- il y a 1 semaine
Retrouvez le replay de l'avant course de la mass start messieurs de Kontiolahti de la 7e manche de la Coupe du monde de biathlon du 08/03/2026.
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SportTranscription
00:07Générique
00:08Ah, voici les garçons qui arrivent pour le deuxième événement biathlon du jour.
00:12La Mastart Homme, qui est là en premier ?
00:14Éric Perrault.
00:15Évidemment, Éric Perrault, leader du classement général.
00:18J'espère qu'il ne va pas faire la course avec tout ça sur le dos.
00:21Il va passer accompagné par Jérémy Hintzman et Charles-Antoine Nora
00:25vers la petite cabane réservée à l'équipe de France
00:28pour déposer tout son matériel, se changer, finir de se changer
00:31et aller vers le pâtir en deux.
00:33Qui est là ?
00:33Quentin.
00:34Quentin, vous le reconnaissez instantanément.
00:36J'ai passé beaucoup de temps, malheureusement ou heureusement, je ne sais pas, avec cette équipe.
00:42Ils sont tous des équipementiers différents.
00:44Donc après, quand on suit un peu, on sait déjà par élimination
00:47qui peut avoir quelle couleur sur le dos.
00:51Et là ?
00:51Emilien et Fabien.
00:53Mais ils ont leurs affaires pour quitter l'hôtel.
00:55Ils doivent transiter dès ce soir.
00:57C'est pour ça qu'ils sont bien chargés.
00:59Mais ça, vous n'aviez pas rebondi sur ma blague.
01:01Oui, pardon, Tanguy.
01:02Pardon.
01:03Mais il manque Oscar.
01:05Il est dans le sac.
01:09Vous voyez, l'art du rebond, c'est Anaïs qui l'a.
01:13Petit format, Oscar Lombardo.
01:15Et quand on en parle avec lui, d'ailleurs, il a une très grosse VO de max,
01:20Oscar Lombardo, ce qui permet de mesurer la qualité intrinsèque des athlètes.
01:24Des athlètes, il dit, vu ma taille, heureusement que j'ai ça pour pouvoir concurrencer les autres.
01:28On va vérifier ça.
01:29Menons l'enquête.
01:30Charles-Antoine, est-ce qu'Oscar était dans le sac ?
01:33Comme nous le disait Anaïs.
01:38J'espère pas.
01:39Oscar, il est juste derrière Eric, là.
01:41À l'image, vous avez Eric Perrault.
01:43Ils vont aller faire vérifier les carats.
01:44Et Oscar est juste derrière son copain, Eric Perrault.
01:48Les garçons qui ne vont pas faire le voyage ce soir.
01:50Toute l'équipe de France va voyager demain en Estonie.
01:53Un charter, évidemment, affrété par l'IBU, l'organisation,
01:57pour emmener directement les athlètes de Johansu, en Estonie, à Tartou.
02:03Une ville proche d'Otepa, où se déroulera la prochaine manche de Coupe du Monde.
02:08Otepa, où se dérouleront les championnats du Monde l'année prochaine.
02:10Également, on aura le temps d'en parler la semaine prochaine.
02:13On vous retrouve avec Siegfried Mazet.
02:14Siegfried Mazet, dans quelques instants, vous allez accompagner les Bleus sur le pas de tir.
02:18Charles-Antoine, pour cette Mastarte, on rappelle Eric Perrault,
02:21qui est leader du classement général et qui peut accentuer encore un peu plus
02:24son avance pour aller chercher le globe de cristal.
02:26Et il est en course pour tous les globes des autres disciplines.
02:29Vous vous rendez compte, il peut faire le grand chelem, Eric Perrault,
02:31tout comme Lou, Jean Monod, d'abord.
02:33Le temps que les Bleus se dirigent vers le pas de tir,
02:36nous, on va prendre le temps, Tanguy, de prendre des nouvelles de l'équipe de France.
02:40Ça fait beaucoup de temps, beaucoup de prendre, mais l'essentiel, c'est les images.
02:44Et beaucoup de France et beaucoup de relais,
02:46parce qu'on a vécu le relais féminin tout à l'heure.
02:49Le relais féminin junior au championnat du Monde.
02:51Oui, et la France termine deuxième.
02:55La France n'a pas gagné.
02:56On voit là, sur le pas de tir, il y avait un gros duel avec l'Allemagne.
03:01Et finalement, les Allemandes ont couru plus vite
03:04et ont skié plus vite que les Françaises.
03:06Il y avait très peu d'écarts à la sortie du pas de tir.
03:08Il y en a très peu à l'arrivée.
03:10Mais c'est donc l'Allemagne qui gagne pour la France.
03:13C'est Namou Kandoarmand qui s'entraîne à la FECLA
03:16avec Louise Roguet, Louane Dupont-Balébaz et Thémis Fontaine,
03:20qui est devenue, au début de ses mondiaux, championne du monde de l'individuel.
03:24Les championnats du monde qui ont lieu en Allemagne, à Arbor,
03:26que vous pouvez suivre sur l'équipe live en intégralité,
03:30notamment l'occasion, puisqu'on a un petit peu de temps également, Tanguy.
03:34Tiens, en direct, les Bleus qui se dirigent.
03:38Prenons ce qu'il faut pour accompagner l'équipe de France.
03:41Ce qu'il faut, c'est des skis.
03:44Regardez, il y en a qui vont à pied.
03:45Ils vont moins vite.
03:51Voilà, les biathlètes qui vont s'installer au pas de tir
03:55pour les traditionnels réglages.
03:58Tanguy, ça nous laisse l'opportunité de donner des nouvelles de l'IBU Cup
04:01parce qu'on parle de la réussite du biathlon français.
04:04C'est tout simplement historique.
04:05On est sur une saison prodigieuse, à la fois chez les A et en IBU Cup
04:09où on rafle tout, à commencer par Paula Bottey.
04:11Oui, Paula Bottey qui remporte le globe de l'IBU Cup.
04:16Elle a remporté en plus le petit globe du sprint,
04:19le petit globe de la poursuite.
04:20Et elle a laissé à Voldia Galmas-Paulin, une autre française, l'individuelle.
04:25Et pour Amandine Mangin, le petit globe de la Mastarte.
04:28Elles ont tous les petits globes, les françaises.
04:30Et d'ailleurs, elles font 1, 2, 3, 4, 5 au classement général de cette IBU Cup.
04:35Et ce qui est impressionnant, regardez, c'est le palmarès depuis plusieurs années de cette IBU Cup.
