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  • il y a 1 jour
Retrouvez le replay de l'après course du relais dames de Kontiolahti de la 7e manche de la Coupe du monde de biathlon du 08/03/2026.

Catégorie

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Sport
Transcription
00:01Générique
00:08Formidable l'équipe de Suède qui a maîtrisé avec perfection ce relais féminin pour s'adjuger à la victoire.
00:15Devant l'équipe de France, on reviendra sur le tir énorme d'Anna Heuberg, le tir stratosphérique de Julia Simon.
00:23Également sur son tir debout pour aller offrir à l'équipe de France une deuxième place synonyme de Globe, de
00:29la spécialité.
00:30Vous le savez, c'était le dernier relais féminin de la saison.
00:33La Mass Start Home nous attend dans les minutes qui viennent également pour profiter de ce beau dimanche de biathlon.
00:38Le podium va se mettre en place.
00:39L'équipe de France, deuxième, juste derrière la Suède et devant la Norvège.
00:44Alexis, Anaïs, Tanguy en place.
00:46Toutes les réactions dans un instant au micro de Charles-Antoine avant que le podium ne se mette en place.
00:50Anaïs, le paradoxe, c'est qu'il y a peu de suspense, mais un relais quand même d'un très
00:55très haut niveau.
00:56Oui, c'était un beau relais.
00:58Toutes les favorites qu'on attendait ont répondu présentes.
01:01La Suède qui nous faisait peur, elle ne nous a pas fait mentir.
01:05C'était un relais de très bonne qualité avec des très beaux tirs.
01:08J'ai apprécié les prestations au tir.
01:10Alors celui d'Anna Heuberg ou celui de Julia Simon, lequel vous mettez en 1 ?
01:13Franchement, celui d'Anna Heuberg était impressionnant.
01:15Le 10 sur 10, c'était des très belles balles debout, franchement.
01:18C'était presque un tir couché.
01:20C'était très beau.
01:21Julia a joué.
01:22En fait, elle était dans la position de chasseuse.
01:24Elle a joué.
01:25Elle a perdu sur cette dernière balle.
01:27On ne lui en veut pas parce que ça restait un très beau tir.
01:29Mais oui, les prestations au tir des biathlètes ont été quand même très très belles.
01:34On va les revoir évidemment et les commenter dans le détail avec vous, avec Alexis.
01:38Les filles qui sont en train de débriefer.
01:40Tiens, Charles-Antoine, l'atmosphère a compté sur l'artier avec ce beau soleil.
01:44On attend la mise en place du podium.
01:46Mais il y a de l'allégresse chez l'équipe de France qui remporte donc le globe de la spécialité.
01:53Oui, les filles sont satisfaites.
01:55C'est un globe de plus au compteur.
01:57Après celui de Julia et de Loujean Monod.
02:00Les filles qui prennent du temps pour débriefer leurs courses.
02:02On sent que c'est aussi l'atmosphère fin de saison.
02:04Il ne faut pas l'oublier que ça fait déjà un moment qu'elles sont sur le pont.
02:08Il y a eu ces JO très fatigants.
02:10Et là, on reprend la Coupe du Monde.
02:12Et souvent, le mois de mars, il y a quand même ce parfum un petit peu de fin de Coupe
02:15du Monde.
02:16Et là, en plus, avec le soleil depuis trois jours qui tape sur Contre l'artier,
02:19ça rajoute un petit peu plus d'allégresse, comme vous dites.
02:22Et puis aussi, c'est agréable.
02:24Elles sont contentes de courir dans ces conditions, c'est sûr.
02:26Elles nous l'ont dit, les filles.
02:26Mais il faut se remettre au travail.
02:28Et aujourd'hui, il y a certes de la satisfaction d'avoir ce petit globe.
02:32Mais elles auraient aimé quand même le gagner.
02:34Le relais remporté par la Suède devant l'équipe de France et la Norvège.
02:37Océane Michelon qui s'est présenté à votre micro il y a quelques instants.
02:40Écoutons-la avant que la cérémonie ne débute.
02:44Océane, il y a un moment bascule dans cette course.
02:46C'est ce premier tir couché face à Anna Heuberg qui tire vite.
02:50Et bien, racontez-nous de l'intérieur ce qui s'est passé sur le pas de tir.
02:53Ouais, elle tire vite et bien.
02:55Et je ne l'ai pas tiré vite et je ne l'ai pas tiré bien.
03:00En gros, ça donne ça.
03:01Et non, non, c'était électrique.
03:06Mais je me suis peut-être un peu fait surprendre.
03:09Au début, je ne savais pas si je voulais m'installer à la 1 ou pas ou me faire laisser
03:12dans le truc.
03:13Ça s'est fait comme ça.
03:15Et bon, après, j'en sors deux.
03:17Je me suis surtout dit, là, tu n'as plus le choix.
03:20Là, maintenant, tu votes les fesses, tu mets les deux pioches le plus vite possible.
03:24C'est dommage parce qu'après, on fait un quasi-jeu égal.
03:27Le debout, elle retire vite.
03:30Je veux dire, on passe assez vite aussi.
03:33Ce n'est pas ça qui fait l'écart.
03:35Si on était ressortis ensemble du couché, ça aurait pu être un beau finish, surtout, vu ce que fait Julia
03:39à la fin.
03:40Et non, je suis un petit peu déçue de ça, mais c'est comme ça.
03:45Mais ça fait partie aussi de l'apprentissage.
03:47Vous vivez une année extraordinaire.
03:48Il y a eu ce titre olympique en individuel sur la Mastart.
03:52Et surtout en relais, c'est un petit globe de plus aujourd'hui au compteur.
03:56Oui, c'est ça.
03:56C'était l'objectif du jour.
03:58On regardait avec Lou pendant le relais de Julien.
04:01On se disait, bon, on en est où ?
04:02Parce que du coup, il va falloir faire quoi pour l'avoir ?
04:04Et elle disait, bon, là, on n'a plus le choix, quoi.
04:08Il faut maintenir ça.
04:08Et du coup, on a un peu serré les fesses.
04:12Mais après, c'est Julia pour finir le travail.
04:14C'est jamais la mauvaise personne.
04:17Donc, on avait confiance.
04:18Mais non, non, c'est principalement mon premier coucher.
04:20Enfin, mon premier tir où je suis déçue parce que c'est ça qui fait la bascule.
04:23C'est dommage.
04:25Mais bon, on s'est battu jusqu'au bout.
04:27En tout cas, moi, j'ai essayé de me battre jusqu'au bout une fois que je m'étais un
04:29peu mis dans la cacahuète, là.
04:31Et non, au final, on fait quand même une belle deuxième place.
04:35On est allé la chercher.
04:37Et ça fait un beau truc collectif au final.
04:39C'est cool.
04:39Bravo, Océane.
04:40Merci.
04:41C'est simple, le biathlon.
04:43Il y en a une qui tire vite et bien.
04:44L'autre qui tire pas vite et pas bien.
04:46Résumé comme ça, c'est facile à comprendre.
04:48On va revoir le tir tout à l'heure.
04:49Dana Hoberg face à Océane Michelon.
04:51Et ce tir façon luculique de Julia Simon, stratosphérique sur le debout.
04:56Malgré la balle de pioche, on surveille ce qui se passe à Conte-sur-Lartier.
04:59La cérémonie ne va pas tarder à débuter.
05:00Alors, on en profite pour vous faire gagner la somme de 1 000 euros, vous le savez, cette semaine.
05:04Voici la question du jour.
05:06Si vous êtes prêt à la maison, quel pays est champion olympique de rugby à 7 masculins avec Antoine Dupont
05:12?
05:121, la France.
05:142, la Suisse.
05:15Vous envoyez 1 ou 2 au 7 10 21.
05:181 ou 2 au 7 10 21.
05:19Bonne chance à vous pour le tirage au sort de main pour remporter ces 1 000 euros.
05:22Vous avez un doute, Anaïs ?
05:24Non, aucun.
05:25Très bien.
05:26Le tirage au sort de main, bonne chance à vous pour gagner ces 1 000 euros.
05:29Le podium qui se met en place, Alexis, Tanguy, Anaïs.
05:33On va en profiter et on débriefera ces tirs absolument somptueux aujourd'hui
05:37qui ont fait basculer le relais à la fois pour Anna Heuberg et puis pour Julia Simon
05:41pour conforter la deuxième place.
05:43Et ensuite, on accueillera les garçons pour la Master Home.
