Dans le sport, on parle souvent de talent, de travail et de mental. Mais il existe une variable beaucoup plus cruelle : le timing.
Au tennis, toute une génération de joueurs brillants avait le niveau pour marquer l’histoire. Des champions spectaculaires, capables de battre n’importe qui… ou presque.
Le problème, c’est qu’ils sont tombés sur la pire époque possible.
Face à eux se dressaient trois anomalies qui ont verrouillé le tennis pendant plus de quinze ans : Roger Federer, Rafael Nadal et Novak Djokovic. Le fameux Big 3.
Résultat : certains ont réussi à arracher un titre du Grand Chelem… D’autres ont disputé des finales mémorables… Mais beaucoup sont restés dans l’ombre malgré un talent immense.
Dans cette vidéo, on plonge dans l’histoire de ces joueurs oubliés qui auraient peut-être pu devenir des légendes… s’ils étaient nés à une autre époque.
Entre exploits incroyables, rendez-vous manqués et frustrations silencieuses, leurs carrières racontent une vérité dérangeante sur le sport de haut niveau :
Le talent ne suffit pas toujours. Parfois, c’est simplement l’époque qui décide.
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⏱️ CHAPITRAGE
00:00 - Introduction
01:26 - Le timing comme juge suprême
02:49 - Ils y sont arrivés... sans jamais dominer
07:06 - Ils avaient le talent... mais n'y sont pas arrivés
14:15 - L'impact psychologique du BIG3
19:30 - Quand le talent ne suffit pas
Au tennis, toute une génération de joueurs brillants avait le niveau pour marquer l’histoire. Des champions spectaculaires, capables de battre n’importe qui… ou presque.
Le problème, c’est qu’ils sont tombés sur la pire époque possible.
Face à eux se dressaient trois anomalies qui ont verrouillé le tennis pendant plus de quinze ans : Roger Federer, Rafael Nadal et Novak Djokovic. Le fameux Big 3.
Résultat : certains ont réussi à arracher un titre du Grand Chelem… D’autres ont disputé des finales mémorables… Mais beaucoup sont restés dans l’ombre malgré un talent immense.
Dans cette vidéo, on plonge dans l’histoire de ces joueurs oubliés qui auraient peut-être pu devenir des légendes… s’ils étaient nés à une autre époque.
Entre exploits incroyables, rendez-vous manqués et frustrations silencieuses, leurs carrières racontent une vérité dérangeante sur le sport de haut niveau :
Le talent ne suffit pas toujours. Parfois, c’est simplement l’époque qui décide.
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02:49 - Ils y sont arrivés... sans jamais dominer
07:06 - Ils avaient le talent... mais n'y sont pas arrivés
14:15 - L'impact psychologique du BIG3
19:30 - Quand le talent ne suffit pas
Catégorie
🥇
SportTranscription
00:00On croit souvent que le sport, c'est une méritocratie parfaite.
00:03Que si t'es fort, que tu travailles dur, que t'as du talent et de la rage,
00:06alors l'histoire t'ouvrira ses portes.
00:08Mais tout ça, et ben c'est pas vrai.
00:10Dans le sport, il y a une loi invisible et souvent cruelle,
00:13celle du timing.
00:14Être né à la bonne époque ou à la mauvaise.
00:17Dans les années 2000, une génération de joueurs brillants
00:20a frappé à la porte de l'histoire.
00:22Des champions puissants, spectaculaires et même attachants.
00:25Tous avaient les armes pour marquer leur sport
00:27et gagner plusieurs titres du grand chlem.
00:30Mais sur leur route, trois murs infranchissables se sont dressés.
00:33Trois anomalies.
00:34Trois géants qui ont verrouillé le tennis comme jamais auparavant.
00:37Roger Federer, Raphaël Nadal et Novak Djokovic.
00:41C'est alors que tous ces joueurs ont vu leur rêve se briser.
00:44Certains ont réussi à arracher un titre du grand chlem,
00:46mais sans jamais régner.
00:47D'autres ont ébloui par séquence, par épisode.
00:50Ils ont offert des matchs mémorables,
00:52mais ils n'ont jamais franchi la dernière marche.
00:55Tous pourtant, je dis bien tous, avaient largement le niveau.
00:58Mais ils sont tombés sur une époque qui ne leur appartenait pas.
01:01Et bien cette vidéo raconte leur histoire,
01:03leur coup de génie,
01:04mais surtout leur rendez-vous manqué
01:05et leur frustration silencieuse.
01:07Et elle vient poser une question dérangeante.
01:09Peut-on être une légende
01:11si on a eu le malheur de naître à la mauvaise époque ?
01:27Dans le sport, il y a une variable que personne ne contrôle.
01:31Pas même l'entraînement, ni le talent, ni la volonté peuvent l'influencer.
01:35Cette variable, c'est le timing.
01:36Être au bon endroit, au bon moment.
01:38Ou au contraire, voir ses rêves se briser
01:41simplement parce que le train est déjà passé.
01:43Prenons Roger Federer.
01:45Quand il explose au début des années 2000,
01:47le timing, il est idéal.
