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00:05Bonjour, bienvenue, Érico Plaza Municipal 2026, nous sommes le dimanche 8 mars, dernier débat que nous vous proposons avant le
00:14premier tour des élections municipales, nous voterons les 15 et 22 mars prochains.
00:19Alors après Anglette, Andai, Saint-Jean-de-Luz, Bayonne, Biarritz, Cambo et Sa Paix-sur-Nivelle direction ce dimanche la
00:25Soule et la ville de Moléon, Lichard.
00:28Moléon, ancienne ville industrielle, près de 3000 habitants aujourd'hui. Moléon, ses espadrilles, son château fort, ses fêtes et son
00:36emblématique équipe de rugby, le SAM qui d'ailleurs accueille Valence d'Agin cet après-midi à Marius Rodrigo.
00:41Moléon, où trois listes sont engagées dans la conquête de l'hôtel de ville, conquête ou conservation du fauteuil de
00:48mer.
00:49Louis Labadeau, bonjour.
00:50Bonjour.
00:50Vous êtes le maire sortant, encarté parti communiste.
00:53Oui.
00:54Vous menez une liste de gauche intitulée Union Citoyenne. Vous avez 82 ans. Vous êtes élu à Moléon depuis 1983,
01:01maire de la commune depuis 2020, retraité et ancien instituteur.
01:06Bonjour Armand Dallacos.
01:07Bonjour à tous.
01:08Vous êtes la tête de liste bien-vivre à Moléon-Lichard. Vous vous revendiquez sans étiquette. Certains disent sans étiquette
01:14plutôt à droite. 56 ans, directrice du domaine Aguaria, élue depuis 2014.
01:21Vous étiez d'ailleurs adjointe aux finances entre 2014 et 2020, aux côtés de Michel Etchebest, qui était le maire
01:27de l'époque.
01:28Et enfin, bonjour Benyat Elkegaraï.
01:30Bonjour Egenhoun.
01:31La tête de liste, Aïtida Maloué, Moléon pour tous. Vous êtes encarté et Achebaï. Votre liste se veut d'hiver
01:37gauche. 52 ans, chef d'entreprise dans l'industrie, élu d'opposition depuis 2014.
01:43Merci à tous les trois d'avoir accepté le principe de ce débat et d'être venus dans nos studios,
01:48ici à Bayonne.
01:50Ici Péli Basque, Érico Plessard, Yves Tussaud.
01:54Un débat municipal, c'est un premier tour de table rapide sur forcément le bilan du sortant, le bilan de
01:59Louis Labadeau.
02:00Armand Dallacos, s'il vous fallait dresser le bilan en quelques mots ?
02:05En quelques mots, le bilan de M. Labadeau, nous on ne le trouve pas exceptionnel, même si M. Labadeau est
02:15content de ce qu'il a fait.
02:16Il m'a reproché à plusieurs reprises que la dette de la commune, il a hérité de ma part, puisque
02:22j'étais adjointe aux finances pendant six ans.
02:26Moi, pendant les six années où j'ai été en charge des finances, j'ai maintenu la dette à 4
02:30millions d'euros.
02:31Et aujourd'hui, quand on va sur le ministère des Finances, les comptes individuels des collectivités, on trouve une dette
02:37à 4 millions et demi d'euros.
02:38Donc ça fait quand même une augmentation par rapport à ce que je pense avoir laissé.
02:43Le mandat de Louis Labadeau se joue juste sur les finances ?
02:47C'est ce qui revient essentiellement, donc moi je ne retiendrai que ça.
02:53C'est ce qui m'a été reproché, donc c'est ce que je retiendrai.
02:55Un baigné à tel qu'égaraille, quel bilan faites-vous des six années de Louis Labadeau à la tête de
03:00la commune de Mont-Lyon ?
03:02Je le situerai sur trois niveaux différents.
03:04Le premier, c'est bien sûr les finances.
03:06On ne peut pas y échapper, je crois qu'on va d'ailleurs l'aborder dans quelques minutes,
03:09puisque c'est l'une des thématiques que j'ai choisie.
03:13Bien sûr, les finances, elles sont très dégradées et on en parlera.
03:16Mais il y a aussi, je crois, dans la façon de procéder, dans la façon de faire de la politique,
03:20la transparence, la méthode aussi, l'état d'esprit en définitive.
03:26Et puis le troisième point, qui serait à développer également,
03:29c'est le manque de dynamisme sur des projets structurants.
03:33Et d'ailleurs, qu'on n'a pas, nous, forcément, Ville de Mont-Lyon à porter financièrement.
03:40Je veux dire par là qu'il faut être dynamique pour porter des dossiers,
03:43avec d'autres partenaires, et là-dessus, on a pris beaucoup de retard également.
03:46Alors quand vous dites méthode, qu'est-ce que vous entendez ?
03:50Alors, la méthode, c'est, je crois, déjà, on ne peut commencer par la transparence.
03:56Le fait de travailler en groupe, d'ouvrir les commissions, ça avait été fait.
04:00Moi, je m'étais inscrit sur la commission finance et sur la commission travaux et urbanisme.
04:05Il faut savoir que je suis invité qu'une fois par an à y assister.
04:09C'est embêtant, parce que la commission travaux et urbanisme,
04:11elle se réunit, j'imagine, davantage.
04:14Et donc, je ne peux pas participer à ces commissions-là.
04:16C'est déjà un point assez négatif.
04:18Et puis, je rajouterai quand même, sur les indicateurs,
04:21ça a été noté d'ailleurs par la Chambre régionale des comptes,
04:24aujourd'hui, on n'a pas d'indicateurs,
04:26on n'a pas de notation sur notre commune, sur l'état de santé.
04:32Et ce n'est pas communiqué aux citoyens de façon lisible,
04:35ce n'est pas communiqué du tout d'ailleurs,
04:36sauf en conseil municipal avec des chiffres qui sont assez difficiles à comprendre.
04:40Ah oui, Labadeau, pas de transparence, Amoléon ?
04:43Voilà. Alors, je vais rebondir d'abord sur ce qu'a dit Mme Acosta.
04:46On va me reprocher d'être passéiste.
04:50Mais quand je suis arrivé à la mairie de Molléon,
04:52pendant la campagne électorale, on disait,
04:55on met au défi quiconque de prouver que les finances de la ville ne sont pas saines.
05:00Dans ce studio d'ailleurs.
05:02Alors, les finances, quand je suis arrivé, là je vais parler de ça simplement,
05:05étaient en caisse 91 488,33 euros.
05:10avaient des emprunts de mars, ce sont les chiffres des finances publiques,
05:14en hauteur de 151 000 euros qui n'étaient pas payés.
05:18Donc, ces emprunts, je les ai payés par la suite.
05:21Et quand on s'est rendu compte de ça, on aurait pu rester à l'abri des turbulences
05:24de la vie économique et sociale, au chaud, en attendant des jours meilleurs.
05:28Donc, on s'est retroussé les manches, on s'est mis au travail.
05:30Et quand on dit qu'il n'y a pas de dynamisme, c'est quand même assez extraordinaire ça.
05:34Des promesses ont été faites, en particulier, par exemple,
05:38terrain synthétique en millions d'euros, c'est pas neutre.
05:43La place de la Haute-Ville en 1 600 000 euros, c'est pas rien.
05:47Le château de Libarais, qui avait un déficit structurel de 425 575 euros,
05:52mis effectivement en délégation de services publics, ça ne marchait pas.
05:57On l'a pris donc, dans d'autres conditions, aujourd'hui, il y a 250 000 euros d'excédent.
06:03On ne va pas faire le débat des finances maintenant, parce qu'on va y revenir.
06:06Oui, on va y revenir.
06:07Moi, je voulais revenir sur transparence, méthode.
06:12Alors, écoutez, on a mis en place des commissions, alors que rien ne nous obligeait.
06:15Quand les commissions ont fonctionné, on a essayé.
06:17C'est de l'opposition systématique, rien ne trouverait grâce aux yeux de M. Alguéareil.
06:22Donc, on a continué notre bonhomme chemin, avec une équipe dynamique, compétente,
06:28à la hauteur de la vie de notre petite ville.
06:30Et on se posera la question à l'avenir, puisque nous serons réélus sans doute, nous l'espérons,
06:35de la question de savoir s'il faudra remettre en place au nom des commissions.
06:39L'opposition systématique, j'entends, mais parfois, il y a des chocs qui ont été faits,
06:44qui sont de bonne qualité et que la population reconnaît.
06:47Donc, il faut se situer dans ce cadre-là.
06:49Alors, pour terminer ce tour de table bilan du sortant, j'ai une question, justement, pour vous,
06:54Louis Labadeau, qui va sans doute vous déplaire, et je l'entends si elle vous déplaît,
06:58mais pour moi, elle fait partie du débat.
07:00Est-ce qu'à 82 ans, on peut incarner l'avenir d'une commune ?
07:05Écoutez, certains disent que je suis vieux, c'est vrai.
07:08D'autres disent, dans la campagne, mais ça, c'est pas grave que je suis malade, ça, c'est pas
07:11vrai.
07:11Donc, mon dynamisme, ma détermination, mon énergie sont aujourd'hui intactes.
07:17Donc, j'ai accepté de conduire cette liste, à la demande de mes co-listiers,
07:21parce que je me sens tout à fait capable, encore, de tenir la barre, si je suis réélu, sans problème
07:27aucun.
