00:00La crainte de ce conflit, de ce blocage du Détroit-Dormuz notamment,
00:04c'est la hausse des prix des carburants, du pétrole dans un premier temps
00:07qui se répercuterait pour les Français.
00:10Que dites-vous ce matin aux Français qui sont inquiets concernant leur pouvoir d'achat,
00:14qui se disent « l'essence va me coûter plus cher demain ? »
00:17C'est facile de le dire là où je suis, mais j'aimerais les rassurer.
00:21On n'est pas dans la même situation qu'ils ont connue pendant la guerre,
00:26le début de la guerre ou de l'invasion russe en Ukraine.
00:30Parce que nous avons diversifié nos sources d'approvisionnement depuis,
00:35qu'il n'y a pas de pénurie aujourd'hui ou de manière très faible
00:41sur environ 3 à 5 % des points de distribution.
00:45Par contre, nous ne devons pas, par nos comportements, créer ces propres pénuries.
00:50On ne peut pas aller faire la queue dans les stations-service, c'est ça que vous dites, monsieur le
00:53ministre ?
00:53C'est facile de le dire. Il y a des personnes qui s'inquiètent, et je peux le comprendre,
00:57mais ça n'aide pas. Il y a des stocks suffisants,
00:59il y a des approvisionnements qui sont encore suffisants,
01:02et il faut prendre ça en compte.
01:05Donc oui, c'est un message qu'on peut faire passer à nos concitoyens
01:10de ne pas s'inquiéter sur ces questions.
01:13Certes, il y a, et je le comprends, une augmentation à la pompe
01:17qui peut les inquiéter de savoir combien de temps ça va continuer,
01:21est-ce que ça va encore grimper.
01:23Je peux vous dire que nous sommes particulièrement vigilants
01:25pour que des compagnies, voire des distributeurs, ne profitent pas de cette situation.
01:32C'est le cas aujourd'hui ? Parce que l'essence a déjà augmenté
01:35dans un certain nombre de stations-service, alors que les prix,
01:37on parle de l'essence qui a été achetée avant la crise.
01:39Je suis moins spécialiste que notre collègue Roland Lescure
01:42sur ces questions que Maude Bréjean,
01:45mais je trouve que l'augmentation en 48 heures,
01:48alors que vous l'avez très bien dit,
01:50les stocks étaient là et les achats se sont faits au préalable,
01:55me paraît très rapide,
01:57même si on reste, en fonction des territoires,
02:01sur des augmentations qui ne sont pas au niveau
02:04de ce que cela a été il y a quelque temps.
02:06Mais il faut rester vigilant et puis dénoncer le cas échéant,
02:09mais nommément les compagnies pétrolières
02:12qui utiliseraient ces pratiques
02:14et encore plus également les distributeurs.
02:17Dans les scénarios auxquels vous vous préparez,
02:19Monsieur le Ministre, est-ce qu'il y a celui
02:20dans lequel le blocage dure plusieurs mois
02:23et en effet a un impact sur nos stocks de carburant,
02:27a un impact, pourquoi pas, sur les transports publics ?
02:29Est-ce que ce sont des scénarios auxquels vous vous préparez aujourd'hui ?
02:32Tant que l'approvisionnement continue,
02:34et c'est le cas, c'est quelque chose de rassurant.
02:36Je rappelle également qu'il y a plus de trois mois de stocks.
02:39J'espère et je souhaite de tout cœur
02:41que la voix de la France se fasse entendre
02:43dans ce conflit encore un petit peu plus.
02:46C'est la voix de la diplomatie,
02:47c'est la voix de l'équilibre,
02:49tout en continuant à soutenir nos alliés dans le secteur.
02:54Je pense notamment aux pays avec lesquels
02:55nous avons un accord de défense
02:57et avec lesquels nous sommes en soutien.
02:59Je pense à nos frères libanais
03:01qui ont une histoire très étroite avec la France
03:04et que nous devons soutenir en termes de logistique,
03:07en termes humanitaires.
03:09Mais aujourd'hui,
03:11nul n'est en mesure de savoir
03:12si ce conflit sera amené à durer.
03:14En tout cas, ce qui est important,
03:15c'est qu'il y ait le moins de répercussions économiques
03:18sur le pouvoir d'achat de nos concitoyens.
03:20Et avec le gouvernement,
03:21c'est aussi notre obsession.
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