04:39Et ce qu'on voit, c'est que les françaises qui ont performé depuis Lou Jean Monon en 2022,
04:44au Céan Michelon, Camille Benet, ça a fait des étincelles ensuite sur la Coupe du Monde.
04:49Un mot sur Paula Bottey avant de voir les garçons
04:52où c'était également une réussite française, Anaïs.
04:54On espère que ça va lui donner le petit surplus de confiance
04:57pour s'installer en équipe de France à l'année prochaine.
04:59Oui, Paula, c'est un petit peu compliqué, ce début de saison.
05:03Ce ne sera pas la trahir si je dis qu'elle a failli arrêter.
05:06Je crois qu'elle a eu un gros coup d'arrêt à ne pas se sélectionner sur la Coupe du
05:09Monde.
05:09Elle a su rebondir sur l'IBU Cup.
05:11Maintenant, elle a sa place.
05:13Ce globe lui offre une place pour la première Coupe du Monde de la saison prochaine.
05:18Donc, j'espère pour elle qu'elle arrivera à y rester.
05:22Et puis, voilà, pas faire les allers-retours entre IBU Cup et Coupe du Monde.
05:26On sait qu'elle arrive à un âge où maintenant, il faut qu'elle s'installe sur la Coupe du
05:29Monde
05:29et qu'elle arrive à y performer.
05:30On sait que l'équipe de France A est hyper dense.
05:32Mais voilà, toutes les armes pour pouvoir se faire une place, elles aussi.
05:36Et ça va être compliqué pour les sélectionneurs parce que celles qui sont juste derrière,
05:39Volga Galmas-Paulin, elle devrait être normalement sur les championnats du Monde Junior.
05:42Elle termine deuxième du classement général de l'IBU Cup.
05:44Elle n'a que 21 ans et elle est déjà très, très forte à ski, très arrivée sur le pas
05:50de tir.
05:51Il y a la génération 2030 qui se prépare.
05:53Il y a aussi Amandine Mangin et Célia Enaf, juste derrière, qui ont 22 ans et qui s'affirment aussi.
05:58On verra déjà des Oslo s'il y a la possibilité pour certaines de venir compléter l'équipe
06:02avec des quotas supplémentaires.
06:03On en reparlera à ce moment-là.
06:04Mais il peut y avoir une liste élargie pour l'équipe de France.
06:07Et ce sera peut-être intéressant déjà pour certaines de marquer des points importants
06:10dans l'esprit des entraîneurs pour revenir sur la saison suivante en Coupe du Monde.
06:14Et ça pousse également chez les garçons, Tanguy, pour s'installer dans cette équipe de France.
06:19Ah oui, et c'est là d'ailleurs peut-être la nouveauté.
06:22Parce que chez les garçons, c'était plus compliqué de trouver une relève.
06:26Et regardez, Gaëtan Paturel, il lève les bras.
06:29On l'a vu brillant sur les championnats d'Europe, sur la chaîne L'Équipe.
06:31Et c'est lui qui remporte le globe de cristal de l'IBU Cup.
06:35Il le remporte devant un autre Français, Damien Levet, et devant un autre Français, Antonin Guigona,
06:40et devant un autre Français, Valentin Lejeune.
06:42Là, c'est un quadruplet pour les Français.
06:44Devant les Norvégiens.
06:45Et là, c'est important de regarder le palmarès.
06:46Parce que regardez, c'est les Norvégiens qui trustaient les places en IBU Cup.
06:51Et pour la première fois depuis très très longtemps, il y a un Français qui arrive à s'imposer.
06:55Gaëtan Paturel, pareil, il a 22 ou 23 ans peut-être maintenant.
06:59Donc là, on a peut-être l'avenir du biathlon français qui est en train d'arriver progressivement.
07:03Oui, puis Gaëtan Paturel qui n'a pas eu un parcours aussi fluide qu'on pourrait le penser.
07:08Voilà, il a disparu un petit peu des tableaux dans ses premières années junior.
07:13Là, il réapparaît au plus haut niveau.
07:15C'est quand même une grosse, grosse performance de sa part.
07:18On a eu une chance incroyable avec cette nouvelle génération qui arrive.
07:21Et Éric Perrault, il est jeune.
07:23C'est le futur et le présent du biathlon français et du biathlon international.
07:27C'est lui qui mène le classement général d'ailleurs, Charles-Antoine.
07:31Allons-y, profitons de ces moments avec vous pour nous raconter ce qui se passe autour de l'équipe de
07:34France.
07:38Éric Perrault est arrivé très vite sur ce pas de tir.
07:41Vous savez, Éric, on le voit souvent arriver un petit peu en avance, faire des exercices de mobilité, d'échauffement.
07:47Il a besoin de faire redescendre un peu toute la pression peut-être.
07:51En tout cas, faire un reset.
07:53Ça lui arrive régulièrement.
07:54Et là, il aime bien prendre son temps pour faire ses chargeurs.
07:56C'est ce qu'il est en train de faire actuellement.
07:57On a discuté avec Jean-Pierre Hamad, son coach de tir et Patrick Fabre.
08:00Alors que le reste du peloton de cette Mastart n'est pas encore arrivé.
08:04Je vois Quentin Fillon-Maillet, Johannes Dallet.
08:07Mais sinon, il n'y a pas grand monde encore sur ce pas de tir.
08:10On attend évidemment le début des réglages.
08:12Dans des conditions très calmes.
08:134 degrés, 1 km heure devant, ça devrait être à peu près comme pour le relais des filles.
08:19Une course assez stable sur le pas de tir.
08:22C'est vrai qu'on en profite puisqu'on voit Éric et les images qu'on a vues avant avec
08:25l'IBU Cup.
08:26Il y a eu un petit trou générationnel chez les garçons.
08:28Ça pouvait être inquiétant à un moment donné.
08:30C'est ça qui est vraiment très chouette.
08:31Cette année, on se rend compte que ça a été complètement absorbé.
08:35Et que finalement, des plus anciens comme Quentin, qui ont continué longtemps, Antonin,
08:40qui sont toujours très performants dans cette équipe.
08:42Et puis des jeunes qui sont montés très tôt comme Éric et qui ont réussi à être performants hyper vite.
08:47Ça a compensé ce petit trou générationnel qu'on aurait pu avoir.
08:52Et finalement, on est largement revenu en termes d'espoir pour l'avenir à la hauteur de ce qu'on
08:56peut attendre chez les Norvégiens.
08:58Même, on est en capacité d'avoir l'équipe la plus forte dans l'avenir chez les hommes et chez
09:03les garçons.
09:04Chez les hommes et chez les garçons, certes.
09:06Mais surtout chez les hommes et chez les filles et chez les femmes.