07:28Benyatel Kegaraï.
07:29Oui, bien sûr, on va pas faire le débat sur l'âge.
07:32L'âge, c'est pas une qualité, mais malgré tout, bon...
07:35Un défaut non plus.
07:35C'est pas un défaut non plus.
07:37Non, mais sûr, on pourra avoir de l'expérience, ça demande quand même un engagement.
07:41Être maire, ça demande un engagement, de l'énergie.
07:43Mais au-delà de ça, c'est pas l'âge du candidat qui m'embête, c'est plutôt l'âge
07:48de ses idées.
07:49J'ai l'impression, parfois, qu'on est resté sur des logiques un petit peu bloquantes
07:56pour le dynamisme de la ville et pour l'ouverture sur le travail avec les jeunes, notamment.
08:01Armanda Acos ?
08:02Oui, je rejoins M. Elke Garaï.
08:05L'âge ne va pas faire quelque chose.
08:07On peut être, à 82 ans, on peut être tout à fait capable de gérer une commune.
08:12On a vu des maires beaucoup plus âgées.
08:15Non, mais je pense qu'il faut, c'est sûr, de l'énergie et il faut du temps.
08:20Et j'espère que si M. Labadou reviendra, je sais qu'il en a.
08:25Mais une équipe jeune tournée vers l'avenir, c'est quand même mieux.
08:29Alors justement, dernière question et après, on va rentrer dans le vif du débat.
08:33Louis Labadou, est-ce que vous avez envisagé de passer la main en cours de mandat si vous êtes réélu
08:37?
08:37Et si oui à qui ?
08:39Est-ce que vous avez, en quelque sorte, anticipé une éventuelle succession ?
08:43Mais pour l'instant, non, parce que je suis respectueux du suffrage universel.
08:48Si je suis réélu à la tête de la liste d'union citoyenne,
08:51je me présenterais au suffrage des élus lors de la mise en place du conseil municipal pour aller.
08:58Sauf si j'ai des problèmes cognitifs, ça peut arriver, je n'ai pas besoin de transport au cerveau, etc.
09:03Mais ce n'était pas le but de ma question.
09:05Votre état de santé n'était pas ma question, c'était plutôt une stratégie,
09:09par exemple comme ce qui s'est fait à Tarnos, autre ville communiste, pendant des années.
09:13Je vous réponds très clairement, la stratégie de Tarnos, de mes camarades de Tarnos, est peut-être très bonne.
09:19Pour l'instant, ce n'est pas la nôtre.
09:20La réponse est claire, j'irai, si ma santé le permet, au bout du mandat.
09:25Voilà, la réponse à la question, c'est clair, c'est net.
09:35Alors, je vous ai demandé à chacun une thématique dont vous souhaitiez absolument parler aujourd'hui.
09:40Louis Labadeau, vous m'avez répondu, je souhaite parler d'une école publique.
09:44Armanda Acos, vous m'avez répondu, attractivité et dynamisme.
09:48Et vous, Béniatel Kégaray, vous avez souhaité évoquer les finances de la commune.
09:52Alors, on va commencer par les finances, puisque le débat est déjà venu sur la table.
09:56Est-ce que vous dites que les caisses de Molléon sont vides ?
09:58Je tiens à préciser tout d'abord que la thématique des finances, pour moi, c'est juste un constat, un
10:03point de départ,
10:04qui va quand même donner le tempo sur la prochaine mandature.
10:08Parce que forcément, si on n'a pas de moyens, ça limite un petit peu les ambitions.
10:12La thématique que j'aurais voulu porter, c'est aussi l'attractivité et le travail en centre-ville, mais j
10:16'en parlerai.
10:17Je commence quand même par les finances.
10:20C'est vrai que c'est un souci majeur, parce qu'aujourd'hui, il nous faut à peu près 21
10:26,7 années pour rembourser la dette.
10:29Ce n'est pas rien, je pense qu'il n'y a pas beaucoup de villes qui ont cet indicateur
10:35-là.
10:35La norme, c'est 14-15 ans ?
10:37L'alerte, c'est à 15 ans.
10:39L'alerte, c'est à 12-15 ans, mais c'est une alerte déjà grave.
10:42Donc moi, je m'interroge, on a 1430 euros de dette par habitant.
10:47Les communes qui ont notre taille, elles en ont 635, en général.
10:51Je voulais rajouter que là, on est pour moi à la limite d'une mise sous tutelle.
10:56Louis Labadeau, la commune est à la limite de la mise sous tutelle ?
10:59Pour l'instant, je n'en ai pas connaissance.
11:02J'aurais pu être averti, mais je n'en ai pas connaissance.
11:04Tout à l'heure, M. Elkerin a dit que la dette était à 4 550 820, ce n'est pas
11:10vrai.
11:11C'est 4 002, ça, au 1er janvier 2026.
11:16Et la dette était, en 2010, à 4 861 000.
11:23Il faut quand même comparer ce qui est comparable.
11:26Le document que je cite, ce n'est pas un document qui est né dans l'esprit fertile de Louis
11:31Labadeau,
11:31c'est un document officiel.
11:33Armanda Acos, les dettes de Molléon, c'est 2014-2020 et la mandature précédente ?
11:39Non, moi, je n'étais pas sur la précédente mandature, c'était Michel Etchevest, exactement.
11:43C'est là que la dette s'est creusée ?
11:45Si je comprends ce que dit M. Labadeau.
11:47Oui, M. Labadeau aime beaucoup sortir les anciens chiffres, donc je vais les sortir.
11:52Donc moi, en 2008, je n'étais pas dans la mandature, mais j'ai quand même suivi le dossier.
11:56M. Etchevest a été élu en 2008 avec une dette à 2,8 millions, quand il est arrivé, on arrondit.
12:05Et il a dû faire un emprunt de 1,2 millions, parce qu'il y avait des travaux autour de
12:09la mairie, de la place, de l'église.
12:121,2 millions qui ont dû être empruntés, parce que quand il est arrivé, ces travaux n'avaient pas été
12:17budgétisés.
12:19Donc la dette est passée à 4 millions.
12:21Et ça a été une volonté de son équipe de garder cette dette en cet état, mais d'investir sur
12:29la commune.
12:29Parce que bien sûr, on peut avoir une dette, on peut la rembourser, mais si on n'investit pas...
12:34Et est-ce qu'on peut continuer aujourd'hui, Benyat Elkegaraï, d'investir dans cette commune en fonction des données
12:41chiffrées qui sont celles de la ville de Molléon ?
12:43Bien sûr que ça va nous contraindre.
12:45Ça va nous contraindre sur les prochaines années et on devrait être très vigilants.
12:54Il faudra planifier nos investissements pour ne pas avoir de surprises et essayer vraiment de contenir ça.
12:59Mais quand on parle de la dette, je pense qu'il faut revenir à un élément important.
13:04La dette, c'est une chose.
13:06Ce qu'il faut mettre en rapport de la dette, c'est combien on dégage d'excédents sur le budget
13:11de fonctionnement.
13:12Aujourd'hui, ça a chuté.
13:14Sous la manue dure de M. Labadeau, on n'est plus qu'à 209 000 euros.
13:18Donc c'est très difficile déjà de payer les annuités de dette de 500 000 euros par an.
13:23Donc vous voyez bien dans quelle situation on se situe.
13:25Ce n'est pas qu'une histoire de dette.
13:27Quand d'ailleurs M. Labadeau nous dit qu'on est à 4 millions, je le trouve assez étrange parce qu
13:32'en 2024, c'est 4,5 millions.
13:33Et on a pris de nouveau 500 000 euros d'emprunt.
13:36Donc je ne sais pas d'où sont les chiffres.
13:37Les chiffres ne sont pas encore parus.
13:39On va les avoir en juin.
13:41Quand on parle de tous ces chiffres-là, ce sont les chiffres de 2024.
13:44On n'a pas encore les chiffres de 2025.
13:46Donc la surprise va être de taille, j'imagine.
13:49Et donc il y aura un travail effectivement à faire avec la PGL et la Trésorerie de Mollion pour essayer
13:53de planifier quelque chose de solide sur ces 6 prochaines années.
13:56Armanda, quand c'est le budget de fonctionnement qui est compliqué dans la commune ?
14:00Le budget de fonctionnement, oui.
14:02C'est-à-dire que les dépenses de fonctionnement ont beaucoup augmenté.
14:07On ne va pas compter 2020 parce que c'était une année un peu bâtardée.
14:12Depuis 2021, les dépenses ont beaucoup augmenté.
14:18Et c'est sûr qu'il va falloir maîtriser cette charge-là.
14:21Alors dire qu'il faut maîtriser, c'est une chose.
14:24Comment fait-on pour maîtriser les dépenses, les charges ?
14:28Déjà, il faut, je pense, mettre un plan d'action de suite, dès la première année.
14:33Il faut travailler sérieusement sur ce qu'on peut faire.
14:36Et ensuite, aller voir les associations, aller voir les Mollionnés,
14:40essayer de parler avec eux pour dire, voilà, on avait prévu ça, on va le faire, on va le différer.
14:45Il faut planifier tout ça et puis il faut aussi baisser, nous on l'a dit, déjà d'emblée les
14:50indemnités d'élus.
14:51Et je pense que c'est un sujet malgré tout.
14:52Armanda Acos, il faut baisser les indemnités des élus ?
