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Une grande interview politique avec une personnalité de premier plan, présentée par Laurence Ferrari et Pierre de Vilno dans #LaFranceEnFace
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00:00:00Bonsoir à tous et bonsoir à toutes. Bonsoir Pierre. Bonsoir Laurence.
00:00:03Nous sommes heureux de vous retrouver sur CNews et sur Europe 1 pour ce nouveau numéro de La France en
00:00:07face.
00:00:07Merci d'être au rendez-vous de cette émission qui se concentre sur l'essentiel, les débats de fond,
00:00:12les propositions pour changer la vie quotidienne des Français.
00:00:15Et bien sûr, alors que tous les regards sont braqués sur la guerre au Moyen-Orient et en Iran,
00:00:20quelle vision pour la France au cœur d'un monde secoué par la violence des guerres et des conflits.
00:00:24Notre invité ce soir, c'est Bruno Retailleau. Bonsoir à vous.
00:00:27Bonsoir à vous.
00:00:28Bonsoir Bruno Retailleau, vous êtes le patron des LR.
00:00:32Nous avons beaucoup de questions à vous poser à 11 jours seulement du premier tour des municipales.
00:00:37Alliance, pas alliance, quelle est la stratégie de votre part ?
00:00:41Et puis bien sûr, en tant qu'ancien ministre de l'Intérieur,
00:00:44ce que vous proposez pour améliorer la sécurité de nos compatriotes,
00:00:48des Français qui seront d'ailleurs présents tout au long de cette émission
00:00:50à travers les questions qu'ils ont à vous poser.
00:00:53On va commencer Bruno Retailleau bien sûr par la situation au Moyen-Orient
00:00:57avec ces dernières minutes.
00:00:58On apprend que Donald Trump a contacté Emmanuel Macron
00:01:00pour l'informer de l'état des opérations militaires en Iran.
00:01:04Le président de la République a en retour alerté le président Trump
00:01:09sur la situation au Liban à laquelle la France demeure très attentive.
00:01:12Deux questions.
00:01:13C'est une bonne chose que le président américain prenne un tâche avec le président français.
00:01:17Et deux, la position d'Emmanuel Macron sur le Liban.
00:01:19Il s'est montré très réservé sur une éventuelle offensive israélienne terrestre.
00:01:24Première question.
00:01:25Bien sûr, je suis heureux de voir que la France compte quand même
00:01:29puisque le président Macron avait de lui-même le week-end dernier avoué
00:01:32qu'il n'avait pas été tenu informé.
00:01:34Donc là, il y a un contact et je pense que c'est important compte tenu des répercussions mondiales d
00:01:39'ailleurs,
00:01:39y compris en France, sur le territoire national, de ce qui se passe.
00:01:42C'est un avoc de faiblesse ou pas du président Macron dans un premier temps ?
00:01:45Dans un premier temps, je pense qu'il y a eu un manque d'anticipation, évidemment.
00:01:50Pas de grand clair pour savoir que lorsque l'on masse une armada tout près de l'Iran,
00:01:55ce n'est pas pour faire des ronds dans l'eau, bien sûr.
00:01:57Deuxième question sur le Liban.
00:01:58Vous savez, je suis très attaché, j'y suis allé à plusieurs reprises
00:02:02et nous avons un lien très particulier, la France et le Liban.
00:02:05Je pense que le président de la République a totalement raison
00:02:08de soutenir notamment les forces libanaises pour désarmer le Hezbollah.
00:02:14Tant qu'il y aura le Hezbollah armé, il ne pourra pas y avoir de relèvement du Liban.
00:02:18Mais Israël n'a pas le droit de se défendre ?
00:02:20Eh bien, je pense qu'au contraire, je pense qu'Israël a le droit de se défendre.
00:02:23Je pense que précisément, ça constitue une opportunité historique.
00:02:28On parle souvent de droit international.
00:02:30Il y a une résolution, 1559, pour désarmer justement les milices et notamment le Hezbollah.
00:02:36Il faut en profiter et il faut vraiment, si on veut, si on aime le Liban,
00:02:40si on veut que le Liban, qui est un pays qui est un message, comme l'avait dit un jour
00:02:44Jean-Paul II,
00:02:45il faut vraiment être à côté des forces libanaises pour désarmer définitivement les suppôts de l'Iran.
00:02:51Emmanuel Macron, ce soir, dit que le Hezbollah doit arrêter.
00:02:55Est-ce que là encore, ce n'est pas une parole un peu vaine ?
00:02:58Est-ce que juste dire ça ?
00:03:00Elle est vaine si elle reste au stade des paroles.
00:03:02Je pense qu'il faudrait constituer à l'initiative de la France une coalition
00:03:07qui pourrait réunir plusieurs pays pour aider les forces libanaises justement
00:03:11à désarmer cette milice chiite, cette milice qui est vraiment aux ordres des Mola.
00:03:18Peu importe ce qu'ils le voudront, mais je sais qu'un certain nombre de pays le souhaiteraient
00:03:23et on pourra trouver, en tout cas, j'en suis sûr, des volontaires.
00:03:27Pas l'Espagne en tout cas.
00:03:29L'Espagne, non, j'ai peu confiance en M. Pélai.
00:03:33On va en parler dans un instant.
00:03:34Juste soyons clairs, vous soutenez l'offensive terrestre israélienne dans le sud de Liban
00:03:38pour établir une zone tampon afin de protéger les habitants du Nord d'Israël.
00:03:41Je serai très clair.
00:03:42Oui ou non ?
00:03:44Israël a le droit de se défendre.
00:03:46Je pose simplement une condition, c'est qu'on participe effectivement au désarmement du Hezbollah
00:03:52et qu'ensuite, Israël respecte la souveraineté du Liban et se retire.
00:03:58Une fois que la menace réagirait à une menace, c'est normal, c'est naturel.
00:04:03En revanche, lorsque la menace est éteinte, alors c'est la souveraineté du Liban qui doit prévaloir.
00:04:09Alors, on va évoquer évidemment l'état des troupes françaises, en tout cas l'avancée du porte-avions Charles de
00:04:15Gaulle
00:04:15comme l'a annoncé Emmanuel Macron.
00:04:17On va écouter le premier Français qui a une question à vous poser.
00:04:20Il s'appelle Jean-Claude et il est retraité.
00:04:23Jean-Claude, retraité, est-ce que vous pensez que la France va envoyer des troupes en Iran ?
00:04:32La réponse de Bruno Retailleau.
00:04:34Ça n'est ni notre intention, ni d'ailleurs ce que nous ont demandé les Américains ou les Israéliens.
00:04:39Je pense qu'en matière de politique étrangère, peut-être on en reparlera,
00:04:43on doit avoir une ligne, c'est la défense de nos intérêts nationaux.
00:04:47C'est ce que dit le Président de la République dans son allocution d'ailleurs.
00:04:50C'est très bien. Je m'en félicite.
00:04:52On n'est pas la France, je veux dire, et pas une ONG, vous voyez.
00:04:55Donc on a des intérêts qui nous sont propres, on doit les défendre.
00:04:58Quels sont ces intérêts ?
00:04:59Par exemple, puisque vous faisiez allusion au Président de la République,
00:05:02notre intérêt n'est pas de revoir autour d'une table les Mollahs
00:05:06pour renégocier un accord nucléaire qu'ils ont toujours violé.
00:05:10Je pense que je me féliciterai si le régime des Mollahs tombe.
00:05:13Donc ça veut dire pas de négociation avec l'Iran ?
00:05:16Ça signifie vraiment que j'espère que le peuple iranien,
00:05:20grande culture, grande civilisation millénaire,
00:05:23trouvera l'occasion justement de reprendre le pouvoir, un pouvoir démocratique.
00:05:26Bien. Ça c'est un premier point.
00:05:28Nos autres intérêts, c'est évidemment, on a parlé du Liban,
00:05:31c'est aussi les accords de défense que nous avons avec une petite dizaine de pays du Golfe
00:05:36et donc on doit aider à l'interception.
00:05:38J'ai appris comme vous hier soir dans l'allocution du Président de la République
00:05:43que c'était réalisé.
00:05:45C'est là aussi une bonne chose.
00:05:47Je pense que, et j'avais demandé hier matin sur une radio, dans une matinale,
00:05:51qu'on devrait là aussi sur le détroit d'Ormouz pouvoir intervenir parce qu'on y a des intérêts directs.
00:05:57C'est le cas déjà puisque les troupes, les commandos marines interviennent déjà en ce moment dans le détroit.
00:06:01Oui, mais je pense qu'il faut une coalition.
00:06:03Je pense que là aussi il faut une coalition internationale.
00:06:05On n'aura pas de peine à la trouver pour faire en sorte que ce goulet d'étranglement puisse être
00:06:12libéré.
00:06:12Est-ce que vous connaissez les buts de guerre de Donald Trump ?
00:06:15Est-ce qu'ils sont clairs à vos yeux ?
00:06:17Est-ce qu'il s'agit de renverser les Mollahs ?
00:06:20Est-ce qu'il s'agit d'éradiquer le programme nucléaire iranien ?
00:06:24Est-ce que c'est clair dans votre tête ?
00:06:25Je ne sais pas si c'est clair dans sa propre tête.
00:06:28Simplement ce que j'observe, c'est que je n'ai pas renvoyé moi dos à dos, loin de là,
00:06:35le régime des Mollahs et l'attaque israélienne et l'attaque américaine.
00:06:39Ce que j'observe, c'est que l'Iran depuis 1979 constitue une menace.
00:06:45Une menace pour notre pays.
00:06:46A laquelle la France a contribué hélas.
00:06:48Le terrorisme par exemple, qu'elle a répandu.
00:06:50L'islamisme qu'elle a exporté, la dissimulation nucléaire, l'industrie balistique, la déstabilisation de la région,
00:06:59le Hamas à Gaza, mais aussi les Houthis au Yémen, mais encore le Hezbollah au Liban,
00:07:05mais bien sûr le régime de Bachar el-Assad et bien sûr les chiites, notamment la milice chiite en Irak.
00:07:11Donc c'est une menace.
00:07:13Et très franchement, je me félicite que la tête de ce serpent islamiste ait été fauchée par cette coalition américano
00:07:21-israélienne.
00:07:22Est-ce que ce que vous dites ce soir Bruno Retailleau sur Europe 1 et sur CNews, c'est
00:07:26« Oui, Trump agit militairement » et s'il a d'autres buts qu'uniquement le régime change, comme Dilladi,
00:07:33eh bien ça fait partie du deal.
00:07:36Moi, vraiment ce que je souhaite, c'est qu'à l'issue, il n'y ait plus de régime des
00:07:40Mollahs et que ce soit le peuple iranien qui prenne en main sa destinée.
00:07:45Il le mérite.
00:07:45C'est un peuple 90 millions d'habitants qui est cultivé et c'est une très très grande civilisation, millénaire,
00:07:53plurimillénaire même.
00:07:55Mais alors comment le faire ? Parce qu'il n'y a aucun moyen pour l'instant pour le peuple
00:07:58iranien de reprendre les commandes de ce gouvernement
00:08:01qui est encore aux mains des gardiens de la Révolution. On voit leur puissance de feu actuellement.
00:08:05Il faut une opération terrestre. Jusqu'où faut-il aller dans l'intervention ?
00:08:08Le meilleur moyen, c'est qu'un des corps constitués, l'armée ou un autre, puisse faire défection
00:08:13et puisse se retourner contre le régime et s'associer justement à l'élan populaire. Ce serait le meilleur moyen.
00:08:20Mais ça, c'est un vœu pieux. C'est-à-dire que vous ne pouvez que le souhaiter ce soir.
00:08:23On ne peut que le souhaiter, évidemment. Mais observons quand même qu'aujourd'hui, les frappes rendent ce scénario bien
00:08:29plus possible
00:08:30qu'ils ne l'étaient il y a encore quelques semaines.
00:08:32Oui et non, puisque vous avez les gardiens de la Révolution qui n'ont pas pu, par exemple, faire les
00:08:36funérailles de la Ramenei ce soir.
00:08:39Si c'est, comment dirais-je, s'il y a un délai dans le temps, ça veut dire que ça
00:08:45sera faible et ça veut dire qu'ils sont toujours là.
00:08:47Non mais ils sont très affaiblis.
00:08:51Dès le départ, j'ai mis un doute. Parce que changer un régime, changer un régime, aucun pays ne peut
00:08:58s'en assurer. Aucun pays.
00:09:00Et ce n'est pas qu'une affaire de frappe. Mais encore une fois, si le régime est suffisamment déstabilisé,
00:09:06et si un des grands corps constitués se retourne contre le régime, alors il y a une lueur d'espoir.
00:09:11Ce que je sais simplement, c'est que sans que ces frappes, il n'y avait aucune sorte d'espoir
00:09:16vis-à-vis du peuple iranien.
00:09:17Ils ont tout essayé. Ils se sont massacrés. Des femmes dilapidées. Des jeunes, des enfants pendus devant les yeux de
00:09:24leur famille en haut d'une grue.