09:09Donc, c'est hyper intéressant.
09:11Et bravo à tout l'encadrement et aux athlètes, surtout avant tout, d'avoir réussi à bien redresser ça.
09:18Et on a bel espoir maintenant pour l'ensemble du biathlon français.
09:22Journée internationale des droits des femmes.
09:23Aujourd'hui, on en profite pour le signaler.
09:26On a vécu le relais féminin tout à l'heure.
09:28Place à la Mastart.
09:29Aujourd'hui, Éric Perrault qui est en train de se préparer tranquillement.
09:32Ces moments-là, Anaïs, Charles-Antoine commençaient à nous raconter.
09:35En quoi ça sert, la préparation de la course à venir ?
09:38Ça marque quel temps de cette préparation ?
09:40Ça marque le dernier moment où on ne peut pas être complètement concentré sur la course.
09:46C'est vrai que moi, c'est un moment que j'aimais bien.
09:48On prend l'atmosphère un petit peu du pas de cire, de la piste.
09:53Se rendre compte un peu dans les conditions dans lesquelles on va courir, le public.
09:56Prendre toutes ces petites informations qui ne détermineront pas si c'est une bonne course ou une mauvaise course.
10:02Mais en tout cas, qui nous mettent un petit peu en mode compétition.
10:06Et puis, voilà, avant les réglages, à titre très personnel, avant les réglages, je me permettais de ne pas être
10:12trop concentré.
10:12Par contre, une fois que les réglages, ils attaquent, là, on rentre vraiment dans la course.
10:15Il faut être là, il faut être présent.
10:18On sait qu'on en a pour des réglages jusqu'à la ligne d'arrivée.
10:22C'est le moment de la journée où il faut être là.
10:24Et là, finalement, c'est les derniers petits instants où on peut se permettre de penser à autre chose.
10:27Alors, sur l'échelle de concentration d'Anaïs, faire autre chose, penser à autre chose, c'était quoi ?
10:32Vous faisiez quoi, Anaïs ?
10:34Je ne sais pas.
10:37J'avais des kinés, souvent, dans l'ère de départ, qui me donnaient quelques blagues.
10:41Ça me permettait de dédramatiser un petit peu la situation.
10:48Je pense que je me mets à la place d'Eric.
10:50Alors, je ne suis pas dans sa tête, mais il a envie de faire les choses bien.
10:53Ça demande de l'énergie.
10:55S'il est concentré depuis qu'on est arrivé, et pendant 4 jours, on arrive dimanche soir, on n'a
11:00plus d'énergie.
11:00Donc, c'est avoir ces petites bulles de décompression, mais au bon moment.
11:05Il ne faut pas avoir la petite bulle de décompression au moment du tir couché, parce que ce ne sera
11:09pas le bon moment.
11:09Donc, c'est vraiment calibrer sa journée pour arriver sur la course et être vraiment plein de ses moyens et
11:17plein de sa concentration pour le moment de la course.
11:20Essentiel pour Eric Perrault. Vous imaginez, avec cette image-là, on mesure la chance qu'on a pour le biathlon
11:25français.
11:26Eric Perrault, qui a les doubles couleurs, ce dossard bicolore jaune pour le classement général, rouge pour le classement de
11:33la Mastart.
11:34Il peut réaliser le grand chlème, Alexis.
11:36Rien que de le dire, cette phrase-là, pour Eric Perrault, dès cette saison, c'est prodigieux.
11:40C'est complètement dingue le niveau qu'il a réussi à aller chercher sur ces dernières saisons et cette progression
11:47linéaire, finalement,
11:48qui l'amène à ça, effectivement, le sifflet du début des réglages vient de sonner.
11:52On est un peu seul au monde, quand même, à ce moment-là, sur le pas de tir, puisqu'on
11:56est sur la toute dernière course de l'étape.
11:57On est sur une étape lointaine où il y a beaucoup de préparation.
11:59Il y a un charter qui va partir très vite.
12:01Donc, finalement, il y a très peu de nations qui sont représentées sur cette Mastart par rapport à une course
12:06individuelle où on a 100 partants.
12:08Là, on est uniquement avec 30 athlètes au départ, donc très peu d'entraîneurs, très peu d'athlètes.
12:13Toutes les filles sont déjà rentrées préparer leurs affaires.
12:16Les techniciens, pour une partie, sont en train de ranger, pareil, pour préparer pour le voyage.
12:20Donc, on se retrouve un peu en tout petit comité sur cette Mastart.
12:23C'est toujours un peu particulier, les réglages d'une Mastart.
12:24On a vraiment son propre tapis.
12:26C'est des moments qui sont complètement différents de ce qu'on peut vivre le reste du temps.
12:30Donc là, on est très centré sur Eric avec un plan serré.
12:32Mais si on élargit, on verra que c'est un stade qui est quand même globalement assez calme à ce
12:35moment-là.
12:36Les 30 meilleurs seulement sont invités pour la Mastart.
12:39Voilà pourquoi on la surnomme la course des rois ou la course des reines.
12:43La concentration déjà pour Eric Perrault.
12:45Charles-Antoine, vous êtes juste à côté avec Jérémy.
12:47Vous allez pouvoir nous montrer ce pas de tir.
12:51Un pas de tir très calme, comme le dit Alexis.
12:54Il a totalement raison.
12:55C'est vrai qu'il y a bien moins de monde aussi, vous savez, derrière la jumelle.
12:59Bien moins de coachs, puisque bien moins de nations présentes.
13:01Il faut se répartir un petit peu le long de ce pas de tir pour effectuer les réglages de chacun.
13:06Heureusement, les coachs français sont trois au niveau du pas de tir.
13:09Et puis Eric Perrault, c'était le premier sur le tapis.
13:11On l'a vu dans les premiers à arriver sur ce pas de tir.
13:14Et premier à effectuer ses réglages, son tir de balayage.
13:18Après avoir bu un petit peu de boisson énergisante.
13:21Voilà, il est toujours très concentré, Eric.
13:23Quelques échauffements, échauffements du psoas, des muscles ischios jambiers également.
13:28Et puis après, les réglages ont démarré.
13:31Et là, il est déjà dans sa course.
13:32Ça se sent, Eric, concentré.
13:34C'est intéressant qu'il vienne comme ça très tôt pour faire ses réglages.
13:37Normalement, le leader choisit un peu le moment de ses réglages.
13:40On fait toujours par rapport au classement général,
13:42quand on doit faire des choix de priorité sur la Coupe du Monde dans l'équipe de France.