14:55Bien sûr, ça c'était déjà sous notre précédente mandature.
14:59Mais est-ce qu'on n'est pas dans le symbolique là ?
15:00On est dans le symbolique, sûr, mais ça fait quand même une image forte pour la population,
15:05pour les Mollionnés, de dire que...
15:07Oui, mais le symbolique n'amène pas d'argent pour mener à bien des projets.
15:10Ça va amener un petit peu, c'est sûr que ça ne va pas tout faire.
15:12Et il faudra faire d'autres économies ailleurs, sûrement.
15:15Et on cherchera les pistes qu'il faudra pour faire d'autres économies.
15:22Ça, pour l'instant, vous ne l'avez pas sur le papier.
15:24Ça sera quand même un seul mot, là, plus de 200 000 euros.
15:26Il faudra quand même, oui, il faudra voir tous les postes où l'on pourra intervenir, bien sûr.
15:31Louis Labadeau, si vous êtes élu, il va falloir faire des économies, serrer la ceinture et...
15:37La baisse des indemnités, c'est le cheval de bataille, une véritable obsession pour M. El-Keyeray.
15:43Il a répété à l'envie, des dizaines et dizaines de fois, il faut baisser les indemnités.
15:50Et il a aussi dit qu'on les avait augmentées, mais ça, c'est faux.
15:54Non, non, j'ai pas dit que vous avez augmentées.
15:55Non, non, mais...
15:55J'ai dit que vous étiez au maximum.
15:58D'entrée, vous avez dit qu'on les avait augmentées.
16:00Non, non, mais ça va.
16:01Bon, passons. Passons. Vous pouvez dire tout ce que vous voulez.
16:04On n'a rien augmenté du tout.
16:06On a appliqué les indemnités fixées par la loi pour une commune de cette importance, ce point.
16:10Ensuite, M. El-Keyeray...
16:12On peut d'ailleurs les donner.
16:13Oui, absolument.
16:13Les indemnités pour le maire et pour les adjoints.
16:16L'indemnité du maire que j'ai ici est aujourd'hui en nette de 1999,38.
16:23Et M. El-Keyeray a dit que les adjoints touchaient 965 euros.
16:27935, j'ai dit.
16:29500 ?
16:29Oui, parce que vous les avez baissés.
16:31Vous donnez les chiffres de cette année.
16:32Non, non, non.
16:34Si vous permettez, ce sont les chiffres...
16:36Ça a été voté, M. Labadou.
16:37Non, mais ce n'est pas vrai qu'on les a baissés.
16:39Ce sont les chiffres avant qu'on ait baissé de 10 000 euros.
16:41Vous avez baissé, oui.
16:43Vous permettez, vous passez votre temps...
16:45Il y a un an, vous étiez à 2400.
16:46Depuis qu'on est...
16:47Les adjoints étaient à 935.
16:48Vous avez passé votre temps à être irrespectueux.
16:50Non, c'est la réalité.
16:50Moi, je ne vous coupe jamais la parole, parce que j'ai le RIP des gens qui interviennent,
16:55même si je ne partage pas.
16:57Alors, vous parlerez à votre tour, si vous permettez.
17:00Si vous permettez aussi, je continue.
17:01Mais c'est aussi un débat, M. Labadou, aussi.
17:05Terminé sur les finances, Louis Labadou, et sur...
17:07Chaque fois que je parle, c'est compliqué.
17:08Je vous laisse terminer sur, y a-t-il nécessité à faire des économies, et comment on fait
17:13les économies ?
17:13Et en plus, en plus, l'État vient de nous envoyer une note, nous priant d'augmenter
17:20les indemnités, aujourd'hui, depuis le 6 février.
17:24Bon, on réfléchira, c'est la question de savoir si on les augmente ou non, c'est
17:28nous qui déciderons quand nous aurons la charge de la ville de Molière.
17:31Moi, je suis un républicain, j'applique la loi, et je ne vois pas pourquoi on appliquerait
17:37la loi à Bayonne, à Pau, à Urugnes, et pourquoi on ne l'appliquerait pas à Molière ?
17:42Mais M. Labadou, je vous réponds, il y a très peu de communes qui sont endettées
17:46à ce point, qui mettent 21,7 années à rembourser leur débat.
17:49Moi, je vais dire, cette question des indemnités, puisqu'il faut du temps, le maire de Molière,
17:55je vais terminer par ceci.
17:56Quand on dit qu'il fallait baisser, trouver des moyens de financement.
17:59Dans cette ville, quand je suis arrivé, il y avait une DGS qui avait une rémunération
18:03parfaitement confortable.
18:04Je ne préfère pas la donner.
18:06Donc, elle a décidé de partir, alors qu'il n'y a pas eu de chasse aux sorcières
18:09ni quoi que ce soit.
18:10Et donc, l'argent qu'on a mobilisé a servi à niveler par le haut l'ensemble du personnel.
18:18Il en a été ainsi aussi pour le directeur de services techniques, qui lui, avait une
18:22rémunération parfaitement exorbitante, disons-le, et qu'on n'a pas remplacée.
18:29Armanda Acos, les rémunérations étaient exorbitantes ?
18:33Les rémunérations étaient en fonction des capacités et des compétences des personnes.
18:38On va terminer ce sujet finance.
18:41Et depuis, je suis devenu un peu le DGS de la ville, parce que le temps que j'ai, et
18:44l'énergie,
18:45je l'ai consacré à ma ville, 8h à 10h par jour.
18:47Mais les charges de personnel n'ont pas baissé pour autant, non plus.
18:50Ah ben, ça reste un sujet qui fait débat à Molléon et qui sera forcément en débat
18:56aussi dans l'entre-deux-tours et l'or du début de la prochaine votation.
19:00On s'en a expliqué au niveau de la population, parce qu'aujourd'hui, on a rencontré presque
19:03la quasi-totalité de la population, sauf certains, mais on s'en a expliqué sur
19:07ces questions-là.
19:07Moi, j'ai confiance dans la responsabilité des électrices et des électeurs de Molléon.
19:12Il y a quand même une incompréhension, je pense, qui est partagée par beaucoup
19:16de Molléonais.
19:20Louis Labado, l'ancien instituteur que vous êtes, m'a dit vouloir parler d'une école
19:25publique ce matin.
19:26Tout à fait.
19:28Je suis un instituteur, je n'ai jamais été professeur des écoles.
19:31J'ai fini ma carrière il y a 26 ans, je crois, 27 ans.
19:37À leur temps, on prenait la retraite à 55 ans, qui m'a permis de faire la chose politique,
19:41au sens noble du terme, comme cela a été évoqué ce matin.
19:44Qui peut parler le mieux de l'école publique ?
19:47Qu'est-ce que vous voulez dire sur l'école publique à Molléon ?
19:49L'école publique à Molléon, moi, j'ai appris à lire dans l'école de la Basseville,
19:53et donc elle est dégradée.
19:56Il y a eu beaucoup de retards au niveau de l'amélioration des conditions d'accueil
20:03de nos enfants.
20:04L'école publique, j'y tiens particulièrement.
20:07J'ai toujours été aux côtés des enseignants, j'en suis moi-même.
20:10J'ai plus que mes deux concurrents militaient pour éviter les fermetures de classes, etc.
20:17J'étais toujours en permanence.
20:18Et aujourd'hui, cette école mérite d'être rénovée.
20:21Donc, dans le cadre de l'amélioration de cette école, on réfléchit.
20:25Nos services administratifs sont déjà au travail pour définir éventuellement, je dis,
20:31les moyens de financement en relation avec tous nos institutionnels.
20:36A propos d'institutionnels, je dois aussi souligner que depuis le début de mandat, j'ai des rapports.
20:41Nous avons des rapports particulièrement riches avec le département, avec la région,
20:47et avec aussi la CAPB.
20:49Et j'en veux pour preuve, au-delà des contradictions...
20:51Rapidement, parce que vous êtes très en avance, Louis-Avande.
20:54Oui, en contradictions politiques, malgré les contradictions politiques,
20:56Jean-René Tchégaraï me disait, au-delà des contradictions qui sont les nôtres,
21:02notre intelligence a permis de les dépasser dans l'intérêt du bien commun.
21:06Donc, au niveau de l'école, je mettrai tout en œuvre pour faire une école publique de qualité
21:11à laquelle je tiens particulièrement.
21:12Armanda Acos, l'école, c'est un sujet ?
21:14L'école, c'est un sujet principal.
21:17C'est une compétence majeure de la commune.
21:19Et c'est un enjeu pour l'avenir fondamental, pour l'avenir des enfants.
21:23Alors, M. Labadeau dit qu'il va s'occuper de l'école,
21:26mais pendant son mandat de 6 ans,
21:28les retours que nous avons des parents d'élèves,
21:30c'est qu'il n'y a rien qui a été fait.
21:33On m'a rapporté qu'il y a eu un an pour changer la photocopieuse, par exemple.
21:37La porte d'entrée qui ne ferme pas,
21:40ça fait 6 ans qu'elle ne ferme pas, qu'elle n'est toujours pas réparée.
21:42Alors, c'est peut-être des petites choses,
21:44mais c'est vrai que l'école mérite toute son attention.
21:48Et nous la porterons dessus,
21:49parce que les enfants sont l'avenir de Molléon.
21:53L'école à Molléon, combien de classes, combien d'élèves ?
21:57Il y a une centaine d'élèves, je dirais.
