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00:00Et nous sommes en direct avec Alexandre Spitz, il est en direct avec nous depuis Dubaï.
00:05Bonjour Alexandre Spitz, vous êtes agent immobilier, directeur de Dubaï IMO.
00:10Vous offrez un accompagnement en français pour ceux qui veulent investir dans la capitale des Émirats Arabes Unis.
00:17Première question, comment est-ce que vous vivez ce conflit ? Qu'est-ce qui a changé concrètement pour vous
00:21?
00:23Eh bien écoutez, le premier jour, on a tous été un petit peu surpris par la situation.
00:28Personne ne savait très bien ce qui était en train de se passer.
00:31Et puis très vite en fait, de par la communication du gouvernement, tout a été compris très rapidement en fait.
00:41Et puis la vie est revenue très vite à la normale dès le lendemain.
00:44Aujourd'hui à Dubaï, tout est ouvert, tous les restaurants, les plages, les activités, les magasins, les malls.
00:51Les gens sont dehors, les gens vont travailler.
00:53Donc effectivement, on entend de temps en temps quelques détonations,
00:58mais qui n'ont rien à voir avec des scènes qu'on peut voir sur les réseaux, dans les médias,
01:03etc.
01:05Donc le sentiment, quelques jours après, on est quand même vachement rassuré de par la situation,
01:10de par la prise de contrôle également du gouvernement.
01:13Et on sent qu'on n'est pas du tout laissé de côté, qu'on est vraiment accompagné.
01:17– Alors on est au jour 5 de cette offensive déclenchée par les États-Unis et Israël.
01:23On sentait qu'il y avait des velléités, une envie pour les États-Unis d'attaquer l'Iran.
01:29Est-ce que ça vous a étonné quand vous avez vu que ça a embrasé toute la région assez vite
01:34?
01:36– En fait, on savait bien qu'à un moment, ça allait arriver.
01:40Après, quand, quoi, comment ?
01:41Je pense qu'on était tous un petit peu dans la même partie maintenant.
01:49C'est vrai que ça a été surprenant qu'ils attaquent comme ça aussi rapidement tous les pays du Golfe.
01:55Encore une fois, ce qui est important pour nous, c'est que la situation soit sous contrôle par le pays.
01:59On l'a vu, les Émirats, ça a été le pays du Golfe le plus attaqué.
02:02Ils ont un taux d'interception qui se rapproche quasiment des 100 %.
02:07Donc, très franchement, sur place, on est rassuré.
02:10Que ce soit moi ou mon entourage, on n'a pas de demande d'urgence d'être rapatrié en France
02:16ou quoi que ce soit.
02:17On est là, on vit ici, on reste là.
02:20Je pense que quand on voit des demandes de rapatriement, ça va plus toucher les touristes
02:26qui, évidemment, ont envie de rentrer à la maison.
02:30Mais nous, sur place, voilà, on est dans cette situation.
02:34On s'y attendait un petit peu.
02:36Premier jour, c'était un peu bizarre.
02:38Maintenant, voilà, on espère juste effectivement que ça va passer vite.
02:41Mais on n'est pas plus inquiet que ça aujourd'hui.
02:43Alors, vous espérez que ça va passer vite.
02:44Donald Trump, lui, parle d'un conflit qui pourrait s'installer dans la durée.
02:47Il parle d'un mois environ.
02:49Est-ce que ça peut, dans ces cas-là, impacter un peu plus votre vie quotidienne ?
02:58Écoutez, pour l'instant, comme je vous dis, vu ce qui se passe, le gouvernement des Émirats fait très, très
03:05bien le travail.
03:06Quasiment tout est intercepté.
03:07Et puis, j'imagine qu'ils sont largement préparés à ça.
03:10Donc, si ça devait durer quelques semaines, ça durera quelques semaines.
03:14Je ne pense pas, très franchement, que ça puisse aller vraiment beaucoup plus loin que ce qui se passe en
03:19ce moment.
03:19On voit aussi que ce qui est visé, ce n'est pas les civils, c'est plutôt des points stratégiques
03:25pour l'Iran.
03:27Les Émirats, entre-temps, font au mieux pour pouvoir intercepter ce qui passe un petit peu dans le ciel.
03:34Donc, bien évidemment, il y a des débris qui tombent, il y a des interceptions, ça va avec.