13:46Et le fait qu'Eric vienne comme ça régler en premier,
13:49ça veut potentiellement dire qu'il a envie de faire un échauffement un peu appuyé,
13:52de pouvoir skier.
13:53Et aussi, peut-être, de se laisser le droit de revenir tirer,
13:55peut-être quelques balles au tout dernier moment avant de prendre la course,
13:58si jamais il y a eu des changements importants au niveau du vent.
14:01Mais globalement, j'ai quand même l'impression que ça montre cette envie
14:04de faire un échauffement sur les skis,
14:06où il va avoir le temps de tout faire avant que ça parte.
14:09Donc, il est allé skier un petit peu.
14:11Et là, il est de retour sur le pas de tir.
14:12Alors, c'est plutôt sur la...
14:13Là, on est sur les réglages.
14:14Donc, effectivement, les réglages,
14:15on fait toujours un enchaînement entre tir et ski,
14:18parce qu'il faut faire des réglages en étant essoufflé.
14:20Et si on fait des réglages sans être essoufflé,
14:22finalement, ça ne va pas retraduire ce qu'on va vivre.
14:24Et c'est plus dans le placement de ces réglages.
14:27Là, en fait, il a envie d'en débarrasser assez vite.
14:29Parce qu'il y a du temps jusqu'à la course.
14:31Elle est encore dans 45 minutes, à peu près, cette course.
14:35Donc, on a le choix de soit s'échauffer avant
14:38et ensuite venir faire ses réglages,
14:39ou alors de faire ses réglages
14:41et de ensuite aller vraiment s'échauffer.
14:44Et Eric, vu qu'il est le leader,
14:46il choisit à quel moment il fait ses réglages.
14:47Donc, il a décidé de le faire maintenant.
14:49C'est pour une raison.
14:50Ça pourrait être intéressant de connaître laquelle.
14:52On peut demander au staff si Charles-Antoine peut,
14:54à un moment, se glisser tranquillement,
14:57sans gêner, pour poser la question.
14:58On est preneur.
14:59L'occasion de découvrir la start list
15:01et d'expliquer, Tanguy,
15:02pourquoi Eric est au tapis numéro 1
15:04et Emilien était un petit peu plus loin sur le patin.
15:07C'est le classement général de la Coupe du Monde
15:10qui décide, effectivement, de l'ordre de départ sur la Mastart.
15:14Donc, évidemment, quand on regarde la liste de départ,
15:17on se rend compte qu'Eric Perrault a le 1.
15:20Quentin Fillon maillait le 5.
15:21Il est 5e au classement général.
15:22En réalité, il est 6e.
15:24Il y a Giacomelle qui est intercalé,
15:25mais qui a arrêté sa saison.
15:27Et Emilien Jacquelin, 6e.
15:29Fabien Claude, donc, 14e.
15:31Et puis, Oscar Lombardo, 19e.
15:35Il est en 20e position du général.
15:37C'est bien pour Oscar Lombardo
15:38de rentrer dans les 25.
15:39Les 25 assurent une place sur cette Mastart.
15:42Emilien Claude, il est dépendant de ses résultats de la semaine.
15:44Et cette semaine, ça ne l'a pas fait.
15:46Il faut être dans les 5 meilleurs de la semaine
15:48ensuite pour rentrer dans la Mastart.
15:50Chacun va régler à la cible
15:51qui correspond à son numéro de dossard
15:52puisque sur le premier tir,
15:53ils seront obligés d'aller sur cette cible
15:55qui correspond à leur numéro de dossard.
15:56Et ensuite, ce qu'on peut faire, par exemple,
15:58pour Fabien et Oscar qui sont un peu plus loin,
16:00les entraîneurs peuvent potentiellement leur proposer
16:03d'aller faire un tir sur la cible d'Eric
16:06qui est au début du pas de tir
16:08ou alors sur celle de Quentin ou d'Emilien Jacquelin
16:11qui est aussi au début du pas de tir
16:12pour justement qu'ils puissent aussi faire des réglages
16:15sur une cible qui n'est pas au même endroit sur le pas de tir
16:18parce qu'il peut y avoir des fois des influences de vent différentes.
16:21Et à l'inverse, on peut aussi proposer à Eric
16:23d'aller faire un tir rapidement à la tir d'Oscar.
16:26Si jamais Eric se rate complètement sur son premier tir,
16:28s'il se retrouve vers la 14 au deuxième tir,
16:30au moins, il aura déjà fait un tir sur l'ensemble du pas de tir
16:33et on aura pu analyser les différentes réactions de balles
16:36en fonction de la zone qui est utilisée.
16:38Merci Alexi, on essaye de vous guider toujours plus
16:41pour bien apprécier le biathlon et la mastarte
16:45qui va démarrer dans quelques instants.
16:46Le QR code en bas à droite,
16:48vous pouvez nous poser toutes vos questions,
16:50on y répond avec plaisir.
16:51Et puis un sondage vous attend.
16:53Tanguy, qu'est-ce que la cellule biathlon a préparé ?
16:55La cellule biathlon, pardon.
16:57Ah oui, c'est simple.
16:59Pardon ?
16:59C'est très simple.
17:00Oui, c'est le doublé pour Eric Perrault.
17:02Est-ce que vous y croyez un peu,
17:03beaucoup, passionnément ou à la folie ?
17:06En fait, ce sera presque plus qu'un doublé d'ailleurs
17:08parce que si on occulte la parenthèse olympique,
17:10Eric Perrault, il a déjà remporté l'individuel
17:14et la mastarte, ce même enchaînement à Novie-Miesto
17:17et avec deux 20 sur 20 à Novie-Miesto.
17:20Donc là, si on se concentre sur la Coupe du Monde,
17:23sur une possibilité de faire un quatrième 20 sur 20 de suite
17:26et une quatrième victoire consécutive en Coupe du Monde.
17:28Ce serait exceptionnel pour Eric Perrault
17:30qui se rapprocherait un peu plus encore du Globe de Cristal.
17:33Alors, vous vous posiez la question, Alexis,
17:34pourquoi cet ordre-là pour la préparation d'Eric ?
17:37D'abord les réglages, puis l'échauffement.
17:39Charles-Antoine, vous avez pu poser la question au staff ?
17:43Oui, à Jean-Pierre Hamad qui vient de nous expliquer.
17:45C'est assez simple.
17:46En fait, ils se sont répartis au sein de l'équipe de France,
17:49au sein des cinq garçons.
17:50C'est eux qui ont décidé des horaires de réglage.
17:52Il y avait trois tranches, une à 17h10, une à 17h20, une à 17h30.
17:57Et Eric et Oscar ont décidé d'effectuer leurs réglages à 17h10.