00:09:26C'est ça le régime des Mollahs. Et vous voyez ce qui est incroyable. Regardez l'extrême gauche.
00:09:31Kamel Daoud a eu ce week-end des mots très très justes en disant qu'il y a une gauche
00:09:35en Europe qui préfère finalement,
00:09:39plutôt qu'un Iran libre, des Mollahs et un régime en vie. C'est terrible.
00:09:43Bruno Retailleau, on est sur CNews Européens. Vous estimez que la gauche a une responsabilité morale dans ce qui s
00:09:48'est passé en Iran
00:09:49et dans l'irruption de cet islamisme politique qui a émergé dans les années 80 ?
00:09:55L'Iran a été la matrice de ce que l'on appelait l'islamo-gauchisme.
00:10:00Souvenez-vous d'ailleurs en 1979, le coup d'État, si j'ose dire, la révolution contre le Shah à
00:10:06l'époque,
00:10:06c'était à la fois les Mollahs et les communistes. Et cette révolution, les Mollahs l'ont commencé avec les
00:10:13communistes.
00:10:13Elle s'est terminée évidemment sans eux. Ils ont été éradiqués.
00:10:17Mais ils ont constitué une matrice idéologique dans laquelle est né précisément ce qu'on appelle l'islamo-gauchisme.
00:10:24Alors l'islamo-gauchisme, c'est très simple aujourd'hui.
00:10:27C'est représenté notamment par les Filles, les Insoumis et M. Mélenchon,
00:10:30qui, au nom d'un communautarisme, veulent draguer le vote musulman.
00:10:34Finalement, ils n'ont plus de prolétaires à défendre.
00:10:36Il y a Belle-Lurette qui ne défendent plus les travailleurs. Ils s'en fichent.
00:10:40Mais désormais, la figure rédemptrice qui a remplacé finalement le prolétaire,
00:10:44c'est cette figure-là, justement, de l'islamiste étranger, immigré.
00:10:50C'est terrible, mais on en est là.
00:10:52Vous voulez dire que Mathilde Panot, qui encore ce matin,
00:10:54dit que c'est une attaque illégale au mépris du droit international,
00:10:57c'est uniquement pour un but électoraliste, sachant qu'on est à 11 jours des municipales ?
00:11:00Je n'avais pas compris, vous voyez, que la dilapidée des femmes,
00:11:04pendre des jeunes, etc., massacrer un peuple par dizaines de milliers,
00:11:08c'était ce que souhaitait, vous voyez, le droit international.
00:11:11Je n'ai pas compris que le droit international devait nécessairement protéger ce genre d'exaction.
00:11:16Pour Gabriel Attal, le droit international n'est plus une donnée intangible.
00:11:19Il dit qu'il faut être réaliste et pragmatique.
00:11:21C'est ce que vous dites, il faut réinventer le droit international,
00:11:23et peut-être réinventer les grandes institutions qui sont obsolètes comme l'ONU ?
00:11:28Les institutions multilatérales sont totalement en panne.
00:11:31Je le regrette d'ailleurs.
00:11:32Mais la politique, c'est la confrontation au réel.
00:11:36Ce n'est pas l'utopie.
00:11:37Parce qu'à ce moment-là, on devient les idiots utiles de l'histoire.
00:11:41Ces institutions sont donc en panne.
00:11:44J'espère qu'on retrouvera les bases, les règles d'un droit international.
00:11:48Comment ?
00:11:48Mais aujourd'hui, les règles sont à terre.
00:11:51Et là encore, je pense que le droit international,
00:11:54ça ne peut pas être le paravent, le prétexte pour l'inaction, pour la passivité.
00:11:59C'est clair.
00:12:00Et est-ce qu'on doit appliquer nécessairement le droit international
00:12:02à ceux qui ne l'appliquent pas eux-mêmes au régime des Mollah ?
00:12:06Encore une fois, c'était la pire des menaces.
00:12:08Une des pires menaces.
00:12:09Une des pires menaces dans le monde.
00:12:12J'ai cité le terrorisme, l'islamisme, j'ai cité la déstabilisation,
00:12:16les missiles balistiques, etc.
00:12:17Ils ont eux-mêmes signé des engagements auprès de la communauté internationale,
00:12:22notamment en matière de contrôle de l'armement nucléaire,
00:12:25en tout cas vis-à-vis de la prolifération nucléaire.
00:12:28Ils ont interdit à la communauté internationale
00:12:31de venir poursuivre les inspections.
00:12:34Donc, ils se sont déjugés par eux-mêmes.
00:12:36Voilà, c'est tout.
00:12:37Donc, à un moment donné, à force de brandir le droit international,
00:12:40en réalité, bien souvent, c'est pour justifier l'inacceptable.
00:12:43Mais la France a un siège au Conseil de sécurité de l'ONU.
00:12:46Alors, vous, Président, puisque vous êtes candidat à la présidentielle de 2027,
00:12:49comment est-ce que vous ferez ?
00:12:50Vous irez, comme tous les chefs d'État à l'ONU,
00:12:52vous occuperez ce siège en marchant sur l'inertie,
00:12:55en se disant que finalement, on va pouvoir continuer comme ça ?
00:12:58C'est une enceinte statutaire.
00:13:00C'est une enceinte statutaire.
00:13:02Nous sommes très peu de membres permanents au Conseil de sécurité.
00:13:05J'observe d'ailleurs que souvent, le droit international,
00:13:07c'est le droit des vainqueurs.
00:13:08Alors, pourquoi est-ce que la France et d'autres sont membres permanents ?
00:13:11Voilà, c'est parce que c'était les vainqueurs de 45.
00:13:15Simplement, je pense que c'est une enceinte importante pour pouvoir dialoguer.
00:13:18Il ne faut jamais cesser de dialoguer.
00:13:20Le dialogue, c'est aussi ce qui caractérise la France.
00:13:22Mais ça ne doit pas être à n'importe quelle condition.
00:13:25Nous sommes aussi une puissance, peut-être, on va en reparler, nucléaire.
00:13:28Et ça donne un statut très particulier à la nation française, à notre pays.
00:13:33Bruno Retailleau, on est sur CNews des Européens, 21h14.
00:13:36Évoquons ce qui se passe et les menaces qui pèsent sur la France
00:13:39et l'inquiétude des Français face à ce qui se passe au Moyen-Orient.
00:13:42La menace terroriste, vous l'avez évidemment évoqué,
00:13:45puisque l'Iran menace de représailles.
00:13:46Tous ceux qui pourraient intervenir et qui prendraient part à cette guerre.
00:13:50Les sites sensibles ainsi que les lieux de culte sont protégés
00:13:53par Laurent Nouniez, votre successeur à l'intérieur.
00:13:56Est-ce qu'il y a, selon vous, et d'après les informations dont vous disposez,
00:13:58un risque réel d'attentat sur notre sol ?
00:14:01Il peut y avoir des risques, évidemment, avec ce régime.
00:14:04Ces risques sont de trois sortes, essentiellement.
00:14:08Le premier, ce sont des cellules dormantes.
00:14:11Moins d'une vingtaine sont suivies par nos services.
00:14:14Donc, c'est finalement assez peu.
00:14:16Moins d'une vingtaine sur combien ?
00:14:18Moins d'une vingtaine, je veux dire, de cellules dormantes
00:14:20vis-à-vis du régime iranien.
00:14:23Deuxième élément, lorsque j'étais ministre de l'Intérieur,
00:14:27j'ai bien vu, nos services m'avaient informé
00:14:30que le mode d'action du régime iranien chez nous en France,
00:14:34notamment pour assassiner, pour tenter les assassinats,
00:14:39notamment de leurs opposants,
00:14:41ce n'était pas de recourir à des proxys,
00:14:42ou plutôt ces proxys, c'était de payer,
00:14:45notamment des individus du grand bandettisme.
00:14:50Narcotrafiquants, criminalité organisée.
00:14:52C'est leur mode d'action principal.
00:14:54Et enfin, on voit bien qu'aujourd'hui,
00:14:58la plupart des attentats qui ont été perpétrés en France
00:15:00sont le fait de très jeunes,
00:15:02qui se radicalisent sur Internet.
00:15:04Donc, il peut y avoir aussi une forme de dissémination idéologique,
00:15:08une forme de stimuli,
00:15:09qui provoque, justement, ce genre d'attentat.
00:15:13Ça me paraît être les trois modalités,
00:15:17et je pense que mon successeur a eu raison
00:15:20de rehausser, justement, l'attitude défensive de la France,
00:15:24y compris avec l'opération Sentinelle.
00:15:26– Absolument, et la protection des lieux de culte juifs,
00:15:29puisqu'on est en pleine tête religieuse juive,
00:15:31et que cette communauté est particulièrement visée.
00:15:34On n'oublie pas non plus que la France a été la cible des attentats
00:15:37menés notamment par le Hezbollah dans les années 85-86.
00:15:40– La France a payé cher, vous savez.
00:15:41– Et les parachutistes français du Drakkar…
00:15:43– 1983, 1983, diennes de morts.
00:15:46Ensuite, 85-86.
00:15:48Et en 2018, un attentat perpétré,
00:15:51notamment, enfin, en tout cas une tentative
00:15:53qui avait été attribuée,
00:15:54que nos services avaient attribué à l'Iran.
00:15:56Donc, soyons pas naïfs, là encore.
00:15:59Et le droit international a bandeau
00:16:01pour un certain nombre d'individus
00:16:02qui veulent, en fait, justifier la passivité,
00:16:05le statu quo, ne rien faire.
00:16:07Comme d'habitude, ne rien faire.
00:16:08Regardez les trains passer.
00:16:10On en crève, voilà.
00:16:11– Bruno Retailleau, Donald Trump,
00:16:13Pierre, dans sa sémantique habituelle,
00:16:15a dit qu'on avait tout anéanti en Iran,
00:16:18que les Américains contenaient la marine iranienne.
00:16:22En tout cas, l'Iran affirme encore aujourd'hui
00:16:24détenir le contrôle total du détroit d'Hormuz.
00:16:26Il y a plusieurs navires qui ont été détruits.
00:16:29Une crise économique, du coup, se profile.
00:16:31Le prix du baril de pétrole augmente
00:16:34il y a 600 jours de réserve.
00:16:36Le prix du gaz est encore plus.
00:16:38Soit-il prendre des mesures concrètes
00:16:40pour maintenir le pouvoir d'achat des Français ?
00:16:44– Non, je pense que les mesures concrètes,
00:16:46je l'ai déjà expliqué il y a quelques instants,
00:16:49dans la défense de nos intérêts vitaux nationaux,
00:16:52je pense que le détroit d'Hormuz en est un exemple
00:16:55et il faut constituer, sans doute avec les Israéliens,
00:16:58les Américains et beaucoup d'autres pays
00:17:00qui ont les mêmes intérêts que nous,
00:17:01une coalition précisément pour sécuriser ce lieu stratégique
00:17:06où passent 20% du pétrole, du gaz notamment naturel liquéfié.
00:17:10– Mais donc par exemple baisser la TVA comme le propose l'ERN ?
00:17:13– On n'en est pas là, non, on n'en est pas là d'abord.
00:17:16Bien sûr, sauf qu'il n'y a plus d'argent dans les caisses.
00:17:19– Ça coûterait 20 milliards d'euros ?
00:17:21– Il n'y a plus d'argent dans les caisses.
00:17:23Donc vous me posez la question, que doit-on faire ?
00:17:25Eh bien on doit régler le problème à la source.
00:17:29En France, on essaie toujours de traiter les conséquences des problèmes.
00:17:34Traitons les causes avant d'essayer de financer
00:17:37par de l'argent public toujours des conséquences.
00:17:39– D'accord, donc on n'aide pas le pouvoir d'achat des Français
00:17:43et on attend que l'électricité et le gaz augmente.
00:17:45– Si, on aide le pouvoir d'achat des Français précisément
00:17:48en libérant justement le détroit d'Ormuz.
00:17:51– Voilà, l'OPEP Plus a décidé de produire et de mettre sur le marché
00:17:55plus de pétrole, ça devrait avoir un effet là aussi pour maintenir la hausse.
00:18:01Mais la meilleure solution, encore une fois, le remède,
00:18:04c'est de faire en sorte que le détroit d'Ormuz
00:18:06ne soit pas tenu en otage par les mollas.
00:18:09– Alors justement, sur cette question, c'est Romain qui est dirigeant
00:18:11d'un cabinet de recrutement dans l'énergie.
00:18:13Il y a une question pour vous, Bruno Rathaïo.
00:18:15– Bonjour, Romain Lefebvre, dirigeant d'un cabinet de recrutement dans l'énergie.
00:18:20J'ai une question pour vous, si demain vous étiez élu président,
00:18:24quelle serait votre première décision politique sur le thème de l'énergie ?
00:18:29Quelle serait la politique énergétique que vous mettriez en place
00:18:31pour les années à venir ?
00:18:33– Réponse de Bruno Rathaïo sur Europe 1 et sur CNews.