06:13Applaudissements.
06:27La Suède, la Française et la Norvège, aujourd'hui, sur le podium, domination sans partage presque pour ces trois nations,
06:36même si on a vu la Finlande avec Souvi Minkinen s'inviter cette saison parfois dans les débats.
06:45Si on voit que la République tchèque se rapproche avec Vobornikova, par exemple, si l'Italie n'était pas loin
06:55en début de saison,
06:57et bien finalement, à la fin, on retrouve donc la Norvège, aujourd'hui en troisième position,
07:04avec la très belle performance d'Ingrid Tandrewold.
07:08C'est le sourire du jour pour cette équipe de Norvège, ça fait du bien de revoir Ingrid Tandrewold à
07:14ce niveau-là.
07:20Parce qu'elle est tellement sympa, Ingrid Tandrewold.
07:22Elle est tellement sympa et elle a tellement de talent, elle qui porte depuis plusieurs saisons,
07:28maintenant le poids du biathlon féminin norvégien après la retraite de Martelsbourg-Reuselande et de Thierry Lekhoff.
07:35Elle qui est passée si près du gros globe de Cristal, battue par Vitozzi en toute fin d'hiver,
07:44et qui depuis vraiment a du mal à retrouver son niveau.
07:48Et pour l'accompagner sur le podium, évidemment, on pense à Marine Tirkhaïde, qui fait une semaine difficile,
07:54mais qui est championne olympique du sprint, Marine Tirkhaïde,
07:57qui avait été annoncée en début de saison justement par Ingrid Tandrewold,
08:01c'était rappelé sur les courses de pré-saison, comme la future star du biathlon norvégien et mondial.
08:07Mais pour l'instant, la star du biathlon mondial, elle est française.
08:11Et elle s'appelle comment ? On ne sait pas.
08:13Est-ce que c'est Océane Michelon, championne olympique de la Mastarte ?
08:16Est-ce que c'est Julia Simon qui a remporté la course hier, championne olympique de l'individuel ?
08:22Ou est-ce que c'est Lou Jean Monod, en tête du classement général de la Coupe du Monde,
08:28ressorti des Jeux olympiques avec quatre médailles ?
08:29On a le choix, Messaoud, avec cette équipe de France.
08:31On pense évidemment à Justine Bresas-Bouchet, qui est à la maison,
08:35qui est aujourd'hui en train de regarder ses copines,
08:39mais qui elle aussi a été championne olympique, qui a un palmarès de dingue.
08:43Et on vit les plus belles heures du biathlon féminin français.
08:49Et on entendra Lou Jean Monod au micro de Charles-Antoine.
08:51Hier, elle ne s'était pas présentée après une Mastarte compliquée.
08:54On fera un point sur sa semaine.
08:56Restez bien avec nous, Lou, pour ses premiers mots depuis hier.
09:06Elles sont bien quatre. On n'en voit que deux ou trois sur quatre.
09:09Mais tout le monde est bien là sur le podium pour accueillir la Suède.
09:14Suède magistrale aujourd'hui avec quatre filles rapides.
09:18Ça a bien tiré sur le pas de tir.
09:22Très peu de balles de pioche aujourd'hui.
09:25Trois pour la France à l'arrivée.
09:28Quatre pour la Suède.
09:29La Suède et la Suède qui montent sur son 30e podium cet hiver.
09:33Dix victoires pour cette équipe de Suède au global.
09:36On pense évidemment aux bons résultats aussi de Samuelsson,
09:40de Ponce Ilioma sur les Jeux Olympiques.
09:43C'est le rubiscube pour le podium.
09:46Pour réussir à poser tout le monde.
09:49Il faut parler de logistique dans l'avant-course.
09:51La taille des podiums pour les relais, c'est compliqué de mettre tout le monde.
09:55Et en plus, on a toujours le chic analyse de vous offrir des cadeaux pas encombrants du tout.
09:59Sur les podiums, les cérébronies.
10:00Vous savez ce qu'il y a là-dedans ?
10:02Non.
10:02C'est une petite boîte en bois qui est très très sympa que j'ai encore d'ailleurs.
10:06Ça ressemble un petit peu à du boulot.
10:10Et dedans, il y a des ustensiles de cuisine faits en os de...
10:15Ah oui, c'est vrai.
10:16C'est long qui doit être par là-haut.
10:18Voilà, c'est très sympa.
10:19C'est des trucs pour le coup qui sont utiles parce que j'ai encore.
10:22C'est pas dans la malle à souvenir.
10:24C'est pas dans la malle à souvenir.
10:25C'est dans la malle à pique-nique.
10:38C'est bon, tout le monde est rentré quand même sur le podium pour la photo finale.
11:00Bien applaudi par le public finlandais.
11:04L'équipe de Finlande qui a terminé neuvième aujourd'hui.
11:07Et l'Allemagne termine combien ?
11:08Et l'Allemagne termine 16ème sur 17 nations à l'arrivée.
11:12Il y a deux nations qui se sont fait la paix.
11:14Mais pour celles qui ont passé la ligne, il n'y a que la Bulgarie qui est derrière l'Allemagne.
11:17L'Allemagne termine à 6 minutes 35.
11:20Il faut enlever 2 minutes, donc 4 minutes 35.
11:22De toute façon, c'était très très loin.
11:24Le petit cauchemar finlandais pour eux.
11:26Le cauchemar pour l'Allemagne.
11:27C'est vrai que vous avez bien fait, Tanguy, de donner le résultat.
11:29Parce que c'est quand même une sensation de l'Allemagne qui termine aussi loin.
11:31La Suède qui s'impose devant la France et la Norvège.
11:34On attend les garçons pour les réglages avant la Mastart Homme.
11:38Lou Jean Monod au micro de Charles-Antoine.
11:40On en saura plus sur ses sensations pour cette semaine finlandaise.
11:44Et on accueillera également Julia et Camille.
11:47Peut-être qu'on n'a pas entendu encore sur ce débrief.
11:50On guette les réactions au micro de Charles-Antoine.
11:52Une question sur l'équipe Connect.
11:53Pour commencer ce débrief, la différence entre la Suède et la France, selon vous ?
11:59Qu'est-ce qui a fait la différence en faveur des Suédoises ?
12:03Est-ce que c'est le tir d'Anna Heuberg spontanément ?
12:08Le ski aussi beaucoup.
12:10Il y a un gros écart entre les temps de ski des deux équipes.
12:13Et bien sûr, ce tir magistral d'Anna qui fait la différence, qui est l'élément déclencheur.
12:17Mais après, c'est vraiment aussi par rapport au ski où elles étaient plus rapides les Suédoises.
12:21Si on compare ces deux temps, effectivement, pour faire une course,
12:25on accumule le temps passé sur la piste et le temps passé sur le pas de tir.
12:28Sur le pas de tir, temps de range.
12:30La France est en tête avec 36 secondes d'avance sur la Suède.
12:34Par contre, quand on compare le temps passé sur la piste,
12:37la Suède a été 1 minute 15 plus vite que la France.
12:40Et quand on accumule ces deux temps, on a ce retard de 40 secondes à l'arrivée pour l'équipe
12:44de France.
12:44Et le temps d'expliquer ça, Anna Heuberg, elle a déjà terminé son tir couché.
12:48C'est vous dire à quel point c'était rapide.
12:50On va le revoir.
12:50J'espère qu'on va le revoir.
12:51Oui, on va prendre le temps.
12:52Il est vraiment enregistré et a diffusé pour le coup dans les écoles de biathlon.
12:56Alors, ce qu'on va faire, Alexis, on va se recaler au début.
12:59Et vous allez nous expliquer pourquoi c'est un tir à montrer dans les écoles de biathlon.
13:03Est-ce qu'on peut se recaler en régie ?
13:05Nous y voici.
13:06Allez-y, Alexis.
13:08Ce tir, déjà, en introduction, il me fait penser au tir d'Eric, je ne sais plus sur quel relais,
13:13à Roupolding ou je ne sais où.
13:15Quand il vient sur un tir debout à la fin de la course, il vient laisser les autres sur place.
13:19En fait, c'est un tir qui est préparé à l'avance.
13:22C'est-à-dire que ce n'est pas tout d'un coup, elle se réveille sur le tapis.
13:25Tiens, je fais ça et ça se fait tout seul.
13:26C'est vraiment quelque chose qu'elle va provoquer.
13:28Je pense qu'elle est en sous-régime avant d'arriver.