22:00Et des effectifs qui ne sont pas en danger, pas en difficulté ?
22:04Oui.
22:06Mme Hacos, il n'y a pas de problème envisagé de fermeture de classe,
22:10de perte d'effectifs et de difficultés à ce niveau-là ?
22:13Ce qui reste quelque chose de très important.
22:15Bien sûr.
22:15Benyatel Kegara, il y a l'école priorité aussi ?
22:17Bien sûr, fondamentale, bien sûr.
22:19Évidemment, l'école, la formation, que ce soit l'école publique,
22:22mais il y a aussi l'école gendarme.
22:24Mais là, on parlait de l'école publique.
22:25Effectivement, il y a des travaux à faire.
22:27On est partis les rencontrer.
22:29Il y a des travaux, il y a des fresques,
22:31il y a quand même aussi tout ce qui est isolation.
22:33Il y a des travaux plus lourds.
22:38Inévitablement, viendra un jour la question de l'école de la Haute-Ville,
22:40l'école de la Basse-Ville.
22:41On a deux lieux différents.
22:43Donc, si on s'engage sur une étude et sur des travaux au lourd,
22:47se poseront la question, mais est-ce qu'on garde l'école de la Haute-Ville,
22:49qui est aussi un lieu de vie très important pour la Haute-Ville ?
22:52Et aujourd'hui, voilà.
22:53Où est-ce que vous faites une seule école ?
22:54C'est des questions.
22:55Nous, quand on a discuté avec eux, on sait qu'il faudra faire attention à ça.
22:59Donc, aujourd'hui, il n'y a pas de réponse.
23:01Les investissements, j'ai noté que Louis Lavado a été très prudent.
23:06Il parle d'une étude, effectivement.
23:07Une étude, parce que les investissements qui vont avec seront importants.
23:12Mais je dirais qu'il n'y a pas que ça.
23:14Et là, je rejoins un petit peu Mme Armand Dacos.
23:16Il y a quand même, au niveau du fonctionnement et du lien avec les ADSEM, de l'organisation,
23:22il y a des choses aussi qui sont remontées.
23:23Il y a quand même un suivi à faire qui est important.
23:25Une école publique très importante.
23:27Et il y a d'autres écoles aussi qu'il faut suivre.
23:29On peut faire des choses en commun avec les autres écoles aussi.
23:31Il ne faut pas se battre entre écoles.
23:33Il y a toujours une petite guerre, c'est normal.
23:35Mais je tiens à souligner qu'il y a un problème aussi de démographie en Soule.
23:38Et oui, c'est pour ça que je posais la question.
23:40C'est le problème et c'est une réalité.
23:42Aujourd'hui, l'école de la Basse-Ville et de Haute-Ville, c'est 70 plus 50 élèves.
23:46L'école Gennart, c'est 80 à peu près.
23:48Et après, il y a l'école Likashtola à Sherotte.
23:51Mais je veux dire, il faut être uni là-dessus.
23:54Je voulais vous dire un mot aussi du départ des élèves du collège lycée Saint-François.
23:59Ils sont partis à Beroguin-la-Reims, au lycée agricole privé de Soule.
24:03C'est le site du LARPS.
24:06Est-ce que ça, c'est un vrai souci, Armanda Acos ?
24:08Bien sûr, parce que c'est un vide que nous avons en plus sur la commune.
24:13En plus, c'est un bâtiment.
24:15Le collège lycée Saint-François, c'était une institution.
24:19Je voulais aussi parler des bâtiments, parce que situés juste en face de la gendarmerie,
24:23une emprise au sol qui est importante.
24:25Très importante.
24:26C'est un bâtiment historique de la commune.
24:29Et c'est vrai que, personnellement, ça m'a fait mal au cœur qu'ils déménagent au LARPS.
24:34Mais pour eux, ça a été un bien, une nouvelle bouffée d'air pur, je pense.
24:39Des locaux plus modernes ?
24:40Voilà, des locaux plus adaptés.
24:41Ils étaient un petit effectif aussi.
24:44Donc, ça a permis d'agrandir, on va dire, la structure du LARPS.
24:48Mais c'est dommage que ce soit parti là-bas quand même, pour moi.
24:52Et que vont devenir les bâtiments du collège lycée Benyatel-Kagaraï ?
24:56Ah ben oui, là-dessus, nous, on l'a marqué sur le programme.
24:59Ils sont en vente, c'est quand même un million d'eux.
25:01C'est une structure gigantesque pour la taille de Mollion.
25:05Il y a quand même un mur à gauche qui peut servir aux associations locales.
25:09Il y a un corps de bâtiment gigantesque qui peut accueillir à la fois des particuliers de main ou des
25:14associations.
25:15Et il y a un dortoir qui est très grand aussi, qui a plus de 90 places.
25:21Donc voilà.
25:21Là, il faut que la force publique se positionne.
25:24On ne va pas engager les finances de Mollion, on n'en a pas les moyens.
25:26Mais il faut travailler de concert avec le PFL notamment, pour savoir s'il y a moyen d'intervenir là
25:31-dessus.
25:31Il y a sujet, Louis Labadeau, là, sur l'emprise du collège lycée Saint-François ?
25:35Au-delà de ma préférence pour l'école publique que vous avez ressentie...
25:39Il n'y a pas de soucis ?
25:40Non mais...
25:40Enfin, les enfants qui sont dans le privé sont aussi des petits Mollionais pour la plupart.
25:44J'ai participé avant le départ du collège à la commission de sécurité.
25:48Bon, pour ne pas pénaliser cet établissement, nous avons donné un avis favorable.
25:52Mais il était clair qu'il y avait des travaux importants au-delà de leur toit à faire à l
25:56'intérieur.
25:57Tout le monde en est conscient.
25:59Il est arrivé à un moment, on le couperait.
26:01Au niveau, ce n'est pas nous qui sommes propriétaires, c'est le diocèse.
26:04Ou les véchets, peu importe.
26:06Donc, effectivement, il fallait trouver une solution.
26:09Mettre en norme cet établissement, c'était vraiment des dépenses très importantes pour les propriétaires de la structure.
26:15Donc, ils ont pris la solution, j'en ai discuté avec le proviseur avec qui j'ai d'excellentes relations,
26:22d'aller au niveau du LARPS à Béroguin.
26:24C'est bien pour les enfants, c'est bien pour cet établissement.
26:28Maintenant, il existe l'acheter, ça c'est avec le PFL peut-être, il faudra en discuter.
26:35Mais il y en a d'autres personnes.
26:38qui sont aussi dessus.
26:39Il y a des éléments qui peuvent venir.
26:42Oui, effectivement.
26:45C'est vrai que d'autres particuliers ou d'autres porteurs de projets peuvent arriver.
26:50Moi, je dis que quand même, l'organisation publique, il faut qu'on ait une gestion publique d'abord.
26:57Il faut qu'on soit un porteur de projet là-dessus.
26:59Vous devez être porteur de projet ?
27:01Bien sûr, il ne faut pas qu'on laisse faire n'importe quoi.
27:04C'est le centre de la commune.
27:06C'est un bâtiment qui est remarquable quand même.
27:09Donc, on ne peut pas laisser faire n'importe quoi là-dessus.
27:12Qu'est-ce que vous envisagez ?
27:13Je n'ai pas dit que j'ai accepté n'importe quoi.
27:15Je n'ai pas dit, M. Labadeau, que vous avez accepté n'importe quoi.
27:18Vous êtes un peu en retard, allez-y.
27:19Oui, je dis qu'on ne peut pas laisser faire n'importe quoi.
27:22Je n'ai pas dit que vous aviez fait n'importe quoi.
27:23Je dis que ce bâtiment est une référence.
27:27Il a accueilli des résistances.
27:29C'est quelque chose d'historique dans la commune.
27:31Donc, c'est un bâtiment qu'il faudra se soucier et ne pas laisser faire n'importe quoi là-dessus.
27:43Municipal 2026, le débat de Molléon-Lichard ce dimanche.
27:46Trois listes en présence, trois candidats en studio.
27:49Armanda Acoste, liste sans étiquette, bien vivre à Molléon-Lichard.
27:53Benyat Elkegaray, liste d'hiver gauche.
27:55Aïtina Maolet, Molléon pour tous.
27:57Et puis, Louis Labadeau, liste Union citoyenne, liste de gauche.
28:02Attractivité, dynamisme, c'est la thématique que vous avez retenue, Armanda Acoste.
28:05Je vous laisse lancer le débat.
28:06Très bien.
28:07On s'endort à Molléon ?
28:08On s'endort un petit peu, on le trouve.
28:11Donc, nous, notre programme est clair et nous souhaitons améliorer le cadre de vie des Molléonais.
28:16Et dynamiser, rendre la commune plus attractive, c'est notre objectif.
28:20Tout cela, ça passe un peu par tous les thèmes que l'on vient d'évoquer.
28:24Le logement, l'école, l'économie, la santé.
28:27On a des gros soucis aussi avec la voirie, les trottoirs, les infrastructures sportives,
28:32les espaces publics et bien sûr bien d'autres choses.
28:34Donc, nous, nous voulons nous concentrer sur ces points-là.
28:39Ce sera le but de notre mandat si les Molléonais nous font confiance.
28:44Quel âge est-ce que vous avez de cette ville, de votre ville aujourd'hui ?
28:48La ville de Molléon, personnellement, moi, je trouve qu'elle est magnifique.
