- il y a 2 jours
Retrouvez le replay de l'après course du relais messieurs de Kontiolahti de la 7e manche de la Coupe du monde de biathlon du 07/03/2026.
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00:00...
00:09Et oui, comme d'hab, ou pas, ça dépend, les Norvégiens, c'était un titre qu'on avait déjà utilisé
00:15il y a quelques temps.
00:16La Norvège qui s'impose sur ce relais dans ce cadre magnifique de Consolarti face à la France.
00:20Un dernier relais fatal, un dernier relayeur, quant à Fionmaillé, qui malheureusement sur le pas de tir a eu toutes
00:26les peines du monde.
00:27On va décrypter son tir, mais on ne se lasse pas de cette lumière. On est sur quelle lumière, Anaïs
00:32? C'est rose, violet ?
00:35Entre rose et violet, et d'après l'Internet, c'est mauve.
00:41C'est mauve, notre meilleur ami, c'est ça ?
00:45Alexis est là avec Tanguy également, c'est Simon qui est avec Charles-Antoine, le podium qui va se mettre
00:51en place dans quelques instants.
00:52Avant le relais homme, mais du côté des championnats du monde juniors, un relais fantastique à suivre également.
00:58Puis on filera à Rouen pour le père Chéli de Tour, avant le rugby à 21h05, le Seven Nation Series.
01:05Et avec tout ça, Simon est prêt, avec Charles-Antoine. Charles-Antoine, on est avec l'entraîneur de l'équipe
01:11de France en direct.
01:14Simon est prêt. Quel bilan vous faites de ce relais ? C'est un relais post-olympique, c'est toujours
01:18particulier de courir ce genre de course.
01:20Oui, particulier. Ensuite, on se remet dans le rythme de la Coupe du Monde aussi.
01:23On a eu de l'individuel. On a fait des choix un petit peu stratégiques pour laisser Eric sur la
01:29touche aujourd'hui.
01:30Et quand même réaliser un bon relais avec une équipe solide, avec de belles intentions.
01:38Et voilà, ça se termine par une deuxième place en ayant cavalé devant pendant toute la course.
01:44Mais ça reste une très belle deuxième place, très très encourageante.
01:47Dernier relais homme de la saison. Je crois qu'on n'est pas sortis du podium.
01:51Il y a eu de très belles choses. Il y a un titre olympique aussi cette saison.
01:54Donc voilà, il y aura des petites choses à rectifier avec Quentin sur son tir.
02:00On va lui mettre une petite fessée. On fera des caresses aux autres parce que c'était plutôt pas mal.
02:04Et puis voilà, on va se recentrer surtout sur la mastarte de demain avec de belles choses à aller chercher,
02:11que ce soit avec Eric ou avec les autres.
02:13Il y a un grand homme de l'équipe de France qui a fait longuement partie de ce relais.
02:19C'est Antonin Guigona qui a tiré sa révérence aujourd'hui.
02:21On imagine que ça vous touche et que le relais des JO a fait partie de cette aventure des JO
02:27qui a amené cette médaille d'or aux JO.
02:29Oui, bien sûr. Quentin, c'est un athlète qui a construit un petit peu cette équipe de France que j
02:36'ai connue en tant qu'athlète.
02:38Il fait partie de ceux qui m'ont gentiment poussé vers la sortie.
02:42Et aujourd'hui, c'est des plus jeunes qui le poussent vers la sortie.
02:45Je crois que c'est aussi un aboutissement pour lui parce qu'il avait toujours dit qu'il ne voulait
02:48pas partir par lui-même
02:49et qu'il voulait qu'on le mette un petit peu, que ce soit les jeunes qui le mettent à
02:53la porte.
02:54Et il a fait une belle carrière.
02:55Il a énormément apporté au groupe ici, mais également au groupe avec lequel il a évolué à NIBU Cup.
03:03Il y a eu de nombreux messages de remerciements de la part des plus jeunes qui montrent combien il a
03:09compté,
03:09que ce soit par ses passages occasionnels ou un petit peu plus réguliers cette année.
03:14Mais en tout cas, il a vraiment apporté à ce groupe.
03:16Et je pense que le globe de Gaëtan Paturel à NIBU Cup n'est pas pour rien non plus
03:21parce que je pense qu'il a dû amener encore de son expérience là-dedans.
03:25Je lui ai envoyé un petit message et je pense qu'on aura plus l'occasion d'échanger sur les
03:29championnats de France en fin de saison.
03:30Mais en tout cas, une très très belle aventure que j'ai pu vivre avec Antonin,
03:36que ce soit en tant qu'athlète ou en tant que coach sur mon début de carrière de coach.
03:41Merci Simon. Maintenant, il y a un podium à aller fêter encore.
03:45Il y a une fessée à aller donner à Quentin.
03:48Visiblement, il est bien dans la tête de Simon parce qu'il parlait d'Antonin évidemment,
03:51mais en citant Quentin.
03:53Simon, Antonin qui sera avec nous en direct dans quelques minutes.
03:56Restez bien avec nous pour lui rendre hommage.
03:57Il est aux Etats-Unis pour l'IBU Cup et on l'aura avec grand plaisir en direct dans quelques
04:03minutes.
04:04Il y a mérite sa fessée, Quentin ou pas ?
04:06Je préfère pas rentrer dans ce genre de débat.
04:10C'est leur histoire irréguement ça en interne tranquillement ce soir.
04:16On va attendre que le podium se mette en place.
04:18On va le revoir ce fameux tir, notamment le coucher qui nous a interpellé pour Quentin,
04:22qui l'a mis en difficulté.
04:24Le temps de vous poser la question.
04:26La fameuse question cette semaine, c'est aujourd'hui pour gagner la somme de 1000 euros.
04:30La question, elle est très simple.
04:31On prend le temps.
04:32La Coupe du monde de biathlon à Contiolarti.
04:34Est-ce que c'est un en France, deux en Finlande ?
04:37Vous envoyez un ou deux au 7-10-21.
04:39Bonne chance à vous pour gagner ces 1000 euros.
04:42On a un petit peu de temps avant que le podium ne se mette en place.
04:45Est-ce qu'Emilien Jacquelin est avec Charles-Antoine ?
04:48Peut-être pas encore.
04:50Alors, on peut prendre le temps, Alexis, de revenir sur l'impression.
04:54C'est vrai qu'il y a cette deuxième place, mais il y a la frustration de ce tir de
04:58Quentin, malgré tout.
05:00Oui, oui, oui.
05:01Simon l'explique bien.
05:02On a aussi fait des choix stratégiques pour venir préserver Eric, qui joue le classement général sur cette fin de
05:08saison.
05:09On a utilisé du coup Oscar.
05:10Donc, les places ont été redistribuées.
05:12Quentin se retrouve dans une situation qu'il a moins utilisée dernièrement, puisque c'est Eric qui a terminé les
05:17relais sur les dernières courses.
05:18Donc, on a un petit peu ce match face à Christian Sen.
05:21Et puis, Quentin qui se fait avoir sur le pas de tir.
05:23Est-ce que c'est quelque chose qu'il a provoqué lui-même ?
05:26Ou est-ce que c'est le vent qui l'a perturbé sur ces trois premières balles qu'il perd
05:29à droite ?
05:30Ça, on n'a pas encore l'information.
05:31Il faudrait qu'on ait un retour de la part de Jean-Pierre ou de Quentin,
05:33pour savoir si c'est vraiment quelque chose où il n'avait pas correctement vu les fagnons.
05:38Et dans ce cas-là, il se fait sortir à droite.
05:39Et ensuite, il contrevise pour réagir.
05:41Ou est-ce qu'au contraire, c'est lui qui a mis trop d'intention, je ne sais pas, avec
05:43son épaule ou autre.
05:43Et qu'après, il arrive à se relâcher pour mieux réussir sur son tir.
05:46Mais quoi qu'il arrive, ce tir couché permet à Christian Sen de revenir,
05:51alors que la France avait beaucoup d'avance.
05:52Et ensuite, ce n'est plus du tout la même course.
05:54Mais ce n'est pas très grave.