00:18:36– Réponse nette, claire, je ne ferai pas ce qu'Emmanuel Macron a fait.
00:18:40Vous vous souvenez, il a fermé par exemple Fessenay,
00:18:44il a ouvert Saint-Avol, centrale au charbon.
00:18:47Encore récemment, nous vivions sous l'empire d'un décret
00:18:50qui proclamait qu'il fallait arrêter 14 réacteurs nucléaires
00:18:53pour ensuite changer d'avis.
00:18:55Première chose, la stabilité, parce que c'est absolument nécessaire
00:18:59dans l'environnement économique.
00:19:00Très concrètement, l'objectif, c'est d'avoir une énergie
00:19:04qui soit bon marché, abondante et décarbonée.
00:19:07Et pour ce faire, deux solutions.
00:19:10Première solution, le nucléaire, c'est parce que c'est une énergie décarbonée,
00:19:14nous ne l'ayons pas que nous sommes les champions du monde
00:19:17de l'électricité décarbonée à 95%.
00:19:20Donc nous avons une électricité qui est une électricité verte, voilà.
00:19:25Et par ailleurs, là encore, ce que je ferai, c'est que j'allongerai
00:19:30l'existence autant que la sécurité nous le permet, justement,
00:19:33de nos centrales nucléaires.
00:19:35Deuxième élément, le rôle…
00:19:36– Ouvrir Fessenheim ?
00:19:37– Non, ce n'est plus possible. Malheureusement, ce n'est plus possible.
00:19:40– C'est trop tard. C'est trop tard.
00:19:42De l'argent fichu par les fenêtres.
00:19:44Deuxième chose, sur les énergies renouvelables,
00:19:46eh bien, j'arrêterai toute subvention pour les projets à venir,
00:19:50toute subvention sur les énergies renouvelables, pour deux raisons.
00:19:53Un, d'abord parce que ce sont des énergies qui sont désormais arrivées à maturité
00:19:59et qu'on n'a plus d'argent public pour les subventionner.
00:20:01Ça coûte des milliards, des milliards d'euros tous les ans.
00:20:05Et ça renchérit le coût, justement, de l'électricité.
00:20:08Deuxième raison, c'est qu'aujourd'hui, on produit trop d'électricité.
00:20:12On en produit plus que nécessaire, puisque la consommation a baissé depuis 10 ans.
00:20:18Pourquoi est-ce qu'elle a baissé ?
00:20:19Parce qu'il y a la sobriété et il y a l'efficacité.
00:20:22Alors certes, on exporte, mais souvent, on exporte à bas prix, à perte.
00:20:27– Alors qu'on achète à haut prix.
00:20:30– On sort du système européen ou pas ?
00:20:32– Non, surtout pas.
00:20:33Ça, c'est la bêtise de ne pas faire.
00:20:35J'ai bouclé précisément parce qu'on est un pays exportateur.
00:20:40Donc, je ne le recommande absolument pas.
00:20:42Simplement, moi, la politique énergétique que j'entreprendrai
00:20:46lorsque je serai président de la République,
00:20:49elle sera guidée non pas par une idéologie écologiste,
00:20:52mais plutôt par la raison.
00:20:54– Mais ça veut dire quoi, attendez ?
00:20:56Ça veut dire quoi, la raison ?
00:20:57– Mais ça veut dire que depuis 10 ans, depuis M. Hollande,
00:21:02pourquoi est-ce qu'on a fait la guerre au nucléaire ?
00:21:04Parce qu'il y a eu un accord à l'époque entre les écologistes et le PS,
00:21:08Mme Aubry et Mme Duflo, en disant, pour avoir les voix des écolos,
00:21:13il faut casser le nucléaire français.
00:21:15On a saboté le nucléaire français.
00:21:17Emmanuel Macron en a rajouté, malheureusement, une couche
00:21:20pendant son premier quinquennat, et donc on a affaibli cette filière.
00:21:23Alors que c'était notre atout, et alors que partout dans le monde,
00:21:26partout dans le monde, le nucléaire revient à la mode.
00:21:29Et c'est parce qu'il revient à la mode, d'ailleurs,
00:21:31qu'il faut un nucléaire de nouvelle génération,
00:21:34avec le projet Astrid, parce que demain,
00:21:36l'uranium sera sans doute beaucoup plus rare,
00:21:39et donc il faut demain le nucléaire, nouvelle génération,
00:21:41qui permettra de brûler les déchets,
00:21:44pour avoir une sorte d'économie circulaire.
00:21:48Alors Bruno Retaille, on évoque le nucléaire,
00:21:50on va glisser sur la dissuasion nucléaire,
00:21:52qui n'a pas grand-chose à voir avec le nucléaire civil.
00:21:54Emmanuel Macron a annoncé une nouvelle stratégie
00:21:56concernant notre dissuasion nucléaire,
00:21:58qui est la véritable garantie de la survie de notre nation.
00:22:00Une dissuasion qui associerait des partenaires européens,
00:22:04l'Allemagne, la Suède, les Pays-Bas, la Belgique, le Danemark, la Grèce.
00:22:07Alors il ne s'agirait pas d'un partage de la dissuasion,
00:22:09mais est-ce qu'au fond c'est ça que vous redoutez
00:22:11dans cette proposition d'Emmanuel Macron ?
00:22:13J'avais fait une tribune la veille de son intervention,
00:22:16c'est ce que je redoutais.
00:22:18Je redoutais finalement une forme d'européanisation,
00:22:21une sorte de mise en commun de l'arme nucléaire.
00:22:23Et ça n'est pas possible.
00:22:24Il nous a rassuré, le président de la République,
00:22:26je pense a été très très clair de ce point de vue-là,
00:22:29en disant que, un, la décision ultime,
00:22:32ça resterait le président de la République
00:22:34élu au suffrage universel.
00:22:35Deux, la mise en œuvre de l'arme nucléaire
00:22:37ne sera pas partagée non plus,
00:22:39pas plus que la définition de nos intérêts vitaux.
00:22:42Alors que nos intérêts vitaux s'élargissent
00:22:44au-delà du territoire national au territoire européen,
00:22:47ça ce n'est pas nouveau.
00:22:48Dans une instruction en 1964,
00:22:51le général de Gaulle l'avait déjà dit,
00:22:53il avait parlé du Benelux et de l'Allemagne fédérale.
00:22:55Et ensuite, Georges Pompidou,
00:22:57c'était en 1972 dans un livre blanc,
00:23:00avait là encore précisé que les intérêts vitaux de la France
00:23:03ne s'arrêtaient pas aux frontières françaises.
00:23:05Donc, je pense que, de ce point de vue-là,
00:23:08il nous a rassurés.
00:23:09Un point d'attention,
00:23:12la dissuasion avancée,
00:23:13j'attends de voir concrètement ce que cela donne.
00:23:16J'ai bien vu que ce n'était pas une mise en commun,
00:23:18une européanisation de nos moyens.
00:23:20Je ne veux pas qu'au fil du temps,
00:23:22il y ait un engrenage qui se mette en place
00:23:25et qui provoque cette communautarisation,
00:23:28si j'ose dire,
00:23:29qui serait hors des clous.
00:23:31L'arme nucléaire, c'est vraiment l'arme ultime.
00:23:33Et, comme disait quelqu'un,
00:23:35la France, c'est une monarchie nucléaire.
00:23:37Ça ne peut pas être autre chose.
00:23:38Il ne peut pas y avoir de partage, de ce point de vue-là.
00:23:40Mais si la dissuasion, c'est que, de temps à autre,
00:23:43nos mirages, par exemple,
00:23:45soient disséminés dans tel ou tel pays,
00:23:48provisoirement, momentanément.
00:23:49Nos avions, donc pas les avions américains.
00:23:51C'est ce qui se passe, déjà.
00:23:52Et vous savez, je ne pense pas que
00:23:54les pays qui en bénéficient,
00:23:56comme la Belgique, comme l'Italie, comme l'Allemagne,
00:23:58renoncent, d'ailleurs, à ce parapluie.
00:23:59L'OTAN est, en quelque sorte, une alliance nucléaire.
00:24:03Avec une sorte de double clé.
00:24:04Les bombes sont américaines.
00:24:07Et le vecteur, alors actuellement,
00:24:10c'est des tornados, bientôt,
00:24:11ce sera des avions américains, des F-35.
00:24:13Mais les vecteurs sont plutôt des vecteurs allemands.
00:24:15Enfin, en tout cas, qui sont opérés
00:24:17par les Allemands ou les Belges, etc.
00:24:19Mais précisément, comment est-ce que vous faites le tri
00:24:21entre, justement, l'OTAN,
00:24:22qui est une force protectrice, de certains pays ?
00:24:24On pense notamment à la Pologne,
00:24:25qui est dans la liste, d'ailleurs,
00:24:27des pays qui pourraient se joindre
00:24:28à cette dissuasion augmentée
00:24:32que veut le président de la République.
00:24:34Alors, on a l'OTAN d'un côté.
00:24:36Et puis, on a cette dissuasion hybride,
00:24:39j'allais dire,
00:24:40que vous craignez,
00:24:41que d'autres craignent également,
00:24:43où on se dit que c'est le système
00:24:44de l'entrebaillement de la porte.
00:24:45C'est-à-dire que, bah oui,
00:24:46une fois qu'on a le pied dedans,
00:24:47on peut négocier ensuite pour...
00:24:49Non, parce qu'on ne participe pas
00:24:50aux opérations de planification nucléaire.
00:24:53C'est ce qu'on dit aujourd'hui.
00:24:53C'est le cadre de l'OTAN.
00:24:54Mais c'est bien pour cela
00:24:56que j'ai pris la précaution de dire,
00:24:57parce que j'ai entendu le mot progressivement
00:24:59dans le discours du président de la République.
00:25:01Et c'est la raison pour laquelle
00:25:02j'ai dit attention à un engrenage
00:25:05qui pourrait aboutir
00:25:06à une forme de communautarisation
00:25:08ou d'asservissement.
00:25:10Mais on n'en est pas là.
00:25:11Et ce serait, très franchement,
00:25:12je ne veux pas le dire
00:25:13parce que ce serait un procès d'intention.
00:25:15Donc, je ne le dis pas.
00:25:16Je mets simplement une alerte.
00:25:18Je mets simplement en garde.
00:25:19En attendant, on aurait quand même
00:25:20des pays européens
00:25:21qui achètent des F-35
00:25:22plutôt que des Rafales
00:25:23et qui profiteraient
00:25:23d'une façon indirecte
00:25:24de la dissuasion française.
00:25:26C'est ce que j'ai indiqué
00:25:27dans une de mes réactions du reste.
00:25:29C'est-à-dire que
00:25:30dissuasion avancée
00:25:32pour participer
00:25:33à la protection
00:25:34de l'espace européen,
00:25:35oui.
00:25:35Mais je trouve
00:25:36qu'il y a quand même une condition.
00:25:37C'est une défense européenne
00:25:39avec du matériel
00:25:40non pas américain,
00:25:42mais européen.
00:25:42Et si possible, français.
00:25:44Voilà.
00:25:45Et il y a une phrase
00:25:46qui a été retenue
00:25:47sans que les uns ou les autres,
00:25:48je crois,
00:25:49une phrase du président de la République,
00:25:51y fasse très attention.
00:25:52Il a dit cette chose juste.
00:25:54Pour être libre,
00:25:56il faut être craint.
00:25:57Pour être craint,
00:25:58il faut être puissant.
00:26:00Je pense que le problème français
00:26:02aujourd'hui,
00:26:03c'est que la puissance,
00:26:04ce n'est pas qu'une affaire militaire.
00:26:06C'est une affaire globale,
00:26:08budgétaire, économique.
00:26:10Le général de Gaulle
00:26:10avait une phrase
00:26:11assez géniale
00:26:12qui permet d'englober,
00:26:14de comprendre,
00:26:15de ramasser le sens
00:26:16de ce que doit être
00:26:17une politique étrangère,
00:26:18une politique internationale.
00:26:20Il avait dit
00:26:21l'essentiel
00:26:22pour jouer un rôle
00:26:24sur le plan international,
00:26:25c'est d'exister
00:26:26soi-même,
00:26:27en soi-même,
00:26:28chez soi.
00:26:30Un pays,
00:26:31un pays
00:26:31qui n'est pas capable
00:26:33de tenir ses comptes
00:26:34est un pays
00:26:34qui n'est pas capable
00:26:35de tenir son rang
00:26:37sur le plan international.
00:26:38Encore un mot,
00:26:39Bruno Retailleau
00:26:39de la défense française,
00:26:41avant de passer
00:26:41aux enjeux de sécurité
00:26:42qui préoccupent
00:26:43nos compatriotes
00:26:45et de pouvoir d'achat.
00:26:46Est-ce que l'effort budgétaire
00:26:48consenti pour nos armées
00:26:49est suffisant ?
00:26:50Est-ce qu'il faut faire plus ?
00:26:52L'Allemagne juge insuffisants
00:26:54les efforts de la France
00:26:55en matière de réarmement.