01:48Pete Sampras vient de tirer sa révérence,
01:51André Agassi vit ses dernières saisons,
01:53donc le trône est vacant,
01:54et Federer a juste à le saisir.
01:55Et il le fait.
01:56Ses victoires semblent inévitables,
01:58parce que l'époque lui ouvre la voie.
02:00A l'inverse, prenez une Serena Williams,
02:02elle, elle n'a pas hérité d'un vide.
02:04Mais elle a été tellement forte
02:05qu'elle a réussi à écraser plusieurs générations.
02:08Pendant 20 ans, elle a imposé son règne.
02:10Parce que le timing, parfois,
02:12c'est aussi être celui ou celle qui définit l'époque.
02:15Dans un sport comme le tennis,
02:16où les règnes peuvent durer 10, 15, voire 20 ans,
02:19tomber au mauvais moment,
02:20arriver dans la mauvaise décennie,
02:22ou même la mauvaise année,
02:23ça peut suffire à ruiner une carrière.
02:25Tu peux avoir le niveau pour gagner un grand chelème,
02:28tu peux jouer le tennis de ta vie,
02:29tu peux même battre des top 10 en route,
02:31voire des top 5,
02:32mais il suffit qu'en finale,
02:33tu retrouves Federer, Nadal ou Djokovic,
02:36et puis tu perds.
02:37C'est ça, la cruauté du timing.
02:38Le timing, il juge pas ton mérite,
02:40il récompense pas ton talent non plus,
02:42il t'impose une époque.
02:44Et parfois, même souvent,
02:45bah cette époque, elle t'appartient pas.
02:49Alors, il y a plusieurs joueurs,
02:50qui ont gagné un grand chelème,
02:51qui ont été numéro 1,
02:52qui ont connu la lumière,
02:53le sommet, les couvertures de magazines,
02:55mais qui n'ont jamais pu installer leur règne.
02:58Parce que derrière leur victoire,
02:59se profilait déjà l'ombre d'une ère qui allait tout avaler.
03:03Celle du Big 3.
03:04Allez, on commence avec Layton Ewitt,
03:06c'est sans doute le symbole le plus cruel de cette transition.
03:09L'Australien incarnait la hargne,
03:11l'énergie,
03:12le joueur qui se bat comme si chaque point était une balle de match.
03:15En 2001,
03:16il devient le plus jeune numéro 1 mondial de l'histoire,
03:19à seulement 20 ans.
03:20Record ensuite battu par Carlos Alcaraz,
03:22devenu numéro 1 à 19 ans et 4 mois.
03:24Dans la foulée,
03:25Ewitt remporte l'US Open en 2001,
03:27puis Wimbledon en 2002 en écrasant Nalbandian en finale.
03:31Sur le papier,
03:31Ewitt,
03:32il avait tout pour régner sur la décennie.
03:34Mais très vite,
03:35Federer est arrivé.
03:36Puis Nadal.
03:37Et Ewitt,
03:37qui semblait être l'héritier naturel de Sampras,
03:40est quasiment devenu un vestige à 25 ans.
03:42Son style basé sur le contre et la défense n'a plus suffi.
03:46Ça n'a plus suffi face à Rafa
03:47qui l'a fracassé 4 fois en grand chlème,
03:49à chaque fois à Roland-Garros.
03:50Son règne s'est donc éteint petit à petit.
03:53Comme si Ewitt avait juste servi de transition
03:55entre l'ère de Sampras Agassi
03:57et celle de Federer et de Nadal.
03:59Beaucoup se souviennent encore de ses regards de feu,
04:01de ses commons.
04:02Mais Ewitt,
04:03c'est aussi une lente disparition
04:05face à une nouvelle ère
04:06qu'il n'avait pas vu venir.
04:07Marat Safin,
04:08lui,
04:08c'était l'exact opposé.
04:10Là où Ewitt était rigide et besogneux,
04:12Safin était flamboyant et imprévisible.
04:15Le Russe,
04:15avec son revers à deux mains
04:17d'une pureté hallucinante,
04:18pouvait détruire absolument n'importe qui.
04:20En 2000,
04:21il l'explose sans prasse
04:23en finale de l'US Open.
04:24Donc,
04:24il se montre comme le fer de lance
04:26de cette nouvelle génération
04:27des années 2000.
04:28Mais dès 2004,
04:29il se voit surpassé par Federer
04:31en finale de l'Open d'Australie.
04:32Mais l'année suivante,
04:33il prend sa revanche sur le Suisse
04:35en demi-finale
04:36dans un match d'anthologie
04:37avant de soulever le titre.
04:38Mais Safin,
04:39c'est aussi des blessures,
04:40des pétages de plomb,
04:41des raquettes brisées,
04:42beaucoup.
04:43Sa carrière,
04:44c'est une montagne russe.
04:45Et quand Nadal et Djokovic
04:46ont imposé leur discipline,
04:48Safin,
04:48c'est devenu un feu d'artifice.
04:50Spectaculaire,
04:51mais bref.
04:51Je pense que ceux qui l'ont vu jouer
04:53n'ont pas oublié sa puissance.