13:32Elle a peu skié sur ce plat.
13:34Elle est bien à l'abri.
13:35Donc finalement, elle a déjà beaucoup récupéré au niveau de son rythme cardiaque.
13:38Et on voit que dès le moment où elle met son genou sur le tapis,
13:43Anna vient tout de suite mettre un rythme de dingue pour s'installer et tirer le plus vite possible.
13:48Elle avait vraiment préparé son coup avec quelque chose où elle a anticipé ce qui allait se passer.
13:52Ce qu'on va faire, c'est qu'on va remonter peut-être, si on peut en régie, un tout
13:57petit peu plus
13:57et voir l'installation complète des billets athlètes.
14:00Et on va guetter Anna Heuberg et voir comment elle s'installe avec vous, Alexis et Anaïs.
14:06Parce qu'effectivement, parfois, ça se joue quelques mètres avant.
14:10Sur ce pas de tir de Contiolarti, Anaïs, on commence à préparer son installation et son tir combien de temps
14:15avant.
14:15Et on va pouvoir lancer des images avec cette installation.
14:18Mais pour le coup, assez longtemps avant, parce qu'il y a une longue partie de ski.
14:22Et là, on voit que, en plus, ce qui est intéressant, c'est qu'Océane nous le dit en interview,
14:26en disant qu'elle arrive au pas de tir, elle ne sait pas trop si elle va se mettre cible
14:281, cible 2.
14:29Je pense qu'Anna, elle n'y a même pas pensé.
14:31Anna, elle était déterminée à faire son tir.
14:34En fait, elle s'installe super vite.
14:36Sa première balle part très, très vite.
14:37Elle tire deux balles alors que les autres tirent seulement leur première.
14:42Quand on va revoir la partie de ski avant, en fait, tous les signes le montrent qu'elle est déjà
14:46prête à ça.
14:47Là, elle est décalée du bon côté pour pouvoir ne pas subir le freinage.
14:52Parce qu'on est toujours obligé de freiner, de faire un chasse-neige avant d'entrer sur le tapis
14:55pour ne pas s'éclater les genoux et se faire mal.
14:58Donc, elle est déjà préparée à ce niveau-là.
14:59Elle s'est décalée du bon côté par rapport à Océane pour ne pas dépendre du rythme d'Océane.
15:04Et ensuite, on voit aussi qu'au niveau de son corps, vous allez voir, quand elle arrive, regardez.
15:08On le met au ralenti, Alexis, comme ça vous avez le temps de nous expliquer.
15:10Donc là, elle vient tout de suite gérer ses éléments dans le dos.
15:13On fait deux, trois manipulations qu'on peut faire, qu'on a le droit de faire quand on est encore
15:16en ski.
15:16Elle passe la main, mais comme finalement Océane.
15:18Mais on voit qu'elle est déjà beaucoup plus prête.
15:19Elle est déjà penchée vers l'avant.
15:21Océane, elle a déjà encore la main.
15:22C'est ça.
15:23Rien qu'au niveau des genoux, elle a déjà gagné deux, trois secondes par rapport à Océane.
15:27Et en fait, sur toutes les étapes, ça se passe comme ça.
15:29Elle a pris du temps à l'avance.
15:31Elle a vraiment préparé son coup en se disant, je vais leur faire un coucher qu'elles n'ont jamais
15:35vu de leur vie
15:35ou je vais les laisser sur place.
15:37Donc après, il y a quand même la réussite qui va avec.
15:39Il faut réussir à mettre les cinq balles du premier coup.
15:40Mais quand même, moi, ce qui m'interpelle là, c'est l'intention.
15:45C'est vraiment, on sent que ce n'est pas de l'opportunisme de dire, tiens, ça se passe comme
15:49ça, j'en profite.
15:50C'est vraiment quelque chose qu'elle a provoqué, qu'elle a déclenché elle-même.
15:53Et on le retrouvera peut-être.
15:54Ça ressemble au tir qu'avait fait Eric sur un relais à Roopolding ou je ne sais où,
15:59où il avait fait pareil.
16:00Il avait laissé sur place les billets athlètes avec qui il était à ce moment-là
16:03parce qu'il avait super bien préparé son coup.
16:05Donc voilà, de temps en temps, ça peut marcher.
16:06Le petit défi pour la cellule billet, s'il arrive à retrouver l'image en question.
16:10Alors le paradoxe, Anaïs, c'est que là, sur ces images-là,
16:14on a l'impression qu'elles sont dans le même tempo au final lorsqu'elles vont commencer à tirer.
16:19Elle a un petit peu d'avance au début, Anna, dans son installation.
16:22Mais par la suite, on a l'impression qu'elles sont en kiff-kiff.
16:25Oui, mais en fait, Anna a déjà tiré deux balles alors que Sen tire sa première balle.
16:28Donc elle a déjà presque trois secondes d'avance sur le tir.
16:32Et comme Alexis le dit très bien, c'est une question d'intention.
16:35Je pense qu'Anna, depuis le début du tour, elle sait et elle a très, très envie d'arriver au
16:39pas de tir.
16:40Quand des fois, on peut être sur...
16:41Alors là, il y a le pas de tir, ça va arriver, il faut que je me concentre.
16:44Elle, non. Depuis le bas de la bosse, je pense qu'elle est déjà en train de se dire
16:47« Allez, il faut que ça arrive parce que j'ai très envie de faire ce tir. »
16:51Et après, comme le dit Alexis aussi, il faut de la qualité parce qu'un tir comme ça
16:55et on en met deux à côté, finalement, ça ne sert à rien.
16:57Et c'est là où, du coup, je nuance.
16:59Il faut montrer dans les écoles de biathlon, oui, certes, l'installation.
17:03Par contre, c'est réservé à l'élite.
17:06Un jeune de 15 ans, de 16 ans, il n'est pas capable de faire ça.
17:10Et c'est normal parce que techniquement, ça demande beaucoup trop de qualité
17:12et beaucoup trop de travail.
17:14Donc, oui, à montrer dans les écoles pour l'installation.
17:16Par contre, s'il vous plaît, les jeunes, entre chaque balle, on respire et on prend le temps.
17:20Oui, c'est évidemment pas sur la vitesse qu'il faut aller.
17:22C'est plus... Moi, vraiment, ce que je dis qu'il faut montrer, c'est l'intention.
17:24C'est vraiment ce truc de dire, en fait, aux jeunes que sur un pas de tir,
17:28on peut aussi décider ce qui va se passer.
17:30Et qu'on n'est pas toujours obligé de le subir, qu'on n'est pas toujours obligé d'y
17:32aller à reculons.
17:33C'est hyper intéressant d'y aller avec une volonté.
17:35C'est passionnant, le tir en biathlon.
17:38Et voici des scènes de vie avec Charles-Antoine, Julia qui est là,
17:41Jean-Paul Giacchino, Patrick Favre.
17:43C'était le tout dernier relais de Jean-Paul Giacchino à la tête du tir de l'équipe de France.
17:50Jean-Paul, un tout dernier relais, un réussi oui et non.
17:54Il y a cette deuxième place, mais il y a surtout ce petit globe.
17:56Donc ça, c'est une belle réussite.
17:57Rapprochez-vous du micro, sinon on ne va pas vous voir.
17:59Mais surtout, parlez-nous du tir supersonique.
18:01On parlait du magnifique tir couché d'Anne Heuberg.
18:04Il y a eu aussi un très beau tir.
18:0522,5 secondes, Julia Simon sur ce debout avec une balle de pioche.
18:09Oui, non, mais elle a bien fait d'y aller comme ça.
18:10De toute façon, il fallait jouer, il fallait essayer.
18:13Et puis voilà, donc c'était le jeu.
18:15C'était très bien.
18:17C'était ce qu'il fallait faire à ce moment-là, Julia.
18:19On imagine qu'il fallait tout tenter.
18:20All in, comme on dit.
18:22Oui, il fallait tout tenter.
18:22De toute façon, quand je rentre sur le pas de tir, que j'entends déjà qu'elle met ses balles,
18:26je me suis dit, allez, laisse-moi une toute petite ouverture au cas où, juste pour jouer.
18:31Mais oui, il fallait tout tenter.
18:32Je repense à mes premiers débuts en Coupe du Monde où je me faisais un peu gronder.
18:36Est-ce que je tirais vite ?
18:37Et je me dis, c'est bon, j'ai l'approbation maintenant.
