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  • il y a 13 heures
Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:00Karine, vous êtes ce que vous croyez.
00:02Alors cette phrase, elle est un peu mystérieuse.
00:04Si je crois, par exemple, que je sais jouer du piano, je vais jouer du piano ?
00:09Ah, c'est une bonne question.
00:11Non, je parle surtout que tout se loge dans les pensées.
00:14Et que c'est une véritable énergie vibratoire.
00:17Et selon les pensées, finalement, en découlent des paroles,
00:20et ensuite des actions qui vont être cohérentes,
00:24avec une réalité qu'on va se créer.
00:26Donc en fait, finalement, je dis qu'on est ce que l'on croit,
00:29mais en même temps, on est plus que ça.
00:31Et donc c'est pour ça que je décortique dans mon livre
00:35plusieurs émotions, telles que la colère, l'avidité, l'animalité,
00:38en passant aussi par des états beaucoup plus nobles,
00:41tels que la compassion.
00:43Et moi, je trouve qu'il arrive,
00:46je trouve ce livre vraiment d'actualité par rapport à ce qui se passe en ce moment.
00:50Parce que je vous écoutais parler,
00:53et je me dis que, voilà, on pense que la paix,
00:56on l'attend par des conditions extérieures.
00:58Est-ce qu'il n'est pas temps, au contraire,
01:01de commencer par soi,
01:02et par une réforme intérieure de chacun ?
01:07Et peut-être que c'est comme ça, mais oui,
01:09mais en même temps, regardez,
01:10si je commence, moi, à ne pas répondre à la haine par de la haine,
01:14finalement, je change l'équation.
01:16Et donc, je peux infuser cette attitude,
01:20cette croyance, cette réalité,
01:21J'aimerais tant que vous ayez raison.
01:23J'aimerais tant que vous ayez raison.
01:24En tout cas, je n'attends pas que les autres commencent à changer.
01:26Je commence par moi.
01:27Et ça demande beaucoup d'efforts.
01:29Mais ça, c'est un chemin, c'est une éducation du cœur.
01:31C'est une éducation de l'esprit,
01:33c'est un art martial de l'esprit.
01:35Finalement, ce n'est pas un combat contre l'autre,
01:36ce n'est pas un combat contre moi-même,
01:38c'est un combat dans l'esprit,
01:40dans ces moments où, justement, dans la colère,
01:42et j'entendais le président Emmanuel Macron
01:44dire qu'il est important d'être craint.
01:48Et ça, j'en parle.
01:49C'est l'état d'animalité.
01:50C'est la loi du talion.
01:52Et donc, c'est aussi, finalement,
01:55lorsqu'on a envie d'être...
01:56C'est la loi du plus fort.
01:58Et c'est écrasé le plus faible.
02:00Alors qu'en fait, finalement,
02:01à partir du moment où on est en colère
02:02et quand elle est destructrice,
02:04eh bien, ça veut dire qu'on ne croit plus au dialogue.
02:08Et ça demande beaucoup de force, justement,
02:09de continuer ce dialogue et de maîtriser ses émotions.
02:15Alors, Julie, vous êtes ce que vous croyez
02:17les clés de vos dix états de vie.
02:19Les dix états de vie, je pense que notre ami Alexandre Mar
02:22va pouvoir les égrener,
02:23puisque ce livre n'a pas particulièrement intéressé.
02:27Pour prendre la décision d'être heureux,
02:29il y a une première étape simple, dites-vous,
02:30mais essentielle, nous rappeler à chaque instant
02:32que notre monde extérieur n'est que le reflet
02:33de le monde intérieur.
02:35Nous ne sommes pas séparés de notre environnement
02:37lorsque nous posons un nouveau regard sur les choses.
02:40C'est toute notre réalité qui se transforme.
02:42Et oui, c'est une question de conscience.
02:45C'est un éveil de conscience.
02:47Moi, j'ai vraiment...
02:48Alors, je ne suis pas thérapeute,
02:50je suis expérienceuse.
02:52Et j'ai vécu des choses très difficiles
02:54que je raconte.
02:55D'ailleurs, oui, j'ai...
02:57Il y a eu un moment donné, il y a 30 ans,
02:59je me suis dit, soit maintenant,
03:01tu meurs et tu ne te rates pas,
03:03ou soit tu vis, mais tu deviens la femme la plus heureuse.
03:06Et je suis là avec vous aujourd'hui, 30 ans après.
03:08Donc, ça m'a demandé quand même des clés
03:10et de comprendre que finalement,
03:13je ne pouvais rien attendre de l'extérieur,
03:15mais il fallait que je change de conscience,
03:17comme si je me réincarnais plusieurs fois dans la même vie.