04:54Mais il sera resté qu'une comète
04:56qui n'aura pas réussi
04:57à imposer son règne.
04:58Carlos Moya,
04:59lui,
04:59appartient à l'époque
05:00juste avant.
05:01Vainqueur de Roland-Garros
05:02en 1998,
05:04numéro 1 mondial
05:04en 1999,
05:06lui aurait pu être
05:07le grand seigneur
05:07de la Terre battue.
05:08Mais il a croisé la route
05:09de Gustavo Cuartén,
05:11de Juan Carlos Ferreiro,
05:12puis d'un certain
05:13Rafael Nadal
05:14qui allait tout dévorer
05:15sur son passage.
05:16Donc Moya avait ouvert la voie,
05:17mine de rien,
05:18mais c'est pas lui
05:19qui l'a parcouru le plus longtemps.
05:21Juan Carlos Ferreiro,
05:22justement,
05:23lui aurait dû
05:23incarner ce rôle.
05:24Son jeu était élégant,
05:26complet,
05:26brillant.
05:27En 2003,
05:28il vit son apogée.
05:29Vainqueur de Roland-Garros,
05:31finaliste à l'US Open,
05:32numéro 1 mondial,
05:33mais son corps l'a trahi.
05:35Blessures,
05:36maladies,
05:37fatigue,
05:37et surtout,
05:38le timing,
05:39encore une fois.
05:40Parce qu'en 2004,
05:41Federer s'envole
05:42et commence à tout gagner,
05:43et en 2005,
05:44Nadal arrive
05:45et s'impose
05:45comme le roi de la Terre.
05:47Donc impossible.
05:48Et donc Ferreiro restera
05:49l'éphémère Mosquito
05:50qui n'aura pas eu le temps
05:51de s'installer.
05:52Pour ceux qui l'ont connu,
05:53il reste une image.
05:54Ce joueur intelligent,
05:56mais trop fragile
05:56pour tenir face à l'ouragan
05:58qui allait arriver.
05:59Et puis,
06:00il y a Andy Roddick,
06:01le dernier grand espoir américain.
06:03En 2003,
06:04il soulève l'US Open
06:05et devient numéro 1 mondial
06:06à seulement 21 ans.
06:08Son service est monstrueux,
06:10sa combativité impressionne,
06:11son humour et son charisme
06:13séduisent.
06:13Donc beaucoup voient en lui
06:15le futur patron du circuit.
06:16Mais il y a un problème.
06:18Un problème qui porte un nom,
06:19Roger Federer.
06:20À Wimbledon,
06:21Roddick joue trois finales
06:23dantesques.
06:23En 2004,
06:24en 2005
06:25et surtout en 2009.
06:27Cette dernière reste
06:28l'une des plus cruelles
06:29de l'histoire.
06:305-7,
06:3016-14 dans le dernier set.
06:32Un Roddick héroïque
06:34et pourtant Federer
06:35s'impose à la fin.
06:36Ce jour-là,
06:37Roddick dit en conférence de presse,
06:38je suppose que je devrais
06:40me contenter d'être
06:40le deuxième meilleur joueur du monde
06:42et à plusieurs reprises.
06:43Tout est dit là-dedans.
06:44Donc tous ces joueurs
06:45qu'on vient de citer
06:46ne sont pas des inconnus,
06:47loin de là.
06:48Ils ont écrit leurs lignes,
06:49ils ont touché le Graal
06:50pour certains,
06:51mais ce qu'ils auraient pu devenir,
06:52c'est une autre histoire.
06:53Ils n'ont pas eu le temps
06:54d'installer une dynastie
06:55parce que l'époque
06:56ne leur a laissé aucune place.
06:58Parce que le Big Sui,
06:59en verrouillant tout,
07:00les a condamnés
07:01à rester des champions.
07:02Sans jamais devenir
07:03des mythes,
07:04des légendes.
07:07Eux, ils avaient tout.
07:08Le style,
07:09la puissance,
07:10l'intelligence.
07:11Ils avaient tous les ingrédients
07:12d'une légende,
07:13mais pas le bon timing.
07:14Ces joueurs,
07:15ils n'ont pas manqué
07:15de talent en vérité.
07:17Ils ont juste manqué
07:17d'espace et d'une faille
07:19dans le mur du Big Sui.
07:20Ce chapitre,
07:21c'est celui des espoirs
07:22écrasés par leur époque.
07:24Et David Nalbandian,
07:25c'est peut-être
07:25le plus frustrant.
07:26Une technique fluide,
07:28une intelligence de jeu
07:29très rare.
07:29Il a été capable
07:30de battre Federer,
07:31Nadal et Djokovic
07:32dans le même tournoi,
07:34à Madrid en 2007,
07:35ce que personne d'autre
07:36n'a jamais réussi à faire.
07:37Personne.
07:38Mais Nalbandian,
07:39malheureusement,
07:39il a été trop souvent blessé,
07:41trop irrégulier,
07:42trop dans le doute.
07:43Il a frôlé la gloire
07:44avec une finale
07:45à Wimbledon en 2002,
07:46il a remporté le Masters
07:47en 2005,
07:48mais il a jamais réussi
07:50à soulever un majeur.