18:39Je peux y aller et je ne me fais pas tirer les oreilles.
18:41Donc ça, c'est cool.
18:42Il n'y a aucune raison de gronder Julia Simon et les filles.
18:46C'est encore une très belle journée avec ce petit globe qui vient compléter cette collection
18:50qui s'annonce magnifique, Polo.
18:52Oui, oui, l'objectif, c'était le petit globe.
18:56Donc l'objectif, il est réalisé.
18:57Donc on est content.
18:58Et puis les Suédoises étaient un peu plus fortes physiquement.
19:04Les Suédoises, deux pioches.
19:05Nous, quatre pioches.
19:06C'était un bon relais.
19:07C'était du bon travail.
19:08Mais Saoud, il y a un homme qu'on ne voit pas trop qui est caché derrière la télé.
19:11C'est Patrick Fabre.
19:13Patrick, rapprochez-vous.
19:15On ne vous voit pas souvent à la télé, c'est vrai.
19:17Oui, mais moi, je suis content qu'il passe beaucoup Polo et c'est bien.
19:22Oui, c'est vrai que Jean-Paul a fait progresser énormément Julia, notamment sur cette rapidité au tir, sur ce
19:29cadre est tir.
19:29Mais les filles, vous les connaissez bien.
19:31Lou aussi.
19:32Aujourd'hui, Lou, elle a effectué une autre copie.
19:35C'était mieux, on va dire, que ses courses individuelles.
19:38Oui, c'est mieux.
19:39Après, chacun joue avec ses armes qu'il a.
19:42Je pense que Lou, c'est déjà un moment qui fait des bons relais.
19:45On n'oublie pas celui d'Antol.
19:46C'est beaucoup de fois.
19:48Je pense que c'est bien, chacun avec ses armes.
19:50Je pense que Julia, il a monté encore aujourd'hui.
19:52C'est une marque de fabrique à elle.
19:54Dans les années, c'est plutôt, on a ralenti le moment.
19:56Mais ça, elle, il a toujours eu.
19:58Depuis que moi, je l'ai vu, il tire toujours comme ça.
20:02Merci Jean-Paul, merci Patrick, Julia.
20:04Il faut aller prendre une navette, c'est ça ?
20:05C'est la navette qui attend pour Julia ?
20:09Julia, oui, c'est la navette qui attend.
20:10Par contre, nous, on n'a encore pas fini la journée.
20:13Oui, il reste une course, il ne faut pas l'oublier.
20:14Vous allez être où sur la mastarte des garçons d'ailleurs ?
20:18Derrière au pas de tir, à la jumelle.
20:19Le tir debout, c'est bien en étroit, c'est quand même plus facile.
20:21Oui, je pense qu'on va s'en sortir.
20:24Merci Julia.
20:25Avec grand plaisir.
20:26On se revoit en Estonie alors.
20:28Oui, ça fait comme ça.
20:29Désolé.
20:31Otez pas, ce sera à partir de jeudi en Estonie pour la prochaine étape de Coupe du Monde.
20:35Oui, Tanguy.
20:35Quand on voit Julia Simon et Jean-Paul Giacchino à côté, c'est quand même important de dire
20:39que si Julia Simon, elle a la carrière qu'elle a aujourd'hui, c'est quand même en grande partie
20:43à Jean-Paul Giacchino.
20:44S'il a eu un impact sur une athlète, son travail, là où il est le plus remarquable, où il
20:48est le plus vu,
20:49c'est sur Julia Simon, c'est un binôme qui a très bien fonctionné ensemble.
20:52Et je regardais, pour m'en souvenir, les stades de tir de Julia en 2020-2021.
20:57Elle est descendue sur le tir couché à 70%.
21:00La saison précédente, elle est autour de 75%.
21:03Et vous en souvenez, on l'avait analysée pendant les mondiaux, c'était où ?
21:08C'était à Antolse.
21:10Jean-Paul Giacchino, il se rend compte qu'en fait, Julia Simon ne rentre pas bien dans la cible et
21:15qu'il faut tout revoir.
21:16Il lui dit, dans deux ans, tu gagnes des courses si tu m'écoutes.
21:18Elle dit, moi je ne suis pas patiente, ça ne le fera pas.
21:20Il dit deux ans et elle est allée à Pézet, il est allée au saisie, ils ont travaillé ensemble.
21:24Et aujourd'hui, Julia Simon, son tir couché, il descend plus sous les 85%.
21:29Elle a gagné 15% de réussite grâce à lui.
21:31Et une grande partie des médailles, elle les a gagnées sur ses tirs debout,
21:34mais elle aurait pu les perdre sur les tirs couchés.
21:36Et ça, ils l'ont vraiment beaucoup travaillé.
21:38Oui, parce que Julia, elle avait une façon de tirer qui était particulière, qui n'était pas standard.
21:42Et en fait, ce qui a été le plus long pour elle et le plus dur, c'est qu'elle
21:45accepte de faire autre chose
21:47et d'écouter ce qu'on lui disait.
21:50Parce que Julia a toujours été quelqu'un de sûre d'elle.
21:52Et elle a mis beaucoup de temps à accepter de changer les choses.
21:56Et ça se voyait, ce n'était pas quelque chose qu'elle aimait.
22:00Elle était impatiente de faire.
22:02Et à chaque fois, quand ça ne marchait pas, elle disait, de toute façon, ça ne sert à rien.
22:05Enfin, moi, je l'ai vu beaucoup galérer se sentir couché.
22:07Et là, la sérénité qu'elle arrive à avoir maintenant couché,
22:11ce n'était vraiment pas gagné d'avance parce qu'elle a l'air quand même très tonique.
22:14Et donc, effectivement, il y a eu beaucoup de déconstruction avant de la reconstruction.
22:19Ça a mis du temps, mais bon, je pensais de constater que ça valait le coup.
22:22C'est clair.
22:23Ça valait le coup pour Julia Simon, qui est devenue la biathlète la plus titrée de l'histoire de l
22:26'équipe de France.
22:27Voici ces images en direct avec Jérémy Hansmann qui accompagne Charles-Antoine.
22:31Charles-Antoine, discussion entre Lou et Cyril.
22:33On débriefe tranquillement.
22:37On débriefe tranquillement.
22:38Il y a eu le pré-brief avant la course.
22:40On vous l'a fait vivre en direct entre Cyril Burdé et Lou Jean Monod, qui sont très proches.
22:45Cyril Burdé, il ne faut pas oublier qu'il a fait énormément progresser Lou Jean Monod sur les skis depuis
22:49deux, trois saisons maintenant.
22:52Et ils ont cette proximité.
22:53Et Cyril, il l'avait dit en interview hier, il avait besoin un peu de la secouer, entre guillemets,
22:58pour qu'elle refasse du biathlon simple, facile,
23:01parce qu'elle a toutes les cartes en main pour réussir Lou Jean Monod sur les skis et derrière la
23:05carabine.
23:07Et c'est vrai que cette image entre Cyril et Lou et ce que Tanguy disait il y a quelques
23:12instants entre Julia et Polo,
23:14ce n'est pas facile pour un entraîneur d'être l'entraîneur de toutes les filles du groupe.
23:17On a naturellement parfois des atomes qui vont mieux accrocher avec telle ou telle personne.
23:26Et c'est là la complexité d'un entraîneur.
23:28Ça reste au final un manager et il doit composer avec un groupe qui évolue.
23:32Ce n'est pas toujours les mêmes biathlètes.
23:33On s'attache à certaines personnalités.
23:35Il y en a d'autres qu'on apprécie moins parce que ça reste une relation de travail.
23:37Mais on doit par contre essayer d'être le plus équitable possible et le meilleur entraîneur pour toutes les filles.
23:43Et malgré tout ça, on a quand même des duos, certains moments qui se composent.
23:48Nous à l'époque, quand notre génération c'était Martin et Stéphane Boutchot, ils étaient très proches.
23:53C'était plus naturel parce que c'était un immense champion qui se dégageait.
23:55C'est ça peut-être.
23:56Et là pour Cyril, c'est sûr que ça doit être particulier de devoir à la fois accompagner Lou, à
24:01la fois accompagner Julia,
24:02à la fois accompagner Justine, à la fois accompagner Camille.
24:05Elles ont toutes des personnalités et des talents différents.
24:08Donc il faut arriver à jouer avec tout ça.
24:09Et c'est aussi pour ça qu'on a Patrick Favre dans cette équipe.