05:56C'est un relais qui était avant tout là pour le spectacle.
05:59Il y avait quelques petits enjeux pour le petit globe.
06:02Mais assez vite, on a vu que la Norvège, de toute façon, quoi qu'il arrive, terminerait sur ce podium.
06:05Donc, ça n'aurait rien changé, même si l'équipe de France avait gagné.
06:08Donc, nous, on est contents qu'il y ait eu du spectacle.
06:09On aime bien aussi des fois qu'il y ait des rebondissements.
06:11Et c'est sûr que c'est un peu frustrant de voir qu'on perd cette victoire alors qu'elle
06:15leur tendait les bras.
06:15Mais c'est ça aussi le biathlon.
06:16Il faut accepter de temps en temps de se rater.
06:18Et on va prendre le temps à ne décrypter ce tir couché de Quentin dans quelques instants
06:22parce qu'il est très intéressant pour ceux qui suivent le biathlon.
06:26La cérémonie qui va commencer, Tanguy.
06:28On va en profiter, évidemment, d'autres réactions.
06:31On attend Quentin, évidemment.
06:32Émilien également au micro de Charles-Antoine.
06:34Et il sera temps ensuite d'accueillir en direct Antonin Guigona pour revenir sur sa fin de carrière.
06:40– Dans la nuit, il n'y a plus de jaune, il n'y a plus d'or, il n
06:43'y a plus de violet ou de rose pour la couleur du ciel.
06:46On est sur un vrai bleu nuit, quoique au fond, derrière eux.
06:51– Non, mais il faut aller à Conte-Larty en mars.
06:53– C'est magnifique, j'en ai le souvenir d'une année en mars.
06:57En plus, la météo est meilleure, souvent en début de saison.
07:00Il fait froid, il fait très humide parce que l'humidité du lac remonte encore.
07:04Là, l'humidité est cachée sous la neige du lac et on a donc des lumières fantastiques.
07:09– Là-haut, vous revenez dans 2-3 mois, il fait jour jusqu'à 22h, 23h, c'est trop bien.
07:19C'est une perte de l'année, c'est tout l'inverse du mois de novembre où il fait nuit
07:21tout le temps.
07:22Et puis au mois de juin, il n'est jamais né.
07:25– Et le podium Tanguy, allez, l'équipe de France qui termine 2e du tout dernier relais masculin de la
07:35session.
07:35– Ce qu'il fait pour nous aussi.
07:36– Pour faire un beau relais, il faut des beaux adversaires.
07:41On parle souvent de duels France-Norvège, parfois on exacerbe un peu ce duel.
07:48Mais aujourd'hui, on a bien vu que si une équipe était loin devant l'autre,
07:52à la fin, c'était le jeu du chat et la souris, toujours entre ces deux équipes,
07:57qui se charrient, qui se chambrent, qui étaient dans le même hôtel aux Jeux Olympiques,
08:00qui se sont partagés énormément de médailles.
08:05Mais d'abord, la Suède qui était aussi dans cet hôtel,
08:10glorieux hôtel des Jeux Olympiques d'Antolse pour ces trois nations,
08:14avec un beau retour en fin de course de Ponzioma et de Samuelsson
08:19qui permettent à ce quatuor de monter sur le podium aujourd'hui.
08:23– Qui a fait une remontée fantastique ?
08:35Parce que les Suédois étaient très très loin dans ce relais.
08:39– C'est Samuelsson qui a œuvré quand même.
08:41– C'est Samuelsson ?
08:42– Oui, et puis l'Italien pêche un petit peu, c'est des faits de course, l'Américain aussi.
08:48– Samuelsson, il prend le relais à 1'37 et sur la ligne d'arrivée, il est à 48 secondes.
08:52Donc oui, il a quand même repris beaucoup de temps à Quentin et Christensen.
08:56– Ponzioma a le deuxième temps de son relais, c'est-à-dire qu'il n'y a qu'Emilien
09:00Jacquelin
09:01qui a fait mieux que lui sur la durée du relais, il a été plus rapide que l'Aigrid par
09:05exemple.
09:05Donc il a quand même fait un gros boulot le champion olympique de la poursuite,
09:10mais évidemment le travail le plus dur c'est peut-être celui d'aller conclure pour cette équipe
09:14qui est dans cette configuration-là, est quand même championne du monde à Nové-Miesto, on s'en souvient.
09:24Et eux, ils sont champions olympiques et on voit, même si Éric Perrault n'est pas là,
09:28l'importance qu'accorde leur entraîneur à associer les 6 ou 7 avec Antonin Guigona,
09:35les athlètes qui composent ce relais depuis maintenant quelques années.
09:41Et on a vu que les changements apportaient à petites touches.
09:45Peut-être mettre Fabien Claude en deux, lui qui prenait le départ de tous les relais depuis le début de
09:49la saison,
09:51ça l'a mis dans une position un peu plus confortable.
09:56Et donc on voit aussi peut-être que la mascotte de ce relais c'est Oscar Lombardo,
10:01jamais descendu du podium sur un relais.
10:06Et l'équipe de France qui n'a jamais quitté le podium cette saison, c'est aussi ça à signaler
10:10Tanguy.
10:13Il y a eu des anneaux de pénalité sur cette saison,
10:16mais il n'y a pas eu de gros loupés comme l'Allemagne par exemple aujourd'hui,
10:22hors du top 5, ce qui permet à la France de remporter deux relais cette saison,
10:30celui de Rupolding et donc celui des Jeux Olympiques.
10:35Et la France terminera en deuxième position, forcément derrière la Norvège.
10:39Quatrième victoire en relais cette saison.
11:04Et cette entente toujours avec l'équipe de France,
11:06c'est vraiment une histoire fantastique dans le biathlon, ce match France-Norvège,
11:11ce fair play, cette entente aussi cordiale entre la France et même une amitié franco-norvégien.
11:17Initié aussi avec notamment les frères Bœufs, très bons camarades,
11:23toujours très forts sur la piste,
11:27mais très forts aussi pour prendre les choses avec le sourire dès que la ligne d'arrivée est passée.
11:34Et on a l'impression quand même que Vettlai Kristiansen est un peu le garant de cet état d'esprit
11:38norvégien.
12:01Par encunier, les supporters finlandais qui sont privés de podium,
12:09il s'est presque excusé en passant la ligne Sébastien Samuelsson.
12:17Ça fait donc un globe de plus à distribuer.
12:19On rappelle que tous les globes seront distribués à Oslo après la toute dernière course de la saison
12:25pour la dernière étape de cette Coupe du Monde de biathlon.
12:28Des réactions encore au micro de Charles-Antoine.
12:31On attend Quentin Fillon-Maillet évidemment dans quelques instants.
12:33On entendra Émilien Jacquelin.
12:34On vivra une séquence très forte.
12:36Émilien Jacquelin qui regardait le tir de Quentin.
12:39C'est une séquence que la cellule biathlon est en train de préparer.
12:43Oui Tanguy ?
12:44Non, je disais juste que derrière vous, pendant que vous parliez,
12:46il y avait une image incroyable qui était passée
12:48où on voyait le soleil vraiment se coucher.
12:50Images de drone là, regardez là.
12:51Ah, attendez, profitons-en alors.
12:54C'est beau.
12:56On dirait que ça a été créé, peint, un photomontage, quelque chose.
13:02Tellement c'est beau.
13:03Compte sur l'artille, on profite de ces images somptueuses.
13:06Est-ce qu'on regarde le tir de Quentin ?
13:09Oui.
13:09Ou on reste sur les images ?
13:10J'aimerais bien voir le tir de Quentin.
13:11C'est moins beau que le paysage.
13:13C'est pour ça que je vous demande de la famille.
13:15J'aurais certainement plus de choses à dire sur le tir de Quentin que sur ce paysage.
13:18Cela dit, une fois qu'on a dit que son tir couché était raté,
13:23Quentin Fillon-Maillet, il ne passe pas loin de la correctionnelle
13:26et il cesse reprendre au bon moment quand même pour ne pas aller sur l'anneau de pénalité
13:30alors que là, évidemment, on revoit le tir décisif debout.