18:02Ensuite, ce sera donc au tour de Quentin Fillon-Maillet et de Fabien Claude.
18:06Et puis, Émilien Jacquelin aura la dernière salle, on va dire, à 17h30.
18:11Mais pourquoi ?
18:12Oui, mais pourquoi Eric a décidé de passer en premier ?
18:15Je crois qu'il est réglé très régulièrement en premier, il me semble,
18:18si je ne dis pas de bêtises.
18:20Alexis, si tu as son numéro de téléphone,
18:25tu peux peut-être essayer de l'appeler là.
18:26Je pense qu'il ne sera pas dispo.
18:27Mais c'est une réponse qui lui appartient à lui-même.
18:31Jean-Pierre Hamat, il ne le sait pas.
18:32Il m'a juste expliqué que ça se passait comme ça au sein de l'équipe de France.
18:34C'était les garçons qui avaient décidé, entre eux, de le faire.
18:38Il y a quand même eu un petit changement de génération.
18:42Martin Fourcade était tout le temps le dernier à effectuer ses réglages.
18:47C'était devenu une règle commune.
18:48Et depuis l'arrêt de carrière de Martin Fourcade,
18:51ceux qui ont dominé le biathlon en équipe de France,
18:54ça a été le cas parfois de Quentin,
18:55ont souhaité faire des choix différents.
18:58Et donc, les habitudes ont un peu évolué.
19:00Je sais que chez les filles, en ce moment,
19:03elles règlent en fonction du nombre de dossards.
19:04Celle qui a le dossard 2 sur un sprint va régler en première.
19:07Et celle qui a un dossard très loin règle un peu plus tard.
19:10Alors qu'on aurait pu imaginer que Clouge en mono,
19:12pour avoir des réglages au plus près possible des conditions de la course,
19:15comme elle joue le général, règle en dernier.
19:17Ce n'est pas tout le temps ce qui est fait.
19:18L'intérêt de base, ce qu'on faisait dans le passé,
19:21c'était d'essayer de régler le plus près possible du départ de la course
19:24pour avoir des conditions qui peuvent être les plus proches
19:26de celles qu'on aura ensuite pendant la course.
19:29Et donc, effectivement, on faisait ça dans le passé.
19:31Mais sur les sprints, ceux qui avaient les dossards les plus élevés,
19:34réglés en premier, des fois, c'était presque deux heures avant leur course.
19:37Ça n'avait pas trop de sens.
19:38Là, par contre, c'est une mass start.
19:39Et ce qui est vraiment intéressant, c'est que, vu qu'Eric est leader,
19:42si vraiment il avait voulu passer sur le créneau des miliens,
19:45il aurait pu le faire en disant,
19:46voilà, moi, le créneau que je préfère, c'est celui-ci et je veux l'avoir.
19:50Et là, c'est vraiment une démarche quand même.
19:53Bien sûr, ils ont parlé entre eux.
19:54Mais il y a quand même, je pense, une petite raison derrière pour Eric.
19:58Soit c'est pour que ce soit plus confortable,
20:00qu'il ait moins de choses à faire dans le stress.
20:01Soit c'est pour qu'il puisse plus skier.
20:03Donc voilà, c'était intéressant d'en parler.
20:04Mais effectivement, bien sûr qu'il décide entre eux
20:07et que ça ne va pas changer la course.
20:08Mais quand même, c'est aussi pour expliquer qu'il y a une vie de groupe
20:11et qu'il faut, à tous les niveaux, se mettre d'accord
20:13quand on doit partager des entraîneurs.
20:15Et se mettre dans les meilleures dispositions pour réussir.
20:17La Mastart, Emilia Jacquelin avec son style plein de panache et d'émotion.
20:22Eric Perrault pour aller chercher le globe de la Mastart
20:25et surtout le gros globe de Cristal.
20:28Il est en tête du classement général.
20:29On verra comment il s'est permis de croire si fort au globe de Cristal
20:33juste après une courte pause.
20:35A tout de suite pour vivre cette Mastart.
20:56Très bon dimanche à vous.
20:57Bienvenue si vous nous rejoignez.
20:58Le bonheur d'accompagner Eric Perrault
21:00qui va tenter d'accentuer son avance en tête du classement général.
21:03C'est la partie jaune de son dossard et d'accentuer son avance en tête du classement de la Mastart.
21:08C'est la partie rouge de son dossard.
21:11Eric Perrault et 1, 2, 3, 4 autres Français engagés aujourd'hui face aux Norvégiens.
21:17Notamment on est avec Alexis, Anaïs et Tanguy.
21:19On va comprendre grâce à Jérémy Hensman dans un instant
21:22comment Eric Perrault a pu s'offrir une telle avance
21:25et une telle opportunité d'aller décrocher le globe de Cristal.
21:28Parce que son avance, elle monte à combien désormais Tanguy ?
21:32Alors il a 924 points Eric Perrault au classement général.
21:36C'est 127 de plus que Tomasso Giacomel.
21:39Il n'est plus là.
21:40Mais surtout 227 de plus que Sébastien Samuelson.
21:44Il reste combien de points à distribuer ?
21:46C'est ça qui compte.
21:476 fois 90 mais ça vous dit.
21:51540 points.
21:52Combien ?
21:52540.
21:53Non, 450.
21:55C'est bien ça ?
21:57540.
21:59Non, c'est chez les filles parce qu'on a 4 premières.
22:01Il reste 6 courses pour les filles, il n'en reste plus que 5.
22:04Au total, s'il veut être sûr de remporter le gros globe,
22:09il doit marquer 314 points.
22:10Là, il ne sera plus rattrapé par personne.
22:12Alors ça paraît énorme 314 points.
22:14Mais en fait, si on le divise par le nombre de courses,
22:16ça veut dire que s'il termine autour de la quatrième place à chaque fois,
22:19il est sûr de remporter le gros globe.
22:21C'était pour vous taquiner évidemment 540.
22:23Vous aviez raison Tanguy.
22:25Vous m'avez fait peur.
22:26Non, tout va bien.
22:27Eric Perrault, voici grâce à Jérémy Hensmann,
22:29ce parcours tout détruant pour être désormais le leader du classement général
22:34et avoir cette chance unique d'aller chercher le globe de cristal.
22:42Alors, Dossard jaune ou pas Dossard jaune à la sortie de ce tir,
22:45c'est maintenant que ça se joue pour Eric.
22:47Dernière course, dernier tir avant les Jeux Olympiques en compétition.
22:55Dans ces moments-là, je repense à tout ce que je veux,
22:58à tout l'entraînement que je fais et pourquoi je suis là.