00:26:57Elle nous appelle même
00:26:58à faire des économies
00:26:59pour pouvoir investir
00:27:00dans notre défense.
00:27:01Est-ce que c'est à la hauteur
00:27:01des enjeux
00:27:02quand on voit ce qui se passe
00:27:03actuellement
00:27:03dans le monde entier ?
00:27:04Première chose,
00:27:06je reconnais les efforts
00:27:08que le président de la République
00:27:09et ses différents gouvernements
00:27:11ont fait depuis 2017.
00:27:14quasiment un doublement
00:27:15sur deux quinquennats.
00:27:17C'est suffisamment rare
00:27:18pour le souligner.
00:27:19Ça ne suffit pas,
00:27:20mais vous voyez bien
00:27:22que quand je disais
00:27:23que la puissance
00:27:24est une affaire globale,
00:27:26vous voyez bien
00:27:26qu'aujourd'hui,
00:27:27si on veut dépenser plus,
00:27:28et il faudra dépenser plus,
00:27:30il faudra rehausser
00:27:31dans un monde
00:27:31de plus en plus menaçant.
00:27:32Est-ce qu'il y a combien ?
00:27:33Quel est votre seuil ?
00:27:34Écoutez,
00:27:35de quelques dizaines
00:27:36de milliards d'euros
00:27:38supplémentaires,
00:27:39ce qui est très très lourd.
00:27:40Et en l'état actuel
00:27:41de notre économie,
00:27:43et de nos problèmes budgétaires,
00:27:44ce sera très difficile.
00:27:46Donc,
00:27:46il va falloir faire des choix.
00:27:47Il faudra faire des choix
00:27:48et donc faire des économies.
00:27:50C'est ce que je proposerai
00:27:51pendant la campagne
00:27:52des présidentielles
00:27:52de façon très concrète.
00:27:53Je mettrai sur la table
00:27:55un certain nombre d'économies.
00:27:56Il faudra,
00:27:57je pense,
00:27:57en cinq ans,
00:27:58faire 120 milliards d'économies.
00:28:01Sur quoi ?
00:28:01Sur les dépenses sociales ?
00:28:02Sur quoi ?
00:28:03Bien sûr,
00:28:04sur une partie dépense sociale,
00:28:06une partie dépense de l'État,
00:28:07mais j'aurai l'occasion
00:28:08d'y revenir.
00:28:08C'est un peu tôt
00:28:09pour le détailler.
00:28:10Mais je détaillerai très précisément
00:28:12pour que les Français
00:28:14sachent avant
00:28:15à quoi s'attendre.
00:28:17On avance.
00:28:17Bruno Retailleau,
00:28:18vous êtes sur CNews
00:28:19et sur Europe 1
00:28:20dans la France.
00:28:20En face,
00:28:21ces derniers jours,
00:28:21plusieurs affaires ont révélé
00:28:22l'ampleur de la violence
00:28:23juvénile
00:28:24dans notre pays
00:28:25face à ces déchaînements
00:28:27de violences.
00:28:28Vous avez été,
00:28:29vous-même,
00:28:30en tant que ministre de l'Intérieur,
00:28:32impuissant
00:28:32à faire changer les choses ?
00:28:34Ce qui m'a le plus marqué
00:28:36qu'au ministre de l'Intérieur,
00:28:38c'est l'explosion
00:28:39de la violence des mineurs.
00:28:40J'ai été très marqué
00:28:41à tel point
00:28:42qu'à chaque fois
00:28:43qu'il y avait un crime de sang
00:28:45provoqué par un mineur,
00:28:46je demandais
00:28:47aux gendarmes,
00:28:49aux policiers
00:28:49de me donner
00:28:51le nombre
00:28:51d'antécédents judiciaires.
00:28:53Et souvent,
00:28:54il y avait plus de 30
00:28:55antécédents judiciaires.
00:28:56Vous vous rendez compte ?
00:28:57Ça veut dire qu'en France,
00:28:59on a organisé
00:29:00volontairement
00:29:01l'impunité des mineurs.
00:29:02Et c'est d'ailleurs
00:29:03la raison pour laquelle
00:29:04les narcotrafiquants
00:29:05utilisent les mineurs.
00:29:06C'est terrible.
00:29:07C'est une faillite.
00:29:08Quand vous dites
00:29:08on a organisé,
00:29:09c'est qui, on ?
00:29:10On, parce qu'on a,
00:29:12et récemment,
00:29:13c'est le Conseil constitutionnel
00:29:14qui nous a interdit
00:29:15de changer de pied
00:29:17pour la justice des mineurs.
00:29:19Il y a une proposition
00:29:20de loi
00:29:20qui a réussi
00:29:21à être votée
00:29:23pour durcir
00:29:24la justice des mineurs.
00:29:25Et le Conseil constitutionnel
00:29:27l'a censurée.
00:29:28En disant quoi ?
00:29:29En disant que le principe
00:29:30pour les mineurs,
00:29:31ça devait être
00:29:32l'éducation
00:29:32et non pas la sanction.
00:29:34Si vous avez des enfants,
00:29:36je m'adresse aux téléspectateurs,
00:29:38est-ce que vous pensez
00:29:39que quand on élève
00:29:40ces enfants,
00:29:41on dissocie
00:29:42l'éducation
00:29:43et la sanction ?
00:29:44Et ça, c'est terrible
00:29:45parce qu'on enferme
00:29:47dans des parcours
00:29:47de délinquance
00:29:48des jeunes
00:29:50et on leur permet
00:29:51en toute impunité
00:29:52de voler.
00:29:52Ils volent un oeuf,
00:29:53un bœuf, etc.
00:29:54Ils extorquent
00:29:55avec violence
00:29:56et un jour,
00:29:57il y a du sang.
00:29:58Quand il y a du sang,
00:29:58la prison tombe.
00:29:59Mais c'est trop tard.
00:30:00C'est trop tard
00:30:01parce qu'il y a une victime,
00:30:02il y a du sang
00:30:02et c'est trop tard
00:30:03parce que ce jeune
00:30:04est difficilement redressable.
00:30:06La prison tombe
00:30:07quand la prison tombe ?
00:30:08C'est ça aussi,
00:30:08c'est peut-être une question.
00:30:09Quand la prison tombe
00:30:10et quand il y a un crime,
00:30:10si.
00:30:11Il y en a une,
00:30:12mais vous savez aussi bien
00:30:13que moi.
00:30:13Ma proposition,
00:30:14absolument,
00:30:15c'est des courtes peines
00:30:17de prison,
00:30:18notamment pour des mineurs,
00:30:19dans des établissements
00:30:20qui seront adaptés,
00:30:22immédiates,
00:30:22dès les premiers délits graves.
00:30:24Il faut sanctionner
00:30:26parce que vous avez
00:30:27des mineurs aujourd'hui,
00:30:28Maurice Berger,
00:30:29grand pédopsychiatre,
00:30:30il l'exprime très très bien,
00:30:31il en a fait
00:30:32un certain nombre de livres
00:30:33qui n'ont aucune empathie
00:30:36avec leurs semblables,
00:30:37aucune empathie
00:30:38et il faut les retenir
00:30:39dans des lieux fermés.
00:30:41Vous m'avez pas répondu,
00:30:42Bruno Rotaillot.
00:30:42On, c'est qui ?
00:30:43C'est la gauche,
00:30:44la droite,
00:30:44c'est tout le monde ensemble,
00:30:45c'est le dogme,
00:30:46c'est le fait qu'il y a
00:30:47aujourd'hui une inertie.
00:30:49Alors la gauche,
00:30:49la culture de l'excuse,
00:30:50pardon,
00:30:51elle est quand même
00:30:51beaucoup plus.
00:30:52J'ai des choses
00:30:53à reprocher à la droite
00:30:53et la droite
00:30:54n'a pas toujours bien fait d'ailleurs.
00:30:56Mais franchement,
00:30:56la culture de l'excuse,
00:30:57c'est la gauche judiciaire
00:30:59qui l'a portée
00:31:00et c'est la raison
00:31:01pour laquelle
00:31:01dans mes propositions
00:31:03que je ferai
00:31:03et je le dis d'ailleurs
00:31:04aux Français,
00:31:05si vous pensez
00:31:06qu'un homme politique,
00:31:07parce qu'il y en aura
00:31:08des candidats
00:31:08qui vont venir
00:31:09vers les Français
00:31:10en disant
00:31:10moi je vais changer
00:31:11la politique pénale,
00:31:13eh bien,
00:31:13si cette personne
00:31:15vous dit
00:31:16méfiance,
00:31:17je vais changer
00:31:17la politique pénale
00:31:18sans changer la Constitution,
00:31:20il ne changera rien
00:31:21du tout.
00:31:22Moi ce que je veux,
00:31:24c'est que ce soit
00:31:24les Français
00:31:25qui décident
00:31:26de la politique pénale.
00:31:28Donc un référendum.
00:31:29Exactement.
00:31:30Et non pas les juges.
00:31:31Les juges sont importants.
00:31:33Je tiens
00:31:33la séparation des pouvoirs
00:31:35et c'est la raison
00:31:35pour laquelle
00:31:36j'ai critiqué
00:31:37les dérives
00:31:38de l'État de droit
00:31:39et je veux réconcilier
00:31:40l'État de droit.
00:31:41C'est nécessaire
00:31:42la séparation des pouvoirs
00:31:44avec la démocratie,
00:31:45c'est-à-dire
00:31:46la souveraineté populaire.
00:31:47Par le référendum,
00:31:48par un changement constitutionnel
00:31:50qui passera
00:31:51par l'article 89
00:31:52en modifiant
00:31:53plusieurs points
00:31:54de la Constitution.
00:31:55J'y reviendrai d'ailleurs
00:31:56dans quelques semaines
00:31:57où j'aurai l'occasion
00:31:57de détailler
00:31:58et de mettre
00:31:59sur la table
00:32:00très précisément
00:32:01les modifications.
00:32:02Pour renverser la table,
00:32:03il faut tout mettre
00:32:04sur la table.
00:32:05Bruno Retailleau,
00:32:06ça répond en partie
00:32:06à la question de Karim
00:32:08qui est retraité
00:32:09et qui va vous la poser
00:32:10tout de suite
00:32:10sur CNews Europe.
00:32:12Karim Kébiri,
00:32:1380 ans.
00:32:15Vous avez la question ?
00:32:16Alors ma question,
00:32:18c'est qu'est-ce qu'on fait
00:32:18pour améliorer
00:32:19un peu plus la sécurité
00:32:20dans les grandes villes ?
00:32:22Paris par exemple.
00:32:23Il y a une dégradation
00:32:25mais je ne vois pas
00:32:26beaucoup d'amélioration
00:32:27dans le bon sens.
00:32:29Alors, Bruno Retailleau.
00:32:30Karim, première chose,
00:32:32je vous réponds cash.
00:32:34votez pour des candidats
00:32:35de droite.
00:32:36Il y a une vraie différence
00:32:37entre dans les villes
00:32:39dirigées par la droite
00:32:40ou dirigées par la gauche.
00:32:41Exemple,
00:32:42chiffre à l'appui,
00:32:44sur les 10 villes
00:32:46qui sont les moins sûres
00:32:47de France,
00:32:489 sont gouvernées
00:32:49par la gauche.
00:32:509 sur 10,
00:32:51les moins sûres de France
00:32:53gouvernées par la gauche.
00:32:54Première chose,
00:32:55Karim,
00:32:55votez notamment à Paris.
00:32:57À 11 jours des municipales,
00:32:59le conseil de Bruno Retailleau.
00:33:00Exactement.
00:33:01Et en l'occurrence,
00:33:02pour Rachida Dati.
00:33:03Deuxième élément,
00:33:05c'est fondamental.
00:33:06Je propose,
00:33:06dans des villes,
00:33:07des grandes villes,
00:33:08qui sont des villes
00:33:10où le narcotrafic,
00:33:12la criminalité organisée,
00:33:14s'est enquistée.
00:33:15Je propose
00:33:16de créer
00:33:16un état d'urgence
00:33:18spécifique
00:33:19qui permettra
00:33:20de contrôler
00:33:21des quartiers,
00:33:22qui permettra,
00:33:23justement,
00:33:24de façon quasiment automatique,
00:33:25de contrôler
00:33:26les entrées et les sorties
00:33:26de ces quartiers.
00:33:27un nouveau régime
00:33:29qui permettra
00:33:30de faciliter
00:33:30les saisies,
00:33:31les réquisitions,
00:33:33etc.,
00:33:33pour verrouiller
00:33:34les quartiers
00:33:34et pour en reprendre
00:33:36possession.
00:33:37Et s'il faut faire
00:33:38entrer des blindés
00:33:38de la gendarmerie,
00:33:40nous ferons rentrer
00:33:41des blindés,
00:33:42évidemment,
00:33:43type Centaure,
00:33:44dans ces quartiers
00:33:45qui sont des quartiers,
00:33:47des zones
00:33:48quasiment de non-droit.