07:51Marcos Bagdatis,
07:52est-ce que ça vous parle ?
07:53J'espère,
07:54parce que quel joueur
07:54il a été, lui ?
07:55Bagdatis,
07:56c'est un conte de fées
07:57chypriote
07:57qui s'est transformé
07:58en une tragédie douce.
08:00Il a été finaliste
08:01à l'Open d'Australie 2006
08:02après avoir renversé Nalbandian,
08:04justement,
08:04dans un match d'anthologie.
08:05Mais il avait surtout
08:06un jeu alliant puissance
08:08et toucher.
08:09Il avait une joie de vivre
08:10assez folle sur le cours aussi,
08:11un charisme débordant,
08:13mais en finale,
08:14il tombe sur Federer.
08:15Et évidemment,
08:16c'est pas passé.
08:16Et malheureusement,
08:17plus jamais dans sa carrière,
08:19il retrouvera cette étincelle.
08:20Donc c'est le genre de joueur
08:21qui restera dans les cœurs,
08:22mais pas dans les livres d'histoire.
08:24Nikolai Davidenko.
08:25Lui, c'est l'antistar par excellence.
08:28Petit, discret,
08:29mais d'une régularité robotique.
08:31Il a été numéro 3 mondial,
08:32vainqueur du Masters en 2009.
08:34Et lui, il avait une particularité,
08:36c'est que c'était
08:37la bête noire de Rafael Nadal.
08:39Leur face à face,
08:39c'est terminé sur un 6-5 pour le russe.
08:42Assez fou quand on y pense.
08:43Et Davidenko,
08:44il prenait la balle tellement tôt,
08:45il tapait si fort,
08:47presque à plat,
08:48et il arrivait à casser
08:49le rythme de Rafa
08:49mieux que quiconque.
08:51Mais face au Big Sui réuni,
08:52le triangle était trop solide.
08:54Et donc, à aucun moment,
08:55il a pu aller chercher
08:56le sacre en grand chelot.
08:58Fernando González.
08:59Est-ce que vous vous souvenez de lui aussi ?
09:01J'espère que vous vous souvenez
09:02de son coup de droit au moins.
09:03Les pralines qu'il envoyait sur le cours,
09:05c'était assez énorme.
09:06Lui aussi,
09:06il a atteint la finale de l'Open d'Australie
09:08en 2007.
09:09En quart de finale,
09:10il a détruit Rafael Nadal
09:12à coup de missile,
09:13c'était lunaire.
09:14Mais en finale,
09:15il s'est incliné contre Roger Federer.
09:17Encore lui.
09:18Son coup de droit,
09:18c'est peut-être
09:19l'un des plus puissants de l'histoire.
09:21C'est une arme nucléaire
09:23capable de plier n'importe quel échange.
09:25Mais derrière cette arme fatale,
09:26on avait trop peu de plan B.
09:28Il n'y avait pas d'alternative.
09:29Et pourtant,
09:30malgré le fait
09:31qu'il n'ait pas gagné de grand chelème,
09:32on se souvient quand même de lui.
09:34Pas seulement pour ses coups,
09:35mais aussi pour ses excès.
09:36Comme à Roland-Garros en 2009,
09:38en demi-finale contre Söderling.
09:40Ce match où il efface
09:41une trace de balle avec ses fesses.
09:43Une trace qu'il jugeait faute,
09:44mais que l'arbitre
09:45a donné bonne à Söderling.
09:46Un geste à la fois absurde et culte,
09:48qui symbolise bien ce qu'il était au final.
09:50Un joueur incandescent,
09:52imprévisible,
09:53culotté,
09:53qui pouvait absolument tout tenter sur le cours.
09:56Tomias maintenant.
09:57J'espère que vous vous en rappelez de lui.
09:59L'allemand,
09:59c'était un virtuose.
10:01Un revers à une main
10:02en lévitation.
10:03Un sens du jeu très développé
10:05et une élégance naturelle.
10:07Mais sa carrière,
10:07elle a été brisée
10:08à de nombreuses fois
10:09par des blessures,
10:10qui lui ont barré la route
10:11plusieurs fois au sacre en majeur.
10:13Tomias,
10:14c'est quand même
10:14quatre demi-finales en majeur.
10:16Et le destin
10:16lui a réservé une ironie cruelle.
10:18À Roland-Garros,
10:19en 2009,
10:20il mène 2-7 à 0
10:21contre Federer,
10:22avant de complètement s'écrouler.
10:24Federer remporte ce match,
10:26puis le tournoi,
10:27son seul Roland-Garros en carrière.
10:28Donc Tomias,
10:29c'est ce joueur
10:30qui aurait pu stopper la légende.
10:32C'est une sorte
10:32de presque héros finalement.
10:34Thomas Johnson.
10:35Lui, c'est l'exception.
10:36Il gagne l'Open d'Australie en 2002,
10:38en finale contre Safin.
10:40Mais même cette victoire,
10:41en grand chelème,
10:42elle reste quand même
10:43sacrément oubliée
10:44dans l'histoire.
10:44Mais justement,
10:45parce que le Suédois
10:46n'aura jamais réussi
10:47à s'imposer durablement.