23:08De la frustration, dans la douceur de l'été, face au vent de Seillac,
23:14Eric Perrault prépare sa cinquième saison en Coupe du Monde
23:17avec de grands objectifs en vue.
23:20Chaque année, j'apprends un petit peu plus.
23:21Je sens que je suis prêt pour jouer les courses de vent.
23:25Sous le soleil du Quéra, ou la pluie automnale d'Antols,
23:29le Français de 24 ans rêve déjà d'or et de cristal.
23:33J'ai autant envie d'être champion olympique que de gagner le gros globe.
23:35Je pense que ce n'est plus un secret.
23:37J'ai cette ambition-là, j'ai cette envie.
23:39Je pense que je vais être capable de le jouer.
23:42OK, dans les clous.
23:47Mais sous la lune d'Ostersund,
23:49le champion du monde de l'individuel manque une première occasion.
23:55Oui, il veut marquer des points au classement général,
23:58mais la dernière balle lui échappe.
24:0018 sur 20 et une dixième place.
24:03Loin de Johan Olav Botten, vainqueur et premier dossard jaune de la saison.
24:08Le Norvégien enchaîne par un nouveau sans faute sur le sprint.
24:12C'est mon rêve.
24:14Si je continue comme ça, je pourrais me battre pour le dossard jaune à la fin.
24:18Il gagne deux courses.
24:20On ne peut qu'être impressionné.
24:21Bravo à lui.
24:22Eric Perrault attend son heure.
24:24Oui, t'as pas !
24:25Allez, Eric, on la met !
24:27Eric Perrault l'a coupé en balle !
24:29Et dehors !
24:29Mais doit se contenter d'une cinquième place sur la poursuite.
24:33Super, mec.
24:34Bravo.
24:35Allez, t'es.
24:36Je suis dégoûté.
24:37J'adore jouer les victoires, j'adore jouer la gagne.
24:40Je l'ai joué jusqu'au bout, mais voilà, j'ai échoué aujourd'hui.
24:42Ça me donne la rage pour les rentrer quand ça va contre.
24:46En Autriche, un nouveau concurrent entre alors dans la danse.
24:50Avec Eric, nous sommes très bons amis, mais aussi adversaires.
24:53L'arrivée d'Otto Pazzo de Giacomelle avec peut-être une victoire cette saison sur ce sprint à 10 sur
25:0110.
25:03Je suis sûr que nous allons bientôt lutter pour le Glove de Cristal.
25:06C'est ça, dans le futur.
25:11Exceptionnel ! Le 10 sur 10 pour Eric Perrault qui va jouer la victoire dans le dernier tour.
25:18Quatre secondes seulement de retard pour Eric Perrault.
25:21Quelle course du français deuxième !
25:24Premier sans faute et premier podium de la saison.
25:28Un peu de répit avant un nouveau duel sur la poursuite.
25:35Une première erreur et la porte s'ouvre.
25:38Eric Perrault lui réussit le 15 sur 15.
25:40Le français va être seul en tête de la course.
25:43J'adore arriver en tête au tir debout.
25:46C'est toute ma vie dans le sens où c'est tout mon rêve.
25:49Et de vivre ce moment-là, c'est unique.
25:55Oh oui, fantastique, il va le faire !
25:57Eric Perrault va remporter cette poursuite d'Orphilzane !
26:05La première victoire de sa carrière en poursuite, devant ses deux plus grands concurrents.
26:11Le Savoyard est bien lancé.
26:13Petit à petit, on va pouvoir s'attendre à avoir quelqu'un de plus en plus solide,
26:17de plus en plus à son affaire.
26:18Il montre un petit peu l'étendue de son talent
26:20et ce qu'il va pouvoir nous proposer sur les semaines à venir.
26:30Dans les Alpes, devant ses supporters,
26:33Eric Perrault peine à confirmer.
26:36Avec une huitième place seulement sur le sprint.
26:44Bauton accentue son avance au général en s'offrant la poursuite.
26:48Le Français, lui, reste au pied du podium.
26:52Je pense que j'ai été un peu trop gentil dans ce boss
26:54et je comptais bien fermer cette porte
26:56et je n'ai pas fermé la porte, voilà.
26:59Mais c'est Liliens !
27:00Liliens qui passe devant deuxième allée, Eric !
27:02Il faut essayer de passer devant Dalleux !
27:04Ça tombe un peu court pour Eric qui va faire quatrième !
27:07J'ai fait une bonne course, mais voilà, c'est pas une course de numéro un,
27:10c'est une course de numéro quatre.
27:11C'est comme ça, tranquille en plus.
27:15Ouais, ouais, tranquille.
27:16Tranquille.
27:18Tranquille, mais revanchard sur la masse tarte.
27:33Le plein et Eric s'envole vers la deuxième place,
27:36derrière son meilleur ennemi, Tommaso Giacomel.
27:47Pour faire partie des grands noms du biathlon et du sport,
27:51il faut être capable de réagir.
27:52Et il est toujours là, régulier, donc il mérite sa deuxième place.
27:55Et tout est possible pour la suite de saison.
28:01Ça me fait du bien de rentrer.
28:07Rentrer pour mieux travailler.
28:09Eric Perrault passe Noël au soleil,
28:12à plus de 1600 mètres d'altitude,
28:14en quête de meilleur temps de ski.
28:16Alors que la Coupe du Monde bascule dans le drame.
28:19Zivert Bakken, disparu dans des conditions tragiques à 27 ans.
28:23Son corps a été retrouvé sans vie dans son lit
28:25par son coéquipier Johan Olaf Boten.
28:30Il aurait dû être présent, mais il n'est pas là.
28:35C'est très dur.
28:37Mes pensées, elles vont vraiment aussi vers Tommaso et Pio Anulav,
28:41qui étaient avec lui en fait là-bas.
28:44Ça me fait mal au cœur pour eux.
28:45Boten et son dossard jaune sont absents
28:48de cette première course de l'année,
28:49remportée par Tommaso Giacomel.
28:52Le doigt levé vers le ciel,
28:54très certainement en hommage à son ami norvégien,
28:57disparu.
29:00Zivert sera toujours dans mes pensées.
29:04Il ne sera jamais oublié.
29:07De l'émotion et une nouvelle cérémonie des fleurs
29:10pour le français,
29:11avant un calvaire sur la poursuite.
29:13Attention, ça ne se passe pas rien pour Eric Perrault,
29:15avec trois fautes pour le français.
29:18Triple baffe.
29:20Il a un problème technique.
29:21C'est pour ça qu'on ne voyait pas la simulation.