24:13Parce que justement sur le tir, l'idée c'était aussi de mieux accompagner l'ensemble des filles.
24:18Et peut-être plutôt que de donner trop de travail à un seul entraîneur,
24:22essayer de rééquilibrer tout ça pour à certains moments que les filles puissent aussi aller vers des personnes avec qui
24:28elles préfèrent parler ou autre.
24:29Mais c'est aussi ça la difficulté du haut niveau.
24:33C'est de créer une connexion et une confiance particulière avec son entraîneur.
24:37Et surtout Anaïs, quand on a des biathlètes chez les filles qui sont autant à un niveau élevé.
24:44C'est-à-dire qu'il y en a trois qui jouent le globe au départ d'une saison quasiment.
24:47Et Océane maintenant, on l'ajoute, ça fera quatre quasiment.
24:50Oui, puis c'est des caractères différents.
24:54C'est des approches différentes de la compétition.
24:59Et puis il faut repréciser quand même pour les gens qui nous suivent que dans plein de sports, l'athlète
25:04choisit le coach.
25:05Et que là, ce n'est pas le cas.
25:06C'est comme ça, c'est le système.
25:07C'est systémique, c'est comme ça depuis longtemps et ça fonctionne très bien.
25:10Mais finalement, on impose, on impose avec des gros guillemets, on a quand même un droit de réserve,
25:14mais on impose un coach à des athlètes.
25:17Et il faut que la mayonnaise prenne, il faut que ça fonctionne.
25:19Parce que si ça ne marche pas, c'est quand même problématique des deux côtés.
25:23Et je voudrais juste souligner Cyril, qui a beaucoup travaillé, qui est issu du ski de fond,
25:27qui est avec le biathlon depuis 2019.
25:32Non, non, je l'ai dit.
25:332022-23.
25:342022-23, après la saison olympique.
25:36Il a énormément de formations et il est très curieux sur les différents profils psychologiques des athlètes.
25:42Et c'est là sa force, c'est que finalement, il ne parle pas de la même manière à chaque
25:46athlète.
25:47Parce qu'il a les connaissances et les compétences pour adapter son discours en fonction des athlètes.
25:51Et je trouve que c'est très, très riche dans les compétences d'un entraîneur.
25:56Et c'est là où c'est hyper complexe.
25:57C'est qu'on s'imagine bien que là, Cyril, pour redonner de la confiance à Lou, il va lui
26:01dire
26:01« Mais tu dois avoir peur de personne, c'est toi la leader et t'es faite pour gagner et
26:07c'est toi qui... »
26:07C'est toi la meilleure.
26:08Et quand il va parler à Julia, il va dire à Julia « Personne ne peut te résister sur un
26:12dernier tir. »
26:13Voilà, donc en fait, c'est ce discours qu'il faut adapter en permanence.
26:16Et c'est ultra compliqué.
26:17Et il faut par contre, à chaque fois que la personne à qui il s'adresse reparte avec les bons
26:22éléments.
26:23Mais c'est vraiment du travail quand même très particulier dans un groupe aussi dense.
26:27C'est un travail minutieux de psychologie que fait remarquablement Cyril Burdé,
26:32effectivement l'entraîneur de l'équipe de France féminine.
26:34Puisqu'on est sur les images en direct de Lou, eh bien, on va en profiter puisque Lou s'est
26:39présenté au micro de Charles-Antoine il y a quelques minutes.
26:42On l'avait quitté tellement déçu après la Mastarte hier, réconfortée par Justine Mourizas-Bouchiel.
26:48Ce n'était pas exprimé hier après cette Mastarte.
26:51Cette fois-ci, elle prend le temps au micro de Charles-Antoine de faire un point sur sa semaine à
26:54Conte-Yolarti.
26:56Lou, il y a eu deux courses difficiles sur l'individuel et la Mastarte.
27:00Est-ce qu'aujourd'hui, vous avez retrouvé un petit peu de plaisir derrière la Cara et sur les skis
27:03?
27:04Un petit peu. J'aurais aimé valider ce plein en debout pour retrouver un petit peu de confiance et puis
27:10pour valider ce que je m'étais mis en tête.
27:12Après, ça reste quand même une belle course.
27:15Pas une très belle course, mais une course correcte.
27:17En tout cas, c'était suffisant pour rester au contact.
27:21J'aurais bien aimé avoir les jambes pour faire un petit peu plus, mais ce n'était pas le cas.
27:24Donc, c'était une course suffisante, on va dire.
27:27Cyril nous disait hier que tout était en place pour que votre biathlon soit aussi lui en place.
27:33Qu'est-ce qui vous manque encore, peut-être mentalement, pour que ce soit le cas ?
27:39Il faut que j'arrête de compter les courses en comptes à rebours, un peu en me disant que je
27:45n'ai plus qu'à tenir tant de courses.
27:48Il faut que j'aille les chercher comme des courses normales.
27:51C'est quelque chose que j'avais un peu du mal à me dire, ou en tout cas, qui créait
27:53un peu une réaction de retenue.
27:57Que ce soit dans l'hyper contrôle, la volonté d'en faire, entre guillemets, des caisses techniquement.
28:03Ou que ce soit dans la presque facilité comme malin dit, où je me suis un peu dit que ça
28:08allait tomber tout seul.
28:10Donc d'un extrême à l'autre, c'est de la surprotection, je suis trop sur le défensif.
28:18Donc voilà, c'est ce que je dois mettre en place pour la semaine prochaine.
28:22Et je sais que je sais faire, c'est juste le réenclencher.
28:26Il fallait peut-être réenclencher, comme vous le dites, et cette phase de transition post-JO,
28:29on le rappelle, les JO ont été durs physiquement, mais aussi émotionnellement.
28:33Oui, c'était long, éprouvant, et ça lessive un petit peu.
28:39J'avais plus grand chose à donner à la fin.
28:41Et la semaine à la maison est passée presque trop vite, je crois.
28:47Mais ce n'est pas grave, je sais que physiquement, je tiens le coup.
28:50Et puis mentalement, j'ai les ressources, et il faut juste que je m'y remette, et puis ça va
28:55bien aller.
28:55Oui, puis ce début de mois de mars démarre très bien.
28:57Le petit globe de l'individuel, et un nouveau petit globe avec les filles sur le relais.
29:02C'est un objectif coché pour aujourd'hui, et puis il en reste d'autres.
29:06Bravo Lou, merci.
29:07Merci à toi.
29:08Merci à Lou de se confier toujours aussi honnêtement au micro de Charles-Antoine.
29:13C'est aussi sa force, Anaïs, d'exprimer son émotion.
29:19Et là, en quelques mots, elle nous expose vraiment sa situation mentalement.
29:23Oui, elle a pris le temps d'analyser.
29:26Je pense qu'hier, ce n'est pas anodin qu'elle ne soit pas venue répondre à Charles-Antoine.
29:29C'est qu'elle a besoin, peut-être elle, de trouver les réponses.
29:34Ce n'est pas toujours évident de se présenter devant la caméra quand on est déçu.
29:37Parce que c'est dur de trouver des fois les mots de vraiment ce qu'on a sur le cœur.
29:41Et de ne pas se trahir, entre guillemets.
29:45De se dire, attends, j'ai besoin d'abord d'analyser moi ce qui m'arrive avant de le dire
29:49à tout le monde.
29:50Parce que ça peut être utilisé après, on ne sait pas.
29:53Ou retourner, ça peut se retourner aussi, en fait, elle a peur.
29:56Et puis en fait, non, ce n'est pas vraiment ce que je voulais dire.
29:59Donc voilà, là au moins, elle a pris le temps d'analyser ce qui lui manquait.
30:02Et puis finalement, le constat, il est assez clair.
30:06Et c'est ce qu'Alexis avait un petit peu évoqué déjà ce matin.
30:08Oui, c'est qu'elle était peut-être trop sur la défensive et pas assez proactive.
30:12Et voilà, maintenant qu'elle a mis le doigt dessus, elle va pouvoir avancer de l'avant.
30:15Et puis aller chercher ce globe, on a très envie qu'elle l'ait.
30:20Je pense aussi qu'il y a quelque chose qu'il ne faut pas qu'on sous-estime par rapport
30:23à ce qu'ont vécu les filles pendant les Jeux Olympiques.
30:25C'est que nous, de l'extérieur, on est hyper contents parce qu'il y a eu des résultats dans
30:29tous les sens.
30:30Par contre, pour elle, en interne, il y a quand même une vraie rivalité entre elles.
