque,
10:11dans une requalification par-ci, par-là,
10:13et dans la rénovation d'un toit par-ci, par-là,
10:15en partant, en laissant les fenêtres ouvertes
10:16pour que l'eau continue à rentrer.
10:18On utilise l'argent pour ce à quoi il est dédié.
10:20Michael Hedraque, vous parlez du quartier Saint-Jacques.
10:22Vous y étiez avec, notamment, l'eurodéputé Manon Aubry,
10:25il y a quelques semaines,
10:27avec un de vos colistiers.
10:29Et vous avez participé à une vidéo.
10:32Manon Aubry a publié une vidéo,
10:33notamment sur sa chaîne YouTube.
10:35Un clip que certains pourraient qualifier de désinformation.
10:38Vous êtes, notamment, à un moment de cette vidéo,
10:40rue Lucia, justement.
10:41Un de vos colistiers explique que tous les commerces ont fermé.
10:44Parce que Louis Alliot a fait monter les loyers.
10:46Mais vous savez bien que la rue Lucia,
10:47justement, c'est peut-être une des rues les plus dynamiques
10:49de Saint-Jacques et de Perpignan.
10:52C'est une blague, ça, la rue Lucia,
10:53une rue des plus dynamiques de Perpignan.
10:54Est-ce que vous y êtes allé récemment, monsieur ?
10:56Bien sûr, il y a des commerces.
10:58C'est pas une rue fermée, c'est pas une rue sieste.
10:59Il reste quelqu'un qui fait des gâteaux marocains,
11:04il reste un kebab, et c'est tout.
11:07Donc la rue Lucia, je pense que vous confondez,
11:09c'est pas celle à laquelle vous pensez la rue Lucia,
11:11elle est totalement vide, les commerces sont fermés,
11:14il y a trois commerces qui se battent en duel.
11:15Et quand vous dites que la mairie veut chasser
11:18des gitans de Saint-Jacques en ne ramassant plus les ordures,
11:23est-ce que vous ne pouvez pas reconnaître
11:24qu'avec la propreté à Saint-Jacques,
11:25c'est un problème particulièrement ancien,
11:27que ça ne date pas de la mandature de Louis Alliot ?
11:28Mais monsieur, j'ai l'impression qu'on ne parle pas du même quartier.
11:31À Saint-Jacques, il y a quatre containers.
11:33Il y en a deux, place Fontaine-Neuve,
11:34et il y en a deux, place Dupuitch.
11:36La mairie ne passe pas tous les jours pour nettoyer.
11:38Il y a des agents de la mairie qui se sont fait gronder
11:41parce qu'ils sont passés nettoyer à Saint-Jacques
11:43alors qu'on leur avait demandé de ne pas le faire.
11:45Aujourd'hui, il y a une volonté dans le quartier Saint-Jacques
11:48de maintenir les gens dans une condition qui n'est pas acceptable.
11:52Il y a quatre containers à Saint-Jacques, monsieur.
11:54Je vous invite à y aller faire un tour.
12:018h47, c'est la suite de notre émission consacrée
12:04aux élections municipales à Perpignan.
12:05Notre invité ce matin, Michael Hidraque,
12:07au micro de Stéphanie Maura et de Simon Colbock.
12:10Et on parle maintenant de sécurité avec vous, Michael Hidraque.
12:12Vous avez dit chez nos confrères du site internet
12:14Made in Perpignan que vous vouliez des policiers municipaux
12:17qui portent des baskets pour aller dans les quartiers,
12:21pour patrouiller.
12:22Qu'est-ce que ça veut dire ?
12:24Pour jouer au foot, pour être précis.
12:25Une partie des policiers municipaux qui seraient dédiés plus
12:28à aller au contact de la population et jouer au foot avec les jeunes.
12:31Donc, c'est des choses auxquelles j'ai répondu plusieurs fois.
12:34Je suis ravi qu'on continue à me poser la question.
12:36J'ai surtout dit, pour commencer,
12:38que je n'avais aucun intérêt à fondre les armes de la police municipale
12:41et que je n'avais aucun intérêt à débrancher des caméras qui existaient déjà.
12:45Et c'était même le titre de votre article.
12:48Donc, une partie des agents verront leur mission réorientée.
12:52C'est ça que ça veut dire et je préfère le rappeler
12:54pour éviter la désinformation de l'extrême droite
12:56et les mensonges de l'extrême droite.
12:57Il y a besoin d'un retour d'une vraie police de proximité.
13:00Il y a besoin de liens sociaux.
13:01L'extrême droite a détruit le lien social.
13:04Complètement.
13:04Elle a abîmé le vivre ensemble.
13:06Et aujourd'hui, les policiers sont des gens
13:10qui ne sont pas toujours au service de ce lien social.
13:13Nous, on veut qu'ils aient des tenues
13:15qui les rendent plus abordables
13:17et pas des gilets pare-balles.
13:18Je ne virerai aucun policier.
13:20Mon équipe n'a l'intention de virer aucun policier
13:22dans une des villes les plus pauvres de France.
13:24Les gilets pare-balles sont aussi en période vigie-pirate.
13:26Il y en a un certain nombre qui seront en polo,
13:29qui seront en jean,
13:31qui seront en basket
13:32et dont le rôle sera de faire du lien social.
13:34Pour faire du lien social,
13:36on n'a pas besoin d'avoir un pistolet à la ceinture.
13:38Pour aller dans certains quartiers
13:40voir des jeunes qui discutent en bas des immeubles
13:43pour savoir quels sont leurs projets pour la journée
13:45et pourquoi ils ne vont pas à l'école
13:46si toutefois, ce jour-là, ils ne sont pas à l'école,
13:48il n'y a pas besoin d'avoir une arme à la ceinture.
13:50C'est le rôle des policiers municipaux, ça ?
13:51Oui.
13:51Aller chercher les gamins qui ne vont pas en fait.
13:52C'est le rôle des policiers municipaux
13:54parce que le rôle des policiers municipaux,
13:55vous le savez, ce n'est pas la sécurité,
13:57mais c'est la tranquillité et la sûreté.
13:59Aujourd'hui, on a une police municipale à Perpignan
14:04parce que je ne leur veux aucun mal
14:06et j'ai hâte de les rencontrer
14:07et de les apprécier en tant qu'agent.
14:09Mais ils ne sont pas formés comme des agents de la police nationale.
14:12Donc, il faut qu'ils aient des missions de tranquillité,
14:15de sûreté et pas des missions de police nationale, tout simplement.
14:18Donc, vu qu'il y a des lacunes au niveau de l'État,
14:21certains devront rester armés, je l'assume,
14:23et les caméras de vidéosurveillance continueront à tourner
14:27même si on n'en achètera pas d'autres.
14:28Mais pour le lien social,
14:29il faut absolument qu'une partie de leur mission soit réorientée.
14:33Voilà, c'est ça qu'on dit, nous.
14:34Votre vision aujourd'hui de la sécurité,
14:36c'est donc de réorienter, vous l'avez dit,
14:38mais ça veut dire que vous allez demander à l'État
14:40de rembaucher ou d'embaucher des policiers nationaux,
14:44puisque c'est ce qui manque à Perpignan.
14:45Tous les maires, tous les parlementaires
14:48et même les institutions de la justice
14:50disent qu'on est sous-dotés.
14:51Ah oui.
14:52Mais il n'y a rien qui arrive.