13:36Sur ce tir, il y a une première balle qui est ratée.
13:40Surtout celle qui va faire mal, c'est celle-ci là.
13:42C'est celle qui vient de remettre la balle de pioche.
13:44Si elle est bonne à ce moment-là, ça peut encore jouer.
13:45Il peut faire le match ?
13:46Mais là, elle est ratée malheureusement.
13:48Il doit donc en utiliser une autre.
13:52Connaissant Quentin, ça doit être dur à vivre ce moment face à Christian Sen.
13:55Ça, c'était le tir debout où il était au match face à Christian Sen
13:58et ça s'est joué pour grande partie, évidemment, sur ce tir couché.
14:02Alors, Anaïs, sur ce qu'on aperçoit là,
14:06que se passe-t-il pour Quentin ?
14:08Parce qu'on va voir les impacts.
14:09Il fait trois clics, deux ou trois clics pour aller à droite.
14:19Pourquoi une telle différence entre la première qui était bonne et les deux suivantes ?
14:22Et puis elles sont loin.
14:24Waouh.
14:24Elles sont loin quand même.
14:26Et il fait des clics pour aller à droite et finalement, il se retrouve à droite.
14:29Donc, ce n'était pas la bonne stratégie.
14:33Mais vu que les autres balles sont bonnes et que celles-là sont quand même assez loin,
14:38je pense qu'il n'y a quand même pas que l'incidence du vent et l'incidence des clics.
14:43Il y a certainement un petit point technique qui n'est pas fignolé et qui fait que la balle sort.
14:49Il faudra qu'on ait son interview ou celle de Jean-Pierre pour vraiment qu'il puisse nous donner des
14:52analyses.
14:52Mais effectivement, comme ce que vient de dire Anaïs, c'est que vraisemblablement,
14:55s'il fait des clics à droite, peut-être qu'il estime que le vent a changé
14:59et qu'il pourrait le pousser vers la gauche.
15:01Et donc, peut-être qu'il estime que cette première balle est un peu limite
15:03et il remet encore un peu de contre-visée en direction de la droite.
15:07Ça pourrait expliquer pourquoi il se retrouve si loin.
15:10Mais c'est là où, en fait, on touche ce truc de ce pas de tir avec ce vent qui
15:15est si particulier.
15:17En fait, on a l'impression qu'il n'y a rien, qu'il n'y a pas d'air.
15:19C'est vrai, il n'y a pas de grand vent.
15:21On n'est pas sur des bourrasses comme ce qu'on peut avoir à Oberhof.
15:23Mais c'est ça qu'il faut bien comprendre en biathlon.
15:25C'est qu'en fait, ce n'est pas le vent qui peut avoir une influence.
15:28C'est l'air, tout simplement.
15:31Et ça peut être une tendance.
15:32Même si, en fait, là, il n'y avait peut-être rien qui poussait les balles de Quentin,
15:37lui, il s'est retrouvé dans une situation où il a pu être déstabilisé par quelque chose
15:40où il pensait qu'il y avait des choix à faire, qu'en fait, il n'y en avait pas.
15:41Et c'est là, quand même, la complexité du tir couché, le tir couché qui est un tir technique,
15:46qui est un tir normalement plutôt facile.
15:48Pour pouvoir le réaliser en pleine maîtrise, il faut quand même être très confiant par rapport à son réglage.
15:55En fait, dès qu'on perd confiance en son réglage, dès qu'on se dit,
15:58attends, là, le vent, il a un peu bougé par rapport à mes réglages.
16:00Ou alors, attends, est-ce que je suis bien positionné comme tout à l'heure ou quoi ?
16:03Ça fout tout en l'air et ça peut vous mettre le doute.
16:06Donc, il suffit qu'il y ait une ou deux balles que vous trouviez un peu limite,
16:08que vous vous disiez, tiens, celle-ci, pourquoi elle est ratée, machin ?
16:10Et ça change tout.
16:11Le fait qu'il soit tout seul, tout seul, tout seul, c'est pas un élément, ça, Anaïs ?
16:17Non, c'est pas un élément.
16:18Par contre, là, l'élément qu'on voit, c'est qu'il tire poumon plein.
16:21Donc, ça veut dire que, je ne sais pas si vous vous en rappelez, pardon, si vous vous en rappelez,
16:26mais on avait eu le débat au mois de janvier, je crois, où Quentin disait,
16:31en fait, j'ai appris à tirer en soufflant, chose qu'on apprend aux plus jeunes.
16:38Et là, il me semble qu'il ait...
16:40Alors, soit il a décidé volontairement de ne pas rester dans ce changement parce que ça ne lui convient pas,
16:47ou alors, avec la fatigue et le manque de concentration, je ne sais pas,
16:51peut-être qu'il a oublié de faire comme ce qu'il avait réappris.
16:55Est-ce que ça peut être une des conséquences de son dire ?
16:57Franchement, je ne préfère pas m'avancer.
16:59Vous savez ce qu'on va faire, Anaïs ?
17:00On va demander à Quentin, puisqu'il arrive au micro de Charles-Antoine.
17:05Charles-Antoine, toutes ces interrogations, c'est vous qui allez les relayer
17:08pour comprendre ce qui s'est passé précisément sur le tir couché de Quentin.
17:11Mais je ne sais pas si vous voulez parler de ça en premier.
17:15Quentin, beaucoup d'interrogations sur ce tir couché en plateau à Paris.
17:21Est-ce que vous avez des éléments de réponse ?
17:22Donc, c'est trois balles qui sont légèrement décentrées à droite.
17:26Je vais la mettre sur la faute du coach.
17:28Il m'a dit, si tu as tiré à 6 blancs, il y a moins de vent, mais mets deux
17:30clics à droite.
17:31J'ai mis deux clics à droite et elles sont droites.
17:34Trop facile de dire ça, mais je n'ai pas grand-chose à vous dire sur ce tir.
17:40Il est compliqué sur tous les formats.
17:46Ce n'était pas facile aujourd'hui.
17:49Quand tu es derrière la carabine, tu ne sais pas ce qui se passe.
17:51Tu fais ce que tu peux.
17:52J'ai donné le max pour la suite.
17:54Des subs n'ont pas réussi à conserver la première place, mais on fait comme deuxième.
18:00C'est quand même une belle course.
18:02On ne peut pas gagner à chaque fois.
18:03Il y a eu cette victoire sur les Jeux Olympiques.
18:05Il y avait Globe en ligne.
18:06Il y avait l'enjeu du globe.
18:07Il fallait que les Norvégiens soient plus loin et que nous, on soit en tête.
18:11Ce n'était pas simple.
18:14Ça reste une équipe qui est très forte.
18:16Ils l'ont encore montré aujourd'hui.
18:18Merci Quentin.
18:19On vous laisse parce qu'il y a la navette qui vous ramène à Youhensou.
18:21Aller, à plus tard.
18:22Merci.
18:23Alors expliquez-nous, Charles-Antoine, la navette, c'est quoi l'organisation des Bleus pour la suite ?
18:30L'organisation, elle est assez simple.
18:32En fait, toutes les équipes sont logées à Youhensou, à une vingtaine de minutes de Control Arti.
18:38Control Arti qui est donc situé au bord du lac.
18:40Et Youhensou, c'est la grosse ville, on va dire, à côté.
18:43Et ici, on est un peu loin de la France et de l'Europe occidentale.
18:47Et donc, il n'y a pas de véhicule de l'équipe de France, de petits vans.
18:50Donc, tout le monde utilise des navettes, que ce soit aussi le même cas pour les autres nations.
18:55Des navettes qui partent toutes les demi-heures.
18:57Et si on loupe la navette, on attend une demi-heure de plus.
18:59Ensuite, on prend son repas une demi-heure plus tard et on se couche encore une demi-heure plus tard.
19:03Donc, c'est un peu la course pour avoir la navette.
19:04Et puis, il va y avoir la dernière navette.
19:06Il est 18h23 en Finlande.
19:08Une heure de plus.
19:09Alors, Alexis, revenons aux explications que nous a données Quentin, Anaïs également.
