00:00Place à l'écoute ici, maintenant avec Céline Arnal, on revient sur la journée des droits des femmes, c'est
00:06dimanche.
00:06Et à cette occasion, on reçoit l'association Anderenaya aux Pays-Bas qui accompagne depuis 25 ans maintenant,
00:12depuis 2001, les femmes à la création, à la gestion d'entreprise.
00:17Notre invitée, c'est Evelyne Cazemajor.
00:19Bonjour Madame Cazemajor, merci d'être dans notre studio.
00:22Vous êtes salariée de l'association et vous êtes vous-même entrepreneur.
00:26Vous accompagnez donc, on le disait, une centaine de femmes par an.
00:31Dans quel secteur essentiellement ?
00:32Alors essentiellement, secteur milieu rural et périurbain.
00:37Et puisque l'association est basée notamment en Etatsou et précédemment en Espelette.
00:42Et quels sont les profils ? Est-ce qu'il y a des profils type de femmes que vous accompagnez
00:46?
00:46Alors essentiellement, ce sont des profils quarantaine, la quarantaine.
00:53très souvent avec une idée de reconversion.
00:57On reçoit à peu près, et elle se dirige, pardon, vers des secteurs tels que le commerce,
01:06le service, service administratif, service à la personne, service santé, etc.
01:11Et quelques artisanes également.
01:16Ce qui est intéressant, enfin en tout cas moi, ce qui me marque depuis quelques années,
01:21c'est des personnes salariées, essentiellement et notamment 24%,
01:27qui commencent à réfléchir à une reconversion et qui veulent changer de voie.
01:32Et quelles sont les questions que peuvent se poser les femmes
01:34et que peut-être les hommes ne se posent pas pour une reconversion ou pas d'ailleurs ?
01:38L'accès au financement, les femmes lèvent beaucoup moins de fonds que les hommes.
01:47Elles sont obligées, j'allais dire, de prouver leur légitimité,
01:51d'avoir un dossier béton auprès du financeur.
01:54Ça c'est une des questions qui revient,
01:56est-ce que mon dossier est suffisamment complet ?
02:01Est-ce que je peux y aller ? Est-ce que c'est le moment ?
02:03Mais est-ce que c'est les femmes qui ont le sentiment d'imposture ?
02:07Ou est-ce que ce sont les banquiers en règle générale
02:09qui sont frileux parce qu'en face c'est une femme ?
02:12Les deux, je dirais, il y a trois freins.
02:15Il y a les freins culturels, structurels et intériorisés.
02:19Et dans les freins intériorisés, effectivement, nous les femmes,
02:24on a tendance à ne pas se croire légitimes.
02:27Et ça c'est récurrent.
02:28Et ce n'est pas que dans le domaine de l'entrepreneuriat,
02:31mais effectivement oui.
02:32Est-ce que ça s'améliore quand même ?
02:34Non, pas encore.
02:36Non, non, non.
02:37Comment on pourrait faire pour que ça s'améliore ?
02:41Est-ce que vous travaillez dessus en dérénaya ?
02:43Oui, alors effectivement,
02:45puisque la création d'entreprises en Pibasque
02:47portées par les femmes,
02:50ne représente que encore 21,5%.
02:5420 sur 5 ?
02:55Oui.
02:56Donc c'est encore peu,
02:58et on n'arrive pas à dépasser ce plafond
03:01depuis quelques années,
03:03malgré de nouvelles arrivantes.
03:05Des pistes de réflexion pour améliorer,
03:07travailler sur la confiance en soi,
03:10sur la prise de parole.
03:11Ça, je pense qu'il y a un gros travail à faire là-dessus,
03:14auprès des femmes.
03:14Merci, merci beaucoup Evelyne Cazemajor
03:18d'être venue ce matin dans notre studio.
03:20Je rappelle que vous êtes une des deux salariées
03:21de l'association Anderenaya.
03:23et bonne journée.
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