28:52On est au calme, on a une qualité de vie que vous n'avez pas, vous, sur la côte.
28:58On n'a pas d'embouteillage.
28:59On a d'autres avantages.
29:00Vous avez d'autres avantages, vous avez la plage.
29:02Mais nous, nous sommes très heureux en Soul.
29:03Mais nous aimerions qu'il y ait un peu plus, que ce soit un peu plus vivant,
29:08que les jeunes puissent avoir des lieux où se retrouver,
29:11que les personnes âgées puissent se rencontrer,
29:14faire du lien entre toutes les générations.
29:17C'est l'objectif principal de notre mission.
29:21Et quel serait votre premier projet en la matière ?
29:24Et le premier projet, c'est bien sûr faire la réfection de la voirie
29:28parce qu'on a notamment des trottoirs qui sont quand même difficilement praticables
29:33par les personnes âgées, par les personnes qui sont en situation de handicap,
29:38par les parents qui ont des poussettes.
29:40Donc c'est quand même quelque chose de très important pour nous à ce niveau-là.
29:45Alors oui, comme vous êtes un petit peu en avance,
29:47vous n'avez pas fait les trottoirs, il y a des nids de boules dans les rues de la commune
29:50?
29:51Bon, effectivement, en 2020, j'avais demandé à un professionnel
29:54de me faire l'état des lieux et une estimation de la voirie des trottoirs.
29:58Ça se montait, chiffre à l'appui, à 3 523 000 euros.
30:02Donc on a fait 1 600 000, ce qui revient à dire qu'il y a 1 9 000 qui
30:06n'ont pas été faits.
30:07Et aujourd'hui, j'ai refait faire la même étude, on en a pour 2 950 000.
30:12Alors, on n'a pas fait beaucoup de voirie.
30:141 6 000 pendant le mandat que j'ai exercé,
30:18le mandat précédent 1 520 000 et le mandat encore précédent 1 339 000.
30:23Alors, on nous reprochait de ne pas nous pencher sur la voirie, il faut comparer.
30:27Est-ce qu'il y a un manque de dynamisme en ville ?
30:29Est-ce qu'il y a un manque d'effervescence ?
30:31L'attractivité, je vais vous dire quelque chose à propos de la démographie.
30:34En 2020, il y avait 2 954 habitants à Molléon.
30:38Aujourd'hui, on est à 2 973.
30:41Ça fait 19 de plus.
30:42Avec un solde naturel négatif de 274.
30:46Plus de décès que de naissances ?
30:47Oui, 382 décès, 112 naissances.
30:50Ce qui revient à dire que le solde migratoire est particulièrement important
30:55et qui démontre effectivement l'attractivité de notre ville.
30:58Parce que sinon, je ne vois pas ce qu'on voudrait y faire si ce n'était pas attractif.
31:03Ça, les chiffres sont têtus.
31:05Benyatel Kégaray.
31:06Il y a un problème d'attractivité, de dynamisme.
31:09Oui, oui, bien sûr.
31:11Mais comment vous l'expliquez ?
31:15Comment on peut le visualiser ?
31:17Comment on peut le visualiser ?
31:19Je pense que pour nous, c'est sûr qu'on est attaché.
31:21On a un lien très fort avec Molléon.
31:23On a envie que ça avance.
31:25On a envie de le faire pour nous.
31:26On a envie de le faire pour nos enfants.
31:27On a envie d'y vivre et d'y faire des choses.
31:30Donc, bien sûr que nous, on n'a pas la même vision que ce qui y passe.
31:33Ce qui y passe, et vous-même, vous nous l'aviez dit la dernière fois quand vous étiez passé,
31:37c'est vrai qu'on a une image un petit peu vieillotte.
31:39Donc, c'est l'image qu'on entend.
31:42Bon, il y a des choses à améliorer.
31:43C'est sûr que sur le début de ce mandat, il va falloir qu'on planifie les investissements,
31:48qu'on répare à la voirie.
31:50Il y aura des choses à faire, bien sûr, à ce niveau-là.
31:53Le lien social, il est très important.
31:53Mais la rue principale, est-ce que la rue principale manque de commerce ou pas ?
31:57Alors, la rue principale, elle est aujourd'hui...
32:00C'est une rue qui s'occupe...
32:02Enfin, qui héberge surtout des boutiques de vêtements, plus trop d'alimentaires.
32:07Mais on perd aussi des boutiques alimentaires sur d'autres rues.
32:11Aujourd'hui, c'est difficile quand même pour les commerces.
32:13Donc, il y a quelque chose au niveau de l'attractivité.
32:15Et là, je veux quand même prendre une minute au moins pour en parler.
32:19Bien sûr qu'on va investir, je le redis, on va investir sur les choses qui font le quotidien de
32:23Mollion.
32:24Mais il y a aussi des investissements, et c'est de ça dont je parlais tout à l'heure au
32:27niveau du dynamisme,
32:29des investissements qui sont liés aussi et qu'on doit porter avec l'agglo, par exemple.
32:33Quand je vois que le centre, enfin le musée qui était prévu, le musée de l'Espadrie, il y a
32:38six ans,
32:39il sait que ce projet s'est arrêté parce qu'il n'y avait pas de lien fort avec les
32:43sandaliers.
32:44Mais qu'est-ce qu'on a fait pendant six ans ?
32:46C'est une propriété de l'agglo ? Est-ce qu'on a monté un projet ? Est-ce qu
32:49'on a travaillé avec eux là-dessus ?
32:50Non. Le musée basque, ça fait combien de mois, et je dirais presque d'années, qu'on en entend parler
32:55?
32:55Huit ans.
32:55Où on en est ?
32:56Une entente du musée basque à Mollion.
32:58Mais bien sûr, il est porté là aussi par un syndicat mixte, c'est-à-dire Bayonne, agglo-pays basque
33:03et département.
33:05Où est le risque pour Mollion ?
33:06Vous ne voulez pas de musée basque à Mollion, Rue Labadon ?
33:09Ça, c'est assez extraordinaire.
33:10Ça fait trois ans qu'on travaille avec les tenants de l'antenne du musée basque à Mollion,
33:16avec les services culturels, et moi-même qui représente la ville.
33:19Mais ça avance au rythme qui est défini par des gens dont nous maîtrisons pas.
33:23Dont le rythme est lent.
33:24Le rythme est très lent.
33:26Alors quand on nous parle de la CAPB, qui serait, disons, la panacée universelle,
33:31la CAPB, elle aide les projets, bien entendu.
33:34Mais à hauteur des fonds de concours, 25% quand ce sont des projets d'intérêt communautaire.
33:39La CAPB ne va pas venir investir, comme dit M. Elqueray, au bâtiment qui lui appartient à côté de l
33:45'église.
33:46Elle ne va pas abonder dans le sens de ses propositions avec une halle couverte,
33:50puisqu'elle compte aussi faire, paraît-il, une salle de réunion pour le pôle territorial.
33:55Bientôt, il n'y aura plus de place dans cet endroit-là.
33:56Et j'aurais une question pour sortir de ce débat, mais une question importante aussi sur la jeunesse à Molléon.
34:02Elle s'y retrouve, la jeunesse à Molléon.
34:05On y pense ? Les politiques, les élus de ce territoire de Molléon pensent à la jeunesse ?
34:09Bien sûr qu'on y pense.
34:11Nous, c'est dans notre programme.
34:12Nous avons justement l'envie de faire des choses pour la...
34:18Alors, il ne faut pas faire des grandes choses.
34:19On a parlé de construire, par exemple, un skatepark,
34:23de mettre, par exemple, dans la ville des petits paniers de baskets par-ci, par-là,
34:26que les jeunes puissent se retrouver sur...
34:28Il n'y a plus grand monde sur la place de Molléon.
34:31C'est une place magnifique.
34:32Sur la place des Allées ?
34:33La place des Allées.
34:34Donc, c'est une place magnifique.
34:37Donc, vous voulez changer le nom, c'est ça ?
34:38Le nom de Jolabadou ?
34:39C'est fait.
34:39C'est fait.
34:40Ah, ça m'a échappé.
34:41Oui, oui, ça a été fait.
34:42Ça fait le Jean-Logaron, quand on ne le saurait pas.
34:44Et c'est dommage que cette place ne soit pas...
34:47Que les jeunes ne se l'approprient pas.
34:49Donc, peut-être, en mettant des choses toutes simples,
34:51peut-être que ça ferait venir les jeunes sur cette place et la redynamiser.
34:55Benyatel Kegaraï, la jeunesse, il y a besoin quand même de penser à elle ?
34:59Oui, bien sûr.
35:01On a un dynamisme très fort à Molléon et en Souley.
35:04Des clubs sportifs, une...
35:06Il y a une vie sportive qui est riche.
35:08Ah oui, une vitalité culturelle aussi.
35:09Il faut accompagner, donc, beaucoup d'associations.
35:13Nous, on a dit qu'on maintiendrait, bien sûr,
35:16les aides et les subventions aux associations.
35:19Et si on le fait, c'est parce que, justement,
35:20et j'en reviens un petit peu à la thématique de départ,
35:23mais limiter aussi nos indemnités,
35:26c'est permettre des petites choses de ce type.
35:28Il ne faut pas rigoler de ça.
35:29C'est important, quand même.
35:31Je voudrais vous dire un mot de l'hôtellerie du château,
35:33qui est rue de Navarre.