03:19Alors, ce qui m'intéresse sur les 10 états,
03:20vous dites qu'il y a 10 états pour tout le monde.
03:22On est d'accord, c'est 10 états qui sont immeubles...
03:24C'est une cartographie du monde intérieur.
03:26C'est 10 états.
03:28Alors, il y a le désespoir.
03:29Ça vous plaît ou pas ?
03:30Mais non, mais ils ne sont pas du tout attentifs.
03:32Non, vous n'avez pas la spiritualité.
03:33Si, c'est vrai.
03:34Vraiment, vous êtes en train de parler sur son portable.
03:3610 états.
03:3710 états.
03:3810 états, je suis sur les gens à l'oreille.
03:39En fait, si vous voulez,
03:40c'est un grand sage du 6e siècle
03:42qui a cartographié notre monde intérieur par 10 états.
03:4510 états, j'ai compris.
03:4710 états, lesquels ?
03:48Alors, attendez, mais ça n'a pas donné.
03:50Bravo.
03:51Le désespoir.
03:52Alors, voilà.
03:53Le désespoir.
03:53La haine.
03:54La haine.
03:55L'animalité.
03:55La joie.
03:56Bravo.
03:56L'amour.
03:57L'avidité.
03:58Non, l'amour, ce n'est pas un état manifestant.
03:59La compassion, si.
04:00L'amour large, vaste.
04:02La compassion.
04:03La plénitude.
04:04Vous en êtes loin.
04:05La compréhension.
04:07Vous ne la connaissez pas.
04:08L'apprentissage.
04:10Ça commence.
04:10Le temporaire.
04:12La joie temporaire.
04:13Et la joie temporaire, c'est...
04:13C'est quoi la joie temporaire ?
04:14On est dans une époque où les gens,
04:16justement,
04:17ce qu'on appelle en neurosciences,
04:19le tapis roulant hedonique.
04:20C'est-à-dire qu'on est tout le temps
04:22à la recherche d'un bonheur furtif.
04:25Et donc, finalement,
04:27ça crée à un moment donné
04:28une insatisfaction.
04:29Et ça peut créer aussi
04:30l'avidité intérieurement.
04:32Alors qu'il existe un autre état
04:33qui est le bonheur durable.
04:35Ce qu'on appelle aussi
04:35le bonheur absolu.
04:36Et ça, c'est un état.
04:37Ce n'est pas quelque chose
04:38qui nous permet
04:41de ne plus être balottés
04:42par les événements extérieurs.
04:43puisqu'on n'est plus
04:45en attente
04:46des conditions extérieures.
04:47Bon, on va marquer une pause.
04:49Vous, vous êtes dans un état
04:50de bonheur furtif
04:51ou dans un état
04:52de bonheur durable ?
04:53Alors, je vis tous les états.
04:54Je suis un être humain.
04:54Sinon, je serais...
04:56Ben, vous serez un saint.
04:57Un saint.
04:58Voilà.
04:58Et je suis loin
04:59d'être une sainte.
05:00Non, mais est-ce que
05:01vous avez un bonheur durable ?
05:03C'est quoi le bonheur ?
05:04Moi, j'ai aussi souvent la phrase...
05:05Le bonheur, finalement.
05:06C'est quand les emmerdes
05:06s'arrêtent,
05:08dit-on, dans un film de Lelouch.
05:09Moi, j'aime bien la réponse
05:10de grand corps malade.
05:11À partir de quand est-on heureux ?
05:13Il répond une femme et un enfant.
05:15Oh, ça, c'est très beau.
05:16Et alors, il y a aussi
05:18cette phrase extraordinaire
05:19que j'ai citée 50 000 fois.
05:20Je ne sais pas si elle est vraie ou pas.
05:21Non.
05:23On demande au général de Gaulle
05:24« Vous êtes heureux, mon général ? »
05:26Et il répond
05:26« Vous me prenez pour un con ? »
05:28Oh.
05:29Alors, c'est terrible, cette phrase.
05:30Franchement, elle est absolument terrible.
05:32On parlera du bonheur durable.
05:35Et ça existe.
05:36Oui, mais c'est vrai que la lucidité
05:37va mal avec le bonheur.
05:39Parce que convenons que ce monde
05:43est rude
05:43et que là où nous allons,
05:46on ne va pas vers le meilleur non plus.
05:48Il est 17h44.
05:49À tout de suite.
05:50Vous êtes à l'écoute de Pascal Proué-Vous
05:52sur Europe 1.
05:53C'est du lundi au vendredi
05:54entre 16h et 18h.
05:56Merci d'être avec nous.
05:58Europe 1.
05:58Pascal Proué-Vous.
06:0017h49.