10:49Trop discret,
10:50trop sage,
10:51le Big 3 effacera
10:52le souvenir de sa couronne presque.
10:54James Blake,
10:55lui,
10:55c'était la fougue américaine.
10:56Un jeu explosif,
10:58un style agressif,
10:59mais il arrive trop tard.
11:01Federer et Nadal
11:01verrouillent déjà
11:02l'accès au final en majeur.
11:03Donc Blake,
11:04il a réussi à illuminer
11:05quelques soirs de New York
11:06avec des gros matchs,
11:07mais jamais plus.
11:08Tim Hedman,
11:09lui,
11:09c'était l'enfant de Wimbledon.
11:11Le gentleman anglais
11:12par excellence.
11:13Service volé pur,
11:15demi-finaliste
11:154 fois en 5 éditions
11:17sur le gazon londonien.
11:18Lui,
11:19il est d'abord stoppé
11:19par Sampras 2 fois.
11:21Une fois par Ivan Izevich
11:22en 2001
11:23quand il gagne le tournoi,
11:24et une autre fois
11:25par Ewitt en 2002
11:26quand il gagne le tournoi.
11:27Donc,
11:28Hedman,
11:28lui,
11:29il a atteint son prime
11:30dans quelques années
11:31où d'autres joueurs
11:32ont touché la grâce
11:33le temps d'une édition.
11:34Pas de chance.
11:35Mario Ancic,
11:36c'était la nouvelle vague croate.
11:37Un jeu complet,
11:39un mental solide,
11:40mais pareil,
11:40lui,
11:41sa carrière,
11:41elle dure une décennie,
11:43la décennie des années 2000.
11:44Donc,
11:44c'est foutu.
11:45Lui,
11:45il sait manger les Agassi,
11:47les Ferrero,
11:48puis les Federer et Nadal.
11:50Federer qui l'a battu
11:514 fois en majeur
11:52et à 3 reprises,
11:53on est en quart de finale.
11:54Donc,
11:54c'est terrible.
11:55Et en plus,
11:55lui,
11:55il a été atteint
11:56d'une mononucléose
11:57assez sévère
11:57sur la fin
11:58qui a brisé net
11:59sa carrière.
12:00Gaston Gaudio.
12:01Lui,
12:01il a gagné Roland-Garros
12:02en 2004
12:03dans un scénario
12:04hallucinant,
12:05un match dramatique
12:06face à Guillermo Correa.
12:07Mais au moins,
12:08lui,
12:08il est rentré dans l'histoire.
12:09Il en a gagné un.
12:10Donc,
12:10on se dit qu'il aurait pu
12:11continuer et imposer
12:12une domination sur terre battue,
12:14mais Nadal est arrivé
12:15l'année suivante
12:16et s'est approprié
12:17Roland-Garros.
12:18Donc,
12:18Gaudio,
12:18dans l'histoire,
12:19c'est devenu
12:20une note de bas de page.
12:21C'est le gars
12:22qui a gagné Roland-Garros
12:23juste avant que Rafa
12:24prenne tout.
12:25Sachant que Rafa
12:25était juste blessé
12:26en 2004.
12:27Donc,
12:27si ça se trouve,
12:27il n'aurait rien gagné du tout.
12:29Michael Yuzny.
12:30Lui,
12:30c'est la constance
12:31sans explosion.
12:32C'est quand même
12:32deux demi-finales
12:33à l'US Open.
12:34Faut respecter Michael.
12:35Mais jamais de vrai
12:36percé en carrière
12:37qui va au bout.
12:38Il était complet,
12:39il était fort,
12:40mais ce qu'on retient de lui,
12:41c'est surtout ce moment
12:43hallucinant
12:43à Miami en 2008
12:44où,
12:45fou de rage,
12:46il s'ouvre le front
12:47en se frappant
12:47avec sa raquette.
12:48Un geste extrême,
12:50resté culte carrément,
12:51qui a peut-être même
12:51inspiré à un autre russe
12:53colérique,
12:53un certain Andrei Roublev.
12:55Ivan Lubitsch,
12:56c'est l'histoire
12:57d'un survivant.
12:58Réfugié de guerre,
12:59exilé de Bosnie
13:00à cause du conflit
13:01des Balkans,
13:02il a dû tout quitter
13:03à l'âge de 13 ans.
13:04Sa seule échappatoire,
13:05c'était le tennis.
13:06Il n'avait pas le choix.
13:07Lui-même a dit
13:08« Une seule chance
13:08de sauver ma famille,
13:09devenir joueur pro ».
13:11Et il l'a fait.
13:12Numéro 3 mondial
13:13au sommet de sa carrière,
13:14demi-finaliste
13:15à Roland-Garros,
13:16vainqueur d'Indian Wells
13:17en 2010.
13:18Lubitsch possédait
13:19un service d'acier,
13:20un revers tranchant
13:21et un mental forgé
13:22dans le chaos.
13:23Mais dans l'ombre
13:24de Federer,
13:25de Nada et de Djokovic,
13:26son palmarès restera
13:27très discret
13:28par rapport à tout
13:29ce qu'il aurait pu gagner.