14:53Ah non, il n'y a rien qui arrive.
14:54Et quand il y a des policiers nationaux qui arrivent,
14:56en général, ils ne restent pas très longtemps.
14:58Ils envoient des équipes pour faire des opérations.
15:01Est-ce qu'ils arrangent en armerie mobile pour quelque temps ?
15:03Effectivement, nous, on considère,
15:05la France Insoumise, dans son ensemble,
15:08qu'on manque de policiers nationaux partout.
15:10Eh bien, il faut que les maires de villes
15:12de plus de 100 000 habitants,
15:13qui sont la taille qu'on commence à considérer
15:16comme des grosses villes,
15:17fassent pression plus que les autres.
15:19Et bien évidemment, si nous accédons à la mairie,
15:21nous ferons pression pour avoir davantage
15:23de policiers nationaux.
15:24Et nous sommes même totalement en accord
15:26sur le fait de rénover le commissariat,
15:28voire même de trouver des nouveaux locaux,
15:29parce que le commissariat n'est pas en bon état.
15:31La police municipale ne peut pas être un allié
15:33de la police nationale dans la lutte contre le narcotrafic,
15:36qui est le combat très en avant en ce moment médiatiquement ?
15:40Si on veut qu'elle le devienne,
15:42il faut changer la loi.
15:43Parce qu'aujourd'hui,
15:44les missions de la police municipale,
15:46ce n'est pas le cas.
15:47Nous, si vous voulez,
15:48la doctrine nationale de la France Insoumise,
15:49on considère que,
15:50vu qu'on manque d'effectifs de police nationale,
15:52et qu'on a des policiers municipaux
15:54qui commencent à avoir des missions
15:55qui se rapprochent de la police nationale,
15:57on voudrait, si on gagne en 2027,
15:59intégrer les policiers municipaux
16:00qui ont l'habitude de manier des armes
16:02à la police nationale,
16:03pour avoir dans les polices municipales
16:04que des gens qui font de la proximité sans armes.
16:07On n'en est pas là.
16:08Donc il faut être dans un entre-deux raisonnable,
16:11mais il ne faut surtout pas que les missions se chevauchent.
16:14Je ne pense pas que la police municipale
16:16doive venir en soutien pour des missions
16:19qui sont l'apanage de la police nationale,
16:21telles que celles que vous citez.
16:22parce qu'il y a des compétences
16:24qui sont différentes, tout simplement,
16:25et des missions stricto sensu
16:27sur le papier qui sont différentes.
16:28Et pour qu'on comprenne bien dans votre esprit
16:30la différence entre un policier municipal,
16:32si vous êtes maire de Perpignan,
16:33et un médiateur aujourd'hui ?
16:35Le médiateur, c'est quelqu'un
16:36qui est formé au travail social
16:38et qui ne va pas être en mesure
16:40de s'interposer s'il y a des incivilités ou autres.
16:43Ce n'est pas le même métier.
16:45C'est un métier qui est complémentaire
16:46et c'est un métier qui est utile.
16:48Mais vous savez que le travail social,
16:49c'est la compétence du département,
16:50ce n'est pas la compétence de la municipalité.
16:52Donc, nous travaillerons aussi avec le département
16:54pour savoir s'ils peuvent nous envoyer
16:56davantage de travailleurs sociaux.
16:58C'est quelque chose qui nous intéresse
17:01et sur lequel on a réfléchi.
17:02Pas de caméra en plus,
17:03une mission redéfinie,
17:05mais est-ce que vous embauchez encore
17:06des policiers municipaux
17:07si vous êtes élu dans 15 jours ?
17:10Aujourd'hui, en termes de policiers municipaux
17:12par habitant,
17:13on est la deuxième ville.
17:16Après, qu'est-ce que je ne m'abuse ?
17:18Il faut arrêter Perpignan,
17:19ce n'est pas Chicago non plus.
17:20Donc, non, on n'a pas besoin
17:23de policiers municipaux en plus.
17:24On n'a pas besoin de continuer
17:26à faire peur aux gens
17:26en essayant de leur faire croire
17:28que Perpignan est la pire ville de France
17:30en termes d'insécurité.
17:31M. Alliot a mis des caméras partout,
17:33a acheté des armes tout le temps
17:34et on a une hausse vertigineuse
17:37de la délinquance.
17:38Donc, il faut arrêter avec ça.
17:39On peut faire baisser ces chiffres
17:40avec moins de caméras,
17:41moins de policiers,
17:41moins d'armes ?
17:42Oui, en arrêtant de couper la ville en deux
17:44comme l'a fait M. Alliot.
17:45M. Alliot a créé deux Perpignans
17:48qui s'opposent totalement.
17:50Le Perpignan du centre-ville
17:51et le Perpignan des quartiers populaires.
17:53Eh bien, forcément,
17:54il y a des gens
17:54qui ne se parlent plus avec ça.
17:56Et quand les gens ne se parlent plus,
17:58il y a des incivilités.
17:59Mais je vais vous dire,
18:00il y a des incivilités des deux côtés.
18:01Moi, quand j'ai des jeunes
18:02de certains quartiers
18:03qui me disent
18:03je ne viens plus en centre-ville
18:04parce que j'entends des blagues racistes
18:06aux terrasses de café,
18:06mais je crois que tout le monde
18:08doit se remettre en question là-dessus.
18:118h57,
18:11c'est la suite de notre émission
18:13consacrée aux élections municipales
18:14à Perpignan.
18:15Notre invité ce matin,
18:16c'est Michael Hidraque
18:17au micro de Stéphanie Mora
18:18et de Simon Colbock.
18:20Michael Hidraque,
18:21avant le journal de 9h,
18:22quelques mots sur votre vision
18:23de la fiscalité
18:24et de la gestion des finances
18:25de la ville.
18:26Est-ce que pour vous,
18:27Louis Alliot,
18:28a bien tenu les cordons de la bourse ?
18:30Est-ce que vous,
18:31vous seriez pour plus d'investissement,
18:33peut-être augmenter l'endettement
18:35pour le bien-être des administrés ?
18:38Dites-nous un peu
18:38comment vous voyez ça.
18:39Il faut se rappeler
18:39que Louis Alliot a augmenté
18:40son salaire de 17%
18:42dès qu'il est arrivé,
18:43que les dépenses de fonctionnement
18:44ont explosé de 45%,
18:46donc non,
18:47Louis Alliot n'a pas bien géré
18:48les finances de la ville.
18:49Et qu'elle rebaisse depuis 2024.
18:50Comment ?
18:50Lui dit,
18:51on a augmenté beaucoup,
18:52mais là,
18:53on a fait les investissements
18:54qu'il fallait faire,
18:55donc on redescend.
18:56Si ça augmente de 45%
18:57et puis que ça rebaisse de 5%,
18:58à la fin,
18:59ça a quand même augmenté de 40%.
19:01Donc non,
19:02Louis Alliot a été
19:02un mauvais gestionnaire
19:03et il s'inscrit dans la droite lignée
19:05de ce qu'avait fait
19:05M. Pujol,
19:06mais surtout M. Alduit
19:07qui avait surendetté la ville.
19:09Aujourd'hui,
19:10nous...
19:11Un peu moins de 6 ans
19:11d'endettement par...
19:13En gros,
19:14la capacité d'endettement
19:15de Perpignan,
19:16c'est à peu près ça.
19:17Oui,
19:17et donc vous attendez ?