00:33:49Vous dites que les policiers
00:33:50ne vont plus
00:33:50dans ces zones,
00:33:51Bruno Retailleau ?
00:33:52Non, mais ils s'y font.
00:33:53Vous avez des leurchèves,
00:33:53pourtant.
00:33:54Dès qu'ils s'en retirent,
00:33:55si, je vais vous dire,
00:33:57mon bonheur,
00:33:58franchement,
00:33:58au ministère de l'Intérieur,
00:34:00j'ai connu le pire,
00:34:01c'est la noirceur
00:34:02de l'âme humaine,
00:34:03mais le meilleur,
00:34:05c'est,
00:34:05et je les félicite encore,
00:34:06j'ai toujours été très ému,
00:34:08c'est le courage
00:34:08des policiers,
00:34:09des gendarmes,
00:34:10des sapeurs-pompiers
00:34:11et le sens de l'État,
00:34:13notamment,
00:34:13du corps préfectoral.
00:34:14Mais ce n'est pas,
00:34:15eux, le problème.
00:34:17Le problème,
00:34:17c'est qu'il nous faut
00:34:18une volonté
00:34:19et il faudra bien sûr
00:34:20changer la politique
00:34:22en matière de justice.
00:34:23Là aussi,
00:34:24je l'ai dit
00:34:24il y a quelques instants.
00:34:25La volonté,
00:34:26ça passe aussi par les parents.
00:34:2880% des Français
00:34:29estiment que les parents
00:34:30sont responsables
00:34:30des graves faits
00:34:31commis par leurs enfants mineurs.
00:34:33Est-ce qu'il faut
00:34:33renforcer la responsabilité parentale
00:34:35et si oui, comment ?
00:34:36Bien sûr.
00:34:37Parce qu'il y a certains maires
00:34:38qui disent, par exemple,
00:34:39qu'il faut supprimer
00:34:39les allocations familiales.
00:34:40Absolument.
00:34:42Il y a déjà un article
00:34:43du Code pénal,
00:34:44l'article 1267,
00:34:47je crois,
00:34:51qui est très précis
00:34:52et qui,
00:34:53en cas de défaillance
00:34:54des parents,
00:34:55permet de se retourner
00:34:56contre les parents.
00:34:57Je pense que ça n'est pas suffisant
00:34:58et je pense qu'il faudra
00:35:00supprimer
00:35:00les allocations
00:35:01de parents
00:35:02qui sont défaillants.
00:35:04Encore une fois,
00:35:05ministre de l'Intérieur,
00:35:06j'ai observé,
00:35:07on m'a rapporté,
00:35:08des cas d'enfants très jeunes
00:35:09de 10 ans,
00:35:10de 11 ans,
00:35:11qui traînaient dans les rues
00:35:13après minuit.
00:35:14Mais c'est criminel
00:35:15de la part des parents.
00:35:16laisser ces enfants
00:35:18en pleine nuit
00:35:19dans la rue,
00:35:20c'est les livrer
00:35:21à tous les trafics.
00:35:23Donc,
00:35:23on doit responsabiliser
00:35:25les parents.
00:35:26Une allocation,
00:35:27c'est l'impôt des Français.
00:35:29Ce n'est pas un dû.
00:35:30Derrière,
00:35:31il y a des devoirs.
00:35:32Moi,
00:35:32ce que je veux instituer demain,
00:35:34c'est une société
00:35:35où il y a bien sûr
00:35:36des droits,
00:35:37mais où il y a une justice,
00:35:38c'est-à-dire
00:35:39qu'il y a des devoirs.
00:35:40L'un ne peut pas
00:35:41aller sans l'autre.
00:35:42Bruno Retailleau,
00:35:43un mot,
00:35:44vous affichez votre fermeté
00:35:45en matière de sécurité,
00:35:46mais aussi d'immigration.
00:35:47Les derniers chiffres
00:35:48publiés par la place Beauvau,
00:35:49le ministère de l'Intérieur,
00:35:50révèlent l'explosion
00:35:51de l'immigration
00:35:52avec une augmentation
00:35:52de 11,2%
00:35:54des titres de séjour
00:35:54en 2025.
00:35:55Est-ce que ce n'est pas
00:35:56votre bilan
00:35:57en matière d'immigration ?
00:35:58Écoutez,
00:35:59mon bilan est très simple.
00:36:00Les leviers que j'avais,
00:36:01je les ai utilisés
00:36:02et ça a été efficace.
00:36:03Moins de naturalisation
00:36:04puisque je suis revenu
00:36:05à la notion
00:36:07d'assimilation
00:36:08parce que même la droite
00:36:09n'osait même plus
00:36:10parler d'assimilation.
00:36:12Deuxième chose,
00:36:13record européen maintenant,
00:36:15ce n'est pas assez,
00:36:15mais on est le premier
00:36:16pays d'Européens
00:36:17pour les éloignements,
00:36:19notamment
00:36:19les interpellations
00:36:21des étrangers
00:36:21en situation irrégulière,
00:36:23la régularisation
00:36:24des sans-papiers
00:36:25qui a baissé.
00:36:26Le problème aujourd'hui...
00:36:28Les titres de premier séjour
00:36:28ont explosé.
00:36:29Voilà.
00:36:29Le problème,
00:36:30c'est que le ministre
00:36:31de l'Intérieur
00:36:32est responsable
00:36:33des sorties
00:36:34mais n'est pas
00:36:35responsable des entrées.
00:36:37Eh bien,
00:36:37c'est le quai d'Orsay.
00:36:38Autant dire que
00:36:39pour le quai d'Orsay,
00:36:40plus il y a d'entrée,
00:36:40mieux ça vaut
00:36:41parce que c'est
00:36:41le rayonnement de la France.
00:36:42C'est une drôle de conception
00:36:43mais c'est la conception du quai.
00:36:45Eh bien, moi, je pense que...
00:36:46Qu'il soit de gauche
00:36:46ou de droite, le quai ?
00:36:47Vous voulez dire ?
00:36:48C'est une conception fondamentale
00:36:49française ?
00:36:49C'est une conception,
00:36:50c'est un réflexe.
00:36:51C'est un réflexe,
00:36:52bien sûr.
00:36:52Oui, parce qu'en France,
00:36:53il y a un dogme.
00:36:54L'immigration est nécessairement
00:36:56une chance.
00:36:56Et moi, j'ai choqué
00:36:58la bien-pensance
00:36:59en disant que non,
00:36:59l'immigration,
00:37:00ça n'est plus une chance
00:37:01dans les conditions
00:37:02aujourd'hui.
00:37:02Vous n'êtes pas le premier.
00:37:03Il y a eu sous le quinquennat
00:37:04de Nicolas Sarkozy,
00:37:06Brice Hortefeux aussi
00:37:06qui avait les mêmes progoûts.
00:37:09Brice Hortefeux a fait
00:37:10un très très bon travail
00:37:11mais c'est la première fois
00:37:12que publiquement,
00:37:12un ministre de l'Intérieur
00:37:13a déclaré
00:37:14que l'immigration
00:37:15n'était pas une chance.
00:37:16Mais vous dites qu'on n'a pas besoin
00:37:17d'immigration en France ?
00:37:18Si, bien sûr.
00:37:19Mais à condition
00:37:20qu'on la choisisse
00:37:21et qu'on la maîtrise.
00:37:22Or, on ne maîtrise plus rien.
00:37:24Pourquoi ?
00:37:25Parce que d'abord,
00:37:25il y a l'appel d'air.
00:37:26On a un système social
00:37:27qui est trop généreux.
00:37:28Tous les autres pays européens
00:37:29sont en train de durcir
00:37:30leur législation.
00:37:32Et nous,
00:37:32on a encore l'aide médicale d'État.
00:37:34Vous vous rendez compte
00:37:34que l'aide médicale d'État
00:37:36rembourse les clandestins
00:37:37à 100%
00:37:38alors qu'il y a des Français
00:37:39qui cotisent
00:37:40et qui vont être remboursés,
00:37:41je pense,
00:37:42les soins dentaires
00:37:42à 50%,
00:37:43à 60%.
00:37:44Mais c'est une honte.
00:37:45C'est une injustice.
00:37:46Un appel d'air d'un côté.
00:37:47Le problème de la non-maîtrise
00:37:49des entrées
00:37:49par le ministère de l'Intérieur.
00:37:51Et puis,
00:37:51il faut tout changer.
00:37:52Là encore,
00:37:53pardon,
00:37:54le Conseil constitutionnel
00:37:55qui avait,
00:37:56sur la loi migration,
00:37:57c'est des amendements
00:37:58en plus que j'avais fait voter
00:37:59pour une grande partie,
00:38:00une trentaine au Sénat
00:38:02qui visait justement
00:38:03à avoir une plus grande
00:38:05fermeté migratoire.
00:38:06Et tous ces amendements
00:38:07ont été totalement censurés.
00:38:09Au nom de quoi ?
00:38:09Du droit.
00:38:10Tu parles d'une idéologie.
00:38:11Soyons clairs.
00:38:12Et je le suis clair.
00:38:13Même si je choque.
00:38:14Et donc,
00:38:15il faudra là aussi
00:38:16un référendum.
00:38:17Comme pour la justice pénale.
00:38:20Sans référendum,
00:38:21vous n'aurez pas
00:38:22de reprise en main
00:38:23de l'immigration.
00:38:24Donc,
00:38:24vous seriez le président
00:38:25des référendums,
00:38:26Bruno Reteil ?
00:38:26Oui,
00:38:27vous voyez,
00:38:27parce que je suis démocrate.
00:38:30Et très franchement,
00:38:32je pense que
00:38:33le malaise démocratique
00:38:34aujourd'hui,
00:38:35c'est d'abord
00:38:36parce que les gens
00:38:37voient qu'il y a
00:38:38des élections,
00:38:38des alternances,
00:38:40mais que les politiques
00:38:40ne changent pas.
00:38:41Qu'il y a une sorte
00:38:42d'impuissance.
00:38:43Comme si le pouvoir
00:38:44n'avait plus le pouvoir.
00:38:45Ben oui,
00:38:45parce que le pouvoir
00:38:46est ligoté,
00:38:46c'est ce que j'ai appelé
00:38:47l'impossibilisme,
00:38:48par plein de jurisprudence.
00:38:50Il faut des juges,
00:38:51bien sûr.
00:38:52Mais les juges,
00:38:52aujourd'hui,
00:38:53inventent du droit,
00:38:54au-delà des textes.
00:38:55Et ce que je veux,
00:38:56moi,
00:38:57précisément,
00:38:57c'est que ce ne soit pas
00:38:58les juges qui décident
00:38:59du principal,
00:39:00c'est que ce soit les gens.
00:39:01Parce qu'on est
00:39:01en démocratie.
00:39:02Bruno Retailleau,
00:39:03il est 21h39 sur CNews
00:39:05et sur Europe 1.
00:39:06Le deuxième,
00:39:07alors il y a deux postes principaux
00:39:09dans la tête des Français,
00:39:10c'est la sécurité,
00:39:11on vient d'en parler,
00:39:12et le pouvoir d'achat.
00:39:13Écoutez,
00:39:14Fatoumata,
00:39:15qui est fonctionnaire,
00:39:16qui a une question pour vous.
00:39:18Bonjour,
00:39:18monsieur Retailleau,
00:39:19je m'appelle Fatoumata,
00:39:21dialogue,
00:39:21je travaille dans la fonction publique.
00:39:22Je voudrais savoir
00:39:23si vous êtes élu en 2027,
00:39:25qu'allez-vous faire
00:39:26pour le pouvoir d'achat
00:39:28des classes moyennes ?
00:39:29Réponse de Bruno Retailleau.
00:39:31Réponse à Fatoumata,
00:39:33elle a parfaitement raison.
00:39:35Je démontrerai
00:39:36pendant la campagne présidentielle
00:39:37que la classe moyenne en France
00:39:39a été la variable d'ajustement
00:39:41de toutes les politiques.
00:39:44De la politique familiale
00:39:45à toutes les politiques,
00:39:47y compris pour le logement,
00:39:48y compris pour le logement social.
00:39:49Je le démontrerai.
00:39:52Donc,
00:39:52il faut changer
00:39:53totalement
00:39:54et moi je veux bâtir
00:39:55un nouveau modèle social.
00:39:56Qu'est-ce que vous proposez alors ?
00:39:57Mon modèle social,
00:39:59justement,
00:39:59ce sera de faire en sorte
00:40:01qu'on donne plus
00:40:02à ceux qui travaillent
00:40:03et moins à ceux qui profitent.
00:40:05Travail gagnant.
00:40:05Très concrètement.
00:40:06Travail gagnant.
00:40:06Très concrètement.
00:40:07Travail plus pour gagner plus,
00:40:08c'est travail gagnant.
00:40:09Très concrètement,
00:40:09je proposerai
00:40:11plus d'un treizième mois,
00:40:13entre 13 et 14 mois,
00:40:16pour ceux qui travaillent
00:40:17un peu plus,
00:40:17deux heures de plus
00:40:18par semaine,
00:40:19j'effacerai
00:40:20les cotisations sociales
00:40:21pour l'employé
00:40:22et y compris
00:40:22pour l'employeur.