19:14Si on peut récapituler pour nos téléspectateurs, alors.
19:17C'est vrai qu'en plus, tout à l'heure, pendant les réglages, quelqu'un en a parlé du fait
19:20que l'entraîneur avait passé ses consignes
19:22de dire que si finalement, on allait changer de cible et qu'on passait de la cible de réglage de
19:26la 2 à la première cible
19:28qui est protégée d'une manière différente par les différentes palissades qu'il y a sur les abords, les à
19:32côté du pas de tir,
19:33il fallait venir influer au niveau de ces réglages dessus.
19:37Donc là, en l'occurrence, Quentin nous explique que Jean-Pierre, avant la course, lui a dit, on règle à
19:42la 2.
19:42Il y a un vent qui est ce qu'il est sur la cible 2.
19:45Par contre, en tirant à la première cible, tu vas te rapprocher de la palissade.
19:48Donc, j'estime qu'il y a moins de vent.
19:49Donc, quand tu vas arriver sur cette cible, il faut que tu ailles mettre 3 clics à droite.
19:52A priori, c'est ce qu'a fait Quentin.
19:54Bon, là, il se retrouve plus à 6 clics qu'à 3 clics au final.
19:57Donc, il y a quand même peut-être un peu...
19:59Mais peut-être que lui s'est dit, voilà, il faut que j'aille à droite.
20:02Je ne suis peut-être pas assez à droite.
20:03J'en rajoute encore au niveau de ma visée.
20:05Donc, c'est toujours, voilà, c'est ce qu'on disait tout à l'heure.
20:06C'est cette confiance par rapport aux réglages où ça paraît anodin, mais c'est hyper important.
20:11Sinon, on ne ferait pas de réglages à chaque fois, en fait.
20:13Ça ne servira à rien.
20:13Voilà pourquoi les traditionnels réglages sont importants.
20:15Voilà, c'est ça.
20:16Et c'est extrêmement important d'être...
20:20C'est ce qu'on apprend aux jeunes quand on commence sur un pâté au biathlon.
20:23C'est de, quand on fait les réglages, il faut avoir en tête vraiment à 100% comment est ma
20:28position et comment est mon vent.
20:30C'est les deux choses essentielles.
20:32Et ensuite, quand je reviens pour les conditions de course, je dois appliquer exactement la même position.
20:37Parce que si je ne me mets plus de la même façon, ça peut créer des décentrages.
20:41Et je dois comparer par rapport à mon vent pour faire les bons choix.
20:44Encore une fois, on le rappelle, c'est sur des informations qui ne sont pas chiffrées.
20:49C'est uniquement du ressenti par rapport à ce qu'on ressent sur le visage ou autre,
20:52ou ce qu'on voit avec les fagnons ou les gros drapeaux.
20:54Donc c'est vraiment à l'appréciation personnelle et c'est soumis à toute une marge potentielle d'erreur
20:59puisqu'on n'a pas de données réelles.
21:00Et voilà, la difficulté du biathlon, c'est aussi ça.
21:03C'est pour ça que c'est bien de l'expliquer.
21:04Vettelé Christensen en direct, il va pouvoir nous raconter ce beau duel avec Quentin.
21:11Bravo Vettelé, c'était une sacrée bataille avec Quentin.
21:18Vous avez repris plein de temps aujourd'hui sur le français.
21:25Je préfère gagner quand on est comme ça, épaule contre épaule jusqu'à la fin.
21:31Aujourd'hui, il nous a ouvert la porte avec ses erreurs sur le pas de tir au tir couché.
21:40Je me sentais bien, vraiment bien.
21:44Et quand j'ai entendu que Quentin en ratait, je me suis dit qu'il y avait moyen de s
21:49'engouffrer dans la brèche.
21:55Mais aujourd'hui, effectivement, ça a tourné du bon côté pour nous.
22:00Vous avez perdu aux Jeux Olympiques, c'était important de gagner aujourd'hui.
22:04J'aurais préféré gagner évidemment aux Jeux Olympiques qu'aujourd'hui, mais bon, c'est comme ça.
22:09C'était quand même une douce revanche aujourd'hui pour nous.
22:14C'était aussi le dernier relais avec Siegfried Mazet comme coach pour nous.
22:20Il va peut-être retourner vers l'équipe de France d'ailleurs.
22:24Donc c'était chouette de remporter encore une dernière victoire avec lui à notre tête.
22:30C'est vraiment, il a la classe.
22:32Oui, on l'adore.
22:33Très grande classe.
22:34Johan Esbe est parti, mais heureusement, Christian Sen est toujours là.
22:38Il faut combien de temps ? C'est ça la question ?
22:39Ah oui, il faut qu'il reste encore un moment, lui.
22:41Comment ça fait un moment ?
22:42Il y a tellement, enfin, peu de sportifs avec ce caractère-là, cette personnalité-là, ce fair-play-là.
22:49C'est extraordinaire, fabuleux.
22:51Oui, il est vraiment très très cool, Christian Sen.
22:53Vraiment un super gars.
22:54Et les Christian Sen, Antonin Guigona est également un gars très très cool.
22:58On va le retrouver dans quelques instants pour revenir sur sa fin de carrière.
23:01Il l'a annoncé officiellement, vous le savez.
23:03Avant cela, la cellule biathlon vous a préparé ce magnifique moment.
23:08Émilien Jacquelin qui est en train de vivre le tir couché, le tir debout, pardon.
23:12Et donc le duel entre Vettel et Christian Sen et Quentin Fillon-Maillet.
23:16Vous vivez le tir et ce match, ce duel avec Émilien Jacquelin.
23:31C'est pas grave, c'est pas fini.
23:34Il est mieux quand t'es en chasseur pour en chasser.
23:37Par contre ça, non.
23:43Allez, allez, c'est jamais.
23:53Il ne croyait plus à avoir prononcé.
23:54Il croit comme nous, après la première balle de pioche.
23:58Avec une balle de pioche, il se dit que ça peut le faire en position de chasseur.
24:01Et puis finalement, la deuxième met un petit coup derrière la tête.
24:05Malheureusement pour Quentin Fillon-Maillet, mais ça reste une saison fantastique en relais.
24:09Les Bleus qui n'ont jamais quitté le podium.
24:11Alors, pardon à Quentin, mais un dernier élément sur le tir couché de Quentin.
24:15Vous êtes attardé sur ces statistiques, Tanguy.
24:19Oui, c'est finalement un peu l'histoire de sa carrière.
24:22Ce tir couché, regardez, quand il va chercher le gros globe, saison 2021-2022,
24:27il était à 88% au tir en pleine confiance.
24:30Et puis, sur ces trois saisons, cette Olympiade, il n'a fait que dégringoler pour descendre à 77% l
24:40'hiver dernier.
24:41C'est remonté cette année avec vraiment un yo-yo capable de faire des très belles performances,
24:46mais de ne pas trouver de constance sur ce tir couché.
24:50Ça ne l'a pas empêché d'aller chercher des médailles aux Jeux Olympiques.
24:52Et c'est bien ça le principal.
24:54Pour donner un point de comparaison, Sturla et Eric qui jouent le général sont à plus de 90%.
25:0095% sur les couchers.
25:02C'est énorme.
25:03Donc, c'est vraiment quand même une grosse différence.
25:05Et l'écart sur le relais, on le voit bien, ça s'est joué sur ce troisième relais.
25:11Donc, avec Quentin sur son tir couché.
25:13Oui, et principalement sur le premier tir couché.
25:16On en revient là, mais Quentin Fillon-Meyer rentrait sur le pas de tir avec 42 secondes d'avance.
25:20Et il est sorti avec du retard.
25:21Il a passé, avec les pioches bien sûr, mais 58 secondes sur le pas de tir, sur ce premier tir
25:26couché.
25:27On va retrouver Antonin dans quelques instants.
25:29Le temps d'écouter Emilien Jacquelin.
25:30Après ce relais, il a cette deuxième place des Bleus.
25:34Et Emilien qui aura sans doute un beau pour Antonin.