13:30Alors c'est peut-être
13:30pas un mythe en tant que joueur,
13:31mais il deviendra
13:32une pièce maîtresse
13:33de l'histoire comme coach
13:34en accompagnant
13:35Roger Federer
13:36vers sa résurrection de 2017.
13:38Donc tous avaient
13:39le talent d'un champion,
13:41mais pas l'époque
13:42pour devenir une légende.
13:43Si t'es encore là,
13:44c'est que ces histoires
13:45peuvent te parler.
13:46Ces joueurs,
13:46on les a presque oubliées,
13:47mais toi et moi,
13:49qu'ils méritent
13:49qu'on en parle.
13:50Alors pour continuer
13:51à donner vie
13:52à ce genre de récits,
13:53n'hésite surtout pas
13:53à t'abonner
13:54et à activer la petite cloche
13:55pour être au courant
13:56de toutes les nouvelles vidéos
13:57qui sortent.
13:58Ça coûte rien,
13:59mais ça change tout pour nous.
14:00Et si tu veux nous soutenir
14:01plus directement,
14:02on a un Tipeee,
14:03le lien est juste en dessous
14:04en description,
14:05et chaque contribution
14:06nous aide à rester indépendants
14:07et à prendre le temps
14:08de raconter des histoires
14:09que personne d'autre
14:10ne prend le temps de creuser.
14:11Merci beaucoup
14:12à tous ceux
14:12qui font déjà partie
14:13de l'aventure.
14:15C'est peut-être
14:16la partie la plus cruelle
14:19mais la plus violente.
14:20Parce qu'affronter
14:21Federer, Nadal et Djokovic,
14:22c'était pas qu'une histoire
14:23de coups droits
14:24et de revers.
14:24C'était une guerre mentale,
14:26un combat psychologique.
14:28Chaque matin,
14:28tu te réveillais
14:29en sachant que même
14:30à ton meilleur niveau,
14:31bah, ce serait sans doute
14:32pas suffisant.
14:33Andy Roddick l'a résumé un jour
14:35avec un sourire amer.
14:36« Je suis l'un des meilleurs joueurs
14:37de ma génération,
14:38sauf que y'a Roger. »
14:39Tout est dit.
14:40Roddick, il a atteint
14:415 finales de Grand Schlem.
14:42Il en a gagné une.
14:43Les 4 autres étaient
14:44contre Federer.
14:454 défaites.
14:46Dont ce Wimbledon 2009,
14:47perdu 16-14 au 5ème,
14:49qui aurait pu changer sa vie.
14:51Nalbandian aussi,
14:51il a connu cette frustration.
14:53Il avait ce talent unique.
14:54On l'a dit en 2007,
14:55battent Federer, Nadal et Djokovic
14:57dans le même tournoi.
14:58Mais le problème,
14:58c'est qu'avec le Big 3,
14:59rien ne dure.
15:00Tu les bats une semaine
15:01et tu les retrouves la suivante,
15:03il faut tout recommencer.
15:04La répétition incessante
15:06de l'excellente,
15:06c'est ça qui usait.
15:07Pas seulement leur coup,
15:08mais leur constance.
15:10Les 3 revenaient
15:10toujours plus fort.
15:12Et toi, tu t'érodais.
15:13Federer,
15:14c'était la perfection glaciale.
15:16Il te dominait pas forcément physiquement,
15:18mais il te privait d'air et d'espace.
15:20Tu pouvais frapper ton meilleur coup,
15:21bah lui,
15:22il trouvait toujours un meilleur angle.
15:23Et quand tu jouais contre Federer,
15:25honnêtement,
15:25il y a des joueurs
15:25qui se remettaient en question
15:26s'ils étaient vraiment faits pour ça,
15:28pour jouer au tennis.
15:29Nadal, lui,
15:30il incarnait évidemment
15:31l'autorité de la Terre.
15:32Lui, c'était pas seulement un joueur,
15:34c'était une loi.
15:35A Roland-Garros,
15:36il se contentait pas de te battre.
15:37Il t'écrasait,
15:38il effaçait ton identité de joueur.
15:40Et cette intransigeance
15:41détruisait plus de carrières
15:43que n'importe quelle défaite.
15:44Et puis Djokovic,
15:45plus destructeur encore,
15:46je dirais.
15:47Parce que lui,
15:48il verrouillait
15:48là où les autres laissaient une chance.
15:50Federer,
15:51il pouvait trembler de temps à autre.
15:53Nadal,
15:53il pouvait plier
15:54hors de sa terre battue.
15:55Djokovic, lui,
15:56il souriait quand tout se jouait.
15:58Il a privé de son gars
15:59d'un sacre en Australie.
16:00Il a renversé Nadal
16:01à Melbourne en 2012
16:03dans la finale de Grand-Chelème
16:04la plus longue de tous les temps.
16:05Il a éteint des Ferrer,
16:07des Nalbandian,
16:07des Davidenko,
16:08dans des demi-finales
16:09que tous espéraient enfin passer.
16:11Donc lui,
16:12son règne,
16:12c'était celui du clutch.
