00:00On a rencontré des Français ces derniers jours qui nous parlent de leurs inquiétudes quant à la situation.
00:05Est-ce qu'il y a un risque pour la sécurité des Français qui sont encore à Doha en ce
00:08moment ?
00:08Alors d'abord ce que je voudrais dire à nos compatriotes qui sont au Qatar,
00:13c'est que nous partageons leurs inquiétudes et que nous sommes solidaires de leur situation.
00:18Quand on est Français de passage au Qatar, ça veut dire qu'on était là soit pour des vacances, soit
00:24en transit.
00:24Et évidemment on ne s'attendait pas du tout à être pris au piège d'une guerre régionale que le
00:29Qatar n'a pas choisie.
00:30Je comprends leur inquiétude, je comprends l'effet très impressionnant des interceptions par la défense aérienne qatarienne.
00:40Ce sont des bruits, des détonations qui sont très impressionnants.
00:43Mais je veux leur dire que l'ambassade est pleinement mobilisée, que nous suivons la situation en temps réel,
00:49que nous étudions toutes les options et qu'aussi longtemps que de nouvelles options ne seront pas disponibles,
00:55nous continuons de leur recommander de rester à l'abri.
00:58Les autorités qatariennes et l'armée qatarienne font un travail formidable.
01:03Il n'y a eu à ce jour aucune victime au Qatar.
01:05Donc nous recommandons aux Français de rester en sécurité dans les hôtels.
01:10Il y a quelques jours vous avez publié un communiqué de soutien au Qatar.
01:14Quelle est la voie de la France en ce moment et quelles sont vos relations en ce moment avec les
01:18autorités qataries ?
01:20Alors je dirais que nous travaillons dans deux directions.
01:23La première, c'est évidemment de condamner les attaques inacceptables qui visent le Qatar,
01:29d'exprimer notre solidarité au Qatar et d'apporter un soutien effectif à la défense du Qatar.
01:36Et puis le deuxième axe d'action, c'est la désescalade.
01:40Parce que nous pensons qu'une poursuite des opérations militaires de manière indéfinie,
01:48sans objectif politique clair, ne peut conduire qu'un engrenage.
01:53Et donc notre priorité, c'est d'obtenir une désescalade militaire dans la région.
01:58Et pour cela, le président de la République, le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères,
02:02la ministre des Armées, travaillent avec leurs partenaires dans la région,
02:06à commencer par leurs partenaires qatariens,
02:07avec leurs grands partenaires internationaux, pour réunir les conditions d'une désescalade.
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