35:33On est à côté de la mairie.
35:35Tout à fait.
35:37L'hôtellerie du château est fermée depuis, je crois, 2015.
35:40Oui.
35:41Exactement.
35:41Est-ce que c'est un problème ?
35:42Il y a un projet de logement à cet endroit ?
35:45Armanda Acos ?
35:46C'est plus qu'un problème,
35:47parce que c'est un bâti qui est très important.
35:50Il y a presque 2000 mètres carrés.
35:52C'est une grosse emprise.
35:53C'est une grosse emprise.
35:55Il y avait Domo France,
35:56qui s'était porté acquéreur du bâtiment.
36:00Mais je suis un peu bien placée,
36:03parce que j'avais discuté avec des architectes.
36:05Il m'avait dit que les bâtiments vont être finalisés
36:09pour décembre 2025.
36:11Nous sommes en mars 2026,
36:13et rien n'a encore débuté.
36:16Donc c'est vrai que c'est une problématique.
36:17Ça n'avance pas.
36:19C'est tout à fait explicable.
36:21C'était prévu, le calendrier est bon.
36:24Il y a un problème actuel
36:25entre Domo France et l'ancien propriétaire
36:29qui veut vendre un autre équipement à côté
36:31à des prix que Domo France n'accepte pas.
36:35Donc aujourd'hui, il y a une négociation
36:37entre l'ancien propriétaire et Domo France.
36:39Voilà la raison, objective du retard.
36:41Ça fait 10 ans que ça dure.
36:43Ah non, mais Domo France s'est porté à acquérir
36:45il y a peu de temps.
36:46Oui, non, non.
36:46Ah oui, mais ça, pendant le temps où il était,
36:49personne ne s'en est préoccupé.
36:51Et puis moi, je ne suis pas le promoteur Domo France.
36:53Ils ont pris contact avec nous,
36:54ils nous ont indiqué qu'ils achetaient
36:55avec un projet très important en termes de logement.
37:00Aujourd'hui, s'il y a un problème,
37:01il y a un problème entre l'ancien propriétaire
37:03et on essaie d'être les médiateurs,
37:05la ville de Molléon,
37:06une rencontre va avoir lieu mercredi prochain.
37:08Voilà.
37:09Et on va essayer de débloquer la situation.
37:12Armanda, en 2015...
37:13Mais la vérité n'a qu'un chemin.
37:15En 2015, vous n'êtes pas préoccupé plus de ça
37:17de l'hôtellerie du Château.
37:18C'était un bâtiment privé.
37:19Le propriétaire, en 2015, n'était pas vendeur.
37:23Donc, bien sûr, on n'a pas...
37:24Oui, il y a quand même quelque chose qu'il faut rajouter.
37:27C'est à cette époque-là, quand même,
37:28alors qu'il y avait encore une hôtellerie à Molléon...
37:31C'était le dernier en ville.
37:33Oui, et puis l'équipe d'Armanda Acos
37:35était en même temps en train de constituer
37:37le projet d'Aguerria un peu plus tard.
37:40Donc, ils ont senti ça aussi comme une concurrence.
37:42Ça a été difficile.
37:43Ça a précipité leur départ, il faut le dire.
37:46Donc, la concurrence, parfois,
37:49publique-privé, elle est assez remarquable.
37:52Il y a eu du sujet là-dessus, Armanda Acos ?
37:54Non, il n'y a pas eu du tout sujet.
37:56Aguerria a été acheté en 2010
37:59par la commune, l'hôtellerie du Château
38:02était en fonctionnement.
38:04Alors, il y avait une question de propriétaire
38:06et de gestionnaire.
38:08C'est deux choses différentes.
38:10Il y avait un gestionnaire à l'hôtellerie du Château.
38:12À ce moment-là, il y avait un gérant qui était en place.
38:15Donc, ce n'était pas une concurrence déloyale.
38:17Quand le bâtiment Aguerria a été acheté en 2010,
38:20ça n'a pas été décidé que ça allait devenir un hôtel.
38:23Ça a été fait beaucoup plus tard.
38:25Donc, ça a été fait plus tard parce que...
38:27Il y a des études qui ont été menées.
38:29Parce que, justement, il n'y avait pas d'investissement
38:31sur les hôtels du territoire à ce moment-là.
38:34C'est pour ça que Aguerria s'est positionnée
38:37pour être transformée en hôtel.
38:39Pour moi, ça n'a pas incité quand même
38:41les hôteliers à rester.
38:42Ça, c'est certain.
38:43Ça n'a pas incité.
38:44Le propriétaire n'a pas voulu faire de travaux.
38:46On ne peut pas obliger un propriétaire
38:48à mettre des choses aux normes.
38:50La commune ne peut pas l'obliger.
38:57Alors, sur les temps de parole,
38:59Louis Labadeau, vous êtes un petit peu en avance
39:01et Armanda Hacos, vous êtes un petit peu en retard.
39:04Molléon, désert médical à venir.
39:06Point d'interrogation.
39:07Ce n'est pas une information.
39:08Quatre généralistes actuellement à Molléon,
39:10d'un âge certain ou d'un certain âge,
39:12c'est selon, un hôpital de proximité.
39:15185 lits, dont 155 réservés pour l'EHPAD.
39:19Tout cela sous la direction du centre hospitalier de Pau.
39:22La santé, l'offre de soins,
39:24ce sera forcément l'un des dossiers
39:26sur le bureau de celui ou celle qui sera élu.
39:29Parce que dans les six ans à venir,
39:31certains de ces médecins généralistes
39:32ne seront peut-être plus là.
39:34Benyatel Kegaraï.
39:35Absolument.
39:36Il y a un vrai souci en perspective
39:37sur l'offre de soins.
39:40Oui, et il y a une problématique
39:41la plus prégnante actuellement.
39:43C'est vraiment le manque de médecins,
39:45que ce soit au sein de l'hôpital,
39:46mais aussi en médecine libérale.
39:48Comme vous le dites,
39:49on a des médecins aujourd'hui
39:51qui approchent de la retraite.
39:53Un manque d'attractivité.
39:55On en revient au manque d'attractivité
39:56général de la ville.
39:58De cette vision peut-être aussi de la ruralité
40:00qu'il faut qu'on arrive à changer.
40:02Et nous, on a soumis l'idée...
40:04Ça fait longtemps que je porte ce sujet.
40:06En 2014, déjà, j'avais soumis l'idée
40:08d'étudier le rapprochement avec Bayonne.
40:11Pourquoi ?
40:12Parce qu'on voit que l'hôpital de Saint-Palais
40:14est dans une très bonne dynamique actuellement
40:16et qu'ils arrivent à faire venir des médecins.
40:18Donc, pour nous, oui,
40:20c'est une étude à mener à son terme.
40:23Michel Gland, qui était l'ancien directeur
40:25du centre hospitalier de la Côte-Basque,
40:27militait et avait enclenché le processus
40:29pour que Molléon dépende du centre hospitalier de la Côte-Basque.
40:32Je tiens quand même à préciser quelque chose.
40:34Vous savez, j'entends maintenant que
40:37les professionnels de santé
40:39vont se positionner là-dessus.
40:41Le directeur de l'hôpital de Pau
40:43va se positionner et dire
40:44« Oui, c'est très bien. »
40:46Mais moi, je ne remets pas en cause
40:47le travail des professionnels.
40:51Mais je pense que nous, en tant que politique,
40:53on a un rôle à mener sur l'organisation territoriale.
40:56C'est important de le dire.
40:57Surtout quand il y a un désagrangement de l'État
40:59et que l'on note au niveau
41:01à la fois de la santé,
41:03mais à la fois des écoles aussi.
41:05Donc, comment on répond à ça ?
41:07Qu'est-ce qu'on voit ?
41:07Soit il y a une privatisation de ces structures,
41:10soit il y a une régionalisation.
41:11Je dis ça parce que dans le cadre de la loi NOTRe,
41:15ce sont les régions qui prennent
41:16de plus en plus de compétences.
41:17Dans ce cadre-là, je pense qu'il est important
41:19que l'agglo-Pays-Basque
41:20prenne de plus en plus de compétences et de budget.
41:23Et d'ailleurs, un exemple très concret
41:26pour terminer sur ce sujet,
41:28les maisons de santé,
41:30elles ont été financées à Barcus, Tardet et Mollion,
41:33majoritairement par l'agglo-Pays-Basque
41:35et deuxièmement par la région.
41:36On fait partie aujourd'hui de la CPTS,
41:39de la Communauté Professionnelle Territoriale de Santé.
41:43On travaille avec Saint-Palais.
41:45Dernier point, le SMUR.
41:47On en parle aujourd'hui,
41:48le service médical d'urgence à Saint-Palais.
41:50À Saint-Palais, promis par les ministres de la Santé précédents.
41:53Quelles seront les zones qui auront ce service-là ?
41:58Est-ce que Mollion l'aura ?
41:59Est-ce que Chérot l'aura ?
42:01Ce service-là, c'est l'hôpital qui vient vous chercher
42:04quand vous avez un problème à la maison.
42:05Il faut que les élus s'emparent de ce sujet.
42:07Louis Labadeau, il faut s'emparer de ce sujet.
42:09Je crois que vous, vous êtes plutôt satisfait
42:10de la gestion avec le centre hospitalier de Pau.
42:13Je veux être clair,
42:14je ne suis pas du tout satisfait de la politique
42:16au niveau de la santé de l'État.