29:23Mon chargeur décide de se casser
29:25parce qu'il devait avoir froid comme moi.
29:27Et voici le visage du nouveau leader
29:29du classement général,
29:31Tommaso Giacomel,
29:32remporte pour la première fois de sa carrière une poursuite.
29:35C'est aussi ça le classement général,
29:37c'est d'être capable de combler ces aléas-là.
29:39Aujourd'hui, j'ai fait de mon mieux.
29:40Je fais quand même huitième.
29:42Loin pourtant derrière l'italien,
29:44vainqueur trois fois d'affilée
29:46et qui enchaîne en Bavière
29:47avec un nouveau podium.
29:51Giacomel compte alors
29:52107 points d'avance au général sur Perrault,
29:55cinquième du sprint
29:56et jamais sorti du top 10 cette saison.
29:59Ce n'est pas ça qui paye aujourd'hui.
30:01Ce qui paye, c'est d'être tout devant,
30:02c'est de gagner des courses.
30:04Je n'en gagne pas assez pour le moment
30:06pour réellement jouer le maillot jaune.
30:08Le français s'en rapproche sur la poursuite.
30:11Il y a une erreur malheureusement.
30:13C'est la troisième.
30:14Mais doit finalement se contenter
30:15de la deuxième place
30:16avec un 17 sur 20.
30:22Les dernières balles ratées
30:23avant le grand show de Nové Mesto.
30:26Il faut que je sois capable
30:27de changer cette tendance
30:29au moins sur une semaine
30:29pour aller chercher les victoires
30:31qu'il a réussi à obtenir.
30:32Moi, je me sens prêt
30:33à être capable d'aller chercher
30:34les grosses courses.
30:38Il n'est pas du genre
30:39à s'autoriser une erreur.
30:40Le champion du monde du format
30:42jouera bien le 20 sur 20.
30:50On n'en demandait pas tant.
30:53Quatre fautes pour Giacomel,
30:55aucune pour le français.
30:57Vainqueur de l'individuel.
31:01J'ai perdu une bataille
31:02mais la guerre n'est pas encore terminée.
31:10Eric Perrault réalise le plein
31:12contrairement à Tommaso Giacomel.
31:14L'Italien craque encore
31:16face au meilleur tireur du circuit.
31:1892% de réussite cette saison.
31:20Eric Perrault,
31:21le tout dernier tir,
31:22c'est maintenant
31:23le 20 sur 20 dans le viseur.
31:30Sur la dernière,
31:31ça bougeait beaucoup.
31:32Je me reprends,
31:33ça bougeait pareil.
31:37La dernière balle,
31:37après du temps à sortir.
31:38C'est essayer de se battre
31:39pour chaque balle.
31:40L'hiver,
31:40c'est le même combat finalement.
31:41Si je mets de l'énergie
31:42et que ça tombe,
31:43ça marche bien.
31:53Oh, il l'a fait !
31:55Il est monstrueux !
31:56Eric Perrault va être
31:57le nouveau leader
31:58de la Coupe du Monde !
32:02Un feu d'artifice
32:03pour sa troisième victoire
32:05de l'hiver.
32:06Tommaso Giacomel est KO.
32:08Eric Perrault,
32:09avec 37 points d'avance,
32:11débutera mars tout en haut.
32:22L'ascension d'Eric Perrault,
32:24le phénomène qui est leader
32:25du classement général
32:26avant cette mass start
32:27à Contiolarti.
32:27Le phénomène Eric Perrault,
32:28il est en train de prendre
32:30de l'ampleur.
32:31Tanguy, Anaïs et Alexis
32:33avec cette chanson
32:34qui a été créée
32:36par son fan club.
32:38Avec DJ Muren,
32:40c'est ça ?
32:40C'est les informations
32:41qui nous ont été connues.
32:43En tout cas,
32:44une fois qu'on l'entend,
32:44ça reste dans la tête.
32:46C'est terrible.
32:47Je trouve que vous ne bougez pas
32:48beaucoup quand même.
32:49Petite ambiance
32:51après-ski autrichienne,
32:53dédicace au fan club.
32:55Gianni.
32:55Allez, Anaïs,
32:56parce que là,
32:56Tanguy,
32:57il est un petit peu coincé.
32:58J'ai donné, j'ai donné.
33:00Ça, c'est une musique
33:01qui va vous rester en thèse.
33:02Mais alors, imaginez,
33:04Eric Perrault,
33:04qui va remporter
33:05une club de Cressal,
33:06on l'espère,
33:06donc on va l'entendre régulièrement.
33:14Je ne connais pas encore
33:14les paroles par cœur.
33:16Le refrain, ça va.
33:17Le refrain, ça va.
33:19On va attendre le refrain,
33:20quand même.
33:20On attend le refrain.
33:21Le plus grand des géants.
33:23Le plus grand des géants.
33:25Parfait.
33:26Il voit sur la piste.
33:27Il est vraiment trop beau.
33:29Eric Perrault.
33:31Eric Perrault.
33:33Il blanchit les cimes.
33:35C'est lui.
33:35C'est lui.
33:37Exceptionnel.
33:38Alors, je suis très déçu
33:39parce que...
33:40Il vous manque Anne-Sophie
33:43pour danser, c'est ça ?
33:43Ah oui,
33:44ben voilà, exactement.
33:45Anne-Sophie revient.
33:48La lumière n'est pas assez tamisée.
33:49Moi, j'ai besoin de noir.
33:51Il n'assume pas, Tanguy.
33:53Charles-Antoine, lui,
33:54il aime bien sur place.
33:55Charles-Antoine,
33:55est-ce que vous pourriez
33:56apparaître à l'antenne ?
33:57On peut relancer le refrain
33:58et puis vous allez
33:59venir à notre aide
34:00et au moins mettre
34:01un petit peu d'ambiance là-dedans.
34:02Charles-Antoine.
34:05Ah ben moi,
34:05je vous accompagne.
34:06Ben oui, allez,
34:07venez à l'antenne.
34:08Apparaissez devant la caméra.
34:11Parce que là,
34:12on ne vous voit pas.
34:15Ah, j'arrive.
34:17Alors, il faut mettre
34:18le son un peu plus fort.
34:19Voilà, on peut monter le son
34:20s'il vous plaît.
34:25Mais c'est marrant
34:26parce qu'on parlait
34:27de cette musique
34:27avec Jean-Pierre Hamad
34:28il y a quelques instants.
34:30Ben là,
34:30il faut s'en penser
34:30mais je suis un peu tout seul
34:31sur le pas de tir.
34:32Je ne vais pas commencer
34:33à danser.
