00:007h45, c'est l'invité d'ici matin, dernière ligne droite de la campagne des municipales à 5 jours du
00:05premier tour.
00:06Michael Hydra qui mène la liste LFI, les écologistes, sera notre invité.
00:10Grand format pour le grand oral d'ici Roussier, entre 8h30 et 9h30 tout à l'heure.
00:14Mais avant ça, on reçoit ce matin celui qui a dirigé Perpignan pendant plus de 10 ans.
00:19Quel regard porte-t-il sur ce scrutin 2026 ?
00:22Jean-Marc Pujol est l'invité d'ici matin, Marie Roarch.
00:25Bonjour Jean-Marc Pujol.
00:26Bonjour.
00:26Ancien maire des Républicains de Perpignan, c'était entre 2009 et 2020.
00:31Vous avez été battu par l'Uaglio il y a 6 ans.
00:34L'Uaglio qui a sur sa liste, derrière lui cette année, certains de vos anciens adjoints,
00:38Chantal Bruzy, Pierre Parat, Fatima Dahin.
00:41On a envie de vous entendre sur ce sujet, Jean-Marc Pujol.
00:43Comment jugez-vous ces ralliements au candidat Rassemblement National ?
00:47Alors il ne faut pas rester que sur ces ralliements,
00:49parce que vous avez oublié aussi le numéro 2 et le numéro 3 de la liste d'en marche
00:56suscité par M. Alduit qui était présent dans cette liste avec M. Gros,
01:00qui était le numéro 2 et le numéro 3 et qui ont rejoint aussi M. Alliot dans sa proposition d
01:06'élargissement des droites.
01:07Qu'est-ce que vous voyez justement dans ces ralliements ? Comment est-ce que vous les percevez ?
01:09Je pense que c'est très clair et très simple.
01:13Ce qui est important, c'est d'aller devant les Perpignanais d'une manière claire
01:17et d'expliquer qui sont les gens qui sont dans la liste, l'ensemble des personnes,
01:24parce qu'il y a une espèce de focus, bien sûr, sur 3 de mes anciens adjoints.
01:29Je le rappelle qu'ils étaient d'ailleurs des adjoints de M. Alloui aussi.
01:33Mais on oublie tous les autres, on oublie les centristes qui l'ont rejoint,
01:37et on oublie tous ceux qui participent à cette liste, notamment de la société civile.
01:43Mais vous qui avez été le maire qui a d'abord résisté au Front National,
01:46qui a perdu contre le Rassemblement National, comment est-ce que vous,
01:49d'un point de vue personnel, qu'est-ce que ça vous fait de voir vos anciens adjoints
01:52rejoindre le Rassemblement National ?
01:53Alors d'abord, il y a une logique, car ils ont toujours été à droite.
01:57Moi, j'ai combattu en 2014, en 2009, en 2008.
02:03C'était, comme je le dis toujours, un match contre M. Alloui qui était très très clair.
02:08Le problème de 2020, c'est surtout ceux qui m'ont trahi et qui m'ont tiré dans le dos,
02:13et notamment la liste qui a été faite par En Marche.
02:18Et on s'est aperçu que c'était une erreur colossale qui a été commise
02:23et qui a permis l'élection de M. Alloui.
02:26D'autant plus que les sondages montraient au mois de juillet,
02:30puisqu'ils ont été faits à Perpignan,
02:32que dans l'hypothèse où il y avait une union des droites contre M. Alloui, on l'emportait.
02:38Mais ça veut dire que la droite que vous représentiez, que vous représentez,
02:41elle est compatible avec l'extrême droite de Louis Alloui ?
02:43Ah oui, mais parce qu'aujourd'hui, vous savez, je suis passionné d'histoire.
02:46Alors c'est assez amusant.
02:47Quand on parle d'extrême droite, on oublie à chaque fois
02:50tous les gens qui ont voté pour M. Mitterrand, n'est-ce pas,
02:53qui lui était un véritable homme d'extrême droite,
02:55puisqu'il a même reçu la Francisque de Pétain, très peu.
02:59Et puis on oublie aussi tous ceux qui, à un moment donné,
03:02se sont compromis pendant la période, notamment de la Deuxième Guerre mondiale,
03:08où, quand je vois aujourd'hui tous ceux qui donnent des leçons d'extrême droite,
03:14écoutez, moi j'ai vécu toute ma vie avec un père,
03:17grand invalide de guerre qui s'était opposé au nazisme,
03:21notamment donc la qualification d'extrême droite
03:24qui pouvait être portée à l'époque,
03:27aujourd'hui n'a pas de sens.
03:307h49, Marie Roirge, votre invitée ce matin, c'est Jean-Marc Puyol.
03:33Et vous, Jean-Marc Puyol, pour qui voterez-vous dimanche ?
03:35Vous avez choisi votre candidat pour cette élection municipale ?
03:38Oui, bien sûr, je voterai pour la liste d'Union des Droites et du Peuple,
03:42qui est notamment représentée par un ensemble de personnalités
03:47et qui est conduite par M. Alliot.
03:49Pourquoi ce choix ? Pourquoi pas Bruno Nouguered ?