25:37Emilien, on ne peut pas gagner à chaque fois sur les relais.
25:40Personnellement, vous avez fait une très belle prestation avec ces tirs engagés et réussis.
25:45On a gagné le plus beau il y a deux semaines.
25:47Donc, le relais de Contiolati, il n'était pas coché depuis quatre ans.
25:52C'est sûr, ce qu'on s'est dit dans l'ère d'arrivée.
25:55On a un peu l'état d'esprit comme si on avait fini quatrième.
25:58Mais il faut aussi savourer, ça reste un podium en Coupe du Monde.
26:00Beaucoup d'équipes aimeraient être à notre place.
26:03On a tous donné notre maximum.
26:05C'est le principal.
26:06Et pour ma part, je retrouve ce naturel.
26:10Encore une fois, ça recommence.
26:11Les moments où on me dit que tu as engagé tes tirs.
26:13Alors que sincèrement, je n'y pense même pas quand je tire à engager.
26:17Donc, tant mieux.
26:18Un petit mot sur Antonin Guigona.
26:20Un grand copain qui a tiré sa révérence.
26:22Aux Etats-Unis, un peu loin de vous.
26:24Mais on imagine très proche par la pensée.
26:26Oui, bien sûr.
26:27On s'est envoyé des messages ces derniers temps avec Antonin.
26:31Moi, je trouve triste quand même qu'on ne puisse pas lui rendre hommage
26:35comme on devrait lui rendre hommage.
26:38Être sur la Coupe du Monde, pouvoir célébrer avec lui sur Oslo.
26:45Bien sûr, c'est du haut niveau et on n'est pas là pour faire de cadeaux.
26:49Mais voilà, tous les anciens athlètes qui ont fait briller l'équipe de France,
26:53qui ont donné à des générations l'envie de courir.
26:55Et aussi, c'est quelqu'un qui était énormément important dans un groupe.
27:01Autant dans les relais que dans l'ambiance.
27:03Je peux vous dire qu'il a toujours été là pour redonner du baume au cœur
27:08aux filles, aux gars, à n'importe qui qui en avait besoin.
27:11Je pense que c'était vraiment un lien aussi avec toute l'équipe de techniciens,
27:15les athlètes.
27:16C'est quelqu'un de formidable.
27:17Il le restera, bien sûr.
27:20Mais oui, pour moi, je le connais depuis 2016.
27:26On est en groupe ensemble, donc ça fait dix ans maintenant.
27:29Donc, oui, ça fait vraiment quelque chose.
27:34Merci pour votre témoignage.
27:37Les mots forts d'Emilien, qui a entendu Antonin, qui est connecté avec nous depuis les Etats-Unis.
27:42Merci infiniment, Antonin, de partager ce moment qui est tellement fort pour vous.
27:47Donc, cette fin de carrière que vous avez officialisée.
27:50D'abord, une petite réaction sur ce que vient dire Emilien.
27:52Alors, on est honnête, on partage ce que dit Emilien.
27:56C'est dommage de ne pas vous voir sur une étape de Coupe du Monde, à Oslo, par exemple,
28:00pour terminer en beauté.
28:01Est-ce que c'est quelque chose que vous regrettez ?
28:05C'est quelque chose que j'aurais aimé faire.
28:07C'est clair que j'aurais aimé voir du revoir à la Coupe du Monde,
28:11parce que c'est vraiment le niveau où je me suis le plus éclaté.
28:16Ça, c'est clair.
28:16Mais bon, c'est du haut niveau.
28:19J'ai quand même demandé à Stéphane Bouquio,
28:20quand il m'a dit que j'étais condamné à gagner le classement général
28:24pour venir faire sa dernière Coupe du Monde,
28:27je lui ai demandé en rigolant,
28:29parce qu'il me disait qu'ils allaient privilégier les Gaëtan et les Damiens
28:33pour leur première expérience en Coupe du Monde sur cette finale à Oslo.
28:36Et j'ai dit, pour une dernière expérience en Coupe du Monde ?
28:38Et non, il était dans son rôle de directeur sportif
28:41avec plus beaucoup d'humour à ce moment-là.
28:46Malheureusement, j'ai eu une préparation un peu compliquée
28:49les deux semaines entre les championnats d'Europe
28:52et puis ici aux États-Unis,
28:57ma compagne Enorac s'est cassé la jambe
28:58le jour où j'ai gagné l'individuel à Souchane.
29:01Donc voilà, à la maison, je devais être présent
29:04et c'est ce que j'ai envie de faire de toute façon,
29:07être présent à la maison.
29:08Donc je suis arrivé ici aux États-Unis avec une forme compliquée.
29:11J'ai réussi à faire une super poursicière,
29:13à jouer devant, à finir 5e pour ce dernier dossard individuel
29:17et c'était top 3.
29:19On voit les images du titre mondial sur le relais.
29:23En même temps, c'était en 2023, Antonin.
29:26On a l'impression que c'est fluide, en tout cas, Antonin,
29:28pour revenir sur votre décision,
29:31que c'était le bon moment pour prendre cette décision.
29:33En tout cas, c'est l'impression que vous donnez.
29:35Vous le confirmez ?
29:37Ce qui se passe, c'est qu'en direct, derrière moi,
29:39je n'arrive pas trop à y cadrer.
29:41Tu as Gaëtan, qui est en tête du relais mixte.
29:44Et en fait, ça fait combien de temps que je vous dis que je continue
29:47parce que les jeunes, ils ne sont pas encore là,
29:49ils n'ont pas encore le niveau de me pousser
29:51en dehors de cette place en Coupe du Monde ?
29:53Et là, en direct, c'est incroyable.
29:56Gaëtan, Damien, en plus, c'est les petits gars de mon comité,
29:59de mon département.
30:01qui ont un peu plus de 10 ans de moins que moi
30:03et qui ont le niveau de Coupe du Monde,
30:05qui vont aller à Oslo dans 15 jours
30:08et qui le méritent vraiment.
30:09Donc, il y a ça.
30:11Il y a des raisons aussi un peu plus administratives.
30:12C'est-à-dire que la DTN ne va pas me reproposer
30:17en statut de haut niveau au niveau du ministère
30:19malgré un titre de champion d'Europe
30:20et des victoires en UB Cup.
30:21Ça, ça ne compte pas.
30:22Ils ne regardent vraiment que les classements généraux
30:24Coupe du Monde et Petit Globe Coupe du Monde.
30:26Ça veut dire que je vais perdre mon statut de haut niveau
30:28et que dans la foulée, je vais perdre mon contrat à l'armée.
30:33Et le contrat à l'armée, il est magnifique.
30:34Quand on est athlète, c'est un soutien de malade.
30:37Mais c'est aussi un soutien quand on arrête
30:38parce qu'ils nous soutiennent encore au moins une année.
30:42Donc, c'est un peu le bazar derrière.
30:44Donc, voilà, c'est super important.
30:46Et puis, comme j'ai dit, la première volonté,
30:49c'est de passer du temps à la maison,
30:50de profiter de cette reconversion avec l'armée
30:52avec laquelle on va pouvoir discuter
30:54pour un plan de reconversion.
30:56Et c'est pour ça que c'est fluide aujourd'hui.
31:00La compétition, je pourrais en faire encore pendant un moment.
31:02Franchement, j'ai encore la flamme.
31:04Je me suis encore trouvé hier dans cette dernière montée
31:06qui est juste là,
31:06que j'étais capable de tenir les plus fortes skieurs
31:09de l'EBO Cup du moment
31:10pour aller chercher le bouquet de fleurs.
31:15Et voilà.
31:16Par contre, c'est le niveau qu'il faut avoir
31:18pour être dans cette équipe de France.
31:20Il est incroyable.
31:22On ne se rend peut-être pas souvent compte
31:23de l'entraînement qu'il faut faire.
31:24Et moi, je ne suis plus capable de le faire sans franchement.
31:26Là, j'étais rarement capable de le faire.
31:28Et là, cette fois, c'est la fin.
31:32Tanguy va prendre la main
31:33pour rappeler votre palmarès, Antonin,
31:36et puis vous dire un petit mot.
