00:00Comme assis et célébrations en Amérique latine, les pays sont divisés.
00:04Bonjour Léa Hurel, merci d'être avec nous comme chaque mercredi depuis la rédaction hispanophone de France 24 à Bogotá.
00:10Une majorité de chefs d'État latino-américains ont condamné l'offensive menée par les États-Unis et Israël en
00:16Iran. Bonjour.
00:20Tout à fait Florent, malgré la distance géographique, les pays latino-américains ne sont pas indifférents,
00:26à commencer par les alliés historiques de l'Iran que sont Cuba et le Venezuela.
00:31La Havana a directement, après les attaques, dénoncé une violation flagrante du droit international.
00:36Et Caracas, malgré le fait que le Venezuela se trouve dans une position délicate depuis la capture de Nicolas Maduro
00:43début janvier,
00:44a tout de même regretté que la voie militaire ait été choisie,
00:48ce qui place toute une région au bord d'une dangereuse escalade vers la guerre,
00:52selon les mots de sa présidente par intérim, Delcy Rodriguez,
00:56a noté également que mardi, une centaine de personnes se sont rassemblées devant l'ambassade d'Iran à Caracas
01:02pour montrer leur soutien et pour déplorer ce qu'ils qualifient comme le martyr d'Ali Ramenei.
01:08Une autre voie qui s'est fermement opposée à cette opération, c'est celle de la Colombie.
01:13Gustavo Petro, le premier président de gauche du pays,
01:17mais également un fervent défenseur de l'autonomie des peuples face à Washington,
01:22a déclaré sur X que le président Trump avait commis une erreur.
01:25Et il a même ajouté qu'il ne servait à rien de dire aux femmes iraniennes de se libérer en
01:30retirant leur voile
01:31si ceux qui le demandent tuent leur fille.
01:33Et ça, c'est en référence à ce bombardement d'une école primaire qui a eu lieu en Iran samedi
01:40matin.
01:40Enfin, le Mexique, voisin des États-Unis, a lancé un appel urgent à toutes les parties
01:46pour qu'elle privilégie la voie de la diplomatie.
01:49Sa présidente, Claudia Sheinbaum, a même déclaré lundi qu'elle déplorait la perte d'influence de l'ONU
01:57qui a conduit à ce qu'aujourd'hui ce soient les populations civiles qui en payent le prix fort.
02:02Et sans surprise, Léa, il y a un pays qui affiche son soutien indéfectible à cette opération en Iran.
02:08Il s'agit de l'Argentine, dirigée par Javier Milei, grand ami de Donald Trump, on le sait, sur la
02:13scène internationale.
02:17Exactement, il n'y a aucune surprise quant à ce positionnement.
02:20L'Argentine, c'est sans aucun doute le pays latino-américain qui est le plus vocal dans son soutien
02:26tant à Washington comme à Tel Aviv.
02:29Son président, Javier Milei, il s'est clairement réjoui de l'opération qui a conduit à la mort d'Ali
02:34Ramenei,
02:35une personne qu'il décrit comme l'un des humains les plus maléfiques, violents et cruels que l'histoire de
02:41l'humanité ait connue.
02:44Et quant au ministère des Affaires étrangères argentin, il a déclaré qu'il apprécie et soutient les actions conjointes
02:50menées par les Etats-Unis et par Israël visant à neutraliser la menace
02:54que le régime de la République islamique d'Iran représente pour la stabilité internationale.
02:59Voilà, vous le disiez très justement, c'est une position qui ne surprend pas
03:02car ces deux premières années de mandat de Javier Milei ont été marquées par un rapprochement très clair avec les
03:09Etats-Unis
03:09et même ce que l'on pourrait qualifier comme un alignement, surtout en matière de politique internationale.
03:15Mais au-delà de Javier Milei, l'Argentine entretient des relations très compliquées avec l'Iran
03:22en raison d'un attentat terroriste qui a eu lieu en 1994 à Buenos Aires
03:27contre l'association mutuelle israélite-argentine, un attentat qui a fait à 85 morts, 300 blessés.
03:33Le gouvernement argentin tient officiellement les gardiens de la République islamique
03:37comme responsable de cet Atka qui reste encore aujourd'hui impuni
03:42et qui représente tout simplement une cicatrice profonde dans l'histoire du pays sud-américain.
03:48Merci beaucoup Léa, on vous retrouve comme chaque semaine, mercredi prochain.
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