42:18Ça, c'est clair.
42:19Nous étions contre les ARS,
42:23les groupements hospitaliers de territoire.
42:24C'est la pire des choses qu'on ait pu inventer.
42:26Mais ceci étant dit, on fait avec.
42:28Il se trouve qu'au niveau de l'hôpital de Mollion,
42:31les choses se clarifient.
42:33Nous sommes rattachés au groupement hospitalier
42:35de territoire de Pau.
42:37J'ai les meilleures relations du monde
42:39avec M. Rossignol, qui est le directeur,
42:43et qui dira publiquement,
42:45ça va être diffusé demain,
42:46que Louis Labado lui avait fixé deux missions,
42:50assainir la situation de l'hôpital,
42:53puis je suis président du conseil de surveillance,
42:55établir une relation de confiance
42:57entre les professionnels et les structures.
43:00Aujourd'hui, on est dans cette direction,
43:02en relation avec le personnel.
43:04Alors, je terminerai.
43:05– Est-ce que la proximité,
43:08l'organisation territoriale de l'agglomération Pays-Bas
43:10qui regroupe 158 communes,
43:13mériterait ?
43:13– Ça, c'est du dogme et de l'identitaire.
43:15Moi, je passe outre.
43:17Je suis en relation,
43:19parce que je suis aussi adhérent à un syndicat,
43:21quand on ne le saurait pas,
43:22je suis en relation avec l'organisation syndicale
43:24de l'hôpital.
43:25Il n'y a pas un élu
43:27qui vous parle du rapprochement avec Bayonne.
43:29– C'est un faux sujet.
43:30– Je le dis très clairement,
43:32d'autant plus que ça va être un faux sujet
43:33pour la CAPB.
43:35Je vous dis pourquoi.
43:36Une étude de faisabilité a été demandée
43:39au niveau de la CAPB,
43:40elle devait être mise en œuvre il y a trois ans.
43:42Et personne ne fait d'études de faisabilité,
43:44donc ça ne doit pas être un problème majeur
43:45pour la CAPB.
43:46– Armanda Acos,
43:48vous êtes en retard sur le temps de parole.
43:51L'hôpital, l'antenne de Moléon,
43:53doit-elle être rattachée
43:54au centre hospitalier de la Côte-Basque ?
43:55– Alors, nous, nous pensons
43:57que ce n'est pas une des solutions.
43:59Nous, notre cheval de bataille,
44:01ça va être plutôt la qualité des soins
44:05et le parcours de soins du patient,
44:07l'intérêt du patient.
44:08C'est ça que nous mettrons en avant.
44:11Et conserver les deux pôles,
44:13parce que si on rattache,
44:16si on enlève Moléon du pôle de Pau,
44:19il y a Olorant aussi qui va être faible,
44:21déjà qu'il n'est pas en très grande forme.
44:24Donc ça va fragiliser aussi Olorant.
44:26Et on a besoin, sur le territoire,
44:28parce que nous, on est éloignés,
44:29on a besoin de Saint-Palais,
44:30on a besoin d'Olorant,
44:31mais on a besoin aussi, surtout,
44:33de médecins qui viennent sur le territoire.
44:35C'est ça qui va nous faire redynamiser la ville.
44:38Et on a besoin, avec cette attractivité,
44:41de convaincre des médecins
44:43pour pouvoir venir sur le territoire.
44:45– Mais une maison de santé,
44:46ça permet de convaincre des professionnels de santé
44:48de venir sur le territoire ?
44:50C'est un vrai plus ?
44:50– Ah, c'est un vrai plus.
44:51Et puis nous, nous aimerions aussi,
44:54par exemple, aider des jeunes qui veulent s'installer
44:56en finançant une bourse à un étudiant
44:59pour des études,
45:01en favorisant l'installation.
45:03– Vous auriez prêt à financer une bourse
45:04pour un étudiant ou une étudiante
45:06qui a un parcours en médecine ?
45:08– Voilà, qui s'engagerait à revenir sur la commune.
45:11– C'est des choses qui existent, bien sûr.
45:12– Il y a certainement des jeunes sous l'île
45:14ou des jeunes du Pays Basque
45:15qui sont dans ce parcours-là.
45:18– Donc, nous, ce sera notre cheval de bataille,
45:21c'est de privilégier la médecine de proximité
45:24et que les Molléonais puissent choisir
45:26où ils veulent aller,
45:27s'ils veulent aller à Saint-Palais,
45:28s'ils veulent aller à Auleron,
45:29s'ils veulent aller à Bayonne.
45:30Et on a des hôpitaux de qualité de chaque côté.
45:33– Le point de départ, c'est là-bas,
45:34c'est les généralistes.
45:36– Oui, mais bien sûr.
45:37Tout ce que dit Armana Conseil est juste
45:39et nous le soutenons.
45:41Et je pense que les trois candidats
45:42sont d'accord avec ça.
45:43Absolument.
45:44C'est juste, mais qu'est-ce qui se passe aujourd'hui ?
45:47Tout ça, c'est mis en œuvre, on essaye.
45:49Et pourtant, on n'y arrive pas.
45:50Est-ce qu'il ne faut pas changer quand même quelque chose ?
45:52Essayer, en tous les cas, faire une étude.
45:53Et deuxième chose, aujourd'hui,
45:54quand on parle de service,
45:56être au service de la population,
45:58l'accueil de jour dont on parle, par exemple,
46:02il ouvre théoriquement,
46:03mais on ne peut pas l'ouvrir actuellement
46:04parce qu'on n'a pas de médecin.
46:05Je dis juste, est-ce qu'on ne doit pas quand même
46:07faire une étude
46:08et voir si on ne doit pas changer certaines choses ?
46:10Et faire un système où des médecins
46:12qui sont sur le centre hospitalier de la Côte-Basse
46:14peuvent être dépêchés certains jours en soudre
46:16comme ils le sont à Saint-Jean-de-Luce.
46:18À Saint-Jean-de-Luce, à Saint-Jean-pé-de-Port.
46:20Ce qui peut nous amener...
46:21Ce n'est pas du tout dogmatique
46:22et ce n'est pas du tout identitaire.
46:23Alors là, je crois qu'il ne faut surtout pas mélanger.
46:25Je pense que vraiment, c'est un travail concret.
46:28Un travail du quotidien.
46:29Ça nous amène à l'agglo.
46:31La relation...
46:32Je ne sais pas, j'affirme.
46:33Ça nous amène au lien entre Molléon-Lichard, la ville,
46:36et l'agglomération du Pays-Basse
46:37qui regroupe les 158 communes du territoire.
46:40Est-ce que vous vous sentez éloigné
46:41ou est-ce que cet agglo a vraiment un impact positif
46:44sur la question ?
46:45Armanda Acos.
46:47Ah oui, nous sommes éloignés.
46:48Oui, nous sommes souvent même oubliés.
46:50Et c'est vrai qu'on est un peu loin peut-être pour la Côte.
46:55Comment et pourquoi vous êtes oubliés ?
46:57Parce qu'à mon avis, je pense qu'on n'est pas assez mordants actuellement
47:02pour aller chercher des...
47:04Parce que tout le monde se plaint qu'il n'y a pas d'argent.
47:07Mais il y a de l'argent à certains endroits.
47:10Et je pense qu'il faut des élus qui se battent
47:12et qui aillent chercher, qui aillent préparer des dossiers,
47:16amener des dossiers auprès de l'agglo
47:18pour que l'agglo puisse se positionner.
47:21Et à mon avis, c'est ça qui manque aujourd'hui.
47:24Louis Labadeau, le boulot n'est pas fait ?
47:27Ça, c'est assez extraordinaire.
47:29Simplement sur la santé.
47:31Si on avait parlé aussi du numerus clausus, ça serait pas mal.
47:34Parce que des désirs médicaux, il y en a partout en France.
47:36Ah non, mais il n'y en a pas qu'en souple.
47:38Il y en a partout.
47:39On ne dit pas que c'est Molléon.
47:40Dans toute la ruralité.
47:42C'est dans toute la France.
47:44Et même les grandes villes.
47:45Il va produire ses effets un peu tard.
47:47Bon, sur le boulot fait à l'agglo.
47:50À l'agglo.
47:51Il y a eu deux grands projets à Molléon.
47:52On promettait la place de la Haute-Ville il y a 20 ans.
47:5625 ans.
47:57Mais le travail a été fait avec l'agglo.
47:59Ça a été subventionné à 25%.
48:00C'est le dispositif Petite-Ville de demain ?
48:02Oui.
48:03Non, la place de la Haute-Ville, non.
48:06Ça, c'est de la fable.
48:07Ce sont des crédits de droit commun, Petite-Ville de demain.
48:10Macron, dans sa grande largeuse, avait dit 3 milliards pour 1 000 villes.
48:13On pensait naïvement à l'arithmétique 3 millions par ville.
48:16Que n'est ni.
48:17Ce n'est pas ça du tout.
48:18Donc, effectivement, il a fallu trouver les financements.
48:21Et l'agglo a subventionné à 25% parce qu'elle ne peut pas subventionner plus que ça.
48:26Mais les relations avec l'agglo.
48:27Je ne suis pas l'exécutif de l'agglo.
48:30Pour des raisons X que j'ai exposées lorsque j'ai été président en titre de doyen la première fois.