19:18Non,
19:19mais je précise pour les auditeurs
19:20quand vous dites
19:21qu'il y a eu...
19:22Donc nous,
19:24la philosophie qu'on a
19:25depuis le début,
19:25c'est la réorientation
19:26d'un certain nombre de dépenses.
19:27On n'est pas là
19:28ni pour augmenter les impôts,
19:30ça serait totalement délirant
19:31dans une ville
19:31qui est aussi pauvre
19:32que celle-ci,
19:33ni pour créer
19:35de nouvelles dettes.
19:36Aujourd'hui,
19:37il y a des choses
19:37qui sont simples.
19:38Il y a le nombre
19:39d'achats frénétiques
19:40de caméras de vidéosurveillance.
19:41C'est 15 000 euros la caméra,
19:43on met les agents derrière.
19:44Vous savez que la licence sportive
19:46de la ville
19:46la plus chère pour un enfant,
19:48c'est Alussap,
19:48c'est 150 euros.
19:50Eh bien,
19:50avec une seule caméra,
19:52vous imaginez
19:52combien d'enfants
19:53on peut mettre au sport ?
19:54Parce que ça,
19:54c'est une nouvelle proposition
19:55de prendre une licence gratuite
19:56pour les enfants.
19:57C'est pour ça
19:57que c'est une de nos propositions.
19:58On est sur de la réorientation
20:00de dépenses.
20:00M. Alliot a enlevé
20:012 millions d'euros
20:02à la petite enfance
20:03et il les a mis
20:04à la sécurité.
20:05Nous,
20:06on ne pense pas
20:06que ces 2 millions d'euros
20:07la priorité,
20:08ce soit pour acheter des caméras.
20:09Vous parlez beaucoup
20:09de M. Alliot.
20:10Qu'est-ce que vous faites,
20:10vous,
20:11si vous êtes maire ?
20:11Vous dites que vous n'augmentez
20:12pas les impôts,
20:12est-ce que vous les baissez ?
20:14Ah non !
20:14Non plus !
20:15Vous ne bougez pas ?
20:15On ne peut pas non plus.
20:17Finalement,
20:17M. Alliot a mis
20:18les impôts au bon niveau.
20:19Comment ?
20:19Ce n'est pas M. Alliot
20:20qui décide d'où on met les impôts.
20:21Il a décidé
20:23qu'il augmenterait
20:24l'impôt foncier
20:25en fonction
20:26de ce que proposerait l'État
20:27puisqu'il y a une augmentation
20:29avec l'inflation,
20:30etc.
20:30Et il les a augmentés
20:31un tout petit peu plus que ça.
20:32Donc,
20:33ce n'est pas M. Alliot
20:33qui décide,
20:34c'est en fonction de l'État.
20:35Nous,
20:35on ne va pas être
20:36dans des augmentations significatives,
20:37on ne souhaite pas.
20:39Mais on ne va pas être
20:39dans des baisses non plus
20:40parce qu'on ne veut pas
20:41perdre d'argent.
20:42Là où on veut travailler,
20:43nous,
20:44c'est sur de la réorientation
20:45des dépenses.
20:46Et vous avez vu
20:46dans notre programme
20:47que tout est réalisable
20:48sans investissement
20:49complètement démagogique.
20:50Je parle de M. Alliot
20:51mais je pourrais parler
20:52de M. Nougueret
20:53qui veut une caméra
20:54dans chaque rue.
20:54Il y a 1700 rues
20:55à Perpignan.
20:57On a essayé de chiffrer
20:58un peu l'investissement
20:59que ça représenterait.
21:00Ça fait 21 millions d'euros.
21:01On ne va pas mettre
21:0221 millions d'euros
21:03dans des caméras, nous,
21:04parce que ça serait un mensonge
21:04de dire qu'on va faire ça.
21:05Et on va y revenir
21:06juste après le journal
21:07de 9h,
21:08Michael Hidraq.
21:08On poursuit ce grand oral
21:10avec vous.
21:11Ici,
21:11Roussillon
21:15Municipal 2026
21:16Suite du grand oral
21:18des municipales
21:19à Perpignan
21:19avec Michael Hidraq
21:20Simon Colboch.
21:21Michael Hidraq
21:22tête de liste
21:23Perpignan
21:23changé d'air
21:24candidat de la France
21:26Insoumise
21:27jusqu'à 9h30
21:28avec Michael Hidraq
21:29avec Stéphanie Mora
21:30à mes côtés.
21:32Votre projet
21:32pour la ville de Perpignan
21:33on continue
21:34d'en parler
21:35avec aussi
21:36dans cette deuxième partie
21:37les appels des auditeurs
21:3804 68 35 5000
21:40pour intervenir en direct
21:42Franck
21:42est au standard
21:43d'ici Roussillon
21:44bienvenue
21:45à vous
21:45à l'antenne.
21:47Oui,
21:47bonjour.
21:48Bonjour.
21:49Alors voilà,
21:50je me permets de rebondir
21:51sur une phrase
21:52que vous avez prononcée
21:53ou une analyse
21:55générationnelle
21:55que vous avez présentée
21:56qui m'a profondément choqué
21:58alors j'espère
21:58que je ne suis pas le seul
21:59vous avez dit tout à l'heure
22:01qu'à plus de 50 ans
22:03on était
22:04enfin
22:04vous avez constaté
22:05que des personnes
22:06n'étaient plus en phase
22:07avec la fonction
22:08des locales
22:09que vous avez une équipe
22:10très jeune
22:10et c'est très bien
22:11ça c'est parfait
22:12que vous étiez une équipe
22:14donc plus jeune
22:15que le maire sortant
22:16et je parle
22:17apolitique
22:17sans étiquette
22:19alors je trouve ça
22:20très discriminant
22:21extrêmement chauffant
22:23parce qu'il y a
22:23beaucoup d'hommes
22:24et de femmes politiques
22:25dans le tissu local
22:26qui ont plus de 50 ans
22:28moi j'ai eu trois mandats
22:31j'ai 60 ans
22:32je pense que la fonction
22:34d'élu prône surtout
22:35la tolérance
22:36intergénérationnelle
22:36et la validation
22:37des compétences
22:38parce que justement
22:38il y a des personnes
22:40qui n'ont pas 40 ans
22:42qui n'ont pas 50 ans
22:43qui ont plus
22:43je crois qu'on a compris
22:44votre question
22:45Franck
22:46on va laisser
22:46Mickaël Hidrac
22:47vous répondre
22:48merci monsieur
22:49pour cette question
22:50ça me permettra
22:50de préciser
22:51ce que j'ai
22:53dit précédemment
22:54je n'ai pas dit
22:54qu'à plus de 50 ans
22:55on était âgé
22:56j'ai dit qu'il y avait
22:57vraiment un profond besoin
22:58de renouvellement
22:59dans la politique locale
23:01je pense à la liste
23:02de monsieur Alliot
23:03où il y a
23:03des gens qui sont là
23:05depuis des dizaines
23:06et des dizaines d'années
23:06qui sont là
23:07depuis tellement de temps
23:08qu'il a refusé
23:09de communiquer
23:09l'âge de ses colistiers
23:10pour nous ça
23:11c'est impensable
23:12toutes les autres listes
23:13ont joué le jeu
23:14ont communiqué
23:15l'âge des colistiers
23:16monsieur Alliot
23:17a refusé de le faire
23:18parce qu'il sait
23:18que c'est une liste
23:19qui ne sera pas
23:21représentative de Perpignan
23:22mais que c'est une liste
23:23où il y a des gens
23:24qui sont là
23:26depuis des dizaines
23:27et des dizaines d'années
23:28qui pour nous
23:28sont là depuis
23:29beaucoup trop longtemps
23:29si on a souhaité
23:31présenter une liste jeune
23:32c'est aussi
23:33parce que c'était
23:34la demande
23:35qu'on entendait
23:36en militant
23:37dans les quartiers de Perpignan
23:38donc pour repréciser
23:39mon propos
23:39non à 50 ans
23:40on n'est pas trop âgés
23:41et encore heureux
23:42mais ce que j'ai souhaité dire
23:43c'est qu'il y avait
23:44un besoin profond
23:45de renouvellement
23:46et que l'équipe
23:47de monsieur Alliot
23:47c'est tout sauf du renouvellement
23:49Merci beaucoup
23:50pour votre appel
23:51Franck
23:5104 68 35 5000
23:53vous avez la parole
23:54Et on accueille Zora
23:56Bonjour Zora
23:57Oui bonjour
23:59Vous vous appelez d'où ?