30:34C'est un groupe qui vit au quotidien ensemble.
30:36C'est un groupe qui vit ensemble et qui est capable d'être très performant.
30:40On le voit depuis plusieurs années, malgré les différentes choses qui peuvent se passer à l'intérieur de ce groupe.
30:45Mais quand ça surperforme comme ça, avec plein de personnes différentes à l'intérieur du même groupe, c'est pas
30:50évident.
30:51Parce que nous, de l'extérieur, ok, c'est une Française qui gagne.
30:53Finalement, que ce soit n'importe laquelle qui gagne, on est content dans tous les cas, c'est une Française
30:56qui a gagné.
30:56Par contre, pour elle, de voir les copines qui se battent, un coup je suis devant, un coup je suis
31:00derrière, c'est pas évident aussi en termes d'émotions.
31:03Ça veut pas forcément dire qu'on est jaloux ou qu'on n'est pas content pour les autres.
31:07C'est juste que ça crée quand même des émotions.
31:09Ça peut créer des fois du plaisir, ça peut créer de la frustration, ça peut créer de l'envie.
31:14Il peut y avoir plein de choses.
31:15Et donc, c'est aussi des émotions qui ont été particulièrement décuplées à ce niveau-là.
31:22Au début, ça a super bien marché pour Lou avec le relais, puis après sa médaille.
31:27Après, peut-être que ça s'est inversé, c'était plus pour Océane, machin.
31:29Donc voilà, c'est quand même des choses aussi qui, je pense, dans cette équipe, peuvent générer une fatigue mentale
31:36qu'on n'a pas dans d'autres équipes
31:37où c'est juste le leader qui va être devant.
31:39Et elle est tout sourire.
31:40C'est Charles-Antoine qui, visiblement, est le préparateur mental de Lou parce que vous la faites bien sourire.
31:45C'est une situation particulière.
31:48Charles-Antoine et Jérémy doivent être les derniers dans la zone mixte.
31:52On le voit là sur le plan large.
31:53Il n'y a plus grand monde ensuite autour des racasquis.
31:56Et donc, Lou, elle se retrouve toute seule dans sa zone.
31:59Et il y a deux autres Français qui sont tout seuls dans leur zone.
32:03Et les journalistes ne sont pas forcément que des ennemis tout le temps.
32:06Et en fait, ces biathlètes qui sont...
32:08Parfois, ça nous est arrivé avec Anaïs de discuter hors caméra.
32:12Parfois, les biathlètes, en fait, ils sont dans un milieu où ils sont en vase clos avec les techniciens, avec
32:16les coachs.
32:17Et ça leur fait du bien aussi de parler complètement à autre chose et de décompresser en discutant avec des
32:21gens, finalement, qui sont dans une autre bulle à côté.
32:24Et Lou, elle est hyper détente avec ça.
32:25Elle est capable très vite de switcher, de rigoler, de délirer, alors qu'il y avait un peu de frustration
32:32quelques minutes avant.
32:33On va revoir le tiers stratosphérique de Julia Simon dans un instant.
32:36Écoutez, Anna Heuberg également.
32:37Vous aimiez parler de quoi avec Tanguy, Anaïs, quand vous le croisiez ?
32:41Non, mais en général, c'est vrai que quand on a des enfants, c'est quand même le sujet qui
32:44revient souvent.
32:44Très bien.
32:45Et toi, il dorme des enfants.
32:46Qui donne des conseils à qui ?
32:47À la maison, c'est comment ?
32:50C'est pas trop la guerre pendant que tu n'es pas là.
32:54Les coulisses du viathlon, vous voyez à quel point on parle de la fameuse caravane du viathlon, évidemment.
33:00Alors, ça, c'est de la musique, c'est parce qu'on marque une courte pause, c'est ça ?
33:04Donc, on écoutera Anna Heuberg juste après.
33:06C'est bien ça ?
33:06Et on verra le tiers stratosphérique.
33:08Elle est plus où vous parler ?
33:09Tout seul.
33:09Tout seul.
33:11Je vais entendre des voix.
33:13Eh bien, juste après une courte pause, promis, on verra le tiers stratosphérique de Julia Simon.
33:17On écoutera Anna Heuberg et ce sera pile le moment d'accueillir les garçons
33:20pour la Master Home pour ce beau dimanche de biathlon.
33:23A tout de suite.
33:39Au cœur d'arrivée.
33:53Un formidable dimanche de biathlon.
33:55Conte Yolarti, le relais femmes remporté par la Suède devant la France de Lou Jean Monod
33:59qui prend le temps voyait d'aller saluer les supporters français qui sont en nombre.
34:02Vous nous expliquez qu'il y avait beaucoup d'Erasmus en Finlande, Anna Heuberg.
34:05C'est bien ça.
34:06Oui, c'est une grande ville universitaire.
34:08Il y a une sous un peu comme Ostersund finalement.
34:10Eh bien, ils ont été gâtés avec cette équipe de France qui remporte le globe du relais
34:14puisque c'était le tout dernier relais féminin de la saison.
34:17Dans quelques minutes, place à la Master Home pour continuer à profiter de ce beau dimanche de biathlon.
34:22On va profiter également d'un magnifique reportage de Tanguy.
34:25Une journée passée avec Océane Michelon.
34:27Comment est-ce qu'elle s'entraîne ?
34:29Vous la découvrez également au milieu de sa famille.
34:32Océane Michelon, championne olympique, bien sûr, de la Master.
34:35Avant cela, on va écouter Anna Heuberg qui a fait basculer ce relais en faveur de la Suède.
34:40On va revoir son tir.
34:41Vous nous disiez que ça vous faisait penser à un certain tir d'Éric Perrault.
34:44On va voir si la cellule biathlon a réussi à retrouver cette séquence qui ressemble à celui d'Anna Heuberg.
34:52Revoyons son tir et ensuite, on écoute Anna Heuberg.
34:57On le revoit parce qu'il faut le montrer dans les écoles de biathlon.
35:00Pour l'intention, mais pas pour la vitesse.
35:01Voilà.
35:03Pour tout ce qu'elle fait avant que ça commence.
35:06L'installation prodigieuse d'Anna Heuberg.
35:08Et regardez bien si vous n'étiez pas avec nous.
35:12Anna Heuberg, combien de balles elle va tirer avant que les autres ne commencent leur tir ?
35:17Deux balles, quasiment trois balles d'avance pour Anna Heuberg.
35:20Et en plus, on met toutes les balles au fond.
35:23C'était un tir prodigieux qui a permis à la Suède de se détacher très nettement
35:28et d'aller chercher la victoire.
35:29Anna Heuberg qu'on retrouve avec Charles Antrim.
35:35Racontez-nous ce tir couché qui s'est vraiment très bien passé.
35:43Je me suis dit que j'allais faire une respiration supplémentaire ou pas juste avant de tirer.
35:53Et je suis très heureuse, surtout que ça se passe bien après des mauvais tirs hier sur la Mastart.
35:58Vous êtes vraiment meilleure qu'aux Jeux Olympiques.
36:09C'est plus facile, c'est plus simple aux Jeux Olympiques sur la Coupe du Monde.
36:15Il a manqué une ou deux pièces au puzzle aux Jeux Olympiques.
36:22Et maintenant, tout est en place.
36:26C'est ballot que ce soit mis en place juste après les Jeux, quand même.
36:29Non, mais c'est vrai.
36:29Oui, mais regardez, pour Thomas Odiacomel, tout était en place avant les Jeux et plus pendant les Jeux.
36:33C'est compliqué de réussir à performer et sur la Coupe du Monde et sur les Jeux Olympiques.
36:38Et la pièce principale qu'il leur manquait, c'est l'acclimatation à l'altitude, je pense.
36:42Principalement, c'est ça qui leur a fait défaut vraiment à toute cette équipe de Suède.
36:46Ormi Ponce Loma qui arrive à chercher un titre.
36:48Pour les autres, on sent qu'il y a quelque chose qui n'a pas été bien géré à ce
36:50niveau-là
36:50et qu'ils ont subi cette altitude élevée du site d'Antol.
36:55Alors qu'à Contiolati, ce n'est plus du tout le cas.
36:57Ça vous a fait penser ce tir sur un relais à Eric Perrault.
37:00Alors, c'était où, Alexis ?
37:02Je ne sais plus, à Roupolding ou non ?
37:04C'était où ?