06:01Karine Arsène.
06:02Donc, les 10 États.
06:03Désespoir.
06:04Alors, on est d'accord,
06:05c'est des États
06:06par lesquels tout le monde passe.
06:09Il n'y en a pas d'autres.
06:10Exactement.
06:10Il n'y en a pas d'autres.
06:11Il n'y en a que 10.
06:12Il n'y en a que 10.
06:13Désespoir.
06:14Avidité.
06:15Avidité.
06:16Ça, on connaît.
06:16C'est insatiable.
06:18Parfois.
06:19Oui, mais avidité, c'est quoi avidité ?
06:20C'est un sportif de haut niveau.
06:21Il veut gagner.
06:22C'est ça.
06:22C'est ce que je dis, en fait, finalement.
06:24Et j'humanise.
06:25C'est la compétition.
06:25Vous êtes marrante.
06:27Il n'en a jamais assez.
06:28Mais je ne suis pas marrante.
06:28Je suis en train de vous répondre
06:29que vous avez raison.
06:29C'est aussi un bon moteur, l'avidité.
06:31C'est ce que j'allais vous dire.
06:32C'est-à-dire qu'en fait, finalement,
06:33il n'y a pas un État à retirer.
06:34Un petit plus !
06:35Mais oui, vous avez raison.
06:36Le tissu !
06:40Il n'y a pas un État à retirer.
06:44On ne retire pas un État.
06:45Je les humanise.
06:46C'est toujours les deux faces
06:47d'une même pièce.
06:47La colère peut être, bien sûr,
06:49autodestructrice.
06:50Ah non, la colère, c'est pas bien.
06:50Comme elle peut être la voie juste.
06:52La voie de la justice.
06:53Non, pas la colère.
06:54Il y a Mandela qui s'est mis...
06:55J'ai fait un jeu de mots
06:56avec Gandhi et Mandela.
06:57Il y a Mandela qui s'est mis en colère.
06:58Qui s'est mis en colère ?
06:59Gandhi, mais bien sûr,
07:00aux apparts,
07:01qui est resté sur le banc.
07:02En colère ?
07:02Dans le bus, bien sûr.
07:03C'était une colère juste,
07:04mais c'était une colère
07:05qui n'était pas contre les autres.
07:07C'était cette colère de la justice.
07:08C'est comme l'avidité,
07:09comme vous le dites très bien.
07:11C'est-à-dire qu'il y a cette soif insatiable
07:12qui fait qu'on a envie
07:12d'écraser les autres pour réussir.
07:14Ou alors, ça nous donne du stimulant,
07:16du stimulus, justement,
07:18pour gagner et avoir une coupe
07:19qui va nous faire vibrer haut.
07:21Donc là, je suis en train
07:22d'humaniser chaque état
07:23et donner des clés
07:23à travers des expériences,
07:24des témoignages, etc.
07:25Vous avez connu Philippe Labreau ?
07:27Bien sûr.
07:28Règle de base de Philippe Labreau.
07:30Ce qu'il me disait toujours,
07:31mais qui est très dur,
07:31parce que souvent,
07:32je lui disais,
07:32Philippe, c'est extraordinaire
07:35votre parcours.
07:35Vous avez écrit 50 livres,
07:37vous avez fait 10 films, etc.
07:39Il me disait toujours,
07:40ne jamais se comparer.
07:43C'est très bon.
07:43Hélas, on le fait tous.
07:45On se compare tous.
07:46Et il ne faut pas le faire.
07:47Parce qu'il y a des gens
07:48qui sont plus jeunes,
07:49plus vieux, plus beaux,
07:50plus intelligents,
07:50plus doués, etc.
07:52Évidemment que c'est humain.
07:53Mais il ne faut jamais se comparer.
07:55Il avait tellement raison.
07:57Mais vous savez que j'en parle,
07:58justement.
07:58Je raconte une anecdote.
08:00Et c'est vrai qu'il vaut mieux
08:02dégager son propre parfum.
08:04Unique, en fait.
08:06Et c'est ça qui fait
08:06un bouquet de fleurs.
08:07Quand on arrive quelque part,
08:09ça paraît naïf,
08:10peut-être pour certains,
08:11mais quand vous avez
08:12un beau bouquet de fleurs,
08:14elles sont toutes différentes.
08:15Et pourquoi on est attiré
08:16par le parfum ?
08:16On a envie de les complimenter
08:18et faire leur éloge.
08:19C'est parce que, justement,
08:20elles dégagent
08:21leur propre parfum
08:21et leur propre unicité,
08:23leur beauté.
08:24Et c'est ça, en fait,
08:25justement,
08:25que j'encourage à faire.
08:26Je suis d'accord avec vous.