34:34C'est bien plus facile
34:35de venir avec moi en studio.
34:38Non mais on va en parler
34:38avec Jean-Pierre Hamad
34:39de cette musique.
34:40On parlait même d'Eric
34:40il y a quelques instants
34:41et il me disait...
34:42En fait, ce qui est fou
34:43avec Eric,
34:43c'est qu'il a cette faculté
34:45et il me demandait
34:46les points au niveau
34:47du petit globe
34:47de la Mastart.
34:48Il me disait
34:48qu'il a cette faculté
34:49à avoir déjà fait la synthèse.
34:52Il me dit
34:52qu'il sait déjà
34:52ce qu'il doit faire
34:53pour remporter ce petit globe.
34:54Il n'y a aucun souci.
34:55Eric, il a cette force-là.
34:56Il est déjà dans sa course.
34:58On a évidemment
34:58reparlé de son échauffement
35:00et de la manière
35:01dont il voit les choses.
35:02C'est vrai qu'il y a
35:02beaucoup de choses
35:02qu'il a déjà intériorisées.
35:04Déjà aussi,
35:05dans sa tête,
35:06c'est déjà tout est clair.
35:07Quand il rentre sur le pas de tir,
35:08il sait ce qu'il a à faire
35:09et là, c'est encore le cas
35:10sur cette Mastart.
35:11Il a pleinement confiance
35:13en son athlète
35:14Jean-Pierre Hamad.
35:15Eric Perrault,
35:16le phénomène,
35:17personne n'assume décidément.
35:18C'est autre chose
35:18sous le chapiteau.
35:19Le vrai héros,
35:20Eric Perrault.
35:21Écoutons Siegfried Mazet
35:22que vous avez pu rencontrer,
35:23Charles-Antoine,
35:24parce que le temps file
35:25avant le début
35:25de cette Mastart.
35:26On s'intéresse à
35:29Sturla Ligrid
35:29qui est complètement transformé
35:31depuis les Jeux Olympiques.
35:34Siegfried,
35:34c'est les dernières courses
35:36finalement que vous allez faire
35:37avec cette équipe norvégienne.
35:39Il y a un garçon
35:39qui a été épatant
35:40pendant les JO,
35:41qui a eu beaucoup de mal
35:42tout au long de la saison
35:43et on a l'impression
35:44que vous l'avez retrouvé,
35:45c'est Sturla Holm Ligrid.
35:46Dans quel état d'esprit
35:48début de saison
35:48et plus tard dans la saison ?
35:50Pour faire un petit résumé
35:52où on sait
35:52ce qui s'est passé au jeu
35:53avec sa fameuse déclaration
35:54et je pense que depuis
35:56ce moment-là,
35:57il est en mode survie
35:59et en fait,
36:00il est juste vraiment
36:01concentré sur ce qu'il a à faire.
36:03Il est très discret en ce moment.
36:07Il s'épanouit juste
36:08sur le biathlon,
36:09sur la partie biathlon
36:10et j'espère qu'effectivement
36:12il a été met
36:13beaucoup de fois
36:14sur le podium
36:15depuis au moins
36:16les six ou sept dernières
36:17six ou sept dernières courses
36:19et j'espère qu'aujourd'hui
36:20il va confirmer ça
36:21et ça serait bien
36:22qu'il finisse par une victoire.
36:24Comment est Yonolaf Botten ?
36:26C'est un des grands garçons
36:28aussi de ce début de saison
36:29qui a eu des hauts
36:30puis des bas,
36:31on le sait tous.
36:31Comment il réagit
36:32après ses JO
36:33et notamment sa médaille d'or
36:34sur l'individuel ?
36:35Un petit peu pareil,
36:37c'est Yonolaf a connu
36:38une période très bonne
36:39en décembre,
36:41ensuite il a été malade
36:43deux fois en janvier
36:44donc il n'a pas couru
36:46les deux premières de janvier,
36:47il a couru à Novo Mesto,
36:49il est arrivé en stage de prépa,
36:50il est retombé malade
36:51donc il est pareil,
36:53c'était un petit peu
36:54le mode survival
36:55pour la première partie des JO
36:57où il a eu sa médaille d'or
36:58mais après il a été
36:59un peu plus en deçà.
37:01Hier, il fait un relais moyen,
37:03encore une fois,
37:03il est retombé un petit peu
37:05dans le même travers
37:05que pour le relais des JO.
37:09Je pense qu'il n'est pas
37:10au top de sa forme,
37:12on l'a vu mieux,
37:12il a été mieux
37:14notamment au mois de décembre.
37:16Après sa force,
37:17c'est qu'il ne lâche jamais rien,
37:21il sait que les places
37:22sont chères en Norvège
37:23et qu'il veut absolument conserver
37:25malgré le titre.
37:26Malheureusement en Norvège,
37:27ce n'est pas une garantie
37:28pour rester dans l'équipe
37:30et je pense qu'il n'a pas
37:33le couteau sous la gorge.
37:34Il veut aussi montrer des choses
37:36mais avec une forme un peu moyenne.
37:37Merci Siegfried.
37:38Je vous en prie.
37:40Et comme l'a dit Siegfried,
37:42c'est le jour et la nuit.
37:4410 courses,
37:45aucun podium avant les Jeux
37:46et depuis les Jeux,
37:47il en est à 5 sur 5.
37:484 médailles sur les 4 courses
37:49individuelles au Jeux
37:50plus celle ajoutée
37:51sur l'individuel hier.
37:52À surveiller sur la light grade
37:53pour Eric Perrault,
37:54le départ de cette mass start
37:55homme qui est imminent.
37:57Le temps de vous faire gagner,
37:58vous le savez,
37:58cette semaine,
37:59la somme de 1000 euros.
38:00La question du jour,
38:01elle est très simple.
38:02Quel pays est champion olympique
38:04de rugby à 7 masculins ?
38:06Avec Antoine Dupont,
38:07est-ce que c'est 1,
38:07la France ou 2,
38:09la Suisse ?
38:09Vous envoyez 1 ou 2
38:10au 7, 10, 21.
38:111 ou 2 au 7, 10, 21.
38:13Le rugby à 7,
38:13c'est à retrouver
38:14à partir de 21h05.
38:15Ce soir,
38:16on est toujours à Vancouver
38:17pour cette nouvelle étape
38:18du Seven Nations Series.
38:20Une courte pause
38:21et on est ensemble
38:22à Contiolarti
38:23pour le départ
38:24de cette mass start
38:24avec Eric Perrault
38:25qui est en tête
38:26de la mass start
38:27et du classement général.
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