24:01Je vous appelle
24:02de Perpignan
24:03Posez votre question
24:04à Michael Hidra
24:05qu'il vous écoute
24:06Oui bonjour
24:07monsieur Hidra
24:08je voulais savoir
24:10qu'en termes
24:11d'aide
24:13en salubrité
24:14d'un appartement
24:15quelle aide
24:15vous pouvez apporter
24:17Alors on en a justement
24:18parlé un petit peu
24:19avant la publicité
24:20il y a 10 000 logements
24:21insalubres à Perpignan
24:22nous ce qu'on veut
24:23c'est mettre un grand plan
24:24de lutte
24:25notamment contre
24:25les passoires thermiques
24:26parce que ce que j'expliquais
24:27c'est que c'était
24:27la double peine
24:28on avait
24:28et froid l'hiver
24:30et chaud l'été
24:31on tombait malade
24:31et en plus on payait plus cher
24:32dans les énergies
24:33quand on pense
24:34aux passoires thermiques
24:35moi je pense
24:35dans un premier temps
24:36pour les passoires thermiques
24:37qui appartiennent
24:37à des bailleurs sociaux
24:38donc pour les bailleurs sociaux
24:39publics
24:40on mettra une pression
24:41politique
24:42puisque nous y avons
24:42des représentants
24:43pour les bailleurs sociaux
24:45privés
24:45ou semi-privés
24:46il va falloir engager
24:47un petit rapport de force
24:48parce qu'on parle
24:49d'institutions
24:49qui gagnent de l'argent
24:50avec le logement social
24:51et qui spéculent
24:52avec le logement social
24:53donc ce qu'on va leur dire
24:54c'est que s'ils ne font pas
24:55les rénovations
24:56comme on leur demande
24:57de le faire
24:57et comme la loi
24:58leur demande de le faire
24:59et bien nous pourrions
25:01par exemple
25:03interdire
25:03par arrêter
25:04les coupures d'eau
25:04et d'électricité
25:06pendant l'hiver
25:07pour leur mettre
25:08la pression
25:09et qu'ils finissent
25:10par être en conflit
25:11ces coupures sont déjà
25:11très encadrées
25:12pendant l'hiver
25:12elles sont déjà
25:14très encadrées
25:14mais la mairie
25:15peut le faire
25:17à l'échelle
25:17d'un quartier
25:18par exemple
25:18on peut faire
25:19un arrêté
25:19pour l'interdire
25:20à l'échelle du quartier
25:21donc pour que
25:23ces bailleurs sociaux
25:24soient aussi
25:25sous la pression
25:26d'opérateurs
25:27comme Veolia
25:28EDF
25:28etc.
25:29Est-ce que vous pourriez
25:30envisager
25:31une part de budget
25:33pour aider
25:33les petits propriétaires
25:35qui ont des maisons
25:36très anciennes
25:36et qui ont aussi
25:37des difficultés
25:38ou est-ce que vous considérez
25:39que là ce sont
25:40d'autres aides
25:40de la région
25:41de l'ADEME
25:41etc.
25:42Pour l'instant
25:42je parle des bailleurs sociaux
25:43parce que
25:44c'est la chose
25:46qui peut être
25:46le plus rapide
25:47et sur lequel
25:48un plan est possible
25:49à déployer immédiatement
25:50pour les petits propriétaires
25:52c'est pas forcément
25:53la mairie
25:53qui peut les aider directement
25:54parce qu'il n'y a pas
25:55forcément de ligne budgétaire
25:56qui aille avec ça
25:56par contre
25:57on a besoin
26:00de postes
26:00à la mairie
26:01pour accompagner les gens
26:02à faire les démarches
26:03et ce qu'on veut
26:03c'est que les gens
26:04soient informés
26:05parce qu'aujourd'hui
26:06les gens ne sont pas
26:06suffisamment informés
26:07sur les aides de l'État
26:08du département
26:09de la région
26:10Pourtant il y a des points énergie
26:12qui existent
26:12Il y a des points énergie
26:13mais c'est insuffisant
26:15essayer d'avoir accès
26:15à l'information
26:16et ça veut dire aussi
26:17qu'il faut savoir
26:19utiliser internet
26:19téléphone etc.
26:21Et il y a beaucoup de gens
26:21qui vivent dans des logements
26:22insalubres
26:23qui ne savent pas utiliser
26:24ces outils
26:24et on en rencontre tout le temps
26:25quand on va faire
26:27de notre campagne
26:28Donc il faut mieux informer
26:29pour le côté privé
26:31Dans Mme Zora
26:32on a une stratégie
26:33pour les bailleurs sociaux
26:34et on a une stratégie
26:36d'information
26:36pour le côté privé
26:37dans un premier temps
26:390468 35 5000
26:40c'est le numéro
26:40du standard
26:41Michael Hidraque
26:42le candidat
26:43de la France Insoumise
26:44Perpignan-Changédaire
26:45est avec nous
26:46jusqu'à 9h30
26:47Parlons des écoles
26:48Michael Hidraque
26:49vous parliez
26:50d'isolation
26:51des bâtiments
26:51Est-ce que
26:52vous voulez la clim
26:54dans les écoles ?
26:55La clim c'est quelque chose
26:56qui n'est pas réaliste
26:57ça peut être quelque chose
26:58Parce que c'est trop cher ?
26:59Oui parce que c'est trop cher
27:00Là vous êtes d'accord
27:01avec Louis Alliot
27:02on le souligne
27:02c'est quand même très rare
27:03Mais pas pour les mêmes raisons
27:05Allez-y alors
27:06C'est pour le gain
27:08Parce que c'est trop cher
27:09et parce que c'est pas durable
27:10on peut pas dire
27:11pour lutter contre
27:12le réchauffement climatique
27:13on va mettre des clim
27:14pour lutter contre
27:15le réchauffement climatique
27:16on végétalise les cours
27:17vous voyez que je n'ai absolument
27:18aucun point commun
27:19avec M. Alliot
27:20on rajoute de l'ombre
27:21on plante des arbres
27:22donc la clim
27:23ça serait une rustine
27:24on n'est pas là
27:25pour mettre des rustines
27:27Les écoles aussi
27:28où vous voulez
27:28pour les cantines
27:29des cantines
27:30des repas bio
27:31et gratuits
27:32c'est ce qui a marqué
27:33dans votre programme
27:33ce serait pour
27:34tous les enfants
27:35de Perpignan
27:36quel que soit le niveau de revenu ?