31:37Le palmarès d'Antonin,
31:38déjà, ça va se terminer,
31:39salut Antonin,
31:40par une troisième place
31:42au classement général de l'EBO Cup.
31:44Et puis, avant ça,
31:46il y a surtout eu ses podiums en Coupe du Monde.
31:48On se souvient du premier podium en Coupe du Monde
31:50le jour où peut-être Antonin Guigona
31:52allait arrêter sa carrière.
31:54C'est en décembre 2017,
31:55au Grand Bornan, devant la France.
31:57Un podium partagé avec Martin Fourcade,
32:00avec Johannes Beu.
32:01Il en a partagé plusieurs des podiums
32:03pendant deux saisons
32:04avec ses deux monstres du biathlon.
32:06Et puis, il y a les médailles mondiales,
32:08le relais mixte simple,
32:09forcément, avec Julia Simon,
32:11le relais à Oberhof qu'on a vu à l'image.
32:13Et puis, ce titre de vice-champion du monde de la Mastart,
32:17presque sorti de nulle part,
32:19sorti dans une rafale de vent,
32:21dans le froid de la Suède.
32:25En fait, je réfléchissais
32:28à quel post j'allais faire sur Instagram
32:30pour marquer le coup,
32:32pour annoncer la fin de ma carrière.
32:36Et en fait, les posts, je les ai déjà faits.
32:38Je les ai déjà faits le jour où Martin a arrêté.
32:40C'est un de mes posts qui étaient plus likés sur Insta.
32:42J'ai fait aussi, quand Ioannès a arrêté,
32:44j'ai mis toutes les photos que j'ai pu avoir sur le podium
32:45avec ce monstre sacré du biathlon.
32:49Et en fait, voilà,
32:51mes fiertés, elles sont dans ce genre de comparaison.
32:56De toute façon, le sport de haut niveau,
32:57c'est qu'on est toujours en train de se comparer.
33:00Et puis, d'autres fiertés,
33:02c'est le jour où on gagne le relais simple mixte à Paupe-Lucas.
33:05Julia, elle avait été encore une fois monstrueuse,
33:07mais je lui ai donné le relais en tête.
33:08Donc ça, mon orgueil, il est sain et sauf.
33:11C'est que j'ai pleinement participé à cette médaille d'or.
33:13Et Oberhoff, pareil, je lui donne le relais en tête.
33:16Donc voilà, je suis quand même quelqu'un d'assez orgueilleux.
33:21J'essaie de mettre l'immunité qu'il faut pour être encore agréable.
33:25Mais vraiment, c'est ces fiertés-là qui sont bien présentes.
33:32En 2017, en effet, au Grand Bornand,
33:35je savais qu'en attaquant cette saison 2017-2018,
33:39ça allait être sûrement la fin.
33:40On m'avait déjà clairement, explicitement dit au niveau de la fédération
33:44que j'avais 26 ans et que c'était trop tard pour moi.
33:51Donc voilà, j'ai dû me poser des vraies questions
33:53sur pourquoi je fais ce sport.
33:57Je fais un clin d'œil à Francis qui se reconnaîtra
34:00parce qu'on a un peu discuté pour être clair avec moi-même
34:04sur ce que je fais ici et pourquoi je m'attache à ce sport.
34:07Et en fait, c'est un déclic de fin de carrière que j'ai eu ce jour-là.
34:10Et en fait, depuis, j'ai refait quasiment 10 ans
34:15qui ont été exceptionnels.
34:16Donc j'en ai profité à fond, même dans les moments durs,
34:20même sur le circuit inférieur.
34:23Je me suis fait principalement plaisir et c'est ce qui compte le plus, je crois.
34:31Anaïs, que vous connaissez un petit peu, paraît-il,
34:34qui a partagé quelques années en équipe de France
34:36et proche de la famille, est avec nous, Anaïs.
34:39Oui, Anto, écoute, on se verra autour d'une bière la semaine prochaine.
34:44Ce que je disais à Enora hier, j'ai quelque chose pour vous
34:47depuis un moment à vous donner.
34:50Mais voilà, c'est l'hiver, c'est compliqué de se croiser.
34:52Donc on aura le temps de fêter ça ensemble.
34:55Et puis on se croisera dans d'autres circonstances
35:00qui seront très sympathiques aussi.
35:04Merci.
35:05Merci, Anaïs.
35:06C'était une de mes plus ferventes supportrices ces derniers temps,
35:09ces dernières années.
35:10Ça a été une des personnes qui m'a le plus dit
35:12« Ah non, je ne veux pas que tu arrêtes et tout ».
35:14Donc c'est des choses qui touchent.
35:17On a aussi une victoire en commun sur un simple mixte à Conteo.
35:23Il ne faut pas l'oublier, celle-là, elle est importante.
35:25Oui, dans celle-là, c'est ma première victoire en Coupe du monde.
35:30Donc c'est un souvenir aussi, un souvenir de fou.
35:33Je sors devant Eborard et Ioannès pour ce dernier tour.
35:39C'était trop bien.
35:41Un dernier mot avec Alexis.
35:42Et on vous laisse filer ensuite, Antonin.
35:44Anto, déjà, pour te féliciter pour ta belle carrière, magnifique.
35:48Je me rappelle d'une conférence qu'on avait faite tous les deux
35:50où on avait justement évoqué ta médaille d'argent.
35:53Et c'est vrai que pour moi, tu représentes un peu le dernier biathlète, je pense,
35:58à avoir pu faire du biathlon de la façon dont tu l'as fait,
36:00de manière un peu hybride, où maintenant on est obligés de tout standardiser,
36:03où tu as pris beaucoup de plaisir à t'entraîner avec des moyens alternatifs,
36:06des sports périphériques, ce genre de choses.
36:08Mais je voudrais aussi peut-être revenir sur un autre aspect,
36:10c'est ce que tu as pu partager avec ta sœur.
36:12Parce que c'est aussi une aventure que vous avez eu la chance.
36:14Vous n'êtes pas beaucoup à pouvoir le faire.
36:16Vous avez pu faire du haut niveau ensemble en biathlon.
36:19Est-ce que tu as envie de dire un petit mot là-dessus ?
36:20Est-ce que justement, c'est aussi des moments marquants pour vous
36:23que vous avez vécu ensemble avec Gilonne ?
36:27Oui, c'est sûr qu'avec Gigi, on a 7 ans d'écart.
36:31Et par exemple, cette année, on a gagné un single tous les deux à Land the Ride
36:35devant une foule de deux spectateurs qui étaient nos parents.
36:39Donc c'était vraiment cool.
36:42Et c'est vrai que Gigi, comme je dis, avec nos années d'écart,
36:45je pense qu'elle a fait quand même toute sa carrière en me suivant,
36:49même si elle n'a pas du tout la même manière de fonctionner que moi
36:51et qu'elle fait ses choses à sa manière.
36:54Notamment en ce moment, on t'y rend trop doucement.
36:55Donc il faut qu'elle travaille là-dessus.
36:58Et aussi au niveau de notre famille, on a une famille de ski alpin,
37:02de hockey sur glace du côté de Morzine,
37:05mais vraiment pas de ski de fond et ni de biathlon.
37:08Donc je ne sais toujours pas comment mes parents ont eu l'idée
37:11d'inscrire ma grande sœur au ski club de Villard-sur-Bouège à l'époque.
37:16Et c'est fou qu'on se retrouve, qu'on se soit retrouvés à être deux
37:21dans notre fratrie, à être capables de faire podium en Coupe du Monde.
37:26C'est fou, oui.
37:28Il y a quelqu'un récemment qui m'a demandé ici
37:31si mes parents, ça doit leur faire bizarre que j'arrête.
37:34Probablement, mais je pense qu'il leur fait le plus bizarre,
37:35c'est d'avoir, parce que Gigi, elle est encore là,
37:38deux enfants à ce niveau-là dans ce sport de fou,
37:42qui a connu une médiatisation de malade grâce à vous tous en 10 ans.
37:46Et j'ai l'impression qu'on est en train d'être encore plus explosé
37:49après la petite campagne à Renterselva des derniers JO.