37:05Alors, la cellule biathlon a retrouvé l'image depuis longtemps.
37:07C'est des machines, évidemment.
37:09Alors, Filson ?
37:09Les grands bords, non, je ne sais pas.
37:11C'est pas qu'on y est.
37:12Non, c'est Roupolding.
37:13C'était Roupolding.
37:14Ah non, l'attaque.
37:14Il fait pareil.
37:15Regardez, comme il tire vite sa première balle par rapport aux autres.
37:18Il est au centre.
37:18Les autres, ils sont encore en train de mettre leur chargeur.
37:21Il va en tirer combien avant tout le monde ?
37:22Bon, là, on est en deux.
37:23Tout le monde tire plus vite, mais...
37:25Quasiment deux.
37:26Il en a une d'avance, tout le monde lui tire quasiment.
37:29Et paf !
37:30Et paf !
37:32Il a fait la même.
37:32Et paf !
37:33Vous faites Louis de Finesse de temps en temps ou pas ?
37:35Ça induit des erreurs aux autres.
37:37C'est ça aussi.
37:37Ce qui est intéressant sur le tir de Anna Heuberg,
37:39c'est que finalement, le fait qu'elle tire vite aussi,
37:41peut-être que ça perturbe les autres.
37:43Océane, elle sort sa première.
37:44Et Curling Knoton aussi.
37:46Donc, c'est double peine pour elle.
37:49La fameuse pression qu'on met aux adversaires sur le pas de tir.
37:52C'est 10,8 secondes, cette première balle d'Anna Heuberg,
37:55aujourd'hui sur le coucher.
37:57C'est souvent des temps de première balle en tir debout,
38:0010,8 secondes.
38:02Résultat, Océane Michelon, j'ai regardé,
38:04et Curling Knoton tirent en 12,5 secondes leur première balle.
38:08Ce qui, là aussi, est plutôt rapide.
38:10Elles ont entendu certainement tirer.
38:12Donc, elles se précipitent.
38:13Et toutes les deux, elles ratent cette première balle.
38:16Rapidement, Alexis.
38:16S'il y en a qui se demandent pourquoi on dit qu'on tire plus vite en debout qu'en
38:19coucher.
38:21Déjà, c'est un tir d'instinct et un tir de précision.
38:23Le tir de précision, c'est pour le coucher.
38:25Et le debout, c'est pour l'instinct.
38:27Mais c'est surtout parce qu'on n'a pas besoin de se mettre à genoux.
38:30Ça fait une étape supplémentaire.
38:32Il y a une deuxième étape supplémentaire sur les couchers.
38:34C'est qu'on a une bretelle à mettre dans son brassard
38:37qui vient rajouter quelques secondes aussi qu'on vient perdre.
38:39Alors qu'en debout, on n'a pas cette bretelle à mettre.
38:41Donc, on reste debout.
38:42On ne met pas la bretelle.
38:43On est sur un tir d'instinct.
38:45Voilà, il y a tout qui est fait pour que ça aille plus vite que sur un tir couché.
38:47Et l'instinct et la vitesse.
38:49Lucky Lux, c'était Julia Simon sur le tir debout.
38:52Regardez bien parce que c'est vraiment le tir stratosphérique par absolu pour Julia Simon.
38:56Alors, la vitesse.
38:58Et en plus, Anaïs, il y a une balle de pioche et ça va quasiment aussi vite.
39:02Oui, elle fait un tir en 22 secondes, balle de pioche comprise.
39:06Donc, voilà, c'est quand même extrêmement rapide.
39:09Extraordinaire.
39:10Et en plus, la balle de pioche, elle a réussi.
39:13C'est genre, il faut que j'en tire une de plus.
39:15Bon, allez, hop.
39:1722 secondes, 5, le temps de tir pour Julia Simon, stratosphérique pour ce tir.
39:23Il manque l'installation quand même dans ce tableau qui est important.
39:27Elle s'installe et attire la balle en 9 secondes, la première balle.
39:30Prodigieuse Julia Simon qui a permis à l'équipe de France de confirmer cette deuxième place.
39:35Et le globe de cristal.
39:36L'équipe de France avec Océane Michelon qui, elle aussi, a réussi un beau relais pour l'équipe de France.
39:42Océane Michelon, championne olympique de la Mastarte, évidemment.
39:46Eh bien, on va mieux la connaître et mieux comprendre sa préparation au quotidien.
39:49Magnifique document signé Tanguy qui a pu passer une journée avec Océane Michelon,
39:54à la fois à l'entraînement et au sein de sa famille.
39:56Et vous allez comprendre que le cadre, il est essentiel pour Océane Michelon.
40:21Océane Michelon, championne olympique de France de France de France de France de France.
40:28Mais celle-là, elle ne va pas dans le coffre.
40:31Elle est trop précieuse.
40:36Let's go.
40:38On est parti pour combien de temps de route là ?
40:4120 minutes à peu près.
40:42Donc ça va ?
40:43Ah, sacré l'île.
40:50Toi, tu as grandi dans les Bouges.
40:52Tes parents habitent dans les Bouges.
40:54Tes grands-parents habitent dans les Bouges.
40:56Et du coup, un dimanche après-midi ensoleillé à l'Enseride où ça se passe bien,
41:02ça fait du bruit dans les Bouges.
41:03Ça fait du bruit dans les Bouges et ça fait du bruit dans la maison, apparemment.
41:06J'aime, en fait, au-delà de tout ce qui se passe en perso,
41:11ça représente un peu aussi tout ce petit bout de chemin et tout ce petit monde.
41:15Parce que j'ai quand même la chance d'être extrêmement bien entourée.
41:20Et ouais, ça montre un peu nos couleurs, la couleur des Bouges et tout.
41:25Parce qu'on était quand même un très petit club.
41:27Et ça fait plaisir, quoi.
41:31Bon, Alexis, rien à dire.
41:33C'est toi, il fait beau.
41:35Eh oui.
41:38J'avais pris bandeau, buff et tout, mais en fait, c'est...
41:40S'il a fait que la bitch, c'est plus digire.
41:44Et aujourd'hui, c'est speed training.
41:45C'est vitesse, quoi.
41:47J'ai un caillou sous la chaussure.
41:49Bien entendu.
41:52Donc aujourd'hui,
41:54comme ils disent les fondeurs, on casse du bitume.
41:58On essaye.
42:04Elle est basse.
42:05Elle est basse, elle est quelle est elle-même ?
42:07Elle est là.
42:09C'est une des mieux, non ?
42:11C'est au centre de ton groupement, ouais.
42:13Donc là, ouais, faire un petit tour en forêt.
42:15Et puis après, ça sera le moment d'y aller.
42:17Mais il y a quand même bien 45 minutes avant de se lancer.
42:22Donc let's go.
42:36Sa grande qualité, je trouve, c'est...
42:38La qualité de concentration, elle est assez exceptionnelle là-dessus.
42:41Ça veut dire que...
42:42En fait, elle peut rire, déconner.
42:45Et à partir du moment où elle décide de se concentrer, c'est une tueuse.
42:48Je regarde la cible.
42:51J'enlève mes canes.
42:52Je me prépare bien avant le tapis.
42:56Et je respire.
42:59Je suis concise, je suis fluide dans mon installation.
43:02En me changeant de chargeur.
43:04Je suis précise dans mes mouvements.
43:07J'expire, je me pose.
43:10Je respire, je me prépare à tirer.
43:15Je bloque, j'arrive de droite à gauche.
43:19Et je lâche.
43:23Je sens mon culassage.
43:25Je suis tenu sur la poignée droite.
43:27Ça me permet d'enchaîner fluide avec la deuxième.
43:33Et je la rate.
43:36Et j'enchaîne les autres.
43:45Je ramasse vite.
43:48Et je file.
43:52Je prends mes lunettes.
43:54Et je fais mon regard bogus.
43:58C'est parti pour le cœur de la séance.
44:00Ouais, j'en ai déjà fait quatre là-bas.
44:02C'est bien, ça m'a lancée.
44:03C'est parti.
44:11Hop.
44:32Hop.
44:32Hop.
44:46Vraiment le focus qui m'aide beaucoup sur tous les tirs et qui est un point de travail
44:50de cette année, c'est de me focaliser sur ma respiration, aussi bien à l'arrivée du
44:55pas de tir qu'entre les balles, qu'à ma sortie.
45:03Ça me permet d'apporter de l'impulité et c'est un des points qui guide mon tir aussi
45:09bien debout que couché.