03:39On ne peut pas tout contrôler.
03:41Mais voilà, si ça doit durer quelques semaines, ça durera quelques semaines.
03:45Et puis, on fera avec.
03:48C'est comme ça.
03:48On a décidé d'habiter ici, on fait avec.
03:51Alors, un mot de votre activité.
03:53Est-ce que vous avez peur de l'impact que le conflit pourrait avoir sur les affaires ?
03:59Aujourd'hui, pas plus que ça.
04:02Dans le sens où l'immobilier, c'est quand même un outil qui est très structurel,
04:06qui ne réagit pas nécessairement aux émotions, comme on peut le voir en finance,
04:11comme on peut le voir en crypto, etc.
04:13C'est quelque chose quand même qui est beaucoup plus long.
04:15Donc, évidemment, si on est sur une guerre qui a été amenée à durer des mois, des années,
04:19on verra d'ici là.
04:21Mais aujourd'hui, au bout de quelques jours, vu les annonces qui sont faites,
04:25que ce soit du président Trump ou que ce soit de notre gouvernement,
04:28pour moi, il n'y a pas spécialement d'impact.
04:31Alors, effectivement, tant que c'est un petit peu flou,
04:33peut-être un petit ralentissement sur les quelques jours, quelques semaines.
04:37Mais je ne pense pas que ça va impacter tant que ça notre business.
04:42D'autant plus, en ce moment, d'un point de vue touristique,
04:45on a aussi une agence de gestion locative.
04:48Donc, on essaie au mieux pour pouvoir accommoder les gens qui sont bloqués sur place,
04:52qui ne peuvent pas rentrer chez eux, les touristes, etc.
04:55Donc, voilà, on met les choses en place aussi pour aider à notre niveau.
04:59Maintenant, d'un point de vue vraiment économique et business
05:04concernant notre activité immobilière,
05:06je ne pense pas qu'on puisse être vraiment démesurément impacté,
05:10en tout cas, pas vu ce qui est en train de se passer.
05:13Alors, là, vous parlez de l'immobilier,
05:15mais Dubaï a misé sur le tourisme pour avoir un relais de croissance
05:19en cas de défondrement du marché pétrolier.
05:22Ça, ça vous fait peur, en revanche ?
05:26Aujourd'hui, pas spécialement non plus,
05:29puisque la réalité sur place, c'est qu'aujourd'hui,
05:33les hôtels restent pleins.
05:36Je pense que les gens ont toujours tout de même envie de venir à Dubaï.
05:39Il y a quand même plein de choses à faire ici.
05:45Pour parler avec d'autres opérateurs dans le domaine hôtelier
05:49ou dans la location saisonnière,
05:50il n'y a personne qui est vraiment inquiet.
05:55Dubaï, en soi, les Émirats ne sont pas en guerre.
05:58C'est-à-dire, comme je vous l'ai dit au début,
06:00la vie continue, les hôtels sont ouverts,
06:02les plages sont ouverts, les restaurants, les activités,
06:05tout est faisable.
06:06La vie n'a absolument pas changé.
06:09Ce qui a changé, c'est effectivement,
06:11on peut entendre parfois,
06:13et ce n'est vraiment pas toute la journée,
06:14ça va arriver peut-être une ou deux fois,
06:17des détonations.
06:17Alors oui, ça fait peur.
06:19Maintenant, il n'y a pas de mouvement,
06:20de prise de panique, etc.
06:22Ça surprend.
06:23Chacun a sa sensibilité aussi par rapport à ça.
06:26Il y en a qui vont être plus paniqués que d'autres.
06:28Maintenant, encore une fois,
06:30quand on sort dans la rue à Dubaï,
06:31les gens continuent leur petite vie,
06:33les gens continuent de travailler,
06:35et les touristes,
06:36même s'ils sont bloqués à Dubaï,
06:38ils continuent d'aller à la plage,
06:39ils continuent de profiter de leurs vacances,
06:41en tout cas comme ils le peuvent,
06:42et selon les budgets, bien évidemment.
06:43Alessandre Spitz, directeur de Dubaïmo,
06:47merci beaucoup d'avoir accepté
06:48de répondre à nos questions sur France 24.
06:50Sous-titrage Société Radio-Canada
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