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  • il y a 2 jours
Invitée d'ici Nord ce vendredi 6 mars 2026, Hélène Devillers présente le bilan 2025 d'Atmo Hauts-de-France, organisme qui mesure la qualité de l'air dans la région

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Transcription
00:017h45, Atmo Hauts-de-France, l'organisme qui mesure la qualité de l'air dans notre région, a présenté hier
00:06son bilan de l'année 2025.
00:08Les jours de pollution ont été plus nombreux l'an dernier qu'en 2024, Thomas.
00:13Bonjour Hélène de Villers.
00:14Bonjour à tous les auditeurs.
00:15Directrice générale d'Atmo Hauts-de-France, vous avez recensé l'an dernier 14 jours avec épisodes de pollution dans
00:21le département du Nord,
00:2210 dans le Pas-de-Calais, 15 à l'échelle de la région.
00:25En 2024, nous n'avions eu que 3 jours avec épisodes de pollution.
00:28Comment expliquez-vous cet écart qui est assez important sur un an ?
00:32Oui, effectivement, il y a eu un gros écart par rapport à l'année précédente.
00:35Mais ce qu'il faut savoir, c'est que l'année 2025, finalement, elle ressemble aux années 2022-2023.
00:41Et que finalement, l'année 2024 était plutôt exceptionnelle au regard de toute la pluie que nous avions eue et
00:46qui avait rabattu les polluants au sol.
00:48Donc finalement, l'accident, c'est l'année 2024. Ce n'est pas forcément l'année 2025 qui a été
00:52pire que d'autres.
00:53C'est ça. L'année 2025, elle est cohérente avec les années, on va dire, précédentes.
00:58Néanmoins, ça veut dire qu'il y a une pollution quand même qui reste présente.
01:02Pour mesurer ces épisodes de pollution, pour les déclencher, vous prenez en compte la météo, bien évidemment,
01:07mais également la présence des différents polluants que vous mesurez.
01:11Vous en mesurez 4 quotidiennement. L'ozone, le dioxyde d'azote, le dioxyde de soufre, ainsi que les particules fines
01:16en suspension, les PM10.
01:19Quelle est la tendance sur ces 10 dernières années ? Est-ce que ces polluants sont en baisse, leur concentration
01:22?
01:23Oui. Alors, ce qu'il faut savoir, c'est que c'est quand même une bonne nouvelle, c'est que
01:26les actions qui sont menées ont permis de baisser la pollution.
01:29Donc, on a une diminution, par exemple, sur les particules fines PM2,5, de plus de 36% sur ces
01:3610 dernières années.
01:36Le problème, c'est que ça a stagné ces 5 dernières années. Donc, ça a bien baissé. Depuis 5 ans,
01:41ça a tendance plutôt à stagner.
01:43Alors, sur un autre polluant, le NO2, qui est plutôt lié au trafic, la tendance était de moins 18%
01:48sur ces 10 dernières années.
01:50Et là, la tendance a continué un peu à baisser. Donc, ça, c'est plutôt positif.
01:54Donc, ça baisse parce qu'on a pris des mesures et ça stagne parce qu'on n'a pas fait
01:59de nouvelles ou parce que ces mesures ne sont pas suffisantes.
02:00Comment expliquez-vous ces baisses et le fait que ça stagne ? Qu'est-ce qui rentre en jeu là
02:04-dedans, dans ces calculs ?
02:05Alors, par exemple, si on prend les particules PM2,5, le chauffage est particulièrement en cause.
02:10Donc, on peut se poser la question, est-ce que sur les politiques d'amélioration de l'habitat, de remplacement,
02:15notamment des chauffages au bois polluant,
02:17est-ce que ça se serait ralenti ces 5 dernières années ? C'est une vraie question de dire, bon,
02:21qu'est-ce qui fait que là, on semble arriver un peu à un plancher en dessous duquel on n
02:25'arrive pas à descendre.
02:26Et sur le NO2, le dioxyde d'azote, si je ne me trompe pas, ça, c'est un rapport aux
02:30voitures, ce sont les émissions polluantes des voitures ?
02:32En grande partie. Après, il y a d'autres sources, mais c'est vrai que la première source, ce sont
02:35les voitures.