45:11Ça essouffle ? Bah ouais, on va apprécier le but, hein !
45:25Ça fait deux ans que ça fait que monter et c'est exceptionnel et puis on manque de mots
45:32pour qualifier ça finalement.
45:35Et puis voilà, mon rôle en tout cas c'est juste de l'accompagner sur les bons comme
45:40surtout les mauvais moments.
45:42Mais non, de toute manière, peu importe le bon ou le mauvais, moi, sa famille, on vit pour
45:47les émotions qu'elle procure.
45:49Voilà, retour à la maison.
45:50C'est toi qui cuisine ?
45:51Ouais.
45:52Si on arrive à leur maman, normalement, ouais, ça devrait le faire.
45:561h57.
45:58Terminato.
45:58On va manger et après, on ira se refaire un tour.
46:01Mais je vais faire découvrir le côté, les bouches derrière et ça fait venir, on va dans
46:07les bouches devant.
46:12Olé !
46:13Là, mon double.
46:14Il va y avoir.
46:17Il va y avoir 17, 45 ans.
46:21Là où je suis vraiment très satisfaite, c'est qu'elle ait vraiment trouvé sa voie, de la
46:25savoir à sa place, de la savoir bien dans ce qu'elle fait et épanouie quand on la voit
46:30comme ça, rayonnante, on se dit voilà, c'est tout gagné quoi.
46:34Et qui m'intéressait, c'était de faire du sport et d'être avec ses copains et tout,
46:37mais pas forcément de faire et du ski et de la compétition.
46:40Mais à la fois, je ne suis pas surprise du niveau de performance auquel elle accède parce
46:47qu'elle est déterminée et une chance, c'est qu'elle puisse toucher ce qu'elle convoyait quoi.
46:53Ah, Gala Océane 2007, 2008, 2010 et 2012.
46:58J'avais 5 ans.
47:00Voilà, c'est ma maman qui me coiffe, qui me maquille.
47:03C'était des grands moments.
47:06Regardez, comme elle est bien maquillée.
47:10Vous me voyez danseuse, vous voyez un petit peu danseuse pro aussi, mais...
47:14Des rêves d'enfant quoi.
47:16Là, Jusy !
47:19Il y a beaucoup de feeling sous le pied que j'ai par rapport à la danse,
47:23de ressenti de mon corps.
47:25J'ai l'impression d'avoir des sensations assez fines
47:27et je pense que ça me vient grandement de la danse.
47:32Je me rappelle par cœur.
47:36Voilà, c'était la nocturne des guilletées de Saint-François.
47:39C'était la course mythique de l'année.
47:40C'est aussi beaucoup de ces moments-là qui m'animent pendant l'hiver.
47:45Quand ça réussit, je suis aussi un peu contente de tout ça.
47:47Je repense à tous ces moments.
47:51Et ouais, des fois, ça me met des émotions quand même.
47:55Attention, la voilà.
47:57Et là, on reconnaît les pieds en l'air.
48:00Cyril qui me disait, il faut baisser un petit peu les pieds,
48:04qu'il rase un peu plus le sol.
48:05Je ne sais pas pourquoi mon pied, il est à le sol, là.
48:08Il va falloir repartir à l'entraînement, d'ailleurs.
48:11Ça va être l'heure.
48:11Il est l'heure de remettre les skis
48:13parce que sur ces belles paroles,
48:15maintenant, on a un peu progressé.
48:17Il faut un peu s'entraîner encore.
48:19Donc, c'est parti.
48:20On va faire un petit peu de classique.
48:25Regarde, si ce n'est pas beau.
48:27On repart avec facilité, comme ça.
48:32Je fais une petite aérobie recube de ce matin.
48:36Et puis, on va en direction de chez Papi et Mami.
48:45Tu penses à quoi, là ?
48:47Tu as des lignes de créances, comme ça ?
48:49Quand je suis ici, à quand j'étais petite, beaucoup.
48:54J'ai passé beaucoup, beaucoup de temps par là.
49:00Et ça me fait du bien.
49:02Pas rien, en fait.
49:13On va voir la maison.
49:17Sur le côté, plus proche de la pétale.
49:19Et qui fait goûter ?
49:21Fait goûter !
49:24Le retour avec l'enfant, la maison.
49:37On est très, très proche du vide, là.
49:39Tu sens, ça sent déjà le sucré.
49:44Ça va bien ?
49:44Oui, oui.
49:45Et toi ?
49:46Oui, ça va bien.
49:50Denise et Renée.
49:51Enchanté, ma tanguy.
49:52C'est juste le moment de l'arrivée.
49:54Oui, avec le soleil, c'est juste le moment de l'arrivée.
49:59Le secret de la réussite, il est là, derrière, c'est ça ?
50:02Dans les cinq prochaines minutes.
50:04Parce que ça ne durera pas plus de cinq minutes.
50:09Voilà.
50:11Après, ça, le mat à fond.
50:12Après, ça, c'est le mat à fond.
50:14Comme il n'y avait pas beaucoup à manger sur la table.
50:16Et puis, manger ça à un début de repas.
50:18Comme ça, ça coupait l'appétit.
50:20Mat à fond.
50:21Toi, mat à fond.
50:22Merci.
50:24Ça, c'est bien.
50:31Tu as été comment aussi, Anne, quand tu étais petite ?
50:33Premier mot qu'elle a su dire, je suis épuisée.
50:35Je me demande où elle avait été cherché ça.
50:39Et pourtant, elle s'explique qu'elle était épuisée.
50:44Dès que je passe gauche devant, c'est toute la jeunesse,
50:49c'est toute la légèreté.
50:51C'est plus calme.
50:51C'est apaisant.
50:53Et puis, c'est beau.
50:55J'ai quand même passé beaucoup de temps ici.
50:58C'est quand même une chance de pouvoir vivre tout ça
51:00avec mes grands-parents.
51:03Ce petit coin de paradis, tu vois.
51:13Magnifique.
51:14Quel bonheur de découvrir ça avec vous, Tanguy.
51:16Merci infiniment à Océane et à sa famille de vous avoir accueilli.
51:19Le mat à faim et la confiture.
51:22Le mat fin.
51:22Le mat fin, pardon.
51:24Oui, oui.
51:24Le mat fin.
51:25Oui, merci Tanguy.
51:27Aujourd'hui, mat à faim.
51:28Voilà.
51:31On attend toujours la confiture que nous ont offert les grands-parents.
51:35Oui.
51:35Vous l'aurez quand je serai capable de faire…
51:37Tanguy, on ne vous entend pas.
51:38C'est pour ça.
51:38Vous avez dû couper votre micro.
51:39Ce n'est pas bien.
51:41Alors, parlons de glisse en cœur.
51:42Ce sera beaucoup mieux glisse en cœur.
51:44Vous savez, cette opération au Grand Bordant.
51:47Si vous êtes dans les parages, allez-y.
51:50C'est ce week-end.
51:51Vous pouvez encore y aller.
51:5324 heures de ski non-stop pour aider les enfants.
51:58Toujours cette opération.
51:59Chaque année, c'est la 17e édition.
52:02Plus de 600 000 euros récoltés l'année dernière.
52:05Et on espère que le record sera battu.
52:06Vous pouvez d'ailleurs aider en allant sur le site.
52:08Vous le voyez et inscrit en bas de l'écran glisse-en-cœur.com.
52:12Merci à vous.
52:12Si vous pouvez soutenir cette opération.
52:14Cette année, c'est une association qui oeuvre pour l'égalité des chances pour
52:18les enfants.
52:19qui est soutenue par cette opération glisse en cœur en Grand Bordant.
52:23On salue tous les bénévoles, tous les organisateurs de cette formidable initiative.
52:26On marque une courte pause.
52:28Ça laisse le temps à Tanguy d'allumer son micro.
52:30Il est allumé.
52:31Magnifique.
52:32Lancez la pub.
52:33Je vais l'éteindre.
52:35On est de retour après une courte pause.
52:36Tiens, un relais femme junior au championnat du monde.
52:40Ça se termine en ce moment.
52:42On découvre le résultat.
52:43L'IBU Cup avec un carton monumental de l'équipe de France.
52:46Et on sera avec Siegfried Mazet qui accompagne encore l'équipe de Norvège avec Charles-Antoine
52:51Nora.
52:51Les Bleus arrivent pour la Mastart Homme.
52:53C'est le prochain événement en billette.
52:54Laura, à tout de suite.
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