00:00Le gouvernement enclenche une opération de récupération et de réhabilitation de plusieurs logements publics en état de dégradation avancée à
00:08Libreville.
00:09Les occupants disposeront d'un délai de trois mois pour quitter les lieux.
00:13Passe ce délai, des déguerpissements seront engagés afin de permettre le lancement des travaux.
00:17En poil de fond, l'exécutif dénonce des pratiques de cession familiale de biens appartenant à l'État.
00:23Le dossier des logements administratifs Vétus franchit un nouveau cap.
00:26Après plusieurs constats sur l'état de délabrement de certaines résidences publiques, l'exécutif annonce une restructuration d'envergure visant
00:32à moderniser et sécuriser ces infrastructures.
00:36Selon les orientations retenues, les occupants concernés disposeront d'un délai de trois mois pour libérer les sites identifiés.
00:42A l'issue de cette période, des opérations de déguerpissement seront conduites afin de permettre le démarrage effectif des travaux.
00:49Parmi les zones ciblées figurent la cité des enseignants située en face de l'université Omar Bongo, l'immeuble Gabon
00:542000,
00:55les 90 logements ainsi qu'un bâtiment implanté face à la CNAMGS au quartier Monta-du-Saint, dans le troisième
01:01arrondissement de Libreville.
01:03Ces structures construites pour certaines il y a plusieurs décennies présentent aujourd'hui des signes évidents de vétusté,
01:08fissures, installations électriques défaillantes, réseaux d'assainissement obsolètes et risques sécuritaires.
01:14Le gouvernement affirme vouloir reproduire le modèle appliqué au camp de police d'Akimi Diogoni, récemment rénové.
01:19Au-delà de la modernisation, l'exécutif pointe une dérive, la cession informelle de logements publics au sein d'une
01:26même famille, parfois sur plusieurs générations.
01:29Or ces biens relèvent du patrimoine de l'État et sont destinés à répondre à des besoins administratifs précis.
01:34La transmission de facto d'un logement public à un parent, un conjoint ou un enfant sans base légale est
01:40considérée comme une occupation irrégulière.
01:42Cette pratique longtemps tolérée est désormais dénoncée comme un facteur d'iniquité et de désorganisation du parc immobilier public.
01:49La décision de fixer un délai de trois mois place les occupants face à une échéance claire, mais elle soulève
01:54également des interrogations.
01:56Des solutions de relogement seront-elles proposées ? Un accompagnement social est-il prévu pour les cas les plus vulnérables
02:01?
02:02La question est particulièrement sensible pour les enseignants résidents à proximité de l'université Omar Bongo, pour qui ces logements
02:08représentent souvent une proximité stratégique avec leur lieu de travail.
02:12Cette opération s'inscrit dans une logique plus large de rationalisation des actifs immobiliers de l'État.
02:17L'objectif affiché est double, restaurer des infrastructures dégradées et réaffirmer l'autorité publique sur des biens relevant du domaine
02:24de l'État.
02:24Reste à voir si la fermeté annoncée s'accompagnera d'une gestion sociale maîtrisée, car entre nécessité de rénovation et
02:31impératif d'équité, le gouvernement joue une séquence délicate.
02:35La réussite de cette réforme dépendra autant de la qualité des travaux à venir que de la manière dont sera
02:40gérée la sortie des occupants.
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