03:52Il ne ferait pas un bon maire pour Perpignan,
03:54qui lui est le représentant de la droite, on peut dire, traditionnelle et du centre ?
03:59Le sujet, M. Nouguered, est quelqu'un de travailleur, je le connais,
04:03sauf que mon analyse politique aujourd'hui dépasse les partis politiques.
04:07Je ne fais plus partie d'ailleurs depuis des années, depuis trois ans d'Alert,
04:13parce que les résultats aujourd'hui des partis politiques, je le dis bien,
04:17ce ne sont pas les personnalités, parce que dans la liste dont vous venez de parler,
04:20j'y ai des amis.
04:22Je crois qu'aujourd'hui, il faut complètement revenir sur les résultats
04:27qui ont été ceux de Valérie Pécresse, de Mme Hidalgo.
04:30Je pense que les partis politiques en eux-mêmes n'ont plus d'avenir sur ces sujets-là.
04:35Et c'est pour ça que j'appelle, et j'appellerai au second tour,
04:38de la même manière à une Union des Droites.
04:40Je serai écouté ou pas, on verra.
04:42Il y a beaucoup d'hypocrisie sur ce sujet, n'est-ce pas ?
04:45On n'a qu'à le regarder, on n'a qu'à regarder ce qui est en train de se
04:47passer à Paris.
04:48Vous imaginez bien qu'il y aura là aussi une Union des Droites,
04:52même si au premier tour, on fait semblant de ne pas s'entendre.
04:55Alors, Louis Alliot, ces dernières années, avait eu des mots très durs pour qualifier votre bilan.
04:59Ça a été votre opposant politique.
05:01Vous le disiez, c'était quoi ? Le jeu de la politique, justement ? C'était de bonne guerre ?
05:04Non, moi je crois que le jeu de la politique, c'est d'aller d'une manière très claire face
05:08à l'électeur,
05:09sans se masquer, sans se cacher.
05:11Nous pouvions, avec M. Alliot, en 2020, faire une alliance à ce moment-là,
05:16puisque toutes les listes de gauche s'étaient retirées.
05:20Nous aurions pu le faire vers une alliance.
05:22Ça ne s'est pas fait pour des raisons de morale publique,
05:26parce que je considérais qu'il n'était pas possible de changer les listes entre les deux tours,
05:30même si ça assurait mon élection.
05:32Je pense qu'il faut amener à la politique de la morale,
05:35et il faut être clair, il faut aller devant les électeurs,
05:38en sachant où on est et ce qu'on fait.
05:40Et de cette manière-là, peut-être les partis politiques, aujourd'hui,
05:44qui sont vilipendés, retrouveront un peu d'espace.
05:47Votre attitude, évidemment, elle a beaucoup fait réagir.
05:50La liste de Louis Alliot a fait beaucoup réagir, on l'a dit.
05:52Agnès Langevin, qui s'est désistée à votre profit en 2020,
05:55a dit avoir eu un haut le cœur.
05:57Lauriane Josand, qui est sénatrice des Républicains des PO,
06:00parle de jonction électoraliste.
06:02Ce sont des opportunistes, ces gens qui ont eu lieu à lui ?
06:05Je ne crois pas.
06:05En plus, je respecte les positionnements des uns et des autres,
06:09d'autant plus que Lauriane Josand a été ma collaboratrice
06:12et que je l'ai beaucoup aidée, notamment,
06:15pour avoir l'investiture DLR au sénatorial.
06:19Et d'ailleurs, ça a été clair pour elle, c'est un choix.
06:23Après, il n'y a pas d'opportunisme,
06:25il y a une équipe qui va devant les électeurs,
06:28qui vont prendre la décision.
06:30Et à partir de là, quand on est clair sur ces sujets-là,
06:33on respecte l'ensemble des électeurs.
06:35Parce qu'aujourd'hui, ce qu'on oublie un peu trop,
06:38ce sont les gens qui participent et qui votent.
06:41Donc, on les met de côté.
06:42Vous votez Louis Alliot dimanche,
06:44vous venez de le dire, Jean-Marc Pujol,
06:46ça veut dire que la fracture politique et peut-être personnelle,
06:48elle est définitive avec Jean-Paul Alduit ?
06:50Jean-Paul Alduit a toujours été un militant
06:55dont on ne savait pas exactement l'origine.
06:58Il est passé, bien sûr, de l'extrême-gauche
07:00à la droite sarkoziste.
07:03Et au fil des temps, il est sur le ressentiment.
07:07Moi, je ne suis pas sur le ressentiment.
07:10J'ai travaillé avec lui pendant des années.
07:12Je regarde les choses positives qui ont été faites,
07:14mais je n'ai aucun ressentiment.
07:17J'ai participé à la vie publique dans l'intérêt des Perpignanais,
07:21pas dans un intérêt personnel.
07:23Et aujourd'hui, je prends des positions dans l'intérêt des Perpignanais.
07:26Merci beaucoup Jean-Marc Pujol d'avoir été avec nous ce matin.
07:29Donc, ancien maire de Perpignan entre 2009 et 2020.
07:33Merci beaucoup à vous.
07:34Merci à vous.
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