00:40:24Pour l'employeur,
00:40:25ça fera un gain
00:40:25de compétitivité
00:40:26de pratiquement un tiers.
00:40:28C'est énorme.
00:40:29Parce qu'il ne peut pas
00:40:30y avoir de progrès social
00:40:31sans compétitivité.
00:40:33Donc,
00:40:3313 mois et demi,
00:40:35à condition de travail
00:40:36un peu plus.
00:40:37Par contre,
00:40:38je serai
00:40:39intransigeant
00:40:40vis-à-vis
00:40:40de l'assistanat.
00:40:41C'est-à-dire ?
00:40:42Je ferai un écrêtement
00:40:43à 70%.
00:40:44Je fais un compte social.
00:40:46Dans ce compte social,
00:40:48je mettrai
00:40:48compte social unique.
00:40:49Ce n'est pas du tout
00:40:50ce que propose
00:40:51M. Farandou.
00:40:52Je démontrerai
00:40:53que c'est une mauvaise idée.
00:40:54Il s'y prend très mal.
00:40:55Dans un compte social,
00:40:57je mettrai
00:40:57toutes les aides sociales
00:40:59de l'État,
00:41:00des collectivités,
00:41:01par exemple,
00:41:02de la CAF,
00:41:02des caisses,
00:41:03et j'écréterai.
00:41:04C'est-à-dire,
00:41:05je plafonnerai
00:41:05à 70% du SMIC
00:41:07pour m'assurer
00:41:08qu'il y ait
00:41:08un écart
00:41:09d'au moins 30%
00:41:10entre le revenu
00:41:11de l'assistance,
00:41:13de la solidarité
00:41:13et le revenu
00:41:14du travail.
00:41:15Je veux vraiment
00:41:16être le protecteur
00:41:18de la France
00:41:18des travailleurs
00:41:19et pas de la France
00:41:20des profiteurs.
00:41:20Et pour le RSA,
00:41:21vous voulez imposer
00:41:2215 heures de travail hebdomadaire,
00:41:23c'est ça ?
00:41:23Absolument.
00:41:24Comment vous le feriez ?
00:41:25Je ferai mieux que cela.
00:41:27Je veux, là aussi,
00:41:28créer un revenu
00:41:29d'incitation à l'activité
00:41:31où je fusionnerai
00:41:32un certain nombre
00:41:33d'aides,
00:41:34actuellement,
00:41:34notamment la prime
00:41:35d'activité,
00:41:36le RSA
00:41:37et puis la SS.
00:41:39et en les fusionnant,
00:41:40je montrerai
00:41:41qu'en reprenant
00:41:43ne serait-ce
00:41:43qu'un mi-temps,
00:41:45ne serait-ce
00:41:45qu'un mi-temps,
00:41:46on gagnera
00:41:46sur un salaire moyen
00:41:48400 euros de plus
00:41:49par mois.
00:41:50C'est énorme.
00:41:51Avantager le travail,
00:41:52désavantager l'assistanat.
00:41:54Ça sera ma ligne
00:41:55de conduite,
00:41:56notamment pour la classe moyenne,
00:41:57celle que j'ai appelée
00:41:58la France des honnêtes gens,
00:41:59celle qu'on a marre
00:42:00de travailler,
00:42:01de payer des impôts,
00:42:02de cotiser
00:42:03pour que d'autres
00:42:04À condition que les gens
00:42:05qui sont au RSA
00:42:06trouvent des emplois aussi
00:42:07et puissent effectuer
00:42:09l'occasion
00:42:09de ce travail de modère.
00:42:09Que ce soit des emplois compatibles,
00:42:11parce qu'on ne peut pas
00:42:12non plus faire...
00:42:12Bien sûr,
00:42:13mais justement,
00:42:14il va falloir libérer l'économie.
00:42:16On en reparlera,
00:42:18mais...
00:42:18Parlons-en maintenant.
00:42:19Qu'est-ce que,
00:42:20par exemple,
00:42:20les 35 heures ?
00:42:22Je sors des 35 heures.
00:42:23Je sors des 35 heures,
00:42:24absolument.
00:42:25Je sors des 35 heures
00:42:26et quand je vous parlais
00:42:27par exemple
00:42:28de l'effacement
00:42:28des cotisations,
00:42:29il n'y aura plus
00:42:30de cotisations.
00:42:31par exemple,
00:42:32quelqu'un travaille,
00:42:33il est maçon,
00:42:34etc.
00:42:34À partir de la 36e heure,
00:42:36ce sera zéro cotisation.
00:42:38Zéro cotisation
00:42:39pour le salarié,
00:42:41défiscalisation
00:42:42pour l'impôt sur le revenu,
00:42:43zéro cotisation
00:42:44pour son employeur.
00:42:46Donc,
00:42:46c'est gagnant-gagnant.
00:42:47Souvent,
00:42:47on oppose
00:42:47le pouvoir d'achat
00:42:49et la compétitivité.
00:42:50Là,
00:42:51je ferai plus de compétitivité
00:42:52pour l'entreprise
00:42:53et plus de pouvoir d'achat
00:42:54pour le travailleur.
00:42:55Bruno Retailleau,
00:42:56évoquons les municipales,
00:42:57que c'est vraiment
00:42:58l'échéance
00:42:58qui nous attend.
00:42:59Quelle stratégie
00:43:00pour les Républicains ?
00:43:01Est-ce que vous allez
00:43:02passer des alliances
00:43:03avec d'autres parties
00:43:04de droite ?
00:43:05Je pense à l'UDR et ORN
00:43:06pour faire barrage
00:43:07à la gauche
00:43:07et à LFI.
00:43:09On va peut-être déjà
00:43:10écouter la question
00:43:11de Odile
00:43:11qui est retraitée
00:43:12par rapport à LFI
00:43:14et puis je vous passerai
00:43:14une question
00:43:15sur votre stratégie.
00:43:17Bonjour M. Retailleau,
00:43:18je m'appelle Odile,
00:43:19j'ai 78 ans.
00:43:21On me demande
00:43:22de vous poser une question.
00:43:23J'en aurai sans doute
00:43:24plusieurs,
00:43:25un certain nombre.
00:43:26J'ai beaucoup de respect
00:43:27pour vous
00:43:27mais j'aimerais
00:43:28que vous nous donniez
00:43:30une position claire.
00:43:32Quelle serait votre position
00:43:33sur notamment
00:43:35le parti LFI ?
00:43:36Et pensez-vous
00:43:37autant de mal
00:43:38du RN
00:43:39que de LFI ?
00:43:40Vous voyez ?
00:43:41Et que comptez faire
00:43:41contre ce parti ?
00:43:43Alors,
00:43:44Odile Retailleau.
00:43:45LFI,
00:43:46pour moi,
00:43:46c'est le pire.
00:43:47J'ai connu
00:43:47Jean-Luc Mélenchon
00:43:48quand il siégeait au Sénat.
00:43:50J'ai connu
00:43:50un républicain cultivé,
00:43:52un républicain
00:43:53sourcilleux,
00:43:54vétilleux
00:43:55et il est désormais
00:43:57devenu
00:43:58le parrain,
00:43:59si j'ose dire,
00:44:00des plus anti-républicains
00:44:01et les plus forcenés.
00:44:04LFI,
00:44:04pour moi,
00:44:05c'est le pire.
00:44:06C'est un parti
00:44:07qui propage
00:44:07l'antisémitisme,
00:44:08on l'a vu encore
00:44:09dans la bouche
00:44:09de M. Mélenchon
00:44:10il y a quelques jours,
00:44:11qui pactise
00:44:12avec les islamismes,
00:44:14qui justifie la violence.
00:44:16Regardez ce qui s'est passé
00:44:16à Lyon,
00:44:17un député
00:44:19qui a fondé
00:44:20la Jeune Garde,
00:44:21qui est un député
00:44:23LFiste
00:44:24et ce recours
00:44:25à la violence,
00:44:25cette justification.
00:44:27Donc,
00:44:27non,
00:44:28je ne mets pas
00:44:28sur le même plan
00:44:29LFI
00:44:30et le Rassemblement National.
00:44:31Le Rassemblement National
00:44:32est pour moi
00:44:33un adversaire.
00:44:34Je pense qu'il porte
00:44:35un projet
00:44:35qui n'est pas sérieux.
00:44:37Ce sont,
00:44:37si j'ose dire,
00:44:38des démagogues.
00:44:39Ils promettent
00:44:39la lune aux Français.
00:44:40Mais si on veut demain
00:44:41que la France se relève,
00:44:43ce n'est certainement pas
00:44:44par l'assistana.
00:44:44Mme Le Pen,
00:44:45par exemple,
00:44:46avait refusé
00:44:46de voter les 15 heures
00:44:47de contrepartie
00:44:48du RSA.
00:44:49Donc,
00:44:50ils sont socialistes
00:44:50dans leur tête.
00:44:51Ils ont voté
00:44:5234 milliards
00:44:53d'euros d'impôts
00:44:54de plus
00:44:54en l'espace
00:44:55de 24 heures
00:44:56au dernier budget.
00:44:58Donc,
00:44:58ce n'est pas comme ça
00:44:59qu'on va relever la France.
00:45:00Mais LFI,
00:45:00pardon,
00:45:01c'est le pire des pires.
00:45:02Mais ça veut dire
00:45:03qu'est-ce qu'il y aura
00:45:04des possibles alliances
00:45:06avec le Rennes
00:45:07ou l'IDR
00:45:08dans des cas difficiles
00:45:09où LFI
00:45:11est...
00:45:12Ça ne concernerait
00:45:12qu'une dixaine de mille.
00:45:13Il n'y aura pas...
00:45:14D'abord,
00:45:14je vais vous dire,
00:45:15sur le plan local,
00:45:17nous sommes la première force
00:45:18au niveau territorial.
00:45:19Donc,
00:45:20la grande majorité
00:45:22des seconds tours
00:45:23se fera
00:45:24en notre présence.
00:45:25En notre présence.
00:45:26Donc,
00:45:26vous vous maintiendrez
00:45:27dans tous les cas.
00:45:28Et on se maintiendra
00:45:29partout,
00:45:29on le pourra.
00:45:30Ça,
00:45:30c'est clair pour moi
00:45:31parce qu'il y a
00:45:32d'autres élections
00:45:32avec les intercommunalités,
00:45:34les métropoles
00:45:34et ce sont des élections
00:45:35très importantes
00:45:37parce que souvent,
00:45:38les finances publiques
00:45:39sont dans ces intercommunalités,
00:45:41dans ces métropoles
00:45:42et autres.
00:45:42mais nous donnerons
00:45:43la liberté,
00:45:44bien entendu.
00:45:45Ça sera,
00:45:45bien entendu,
00:45:46hors de question
00:45:47de faire élire
00:45:48un LFIste.
00:45:49Ce que je veux
00:45:50simplement dire,
00:45:51pour être très clair...
00:45:52Mais par rapport
00:45:52à un candidat de gauche...
00:45:53Oui,
00:45:53mais justement...
00:45:54Paris,
00:45:55la gauche...
00:45:56Je viens de dire...
00:45:56Écoutez-moi bien.
00:45:57Je viens de dire
00:45:58que le pire,
00:45:58c'est LFI.
00:45:59Mais pardon,
00:46:00la gauche,
00:46:01écologiste ou socialiste,
00:46:03par devant,
00:46:04elle dit pas d'accord,
00:46:05mais par derrière,
00:46:06elle fait des accords.
00:46:08J'ai lu le communiqué
00:46:09du Parti socialiste
00:46:10il y a 24 heures
00:46:11pour le second tour
00:46:12pardon ?
00:46:13Au premier tour,
00:46:14il y a plus de 60 accords
00:46:16entre LFI et le Parti socialiste.
00:46:18Les écolos,
00:46:19c'est pire.
00:46:20Plus de 80 accords
00:46:21au premier tour.
00:46:22Qu'est-ce que vous leur dites
00:46:22ce soir, justement ?
00:46:23Je veux dire,
00:46:24c'est une honte
00:46:25que quelque part,
00:46:26ils se comportent
00:46:27comme des complices
00:46:27et comme des tartuffes.
00:46:28C'est une bande de tartuffes.
00:46:30Puisqu'ils disent
00:46:32facialement
00:46:32non, non,
00:46:34on les condamne,
00:46:35on condamne à la violence
00:46:35et on demande
00:46:36à nos candidats
00:46:37de les condamner.
00:46:38Et de l'autre côté,
00:46:38ils justifient
00:46:39des accords.
00:46:40Bruno Rutaillot,
00:46:41ils seront...
00:46:41Dès le premier tour.
00:46:43Ils seront se regrouper.
00:46:44La gauche,
00:46:44c'est se regrouper
00:46:46quand la droite
00:46:46est systématiquement divisée.