16:14Là où les autres tremblaient,
16:15lui,
16:16il s'ancrait.
16:16Et le drame dans tout ça,
16:17c'était pas seulement de perdre,
16:19mais c'était de savoir
16:20que t'allais perdre.
16:21Pas par fatalisme,
16:22mais par lucidité.
16:23Tu pouvais être au sommet de ta forme,
16:25sentir le public derrière toi,
16:27avoir ton jour à toi,
16:28mais de l'autre côté du filet,
16:30il y avait un gars juste plus fort que toi
16:32dans tous les compartiments du jeu.
16:33Federer,
16:34Nadal et Djokovic,
16:35et l'histoire était déjà écrite.
16:37Donc le Big 3
16:37n'a pas seulement gagné des titres,
16:39ils ont volé de l'espace mental.
16:41Ils ont rendu la lumière inaccessible.
16:44Et des générations entières
16:45ont passé leur carrière
16:46à chercher une fissure,
16:47une ouverture,
16:48un instant.
16:49Mais pendant qu'ils s'usaient à tenter,
16:51le Big 3 accumulait les grands chelets.
16:53C'était un rouleau compresseur,
16:55une anomalie historique,
16:56avec trois destins
16:57qui auraient pu chacun régner 15 ans,
16:59mais qui ont décidé
17:00de les régner ensemble.
17:02Résultat,
17:02il n'y avait plus de place.
17:03Et des joueurs brillants,
17:05magnifiques,
17:05parfois même héroïques,
17:06se sont retrouvés piégés
17:08dans une époque sans issue.
17:11C'est peut-être la question
17:12la plus cruelle
17:13pour un sportif de haut niveau.
17:14Parce qu'une légende,
17:15par définition,
17:16ça gagne.
17:17Une légende,
17:18ça soulève des trophées.
17:19Une légende,
17:20elle bâtit un palmarès.
17:21Mais alors,
17:22et si on s'était trompé là-dessus ?
17:24Parce que les joueurs
17:24dont on parle depuis le début,
17:26ils n'ont pas tous gagné
17:27des grands chelèmes.
17:27Certains n'ont même pas joué de finale.
17:29Pourtant,
17:30leur nom éveille quelque chose.
17:31Une émotion,
17:32un souvenir,
17:33une époque.
17:34Parce qu'ils ont offert du tennis.
17:35Du vrai,
17:36du beau,
17:37du tragique aussi.
17:38David Nalbandian
17:39qui fracasse les trois
17:40coup sur coup
17:40dans un même tournoi,
17:41mais qui ne gagne pas
17:42de grands chelèmes au final.
17:43Marcos Bagdatis
17:44qui fait un parcours mythique
17:46à l'Open d'Australie en 2006,
17:47mais qui ne va chercher
17:48aucun grand chelème.
17:49Pourtant,
17:50son charisme,
17:50son sourire,
17:51sa manière de haranguer le public
17:52ont transformé Melbourne
17:54en volcan
17:54le temps d'une édition.
17:56Et même en perdant
17:57contre Federer,
17:57il est entré dans les cœurs
17:59d'une manière ou d'une autre.
18:00James Blake,
18:00en 2005,
18:01face à Agassi
18:02à l'US Open.
18:03Pas de titre,
18:04pas même de finale,
18:05mais un match qui reste
18:06parmi les plus beaux
18:07de l'histoire du tournoi.
18:08Pareil pour Fernando González,
18:09même s'il n'y a pas de majeur,
18:11c'est un coup droit
18:11qui résonne encore.
18:12Et que dire de David Hinko ?
18:14Pas de majeur,
18:14pas de charisme vendeur,
18:16mais un maître absolu
18:17du fond de cours,
18:18capable de battre Nadal
18:19six fois.
18:20Et une régularité
18:21qui forçait le respect.
18:22Donc tous ces exemples-là
18:23le montrent.
18:23Le Palmarès ne dit pas tout,
18:25parce qu'il y a autre chose,
18:26de plus insaisissable,
18:27mais peut-être
18:28de plus important.
18:29L'impact,
18:30le souvenir,
18:31le récit.
18:32Et c'est pas propre au tennis,
18:33dans tous les sports,
18:34il y a des générations sacrifiées.
18:36Charles Barclay,
18:37John Stockton,
18:39les deux broyés
18:40par Michael Jordan
18:40en NBA.
18:41Les pilotes de Formule 1
18:42coincés derrière
18:43Schumacher et Hamilton.
18:45Donc tous ont échoué
18:46à soulever le Graal,
18:47parce que finalement,
18:48il y a deux manières
18:48d'entrer dans la mémoire collective.
18:50Par la victoire,
18:51ou par ce que tu fais ressentir.
18:52Par ce que tu représentes.
18:54Par la manière dont tu perds.
18:56Parfois plus,
18:57même que la manière
18:58dont tu gagnes.
18:58C'est peut-être ça aussi
18:59la vraie définition d'une légende.
19:01En tout cas,
19:01un pan de la définition
19:03d'une légende.
19:03C'est pas celui
19:04qui empile les trophées.