27:37Oui c'est tous les enfants
27:38à l'échelle du mandat
27:40parce qu'il faudra
27:40davantage de locaux
27:41donc il faudra réfléchir
27:42à la réaffectation d'espace
27:44mais oui c'est nécessaire
27:45c'est nécessaire
27:46pour ne pas que ce soit discriminant
27:49que seuls certains
27:50aient la cantine gratuite
27:51et c'est nécessaire
27:52parce que pour les familles
27:53les plus en difficulté
27:54c'est souvent le seul repas
27:55équilibré de la journée
27:56pour les enfants
27:57et pour nous
27:58l'école doit être
27:59totalement gratuite
28:00peu importe le niveau
28:01de revenu des parents
28:02on est sur la lignée
28:04nous ce qu'on veut
28:05c'est une école républicaine
28:06une école républicaine
28:08100% gratuite
28:09et sans distinction de revenu
28:10donc les cantines
28:11doivent être bio
28:11et gratuites
28:12pour tout le monde
28:12comme les fournitures scolaires
28:13doivent être gratuites
28:14pour tout le monde
28:15comme la première licence
28:16de sport doit être offerte
28:17à tout le monde
28:18même les parents
28:18qui ont assez d'argent
28:19pour mettre leur enfant
28:20dans un club
28:21vous qui parlez beaucoup
28:22de liens sociaux
28:23à travers les quartiers
28:24vous n'êtes pas le seul
28:24Mathias Blanc aussi
28:25et d'autres
28:25mais quand même
28:26il y a un point
28:27sur lequel on n'entend
28:28personne dans cette campagne
28:29c'est une spécificité
28:30de l'école ici à Perpignan
28:31c'est à quel point
28:33il y a une école privée
28:34qui capte une partie
28:35de la population
28:36et une école publique
28:37qui capte l'autre partie
28:38une espèce de ségrégation
28:40qui se fait
28:40est-ce que ça
28:41vous le constatez
28:42et qu'est-ce qu'un maire
28:43pourrait faire
28:44par rapport à cette carte scolaire
28:45à ce point divisé ?
28:46On ne va pas jouer à Perpignan
28:48la guerre scolaire
28:50nous par contre
28:51ce qu'on dit
28:52c'est que les écoles privées
28:53hors contrat
28:53la fête est finie
28:54on ne va pas donner
28:56de l'argent
28:56à des écoles privées
28:57hors contrat
28:58qui ne respectent pas
28:59forcément
29:00les programmes
29:00de l'école de la République
29:01donc ça
29:02ce n'est pas possible
29:02ensuite il y a une dotation
29:04par an
29:04par enfant
29:05qui va dans les écoles privées
29:07aussi bien que dans les écoles
29:08publiques
29:09on va respecter la loi
29:10tout simplement
29:11mais s'il y a
29:12une opposition aussi forte
29:14avec des parents
29:15qui quoi qu'il arrive
29:16décident d'envoyer leurs enfants
29:18dans les écoles privées
29:18c'est parce qu'il y a un problème
29:20de lien social
29:20et des quartiers
29:21qui ne se parlent plus
29:22et ça
29:22ça s'est aggravé
29:23après 6 ans d'extrême droite
29:25il y a une politique
29:26vraiment d'opposer les gens
29:27les uns contre les autres
29:28et quand on oppose les gens
29:29les uns contre les autres
29:31les uns ont peur des autres
29:32et vice versa
29:33et ça ce n'est pas possible
29:34et c'est une conséquence
29:36ce que vous êtes en train
29:37de décrire
29:37mais pour ramener
29:39des enfants
29:40des écoles privées
29:41vers les écoles publiques
29:42il faut traiter la question
29:43à la source
29:44et la source
29:44c'est le lien social
29:45c'est le vivre ensemble
29:46c'est le respect
29:47et aujourd'hui
29:48c'est des choses
29:48qu'on a abîmées
29:49en 6 ans
29:49on retourne au standard
29:51bonjour Patrick
29:52oui bonjour
29:53vous avez la parole
29:54Michael Hydrac
29:54vous écoute
29:55oui monsieur Hydrac
29:57juste une question
29:58depuis une trentaine d'années
30:00il n'y a jamais
30:01aucun maire de Perpignan
30:02aucun
30:02n'a réussi à ramener
30:04sur Perpignan
30:05un grand projet industriel
30:07ou un grand projet commercial
30:08ça pour éviter
30:10que tous les jeunes
30:10qui finissent leurs études
30:12ici à Perpignan
30:13ne s'en aille
30:14ou s'exode
30:15vers d'autres régions
30:17beaucoup plus
30:17j'allais dire
30:18dynamiques
30:19que la nôtre
30:20est-ce que vous comptez faire
30:21concrètement
30:22ramener quelque chose
30:24qui puisse dynamiser
30:25notre ville
30:26qui se trouve
30:27exactement
30:28au milieu de
30:29Toulouse
30:30Montpellier
30:31Barcelone
30:32et où il ne se fait
30:33jamais rien
30:34depuis 30 ans
30:34Michael Hydrac
30:37attendez
30:37on va d'abord
30:38laisser Michael Hydrac
30:39répondre
30:39vous restez en ligne
30:40Patrick
30:41effectivement
30:42la ville est pleine
30:43d'atouts
30:43et le département
30:44est plein d'atouts
30:45je ne serai pas aussi
30:46négatif
30:47que notre auditeur
30:49même si pourtant
30:50les mairies précédentes
30:51n'étaient pas
30:51de bon bord politique
30:52il y a quand même
30:53des entreprises
30:53qui sont arrivées
30:54il y a quand même
30:55une certaine forme
30:55de dynamisme
30:56lesquelles par exemple
30:58à quelle entreprise
30:59vous pensez ?
31:00moi celle qui me vient
31:01c'est Katana
31:02à Canet
31:03mais il y en a d'autres
31:04il y a toujours
31:05le papier à cigarette
31:06il y a toujours
31:07un certain nombre de choses
31:08à l'échelle de Perpignan
31:08puis il y a des cabinets
31:09qui s'installent
31:10il y a Technosud
31:11il y a quand même
31:11des choses qui se font
31:12on ne peut pas dire
31:13qu'il n'y a rien
31:13mais effectivement
31:14on peut faire mieux
31:15et nous ce à quoi
31:15on réfléchit
31:16c'est sur les emplois
31:17non délocalisables
31:18et c'est pour ça
31:19qu'une des filières
31:20d'avenir pour nous
31:21c'est la rénovation
31:23et la transition écologique
31:24sur la réfection des façades
31:26etc.