00:46:48Regardez à Paris,
00:46:48trois candidatures
00:46:50qui risquent
00:46:51d'enrayer
00:46:52celle de Rachida Dati.
00:46:53Écoutez,
00:46:54je dis aux Parisiens,
00:46:55je ne cesse
00:46:56que de le dire.
00:46:57C'est-à-dire que
00:46:58toute voix portée
00:46:59sur Mme Knafo
00:47:00ou M. Bournazel
00:47:01ce seront des voix
00:47:03utiles
00:47:03à M. Grégoire
00:47:04à la gauche.
00:47:05Voilà.
00:47:06Et si on veut tourner
00:47:07parce qu'on a
00:47:07un moment historique,
00:47:09c'est une opportunité
00:47:10incroyable
00:47:11de tourner
00:47:12un quart de siècle
00:47:13de la gauche municipale
00:47:14à Paris,
00:47:15eh bien,
00:47:15il faut voter
00:47:16dès le premier tour
00:47:16pour Rachida Dati.
00:47:17Il est notre amie.
00:47:18Certainement pas
00:47:19pour Mme Knafo
00:47:20ou pour M. Bournazel.
00:47:21Emmanuel Grégoire
00:47:22est notre invité
00:47:23demain matin
00:47:23sur CNews Europe 1.
00:47:24Qu'est-ce que vous lui dites ?
00:47:25Engagez-vous
00:47:25à ne pas faire alliance
00:47:26avec Elefi ?
00:47:27Il va vous dire
00:47:27je ne fais pas alliance
00:47:28mais les voix se remporteront.
00:47:29Bien sûr,
00:47:30mais je serai demain
00:47:31dans une commune
00:47:32et je montrerai
00:47:33que dans cette commune
00:47:33déjà il y a une alliance
00:47:35de la gauche
00:47:36avec Elefi
00:47:36dès le premier tour
00:47:37et je montrerai demain
00:47:39d'ailleurs
00:47:39une carte de France
00:47:40et sur cette carte de France
00:47:42je mettrai des points rouges
00:47:43partout
00:47:44où dès le premier tour
00:47:45on a déjà
00:47:46un accord de la honte
00:47:47entre Elefi
00:47:48et les autres parties de gauche.
00:47:50Est-ce que ça veut dire
00:47:51que les dernières outrances
00:47:53de Jean-Luc Mélenchon
00:47:53notamment sur le nom
00:47:54de Jeffrey Epstein
00:47:55n'arrêtent pas ces alliances ?
00:47:57Ou M. Glucksmann ?
00:47:57Ou M. Glucksmann ?
00:47:59Vous imaginez
00:48:00il y a en France
00:48:01Marine Tondelier
00:48:01par exemple a tweeté
00:48:02ça suffit
00:48:03et je crois que vous avez
00:48:03retweeté derrière
00:48:04en disant
00:48:04ça suffit de dire
00:48:05ça suffit
00:48:06il faut faire autre chose.
00:48:07Exactement.
00:48:07Il y a en France
00:48:08une indulgence
00:48:09dès qu'on est d'extrême gauche
00:48:10on passe tout
00:48:12on passe tout
00:48:13et eux du coup
00:48:14se permettent tout
00:48:15et la gauche
00:48:16est en train
00:48:16de se rendre complice.
00:48:18Alors encore une fois
00:48:18on fait des bureaux politiques
00:48:20on proteste
00:48:21on s'indigne
00:48:22mais en réalité
00:48:23dès qu'il s'agit
00:48:24des accords électoralistes
00:48:26de son petit pécule de voix
00:48:27alors là
00:48:28on oublie la morale.
00:48:29Donc qu'est-ce que vous dites
00:48:30à Jordan Bardella
00:48:31qui appelle à dresser
00:48:31un cordon sanitaire
00:48:32autour de la France insoumise ?
00:48:33Vous lui dites
00:48:34bah non
00:48:34il n'y aura pas de cordon sanitaire ?
00:48:35Ah ben je dis
00:48:36bien sûr que si
00:48:37bien sûr que si
00:48:38il faut faire barrage
00:48:39je l'avais déjà dit
00:48:40il faut faire barrage
00:48:41il faut faire barrage
00:48:42à LFI
00:48:43et nos électeurs
00:48:44nous leur donnerons
00:48:45ensuite une consigne
00:48:46de liberté.
00:48:47Voilà
00:48:47ils sont grands
00:48:48voilà
00:48:49et en plus
00:48:51nos concitoyens
00:48:52ne supportent plus
00:48:53et ne suivent plus
00:48:54les consignes
00:48:54donc ils seront libres
00:48:55mais moi je leur dirais
00:48:56le pire
00:48:57je le dis ce soir
00:48:58je le répète
00:48:59je l'ai déjà dit
00:49:00par ailleurs
00:49:02barrage à LFI
00:49:03c'est une évidence pour moi.
00:49:04Allez on va avancer
00:49:05peut-être on parle
00:49:06de la primaire.
00:49:06Oui vous voulez
00:49:07est-ce que vous voulez
00:49:08vous imposer
00:49:09comme le candidat naturel
00:49:10de la droite
00:49:11Bruno Retailleau
00:49:12et est-ce que c'est pour cela
00:49:13que vous avez
00:49:14très très tôt
00:49:16déclaré votre candidature
00:49:17pour 2027 ?
00:49:19J'ai déclaré ma candidature
00:49:20très tôt
00:49:21je pense que j'ai eu raison
00:49:22les derniers sondages
00:49:23le montrent
00:49:24il y a trois sondages
00:49:25qui viennent de paraître
00:49:26C'est une bonité
00:49:26puisque c'est la mienne
00:49:27c'est ce que vous dites
00:49:28Ben non
00:49:29non parce que
00:49:30j'aurais pu être démenti
00:49:31d'ailleurs
00:49:32pour les sondages
00:49:33parce que c'est une épreuve
00:49:34de vérité
00:49:35simplement moi j'ai voulu
00:49:37sortir
00:49:39pour exprimer
00:49:40une voix différente
00:49:41je vais mettre sur la table
00:49:42encore une fois
00:49:43un nouveau projet
00:49:44une nouvelle offre politique
00:49:45avec un projet de liberté
00:49:46pour la prospérité
00:49:48d'ordre
00:49:49intransigeant
00:49:50pour l'immigration
00:49:51pour notamment
00:49:52la justice
00:49:53mais aussi une fierté française
00:49:55parce que
00:49:56il y a le niveau de vie
00:49:57le pouvoir d'achat
00:49:58mais il y a les modes de vie
00:49:59et je pense
00:50:01qu'on ne peut pas
00:50:01demander à un peuple
00:50:02de relever des défis
00:50:03si ce peuple
00:50:04ne croit pas en lui-même
00:50:05s'il n'est pas fier
00:50:06de lui-même
00:50:07et je pense que
00:50:08le sport national en France
00:50:10c'est l'auto-dénigrement
00:50:11c'est le fait
00:50:12de dire
00:50:13mais la France
00:50:14on veut bien
00:50:15qu'elle soit estimable
00:50:15mais avant
00:50:16elle doit se reconnaître coupable
00:50:17et bien moi j'en ai marre
00:50:19et je serai le candidat
00:50:20qui voudra défendre
00:50:21précisément
00:50:21par exemple
00:50:22nos coutumes
00:50:23notre civilisation
00:50:24notre culture
00:50:25notre mode de vie
00:50:26et notamment à l'école
00:50:28la transmission
00:50:29pour moi
00:50:29c'est fondamental
00:50:30je veux demain
00:50:31donner aux jeunes français
00:50:32une France à aimer
00:50:33à travers une école
00:50:35véritablement républicaine
00:50:37vous savez que
00:50:37le plus grand échec
00:50:38de ces 30 dernières années
00:50:39c'est qu'aujourd'hui
00:50:40l'école
00:50:41dite républicaine
00:50:42dite républicaine
00:50:43c'est devenu
00:50:44une machine
00:50:45à fabriquer
00:50:46des inégalités
00:50:47puisque le résultat
00:50:48des élèves
00:50:48dépend en fait
00:50:50de la position sociale
00:50:51des parents
00:50:51c'est terrible
00:50:53moi je veux que
00:50:53chaque enfant puisse réussir
00:50:55grâce à son effort
00:50:56à son mérite
00:50:57donc on va revenir
00:50:58aux fondamentaux
00:50:59et il faudra
00:51:00reformer des professeurs
00:51:01c'est difficile aujourd'hui
00:51:02d'enseigner
00:51:03et on les recrute pas
00:51:04parce qu'ils ne veulent pas
00:51:05évidemment postuler
00:51:06et on les paie très mal
00:51:07une question de Jérôme
00:51:08qui vous parle
00:51:09de la présidentielle
00:51:11bonjour monsieur Rotaillot
00:51:13je suis Jérôme
00:51:14j'ai 64 ans
00:51:15j'ai une question
00:51:16est-ce que vous pensez
00:51:17que vous arriverez
00:51:18à fédérer
00:51:19le front de la droite
00:51:20pour les élections présidentielles
00:51:22voilà
00:51:23et on sait qu'il y a
00:51:23beaucoup de candidatures
00:51:24à droite
00:51:27notamment
00:51:28David Lysnard
00:51:29la vôtre
00:51:30je vais répondre
00:51:31à Jérôme
00:51:33Jérôme a raison
00:51:33parce que
00:51:34bien souvent
00:51:35dans l'histoire
00:51:36le pire ennemi
00:51:37de la droite
00:51:37ça a été
00:51:38la droite elle-même
00:51:40moi je ne vais pas
00:51:41m'adresser
00:51:42au chapeau à plumes
00:51:43peu m'importe
00:51:44je vais m'adresser
00:51:45aux français
00:51:46et pas seulement
00:51:47aux français de droite
00:51:48ce qui m'importe
00:51:49c'est précisément
00:51:50de porter
00:51:51un projet
00:51:52qui sera nouveau
00:51:52je viens de le dire
00:51:54on va renverser la table
00:51:55moi l'analyse
00:51:56que je fais
00:51:56c'est que
00:51:57le pays est en train
00:51:58de décliner
00:51:59et les français
00:51:59sont en train
00:52:00de s'appauvrir
00:52:00et on n'y arrivera pas
00:52:02si on n'assume pas
00:52:03une rupture
00:52:04j'assumerai cette rupture
00:52:06mais je suis sûr
00:52:07qu'il existe
00:52:07dans le pays
00:52:08là encore
00:52:09j'en reviens
00:52:09à ce que j'avais appelé
00:52:10la France des honnêtes gens
00:52:12ce que j'appelle
00:52:12une majorité nationale
00:52:14une majorité de françaises
00:52:15et de français
00:52:15qu'en ont marre
00:52:17et je dirai la vérité
00:52:19et je pense là aussi
00:52:20que je convaincrai
00:52:21une des choses
00:52:22qui m'avait le plus étonné
00:52:23au ministère de l'intérieur
00:52:25c'est que j'avais mis
00:52:26sur la table souvent
00:52:27j'avais fait des propositions
00:52:28qui décoiffaient
00:52:29et qui ont créé
00:52:30des polémiques
00:52:31bon
00:52:32et bien malgré tout
00:52:33dans les enquêtes d'opinion
00:52:34à chaque fois
00:52:35bien sûr
00:52:35j'avais une grande majorité
00:52:3675-80%
00:52:38d'électeurs de droite
00:52:39qui me soutenaient
00:52:40mais j'avais souvent
00:52:40une majorité
00:52:41d'électeurs de gauche
00:52:42qui me soutenaient
00:52:42donc la majorité nationale
00:52:45au sens gaullien du terme
00:52:46elle existe
00:52:47et c'est celle-ci
00:52:48que moi
00:52:49je veux
00:52:50si j'ose dire
00:52:51rassembler
00:52:52rassembler
00:52:52encore une fois
00:52:53avec des nouveaux projets
00:52:54des projets
00:52:55qui vont là aussi
00:52:56peut-être parfois choquer
00:52:57mais qui ne choqueront pas
00:52:59cette France
00:53:00cette majorité silencieuse
00:53:02on a marre de dire
00:53:03qu'on vivra mieux
00:53:03en travaillant moins
00:53:04ça c'est des mensonges
00:53:05on a raconté
00:53:06la gauche a raconté aux français
00:53:07des boniments
00:53:08des boniments
00:53:09pendant des décennies
00:53:10et c'est comme ça
00:53:11que la France
00:53:12est en train de s'appauvrir
00:53:13Bruno Retailleau
00:53:13vous n'êtes pas le seul
00:53:14à vouloir renverser la table
00:53:15il y en a un qui s'appelle
00:53:16Jordan Bardella
00:53:16qui lui aussi
00:53:17a envie de renverser la table
00:53:18et quand on regarde
00:53:19les derniers sondages
00:53:20avec les intentions de vote
00:53:21au premier tour
00:53:21de l'élection présidentielle
00:53:22ce sondage IFOP
00:53:23d'aujourd'hui
00:53:24Jordan Bardella
00:53:25dans l'hypothèse
00:53:26vous êtes le candidat
00:53:27du socle commun
00:53:28Jordan Bardella
00:53:29est à 38%
00:53:30vous êtes à 17%
00:53:32c'est quand même
00:53:33un écart
00:53:35structurel