08:27Mais vous vous moquez de moi.
08:28Parce que c'est vrai
08:28que j'en ai vend plein d'infos.
08:30On parle de guerre,
08:31tout ça.
08:32Mais vous avez le droit,
08:33je peux comprendre
08:33qu'en certains,
08:34c'est naïf.
08:35Mais alors là,
08:36Karine, pas du tout.
08:37Je sais à quoi il pense.
08:38Mais j'aime la poésie.
08:39Je pense qu'on devrait en ce moment
08:41encore plus être poète.
08:43Vous n'êtes pas d'accord ?
08:45Si, bien sûr.
08:46Vous avez raison.
08:47Mais je ne fais que ça.
08:48Mais attendez,
08:50évidemment,
08:50contre vous.
08:51Mais non,
08:51je sais,
08:52comme il est bienveillant,
08:53Pascal, avec moi.
08:54Exactement.
08:55Vous êtes ce que vous croyez.
08:57Désespoir,
08:57impression d'être enfermé,
08:58sans énergie ni issue.
09:00Avidité,
09:00rien ne suffit.
09:01La peur du manque
09:02pousse à tout vouloir.
09:04Animalité,
09:05réflexe de survie,
09:06instinct brut,
09:06rapport de force,
09:07colère.
09:08Alors colère,
09:08bon,
09:08moi je pense que ce n'est pas une énergie.
09:10Je ne pense pas que la colère,
09:12c'est quand tu n'es plus toi-même.
09:13Donc c'est un autre.
09:14Et là,
09:14c'est dangereux la colère.
09:15Ira la colère.
09:16Comme je vous le disais,
09:17elle a,
09:17encore une fois,
09:18deux facettes.
09:19Mais on ne peut pas.
09:19Parfois,
09:20on est un peu en colère.
09:21Et parfois,
09:22ça peut être juste.
09:22Un parent peut se mettre en colère.
09:25Je le raconte dans mon livre,
09:26je suis très honnête,
09:27parce que je pense que justement,
09:28ce livre,
09:29c'est important pour pouvoir changer
09:30et commencer,
09:31finalement,
09:32d'entamer cette très forme intérieure.
09:33C'est important d'être honnête
09:34avec ce que l'on est.
09:36Donc le lire aussi,
09:37de voir l'état de colère,
09:38bien sûr que je le suis à un certain moment.
09:40Mais je me maîtrise.
09:42Est-ce que vous avez l'impression
09:43d'être lucide sur vous-même,
09:45Éric Revelle ?
09:45Sérieusement ?
09:46Je vous dis,
09:47je pense.
09:47D'ailleurs,
09:47on en parlait beaucoup plus maintenant
09:49que quand j'avais 30 ans.
09:51Je suis beaucoup plus lucide sur moi-même.
09:53Non, mais franchement,
09:54franchement,
09:55je suis en bas de moi
09:56comme un chien fou,
09:57je suis plus serein.
09:58Non, mais lucide,
09:58c'est pas ça.
09:59Je suis plus lucide sur mes qualités,
10:01mes défauts,
10:03ce qu'il me reste.
10:03Oui,
10:04alors donc je vous réponds,
10:05oui, je suis plus lucide.
10:05Il nous reste 20 secondes.
10:06Oui, Georges ?
10:07Je sais que je ne sais rien.
10:08C'est tout ce que je sais.
10:11Quand vous avancez dans l'âge,
10:12c'est vrai.
10:13Quand vous avancez dans l'âge,
10:14vous vous rendez compte que
10:15tout ce que vous êtes croire,
10:17en réalité,
10:17il fallait le relativiser.
10:19En tout cas, Pascal,
10:20pour répondre à votre question
10:20sur le bonheur,
10:21pour moi,
10:22ma définition,
10:22parce que vous me l'avez posée,
10:24c'est d'avoir un cœur
10:25qui n'est jamais vaincu.
10:27Exactement.
10:27Moi, je suis d'accord avec vous,
10:28l'intelligence du cœur.
10:29Et puis, il y a cette phrase
10:30qui est très connue,
10:31constituant de Prévert.
10:33J'ai reconnu le bonheur au bruit
10:34qu'il a fait en partant.
10:35Il faudrait essayer d'être heureux,
10:37ne serait-ce que vous donner.
10:38C'est ça, c'est très, très beau.
10:39C'est une belle conclusion.
10:40Carine, nous vous aimons.
10:41Merci, parce que moi aussi,
10:42je vous aime.
10:42Vraiment.
10:43Merci pour s'aimer.
10:44Même si c'était un peu moqueur,
10:46parfois.
10:46Exactement.
10:48C'est l'ambiance de cette émission.
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