31:27il faut qu'on crée
31:27des compétences
31:28qui sont non délocalisables
31:29et ça on a commencé
31:30à réfléchir
31:31à un campus de la transition
31:32par exemple
31:33notamment qui pourrait aider
31:34par des formations certifiantes
31:37des jeunes décrocheurs
31:38ou des jeunes
31:38qui veulent se réorienter
31:39ou des moins jeunes
31:40qui veulent se réorienter
31:41pour avoir des emplois
31:43utilisables immédiatement
31:44à Perpignan
31:45si on a des grandes entreprises
31:46c'est très bien
31:47mais c'est une compétence
31:48conjointe aussi avec l'agglo
31:49et ce n'est pas la mairie
31:50qui peut décider de tout ça
31:51il y a une agence
31:51de développement économique
31:52donc il faut continuer
31:53à travailler sur l'attractivité
31:55bien évidemment
31:55mais on ne peut pas dire
31:57qu'il n'y a absolument rien
31:58qui ne se soit implanté
32:01à Perpignan
32:01c'est un peu
32:02c'est un peu trop dur
32:04voilà
32:05Patrick votre deuxième question
32:07juste pour compléter
32:09ce qui vient d'être dit
32:09les entreprises
32:10qui ont été citées
32:11elles sont là
32:11depuis au moins 15-20 ans
32:12donc République Technologie
32:15etc
32:15je les connais depuis
32:16je suis un ancien dirigeant
32:18à Perpignan
32:18mais vous dites 30 ans
32:19donc 15 ans
32:20vous voyez bien que
32:22non mais bon
32:23il n'y a rien de neuf
32:23sous le soleil
32:24donc ça c'est une chose
32:25la deuxième chose
32:26c'est que
32:26je le dis à tous les Perpignanais
32:28les élections municipales
32:29qui vont avoir lieu
32:30elles sont le tremplin
32:31pour les prochaines élections nationales
32:33et pour être clair
32:35les élections présidentielles
32:36moi je voudrais savoir
32:38M. Hidrac
32:39est-ce que vous allez
32:40vous désolidariser
32:41des propos antisémites
32:44de M. Mélenchon
32:46ça c'est le premier point
32:49le deuxième point
32:49si vous arrivez
32:50au troisième rang
32:53est-ce que vous allez
32:54vous désister
32:55en faveur des autres
32:56partis de gauche
32:57voilà
32:57M. Hidrac
32:59d'abord sur
33:01l'antisémitisme
33:02présumé
33:02donc de
33:02Jean-Luc Mélenchon
33:03sur ce genre
33:04de polémique stérile
33:05M. Mélenchon
33:06a répondu à Perpignan
33:07il est venu
33:08et il y a répondu
33:09moi je ne vais pas
33:10m'embarquer dans ce genre
33:11de choses
33:11je ne vois pas
33:12pourquoi je me désolidaise
33:13en simulant plusieurs fois
33:14de se tromper sur des noms
33:15comme celui
33:15de Donald Trump
33:16Jean-Luc
33:17Raphaël Guzman
33:18Jean-Luc s'est trompé
33:19sur le mien
33:19et s'il m'avait appelé
33:20Arthur
33:21tant que le fond du propos
33:23était bon
33:23j'aurais dit
33:24bravo Jean-Luc
33:25vous n'avez pas été mal à l'aise
33:27sur cette séquence ?
33:27non pas du tout
33:28je n'ai pas du tout
33:29été mal à l'aise
33:30et je ne vois pas
33:31pourquoi je me désolidariserai
33:32de propos imaginaires
33:33et d'attaques imaginaires
33:34s'il y avait
33:35des antisémites chez nous
33:37ils auraient été
33:37exclus depuis longtemps
33:38si Jean-Luc Mélenchon
33:40était antisémite
33:41il aurait été condamné
33:42depuis longtemps
33:42moi je pense que
33:43dans le cadre
33:44d'une campagne municipale
33:45à Perpignan
33:45on a mieux à faire
33:46que reprendre
33:47les délires
33:48de BFM et de CNews
33:49Michael Hidrac
33:50juste pour clore
33:51parce que c'est quelque chose
33:51qui fait réagir
33:52nos auditeurs
33:55pour être un des hommes politiques
33:56les plus cultivés
33:57de la place politique
33:58en France
33:59et avec beaucoup d'expérience
34:00on ne va pas revenir sur l'âge
34:01on ne va pas être désobligeant
34:02mais quand il se trompe
34:04autant de fois
34:05dans son meeting
34:06sur des noms de personnes
34:07c'est quoi pour vous ?
34:08il sait très bien
34:09ce qu'il fait politiquement
34:10ou alors vraiment
34:12il devient maladroit
34:13il part en impro
34:14et il se plante
34:15vous n'avez jamais écorché
34:16de noms ou de mots ?
34:18pas au point de dire
34:19Raphaël Glucksmann
34:19oh pardon
34:20attendez
34:21je vais encore avoir des problèmes
34:22parce que c'est ça
34:23qu'il dit pendant le...
34:23et nous on ne veut pas être candidat
34:24à l'élection présidentielle
34:25moi non plus
34:26mais lui oui
34:27Jean-Luc Mélenchon
34:28a répondu
34:29et puis si vous avez des questions
34:30à poser à Jean-Luc Mélenchon
34:31vous pouvez lui poser
34:32moi pour répondre à monsieur
34:33je ne vais pas me désolidariser
34:34de propos qui n'existent pas
34:35et puis tout simplement
34:37conclure sur ça
34:38merci Patrick
34:39pour votre appel
34:40Roger
34:41bonjour à vous
34:42et bienvenue
34:42oui bonjour
34:43vous avez la parole
34:44Mickaël Hydrac
34:45vous écoute
34:46voilà bon
34:46il a dit
34:48monsieur Hydrac
34:48il a dit que
34:49c'était pas Chicago
34:50Perpignan
34:51mais je pense que c'est
34:51Chicago Perpignan
34:52parce que ça ne fait pas
34:53très longtemps de ça
34:54et ma copine s'est fait agresser
34:56venue de la gare
34:59et si je ne suis pas là
35:00peut-être
35:01bon voilà
35:01c'est comme ça
35:02alors elle a quand même
35:04pu m'appeler
35:05je suis venu de suite
35:08avant les gendarmes
35:10et voilà
35:11c'est passé comme ça
35:13mais peut-être
35:14ça serait passé autrement
35:16je ne sais pas
35:17le propos de Roger
35:18Mickaël Hydrac
35:19c'est pas Chicago
35:20mais pour moi oui
35:20merci Roger
35:21le propos de Roger
35:23qui appelle de Prats de Moyo
35:24c'est ça hein Roger
35:25oui je suis à Prats de Moyo
35:26mais ma copine est de Perpignan
35:28d'accord
35:28c'est souvent ce qu'on entend
35:29à l'extérieur de Perpignan
35:31c'est-à-dire les gens
35:32qui n'habitent pas Perpignan
35:33disent toujours
35:34ah là là Perpignan
35:35c'est pas sûr
35:36le soir
35:36on sait pas
35:37etc
35:37c'est le même auditeur
35:38qui pose une troisième question
35:40non non
35:41non c'est un autre là
35:42c'est un autre
35:42oui oui c'est un autre auditeur
35:43c'est Roger
35:44qui nous parle de Prats de Moyo
35:45est-ce que vous entendez
35:47vous aussi ce discours là
35:48de gens de l'extérieur
35:49qui ont une image négative
35:50de Perpignan
35:51et comment on la change ?