00:53:35j'allais dire
00:53:36bien sûr
00:53:36c'est un écart important
00:53:37simplement
00:53:38moi ce que je veux dire
00:53:39c'est que je ne crois pas
00:53:39un seul instant
00:53:40que les projets
00:53:41du Rassemblement National
00:53:42relèveront la France
00:53:44vous savez
00:53:44ils se sont opposés
00:53:45justement parce que
00:53:46ils veulent l'assistanat
00:53:47ils ont une partie
00:53:48de leur électorat
00:53:49une grande partie
00:53:49qui vient de la gauche
00:53:50communiste d'ailleurs
00:53:51en refusant
00:53:52les 15 heures
00:53:53de contrepartie au RSA
00:53:54en refusant
00:53:55la réforme
00:53:56de l'assurance chômage
00:53:57en refusant
00:53:58la réforme des retraites
00:53:59vous l'avez dit
00:54:00Bruno Retailleau
00:54:01mais vous avez dit aussi
00:54:01que les électeurs sont grands
00:54:02et en attendant
00:54:03quand on regarde
00:54:03les intentions de vote
00:54:04c'est quand même criant
00:54:05il y aurait 2 ou 3 points d'écart
00:54:06je veux bien
00:54:07mais là
00:54:07on est à 20 points d'écart
00:54:08oui d'accord
00:54:09d'accord
00:54:10mais on verra
00:54:11on verra avec une campagne électorale
00:54:13on verra
00:54:13parce que
00:54:14je porterai moi
00:54:16là aussi
00:54:17un langage de vérité
00:54:18ça pourra déplaire parfois
00:54:19mais je pense pas
00:54:21qu'encore une fois
00:54:22en promettant la lune aux français
00:54:23on puisse parvenir
00:54:24parce que promettre la lune
00:54:26bien sûr
00:54:26pas faire d'efforts par exemple
00:54:28ne pas faire d'efforts
00:54:30ni sur les retraites
00:54:31vous pensez que les français
00:54:32sont capables
00:54:33aujourd'hui
00:54:34d'accepter un langage
00:54:36qui les trompe
00:54:37quand je suis né
00:54:38il y avait 4 cotisants
00:54:39pour 1 retraité
00:54:41demain il y aura seulement
00:54:421 cotisant
00:54:44pour 1 retraité
00:54:45croyez que
00:54:46sans effort
00:54:47on va pouvoir servir
00:54:48de bonnes retraites
00:54:49ça veut dire une politique
00:54:50d'austérité
00:54:51non
00:54:51c'est l'inverse
00:54:52puisque vous voyez
00:54:53j'ai mis
00:54:55là encore
00:54:55je vous ai fait des propositions
00:54:57avec un 13ème
00:54:58voire même un 14ème mois
00:54:59de façon intelligente
00:55:01donc pour ceux qui travaillent
00:55:02pour ceux qui travaillent
00:55:03mais par le travail
00:55:04je suis désolé
00:55:06encore une fois
00:55:07je protégerai
00:55:08et j'essaierai de bâtir
00:55:10un modèle social
00:55:11en avantageant
00:55:12ceux qui travaillent
00:55:13et pas ceux qui profitent
00:55:14Bruno Retailleau
00:55:14est-ce qu'en refusant
00:55:16cette idée de primaire
00:55:17qui pourrait déterminer
00:55:18tous ces candidats
00:55:19qui vont émerger
00:55:21dans les prochains mois
00:55:21dans ce qu'on appelle
00:55:22le bloc central
00:55:23qui n'est pas très joli
00:55:24mais vous ne mettez pas
00:55:25en scène finalement
00:55:25l'affrontement
00:55:26RN et les filles
00:55:27au second tour
00:55:28de la présidentielle
00:55:29ah mais moi
00:55:29je ne me reconnais pas
00:55:30dans le bloc central
00:55:31pardon
00:55:32moi je n'appartiens pas
00:55:33au bloc central
00:55:33non mais il n'y aura pas
00:55:34de primaire
00:55:34j'ai quitté le gouvernement
00:55:35pardon
00:55:35j'ai quitté le gouvernement
00:55:38tout simplement
00:55:38parce que j'ai vu
00:55:39que le premier ministre
00:55:40s'apprêtait
00:55:41à faire une politique
00:55:42de gauche
00:55:42ce qu'il a fait d'ailleurs
00:55:43puisque le vice-premier ministre
00:55:45c'était monsieur Olivier Faure
00:55:46on l'a vu
00:55:47dans le cadre
00:55:48des deux budgets
00:55:49d'ailleurs
00:55:49de la sécurité sociale
00:55:50et du budget
00:55:52de l'état
00:55:53donc non non
00:55:54les choses sont pour moi
00:55:55très claires
00:55:56je trace ma route
00:55:57je vais faire une autre politique
00:55:59originale
00:55:59vous ne parlez pas
00:55:59à vos concurrents
00:56:01non mais
00:56:01monsieur Wauquiez
00:56:02monsieur Nysnard
00:56:03monsieur Bertrand
00:56:03non mais je parle au français
00:56:05je parle au français
00:56:07je parle au français
00:56:08et on verra bien
00:56:09si le projet
00:56:11que je vais porter
00:56:11porte ou non
00:56:12justement
00:56:14et la rupture
00:56:16que j'appelle
00:56:16ce sera une rupture
00:56:18dans tous les domaines
00:56:18dans tous les domaines
00:56:20à commencer
00:56:20dans le domaine démocratique
00:56:22comme je le disais
00:56:22tout à l'heure
00:56:23que le pouvoir
00:56:24revienne au peuple
00:56:25puisse revenir au peuple
00:56:26pour reprendre
00:56:27le gouvernement
00:56:27avec le peuple
00:56:28certainement pas
00:56:29sans le peuple
00:56:29ou contre le peuple
00:56:30pour le
00:56:31pareil
00:56:32sur la prospérité
00:56:33jamais je ne dirai
00:56:34aux français
00:56:35pas de problème
00:56:36demain on rasera gratis
00:56:37je leur dirai
00:56:38on va essayer
00:56:39de travailler
00:56:39un peu plus
00:56:40un peu plus
00:56:41c'est une ou deux heures
00:56:42par semaine
00:56:43et vous aurez
00:56:43un treizième mois
00:56:45à la fin de l'année
00:56:46c'est intéressant
00:56:47c'est pas du sang
00:56:48et des larmes
00:56:48aujourd'hui
00:56:49c'est du sang
00:56:50et des larmes
00:56:50puisque aujourd'hui
00:56:51il y a quelques semaines
00:56:52on a vu que le niveau
00:56:53de vie des français
00:56:54s'était effondré
00:56:55et que désormais
00:56:56on était inférieur
00:56:57à la moyenne
00:56:58du niveau de vie
00:57:00européen
00:57:00c'est terrible
00:57:01mais les français
00:57:02le savent parfaitement
00:57:03une école qui ne fonctionne plus
00:57:04une santé qui est à la peine
00:57:06l'hôpital
00:57:06une justice
00:57:07là aussi
00:57:08qui souvent
00:57:09est une justice
00:57:11qui excuse beaucoup trop
00:57:12et qui ne sanctionne pas suffisamment
00:57:13c'est ce qu'on a dit
00:57:14Bruno Rataille
00:57:14vous restez avec nous
00:57:15on salue les auditeurs d'Europe 1
00:57:16qui rejoignent tout de suite
00:57:17Maëlle Hassani
00:57:18nous il nous reste encore
00:57:19une question à vous poser
00:57:20elle porte notamment
00:57:21sur la loi
00:57:22dite sur la fin de vie
00:57:24et sur l'aide à mourir
00:57:25qui a été votée
00:57:27par l'Assemblée Nationale
00:57:28le texte va revenir
00:57:30devant le Sénat
00:57:31mais il semblerait
00:57:32que l'affaire
00:57:34soit conclue
00:57:35est-ce que vous êtes découragé
00:57:37on sait que vous êtes
00:57:38fortement opposé
00:57:39à cette aide à mourir
00:57:41non non
00:57:41je ne suis pas découragé
00:57:42parce qu'il y a deux ans
00:57:44on nous avait dit
00:57:45que les trois quarts
00:57:46de l'Assemblée Nationale
00:57:47du Parlement
00:57:48voteraient ce texte
00:57:49en fait
00:57:50plus les mois s'écoulent
00:57:51moins il y a justement
00:57:53de supporters
00:57:54en tout cas
00:57:55le dernier vote
00:57:56c'est 53% des députés
00:57:58vous voyez
00:57:59moi je pense que
00:57:59le scandale
00:58:01le vrai scandale
00:58:01auquel on ne s'attaque
00:58:03pas suffisamment
00:58:03c'est qu'on n'est pas
00:58:05égaux devant la mort
00:58:06puisque
00:58:06en fonction de votre département
00:58:08vous aurez oui ou non
00:58:09pratiquement la moitié
00:58:11de ceux qui meurent
00:58:11n'ont pas justement
00:58:12accès aux soins palliatifs
00:58:13la partie sur les soins palliatifs
00:58:14a été votée à l'unanimité
00:58:16elle était votée
00:58:17à l'unanimité
00:58:18mais derrière
00:58:19pour l'instant
00:58:20il y a peu de moyens
00:58:21il n'y a pas assez de moyens
00:58:22on sait qu'il faudra
00:58:23des années
00:58:24pour combler justement
00:58:25ce fossé d'inégalité
00:58:26et moi ce que je crains
00:58:27ce que je crains
00:58:28par-dessus tout
00:58:29c'est que demain
00:58:30la logique financière
00:58:31avec un système de santé
00:58:33qui est à la peine
00:58:34finalement
00:58:35entre
00:58:35entre deux choix collectifs
00:58:37le choix des soins palliatifs
00:58:39c'est des centaines
00:58:40de millions d'euros
00:58:41parce que c'est beaucoup de moyens
00:58:42et le choix d'une petite pilule
00:58:44qui ne coûte rien du tout
00:58:45donc ce sera un choix économique
00:58:46je crains qu'il y ait une pression
00:58:48et je crains que cette pression
00:58:49elle ne soit pas seulement
00:58:50financière et économique
00:58:51je crains qu'elle soit aussi psychologique
00:58:53et qu'elle concerne
00:58:54chacun d'entre nous
00:58:54parce qu'au crépuscule
00:58:56de notre vie
00:58:57souvent
00:58:58beaucoup de gens se diront
00:58:59est-ce que je suis devenu
00:59:00un fardeau ?
00:59:01est-ce que je ne dois pas
00:59:02débarrasser le plancher ?
00:59:03et les victimes seront
00:59:04les plus pauvres
00:59:04puisque c'est ceux
00:59:05qui n'ont pas les moyens
00:59:06bien sûr
00:59:07comme ce qui se passe au Canada
00:59:08comme les études
00:59:09l'ont montré au Canada
00:59:10comme les études
00:59:11c'est souvent
00:59:12les plus modestes
00:59:13mais ce qui est terrible
00:59:14c'est que là encore
00:59:15on va couper les derniers liens
00:59:17je pense que
00:59:17la fin de vie
00:59:19c'est un moment
00:59:20important
00:59:21qu'il faut vivre dans un lien
00:59:22et je crains que
00:59:23cette question
00:59:25si jamais il y a
00:59:26l'euthanasie
00:59:26le suicide assisté
00:59:28que chacun devra se poser
00:59:29suis-je devenu un fardeau
00:59:30pour la société
00:59:31suis-je un fardeau
00:59:33une charge
00:59:33pour les miens
00:59:34c'est une question
00:59:36insupportable
00:59:36et malheureusement
00:59:37ce texte
00:59:38aboutira
00:59:38à cette question
00:59:40qui est une question dramatique
00:59:41et par ailleurs
00:59:42on voit bien
00:59:42on l'a vu d'ailleurs
00:59:43y compris dans les débats
00:59:44parlementaires
00:59:45on croit mettre
00:59:46des garde-fous
00:59:47mais en fait
00:59:48les uns près des autres
00:59:49ces digues-là
00:59:51elles tombent
00:59:51une porte
00:59:52pour reprendre votre expression
00:59:53tout à l'heure
00:59:54une porte entrebaillée
00:59:55finit grande ouverte
00:59:56merci beaucoup Bruno Retailleau
00:59:58d'avoir fait cette émission
00:59:59la France en France
01:00:00merci à vous Pierre Domino
01:00:01dans un instant
01:00:02sur CNews
01:00:03vous retrouvez Gauthier Lebret
01:00:04pour l'heure inter
01:00:05avec ses dernières minutes
01:00:06l'armée israélienne
01:00:07qui a neutralisé un terroriste
01:00:08dans la région de Beyrouth
01:00:09et frappe son temps
01:00:10concours sur la capitale libanaise
01:00:12bonne soirée à vous
01:00:12sur CNews
01:00:13merci à vous
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