02:36Et donc, on peut dire quand même que l'amélioration technologique des voitures, peut-être le fait qu'il y
02:39ait un peu plus de voitures électriques, etc.,
02:41ça a permis de diminuer ce NO2.
02:44Zinori, dès 7h48, nous sommes en direct avec Hélène de Villers, directrice générale d'Atmo Hauts-de-France.
02:49Hélène de Villers, pour déclencher un pic de pollution aujourd'hui, vous décidez en fonction de seuils, de normes.
02:55Donc, grosso modo, quand on dépasse un certain seuil, on passe en alerte de pollution.
02:59Dans les prochaines années, nous allons nous aligner sur des normes qui sont européennes,
03:02et même sur des recommandations de l'OMS qui sont beaucoup plus strictes.
03:06Qu'est-ce que cela va changer ? Est-ce que ça veut dire qu'il y a des jours,
03:08comme aujourd'hui,
03:09on n'est pas forcément en alerte de pollution, qui vont le devenir mécaniquement,
03:11parce qu'on suivra des normes qui sont beaucoup plus strictes ?
03:14Oui, c'est ça, c'est-à-dire que déjà, dans les particules, plus elles sont fines, plus elles vont
03:18loin dans l'organisme.
03:19Et aujourd'hui, on déclenche les épisodes de pollution que sur les PM10, et pas sur les PM25, qui sont
03:23plus fines.
03:24Et donc, les PM25, elles vont rentrer dans les épisodes de pollution.
03:27Et dans la région, on est particulièrement concerné par ces polluants-là,
03:30donc ça veut dire qu'il va y avoir plus d'épisodes de pollution.
03:33Ce sont les particules fines qui sont liées notamment au mode de chauffage que vous décriviez tout à l'heure.
03:38Quelles sont les conséquences sur la santé ?
03:40Parce qu'encore une fois, quand on dit 15 jours avec épisodes de pollution sur une année,
03:45on a du mal à s'imaginer.
03:46Comme ça, quelles conséquences très concrètes ça peut avoir chez les personnes, notamment fragiles ?
03:49Alors, il y a deux types de conséquences.
03:51C'est les conséquences pendant les pics de pollution.
03:53Donc là, par exemple, ça peut être la gorge qui gratte, irritation des yeux, déclenchement de crise d'asthme.
03:58Mais ce qu'il faut savoir, c'est que l'impact le plus important pour la santé,
04:00c'est l'impact au long cours, ce qu'on respire toute l'année.
04:03Et là, il y a les maladies pulmonaires, mais il y a aussi des maladies cardiovasculaires.
04:07Sur le cerveau, on ne croirait pas, mais les particules fines vont jusqu'au cerveau.
04:11Donc, les maladies comme Alzheimer, etc.
04:13Donc, il y a des très fortes conséquences sur la santé de la pollution de l'air.
04:16Chez l'ATMO de France, vous mesurez aussi la présence de pollens,
04:19avec un risque allergique, on le constate, qui est de plus en plus précoce,
04:22de plus étendu également dans l'année.
04:24Là, en ce moment, dans tout l'ouest du Nord-Pas-de-Calais,
04:26on est par exemple en rouge pour les pollens d'Aulnes.
04:28Quels sont les effets conjugués de la pollution de l'air et de la concentration de pollen ?
04:32C'est un effet cocktail d'autant plus dangereux ?
04:35Oui, exactement.
04:36Déjà, il y a au moins une personne sur trois qui est allergique.
04:38Et en fait, les polluants de l'air viennent, on va dire, attaquer les pollens,
04:42ce qui fait qu'ils deviennent plus agressifs pour la santé humaine.
04:45Et c'est pour ça que c'est très important que les personnes puissent s'informer
04:48sur notre appli Air2Go ou notre site internet,
04:51pour pouvoir notamment prendre leur traitement anticipé et adapter finalement leur traitement.
04:55Cela permet effectivement d'adapter nos comportements en fonction des différentes alertes.
04:59Et donc, on suit toutes ces alertes, on s'informe sur la qualité de l'air grâce à votre site
05:04atmo-hdf.fr.
05:06Merci beaucoup, Yann De Villers, d'être venue nous présenter ce bilan
05:08et nous présenter les différentes actions que vous menez.
05:11Bonne journée à vous.
05:11Merci.
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