35:52l'image négative
35:54qu'on construit
35:55c'est lié à une volonté
35:57de construire une image
35:58de ce type
35:59et c'est lié à une volonté
36:00politique de monsieur Aliot
36:01monsieur Aliot n'a qu'un argument
36:02la sécurité
36:03la sécurité
36:04la sécurité
36:04donc
36:05il monte les gens
36:06les uns contre les autres
36:07en créant des peurs
36:08après le discours de Roger
36:10on l'entendait déjà
36:10mais c'est un climat
36:11qui est aussi un peu national
36:13et qu'on entend partout
36:14aujourd'hui c'est la politique
36:15du fait divers à la télé
36:17on a tous les jours
36:18un nouveau fait divers
36:19qu'on commente
36:20et puis après on accuse
36:21les uns les autres
36:22etc
36:22Perpignan c'est une grande ville
36:24dans une grande ville
36:25il y a forcément
36:26des incivilités
36:27des agressions
36:28on ne peut pas les empêcher
36:29on ne peut pas mettre
36:29un policier derrière
36:30chaque habitant
36:31et même si on mettait
36:32un policier derrière
36:33chaque habitant
36:34il continuerait à y avoir
36:35des agressions
36:36donc il faut avoir
36:36une réponse globale à ça
36:38il faut avoir une réponse
36:39qui soit sécuritaire
36:40de la part de la police nationale
36:42il faut avoir une réponse
36:43qui soit rassurante
36:44de la police municipale
36:45qui puisse tourner
36:46et il faut surtout
36:47recréer du vivre ensemble
36:48arrêter d'avoir
36:49des pauvres partout
36:50arrêter d'avoir
36:51de la ségrégation spatiale
36:53avec des quartiers
36:54qui sont coupés du monde
36:55et là vous verrez
36:56qu'on aura un Perpignan
36:57où il fera mieux vivre
36:59la question des transports
37:00aussi on peut en parler
37:01vous proposez
37:03le transport gratuit
37:04pour les moins de 26 ans
37:06dans un premier temps
37:07c'est ça ?
37:08pour quelles raisons
37:09les moins de 26 ans ?
37:10pourquoi pas tout le monde
37:10ce serait trop cher ?
37:11parce que les moins de 26 ans
37:12c'est la ligne
37:14des autres réductions
37:15pour aligner
37:16sur les autres réductions
37:17dont bénéficient les jeunes
37:18là c'est un choix
37:19qu'on peut faire immédiatement
37:20parce que c'est une réorientation budgétaire
37:21c'est la mairie
37:22qui peut prendre en charge
37:23les cartes d'abonnés
37:24pour ces jeunes là
37:25pour la gratuité totale
37:26ça passera par l'agglo
37:27donc ça sera plus long
37:28je ne peux pas mentir aux gens
37:30et dire dès le 23 mars
37:31vous aurez tous le bus gratuit
37:32c'est des négociations
37:33qui vont être longues
37:34parce qu'on sait que
37:35quand on va arriver à l'agglo
37:36et qu'on va dire
37:36on veut le bus gratuit
37:37on va nous regarder en souriant
37:39et bien il va falloir
37:40que les gens à l'agglo
37:41comprennent
37:41que Perpignan
37:42prend en charge
37:43énormément de choses
37:44sur le réseau de bus
37:45de l'agglo
37:45et que tout ça
37:46ça pourrait être remis en question
37:47s'il n'y a pas de projet
37:48de gratuité à moyen terme
37:49tout simplement
37:50ça s'appelle une négociation
37:51vous savez d'ailleurs
37:52combien coûte un ticket de bus
37:54à Perpignan ?
37:55non je ne le prends plus
37:56le bus depuis vraiment longtemps
37:57parce que le réseau
37:58est catastrophique
37:591,30€ si on achète
38:00avant de monter
38:011,50€ à l'intérieur
38:03la question du tramway
38:04on ne vous a pas entendu là-dessus ?
38:06non on ne m'a pas entendu là-dessus
38:07parce que c'est des sommes
38:08qui sont complètement folles
38:09donc c'est jamais de tramway ?
38:11c'est pas jamais de tramway
38:12mais ça prend entre 7 et 10 ans
38:14pour une construction
38:15rien que le temps de montage
38:17de projet serait énorme
38:18les études préalables
38:19n'ont pas été faites
38:20il y a quand même
38:21un peu de démagogie
38:22tout le monde aimerait un tramway
38:24tout le monde aimerait
38:24des tyroliennes
38:25ou je ne sais pas quoi
38:26on entend des trucs
38:26un peu délirants
38:27délirants
38:28des téléphériques
38:29candidats aux législatives
38:30Christophe Zé
38:31qui avait proposé ça
38:32Jean-Paul Aldu
38:33moi aussi
38:34j'aimerais aller faire
38:36mes courses en téléski
38:37mais ce n'est pas possible
38:40on a Lucette
38:41qui est au standard
38:41au 0,4, 68, 35, 5000
38:43bonjour à vous Lucette
38:44et bienvenue
38:46bonjour
38:46on vous écoute
38:47qu'est-ce que ce monsieur
38:49pense faire
38:50contre la drogue
38:51qui envahit tous les quartiers
38:52puisqu'il voudrait
38:53que tout le monde
38:53soit beau
38:54tout le monde
38:54soit gentil
38:55entre tout le monde
38:56mais il y a ce grand problème
38:58oui j'invite madame
39:00à se rapprocher
39:01du ministère de l'intérieur
39:02et à dire au ministère
39:03de l'intérieur
39:03qu'on manque de policiers nationaux
39:05parce que c'est la vérité
39:06il y a le trafic de drogue
39:07qui existe
39:08contre lequel
39:09la police nationale lutte
39:11et la police nationale
39:12manque de moyens
39:13des agents municipaux
39:15peuvent pas faire
39:17énormément de choses
39:18sur ça
39:19parce qu'ils n'en ont pas
39:20les compétences
39:21et parce que
39:22ce n'est pas leur mission
39:22il faut que la police nationale
39:24se mette davantage
39:26en mouvement
39:27sur ces sujets là
39:28et il faut aussi
39:29pour qu'il y ait moins
39:31de trafiquants
39:32et moins de délinquances
39:33que les gens qui trafiquent
39:34et la possibilité
39:36d'être des jeunes
39:37parce que c'est souvent des jeunes
39:38des jeunes éduqués
39:39des jeunes avec un travail
39:40des jeunes
39:41qui ne sont pas
39:42dans la pauvreté absolue
39:43et vous verrez
39:44que si on arrive à faire ça
39:45et bien il y aura
39:46de moins en moins de trafic
39:47le trafic de drogue
39:48c'est aussi une réponse
39:49à la pauvreté
39:50et c'est pas possible
39:51de continuer à avoir
39:52une ville qui est aussi pauvre
39:54et pour la drogue
39:55lacune
39:55du ministère de l'Intérieur
39:57qui doit mobiliser
39:58davantage de policiers
39:59ça c'est une évidence
40:00ce qui est surprenant
40:00c'est que vous ne parlez pas
40:01du volet prévention
40:03est-ce que vous
40:04vous donneriez plus d'argent
40:06à des associations
40:06qui s'occupent de prévention
40:07à des éducateurs
40:08qui s'occupent de ça
40:09vous avez surtout une réponse
40:11autour du ministère
40:11de l'Intérieur
40:12parce que vous me posez
40:13des questions sur ça
40:14donc je vous réponds sur ça
40:15par rapport à la prévention
40:19nous on vous dit déjà
40:20qu'il y a un certain nombre
40:20de policiers municipaux
40:21qui circuleront en basket
40:24puisque c'est une phrase
40:25qui a fait sourire
40:26mais sur les subventions
40:28aux associations
40:28bien évidemment
40:29là aussi il va falloir
40:30réorienter un certain nombre
40:31de choses
40:32je pense à l'association
40:34Le Philamétissé
40:34qui n'existe plus
40:36alors que c'était
40:36la seule association
40:37loi 1901
40:38du quartier Saint-Jacques
40:39qui tournait particulièrement bien
40:41de notre côté
40:42M. Alliot donne des sommes
40:43délirantes à des associations
40:45nostalgiques de l'Algérie française
40:46comme le Cercle Algérianiste
40:47donc il va falloir
40:48un peu plus de transparence
40:49dans l'accord
40:52des subventions
40:53pour les orienter
40:55vers des choses
40:55qui sont vraiment
40:56d'intérêt public
40:57et d'intérêt général
40:58donc ça c'est quand même
40:59une évidence
41:00les alliances
41:01en cas de second tour
41:03Mickaël Hydrac
41:04il y a trois listes
41:05à gauche
41:05on en a beaucoup parlé
41:06ces derniers mois
41:07ces dernières semaines
41:08de campagne
41:09Agnès Langevin
41:10qui s'est positionnée
41:11ça vous fait sourire
41:13au centre-gauche
41:14et puis il y a
41:15Mathias Blanc
41:16qui est socialiste
41:17même s'il n'est pas
41:18soutenu par le PS
41:19comment la gauche
41:21est-ce que la gauche
41:22peut se retrouver
41:23unie au second tour
41:24en sachant
41:25qu'effectivement
41:26place publique
41:27par exemple
41:27Raphaël Glucksmann
41:28ne veut pas entendre
41:29parler d'alliance
41:31avec les insoumis
41:32que François Hollande
41:33l'ancien président socialiste
41:34ne veut pas non plus
41:35d'alliance avec les insoumis
41:37est-ce qu'une entente
41:38est possible à gauche
41:39en cas de second tour ?