19:05C'est aussi celui
19:06dont on parle 15,
19:0720,
19:0830 ans plus tard.
19:09Celui qu'on n'a jamais oublié, quoi.
19:11Donc oui,
19:11ces joueurs ont perdu,
19:12mais sans eux,
19:14Federer,
19:14Nadal et Djokovic
19:16n'auraient jamais semblé
19:17si grands.
19:17Parce que,
19:18que serait une légende
19:19sans adversaire à la hauteur
19:20pour lui donner sa dimension ?
19:22C'est ça aussi
19:22qu'il faut se dire.
19:23Donc ces joueurs,
19:24à leur manière,
19:25ont écrit une autre forme de gloire.
19:26Pas celle des palmarès,
19:28mais celle des souvenirs
19:29et des frissons.
19:31Ceux dont on a parlé aujourd'hui
19:33n'étaient pas des seconds couteaux.
19:34Pas vraiment.
19:35Ils avaient le talent,
19:36la puissance,
19:37l'intelligence de jeu.
19:38Certains ont même goûté
19:39au Graal.
19:40Mais tous ont le point commun
19:42d'avoir été victimes
19:43de leur époque.
19:43Ils sont arrivés
19:44trop tôt
19:45ou trop tard.
19:46Et ce que l'histoire
19:46leur a refusé,
19:47c'est pas le mérite.
19:48C'est l'opportunité.
19:50Ils ont pourtant contribué
19:52à rendre le tennis
19:53spectaculaire.
19:54Ils ont offert
19:54des matchs inoubliables,
19:56des parcours incroyables,
19:57des oppositions de style
19:59fascinantes.
20:00Et ils ont incarné
20:00quelque chose
20:01de très précieux,
20:02l'espoir.
20:03L'espoir qu'un jour,
20:04peut-être,
20:05la faille apparaîtrait
20:06dans l'armure du Bixu.
20:07Mais cette faille,
20:08elle est quasiment
20:08jamais venue.
20:09Et ce constat,
20:10il s'arrête pas
20:11aux années 2000.
20:12Demandez à tous ceux
20:13qui sont venus après.
20:14Tsonga,
20:15Ferrer,
20:15Berdic,
20:16Nishikori,
20:17Dimitrov,
20:18Raonic,
20:19puis même Tsitsipas
20:20et Zverev,
20:20ça peut continuer.
20:21Tous avaient le profil
20:22pour bousculer l'ordre établi
20:24et gagner des grands chlèmes.
20:25Tous.
20:25Mais toujours la même fin.
20:27Alors on pense
20:27aux rares qui ont réussi
20:29et qui sont l'exception
20:30qui confirment la règle.
20:31Marine Silic,
20:32Stan Wawrinka,
20:33Daniel Medvedev.
20:34Eux ont su saisir
20:35leur chance.
20:36Ils ont eu ce petit moment de grâce,
20:38ce tournoi où tout s'aligne.
20:39Et ils sont allés chercher
20:40leur part d'histoire.
20:41Quant à Andy Murray,
20:43il aurait pu être
20:44l'un des plus grands.
20:45Et honnêtement,
20:45il l'est.
20:46Il l'est dans la liste
20:47des tout meilleurs.
20:48Il a suffisamment gagné
20:49pour intégrer ce club fermé
20:51qu'on appelle Big Four.
20:52Big Four qui représente
20:53l'hégémonie de 4 joueurs
20:54qui allaient tout le temps au bout.
20:56Mais si on est honnête,
20:57lui aussi a quelque part
20:58subi la loi de Federer,
21:00de Nadal et de Djokovic.
21:01Alors non,
21:02le talent ne suffit pas.
21:03On voit clairement
21:03qu'il faut l'époque,
21:05il faut le bon moment,
21:06il faut cet alignement rare
21:07et presque injuste parfois,
21:09il faut le dire.
21:09Mais au final,
21:10c'est ce qui rend
21:11ces destins si bouleversants.
21:13Ils n'ont pas écrit
21:14l'histoire du tennis
21:14avec des titres,
21:16mais ils en ont façonné
21:17quelques chapitres.
21:18Tout ça dans la lutte,
21:19dans le silence.
21:20Parce qu'une légende
21:21n'existe jamais seule.
21:22Elle a besoin d'adversaires,
21:24elle a besoin de challengers.
21:25La grandeur du Big Three
21:26n'aurait pas eu le même éclat
21:28sans tous les joueurs
21:28qu'on vient de citer.
21:29Et vous alors,
21:30dites-nous,
21:31quel est le joueur
21:31que vous n'avez jamais oublié là-dedans ?
21:33Celui qui aurait mérité
21:34un, deux ou trois grands chelems ?
21:37Il y en a qu'on n'a pas évoqué,
21:38un Guillermo Correa par exemple,
21:40l'un des plus brillants
21:41terriens de sa génération.
21:42Un joueur qui aurait dû
21:43gagner Roland-Garros
21:44tous les jours.
21:45Et bah si son nom
21:46t'évoque quelque chose,
21:46on a raconté son histoire
21:48dans une vidéo qui lui est dédiée.
21:49Ça se passe juste ici.
21:51Ciao !