48:37Mais je travaille en parfaite coopération avec l'agglo, avec le pôle territorial.
48:41Les grands projets de Mollé en sont écoutés.
48:44Je ne me sens pas plus mis à l'écart que quiconque, tout à fait normalement.
48:50Benyatel Kegaraï.
48:51Je fais mon travail de conseiller communautaire à ma façon.
48:54Au-delà de toutes les contradictions politiques qui sont réelles.
48:58Mais ça ne gêne pas dans le fonctionnement et la relation humaine avec ceux qui ont la responsabilité de l
49:04'agglo.
49:05Pas du tout.
49:05Benyatel Kegaraï.
49:06Deux remarques.
49:07La toute première a quand même...
49:10Madame Armanda Lacoste dit qu'on n'est pas assez aidé.
49:13On l'est un peu.
49:14Ça peut être amélioré.
49:15Je vais développer.
49:16Mais première chose, Madame Armanda Lacoste travaille aujourd'hui à Aguerria.
49:21C'est l'agglo qui a mis 2 millions pour sauver Aguerria.
49:23Le domaine, il faudrait d'abord qu'elle s'en souvienne.
49:27Je m'en souviens très bien.
49:28Ah bon, il vaut mieux.
49:29Oui.
49:30Parce que si jamais l'agglo n'était pas venu...
49:32Je préférais que ça reste dans la commune de Molléon d'ailleurs.
49:34Mais dire ça, c'est un petit peu irresponsable.
49:37C'est facile.
49:37Non, ce n'est pas irresponsable.
49:38Dire ça alors...
49:39On ne reviendra pas sur l'affaire Aguerria.
49:41Non, bon.
49:41Mais ce n'est pas irresponsable.
49:42Quand on sait les investissements, moi, je reviens sur...
49:44C'est très bien qu'il soit là aujourd'hui, maintenant.
49:46C'est très bien que l'agglo soit là.
49:47Mais on a perdu encore une compétence.
49:50Un bâtiment emblématique de la commune de Molléon est rentré dans l'agglo.
49:54Est-ce qu'on l'a perdu ?
49:55Il est toujours là, on a un hôtel.
49:56Ça appartient à l'agglomération.
49:58Ça n'appartient plus à Molléon.
49:59Oui, ça c'est une vision un petit peu étriquée.
50:01C'est ma vision.
50:02C'est votre vision.
50:03Mais quand même, l'agglo a racheté 2 millions et a sauvé Molléon de la faillite,
50:07il faut le dire.
50:08Ils sont en train de rajouter actuellement.
50:10Ils sont en train de faire des travaux d'assainissement.
50:12et ils réparent la chaudière, puisqu'ils sont propriétaires d'un million.
50:16Vous allez m'expliquer comment on aurait fait Molléon ?
50:18Je ne sais pas trop, puisque vous nous avez dit quand même
50:19que vous comptiez faire un skatepark, comme nous d'ailleurs,
50:22un skatepark à Molléon.
50:24Et vous êtes en train de nous dire qu'on aurait pu mettre un million de plus ou deux.
50:27Je ne sais pas comment vous auriez fait.
50:29Mais deuxième chose.
50:30Pas comme vous, en donnant tout à l'agglo, non ?
50:33Bon, je n'ai pas compris l'attaque.
50:34Oui, non, ce n'est pas grave.
50:36Deuxième chose, en donnant tout à l'agglo.
50:37Mais par exemple, le Rayalaï, il nécessite aujourd'hui,
50:41et c'est ce que je reproche un petit peu à M. Lavadeau,
50:43il y a quand même des équipements qui sont très conséquents,
50:47qui sont importants, et qui ont un intérêt communautaire,
50:50qui dépasse l'intérêt de Molléon même.
50:52Le Rayalaï, ça en fait partie.
50:53Comment on fait des rénovations d'envergure sur des équipements de ce type ?
50:59J'observe qu'à Tardetz, il y a 5 ou 6 millions qui ont été mis pour rénover la salle.
51:03La salle de Honde.
51:05La salle de Honde.
51:06Si aujourd'hui, je le dis très tranquillement,
51:08si aujourd'hui, on n'arrive pas à passer cet équipement
51:11dans le patrimoine de l'agglo,
51:13et j'en discute avec des personnes de l'agglo, déjà,
51:16eh bien, ça sera difficile de faire des rénovations
51:20que l'on veut pour faire une salle de spectacle,
51:22pour l'améliorer,
51:23ou pour faire un apprenti,
51:24pour abriter une place.
51:26Mais comment on fait ?
51:27Armand Delacos, l'agglo a son importance.
51:29Mais bien sûr que l'agglo a son importance.
51:31Nous faisons partie de l'agglo.
51:32Nous l'avons voulu.
51:33Nous étions là quand nous avons voté
51:35pour faire partie de l'agglo.
51:36C'est pour ça qu'on a besoin d'eux.
51:38On a besoin d'eux.
51:39Mais on ne va pas...
51:40Je n'ai pas envie qu'on donne toutes les compétences à l'agglo.
51:44On n'aura plus rien à Mollion.
51:45Si on leur passe tout ce...
51:48Bien sûr qu'il faut demander des subventions,
51:50mais on ne va pas leur mettre tout dans les mains quand même.
51:54C'est une réalité du financement d'aujourd'hui.
51:55Les communes...
51:56On demande des subventions,
51:57mais on leur rétrait ça de pas.
51:59Mais les communes, aujourd'hui, sont quand même démunies.
52:03croire qu'une commune comme Mollion,
52:06qui est quand même un bourre-centre important en Soules,
52:10avec tous ses équipements,
52:12croire que l'on peut tout faire tout seul
52:13et qu'on va être dépossédé,
52:14le Rayelay ne va pas partir.
52:16Merci.
52:17Merci Benyatel.
52:18Le Rayelay ne va pas partir, et je termine.
52:20Et Agarria ne va pas partir parce que c'est une propriété de l'agglo.
52:23Je voudrais, avec chacun de vous,
52:24pour terminer,
52:26un engagement
52:27que vous prenez aujourd'hui
52:28et qui sera tenu sur le prochain mandat.
52:32Je commence avec vous, Louis Labadeau.
52:33Je vous laisse 50 secondes, grand maximum.
52:36Vous êtes un peu en avance.
52:37Un engagement
52:38qui sera tenu
52:39entre 2026 et 2032.
52:41Engagement qui est à la hauteur de ce que je suis,
52:43ce que nous sommes,
52:45servir
52:47toujours mieux
52:47Mollion et La Soul.
52:49Ça, c'est...
52:50Ça a été notre credo
52:51pendant six ans.
52:53On fera tout
52:54pour essayer
52:55de satisfaire les besoins de nos habitants.
52:57En relation, on constate avec eux,
52:59j'ai dit
53:00que la maison de...
53:01La mairie,
53:02je répète,
53:04était une maison de verre ouverte à tous.
53:06Elle sera encore,
53:07et je me consacrerai à cette mission,
53:10servir encore mieux et toujours
53:12Mollion et La Soul.
53:13Merci.
53:14Benyatel Kegay,
53:15un engagement qui sera tenu.
53:18It's a hit.
53:19Donc,
53:19on s'engage, bien sûr,
53:21à rétablir les finances,
53:22tout en essayant
53:24d'être attractif
53:25et de redynamiser
53:27ce centre-ville,
53:28de favoriser notre économie.
53:30Il y a le tourisme,
53:31il y a les commerces,
53:32il y a plein de choses,
53:32il y a la santé.
53:33Nous voulons
53:35rétablir cette attractivité.
53:37Je rajouterai,
53:37en 1970,
53:38on était 4500.
53:40Il y avait
53:41un esprit festif,
53:43il y avait un esprit
53:44vraiment
53:45très fort à Mollion.
53:46On veut retrouver ça.
53:48Retrouver cet état d'esprit.
53:49C'est cet état d'esprit.
53:49Armanda Acos,
53:50un engagement
53:51qui sera tenu.
53:52Notre objectif,
53:53c'est de travailler
53:54dans un climat
53:55déjà serein,
53:56avec sérieux,
53:57proximité,
53:58dans le respect de tous
53:59et sans position
54:00idéologique
54:01ni partisane.
54:02En s'appuyant
54:03sur toutes les compétences
54:04en place,
54:05nous avons des agents
54:06qui ont
54:07leurs compétences
54:08et on s'appuiera
54:09sur tout le monde
54:10et en ne faisant
54:12surtout pas
54:12de politique.
54:15Merci à vous trois
54:16d'avoir accepté
54:17le principe
54:18de ce débat.
54:19Bonne journée.
54:20dimanche prochain,
54:2115 mars,
54:22premier tour
54:23des élections municipales.
54:24Soirée spéciale
54:25sur ICP
54:25Pays Basque
54:26dès 19h45.
54:27Tous les résultats
54:28seront bien sûr
54:28aussi sur notre site
54:29internet.
54:30Et puis,
54:30si vous parlez
54:31la langue basque
54:32en Eushkara,
54:33le débat,
54:33ce sera mercredi
54:35entre 13h
54:36et 14h
54:37autour de la commune
54:38notamment
54:38du Staritz.
54:40Bonne journée à tous
54:41et bonne semaine.
54:42Merci à tous.
54:43Merci.
54:44Et je voudrais souhaiter
54:45un bon anniversaire
54:45à mon fils aujourd'hui.
54:47C'est fait.
54:48Bon anniversaire.
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