41:40Est-ce que Perpignan
41:41peut être en gros
41:42un îlot sorti
41:43du contexte national ?
41:45Alors on est déjà
41:46quelque part
41:46un îlot sorti
41:47du contexte national
41:48puisque vous voyez
41:49qu'on est la seule ville
41:49de plus de 100 000 habitants
41:50où il y a
41:51la France insoumise
41:52les écologistes
41:53et générations
41:53qui travaillent ensemble
41:54et j'en profite
41:55pour préciser
41:56que je suis aussi
41:56leur candidat
41:57parce que vous citez
41:58que la France insoumise
41:58depuis tout à l'heure
41:59je suis quelqu'un
42:00qui ne change pas
42:01tout le temps d'avis
42:01comme de chemise
42:02je ne suis pas
42:03madame Langevin
42:03justement pour la citer
42:05j'ai dit dès le début
42:06qu'en tête de la gauche
42:08au soir du premier tour
42:09je tendrais la main
42:09à toute la gauche
42:10je tendrais la main
42:12à monsieur Blanc
42:12à nouveau
42:13puisque je l'ai déjà tendu
42:14après sa déception
42:15quand il n'a pas été investi
42:17dans le parti social
42:18Hier à ce micro
42:18il a expliqué
42:18que vous demandiez
42:20de sa part
42:20une soumission
42:21et non pas une alliance
42:22Non, on ne va pas revenir
42:23sur des choses comme ça
42:24ce n'est pas une soumission
42:25et par respect pour monsieur Blanc
42:27je ne vais pas faire étalage
42:28des demandes
42:29complètement délirantes
42:30qu'il a eues
42:31quand il a rencontré
42:32mon équipe de négociateurs
42:33donc je tendrais à nouveau
42:34la main à monsieur Blanc
42:36il a laissé tomber
42:37l'idée d'unir
42:37la gauche et le centre
42:38donc maintenant
42:39qu'il est un peu plus à gauche
42:40et bien bizarrement
42:41le dialogue revient
42:42et je pense qu'il y aura
42:43des possibilités
42:44de se unir
42:45pour le second tour
42:46je contacterai aussi
42:47madame Langevin
42:48parce que je m'y suis engagé
42:50par contre
42:50ça risque d'être
42:51un peu compliqué
42:52d'avoir ces colistiers
42:53certains de ces colistiers
42:54avec nous
42:54madame Langevin
42:55ce n'est pas une liste de gauche
42:56madame Langevin
42:57c'est une liste de droite
42:58dure
42:59Annabelle Brunet
43:00a été élue conseillère départementale
43:01avec le soutien de Jean Sol
43:03qui considère
43:03qu'on peut s'allier
43:04avec le Front National
43:05et ça c'est extrêmement important monsieur
43:07très concrètement
43:09Michael Hidraxi
43:10au soir du premier tour
43:11vous êtes en position
43:12de vous maintenir
43:12et
43:13Cagnès Langevin aussi
43:15comment ça se passe
43:16est-ce que le premier arrivé
43:18enfin le second
43:19à gauche
43:20doit se désister totalement
43:21doit s'effacer
43:22derrière le premier
43:23parce que c'est un engagement
43:24que vous pouvez prendre ici
43:24en disant
43:25si je suis derrière Agnès Langevin
43:27dimanche soir
43:27je m'efface
43:28et je la laisse seule
43:29au second tour
43:30pour représenter la gauche
43:31c'est pas comme ça
43:31je pense qu'il faut réfléchir
43:33moi je vous ai dit
43:34que j'appellerais toute la gauche
43:35si je suis premier
43:38si je suis derrière monsieur Alliot
43:39au soir du premier tour
43:40puisqu'il y a quand même des chances
43:41qu'il finisse premier
43:42madame Langevin se dit
43:43à peu près de gauche encore
43:44donc je l'appellerai
43:45même si j'y crois pas beaucoup
43:46s'il y a une entente
43:48et bien avec certains
43:48de ses colissiers
43:49elle nous rejoindra
43:50sinon il faudra
43:51qu'elle opère
43:51un désistement républicain
43:53je suis très étonné
43:54que madame Brunet
43:55qui est plus à droite
43:56que madame Langevin
43:58normalement
43:58soit plus républicaine
43:59que madame Langevin
44:00puisque madame Langevin
44:01a dit qu'elle se maintiendrait
44:02coûte que coûte
44:03donc on voit qu'à nouveau
44:04le seul objectif
44:05de madame Delga
44:06c'est de faire élire
44:07le Front National
44:07à peu près partout
44:08puisqu'on sait que c'est
44:09madame Delga
44:10qui donne les ordres
44:10il faut être honnête
44:12Merci beaucoup
44:13Mickaël Hydrac
44:14vous êtes le candidat
44:14effectivement
44:15France Insoumise
44:16les écologistes
44:16et Génération
44:17tête de liste
44:18Perpignan
44:19changé d'air
44:20vous êtes l'un des six
44:21candidats à la mairie
44:22de Perpignan
44:23on rappelle que le premier tour
44:24c'est donc dimanche
44:25vous êtes avec nous
44:26depuis 8h30 ce matin
44:28sur Ici Roussillon
44:29l'intégralité de cet entretien
44:30en vidéo
44:31dans le courant
44:32de la journée
44:33hier Mathias Blanc
44:34était à votre place
44:35demain
44:35c'est le candidat
44:36de la droite
44:37Bruno Nouguerède
44:38qui sera avec nous
44:39à votre micro
44:40jeudi Agnès Langevine
44:42et vendredi
44:43le maire sortant
44:44Louis Alliot
44:45bonne journée
44:45et bonne fin de campagne
44:46Merci Drac
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