37:53J'ai l'impression que notre sport est encore en train d'exposer médiatiquement.
37:58Merci Antonin d'avoir été avec nous.
38:00C'était un bonheur de vous accompagner pendant toutes ces années.
38:02D'ailleurs, puisque vous ne serez pas à Oslo,
38:04on vous propose d'y être un petit peu.
38:06Vous êtes le bienvenu avec nous sur le dernier week-end d'Oslo
38:10pour le vivre ici en plateau avec nous.
38:11Ça vous dit ?
38:12Il va falloir négocier avec Enora.
38:15C'est une bonne idée, oui.
38:16Enora, elle va bien, elle remarche son béquille.
38:19Donc c'est bon alors.
38:21Je vais négocier avec elle, peut-être pour ça,
38:25mais ça me fait vraiment plaisir en tout cas cette invitation.
38:27Déjà aujourd'hui, de pouvoir m'exprimer.
38:29Merci beaucoup pour ça.
38:33Bonne nuit, j'ai encore deux courses à aller encourager.
38:36Il est 17h43 chez nous, on a encore un petit peu de temps,
38:39mais avec grand plaisir.
38:40Vous êtes le bienvenu et on espère vous avoir à nos côtés
38:42pour ce dernier week-end à Oslo.
38:44C'est en train de gagner, derrière lui.
38:45C'est en train de gagner ?
38:46Magnifique.
38:47Tournez-vous, ça gagne, Antonin.
38:50On va gagner tous les classements IBU Cup, je pense.
38:55Nation et Relais.
38:56C'est extraordinaire.
38:58C'est vrai que c'est le moment d'arrêter alors.
38:59Il faut laisser ces jeunes faire.
39:01Merci infiniment, Antonin.
39:03C'est ça.
39:03Merci encore.
39:04Merci pour tout.
39:05Toutes les émotions et c'est vrai,
39:07cette façon différente de faire du biathlon,
39:08c'était un bonheur de le vivre avec vous.
39:09On marque une très courte pause
39:11et on est de retour pour revenir sur la master complètement folle.
39:15On reviendra sur la victoire de Julia.
39:17L'émotion très forte de Lou
39:19qui a malheureusement pioché sur le pas de tir.
39:22Un point complet avant les rendez-vous de demain.
39:24Ça nous emmènera jusqu'au Relais.
39:25Restez bien avec nous parce que les jeunes,
39:27ils sont extraordinaires au championnat du monde.
39:28Junior également.
39:29Relais homme au championnat du monde.
39:31Junior absolument somptueux à vivre juste après ça.
39:34A tout de suite.
39:58On profite de cette formidable journée de biathlon
40:01avec la masterte femme et le relais homme.
40:04Dans quelques instants, une autre course.
40:06Restez bien avec nous parce que ce sera fantastique
40:08à vivre avec les championnats du monde junior.
40:09Le relais homme au programme également.
40:11Ça nous emmènera jusqu'à 19h30.
40:15Et le perséli tour du côté de Rouen.
40:17Et puis à 21h05, le rugby à 7 du côté de Vancouver.
40:21L'équipe de France qui est très attendue
40:23et qui va commencer par une affiche France-Fidji.
40:25C'était l'affiche de la finale des Jeux Olympiques.
40:29Évidemment, France-Fidji pour démarrer ce Seven Nations Series
40:33du côté de Vancouver.
40:35Alexis avec Anaïs.
40:37Tanguy, c'est vous qui prenez la main pour revenir sur une mastarte absolument dingue.
40:42Les émotions contradictoires.
40:44D'un côté, Julia qui s'impose et de l'autre, Lou qui craque.
40:46Allez, c'est parti pour ma mastarte fabuleuse cet après-midi.
40:54Je ne peux pas vous le traduire par contre.
40:56Mais sur le pas de tir, c'est plus facile de commenter ce qui se passe
41:01avec ce tir de Julia Simon.
41:04Tir parfait.
41:05C'est sur le premier tir debout.
41:08Et pendant ce temps-là, Lou Jean Monod fait une erreur.
41:11Julia Simon ressort en tête avec Elvira Hubert
41:14qui va cravacher dans ce tour pour revenir sur Julia Simon.
41:18Gros duel pour aller remporter cette mastarte.
41:22Mais ça va tourner court.
41:23Regardez.
41:30Julia Simon a tiré ses cinq balles
41:32quand Elvira Hubert rate sa deuxième balle.
41:36Et donc, Julia Simon ne peut plus être rattrapé dans le dernier tour.
41:40Elvira Hubert passe la ligne en deuxième position.
41:43Doublé suédois à nouveau sur le podium avec Anna Magnusson
41:46qui remonte au classement général sur Lou Jean Monod
41:51qui a toujours un beau matelas d'avance
41:54mais qui donc, en terminant 16e, s'est mis en difficulté aujourd'hui.
42:01Julia qui prend la tête du classement de la mastarte
42:04avant la toute dernière mastarte qui aura lieu à Oslo.
42:06Ce sera la dernière course de la saison et ce sera le...
42:10On espère le dernier suspense de la saison, cette course au petit globe.
42:13On espère que Lou Jean Monod aura acquis le nombre de points suffisants
42:17pour s'assurer le gros globe avant le dernier virage de cette mastarte.
42:21Avant de revenir sur la mésaventure de Lou sur cette mastarte
42:24et des images qui étaient poignantes, consolées par Justine Mrazas-Boucher.
42:27Écoutons Julia Simon.
42:28Je me sens plutôt correcte physiquement, je ne me sens pas dans la meilleure de mes formes
42:32mais je pense que je suis bien et tant que j'arrive à faire le travail sur le tapis
42:36je peux me battre avec les meilleurs.
42:39Même si je ne suis pas la meilleure sur la piste aujourd'hui, l'essentiel il est ailleurs.
42:42Je compense avec d'autres qualités, mes atouts à moi
42:46et je pense que c'est ça qui fait la différence et c'est ce qui me plaît.
42:49C'est ce qui plaît à Julia Simon qui a été époustouflante aujourd'hui.
42:53En revanche Tanguy, on va prendre le temps de revenir sur ces images
42:57qui nous ont vraiment émus, Lou Jean Monod
42:59qui était très touché après cette mastarte.
43:03Oui, on l'a vu en fin de course un peu dépité
43:07sans doute passablement énervé par ce qui s'était passé
43:11pendant la quarantaine de minutes de cette mastarte.
43:14Ça commence, regardez là, sur la droite de votre image
43:17Vanessa Voigt qui sort sur la gauche
43:20et qui pousse Lou Jean Monod à terre
43:23mais Lou Jean Monod était au milieu du peloton au lieu d'être en tête
43:27et dès ce premier tir, pardon
43:33non, c'est le deuxième tir celui-là
43:35où elle effectue une faute
43:37en fait elle va faire une course à contre-temps
43:40à devoir cravacher sur la piste où ça se passe bien
43:44et malheureusement, sur le pas de tir, elle en a laissé
43:48pour terminer avec un 16 sur 20
43:53et surtout dans une course aujourd'hui
43:5617 sur 20 pardon, dans une course très serrée aujourd'hui
44:00où on a vu qu'il y avait 12 athlètes en 30 secondes
44:04et Lou Jean Monod termine en 16ème position
44:07à 44 secondes aujourd'hui
44:09et donc voilà cette image de fin de course réconfortée
44:13consolée par sa copine Justine Brisas-Bouchet
44:17Un dernier mot sur cette image Anaïs
44:19pour la suite, pour Lou
44:21alors que son avance elle est considérable encore
44:22au classement général
44:23ça veut dire que c'était bien d'évacuer cette émotion-là
44:26pour se remettre sur le bon chemin pour la suite ?
44:29Oui, je pense qu'elle était
44:30ça c'est 5 minutes même pas après avoir passé de la ligne
44:33il y a beaucoup de déceptions
44:33il y a la chute
44:34il y a le fait de ne pas réussir à faire des tirs
44:36comme elle a envie de faire
44:37et puis de se prendre un coup de massue
44:39elle finit 15ème
44:40c'est pas une place à laquelle on est habitué à l'avoir
44:43donc je pense que c'est un petit peu tout
44:45c'est à chaud, une réaction à chaud
44:46et peut-être que voilà
44:47une fois que c'est passé, que c'est parti
44:49on en a parlé, parlé avec Justine
44:51qui a su trouver les mots
44:52j'ai une petite idée de ce qu'elle a pu lui raconter
44:55en général elle arrive toujours à décaler un petit peu
44:58sur une touche d'humour
45:00donc voilà ça fait du bien
45:02des fois c'est des petites discussions comme ça
45:03qui peuvent déclencher des petits déclics pour la suite
45:05donc elle en avait besoin à ce moment-là
45:08et puis ça va repartir
45:09il reste un relais demain
45:11et puis après changement de site
45:12c'est important aussi
45:13d'aller dans un nouvel endroit
45:15où t'es pas, elle ne connaît pas
45:16donc c'est aussi l'occasion de se dire
45:18nouvelle page à écrire pour la suite
45:20on va retrouver de la fraîcheur effectivement pour Lou
45:22elle a eu cette discussion avec Justine
45:24elle aura une discussion avec l'entraîneur Cyril Burdé
45:25qui lui s'est présenté au micro de Charles-Antoine
45:28pour nous donner quelques éléments
45:30voilà il y a des petits freins quelque part
45:32qui l'empêchent de s'exprimer
45:33ça me fait un peu penser à Poliuka l'an dernier
45:36on est un peu dans la même configuration
45:38cette fin de saison qui s'approche
45:41voilà donc honnêtement pas d'inquiétude
45:44encore une fois tous les paramètres objectifs sont bons
45:47on comptera les points à Oslo
45:49c'est dans trois semaines ça
45:49l'enjeu c'est avant tout de refaire des courses à sa hauteur
45:53ça fait deux jours qu'elle n'est pas reconnaissable
45:56et s'il y avait des éléments objectifs pour l'expliquer
45:58ce serait facile
45:59mais là c'est pas le cas
46:00donc il va falloir simplement qu'elle réagisse
46:03peut-être qu'elle fasse un petit peu appel à son orgueil aussi
46:06parce que c'est une grande championne
46:07et qu'une grande championne ça fait preuve aussi d'orgueil
46:10et une grande championne qui fera preuve d'orgueil
46:12sur le relais parce qu'elle fait partie de la compo Tanguy
46:14oui
46:14et on ne change pas une équipe qui gagne
46:17ce sera le même relais que sur les Jeux Olympiques
46:19dans le même ordre
46:20Camille Benet
46:21Lou Jean Monod
46:22Océane Michelon
46:23et Julia Simon
46:24ça fait quelques médailles d'or au compteur
46:26Alexis
46:26sur la présence de nous dans ce relais
46:28un beau relais, un beau match encore à attendre
46:31et on espère que cette course collective pour Lou
46:33va permettre de reprendre un peu des couleurs
46:36de la confiance
46:37en vue de l'échéance de la semaine prochaine
46:38qui va être très importante pour elle
46:40où il faut tout de suite répondre présente
46:41j'en profite juste pour qu'il y ait une toute petite information
46:43j'y tiens
46:45vous avez 30 secondes
46:47elle avait oublié de faire un tour de pénalité
46:48la Norvégienne aujourd'hui
46:49comme quoi son apprentissage à cette future grande championne
46:52se poursuit
46:53il ne faut pas oublier de faire les tours de pénalité
46:55ça arrive au meilleur
46:572 minutes on se prend
46:582 minutes
46:59ça arrive au meilleur
47:00effectivement
47:00le relais
47:01qui sera au programme demain
47:03du côté des filles
47:04la mass start du côté des garçons
47:06et du relais
47:07il en est question
47:08au championnat du monde
47:09junior
47:09restez bien avec nous
47:10juste après
47:11une très courte pause
47:12le relais homme
47:14avec une course absolument fantastique
47:18Anaïs
47:18il nous reste une trentaine de secondes
47:20sur la composition du relais
47:21c'est bien de mettre ce relais là
47:23ça veut dire que Lou
47:24elle est prête à courir demain
47:26oui oui c'est un relais qui sera performant
47:28et puis je pense que Lou
47:30ça peut aussi l'aider à retrouver un petit peu de plaisir
47:32et de relâchement
47:33à courir dans un relais
47:34avec des petites balles de marge
47:36et puis sur un format qui est court
47:37elle le dit
47:38elle est en forme sur les skis
47:39donc aucune raison de ne pas courir
47:40de ne pas être alignée demain sur ce relais
47:43une composition qui me paraît quand même
47:45bien favorite
47:46pour demain
47:47ça veut dire qu'il y a des garanties
47:49avec ce relais là
47:50Alexis
47:51avec cette composition là
47:52oui en effet
47:53on veut
47:55permettre aux filles
47:56qui ont envie de courir
47:57de le faire
47:57ça va être intéressant aussi
47:58de comparer avec les autres équipes
48:00on aura plus d'éléments demain
48:01pour pouvoir le faire
48:02et est-ce qu'il y a une équipe suédoise
48:04par exemple
48:04qui sera un peu revancharde
48:06pourquoi pas
48:07parce qu'elles sont très en forme
48:08on a vu encore
48:09qu'Anna Magnusson
48:10jouait devant
48:11avec Elvira aujourd'hui
48:13pour elle
48:14c'était un peu plus compliqué
48:15mais demain
48:16je pense qu'il va y avoir
48:16un beau match
48:17face à ces suédoises
48:18si elles sont toutes alignées
48:19Demain
48:20le relais FAM
48:21la Mastart Homme
48:22au programme
48:23et tout de suite
48:23c'est le relais Homme
48:24au championnat du monde junior
48:26restez bien avec nous
48:26on accompagne une autre équipe de France
48:28qui brille sur ces championnats du monde
48:30junior
48:31et ça nous emmènera
48:31jusqu'à 19h30
48:32le Perchelit Tour
48:33du côté de Rouen
48:34avant 21h05
48:35le rugby à 7
48:36à Vancouver
48:36à cette nouvelle étape
48:38du 7th Nation Series
48:40à tout de suite
48:40pour profiter encore
48:41de l'équipe de France de bière
49:09quand tu as l'artille
49:10toujours aussi sublime
49:11pour la suite
49:11de notre beau samedi de sport
49:13on a vécu
49:13une Mastart FAM
49:14complètement folle
49:15un relais Homme
49:16passionnant
49:16sur cette étape
49:17de Coupe du Monde
49:18de biathlon
49:18on va vivre un autre relais
49:20dans quelques instants
49:21le relais junior
49:22au championnat du monde
49:23avec une équipe de France
49:23qui a toutes ses chances
49:24d'aller chercher
49:25une médaille d'or
49:27ça nous emmènera
49:27jusqu'à 19h30
49:28le Perchelit Tour
49:29du côté de Rouen
49:31toujours aussi spectaculaire
49:32et puis à 21h05
49:33soyez là pour accompagner
49:34les équipes de France
49:35de rugby à 7
49:36on est à Vancouver
49:40pour cette étape
49:41de 7th Nation Series
49:43et ça commencera
49:43d'ailleurs très fort
49:44pour l'équipe de France
49:45du côté des garçons
49:46qui affronteront
49:47les Fidji
49:48c'était l'affiche
49:49de la finale
49:49des derniers Jeux Olympiques
49:50vous vous en souvenez
49:51sans doute
49:51avant cela
49:52on prend donc
49:53la direction d'Arbor
49:54en Allemagne
49:55où ont lieu
49:55ces championnats du monde
49:56jeunes et juniors
49:57et on est en place
49:58avec Tanguy Le Sévillier
49:59et Marie Le Bobinec
50:01pour vivre le relais Homme
50:03avec les juniors
50:0415, 16, 16
50:0618, 16
50:0718, 16, 16
50:0716, 17, 16
50:0717, 16, 17
50:0819, 19, 16, 17
50:0818, 18, 19, 21
50:096, 18, 19, 20, 20,
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